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Messages 3976 - 4005 sur 4005   Le plus récent  |  < Plus récent  |  Plus ancien >  |  Le plus ancien
Messages: Afficher les résumés des messages   (Grouper par discussion) Date v  
#4005 De: "idalivera" <idalivera@...>
Date: Jeudi 2. Juillet 2009  20:00
Sujet: endé-mwen souplé matjé an liv anlè kreyol-la
idalivera
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Bel bojou

Man sé an moun ki ka rété an Katalogn men ki lé fè an baay ba lang kreyol-la.

Man la ka fè an liv "destiné aux parents de bébés ou d'enfants antillais (et en
particulier ceux de la diaspora, les moun lot-bò) qui souhaitent leur
transmettre la langue et la culture créole mais qui pour diverses raisons ont
des lacunes en la matière."

Man pa lé bliyé sé kreyol-la kisiswa gwadloupéen, ayisien etc, sé pou sa mwen
mandé'w an ti pal. Mwen ka voyé'w teks travay-la, tanpri mété tout konmantè'w-a
asou teks-la an wouj

Mesi anpil

Idali Vera


Au-delà de "recettes" ou de "conduites à tenir", chacun puisera dans ce libre de
quoi trouver sa propre réponse dans des situations d'apprentissage de la langue
et de la vie toujours singulières.

Beaucoup de ces parents comprennent bien le créole mais effectivement ont
beaucoup de mal à le parler. Ce  livre sera un outil pour ceux qui ont vraiment
envie que leur enfant comprenne le créole et apprenne à le parler à son tour.

#4004 De: "Francesca Palli" <francesca@...>
Date: Vendredi 5. Juin 2009  19:20
Sujet: DrepAction - Grand concert au Zenith
francescapalli
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DrepAction - Grand concert au Zenith Samedi 13 juin 20h au Zénith de Paris une
vingtaine d'artistes se donnent la main pour une soirée de gala… Jacob
Desvarieux, Jean Philippe Marthély, Passi et le groupe Bisso Na Bisso, SHOUBOU,
Medhy Custos, Soft, Neg'Marrons et bien d'autres.

Location au tarif unique de 20€ à la FNAC, Carrefour, au 0892 68 36 22 (0,
34€/min). L'intégralité des bénéfices sera reversée au Collectif «Ensemble
contre la Drépanocytose».

Participez massivement au Gala et faites avancer la recherche contre la
drépanocytose. L'intégralité des bénéfices sera reversée au Collectif "Ensemble
contre la Drépanocytose".

La drépanocytose : http://www.potomitan.info/lafwans/drepanocytose.php

#4003 De: "Francesca Palli" <francesca@...>
Date: Jeudi 30. Avril 2009  5:47
Sujet: Matouba, les indiens de Papaye. Histoire ou légende?
francescapalli
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L'histoire se trouve ici: http://www.potomitan.info/poullet/papaye.php

Nous aimerions avoir des réponses pour savoir si cette histoire est vraie ou
s'il s'agit d'une légende.

Merci

Hector Poullet

#4002 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mardi 10. Mars 2009  1:22
Sujet: Répression, tueries en Guadeloupe mai 67
kounta_banare
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http://www.atout-guadeloupe.com/Emeutes-du-25-26-27-mai-1967-en-Guadeloupe_a776.\
html

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_mai_1967_en_Guadeloupe

http://guadeloupe.blogs.liberation.fr/marina/2009/02/87-morts-en-mai.html

http://www.vosgesmatin.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=322166

http://www.bakchich.info/La-Guadeloupe-n-a-pas-oublie-les.html

http://us-cgt-spp.org/evspc/pdf/echos_44/echos_44_5.pdf

http://jcdurbant.wordpress.com/2009/02/19/domtom-le-spectre-de-mai-67-reaping-wh\
at-was-sown-on-the-old-plantation/

----------------------------------------------------------

  cette époque, la Guadeloupe se relève péniblement du passage du cyclone Inès,
qui a dévasté l'île en septembre 1966, laissant derrière lui un des morts et un
champ de ruine.

