passage au 16/9
Selon nos constatations la chaîne Sport+ est passée au format 16/9. Il
semblerait également que la chaîne Mezzo ait fait des tests de diffusion en 16/9
et qu'elle devrait passer, elle aussi en 16/9 très prochainement , avec la
création de sa nouvelle version en HD "Mezzo Forte", annoncée d'ici la fin de
l'année. De plus il est prévu que BFM diffuse aussi une version HD de sa chaîne
sur le câble et l'Adsl d'ici fin 2009 : à cette occasion elle passera au format
16/9.
http://www.telesatellite.com/actu/tp.asp/tp/37677
D'après Satellifax de ce jour:
Selon une étude réalisée par TDF sur le déploiement en TV mobile terrestre en
bande S publiée vendredi, « il n'est pas possible de conclure à un avantage de
la bande S sur la bande UHF, quel que soit le scénario de diffusion considéré
pour cette dernière ». Les conclusions de cette analyse de TDF contredisent
celles de l'étude Siradel effectuée en septembre à la demande du Forum TV
Mobile. TDF relève en effet que « le déploiement en bande S exigerait jusqu'à 56
% de sites supplémentaires par rapport à la bande UHF, sans préjuger des
importantes contraintes d'ingénierie associées ». Ainsi, selon TDF, il faudrait
111 sites pour couvrir en DVB-SH la zone « Paris 4D » et non 48 sites comme le
montrent les études menées par Siradel. Pour un déploiement en DVB-H, le
dimensionnement prévisionnel s'établit à 71 sites, souligne l'étude de TDF qui
s'est appuyée sur la base d'hypothèses communes à l'analyse Siradel, issues du
cahier des charges communiqué par le Forum TV Mobile.
« Ce constat est conforme à la réalité physique de la propagation en bande S,
pour laquelle affaiblissements de trajet, pertes de pénétration et valeur
d'écart-type sur les variations de niveau radioélectrique restent plus élevés
que dans le cas de la bande UHF, indique en conclusion TDF, ajoutant que « les
autres paramètres du bilan de liaison "indoor" pour DVB-SH en bande S, ne
contrebalancent malheureusement pas ce différentiel de performances ».
Mon commentaire: il est évident que la bande S ne présente pas par elle même
d'avantage par rapport à la bande UHF, car plus la fréquence est élevée, moins
la pénétration à l'intérieur des bâtiments est importante.
Mais l'avantage essentiel de la bande S dans son application proposée par les
promoteurs du DVB-SH (dont Alcatel Lucent est le "chef de file"), c'est qu'elle
est adjacente à la liaison descendante 3G, ce qui permet de réutiliser les
antennes d'émission 3G existantes et assurer une couverture quasi-identique à
celle de la 3G.
Et comme ces émissions sont essentiellement destinées aux téléphones portables,
cet avantage est décisif.
Mais la plupart de ces points d'émission 3G ne sont pas contrôlés par TDF, donc,
une fois de plus, TDF défend sa chapelle, comme avec les arguments spécieux
qu'il utilise contre la diffusion de la TNT par satellite pour multiplier ses
réémetteurs.
Et un autre avantage du DVB-SH dont TDF ne parle pas, c'est la couverture rurale
par satellite (en théorie, la couverture terrestre du DVB-SH n'est que
"complémentaire" car la bande S est à l'origine allouée au satellite).
Indépendamment de la bande utilisée, le DVB-H n'est pas vraiment un bon standard
de diffusion mobile car il est insuffisamment robuste.
La meilleure preuve, s'il en fallait une, est que le groupe DVB-H travaille
maintenant à la définition d'un nouveau standard "NG-H" (New Generation H), qui
à mon avis est totalement redondant (donc inutile)par rapport au DVB-SH, qui
permet aussi la diffusion en UHF.
Et tout çà pour un marché dont on n'est même pas certain qu'il existe ...
TDF, solutions pour un monde numérique | 27/11/2009 : TMP : analyse TDF sur
la bande S
27/11/2009 : TMP : analyse TDF sur la bande S
TDF publie aujourd'hui une analyse de déploiement en TV mobile terrestre en
bande S réalisée suite à une étude SIRADEL faite à la demande du Forum TV
Mobile.
http://www.tdf.fr/assets/files/upload/TMP/TDF-DVB-SH-BandeS-Positionnement_27110\
9.pdf
Après un premier semestre stable (+ 0,8 %), les ventes de Tonna Electronique
sont reparties à la hausse au troisième trimestre : le chiffre d'affaires a
progressé de 11 % à 3,6 millions d'euros. La direction de ce spécialiste des
équipements de télévision attribue ce rebond aux ventes d'appareils individuels
de réception de la télévision numérique terrestre (TNT). Sur le trimestre, elles
sont en progression de 35,9 % à 999 300 € et représentent plus d'un quart de
l'activité du groupe. «Nous n'avons pas pu lancer la production l'an passé en
raison de notre période d'observation », explique le directeur général, Patrice
Petit. Placé en redressement judiciaire en 2007, Tonna a en effet été racheté en
mai 2008 par la Financière de Pontoise. «Mais depuis la fin 2008, nous
rattrapons notre retard.» A l'inverse, dans les équipements pour les logements
collectifs (conçus sur le site lorrain de Mondelange), la croissance a pris un
peu de retard, de l'avis de la direction. «Ça commence à bouger, mais les grands
projets sont toujours plus longs à mettre en place », justifie-t-elle. «Nous
sommes tout de même le numéro deux en France dans les installations en HLM.»
La société entend ainsi profiter de la fin de la télévision analogique pour
croître. «Dans l'individuel, 2010 sera encore en hausse. Et nous pouvons encore
profiter d'une à deux années de progression dans le collectif.» Ensuite, Tonna
compte sur le développement d'autres activités, notamment dans les équipements
d'accès aux immeubles, pour prendre le relais.
Publié le 29/11/2009
http://www.republicain-lorrain.fr/fr/france-monde/article/2321278,80/La-TNT-dope\
-les-ventes-de-Tonna.html
Le passage au "tout numérique" en Europe sera l'un des principaux relais de
croissance de HF Company dans les années à venir, déclare Yves Bouget, le P-DG
du spécialiste des solutions pour réseaux résidentiels.
"Je suis intimement persuadé qu'on vendra en France au moins 800.000 boîtiers",
a indiqué Yves Bouget lors d'une interview à Reuters.
Le basculement complet dans le numérique, qui implique l'arrêt de la télévision
en signal analogique, doit commencer en France début 2010 et se terminer d'ici
fin 2011, a-t-il souligné.
Leader en France sur le marché des récepteurs pour la télévision numérique
terrestre (TNT), devant Philips et Sagem, avec une part de marché estimée à 20%
en 2009, le groupe souhaite renforcer son activité dans tous les pays
développant cette technologie.
HF Company est déjà présent sur les marchés britannique, espagnol et italien qui
ont entamé leur "switch off" avant la France, et souhaite s'implanter en
Allemagne où il dit examiner des dossiers de croissance externe.
"Il y a des dossiers à l'étude en Allemagne. La logique, c'est d'essayer de
couvrir les pays où on n'est pas présent", a dit Yves Bouget.
Il compte également sur le développement de la TNT au Portugal, où la
technologie n'est arrivée que très récemment, ainsi que dans les pays d'Europe
de l'Est.
HF Company produit également des adaptateurs CPL (courant porteur en ligne)
permettant de faire transiter les signaux wifi, TNT et satellite par le circuit
électrique du domicile afin d'éviter au maximum les branchements
supplémentaires.
Yves Bouget estime ainsi que cette technologie, qu'il considère comme un relais
de croissance très prometteur à l'échelle internationale, fera surtout ses
preuves avec le développement des offres "triple play" (internet, téléphone,
télévision).
HF Company prévoit par ailleurs de commercialiser dans le courant du premier
semestre 2010 une nouvelle gamme d'adaptateurs permettant cette fois de brancher
en série plusieurs téléviseurs sur un seul et même signal.
FORT POTENTIEL DU HAUT DÉBIT
Parmi ses nombreuses spécialités, HF Company se dit également leader mondial sur
le marché BtoB (vente aux entreprises) des "splitters" haut débit, ces cartes
électroniques permettant aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) de séparer et
les signaux internet de les distribuer à leurs clients.
Avec pour principal client le géant Alcatel-Lucent, HF réalise 98% de ses ventes
à l'international.
"Je pense qu'on a 30 à 40% de part de marché au niveau mondial", a précisé Yves
Bouget, rappelant que cette activité a été particulièrement touchée fin 2008 par
l'arrêt brutal des investissements dans le haut débit aux Etats-Unis, où ses
ventes devraient reculé de 20% en 2009.
"Aujourd'hui, les Etats-Unis sont à 60-65% de ce qu'ils faisaient avant. On
faisait un million d'euros de chiffre d'affaires par mois mais zéro sur les
trois derniers mois de 2008", a déclaré le P-DG, qui malgré quelques signes de
redémarrage, n'attend pas à moyen terme de reprise des investissements à leurs
niveaux d'avant la crise.
Il évalue néanmoins à 600.000 le nombre de lignes haut débit qu'il reste à
développer dans le monde et compte sur sa position dominante pour étendre au
maximum son activité.
HF Company, via ses activités BtoB et BtoC (vente aux consommateurs), a voulu
développer un modèle intégrant toutes étapes de gestion des signaux numériques.
"On a la main sur tous les signaux et on a la main sur la technologie qui les
distribue", a souligné Yves Bouget qui se dit très optimiste quant au potentiel
de croissance de son groupe dans les années à venir.
A plus long terme, il estime nécessaire de s'implanter sur les marchés des BRIC
(Brésil, Russie, Inde et Chine), qui seront amenés à développer des réseaux
numériques à grande échelle.
Pour l'exercice 2009, HF Company attend un chiffre d'affaires en hausse de 5 à
10% (132 millions d'euros en 2008) et prévoit une poursuite de la croissance en
2010.
"Je pense que l'année 2009 pourrait bien se situer entre 5 et 10% de croissance.
L'année prochaine va être une année positive pour le groupe, il n' y aura
certainement pas une décroissance, ça c'est clair", a indiqué le P-DG.
Jeudi à la Bourse de Paris, le titre HF Company cédait 1,21% à 14,72 euros vers
17h00, portant à ce cours sa capitalisation boursière à 55 millions d'euros.
Édité par Gilles Guillaume
http://www.lepoint.fr/actualites/2009-11-26/hfcompany-mise-sur-le-passage-au-tou\
t-numerique-en-europe/1037/0/399405
BFMTV et NRJ12 demandent, en tant que chaînes gratuites de la TNT, à CanalSat le
droit de figurer parmi les 18 premières chaînes.
