Réforme des lycées : déclaration du réseau école du PCF
Pour la réussite scolaire de tous les jeunes, une réforme ambitieuse du lycée reste à construire.
En annonçant, mardi 13 octobre, les six grandes orientations qu’il retient pour la réforme des lycées, le président Sarkozy a pris acte de l’échec du projet de réforme concocté par son ex-ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos : Exit la remise en cause du Baccalauréat premier grade de l’Université ; exit la réorganisation de l’année scolaire en modules semestriels et la casse du statutdes personnels qui devait en découler ; exit la refonte de la série ES, vilipendée depuis des années par le grand patronat indisposé par la liberté des programmes d ‘économie; exit la suppression du service de l’information et l’orientation dans l’éducation nationale avec la disparition programmée des Co-psy…
La preuve est faite, par là même, que la lutte des enseignants et des élèves menée l’an dernier n’aura pas été inutile. A l’heure où il est de bon ton, dans certains milieux, de proclamer l’échec, voire l’inutilité des luttes face à l’avalanche de réformes rétrogrades que la droite prétend imposer au pays, c’est un encouragement pour l’avenir.
Reste que le lycée, comme l’ensemble du système éducatif, a effectivement besoin d’être transformé pour permettre d’aller vers la réussite scolaire de tous les jeunes. De ce point de vue, l’inquiétude persiste face aux effets prévisibles des réformes déjà mises en œuvre ( collège ; bac pro …) et des milliers de nouvelles suppressions d’emplois prévues à la prochaine rentrée ; face aussi aux orientations annoncées, à partir desquelles le ministre de l’éducation actuel, Luc Chatel devrait faire des propositions concrètes dans quelques semaines pour mise en œuvre à partir de la rentrée 2010 :Réviser les programmes des séries L et STI pour en faire des « filières d’excellence », pourquoi pas ?Instaurer des passerelles permettant des réorientations en cours d’année grâce à des sessions permettant des « remises à niveau » dans certaines disciplines ; mettre en en place un soutien personnalisé pour chaque élève, développer l’apprentissage des langues étrangères, celui des enseignements artistiques… on attend de voir les modalités concrètes mais l’annonce, d’ores et déjà, que ces réformes se feront sans moyens supplémentaires et que les lycéens seraient déjà victimes d’une surcharge d’heures de cours ne peut qu’inquiéter sur les nouvelles dégradations des conditions d’enseignement qui se profilent derrière ces belles paroles.
Il faut en finir avec un système qui continue d’ignorer la question de fond : pourquoi tant d’élèves échouent-ils à l’école ? Un système qui reste fondé sur l’élitisme, la sélection, le culte du mérite individuel, l’esprit de compétition et l’orientationpar l’échec, en finir avec le mépris pour les personnels enseignants et éducatifs dont les propositions ne sont jamais entendues. Il faut en finir avec la volonté d’instrumentalisation de l’école par une droite entièrement dévouée aux intérêts des puissances économiques et politiques qui entendent, par ce biais, contribuer activement au remodelage du salariat et de la société dans l’esprit du capitalisme financier mondialisé.
Un service public d’éducation nationale fondé sur une visée culturelle de haut niveau pour tous les élèves de la maternelle à la terminale des lycées reste une nécessité : Ce sera aux personnels d’éducation, aux parents, aux élèves, aux forces représentatives du mode du travaild’en imposer ensemble les formes et modalités. Le Réseau Ecole du PCF entend bien apporter sa contribution à cette ambition.
Ci-joint le matériel d'inscription pour le stage syndical "Avenir du syndicalisme " organisé le vendredi 13 novembre 2009 à Millau par Emancipation.
Ce stage est ouvert à tout le monde.
Il faut déposer la demande auprès du chef d'établissement avant le 13 octobre 2009.
Ne pas oublier de prévenir de votre participation.
Bonne rentrée
Edouard Martin 06.80.96.24.28
ps : possibilité d'arriver avant le stage ou de rester le week-end pour visiter l'Aveyron
En pièce jointe :
- Le formulaire d'autorisation d'absence à transmettre par voie hiérarchique
au moins trente jours avant le début du stage
L'autorisation d'absence est de droit (12 jours par an ). Les non-titulaires (assistants d'éducation , contractuels , vacataires , stagiaires ,contrats vie scolaire...) doivent compléter l'autre formulaire ci-joint.