Dans les années 1960, la Guadeloupe est miséreuse. La situation sanitaire des
villes est catastrophique. On y crève la gueule ouverte. Les nègres se tuent au
travail dans les champs de canne pour un salaire minable. Pointe-à-Pitre est le
royaume de la débrouillardise: des milliers de djobeurs, de charoyeurs de sacs
de ciments, de vendeurs à la sauvette se débattent du pipirit chantant jusqu'au
couché du soleil, de la Darse à la Place de la Victoire.

Le climat social est tendu, et le 26 mai 1967, une foule se rassemble devant la
Chambre de Commerce, à Pointe-à-Pitre. Il s'agit principalement d'ouvriers du
bâtiment, en grève depuis le début du mois. Les négociations menées par le
syndicat CGTG sont au point mort, et ces solides gaillards sont venus soutenir
leurs représentants syndicaux. Leur demande? une augmentation des salaires de
2%. Parmi les manifestants, on peut noter la présence de militants du GONG,
(Groupe d'organisation nationaliste de la Guadeloupe), première organisation
indépendantiste de la Guadeloupe.

Sous le soleil de midi, les manifestants apprennent que les négociations sont
rompues. Pas d'augmentations, pas de journées moins longues, pas de protections
au travail. Rien! Pire encore, le représentant du patronat, Mr Brizzard, aurait
même dit: "Quand les nègres auront faims, ils reprendront le travail!".
La rumeur (ces paroles ont-elles vraiment été prononcées?) se répand dans
Pointe-à-Pitre aussi vite qu'un zandoli qui décampe. La tension monte d'un cran,
et les têtes nègres commencent à s'agiter: "qui est ce monsieur Brizzard? où
est-il? qu'il vienne négocier avec nous, han!.

Positionnées devant la Chambre de Commerce et sur la Place de la Victoire, les
forces de l'ordre chargent pour, semble-t-il, protéger la sortie du représentant
du patronat. Les bombes lacrymogènes pleuvent, et les coups de matraques, les
coups de crosses, cassent les têtes comme des cocos secs. Bim! Ouach! la colère
éclate du côté des manifestants, qui ripostent en lançant des pierres, des
bouteilles, des conques de lambi. Pointe-à-Pitre s'embrase peu à peu. Sans
sommations, les CRS alignent les manifestants et tirent. Les nègres tombent
comme des mouches, raides morts. Parmi les premiers touchés, on trouve Jacques
Nestor, militant du GONG très populaire à Pointe-à-Pitre. Salement touché au
dos, il meurt à l'hôpital.

A partir de là, la colère est incontrôlable; elle se déverse telle de la bile
dans les rues de la ville. De la Darse à la Place de la Victoire, en passant par
le rue Frébault, des groupes de forment, traqués par les CRS qui tabassent,
rossent et arrêtent tout ce qui ressemble à un nègre. Les voitures sont brulées,
les commerces de la ville sont mis à sac, les manifestants ont sorti leurs
armes: des lances-pierres, des coutelas, des fusils issus du pillage de
l'armurerie de Pointe-à-Pitre.
En fin d'après-midi, on compte déjà une quarantaine de blessés, dont les trois
quarts sont des civils. Les jeunes entrent également dans la danse.

Pendant trois jours, Pointe-à-Pitre se transforme en antichambre de l'enfer. On
tente de dresser des barricades en évitant les balles, on court, on se bat comme
des damnés. Les rues boivent le sang des hommes, blancs ou nègres, peu importe.
Solange Coudrieux, professeur de gymnastique reconnu et populaire à la jambe
arraché par une balle. On doit l'amputer.
Le sport pour lui, c'est fini. Les gens sont même tués pendant les lugubres, et
silencieuses veillées mortuaires de leurs camarades. Les mères et les femmes
pleurent les fils et les maris qui ne sont pas rentrés. Les cases de
Pointe-à-Pitre ressemblent à des tombeaux muets.

Peu à peu, le calme revient. Le 28 Mai, on ramasse les corps mutilés et criblés
de balles. On se rend compte que les CRS utilisaient des balles dum-dum, celles
qui explosent délicieusement après avoir pénétrés la chair tendre. Selon les
rapports officiels, on compte huit morts. Ce n'est qu'en 1985 que l'on su qu'il
y avait eu au moins 87 morts. Les jours qui suivirent donnèrent lieu à une vague
d'arrestation parmi les militants du GONG qui furent emprisonnés et envoyés en
France métropolitaine pour atteinte à l'intégrité du territoire national.