Mercredi matin, en séance publique du Conseil supérieur de l'audiovisuel, les
chaînes de la TNT, BFMTV et NRJ12 affrontaient pour la deuxième fois de leur
histoire, CanalSat. Les deux chaînes reprochent à leur distributeur satellitaire
de les défavoriser dans la numérotation du plan de service de la plateforme. Les
deux chaînes exigent en effet l'application de ce que, dans sa simplicité, le
législateur a appelé la numérotation logique. Autrement dit, le droit de
figurer, en tant que chaînes gratuites de la TNT, dans les 18 premières chaînes
du plan de service comme c'est le cas aujourd'hui pour les seules chaînes
généralistes historiques que sont par exemple, TF1, France 2, France 3, M6,
etc...Leur idée : la numérotation qui existe sur le réseau numérique hertzien
soit la même sur les autres supports de diffusion. Par ailleurs, les deux
chaînes nées avec la TNT se plaignent devant l'organisme qui règle les
différends du PAF de ne plus figurer sur la mosaïque de CanalSat. Enfin, BFMTV
porte seule la plainte d'avoir vu le bloc thématique info déplacé de la séquence
40 à la séquence 50, et de se situer toujours loin de ses principales
concurrentes iTélé et LCI et derrière LCPAN et Euronews. Pour Alain Weill, en
procès contre son distributeur depuis lundi, «Canal+ n'a pas à décider de
l'importance de l'info en France». Il s'insurge également du fait que «Luxe TV
et Cuisine TV soient accessibles» avant les chaînes d'info. «C'est contraire à
la non discrimination, à l'équité et au bon sens» martèle-t-il. «Nous sommes
soumis à des engagements très forts par le CSA en termes de programmation, mais
aussi à de nouvelles taxes. Ces efforts impliquent une exposition maximale pour
nous permettre d'atteindre la rentabilité».
Une loi imparfaite
Ces motifs déjà exposés en juillet 2007, n'avaient pas fait mouche à l'époque.
Le CSA avait conclu qu'à défaut de respecter la numérotation logique, un
distributeur pouvait créer des blocs thématiques dont par exemple celui des
chaînes de TNT, au même titre que celui des chaînes généralistes historiques ou
encore des chaînes info. Pourtant cette position du CSA ne semble plus
aujourd'hui intangible.Le rapporteur du CSA s'est prononcé mercedi clairement en
faveur de la numérotation logique. Il s'agit pour cela sur l'article 34-2 de la
loi de mars 2009. Mais selon lui, la loi est imparfaite ou plutôt n'est pas
conforme à «l'intention manifestée» à l'époque par le législateur. Il rappelle
en effet que plusieurs amendements déposés allaient dans le sens d'une
numérotation logique stricte. Mais ce texte n'est pas arrivé au bout. Aussi
recommande-t-il en substance au CSA d'interpréter l'esprit de la loi et de se
montrer une nouvelle fois percurseur en la matière en se rangeant à l'avis de
BFMTV comme de NRJ12. Si c'était le cas, les conséquences pour l'ensemble du PAF
seraient considérables. Les autres chaînes de la TNT ne manqueraient pas de
demander à leur tour une modification du plan de service pour se situer dans les
18 premières places du plan de service.
Une éventualité que refuse catégoriquement le groupe Canal+. L'opérateur évoque
plusieurs argument. Concernant l'esprit de la loi et l'intentionalité du
législateur, le groupe rappelle que «l'on ne peut faire dire au législateur ce
qu'il n'a pas dit». «La loi est claire : A défaut d'une numérotation logique,
elle fixe le principe d'une double exposition : par bloc thématique, et dans une
séquence propre aux chaînes de la TNT dans un bloc multiple de cent». «C'est
très clairement», souligne-t-on chez Canal+ «que le législateur, via le ministre
comme le rapporteur ont rejeté l'amendement proposant une application stricte de
la numérotation logique». Par ailleurs Canal+ souligne que privilégier de trop
les chaînes gratuites seraient contraire à la vocation et à la mission de la
télévision payante qui est de vendre des abonnements et donc des chaînes
payantes et non gratuites. «Nous avons déjà le must carry, le must deliver, on
ne peut avoir le must exposition», murmure-t-on dans le groupe de Bertrand
Meheut.
Rendez-vous première quinzaine de décembre, pour la décision du CSA.
Paule Gonzalès
25/11/2009
http://www.lefigaro.fr/medias/2009/11/25/04002-20091125ARTFIG00348-tnt-la-guerre\
-des-numeros-.php
(suite du message
http://fr.groups.yahoo.com/group/tnt-fr/message/7415 )
Ecran bleu pour ceux qui n'ont pas de décodeur, multiplication des télécommandes
ou arrivée d'un nouveau poste télé: les 200.000 habitants du nord Cotentin sont
passés jeudi au tout numérique, avec parfois quelques petits soucis, comme à la
maison de retraite de Carentan. "J'ai fait OK après recherche automatique et je
suis coincée", explique Maryvonne Mesnage, 61 ans. Les mains tremblantes, la
retraitée tente de reprogrammer ses chaînes. Comme ailleurs dans le nord
Cotentin, le signal analogique a disparu pour céder la place au numérique. Le
basculement test mené dans la nuit de mercredi à jeudi est le troisième en
France et le plus important en terme de nombre d'habitants, avant les
basculements systématiques qui interviendront par régions à partir de février
2010. "Prenez votre temps, descendez le curseur sur recherche et faites OK.
Voilà ça marche", répond Yves Morice, le responsable technique de la maison de
retraite de Carentan. Avec deux de ses collègues et un prestataire extérieur, il
doit veiller à la programmation des télévisions des résidents. Son téléphone est
en ébullition.
Seuls les téléspectateurs ayant choisi le satellite ou le câble sont dispensés
de la manoeuvre. Le travail est d'autant plus délicat que chaque téléviseur est
différent, et que les pensionnaires ne sont pas tous aussi jeunes que Maryvonne
Mesnage. Ici, le tout numérique, on y travaille depuis le mois de mai car "la
télé c'est 50% de leur vie", souligne Jean-Claude Colombel, le directeur de cet
établissement situé à Carentan (6.700 habitants), capitale des marais où les
parachutistes américains débarquèrent le 6 juin 1944. La direction a invité les
tuteurs ou les familles à acheter des téléviseurs avec adaptateur intégré: les
modèles récents n'ont qu'une seule télécommande et sont plus sûrs que les vieux
postes qui ont parfois 30 ans d'âge. C'est la solution choisie par les enfants
d'Adrienne Tapin, 99 ans. "Avec deux télécommandes (télé et décodeur), c'est
évident, elle aurait été perdue", explique Hubert Diet, 76 ans, son gendre. Le
poste a coûté 249 euros, précise Hubert Diet. Malgré la campagne d'information
menée dans le nord Cotentin, il ne savait pas que les non imposables avaient
droit à une aide de 25 euros pour l'achat d'un adaptateur (qui coûte 30 à 40
euros). Une vingtaine des 140 postes ont été remplacés par les familles. "Pour
les résidents qui sont à l'aide sociale, l'achat d'une télé n'est pas évident",
relève Geneviève Guillac, cadre santé, "sans parler des personnes isolées" qui
n'ont pas d'aide technique aussi facilement qu'en maison de retraite.
Parmi les pensionnaires équipés, certains se félicitent de la meilleure qualité
de l'image. D'autres ne voient pas la différence. "L'avantage, c'est la chaîne
parlementaire et les infos en continu", note Maryvonne Mesnage. "Mais j'entends
deux fois les questions de +Question pour un champion+ et le sermon de la messe,
d'abord depuis la télé de la pièce commune d'à côté, puis sur ma propre télé.
C'est gênant", ajoute-t-elle. "L'un des postes est en haute définition, l'autre
pas", explique Hervé Lacolley, le patron d'un magasin de hi-fi de Carentan
mobilisé toute la journée à la maison de retraite. Le commerçant a constaté une
hausse de 50% de son chiffre d'affaires en novembre 2009 par rapport à novembre
2008.
http://www.telesatellite.com/infos/idisp.asp/i/3991
AFP | 26-11-09
Les principales radios privées estiment que le coût du projet de lancement de la
radio numérique terrestre (RNT) "n'est pas compatible avec l'économie du média
radio et ne permet pas d'envisager le lancement de la RNT dans de bonnes
conditions", dans un communiqué jeudi.
Le Bureau de la radio (qui rassemble le groupe RTL, Europe 1, le groupe NRJ et
le groupe NextRadioTV) avait été reçu lundi par le Conseil supérieur de
l'audiovisuel (CSA) avec des représentants des radios publiques, des diffuseurs
et des industriels.
Dans la foulée, le CSA a annoncé la mise en place de quatre groupes de travail
sur la RNT: la planification de la ressource, le calendrier de déploiement, la
signalisation et le contenu des données associées.
"Le Bureau de la radio regrette (...) que la question du modèle économique ne
soit pas abordée de façon centrale" et appelle le CSA à mener, avec tous les
acteurs concernés, un travail d'approfondissement sur ces questions", soulignent
les radios privées.
"En l'état actuel des choses, le Bureau de la radio estime que le coût du projet
n'est pas compatible avec l'économie du média radio et ne permet pas d'envisager
le lancement de la RNT dans de bonnes conditions", conclut le communiqué.
Après la réunion de lundi, le CSA avait indiqué que "l'ensemble des acteurs
présents" à ces entretiens avaient "confirmé la nécessité de mettre en place la
radio numérique terrestre".
Cette prise de position intervient alors que début novembre, Marc Tessier,
ex-président de France Télévisions mandaté par le Premier ministre François
Fillon, a remis un rapport critique sur la RNT, estimant qu'il était "encore
temps de s'interroger sur l'opportunité" du projet.
De son côté, le Syndicat des radios et télévisions indépendantes (Sirti)
"s'étonne" de la prise de position de ces groupes privés, qui "risque d'être
comprise comme une demande d'arrêt" du chantier.
"Si la crise publicitaire est réelle, si des difficultés sérieuses restent à
surmonter pour un lancement réussi de la RNT, elle ne justifient pas d'émettre
aujourd'hui un message si négatif", estime le Sirti pour qui ce mode de
diffusion "demeure une nécessité incontournable pour l'avenir du média" radio.
Le déploiement de la radio numérique, dont le commencement était initialement
prévu fin 2009, devrait permettre aux radios qui émettent actuellement en FM de
disposer d'une meilleure couverture du territoire, avec un meilleur son et la
fourniture à l'auditeur de données associées sur un petit écran (titres des
chansons, graphiques, etc.).
(AFP)
PARIS — Le sénateur UMP Louis de Broissia a été nommé président du groupement
d'intérêt public (GIP) France Télé Numérique, chargé d'informer et d'accompagner
les Français au passage à la télévision tout numérique, annonce jeudi le GIP
dans un communiqué.
M. de Broissia a remplacé à ce poste Philippe Levrier, qui avait été nommé à la
tête du GIP par l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin lors de sa création
en 2007. M. Levrier est parti "pour des raisons personnelles", a-t-on affirmé.
Ambassadeur de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF, la holding qui coiffe
RFI, France 24 et les participations françaises de TV5Monde), M. de Broissia a
été rapporteur au Sénat du projet de loi sur la télévision du futur qui prévoit
le basculement à la télévision tout numérique, région par région, avant fin
2011.
Il sera secondé par Olivier Gérolami, directeur général de Numéricâble depuis
2007, qui prendra ses fonctions en décembre.
(AFP)
PARIS — L'Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt) a
demandé lundi que les foyers équipés actuellement d'une parabole, bénéficient
également d'une aide de l'Etat pour passer à la télévision numérique terrestre.
Le gouvernement prévoit de verser 250 euros, uniquement pour les foyers équipés
d'une antenne râteau, s'ils se retrouvaient dans des zones non couvertes. Cette
somme doit les aider à s'équiper en antenne satellite.
L'Afutt dénonce dans un communiqué le fait que les foyers disposant actuellement
d'une parabole pour recevoir gratuitement les six chaînes de télévision ne
puissent bénéficier de cette aide pour passer au tout numérique, même s'ils sont
éligibles (personnes âgées, handicapées, faibles revenus).