En cas de difficulté , n'hésitez pas à nous contacter.
- La fiche d'inscription destinée à l'organisation du stage à compléter par mail ou par téléphone...
Programme: AVENIR DU SYNDICALISME
Date : Vendredi 13 NOVEMBRE 2009
Lieu : Millau (AVEYRON)
Public :Personnels enseignants ou non enseignants de Midi-Pyrénées de la maternelle à l'université .
Une attestation de présenceau stage sera délivrée aux participant(e)s.
Merci de diffuser le matériel d'inscription auprès des collègues de votre établissement ou de votre école.
Date limite pour déposer l'autorisation d'absence mardi 13 octobre 2009.
La direction de la FSU avec DARCOS contre les IUFM !
Jeudi 28 mai, les élus des personnels au Comité technique paritaire ministériel ont été consultés sur des décrets sur la formation des maîtres qui constituent un passage en force des ministres Darcos et Pécresse, pour imposer la fin des IUFM, de la démocratisation du recrutement des enseignants, du stage rétribué de formation professionnel, ainsi qu’un développement sans précédent de la précarité enseignante qui menace les concours et les statuts.
Les personnels dénoncent comme une véritable provocation du gouvernement de vouloir imposer ainsi à la hussarde des mesures combattues pendant des mois par les enseignants et les étudiants des universités et des IUFM et ceci avant même que les contre feu gouvernementaux des « groupes de travail » n’aient achevé leurs travaux, ni même commencé les consultations annoncées pour la commissions Marois-Filâtre.
Alors que ce passage en force venait d’être condamné par un très large front regroupant l’ensemble des syndicats des personnels et étudiants, des coordinations de lutte du supérieur et de la formation des enseignants, des parents, la conférence des présidents d’universités, les directeurs d’Ecoles normales supérieures..., Alors que l’ensemble des syndicats ont voté contre tous ces décrets, les personnels s’interrogent sur la forfaiture de la FSU, leur principale organisation syndicale : à la stupéfaction générale, et piétinant ses propres positions et celles de ses syndicats, la délégation FSU a fait un refus de vote sur les décrets concernant les professeurs d’Education Physique et Sportive et s’est abstenue sur les décrets concernant le recrutement des agrégés, certifiés et conseillers d’éducation. Cette dernière décision, purement scandaleuse, a-t-elle été dictée par la direction du SNES, au profit des intérêts strictement catégoriels qu'elle croit défendre, et au détriment de choix fédéraux sur l'avenir de l'Ecole publique ?
Émancipation intersyndicale appelle à condamner ces votes, indignes de la mobilisation exceptionnelle contre cette casse de la formation des enseignants, indignes d’une organisation qui se prétend de lutte, indigne de la confiance et de l’attente des personnels exprimés lors des dernières élections professionnelles. Ces votes rompent le front unitaire syndical qui a permis d’assurer le succès du 29 janvier et du 19 mars. Unité instrumentée par la FSU et ses syndicats pour ne pas appeler à la grève depuis.
C’est parce qu’elle n’a reçu aucune réponse à ces questions, que tous les militants syndicaux, tous les personnels sont en droit de se poser, qu’Emancipation les pose publiquement à la direction nationale Unité et Action / Ecole Emancipée.
La direction nationale de la FSU doit reconnaître enfin que sa stratégie qui consiste à mordre au pseudo dialogue social de Sarkozy, à cautionner par sa présence des groupes de travail immédiatement bafoués doit être abandonnée au profit de la construction d’un rapport de force à la hauteur, ce qui impose de quitter immédiatement toutes les instances de prétendue concertation et de répondre aux personnels qui demandent une réaction immédiate de grève, permettant d’organiser dans tous les secteurs le refus de la rentrée. Emancipation intersyndicale propose, dans son appel à candidature pour le renouvellement des instances de la FSU (à paraître), que le prochain congrès national permette aux syndiquéEs et aux courants qui désavouent la direction sortante de la FSU de s’organiser pour mettre un terme à ce gâchis.
Émancipation tendance intersyndicale Communiqué du 29 mai
Tandis que le pouvoir use de la force contre les grévistes, donner une suite à la révolte sociale dans les DOM : c’est l’objet du Manifeste pour les produits de haute nécessité que publie l’Humanité .