Maintenant, vous ne pouvez pas dire que vous ne savez pas.
Sonjé Mais 67!

www.fwiyapin.fr

source : http://www.netmassif.com/article-1099.html

-------------------------------------------------------


A écouter: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1630

#4001 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mardi 10. Mars 2009  0:54
Sujet: Mai 1967 TUERIES EN GUADELOUPE
kounta_banare
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87 morts en guadeloupe , tués par de CRS en Guadeloupe lors d'une manifestation.
N'oublions pas. Sonjé frè-m.

http://video.blog.lemonde.fr/2009/02/19/mai-67-a-pointe-a-pitre-la-police-tire-s\
ur-la-foule/

#4000 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 8. Mars 2009  16:18
Sujet: Scandale aux Antilles
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#3999 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 8. Mars 2009  16:16
Sujet: Scandale aux Antilles
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#3998 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 8. Mars 2009  16:10
Sujet: Les patrons de Martinique n'ont toujours rien compris aux salariés!
kounta_banare
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#3997 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 8. Mars 2009  16:06
Sujet: Les leçons de gestion sociale d’un Grand patron aux Antilles.
kounta_banare
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#3996 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 8. Mars 2009  16:03
Sujet: Aux Antilles comment se faire licencier par un grand patron
kounta_banare
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http://www.lepost.fr/article/2009/02/21/1432288_comment-se-faire-licencier-par-u\
n-grand-patron-aux-antilles-en-10-lecons.html

Taper l'adresse du lien de http:// jusqu'à  -10-leçons.htm . La longueur m'a
fait l'URL sur deux ligne.
Merci

#3995 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 8. Mars 2009  0:51
Sujet: Les lendemains amères ou l'après-grève
kounta_banare
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#3994 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Vendredi 6. Mars 2009  23:17
Sujet: Incidents à Fort de France
kounta_banare
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Provocation des planteurs blancs créole par une opération molokoy avec des
engins agricoles sur Fort de France.
Population révoltée.
Charge des gardes mobiles au gaz lacrymogène.
Tension exacerbée.
Mouvement des grévistes renforcée.

#3993 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 4. Mars 2009  23:23
Sujet: Pozisyon kolèktif 5 févriyé asi kanman négosiyasyon la
kounta_banare
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Position du Collectif sur l'état des négociations et le maintien de la
mobilisation


1- Grâce à la mobilisation du peuple martiniquais, nous avons obtenu
satisfaction sur les points suivants :

- Baisse des prix d'un maximum d'articles de 100 familles de produits
- Baisse des prix des carburants
- Augmentation de l'AL (Allocation Logement alignée sur la France)
- Gel des loyers HLM (annulation de l'augmentation de Janvier)
- Contrôle de la formation des prix
- A défendre par les élus : l'Allocation d'Autonomie Spécifique pour les jeunes
de 18 à 25 ans


2- Aujourd'hui, le maintien de la mobilisation est indispensable pour faire
aboutir RAPIDEMENT les points, toujours en cours de négociation :

- Liste des articles sur lesquels portera la baisse de 20%
- Conclusion des négociations sur les bas salaires
- Augmentation des retraites et minimas sociaux
- Baisse des prix de l'eau, du gaz, de l'électricité, de la téléphonie,
d'internet, des matériaux de construction, des pièces détachées, des transports
- Tarif préférentiel du transport pour les étudiants, chômeurs et handicapés
- Annulation des agios et autres frais bancaires durant la grève
- Embauche des compétences martiniquaises en priorité
- Blocage des postes vacants pour les jeunes martiniquais contractuels et
vacataires dans l'éducation
- Ecole adaptée aux réalités martiniquaises