"Ils sont pourtant nombreux (1,5 million de foyers à ce jour) ayant fait ce
choix d'installation", indique l'Afutt.
La télévision numérique terrestre (TNT) gratuite, lancée en 2005, est
actuellement accessible à 88% des foyers métropolitains, mais pour l'heure, elle
cohabite avec l'analogique. A partir de février 2010 et jusqu'en novembre 2011,
l'émission en analogique va progressivement s'éteindre au profit du seul signal
numérique.
Les téléspectateurs vont recevoir gratuitement 18 chaînes au lieu de six
actuellement.
Solaris Mobile, TowerCast et Alcatel-Lucent ont ouvert la première
infrastructure de diffusion utilisant la norme DVB-SH dans la bande de
fréquences MSS 2 GHz, dite " bande S ", déployée à l'échelle d'une grande
capitale européenne, Paris et sa proche banlieue, pour une durée initiale de
quatre mois.
Ce déploiement a pour objectif de démontrer, en situation réelle, aux acteurs
des projets de télévision mobile, de radio numérique et de données en mobilité
(opérateurs mobiles, éditeurs et distributeurs de programmes, fabricants de
terminaux, etc.), toute l'efficacité de la norme DVB-SH en bande S. Cette
efficacité a été récemment soulignée dans une étude présentée au Forum TV
Mobile.
Eutelsat, à partir de sa plate-forme DVB-SH de Rambouillet, diffuse le multiplex
qui alimente les répéteurs terrestres assurant la réception en zone urbaine.
Dans le cadre de ce partenariat, Alcatel-Lucent fournit ces répéteurs terrestres
qui sont installés sur quatre des sites de TowerCast en région parisienne. Ce
même multiplex sera aussi directement diffusé par le satellite W2A vers les
terminaux mobiles. Le réseau hybride ainsi constitué permettra une couverture
rapide, efficace et sans coupure, totalement transparente pour l'utilisateur.
Solaris Mobile a équipé plusieurs véhicules en faisant appel aux acteurs
industriels de l'écosystème DVB-SH : les antennes sont conçues par la société
Calearo, les récepteurs sont produits par la société Quantum et ils incorporent
une puce DVB-SH développée par la société Dibcom. Le DVB-SH est une norme
européenne faisant partie de la famille DVB (satellite, câble, TNT, etc.). C'est
un système hybride qui permet la réception directe de contenus multimédia par
satellite et par des répéteurs terrestres complémentaires.
http://www.boursier.com/vals/FR/alcatel-lucent-partenariat-pour-la-mobilite-avec\
-solaris-mobile-et-towercast-news-359853.htm
lundi 23 novembre 2009 11h51
PARIS, 23 novembre (Reuters) - Bolloré s'intéresse à la reprise d'une des deux
fréquences de la télévision numérique terrestre (TNT) payante vacantes depuis
l'arrêt d'AB1 et de Canal J en début d'année, écrivent lundi Les Echos.
Orange (groupe France Télécom), qui a lancé l'année dernière les chaînes
payantes Orange cinéma séries et Orange Sport pour ses abonnés à l'ADSL,
s'interroge également sur l'intérêt de disposer d'un canal sur la TNT payante,
ajoute le quotidien économique.
"La priorité est d'avoir une chaîne gratuite. Mais à défaut, le groupe (Bolloré)
s'intéresse à la télévision payante, seul ou en partenariat avec d'autres
acteurs", selon une source proche du dossier cité par le journal.
Le groupe Bolloré possède déjà la chaine Direct8 sur la TNT gratuite.
Personne n'était immédiatement disponible chez Bolloré, tandis qu'une
porte-parole de France Télécom n'a pas souhaité faire de commentaire dans
l'immédiat.
Pour Orange, une fréquence sur la TNT payante est une "option possible",
explique le quotidien, citant une source proche du dossier.
"Avoir une chaîne payante permettrait de mieux valoriser nos contenus. Mais cela
risque de ne pas arranger nos relations avec Canal+", dit cette source, faisant
référence à la guerre que se livrent la filiale de Vivendi et celle de France
Télécom.
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRGEE5AM0XV20091123
L'équipement progresse sûrement, mais doucement. Et la date butoir approche. Au
30 novembre 2011, le CSA mettra un terme définitif à la diffusion de la
télévision par voie analogique. Place à la TNT. La télévision numérique
terrestre, son image "haute définition", ses chaînes gratuites, l'avenir quoi. À
un détail près. Elle nécessite l'installation de nouveaux émetteurs. Sauf que
dans notre département, le relief vaut quelques tempêtes sous les crânes des
ingénieurs. La faute aux montagnes : TNT et Savoie, pour l'instant, ne vont pas
bien ensemble.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel estime que notre région (dite Alpes du
Nord) est, avec le Limousin, la Franche-Comté et la Lorraine, la moins bien
équipée en postes numériques.
Selon notre estimation, réalisée via le site www.tnt-gratuite.fr, moins de 70 %
des Savoyards (285 000 sur 415 000) vivent dans une zone couverte par un
émetteur TNT. Cette barre était sous les 60 % fin 2008, contre 87 % à l'échelle
nationale. Pire, Aix-les-Bains, deuxième ville du département, a dû attendre
octobre 2009 pour être totalement arrosée, par la grâce d'un pylône installé sur
le belvédère du Mont Revard.
Alors que dans l'Hexagone, sept foyers sur dix reçoivent la télé numérique sur
au moins un de leurs postes, ce chiffre ne dépasse pas 57,5 %, en Savoie, selon
le CSA, qui réactualise ses données chaque semestre. Ici, il y a du pain sur la
planche, donc, car dans deux ans tout juste, ce score devra être proche de 100
%. Sinon ? Certains habitants seront tout simplement privés de télé.
La faute à nos montagnes
Car le CSA a entamé sa marche au pas cadencé vers le "tout numérique". Ainsi
l'Alsace y passera le 2 février 2010. La Basse-Normandie le 9 mars. Les Pays de
la Loire le 18 mai. La Bretagne le 8 juin... Et ainsi de suite jusqu'aux petits
derniers qui, comme la Savoie, auront droit à l'analogique jusqu'au second
semestre 2011. Le 30 novembre, normalement.
Faut dire que de nombreuses zones d'ombre subsistent. Celles où les massifs ne
font pas bon ménage avec les ondes : les Bauges, une partie du Beaufortain, la
Haute-Maurienne, les Hurtières, Queige, Tignes, Val d'Isère, l'Avant-pays
savoyard (sauf à profiter d'un site lyonnais)... Exemple : rien que la "petite"
colline de Tresserve a privé les bords du lac d'Aix-les-Bains de TNT pendant
près de deux ans.
Que faire, alors ? Multiplier et mettre en route de nouveaux émetteurs. La
Savoie en abrite 14 actuellement, dont 12 secondaires. Plusieurs dizaines, au
minimum, doivent entrer en service d'ici deux ans, sous peine d'écrans noirs. Le
hic, c'est que l'affaire ne se déroule pas toujours sur un tapis de roses : à
Aix-les-Bains, le lancement du relais du Revard a semé une belle pagaille dans
les foyers aixois. Source de perturbations avec celui des Monts, il a été
l'objet de près de 60 appels par jour chez les antennistes de la ville.
Le CSA ne s'arrête pas à de si basses considérations, résolument optimiste : «
La dynamique de la télévision numérique n'est pas ralentie par la conjoncture
économique. » Ouf.
REPÈRES
LES ÉMETTEURS À VENIR
Des émetteurs pourraient être installés à Aiguebelle, Aigueblanche, Albertville,
Albiez-le-Vieux, Beaufort, Bellecombe-en-Bauges, Bozel, Bramans,
Brides-les-Bains, Doucy-en-Bauges, Ecole, Epierre, Flumet, Frontenex, La
Giettaz, Hauteluce, Hermillon, La Léchère, Lanslebourg, Le Châtelard, Les
Allues, Mercury, Montgellafrey, Peisey-Nancroix, Queige,
Saint-Alban-d'Hurtières, Sainte-Etienne-de-Cuines, Saint-Jean-d'Arves,
Saint-Jean-de-Belleville, Saint-Jeoire, Saint-Julien-de-Montdenis,
Saint-Martin-de-Belleville, Saint-Rémy-de-Maurienne, Sainte-Foy-Tarentaise,
Séez, Tignes, Ugine, Val d'Isère, Valloire, Villard-Bonnot. Tous d'ici le second
semestre 2011.
L'émetteur du Mont du Chat déjà en service pour l'analogique sera équipé pour la
TNT d'ici mi-2010.
Pierre-Éric BURDIN
http://www.ledauphine.com/tnt-br/-savoie-une-region-difficile-a-equiper-@/index.\
jspz?article=225986
Quatre dossiers déposés au CSA pour des chaînes locales en Vendée et dans le
Maine-et-Loire
Date de publication sur le site : 24 novembre 2009
Communiqué du 24 novembre 2009
En réponse aux appels aux candidatures lancés le 6 octobre 2009 dans les
départements de la Vendée et du Maine et Loire pour des chaînes locales de
télévision diffusées en mode numérique, 4 dossiers ont été déposés au Conseil
supérieur de l'audiovisuel.
Les projets sont les suivants :
- Canal 15
Personne morale candidate : la société Canal 15 Vendée, portée par la société
d'économie mixte d'Aménagement Local Oryon et l'association pour la Promotion et
la Gestion du Canal Local – Canal 15.
- TV Vendée
Personne morale candidate : la société d'économie mixte Vendée Images.
- Télé Sud Vendée
Personne morale candidate : la société Télé Sud Vendée, portée par la société
OTV.
- Canal Cholet
Personne morale candidate : la société ATV, portée par la société OTV.
http://www.csa.fr/actualite/communiques/communiques_detail.php?id=129726
Date de publication sur le site : 24 novembre 2009
Communiqué du 24 novembre 2009
En réponse aux appels aux candidatures lancés le 29 septembre 2009 dans la zone
de Nice, Menton, Saint-Raphaël, Cannes et Grasse pour des chaînes locales de
télévision diffusées en mode numérique, trois dossiers ont été déposés au
Conseil supérieur de l'audiovisuel.
Les projets sont les suivants :
- Direct Azur
Personne morale candidate : la société Direct Azur, filiale du groupe Bolloré.
- Cap Méditerranée
Personne morale candidate : la société Cap Télé Groupe, filiale de Groupe
Hersant Média.
- TVSF
Personne morale candidate: l'association Télévision Frontière portée par M.
Rowland Abraham.
http://www.csa.fr/actualite/communiques/communiques_detail.php?id=129725
Alain Weill, le PDG de NextRadioTV, dénonce une «manipulation de mesure
d'audience» qui favoriserait la chaîne d'information concurrente i-Télé.
Alain Weill, le patron de BFMTV, a décidé de poursuivre CanalSat qui distribue
sur sa plate-forme satellitaire la chaîne info du groupe NextRadioTV. Il a
annoncé lundi qu'il allait saisir non seulement l'Autorité de la concurrence
mais aussi le tribunal de commerce et le Conseil supérieur de l'audiovisuel
pour «manipulation de mesure d'audience». Une accusation rejetée par le groupe
Canal +, qui contrôle le bouquet CanalSat.