Neuf artistes et intellectuels, dont les écrivains Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, suggèrent dans ce long texte un modèle économique autre pour les DOM. Et une perspective politique à la révolte.
Martinique – Guadeloupe – Guyane – Réunion
MANIFESTE POUR LES « PRODUITS » DE HAUTE NECESSITE.
« Au moment où le maître, le colonisateur proclament
« il n’y a jamais eu de peuple ici »,
le peuple qui manque est un devenir, il s’invente,
dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos,
dans de nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer »
Gilles Deleuze, L’image-temps
Cela ne peut signifier qu’une chose :
non pas qu’il n’y a pas de route pour en sortir,
mais que l’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes.
Aimé Césaire, Lettre à Maurice Thorez.
C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle –– à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales…
Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj –– qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé –– est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.
Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.
Dès lors, derrière le prosaïque du « pouvoir d’achat » ou du « panier de la ménagère », se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.
La « hausse des prix » ou « la vie chère » ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires –– non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte « d’épuration éthique » [1] (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être « consommateur » ou bien être « producteur ». Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste.
Alors, quand le « prosaïque » n’ouvre pas aux élévations du « poétique », quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont « le pouvoir d’achat » ou « le panier de la ménagère ». Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les « produits de premières nécessités », d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une « haute nécessité ».
Par cette idée de « haute nécessité », nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie.
Alors que mettre dans ces « produits » de haute nécessité ? C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.
D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le « déterminant » ou bien le « décisif » s‘obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos « présidents locaux » pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.
Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement… Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi… La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.
Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du « Marché » et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par « l’esprit colonial » et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.
Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables « producteurs » –– chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes –– incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.
On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.
On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.
On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.
On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile…) ne sauraient ni ne pourraient y résister.
Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.
Quant à l’idée du « plein emploi », elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple « emploi », et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation.
Nous sommes maintenant au fond du gouffre.
Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement…
Il s’envisagera en « tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ».
Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création –– créaconsommation.
En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.
Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture… Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation… Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde… C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire… C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes…
Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un « panier de ménagère », mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.
Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.
Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.
An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.
Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du « Marché », mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite.
Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.
Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète….
Alors voici notre vision :
Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant…
Ernest BRELEUR
Patrick CHAMOISEAU
Serge DOMI
Gérard DELVER
Edouard GLISSANT
Guillaume PIGEARD DE GURBERT
Olivier PORTECOP
Olivier PULVAR
Jean-Claude WILLIAM
Notes :[1] - Cf. – Jean-Claude Michéa – L’Empire du moindre mal. Coll. Climats – 2007 - Ed Flammarion.
Les personnels de l'Education Nationale, syndiqués et non syndiqués,présents au stage FSU (25 inscrits ) organisé le 30 janvier à Albi (TARN) par Emancipation Midi-Pyrénées.
Malgré un 29 janvier interprofessionnel de très grande ampleur, le gouvernement a déjà annoncé qu'il "poursuivrait ses réformes", c'est à dire la casse de nos acquis au coeur de la régression sociale et de la crise que nous connaissons.Le gouvernement Sarkozy ne reculera que face à un rapport de force de haut niveau. Or, l'expérience des dernières années montre que les journées dispersées dans le temps et par secteur sont insuffisantes pour résister efficacement.
Les directions syndicales doivent donc, sans attendre appeler au "Tous ensemble et en même temps" à partir de la très forte mobilisation populaire,en posant la question de sa reconduction.
Dans l'Education Nationale, les syndicats doivent jouer leur rôle en appelant dès cette semaine (avant les vacances d'hiver) à la grève nationale contre la casse de l'école et les suppressions de postes (nouvelles DGH). Dans cette optique, il est indispensable de tenir des AG de personnels au plus vite afin d'organiser la nécessaire action.
Les personnels de l'Education Nationale, syndiqués et non syndiqués, présents au stage FSU (25 inscrits ) organisé le 30 janvier à Albi (Tarn )
Le groupe communiste au sénat a déposé une proposition de loi visant à l'abrogation du service minimum d'accueil dans les écoles, dispositif inutile, inapplicable et constituant une grave atteinte à l'exercice du droit de grève.
La proposition de loi sera examinée en séance ce mardi 20 janvier et défendue par Brigitte Gonthier-Morin, sénatrice communiste.