#3992 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 4. Mars 2009  23:20
Sujet: Lyannaj sit pou konprann lagrèv moun Gwadloup èk Matnik
kounta_banare
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#3991 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 4. Mars 2009  23:17
Sujet: Lyannaj sit pou konprann lagrèv moun Gwadloup èk Matnik
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#3990 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 4. Mars 2009  23:14
Sujet: Liste des 100 familles arrêtée le 18.02.2009
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1. SUCRE

2. CEREALES

3. BISCOTTE

4. POUDRE PETIT DEJEUNER

5. CAFÉ

6. THE

7. LAITS DE CONSERVE ET EN POUDRE

8. CONFITURES

9. MIEL

10. BISCUITS SUCRES

11. CHOCOLAT CONFISERIE

12. ALIMENTS AU SOJA

13. FRUITS AU SIROP

14. HUILE

15. VINAIGRE

16. MAYONNAISE

17. MOUTARDE

18. EPICES

19. CONDIMENTS

20. SAUCES

21. FARINE

22. PUREE DE POMME DE TERRE

23. PATES

24. RIZ ET SEMOULE

25. POTAGE, SOUPES

26. POIS SECS

27. LENTILLES

28. CONSERVE LEGUMES

29. CONSERVE DE POISSON

30. PATES EN CONSERVE

31. PLATS CUISINES EN CONSERVE

32. LAIT

33. LAIT DE CROISSANCE

34. CREMERIE FRAICHE

35. ULTRA FRAIS

36. BEURRE

37. OEUF

39. FROMAGE

40. CHARCUTERIE

41. SALAISONS

42. MORUE

43. LEGUMES SURGELES

44. POMME DE TERRE SURGELE

45. VIANDE ET VOLAILLE SURGELES

46. STEACK HACHE

47. POISSON SURGELE

48. PLATS CUISINES SURGELES

49. PAIN

50. FRUITS IMPORT

51. LEGUMES IMPORT

52. EAU

53. JUS ET NECTARS

54. BOISSONS GAZEUSES

55. SIROP

56. BISCUITS SALES

57. PATISSERIE INDUSTRIELLE

58. BARRE DE CEREALES

59. SAUCISSES SURGELEES

60. PATE A TARTE SURGELES

61. DESSERT EN CONSERVE

62. COMPOTE

63. VIENNOISERIE INDUSTRIELLE

64. HARENG SAUR

65. LESSIVE LIQUIDE

66. ASSOUPLISSANT

67. JAVEL & GRESIL

68. LIQUIDE VAISELLE

69. EPONGE DE MENAGE

70. NETTOYANT MENAGER SOLS

71. NETTOYANT MENAGER SANITAIRES

72. INSECTICIDES

73. ESSUIE TOUT

74. SAC POUBELLE

75. ALLUMETTES

76. BALAIS

77. TORCHONS

78. SERPILLIERES

79. BASSINE-CUVETTE-SEAU

80. PILES

81. HYGIENE BUCAL

82. SAVON TOILETTE

83. DEODORANT

84. RASAGE

85. COTON (DON'T COTON TIGE)

86. PAPIER HYGIENIQUE

87. HYGIENE FEMININE

88. SHAMPOING

89. HYGIENE BEBE

90. COUCHES BEBE

91. HYGIENE SENIOR

92. PANSEMENT

93. SERVIETTES DE BAIN

94. GANTS DE TOILETTE

95. ALIMENT BEBE

96. PAPIER ALUMINIUM

97. FILM ETIRABLE

98. SACS CONGELATION

99. GELS DOUCHE

100. NETTOYANT MENAGER CUISINE

#3989 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 4. Mars 2009  23:10
Sujet: Blog du collectif du 5 Février
kounta_banare
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#3988 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 4. Mars 2009  23:08
Sujet: Grève en Guadeloupe et Martinique
kounta_banare
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#3987 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Dimanche 22. Février 2009  23:00
Sujet: De Domota à Jacques 5: 1-8 ; Reflexion sur la crise antillaise
kounta_banare
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J'ai publié le message « lettre à Monsieur Domota » pour que vous
puissiez le lire, non pas que je sois d'accord avec le contenu, mais
il me semble que chacun doit connaître ce qui se dit de la grève.
Paul, l'apôtre a dit « Examinez toutes choses et retenez ce qui est
bon ». Nous devons avoir un esprit critique et faire la part des
choses, car la vérité même apparente doit souvent être cherchée.