Depuis le 22 octobre dernier, les abonnés de CanalSat qui rallument leur
décodeur tombent directement sur la chaîne info du groupe Canal +, i-Télé, et
non plus, comme c'est l'usage sur la plupart des plates-formes, sur la dernière
chaîne consultée. Pour Alain Weill, qui ne décolère pas, il s'agit d'«un
préjudice extrêmement grave qui porte atteinte autant à la chaîne en termes
commerciaux qu'au pluralisme de l'information». «C'est l'expression de la
domination d'un groupe pour qui la fin justifie les moyens et est contraire à la
loi et au règlement fixé par le CSA», souligne-t-il encore.
Dommage important
Alors que BFMTV est aujourd'hui la première chaîne d'info en termes d'audience,
ces pratiques conduisent, selon le président de NextRadioTV, à manipuler les
audiences. Il suffit de rester dix secondes sur une chaîne pour que son audience
soit alors comptabilisée. Chez Médiamétrie, l'institut chargé de la mesure
d'audience télé, on admet à demi-mot qu'entre septembre et octobre derniers le
nombre de téléspectateurs d'i-Télé a augmenté fortement, passant de 24,46
millions à 27,187 millions de téléspectateurs, soit près de 3 millions
supplémentaires, tandis que BFM a progressé de 23,44 à 24,65 millions de
téléspectateurs. De quoi laisser imaginer le pire pour les audiences de
novembre, selon Alain Weill. L'augmentation pourrait être de l'ordre de 4 à 5
millions en faveur d'i-Télé. Même si l'audience est pondérée par la durée
d'écoute, il reste qu'auprès des annonceurs cette augmentation pourrait les
encourager à davantage investir sur i-Télé que sur sa concurrente BFMTV.
Pour Alain Weill, le dommage est d'autant plus important que «la chaîne est
arrivée sur les deux derniers mois écoulés à l'équilibre d'exploitation avec 25
millions d'euros de chiffre d'affaires publicitaire. Une belle performance alors
que tout le monde prétendait que jamais une chaîne d'info ne pouvait être
rentable». Cette affaire se double d'une autre bataille que livre NextRadioTV
vis-à-vis de son distributeur CanalSat concernant la numérotation des chaînes.
De son côté, Canal + s'est étonné lundi «de la campagne de dénigrement» dont il
est l'objet de la part de BFMTV. Le groupe reconnaît mener «à titre
expérimental, comme il le fait régulièrement, et pour une durée limitée, une
opération marketing sur une fraction de ses abonnés. Cette opération sans
incidence sur le marché publicitaire se limite aux abonnés par satellite qui
éteignent régulièrement leur décodeur, soit une faible proportion d'entre eux.
Les téléspectateurs d'i-Télé par ADSL, câble ou TNT ne sont, en outre, pas
concernés», a-t-il insisté.
Paule Gonzalès
23/11/2009
http://www.lefigaro.fr/medias/2009/11/24/04002-20091124ARTFIG00008-bfmtv-en-guer\
re-contre-canal-.php
AFP | 25-11-09
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a annoncé mercredi la mise en place
de quatre groupes de travail sur la radio numérique terrestre (RNT), dont il a
confirmé la "nécessité", alors qu'un rapport critique sur ce projet vient d'être
remis aux pouvoirs publics.
Lors d'une réunion lundi, sur proposition du conseiller Rachid Arhab, en charge
de la RNT, les participants (radios publiques et privées, diffuseurs et
industriels) ont accepté la mise en place de quatre groupes:
la planification de la ressource,
le calendrier de déploiement,
la signalisation
le contenu des données associées,
précise la haute autorité dans un communiqué.
Les travaux des premiers groupes débuteront en décembre, et une prochaine
réunion est fixée en février.
Lors de la réunion, "l'ensemble des acteurs présents a confirmé la nécessité de
mettre en place la radio numérique terrestre" et le CSA, "déterminé à assurer
son succès, s'est employé à assurer les meilleures conditions techniques et
économiques de son déploiement", explique-t-elle.
Début novembre, Marc Tessier, ex-président de France Télévisions mandaté par le
Premier ministre François Fillon, a remis un rapport critique sur la RNT,
estimant qu'il était "encore temps de s'interroger sur l'opportunité" du projet.
Le déploiement de la radio numérique, dont le commencement était initialement
prévu fin 2009, devrait permettre aux radios qui émettent actuellement en FM de
disposer d'une meilleure couverture du territoire, avec un meilleur son et la
fourniture à l'auditeur de données associées sur un petit écran (titres des
chansons, graphiques, etc.).
JORF n°0272 du 24 novembre 2009
texte n° 68
DECISION
Décision n° 2009-668 du 20 octobre 2009 relative à l'arrêt de la diffusion du
service de télévision de la société Canal+ en mode analogique par voie terrestre
dans les régions Auvergne et Limousin
NOR: CSAC0926737S
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel,
Vu la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de
communication, notamment son article 99 ;
Vu l'arrêté du Premier ministre du 22 décembre 2008 approuvant le schéma
national d'arrêt de la diffusion analogique et de basculement vers le numérique
;
Vu l'arrêté du Premier ministre du 26 mars 2009 complétant le schéma national
d'arrêt de la diffusion analogique et de basculement vers le numérique ;
Vu l'arrêté du Premier ministre du 23 juillet 2009 approuvant la révision du
schéma national d'arrêt de la diffusion analogique et de basculement vers le
numérique ;
Vu la décision n° 2000-1021 du 29 novembre 2000 portant reconduction de
l'autorisation délivrée à la société Canal+ ;
Considérant qu'en application de l'article 99 de la loi du 30 septembre 1986
modifiée le Conseil supérieur de l'audiovisuel procède à l'extinction
progressive, par zone géographique, de la diffusion des services de télévision
par voie hertzienne terrestre en mode analogique ;
Après en avoir délibéré,
Décide :
Article 1
La diffusion analogique des services de télévision de la société Canal+ sur les
zones géographiques desservies par les émetteurs figurant en annexe prendra fin
le 2 juin 2010.
Article 2
Le droit d'usage des ressources radioélectriques assignées au service mentionné
à l'article 1er pour la diffusion de ses programmes par voie hertzienne
terrestre en mode analogique dans les zones géographiques desservies par les
émetteurs figurant en annexe lui est retiré à compter du 2 juin 2010.
Article 3
La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française
et notifiée à la société Canal+.
A N N E X E
Région Auvergne
EMETTEUR
CANAL - POLARISATION
Bellerive-sur-Allier - Cusset
08 V
Montluçon 1 - Quissaines
07 H
Saint-Flour 1 - Montafe
07 H
Le Puy 1 - Mont Denise
06 H
Ambert 1 - Bunangues
07 V
Clermont-Ferrand - Puy-de-Dôme
05 H
Clermont-Ferrand Royat - Puy-de-Grave-Noire
04 H
Puy-de-Saint-Romain - Mirefleurs
08 H
* *
Région Limousin
EMETTEUR
CANAL - POLARISATION
Bort-Les-Orgues 1 - Plateau de Bort 1
06 H
Brive 2 - Roc de Mioule
08 H
Brive 3 - Lissac-sur-Couze
06 H
Tulle 1 - La Bachellerie
06 V
Tulle 2 - Treize Vents
08 V
Ussel - La Garenne
04 H
Guéret - Saint-Léger-le-Guéretois
09 H
Limoges Les Cars
10 H
Limoges Couzeix - Les Landes
05 H
Limoges 2-Panazol - Les Côtes de Fargeas
07 H
Fait à Paris, le 20 octobre 2009.
Pour le Conseil supérieur de l'audiovisuel :
Le président,
M. Boyon
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021309891&dateT\
exte=&categorieLien=id
Que de confusion dans cette partie d'article dont on voit très bien que l'auteur ne comprend rien à ce qu'il écrit dans ce qu'il croit être des "explications" ! (il est d'ailleurs tout à fait excusable car ces points techniques sont très pointus, mais rien ne l'obligeait à rentrer dans ces détails pour impressionner ses lecteurs) !
-"en poussant la puissance des émetteurs à 3 dB, on gagne du terrain tant que l'on reste en double diffusion, analogique et numérique".
D'une part "pousser à 3dB" ne veut rien dire, il aurait fallu dire "de 3 dB", d'autre part je ne vois pas ce que le fait que l'analogique soit éteint ou non change à l'affaire. Simplement, on ne peut pas pousser la puissance tant que l'analogique n'est pas éteint ... C'est le contraire de ce qu'il a écrit.
Quant à: "Mais quand on éteint l'analogique, on passe d'un standard 1/32e à 1/8e. Conséquence : on gagne en qualité de réception, mais on perd en puissance (de l'ordre de 1,5 à 2 dB) et, donc, on couvre moins de surface terrestre".
Quand il écrit "standard 1/32e à 1/8e", l'auteur parle de l'intervalle de garde (bien sûr sans savoir de quoi il s'agit), mais ce n'est pas lui qui fait directement perdre une partie du gain en puissance de 3 dB, mais le fait qu'on augmente le FEC de 2/3 à 3/4 pour conserver la capacité du multiplex, ce qu'on ne serait pas obligé de faire si on ajoutait un multiplex à nombre de chaînes constant à l'arrêt de l'analogique.
Et on ne gagne en qualité de réception que dans les zones ou il y a gêne entre plusieurs émetteurs en SFN.
Quant au couplet sur la réception satellite, c'est du grand n'importe quoi que je suppose soufflé par TDF qui veut faire croire que la seule réception fiable est celle des émetteurs terrestres, y compris les réémetteurs microscopiques (qui souvent ne fonctionnent pas ou mal dès la première neige en zone montagneuse). Tout çà pour obtenir la multiplication de ces réémetteurs ...
"Pour autant, en zone de montagne, la parabole n'est pas fiable. Dès qu'il y aura du brouillard, du givre, de la neige et des rafales de vent, la réception sera arrêtée..."
D'une part le brouillard ne gêne pratiquement pas la réception satellite, d'autre part seuls les orages importants de pluie ou de neige empêchent la réception si la taille de la parabole est suffisante, et les montagnards savent parfaitement installer leur parabole à l'abri d'un auvent de toit pour la protéger de la neige.
Alors que les réémetteurs analogiques de montagne de TDF (alimentés par satellite, au moins pour la 5 et la 6) donnent souvent des images déplorables à la moindre chute de neige malgré leur parabole chauffée, et il faut attendre des jours et des jours pour qu'ils soient remis d'aplomb.
Avec la TNT, je crains que ce ne soit carrément l'écran noir dans ces conditions, sans que l'utilisateur n'y puisse rien (alors qu'il peut éventuellement donner un coup de balai à sa parabole enneigée).
Quant au fait que les installateurs n'arriveraient pas à installer le nombre de paraboles suffisant, c'est encore de l'intox "pur TDF" qui fait comme s'il ne savait pas que la plupart de ceux qui ne recevront pas la TNT terrestre ont déjà une parabole pointée sur AB3, qui diffuse maintenant la TNT via Fransat (sans parler des abonnés à Canalsat sur Astra), et il affecte d'ignorer que pour la réception terrestre il faut souvent changer le râteau existant pour recevoir tous les multiplex.
Je ne parle même pas de la partie ou on fait passer "dans le même tuyau" la TNT en MPEG-4, la TMP et la RNT. On voit là aussi parfaitement d'où çà vient !
En bref, cet article est un tissu d'incompétence et de contre-vérités.