Tu trouveras ci-joint le lettre flash n° 26 en hommage
à Enrique Ortiz, père de Jean Ortiz notre camarade, collaborateur
au journal l'Humanité, dont les obsèques sont célébrées aujourd'hui,
Fraternellement,
Colette Pichon,
pour David Pellicer, secrétaire du Comité Régional PCF
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Dans les cas de force majeure - et celui ci en est un - je suis pour des stratégies collectives de désobéissance civile. Bravo aux copains courageux qui, depuis quelques mois, n'ont pas eu peur de se lancer dans ce type d'action: ils ont déjà gagné beaucoup ( leur bataille est largement médiatisée, et pour l'essentiel soutenue par le SNUIPP ).
Tous mes voeux, Pour une bonne année de luttes.
Cordialement
José
> Message du 07/01/09 15:45 > De : "Edouard Martin" > A : reseauecole@... > Copie à : > Objet : [reseauecole] LETTRE FLASH n° 25 > >
> J’utilise la version gratuite de SPAMfighter pour utilisateurs privés. > Jusqu’à présent SPAMfighter a bloqué 3173 courriels spam. > Nous avons en ce moment 5.8 millions d’utilisateurs de par le monde entier. > Les utlisateurs payants n’ont pas ce message. Vous pouvez télécharger la version gratuite > > [ inforegion flash N° 25 janv 2009.pdf (183.9 Ko) ]
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Bonjour , J'ai reçu un message concernant l'action des associations educatives menacées par Darcos .Il y a aussi une pétition à signer sur www.pourleducation.fr
Gremetz frappe encore un coup !... mardi 18 novembre 2008 (04h20) 37 commentaires
Sitting à l'hôtel de ville d'Amiens...
Le député communiste et des parents d'eleves ont squatté l'hôtel de ville d'Amiens une parti de la journée de vendredi. Michel Daumin directeur des services, pris à parti le matin même, déposait plainte ce vendredi au commissariat de police pour violences et insultes.
Une secrétaire le matin, une policière municipale en fin d'après-midi ont été bousculées et ont également porté plainte.
Au total, ce sont trois plaintes qui vont être déposées contre le député Maxime Gremetz, ce dernier quant à lui devrait porter plainte « pour vol de son portefeuille »
Petit retour sur les faits :
Maxime Gremetz, jeudi était venu soutenir des parents d'élèves qui bloquaient l'entrée de l'école du Pigeonnier à Amiens-nord, pour réclamer des travaux d'urgence concernant « un trou dans une cour de récréation ».
Vendredi matin le député de la Somme a eu une altercation avec Michel Daumin, directeur général des services d'Amiens Métropole.
« T'es qu'un sale con ! »
Le ton monte rapidement. « Vous êtes en train de faire du cinéma », note Michel Daumin à l'intention du parlementaire. Qui démarre avant de stopper sa voiture. « Il a couru vers moi et, avec l'homme qui l'accompagnait, ils m'ont pris par la veste très violemment, raconte le directeur des services. Ils m'ont poussé contre un muret de l'école et il a continué de m'invectiver. »
Le fonctionnaire se réfugie dans l'école. « Il m'a poursuivi et m'a demandé qui j'étais. Quand je lui ai répondu que j'étais le directeur général des services, il m'a dit "T'es qu'un sale con !" à cinq reprises. »
Une version que conteste en bloc Maxime Gremetz. « Je ne l'ai pas touché, je lui ai juste montré ma colère, se défend le député communiste. Je lui ai dit que si je le revoyais en face de moi, on s'expliquerait. Si je l'avais empoigné, ça se verrait... » Prenant à témoins des parents d'élèves qui ont passé la journée d'hier avec lui en mairie, le parlementaire présente un autre déroulement des faits.
« Au moment où nous partions, Michel Daumin nous a dit "Allez faire votre cinéma en mairie !". J'ai été heurté par le mépris à l'égard des gens affiché par cet agent territorial qui n'est pas un élu », enrage Maxime Gremetz.
Dans une lettre adressée à Gilles Demailly, maire d'Amiens, une poignée de parents évoquent « des propos insultants proférés par le directeur général des services ». Pendant que, Maxime Gremetz faisait le siège du cabinet du maire. En vain. « Gilles Demailly refuse le dialogue avec quelqu'un qui n'a pas un comportement responsable » nous confient une de nos sources.
