AFP | 28-10-09
La Commission européenne a appelé mercredi les pays de l'UE à harmoniser les
conditions d'utilisation des fréquences hertziennes libérées par l'arrêt de la
télévision analogique, pour éviter les interférences, et à s'abstenir en
attendant de toute décision nationale.
Avec le passage de la télévision au numérique, il faudra 5 à 6 fois moins de
bandes pour transmettre le même nombre de programmes qu'aujourd'hui en
analogique.
Une partie des fréquences ainsi libérées (la sous-bande 790-862 mégahertz) vont
pouvoir être utilisées pour de nouvelles chaînes de télévision interactives ou
haute définition, mais aussi pour d'autres services : accès internet sans fil,
téléphonie ou télévision mobile, etc.
Bruxelles estime que les retombées pourraient atteindre 20 à 50 milliards
d'euros en quinze ans.
Ce "dividende numérique" est particulièrement convoité, car les fréquences en
question, appelées aussi "fréquences en or", permettent des transmissions de
bonne qualité sur de longues distances et pénètrent à l'intérieur des bâtiments.
Mais les fréquences ne connaissent pas de frontières, aussi un choix fait
individuellement par un pays peut avoir des conséquences sur ses voisins, et
créer des interférences si des usages différents (transmission télévisée,
téléphonie) doivent se partager une même fréquence ou des fréquences voisines.
"Il y a un besoin urgent de développer une approche coordonnée pour le dividende
numérique dans l'Union européenne, afin d'éviter l'émergence d'une fragmentation
parmi les Etats-membres", a prévenu la Commission mercredi.
Elle va faire des propositions dans les prochains mois pour harmoniser les
conditions techniques d'utilisation de la sous-bande.
La Commission appelle aussi les pays de l'UE à tous couper leurs transmissions
analogiques d'ici au 1er janvier 2012. Seuls cinq des 27 Etats (Allemagne,
Finlande, Luxembourg, Pays-Bas et Suède) sont déjà passés au tout-numérique.