--- Dans tnt-fr@..., "morin80s" <morin80s@...> a écrit : > >... > 1. "On va doubler la puissance des émetteurs"
> > Pour le CSA, la suppression des 2.074 pylônes TDF dans les zones d'ombre (montagnes, bord de mer et frontières) va être en partie compensée par le doublement de la puissance des émetteurs. Ce qui permettra de couvrir plus de territoire. Vrai ou faux ? Vrai dans un premier temps, faux dans un second temps. Explications : en poussant la puissance des émetteurs à 3 dB, on gagne du terrain tant que l'on reste en double diffusion, analogique et numérique. Mais quand on éteint l'analogique, on passe d'un standard 1/32e à 1/8e. Conséquence : on gagne en qualité de réception, mais on perd en puissance (de l'ordre de 1,5 à 2 dB) et, donc, on couvre moins de surface terrestre. Autrement dit, le basculement dans la télé tout numérique ne permet pas, en doublant les puissances, de gagner autant de terrain que souhaité. Il faudra donc maintenir quelques centaines de pylônes dans les zones difficiles. D'autant plus que les ondes ne traversent pas les montagnes...
> > La question devient : qui paiera le maintien des pylônes dans les zones d'ombre ? Les chaînes ne veulent pas payer. Matignon leur forcera la main. Le gouvernement aidera également les collectivités locales situées dans ces zones d'ombre à maintenir l'entretien d'un pylône stratégique...
> > 2. "Vive la parabole" > > L'équipement satellitaire serait, pour le CSA, comme pour le gouvernement, une solution de repli satisfaisante. Du reste, le taux d'équipement en paraboles dans les départements difficiles est loin d'être nul. On ne part pas de rien. Exemples : dans les Hautes-Alpes, presque 6 foyers TV sur 10 possèdent un téléviseur relié à une parabole. Dans le Lot-et-Garonne, le pourcentage de foyers équipés s'élève à 42,4 %. Dans le Jura (44,2 %) et la Haute-Saône (60,6 %), la parabole est déjà très présente. Le gouvernement aidera les foyers non équipés et a d'ailleurs augmenté cette ligne de crédit de 56 millions d'euros (soit 100 millions d'euros au total).
> > Pour autant, en zone de montagne, la parabole n'est pas fiable. Dès qu'il y aura du brouillard, du givre, de la neige et des rafales de vent, la réception sera arrêtée... Or, l'hiver, dans la montagne, les conditions climatiques sus-décrites ne sont pas rares, c'est le moins que l'on puisse dire. De plus, la durée de vie d'une parabole soumise à de telles intempéries n'excédera pas 5 ans. Il faudra donc régulièrement renouveler le parc. Qui paiera ? L'État se montrera-t-il aussi généreux dans cinq ans ? Il existe, bien sûr, des paraboles chauffantes pour éviter ce type d'incidents. Mais là, il s'agit de matériels professionnels. Nous ne sommes plus dans les gammes de prix accessibles au grand public et aux deniers de l'État...
> > 3. La fracture numérique maintenue pour des décennies > > Si le choix de la parabole est privilégié, il faut savoir que l'on privera les foyers français situés dans les zones d'ombre de trois innovations technologiques à venir. En effet, en débranchant les pylônes TDF, on privera des zones entières de la télévision mobile personnelle (TMP, donc les télés locales), la radio numérique terrestre (RNT) et surtout le très haut débit terrestre... "Ce serait une erreur dans l'histoire", relevait le député UMP Alain Suguenot lors d'une réunion, à l'Assemblée nationale, où Michel Boyon était venu éclaircir les idées sur le sujet.
> > Il y aurait une solution moins coûteuse et qui éviterait de laisser certains Français au bord du chemin. Elle consisterait à modifier la norme de la télé numérique en abandonnant le MPEG 2 pour le MPEG 4. L'opération serait menée au niveau des pylônes. Avec cette norme plus performante, on pourrait faire passer la TNT, la TMP et la RNT dans un seul tuyau. Ce qui représenterait des économies foudroyantes en termes de déploiement de réseau. Les foyers qui ont acheté les premiers décodeurs TNT en norme MPEG 2 (25 à 30 euros) devraient en changer. Là, l'aide du gouvernement serait judicieuse et autrement moins coûteuse que l'aide à l'installation d'une parabole sur un toit, qui nécessite l'intervention d'un professionnel ! D'autant plus que les antennistes - 8.000 en France - ne parviendront jamais au bout du chantier avant la date fatidique du 30 novembre 2011... Que vaut-il mieux ? Équiper 200.000 foyers en parabole ou 2.000 à 3.000 pylônes en émetteurs MPEG 4 ? La réponse tombe sous le sens.
> > En outre, cette solution aurait le mérite de satisfaire toutes les parties : les élus qui n'auraient plus à craindre l'écran noir pour leurs concitoyens, les chaînes de télé et les radios qui, soucieuses d'économies, ne paieraient qu'en une fois le déploiement à venir de la TMP et de la RNT. Enfin, le gouvernement pourrait ainsi faire avancer deux dossiers pour l'instant bloqués : la TMP et la RNT.
> > Le calendrier d'extinction de la télé analogique > > - 2 février 2010 : Alsace > - 9 mars 2010 : Basse-Normandie > - 18 mai 2010 : Pays de la Loire > - 8 juin 2010 : Bretagne
> - 28 septembre 2010 : Lorraine et Champagne-Ardenne > - mi-octobre 2010 : Poitou-Charentes et Centre > - mi-novembre 2010 : Bourgogne et Franche-Comté > - décembre 2010 : Nord > > - début février 2011 : Picardie et Haute-Normandie
> - mi-mars 2011 : Ile-de-France > - début avril 2011 : Aquitaine et Limousin > - mi-mai 2011 : Auvergne > - fin mai 2011 : Côte d'Azur et Corse > - mi-juin 2011 : Rhône > - début juillet 2011 : Provence
> - fin septembre 2011 : Alpes > - fin octobre : Midi-Pyrénées > - fin novembre : Languedoc-Roussillon. > > Par Emmanuel Berretta > > http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-11-18/la-polemique-tdf-cherbourg-bascule-dans-la-tele-tout-numerique/1253/0/396472
>
La télévision analogique devait s'éteindre à Cherbourg (Manche) et dans ses
environs mercredi 18 novembre. L'écran noir a été programmé à 23 h 45. Une heure
qui n'a pas été choisie au hasard : il était hors de question de priver les
amateurs de football du match France-Irlande, crucial pour la qualification des
Bleus à la Coupe du monde. Sans oublier les éventuelles prolongations. Les
insomniaques, eux, ont été privés de petit écran.
Pour voir réapparaître l'image, jeudi à partir de 8 heures, les téléspectateurs
auront dû faire quelques petits réglages, car les chaînes diffusées en numérique
ne sont pas sur les mêmes canaux qu'en analogique. Ils doivent aussi disposer
d'un décodeur numérique ou d'un téléviseur acheté après mars 2008.
Les équipes de France Télévision Numérique, le groupement d'intérêt public
réunissant l'Etat et les chaînes nationales historiques, chargé d'accompagner ce
changement, s'attendent à ce que les foyers privés de télévision se manifestent.
Lors d'un sondage effectué fin octobre, ils ont constaté que l'équipement en
numérique progressait dans le Nord-Cotentin. Le taux de foyers dépendants
exclusivement de l'analogique terrestre a baissé, passant de 15,5 % à 9,4 % en
un mois. Mais parmi ces derniers, 40 % déclaraient ne vouloir s'équiper qu'après
le 18 novembre...
Pour faire face aux questions des retardataires et aux éventuels problèmes, un
QG devait être opérationnel dès mercredi. Les élus des 241 communes concernées
devraient être en mesure de le contacter en cas de souci. Les habitants peuvent
s'adresser au centre d'appel dont les plages horaires ont été élargies et qui
doit fonctionner le week-end.
L'expérience normande sera regardée de près. Après l'arrêt de la télévision
analogique à Coulommiers (Seine-et-Marne) le 4 février, son extinction dans le
Nord-Cotentin, où vivent 200 000 personnes, fait figure de dernier test avant le
basculement région par région. Au total, près de 4,5 millions de foyers français
doivent franchir le cap du numérique. L'objectif étant d'éteindre le dernier
émetteur analogique fin novembre 2011.
Pour préparer le terrain, France Télévision Numérique s'est appuyé sur une large
campagne de communication. Mais tout n'est pas simple. Sur son blog, le
député-maire PS de Cherbourg-Octeville, Bernard Cazenave, souligne le cas
particulier de la presqu'île de la Hague, dont les réémetteurs analogiques ne
seront pas convertis au numérique, pour des raisons de coût. Dans cette zone,
les habitants devront s'équiper de paraboles ou souscrire un abonnement Internet
triple-play s'ils veulent continuer à recevoir la télévision.
Le diffuseur audiovisuel, Télédiffusion de France (TDF), avait estimé que près
d'un million de ménages pourrait se retrouver ainsi avec un écran noir. La loi
a, en effet, fixé un seuil minimum de couverture de 95 % de la population par la
télévision numérique terrestre. Cette estimation de TDF a provoqué un émoi parmi
les élus ruraux. Même si entre-temps, le Conseil supérieur de l'audiovisuel
(CSA) a tenté de calmer le jeu, en évoquant le chiffre de 500 000 foyers qui
pourraient se retrouver en zone d'ombre.
Le gouvernement a pris deux mesures pour éviter que le mécontentement ne
s'accentue. D'abord, autoriser le CSA à doubler la puissance des émetteurs pour
atteindre un taux de couverture de 97 %, affirme le sénateur de la Vendée Bruno
Retailleau. Ensuite, l'attribution à tous les ménages non couverts par le
numérique qui en feront la demande, d'une aide de 250 euros. Ou la possibilité
d'aider une commune à équiper un émetteur en numérique. "Le coût de cette mesure
pourrait avoisiner 80 millions d'euros", selon M. Retailleau. L'association de
consommateurs CLCV demande que les chaînes contribuent à ce fonds d'aide. Mais
elles restent réticentes.
Laurence Girard
LE MONDE | 18.11.09 | 15h24
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/11/18/television-le-nord-cot\
entin-bascule-de-l-analogique-au-numerique_1268777_3236.html
Que de confusion dans cette partie d'article dont on voit très bien que l'auteur
ne comprend rien à ce qu'il écrit dans ce qu'il croit être des "explications" !
(il est d'ailleurs tout à fait excusable car ces points techniques sont très
pointus, mais rien ne l'obligeait à rentrer dans ces détails pour impressionner
ses lecteurs) !
-"en poussant la puissance des émetteurs à 3 dB, on gagne du terrain tant que
l'on reste en double diffusion, analogique et numérique".
D'une part "pousser à 3dB" ne veut rien dire, il aurait fallu dire "de 3 dB",
d'autre part je ne vois pas ce que le fait que l'analogique soit éteint ou non
change à l'affaire. Simplement, on ne peut pas pousser la puissance tant que
l'analogique n'est pas éteint ... C'est le contraire de ce qu'il a écrit.
Quant à:
"Mais quand on éteint l'analogique, on passe d'un standard 1/32e à 1/8e.
Conséquence : on gagne en qualité de réception, mais on perd en puissance (de
l'ordre de 1,5 à 2 dB) et, donc, on couvre moins de surface terrestre".