Vers 16h30 le député a levé le camp pour rejoindre le conseil d'école du Pigeonnier où le trou, qui surplombe la champignonnière, avait été recouvert d'une tôle ondulée et de quatre parpaings entre temps.
Mourad Laffitte, Yves Boutillier et Bérénice L.
Ndlr sur notre vidéo Maxime Gremetz s'entretient téléphoniquement avec le Préfet, après vérification l'échange a bien eu lieu avec le sous-préfet et non le Préfet de région.
Gremetz frappe encore un coup !... mardi 18 novembre 2008 (04h20) 37 commentaires
Sitting à l'hôtel de ville d'Amiens...
Le député communiste et des parents d'eleves ont squatté l'hôtel de ville d'Amiens une parti de la journée de vendredi. Michel Daumin directeur des services, pris à parti le matin même, déposait plainte ce vendredi au commissariat de police pour violences et insultes.
Une secrétaire le matin, une policière municipale en fin d'après-midi ont été bousculées et ont également porté plainte.
Au total, ce sont trois plaintes qui vont être déposées contre le député Maxime Gremetz, ce dernier quant à lui devrait porter plainte « pour vol de son portefeuille »
Petit retour sur les faits :
Maxime Gremetz, jeudi était venu soutenir des parents d'élèves qui bloquaient l'entrée de l'école du Pigeonnier à Amiens-nord, pour réclamer des travaux d'urgence concernant « un trou dans une cour de récréation ».
Vendredi matin le député de la Somme a eu une altercation avec Michel Daumin, directeur général des services d'Amiens Métropole.
« T'es qu'un sale con ! »
Le ton monte rapidement. « Vous êtes en train de faire du cinéma », note Michel Daumin à l'intention du parlementaire. Qui démarre avant de stopper sa voiture. « Il a couru vers moi et, avec l'homme qui l'accompagnait, ils m'ont pris par la veste très violemment, raconte le directeur des services. Ils m'ont poussé contre un muret de l'école et il a continué de m'invectiver. »
Le fonctionnaire se réfugie dans l'école. « Il m'a poursuivi et m'a demandé qui j'étais. Quand je lui ai répondu que j'étais le directeur général des services, il m'a dit "T'es qu'un sale con !" à cinq reprises. »
Une version que conteste en bloc Maxime Gremetz. « Je ne l'ai pas touché, je lui ai juste montré ma colère, se défend le député communiste. Je lui ai dit que si je le revoyais en face de moi, on s'expliquerait. Si je l'avais empoigné, ça se verrait... » Prenant à témoins des parents d'élèves qui ont passé la journée d'hier avec lui en mairie, le parlementaire présente un autre déroulement des faits.
« Au moment où nous partions, Michel Daumin nous a dit "Allez faire votre cinéma en mairie !". J'ai été heurté par le mépris à l'égard des gens affiché par cet agent territorial qui n'est pas un élu », enrage Maxime Gremetz.
Dans une lettre adressée à Gilles Demailly, maire d'Amiens, une poignée de parents évoquent « des propos insultants proférés par le directeur général des services ». Pendant que, Maxime Gremetz faisait le siège du cabinet du maire. En vain. « Gilles Demailly refuse le dialogue avec quelqu'un qui n'a pas un comportement responsable » nous confient une de nos sources.
Vers 16h30 le député a levé le camp pour rejoindre le conseil d'école du Pigeonnier où le trou, qui surplombe la champignonnière, avait été recouvert d'une tôle ondulée et de quatre parpaings entre temps.
Mourad Laffitte, Yves Boutillier et Bérénice L.
Ndlr sur notre vidéo Maxime Gremetz s'entretient téléphoniquement avec le Préfet, après vérification l'échange a bien eu lieu avec le sous-préfet et non le Préfet de région.
Gremetz frappe encore un coup !... mardi 18 novembre 2008 (04h20) 37 commentaires
Sitting à l'hôtel de ville d'Amiens...
Le député communiste et des parents d'eleves ont squatté l'hôtel de ville d'Amiens une parti de la journée de vendredi. Michel Daumin directeur des services, pris à parti le matin même, déposait plainte ce vendredi au commissariat de police pour violences et insultes.