À écouter les parties opposées, nous pouvons approuver leurs
argumentations, car ils nous distillent une partie de vérité.
Certains parlent de la ruine économique de la grève, certains de la
violence entraînée par les jeunes, certains de la responsabilité de
la France dans la poussée de violence urbaine, certains parlent de
l'indiscipline des autochtones, de leur égoïsme voire leur bestialité
dans la crise. Certains, par contre, voient dans la grève une
occasion de rallier toutes les couches de la société dans un même
combat, de retrouver les élans de solidarité et de retourner à une
vie réelle sans fioriture et superflue.
Notre crise est sociétale et pousse chacun de nous à se remettre en
question.
La grève pour la cherté de la vie a amené d'autres revendications de
toutes les couches sociales. Chacun a des choses à dire et des
doléances à signifier au gouvernement. Il semblerait que la société
martiniquaise et guadeloupéenne voudrait réinitialiser la vie et
redémarrer d'un pied neuf pour que tous aient la même chance :
Égalité, Liberté, Fraternité. Une petite révolution antillaise en
quelque sorte !

Nous en avons marre et nous voulons nous faire entendre. Non aux
inégalités et aux injustices. Nous avons tous droit au bonheur. De
par notre histoire, nous avons été en second plan, subissant les
frustrations et les privations. Il suffit ! Pourquoi toujours les
mêmes qui jouissent de privilèges, pourquoi toujours les mêmes
familles colons qui détiennent tous les biens patrimoniaux et les
industries du pays ?

En février 2009, un vent de liberté d'expression, de communication,
de remise en question, de partage, de révolte s'est levé en pays
Guadeloupe et Martinique.

Ce mouvement dynamique a été amorcé par la mort du chantre de la
négritude Aimé Césaire et de la présidence du métis Barack Obama à la
tête des USA. Tout est possile, Yes we can!

Les choses semblent bouger dans ce monde où on jugera un homme pour
sa valeur et non pour sa couleur de peau.



D'autre part, spirituellement, je ne peux m'empêcher de rappeler
l'épître de Jacques 5 versets 1 à 8:

« 1 Et maintenant écoutez-moi, vous les riches ! Pleurez et gémissez
à cause des malheurs qui vont s'abattre sur vous !
2  Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont rongés par les
vers.
3  Votre or et votre argent sont couverts de rouille, une rouille qui
servira de témoignage contre vous ; elle dévorera votre chair comme
un feu. Vous avez amassé des trésors à la fin des temps.
4  Vous avez refusé de payer le salaire des ouvriers qui travaillent
dans vos champs. C'est une injustice criante ! Les plaintes de ceux
qui rentrent vos récoltes sont parvenues jusqu'aux oreilles de Dieu,
le Seigneur de l'univers.
5  Vous avez vécu sur la terre dans le luxe et les plaisirs. Vous
vous êtes engraissés comme des bêtes pour le jour de la boucherie.
6  Vous avez condamné et mis à mort des innocents ; ils ne vous
résistent pas.
7  Prenez donc patience, frères, jusqu'à ce que le Seigneur vienne.
Voyez comment le cultivateur prend patience en attendant que la terre
produise de précieuses récoltes : il sait que les pluies d'automne et
de printemps doivent d'abord tomber.
8  Prenez patience, vous aussi ; soyez pleins de courage, car la
venue du Seigneur est proche. »

Jean-Pierre LAUHON/ Kounta

--------------------------------------------------------------
  Kréyòl Ayiti

1 Koulye a, nou menm moun rich yo, se pou nou m'ap pale: Nou mèt
konmanse kriye, konmanse pouse rèl pou malè ki pral tonbe sou nou yo.

2 Richès nou yo fin pouri. Vèmin fin manje rad nou yo.

3 Lò nou ak lajan nou yo fin wouye. Lawouj la pral kanpe pou
kondannen nou, li va devore vyann nou tankou dife. Nou te ranmase
kont lajan nou nan dènye tan sa a.