Quand il écrit "standard 1/32e à 1/8e", l'auteur parle de l'intervalle de garde
(bien sûr sans savoir de quoi il s'agit), mais ce n'est pas lui qui fait
directement perdre une partie du gain en puissance de 3 dB, mais le fait qu'on
augmente le FEC de 2/3 à 3/4 pour conserver la capacité du multiplex, ce qu'on
ne serait pas obligé de faire si on ajoutait un multiplex à nombre de chaînes
constant à l'arrêt de l'analogique.
Et on ne gagne en qualité de réception que dans les zones ou il y a gêne entre
plusieurs émetteurs en SFN.
Quant au couplet sur la réception satellite, c'est du grand n'importe quoi que
je suppose soufflé par TDF qui veut faire croire que la seule réception fiable
est celle des émetteurs terrestres, y compris les réémetteurs microscopiques
(qui souvent ne fonctionnent pas ou mal dès la première neige en zone
montagneuse). Tout çà pour obtenir la multiplication de ces réémetteurs ...
"Pour autant, en zone de montagne, la parabole n'est pas fiable. Dès qu'il y
aura du brouillard, du givre, de la neige et des rafales de vent, la réception
sera arrêtée..."
D'une part le brouillard ne gêne pratiquement pas la réception satellite,
d'autre part seuls les orages importants de pluie ou de neige empêchent la
réception si la taille de la parabole est suffisante, et les montagnards savent
parfaitement installer leur parabole à l'abri d'un auvent de toit pour la
protéger de la neige.
Alors que les réémetteurs analogiques de montagne de TDF (alimentés par
satellite, au moins pour la 5 et la 6) donnent souvent des images déplorables à
la moindre chute de neige malgré leur parabole chauffée, et il faut attendre des
jours et des jours pour qu'ils soient remis d'aplomb.
Avec la TNT, je crains que ce ne soit carrément l'écran noir dans ces
conditions, sans que l'utilisateur n'y puisse rien (alors qu'il peut
éventuellement donner un coup de balai à sa parabole enneigée).
Quant au fait que les installateurs n'arriveraient pas à installer le nombre de
paraboles suffisant, c'est encore de l'intox "pur TDF" qui fait comme s'il ne
savait pas que la plupart de ceux qui ne recevront pas la TNT terrestre ont déjà
une parabole pointée sur AB3, qui diffuse maintenant la TNT via Fransat (sans
parler des abonnés à Canalsat sur Astra), et il affecte d'ignorer que pour la
réception terrestre il faut souvent changer le râteau existant pour recevoir
tous les multiplex.
Je ne parle même pas de la partie ou on fait passer "dans le même tuyau" la TNT
en MPEG-4, la TMP et la RNT. On voit là aussi parfaitement d'où çà vient !
En bref, cet article est un tissu d'incompétence et de contre-vérités.
--- Dans tnt-fr@..., "morin80s" <morin80s@...> a écrit :
>
>...
> 1. "On va doubler la puissance des émetteurs"
>
> Pour le CSA, la suppression des 2.074 pylônes TDF dans les zones d'ombre
(montagnes, bord de mer et frontières) va être en partie compensée par le
doublement de la puissance des émetteurs. Ce qui permettra de couvrir plus de
territoire. Vrai ou faux ? Vrai dans un premier temps, faux dans un second
temps. Explications : en poussant la puissance des émetteurs à 3 dB, on gagne du
terrain tant que l'on reste en double diffusion, analogique et numérique. Mais
quand on éteint l'analogique, on passe d'un standard 1/32e à 1/8e. Conséquence :
on gagne en qualité de réception, mais on perd en puissance (de l'ordre de 1,5 à
2 dB) et, donc, on couvre moins de surface terrestre. Autrement dit, le
basculement dans la télé tout numérique ne permet pas, en doublant les
puissances, de gagner autant de terrain que souhaité. Il faudra donc maintenir
quelques centaines de pylônes dans les zones difficiles. D'autant plus que les
ondes ne traversent pas les montagnes...
>
> La question devient : qui paiera le maintien des pylônes dans les zones
d'ombre ? Les chaînes ne veulent pas payer. Matignon leur forcera la main. Le
gouvernement aidera également les collectivités locales situées dans ces zones
d'ombre à maintenir l'entretien d'un pylône stratégique...
>
> 2. "Vive la parabole"
>
> L'équipement satellitaire serait, pour le CSA, comme pour le gouvernement, une
solution de repli satisfaisante. Du reste, le taux d'équipement en paraboles
dans les départements difficiles est loin d'être nul. On ne part pas de rien.
Exemples : dans les Hautes-Alpes, presque 6 foyers TV sur 10 possèdent un
téléviseur relié à une parabole. Dans le Lot-et-Garonne, le pourcentage de
foyers équipés s'élève à 42,4 %. Dans le Jura (44,2 %) et la Haute-Saône (60,6
%), la parabole est déjà très présente. Le gouvernement aidera les foyers non
équipés et a d'ailleurs augmenté cette ligne de crédit de 56 millions d'euros
(soit 100 millions d'euros au total).
>
> Pour autant, en zone de montagne, la parabole n'est pas fiable. Dès qu'il y
aura du brouillard, du givre, de la neige et des rafales de vent, la réception
sera arrêtée... Or, l'hiver, dans la montagne, les conditions climatiques
sus-décrites ne sont pas rares, c'est le moins que l'on puisse dire. De plus, la
durée de vie d'une parabole soumise à de telles intempéries n'excédera pas 5
ans. Il faudra donc régulièrement renouveler le parc. Qui paiera ? L'État se
montrera-t-il aussi généreux dans cinq ans ? Il existe, bien sûr, des paraboles
chauffantes pour éviter ce type d'incidents. Mais là, il s'agit de matériels
professionnels. Nous ne sommes plus dans les gammes de prix accessibles au grand
public et aux deniers de l'État...
>
> 3. La fracture numérique maintenue pour des décennies
>
> Si le choix de la parabole est privilégié, il faut savoir que l'on privera les
foyers français situés dans les zones d'ombre de trois innovations
technologiques à venir. En effet, en débranchant les pylônes TDF, on privera des
zones entières de la télévision mobile personnelle (TMP, donc les télés
locales), la radio numérique terrestre (RNT) et surtout le très haut débit
terrestre... "Ce serait une erreur dans l'histoire", relevait le député UMP
Alain Suguenot lors d'une réunion, à l'Assemblée nationale, où Michel Boyon
était venu éclaircir les idées sur le sujet.
>
> Il y aurait une solution moins coûteuse et qui éviterait de laisser certains
Français au bord du chemin. Elle consisterait à modifier la norme de la télé
numérique en abandonnant le MPEG 2 pour le MPEG 4. L'opération serait menée au
niveau des pylônes. Avec cette norme plus performante, on pourrait faire passer
la TNT, la TMP et la RNT dans un seul tuyau. Ce qui représenterait des économies
foudroyantes en termes de déploiement de réseau. Les foyers qui ont acheté les
premiers décodeurs TNT en norme MPEG 2 (25 à 30 euros) devraient en changer. Là,
l'aide du gouvernement serait judicieuse et autrement moins coûteuse que l'aide
à l'installation d'une parabole sur un toit, qui nécessite l'intervention d'un
professionnel ! D'autant plus que les antennistes - 8.000 en France - ne
parviendront jamais au bout du chantier avant la date fatidique du 30 novembre
2011... Que vaut-il mieux ? Équiper 200.000 foyers en parabole ou 2.000 à 3.000
pylônes en émetteurs MPEG 4 ? La réponse tombe sous le sens.
>
> En outre, cette solution aurait le mérite de satisfaire toutes les parties :
les élus qui n'auraient plus à craindre l'écran noir pour leurs concitoyens, les
chaînes de télé et les radios qui, soucieuses d'économies, ne paieraient qu'en
une fois le déploiement à venir de la TMP et de la RNT. Enfin, le gouvernement
pourrait ainsi faire avancer deux dossiers pour l'instant bloqués : la TMP et la
RNT.
>
> Le calendrier d'extinction de la télé analogique
>
> - 2 février 2010 : Alsace
> - 9 mars 2010 : Basse-Normandie
> - 18 mai 2010 : Pays de la Loire
> - 8 juin 2010 : Bretagne
> - 28 septembre 2010 : Lorraine et Champagne-Ardenne
> - mi-octobre 2010 : Poitou-Charentes et Centre
> - mi-novembre 2010 : Bourgogne et Franche-Comté
> - décembre 2010 : Nord
>
> - début février 2011 : Picardie et Haute-Normandie
> - mi-mars 2011 : Ile-de-France
> - début avril 2011 : Aquitaine et Limousin
> - mi-mai 2011 : Auvergne
> - fin mai 2011 : Côte d'Azur et Corse
> - mi-juin 2011 : Rhône
> - début juillet 2011 : Provence
> - fin septembre 2011 : Alpes
> - fin octobre : Midi-Pyrénées
> - fin novembre : Languedoc-Roussillon.
>
> Par Emmanuel Berretta
>
>
http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-11-18/la-polemique-tdf-cherbourg-ba\
scule-dans-la-tele-tout-numerique/1253/0/396472
>
Cherbourg et plus largement le Nord-Cotentin basculent dans la télé tout
numérique jeudi 19 novembre. L'émetteur analogique de Digosville (qui couvre 90
% du Nord-Cotentin) a été éteint dans la nuit et converti au numérique, jeudi
matin, à 5 h 40. Tous les foyers qui reçoivent la TNT par l'antenne râteau et
qui sont couverts par cet émetteur peuvent dès maintenant effectuer une
recherche de canaux pour recevoir à nouveau la télévision. Les téléspectateurs
qui reçoivent la TNT depuis les réémetteurs de Surtainville, Octeville,
Bricquebec, Cap de la Hague, Equeurdreville, Tourlaville et Urville-Nacqueville
doivent attendre que ces émetteurs soient rallumés, ce qui se fera
progressivement dans la matinée du jeudi 19 novembre.
Après Cherbourg, suivront l'Alsace (le 2 février 2010), puis la Basse-Normandie
(le 9 mars 2010), les Pays de la Loire (le 18 mai 2010), la Bretagne (le 8 juin
2010)... Le risque d'écran noir ? Nul ou presque dans les plaines, mais non
négligeable dans les zones montagneuses, maritimes et frontalières... Combien de
foyers sont concernés ? Les estimations varient selon l'intérêt de
l'interlocuteur. Le CSA parle de 200.000 foyers, TDF, partie de plus haut, se
rallie peu à peu à ce chiffre... En vérité, nul ne le sait vraiment. Et pour
cause : le sujet nécessite des compétences d'une haute technicité dont TDF,
entreprise aux mains d'un fonds américain (Texas Pacific Group), est l'une des
rares dépositaires en France. Profitant de son quasi-monopole et de la confusion
avec son ancien statut d'entreprise publique, TDF a semé le doute dans les
esprits et "la psychose chez les élus locaux" (source : CSA).
TDF éreintée par Nathalie Kosciusko-Morizet
Quand le voile de contrevérités s'est déchiré, TDF s'est attiré les foudres de
Nathalie Kosciusko-Morizet. Fin octobre, dans une réunion publique avec
l'Association des élus de la montagne, la secrétaire d'État chargée du numérique
n'a pas mâché ses mots alors qu'un représentant de TDF était présent. "Non
seulement vous donnez des chiffres faux, mais vous entretenez l'ambiguïté sur
votre statut en laissant croire que TDF est encore un établissement public,"
s'est-elle emportée. "Nous avons été calomniés par la secrétaire d'État, réagit
Michel Azibert, le numéro deux de TDF, interrogé par lepoint.fr. Nous ne sommes
pas des pousse-au-crime. Nos calculs de couverture télévisuelle sont fiables."