Une secrétaire le matin, une policière municipale en fin d'après-midi ont été bousculées et ont également porté plainte.
Au total, ce sont trois plaintes qui vont être déposées contre le député Maxime Gremetz, ce dernier quant à lui devrait porter plainte « pour vol de son portefeuille »
Petit retour sur les faits :
Maxime Gremetz, jeudi était venu soutenir des parents d'élèves qui bloquaient l'entrée de l'école du Pigeonnier à Amiens-nord, pour réclamer des travaux d'urgence concernant « un trou dans une cour de récréation ».
Vendredi matin le député de la Somme a eu une altercation avec Michel Daumin, directeur général des services d'Amiens Métropole.
« T'es qu'un sale con ! »
Le ton monte rapidement. « Vous êtes en train de faire du cinéma », note Michel Daumin à l'intention du parlementaire. Qui démarre avant de stopper sa voiture. « Il a couru vers moi et, avec l'homme qui l'accompagnait, ils m'ont pris par la veste très violemment, raconte le directeur des services. Ils m'ont poussé contre un muret de l'école et il a continué de m'invectiver. »
Le fonctionnaire se réfugie dans l'école. « Il m'a poursuivi et m'a demandé qui j'étais. Quand je lui ai répondu que j'étais le directeur général des services, il m'a dit "T'es qu'un sale con !" à cinq reprises. »
Une version que conteste en bloc Maxime Gremetz. « Je ne l'ai pas touché, je lui ai juste montré ma colère, se défend le député communiste. Je lui ai dit que si je le revoyais en face de moi, on s'expliquerait. Si je l'avais empoigné, ça se verrait... » Prenant à témoins des parents d'élèves qui ont passé la journée d'hier avec lui en mairie, le parlementaire présente un autre déroulement des faits.
« Au moment où nous partions, Michel Daumin nous a dit "Allez faire votre cinéma en mairie !". J'ai été heurté par le mépris à l'égard des gens affiché par cet agent territorial qui n'est pas un élu », enrage Maxime Gremetz.
Dans une lettre adressée à Gilles Demailly, maire d'Amiens, une poignée de parents évoquent « des propos insultants proférés par le directeur général des services ». Pendant que, Maxime Gremetz faisait le siège du cabinet du maire. En vain. « Gilles Demailly refuse le dialogue avec quelqu'un qui n'a pas un comportement responsable » nous confient une de nos sources.
Vers 16h30 le député a levé le camp pour rejoindre le conseil d'école du Pigeonnier où le trou, qui surplombe la champignonnière, avait été recouvert d'une tôle ondulée et de quatre parpaings entre temps.
Mourad Laffitte, Yves Boutillier et Bérénice L.
Ndlr sur notre vidéo Maxime Gremetz s'entretient téléphoniquement avec le Préfet, après vérification l'échange a bien eu lieu avec le sous-préfet et non le Préfet de région.
Chers camarades,
Vous trouverez ci-joint le tract école pour la journée de demain
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Reseau-ecole mailing list
Reseau-ecole@...http://listes.pcf.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/reseau-ecole
Lettre d'un collègue instituteur à Colomiers , très courageux , actuellement soumis à la pression de l'administration . Nous sommes en relation avec lui et nous lui apportons notre soutien .
La lettre "En conscience, je refuse d'obéir" d'Alain Refalo a été visité plus de 26 000 fois sur le blog Résistance pédagogique. De très nombreux commentaires d'encouragements, de soutien, et d'engagement à la résistance pédagogique sont postés chaque jour. On ne compte plus les sites et les blogs qui ont publié la lettre.
Depuis Mercredi la presse régionale et nationale a commencé à s'emparer du sujet et lui a donné un écho important. Voir la revue de presse sur le blog.
Pendant ce temps, la procédure disciplinaire entamée par l'Inspection Académique suit son cours. Aujourd'hui, à 15h30, l'inspecteur de circonscription s'est présenté, sans avoir prévenu l'intéressé, dans la classe d'Alain Refalo pour observer une séance d'entrainement au théâtre dans le cadre de l'aide personnalisée. L'inspecteur de circonscription reviendra prochainement pour vérifier si les actes d'Alain Refalo correspondent aux termes de sa lettre.
Après les déclarations de l'Inspecteur d'Académie au journal régional de France 3 et au quotidien La Dépeche du Midi, mercredi 13 novembre, Alain Refalo a publié, Vendredi 14, le communiqué suivant :
"J'ai été particulièrement choqué et blessé par les propos de Mr l'Inspecteur d'Académie dans différents médias, propos qui remettent en cause mon intégrité professionnelle. Ces propos laissent entendre que mes élèves seraient "sanctionnés" par mes choix pédagogiques. Je réponds que mes élèves suivent le même programme que les autres. Dans ma lettre, je me suis insurgé contre l'esprit des programmes qui priviligient la mémorisation et les évaluations systématiques chiffrées. A l'école, nous devons être dans une démarche d'apprentissage progressif et non d'évaluation et de classement. Priorité à la transmission du goût de lire, d'écrire, d'apprendre et de chercher avant tout.
D'autre part, mes élèves "en difficulté" sont bien pris en charge dans le cadre du groupe classe au lieu d'être stigmatisés dans des séances supplémentaires. Mon objection de conscience se situe sur le terrain pédagogique. Il faut rappeler que la mise en place du dispositif de l'aide personnalisée 2h par semaine n'a pas d'autre but que de justifier la suppression des RASED (Réseau d'Aide Spécialisée aux Enfants en Difficulté). Les réformes qui nous ont été imposées sont habillées de bonnes intentions, mais en réalité elles ne sont qu'un prétexte pour justifier les restrictions budgétaires."
Tous les syndicats enseignants de la Haute-Garonne ont apporté leur soutien à la démarche d'Alain Refalo dans une déclaration préalable à la CAPD du 14 novembre. Voir Déclarations de soutien
Les enseignants de l'école Jules Ferry de Colomiers ont écrit une lettre de soutien à leur collègue menacé de sanction à destination de l'Inspecteur d'Académie. Voir Déclarations de soutien
Les représentants des parents d'élèves de l'école invitent l'ensemble des parents à une réunion à l'école Jules Ferry le mardi 18 novembre à 18h pour s'informer et afficher leur soutien à Alain Refalo.
La perspective de la grève du 20 novembre qui s'annonce massive nous invite à davantage populariser la démarche de l'objection de conscience et de la désobéissance pédagogique ciblées. Le blog propose un modèle de lettre modulable à envoyer à son inspecteur.
La lettre "En conscience, je refuse d'obéir" d'Alain Refalo a agi comme un déclic chez beaucoup d'enseignants. A ce jour, plus de 7 500 visiteurs différents l'ont lu sur le blog, sans compter une vingtaine de sites qui l'ont mise en ligne et la diffusion par mail. Des enseignants l'impriment, la diffusent, l'affichent.
Aujourd'hui, à 17h, Alain Refalo a été convoqué par son Inspecteur de circonscription qui l'a reçu, accompagné d'un représentant de l'Inspecteur d'Académie. L'inspection Académique a reçu ordre du Ministère d'ouvrir une enquête au sujet de cette affaire et de lui transmettre un rapport.
L'entretien a duré 1h30 durant lequel il lui a été demandé s'il confirmait le contenu de la lettre. Alain Refalo a confirmé point par point les sujets sur lequels il considérait son devoir de désobéir.
Les inspecteurs ont voulu connaître ses motivations. Alain Refalo a dit que depuis des mois les enseignants n'étaient pas entendus, malgré les pétitions, les grèves, les tribunes dans la presse. Il a affirmé avoir posé cette acte de désobéissance en souhaitant que d'autres prennent le relais, que ce mouvement s'amplifie afin de créer un débat public et un rapport de forces avec l'administration.
Il est évident que ce qui embarasse aujourd'hui le Ministère c'est la publicité donnée à cette lettre, sa diffusion comme une trainée de poudre sur internet.
Une fois le rapport transmis à l'IA, Alain Refalo sera certainement convoqué pour un nouvel entretien avec l'IA.
Aujourd'hui, il apparait important que cette initiative soit relayée par l'envoi de nombreuses lettres individuelles ou/et collectives pour affirmer notre détermination et rendre difficile la répression et les sanctions. Le blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école propose un modèle de lettre modulable à envoyer à son inspecteur.
N'hésitez pas à nous en envoyer copie. Elles peuvent, si vous le souhaitez, être publiées sur le blog. Plus l'affichage de la désobéissance sera massif, plus nous serons nombreux à entrer dans cette démarche nouvelle et plus nous parviendrons à créer un mouvement de résistance susceptible de peser dans l'avenir.