Le sujet est devenu politique. La fin de la télé analogique est prévue au 30
novembre 2011. Pas question pour l'Élysée de créer du mécontentement chez les
électeurs à quelques mois de la présidentielle 2012. Conseillé par le CSA, le
gouvernement a donc imaginé plusieurs solutions qui ont toutes leurs
inconvénients et leurs avantages.
1. "On va doubler la puissance des émetteurs"
Pour le CSA, la suppression des 2.074 pylônes TDF dans les zones d'ombre
(montagnes, bord de mer et frontières) va être en partie compensée par le
doublement de la puissance des émetteurs. Ce qui permettra de couvrir plus de
territoire. Vrai ou faux ? Vrai dans un premier temps, faux dans un second
temps. Explications : en poussant la puissance des émetteurs à 3 dB, on gagne du
terrain tant que l'on reste en double diffusion, analogique et numérique. Mais
quand on éteint l'analogique, on passe d'un standard 1/32e à 1/8e. Conséquence :
on gagne en qualité de réception, mais on perd en puissance (de l'ordre de 1,5 à
2 dB) et, donc, on couvre moins de surface terrestre. Autrement dit, le
basculement dans la télé tout numérique ne permet pas, en doublant les
puissances, de gagner autant de terrain que souhaité. Il faudra donc maintenir
quelques centaines de pylônes dans les zones difficiles. D'autant plus que les
ondes ne traversent pas les montagnes...
La question devient : qui paiera le maintien des pylônes dans les zones d'ombre
? Les chaînes ne veulent pas payer. Matignon leur forcera la main. Le
gouvernement aidera également les collectivités locales situées dans ces zones
d'ombre à maintenir l'entretien d'un pylône stratégique...
2. "Vive la parabole"
L'équipement satellitaire serait, pour le CSA, comme pour le gouvernement, une
solution de repli satisfaisante. Du reste, le taux d'équipement en paraboles
dans les départements difficiles est loin d'être nul. On ne part pas de rien.
Exemples : dans les Hautes-Alpes, presque 6 foyers TV sur 10 possèdent un
téléviseur relié à une parabole. Dans le Lot-et-Garonne, le pourcentage de
foyers équipés s'élève à 42,4 %. Dans le Jura (44,2 %) et la Haute-Saône (60,6
%), la parabole est déjà très présente. Le gouvernement aidera les foyers non
équipés et a d'ailleurs augmenté cette ligne de crédit de 56 millions d'euros
(soit 100 millions d'euros au total).
Pour autant, en zone de montagne, la parabole n'est pas fiable. Dès qu'il y aura
du brouillard, du givre, de la neige et des rafales de vent, la réception sera
arrêtée... Or, l'hiver, dans la montagne, les conditions climatiques
sus-décrites ne sont pas rares, c'est le moins que l'on puisse dire. De plus, la
durée de vie d'une parabole soumise à de telles intempéries n'excédera pas 5
ans. Il faudra donc régulièrement renouveler le parc. Qui paiera ? L'État se
montrera-t-il aussi généreux dans cinq ans ? Il existe, bien sûr, des paraboles
chauffantes pour éviter ce type d'incidents. Mais là, il s'agit de matériels
professionnels. Nous ne sommes plus dans les gammes de prix accessibles au grand
public et aux deniers de l'État...
3. La fracture numérique maintenue pour des décennies
Si le choix de la parabole est privilégié, il faut savoir que l'on privera les
foyers français situés dans les zones d'ombre de trois innovations
technologiques à venir. En effet, en débranchant les pylônes TDF, on privera des
zones entières de la télévision mobile personnelle (TMP, donc les télés
locales), la radio numérique terrestre (RNT) et surtout le très haut débit
terrestre... "Ce serait une erreur dans l'histoire", relevait le député UMP
Alain Suguenot lors d'une réunion, à l'Assemblée nationale, où Michel Boyon
était venu éclaircir les idées sur le sujet.
Il y aurait une solution moins coûteuse et qui éviterait de laisser certains
Français au bord du chemin. Elle consisterait à modifier la norme de la télé
numérique en abandonnant le MPEG 2 pour le MPEG 4. L'opération serait menée au
niveau des pylônes. Avec cette norme plus performante, on pourrait faire passer
la TNT, la TMP et la RNT dans un seul tuyau. Ce qui représenterait des économies
foudroyantes en termes de déploiement de réseau. Les foyers qui ont acheté les
premiers décodeurs TNT en norme MPEG 2 (25 à 30 euros) devraient en changer. Là,
l'aide du gouvernement serait judicieuse et autrement moins coûteuse que l'aide
à l'installation d'une parabole sur un toit, qui nécessite l'intervention d'un
professionnel ! D'autant plus que les antennistes - 8.000 en France - ne
parviendront jamais au bout du chantier avant la date fatidique du 30 novembre
2011... Que vaut-il mieux ? Équiper 200.000 foyers en parabole ou 2.000 à 3.000
pylônes en émetteurs MPEG 4 ? La réponse tombe sous le sens.
En outre, cette solution aurait le mérite de satisfaire toutes les parties : les
élus qui n'auraient plus à craindre l'écran noir pour leurs concitoyens, les
chaînes de télé et les radios qui, soucieuses d'économies, ne paieraient qu'en
une fois le déploiement à venir de la TMP et de la RNT. Enfin, le gouvernement
pourrait ainsi faire avancer deux dossiers pour l'instant bloqués : la TMP et la
RNT.
Le calendrier d'extinction de la télé analogique
- 2 février 2010 : Alsace
- 9 mars 2010 : Basse-Normandie
- 18 mai 2010 : Pays de la Loire
- 8 juin 2010 : Bretagne
- 28 septembre 2010 : Lorraine et Champagne-Ardenne
- mi-octobre 2010 : Poitou-Charentes et Centre
- mi-novembre 2010 : Bourgogne et Franche-Comté
- décembre 2010 : Nord
- début février 2011 : Picardie et Haute-Normandie
- mi-mars 2011 : Ile-de-France
- début avril 2011 : Aquitaine et Limousin
- mi-mai 2011 : Auvergne
- fin mai 2011 : Côte d'Azur et Corse
- mi-juin 2011 : Rhône
- début juillet 2011 : Provence
- fin septembre 2011 : Alpes
- fin octobre : Midi-Pyrénées
- fin novembre : Languedoc-Roussillon.
Par Emmanuel Berretta
http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-11-18/la-polemique-tdf-cherbourg-ba\
scule-dans-la-tele-tout-numerique/1253/0/396472
AFP | 19-11-09
Les foyers du nord Cotentin reçoivent désormais uniquement la télévision
numérique, selon France Télé Numérique, le groupement d'intérêt public (GIP) qui
gère le passage au tout numérique dans cette zone test de 200.000
téléspectateurs.
"Après une nuit sans télévision durant laquelle les techniciens des diffuseurs
(TDF et Towercast) ont ajusté les puissances de diffusion, tous les habitants du
nord Cotentin recevant la télévision par l'antenne rateau ont de nouveau accès à
la télé tout numérique", a indiqué le GIP.
A 18H30, la plateforme téléphonique d'aide avait reçu 800 appels, soit un peu
moins que prévu, a précisé une porte-parole de France Télé Numérique. "Il
s'agissait essentiellement d'appels qui concernaient la reprogrammation des
chaînes", nécessaire après l'opération de la nuit, a-t-elle précisé.
Les émetteurs d'ondes à la fois numériques et analogiques du nord Cotentin ont
été éteints vers 23H45 mercredi, puis rallumés progressivement entre 08H00 et
13H00 jeudi, pour émettre uniquement en numérique, selon la même source.
Trois des onze réémetteurs n'ont pas été rallumés. Dans ces zones, les
téléspectateurs doivent acheter une antenne satellite avec une aide de l'Etat de
250 euros. Mais selon le GIP, 90% des habitants concernés avaient déjà une
antenne satellite dans une zone où l'analogique passait mal.
La zone test couverte par les onze émetteurs compte 200.000 habitants.
"Cette opération technique n'a aucune incidence sur les foyers qui captent la
télévision numérique par le satellite, le câble ou l'ADSL", a rappelé France
Télé Numérique.
Au niveau national, la TNT, lancée en 2005, est accessible à 88% des foyers
métropolitains. Pour l'heure, elle cohabite avec l'analogique, sauf dans les
deux autres zones tests, à Coulommiers (Seine-et-Marne, 14.700 habitants) depuis
février et Kaysersberg (Haut-Rhin, 3.000 habitants) depuis mai.
L'extinction de l'analogique dans la zone nord Cotentin, dont Cherbourg, est le
troisième et le plus important test en terme d'habitants, avant les basculements
qui interviendront par régions à partir de février 2010.
Communiqué de Presse du 16 novembre 2009
Les habitants du Nord- Cotentin s'équipent massivement…
mais à leur rythme
Cherbourg, le 16 novembre 2009 – Les résultats du baromètre de suivi du passage
à la
télé tout numérique indiquent clairement une accélération de l'équipement des
foyers de
la région. Le passage est désormais très bien connu. Fin octobre, moins de 10%
des
foyers étaient encore dépendants de l'analogique hertzien terrestre. Néanmoins
parmi
ces derniers, plus de 40% déclaraient ne vouloir s'équiper qu'après le 18
novembre !
Une bonne connaissance des enjeux du passage
97,4% des habitants de la région connaissent désormais le passage à la
télévision numérique et
94,9% des foyers savent que s'ils n'ont pas adapté leur installation au
numérique, ils ne
recevront plus la télévision à partir de jeudi 19 novembre.
En octobre, une forte progression de l'équipement des foyers
Le taux de foyers recevant la télévision numérique sur au moins un poste de la
maison a
nettement progressé, passant de 79,5% lors de la dernière vague du baromètre
(enquête
menée du 2 au 8 octobre dernier) à 88% (enquête menée du 27 au 31 octobre).
Parallèlement, le taux de foyers dépendants exclusivement de l'analogique
terrestre a baissé,
passant de 15,5% à 9,4% sur la même période.
Chez les foyers toujours dépendants de l'analogique, de nombreux retardataires
« volontaires »
97,2% des foyers qui dépendent de l'analogique savent qu'ils ne recevront pas la
télé s'ils
n'adaptent pas leur installation à la réception numérique. 43,6% des foyers non
encore équipés
déclarent néanmoins vouloir le faire après le passage au tout numérique !
Il ne reste plus à ces derniers retardataires que trois jours pour s'équiper et
continuer à recevoir
leurs programmes de télévision après le 18 novembre, sans quoi ils se
retrouveront devant un
écran noir.
Si ces foyers sont éligibles aux aides financières mises en place par l'Etat
(aide à l'équipement,
aide à l'antenne, aide à la parabole), ils devront veiller à s'équiper avant le
18 février 2010, date
de la fermeture du fonds d'aide dans le Cotentin. Pour plus d'information, ils
peuvent contacter
le centre d'appel « tous au numérique » au 0970 81 8 818* ou se connecter sur
www.tousaunumerique.fr.
Source : Enquête Médiamétrie réalisée du 27 au 31 octobre auprès de 500 foyers
représentatifs
* Numéro non surtaxé, prix d'un appel local, du lundi au samedi de 8h00 à 20h00
et les 18 et 19
novembre de 8h à 00h, les 20 et 21 novembre de 8h à 22h et le dimanche 22
novembre de 10h à 17h.