Ci-joint les documents d'inscription au stage FSU organisé à Albi le 30 janvier 2009 par Emancipation tendance intersyndicale.
- Le programme du stage
- Le formulaire d'autorisation d'absence à transmettre par voie hiérarchique
au moins trente jours avant le début du stage
L'autorisation d'absence est de droit (12 jours par an ). Les non-titulaires (assistants d'éducation , contractuels , vacataires , stagiaires ,contrats vie scolaire...) doivent compléter l'autre formulaire ci-joint.
En cas de difficulté , n'hésitez pas à nous contacter.
- La fiche d'inscription destinée aux organisateurs à compléter par mail ou par téléphone...
programme: REVENIR A L'ACTION SYNDICALE
Date : Vendredi 30 janvier 2009
Lieu : Albi(Tarn )Université Champollion Bâtiment Administratif salle 27
Public :Personnels enseignants ou non enseignants de Midi-Pyrénées de la maternelle à l'université .
Une attestation de présenceau stage sera délivrée aux participant(e)s.
Merci de diffuser le matériel d'inscription auprès des collègues de votre établissement ou de votre école. Date limite d'inscription vendredi 19 décembre 2008.
Pour information veuillez trouver ci-joint un communiqué de Brigitte Gonthier-Maurin, Sénatrice des Hauts-de-Seine, Membre de la commission des Affaires culturelles, suite à la publication du rapport du groupe de travail sur la scolarisation des jeunes enfants.
Bien cordialement,
_______________________________________________ Reseau-ecole mailing list Reseau-ecole@... http://listes.pcf.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/reseau-ecole
Subject: Appel à participation contre la réforme de la rétention
Intensifions nos efforts, contre la réforme Hortefeux!!
En quelques jours, nous avons été plus de 50000 à nous être mobilisés contre la réforme ministérielle du 22 août dernier, qui modifie les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de rétention et, de fait, réduit considérablement les droits des migrants.
Pour accentuer le rapport de force avec le ministre de l’Immigration, nous devons être encore plus nombreux à lui exprimer notre désaccord et à lui demander de renoncer à cette réforme et d'engager une concertation avec les associations concernées,
C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd'’hui, pour relayer la pétition dans votre entourage. Beaucoup de vos ami(e)s peuvent encore signer…
Pour appuyer la pétition, regardez et diffusez largement la vidéo réalisée pour cette occasion.
Nous appelons à tout faire pour le succès de la manifestation nationale organisée à l'appel de 21 organisations et nous vous vous donnons rendez-vous :
dimanche 19 octobre à 13 H - Métro Les Gobelins à l'angle du Boulevard Port Royal et de l'avenue des Gobelins.
Le tract "Pour défendre l'école publique et imposer une nouvelle démocratisation scolaire", que nous vous avons fait parvenir hier, sera à votre disposition pour large diffusion.
Bien cordialement.
_______________________________________________ Reseau-ecole mailing list Reseau-ecole@... http://listes.pcf.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/reseau-ecole
Invitation à une conférence débat sur 1848 et au vernissage de l'exposition sur l'abolition de l'esclavage à l'initiative des amis du journal L'Humanité.
Conférence débat
Mardi 21 octobreà Millau salle Réné Rieux au CREA (18 h 30) Entrée libre.
" Comment fonder la République :
l'expérience inaboutie des quarante-huitards (1848-1851)"
avec Raymond Huard universitaire , historien spécialiste du XIX ème siècle
débat animé par Jacques Frayssenge historien
exposition de documents d'archives sur 1848
Exposition du 9 octobre au 7 novembre sur "1848 et l'abolition de l'esclavage " 20 tableaux sur les rapports franco-africains de la traite esclavagiste aux rapports nord-sud actuels (un questionnaire pédagogique est disponible ) à l'Espace Culturel de la Mairie de Millau (salle du jardin de la mairie).Vernissage de l'expositionle mercredi 15 octobre 2008 à 18 heures avec les élèves de la section Portuguais du lycée Jean Vigo ( lectures , démonstration de capoeira ).
Bonjour , ci-joint un communiqué de presse de la sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin du groupe communiste et républicain à propos de la rentrée scolaire.