A propos de « tous au numérique ! »
« Tous au numérique ! » est la campagne publique d'information destinée à
accompagner les Français
vers la télévision tout numérique. Elle est menée par le Groupement d'Intérêt
Public France Télé
Numérique. Mis en place dans le cadre de la loi Télévision du Futur (5 mars
2007), France Télé
Numérique a pour missions d'informer, d'expliquer et d'assister les
téléspectateurs. Il gère également le
fonds d'aide à l'équipement institué à l'article 102 de la loi télévision du
futur. France Télé Numérique
réunit l'Etat (50 %) et les chaînes nationales historiques : France Télévisions
(15 %), TF1 (10 %),
CANAL+ (10 %), M6 (10 %) et Arte (5 %).
Le Nord-Cotentin est passé à la télé tout numérique
Cherbourg, le 19 novembre 2009 – Seconde phase de l'opération technique réussie
:
tous les émetteurs du Nord-Cotentin ont repris la diffusion du signal numérique
depuis 13h00. Les foyers du Nord-Cotentin qui reçoivent la TNT par l'antenne
râteau
peuvent recevoir à nouveau la télévision.
Après l'émetteur principal de Cherbourg-Digosville ce matin, les 7 autres
émetteurs du Nord
Cotentin ont été rallumés. Les émetteurs de Surtainville, Octeville, Bricquebec,
Cap de la
Hague, Equeurdreville, Tourlaville, Urville-Nacqueville diffusent à nouveau le
signal
numérique.
Après une nuit sans télévision durant laquelle les techniciens des diffuseurs
(TDF et
Towercast) ont ajusté les puissances de diffusion et mis en place le plan de
fréquence défini
par le CSA, tous les habitants du Nord-Cotentin recevant la télévision par
l'antenne râteau
ont de nouveau accès à la télé tout numérique.
Rappel : cette opération technique n'a aucune incidence sur les foyers qui
captent la
télévision numérique par le satellite, le câble ou l'ADSL.
A vos télécommandes !
Afin de bénéficier de la télé tout numérique, tous les foyers qui reçoivent la
TNT par
l'antenne râteau doivent, s'ils ne l'ont pas encore fait, lancer une nouvelle
recherche et
mémorisation des canaux des chaînes. Cette opération s'effectue en quelques
minutes à
partir de la télécommande de l'adaptateur TNT ou celle du téléviseur TNT
intégrée, comme
indiqué sur le schéma ci-dessous.
(voir le pdf)
http://www.tousaunumerique.fr/download/cotentin/CP_tousaunumerique_allumage2.pdf
Le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand, était
présent mercredi à Cherbourg. Le nord Cotentin testera la TNT dès aujourd'hui.
200.000 habitants sont concerné par ce basculement en tout numérique.
Le nord Cotentin est basculé au tout numérique terrestre aujourd'hui. Le
territoir est couvert par onze émetteurs, qui ont été éteints hier soir. Ce
matin, huit d'entre eux ont été rallumés, mais n'émettent plus qu'en numérique.
Les trois autres émetteurs ne seront pas rallumés, les zones qui étaient
couvertent jusqu'alors en analogique devront s'équiper d'une antenne satellite
pour bénéficier à nouveau de la télévision (Numérique). L'état donnera 250 € aux
foyers concernés pour pouvoir s'équiper.
Frédéric Mitterrand a précisé sur France 3 : "Il ne faut pas qu'il y ait de
zones d'ombre". France Télé Numérique précise par ailleurs que la plupart des
foyers se situant dans les zones blanches sont déjà équipés d'une antenne
satellite.
A noter que les foyers concernés par cette extinction devront scanner à nouveau
les chaînes sur leur décodeur TNT pour recevoir à nouveau les chaînes de TV de
la TNT. Des guides et dépliants ont été envoyés aux habitants afin de leur
expliquer les différentes démarches.
Les zones non couvertes par la TNT "terrestre" bénéficient d'une subvention
d'état de 250 € pour s'équiper d'une parabole, mais il est également prévu une
aide aux foyers les plus démunis, de 25 à 100 € pour pouvoir s'équiper d'un
boitier TNT.
Les prochaines régions à basculer en tout numérique sont l'Alsace le 2 février,
puis la Basse-Normandie le 9 mars, suivi des Pays de la Loire le 18 mai), et la
Bretagne le 8 juin, la Lorraine et Champagne-Ardenne le 28 septembre), le
Poitou-Charentes et le Centre le 18 octobre, la Bourgogne et la Franche-Comté le
16 novembre.
http://www.echosdunet.net/dossiers/dossier_4263_le+nord+cotentin+va+tester+tnt.h\
tml
Cherbourg, le 19 novembre 2009 -
Dès 5h40 ce matin, l'émetteur principal de Cherbourg-Digosville a été rallumé.
Tous les foyers qui reçoivent la TNT par l'antenne râteau et qui sont couverts
par cet émetteur peuvent dès maintenant effectuer une recherche de canaux pour
recevoir à nouveau la télévision.
Cette opération technique ne concernait pas les foyers qui captaient déjà la
télévision numérique par le satellite, le câble ou l'ADSL.
Tous les foyers qui reçoivent la TNT par l'antenne râteau depuis l'émetteur
principal de Cherbourg-Digosville, doivent dès maintenant lancer une nouvelle
recherche et mémorisation des canaux des chaînes afin de pouvoir bénéficier de
la télé tout numérique.
Les téléspectateurs qui reçoivent la TNT depuis les réémetteurs de Surtainville,
Octeville, Bricquebec, Cap de la Hague, Equeurdreville, Tourlaville,
Urville-Nacqueville doivent attendre que ces émetteurs soient rallumés, ce qui
se fera progressivement dans la matinée du 19.
Attention ! La recherche et mémorisation des chaînes ne doivent s'effectuer
qu'une fois que l'émetteur dont on dépend est rallumé.
Comment être sûr que votre émetteur est rallumé ?
Certaines chaînes ne changeront pas de fréquences (par exemple : TF1 ou Direct
8).
Si vous les receviez déjà en TNT, elles seront disponibles dès que l'émetteur
dont vous dépendez sera rallumé.
Pour le savoir, allumez votre téléviseur :
- Si vous recevez l'une de ces deux chaînes, votre émetteur est bien allumé.
Vous pouvez alors lancer la recherche et la mémorisation des canaux.
- Si vous ne recevez aucune de ces deux chaînes, cela signifie que votre
émetteur n'est pas encore rallumé. Attendez et renouvelez l'opération
ultérieurement.
Brouillage : la TNT marchait mieux avant le passage. Depuis l'image frise, se
bloque, etc....
Ce problème devrait être réglé d'ici quelques jours.
Le passage d'une région à la télévision tout numérique est un chantier
techniquement compliqué. Après les avoir rallumés, les techniciens des sociétés
de diffusion doivent régler les émetteurs pour optimiser leur diffusion. Il se
peut donc que pendant quelques jours, la diffusion soit perturbée.
http://www.tousaunumerique.fr/regions.php?reg=nord-cotentin
Pour permettre le basculement vers le tout-numérique, les habitants du
Nord-Cotentin seront privés de télévision cette nuit entre 23 h 45 et 8 heures.
Ces derniers jours, un afflux de demandes d'aide a été enregistré.
Coralie Cathelinais
01net le 18/11/2009
La télévision numérique terrestre (TNT) passe son grand oral cette nuit du 18 au
19 novembre. Après des tests effectués dans certaines agglomérations
(Coulommiers et Kaysersberg), c'est au tour du Nord-Cotentin et de ses 200 000
habitants de basculer à l'ère de la TNT. A 23 h 45, l'émetteur principal de
Cherbourg-Digosville et les sept réémetteurs de la région vont être éteints. Les
habitants qui reçoivent la télévision par le biais d'une antenne-râteau vont
donc se retrouver, temporairement, devant un écran noir.
Cette coupure est nécessaire pour permettre aux techniciens de TDF et de
Towercast d'ajuster les puissances de diffusion du signal numérique et de mettre
en place le plan de fréquence défini par le CSA. A partir de 8 heures, le 19
novembre, les émetteurs seront progressivement remis en fonction. Plus
précisément, seuls les équipements destinés à la diffusion du signal numérique
seront rallumés. Ceux dédiés au signal analogique ne seront pas remis en
service.
Afflux de dossiers pour bénéficier des aides financières
Tous les foyers qui reçoivent la télévision par leur antenne-râteau pourront
alors allumer leur poste. Ils devront, à l'aide de leur télécommande, régler
leur décodeur ou leur téléviseur sur la nouvelle programmation des chaînes.
Quant aux foyers recevant la TNT par le bais du satellite, de l'ADSL ou du
câble, le basculement se fera sans incidence pour eux, puisqu'ils dépendent
d'autres modes de diffusion.
Afin d'organiser la transition entre l'analogique et le numérique, l'Etat a mis
en place un plan d'aide financière pour que les foyers s'équipent. Au dernier
comptage, effectué le 13 novembre, 237 demandes avaient été déposées dans le
Nord-Cotentin. « Mais depuis le début de la semaine, c'est une cinquantaine de
dossiers qui arrivent chaque jour et cela va probablement encore augmenter »,
explique Faycal Daoudji, porte-parole du groupement France Télévision Numérique.
Beaucoup de personnes, bien qu'elles se soient équipées depuis quelque temps,
attendent le dernier moment pour demander le remboursement. Elles ont encore
trois mois pour déposer leur dossier. Un dispositif d'accompagnement renforcé,
financé par l'Etat, est aussi en place dans le Nord-Cotentin depuis le 15
septembre. Il s'adresse aux personnes âgées de plus de 70 ans et aux handicapés,
qui peuvent bénéficier de l'installation gratuite de leur décodeur ainsi que
d'une petite formation sur le maniement de leur nouvelle télécommande.
32 postiers pour former les personnes âgées
La Poste a mobilisé 32 facteurs pour se déplacer chez les personnes qui en font
la demande. Elles sont près de 200 à l'avoir fait. Malgré un processus
d'information (stand dans les mairies et sur les marchés, distribution de
tracts, diffusion de messages d'alerte sur les écrans), il resterait entre 3 à 5
% des foyers du Nord-Cotentin qui ne sont toujours pas équipés pour la réception
numérique.
A l'attention des retardataires et pour gérer les éventuels soucis générés par
l'arrêt de la télévision analogique, le centre d'appels joignable au 0970 818
818 a été renforcé. Il sera ouvert de 8 à 24 heures jeudi et vendredi, et le
week-end jusqu'à 17 heures. « Un afflux d'appels est attendu pour samedi et
dimanche, car beaucoup de gens profiteront de ces deux jours pour acheter leur
matériel », explique le porte-parole de Tous au numérique. En fonction de la
demande, le dispositif renforcé pourra être maintenu au-delà de dimanche.
Les premiers retours sur le passage au tout-numérique ne sont pas attendus avant
le début de la semaine prochaine. Mais le dispositif d'information et d'aide
dont a bénéficié le Cotentin sera reproduit dans les régions, qui vont à leur
tour passer au tout-numérique. Le prochain rendez-vous est fixé au 2 février
2010, date à laquelle le signal analogique s'éteindra en Alsace.
http://www.01net.com/editorial/508713/la-tv-analogique-cede-la-place-a-la-tnt-da\
ns-le-cotentin/