4 Gade! Nou pa t' peye lajan nou te dwe peye travayè yo ki t'ap
travay pou nou nan jaden. Tande jan y'ap rele! Travayè ki te ranmase
rekòt pou nou yo ap plede rele! Rèl yo rive jouk nan zòrèy Bondye,
Mèt ki gen tout pouvwa a.

5 Nou viv sou latè nan plezi ak nan jwisans. Nou manje jouk nou gra
tankou bèt ki pare pou labatwa.

6 Nou kondannen moun ki inonsan, nou fè touye yo. Yo menm, yo pa fè
fòs ak nou.

7 Se poutèt sa, frè m' yo, annou pran pasyans jouk jou Seyè a va
vini. Gade jan kiltivatè a gen pasyans. Li gen pou l' rete tann anvan
pou tè a ba li yon bèl rekòt. Li pran pasyans, li rete tann lapli
premye sezon an jouk lapli dènye sezon an.

8 Nou menm tou, pran pasyans. Bay kè nou kouraj, paske Mèt la pa
lontan vini.

#3986 De: "kounta" <kounta_banare@...>
Date: Lundi 23. Février 2009  17:20
Sujet: Fw: LETTRE A MONSIEUR DOMOTA
kounta_banare
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Subject: LETTRE A MONSIEUR DOMOTA


Objet : Lettre de Patrick COCO a Mr Domota

Objet : Lettre ouverte a Monsieur Domota

Merci Monsieur Domota, de nous avoir ouvert les yeux .

Vous avez su nous faire la démonstration des ravages que peuvent
faire le fanatisme dans un pays.

Vous connaissez les faiblesses de notre pays et vous saviez bien qu'il
existe en Guadeloupe une forte proportion de jeunes délinquants et
illettrés pour qui vous n'avez jamais rien entrepris .

Pourtant vous avez su vous servir d'eux !!

En diabolisant les Békés, en direct sur les médias avec vos amis
journalistes, en faisant croire a ces jeunes que tous leurs maux
venaient de ces fameux Békés, votre tactique a été parfaite "
Commandant Domota ".

Il vous a fallu quatre semaines pour fanatiser une jeunesse désouvrée,
avec vos appels a la haine raciale qui ont été légitimés par les médias
dont la quasi-totalité vous ont donné raison.

Vous avez choisi la bonne période en choisissant celle du Carnaval :
Vous ne vous etes pas trompé car c'est bien pendant cette période
que se déversent dans les rues les soupapes de sécurité d'une
jeunesse désespérée.

Que cherchiez vous ?

Nous ne pouvons pas croire que dans une période de crise sociale
telle que celle que traverse le monde aujourd'hui, vous cherchiez a
donner vraiment .... 200 Euros de plus a ceux qui travaillent déja,
c'est-a-dire a 80000 personnes sur les 420000 que comptent notre
pays .

Les délinquants de la rue , dont vous " déclinez toute responsabilité "
ne vous intéressent pas ?
Oui Monsieur Domota, ils vous intéressent, vous en avez besoin pour
arriver a vos fins !
Vous les avez armés, vous les avez commandités , pendant vos
réunions du soir, et vous les avez lâchés tels des fauves sur les
barrages.
Ils étaient enfin devenus utiles, de plus ils passaient sur les médias
nationaux avec leur masques !
Bravo Monsieur Domota, vous leur avez laissé croire, l'espace d'un
instant, qu'ils étaient devenus des héros !!
Vous vouliez d'un martyr tué par les forces colonialistes, le malheur
vous frappe, car ce sont vos " bras armés " qui l'ont assassiné !!
Vous avez fait assassiné un de nos freres, vous porterez sa mort sur la
conscience.
Vous aviez déja du mal a vivre avec vos origines, vous aurez
maintenant du mal a vivre avec votre futur .
En voulant imposer votre dictat de 200 Euros, vous avez fait la preuve
de votre mal etre , car nous savons bien que tous les dictateurs qui ont
sévit dans le monde étaient tous des malades .
Il faut donc Monsieur Domota soigner votre maladie, et je me permets
de vous donner une " ordonnance " que vous pourrez transmettre a
tous ceux qui comme vous ne savent pas qui ils sont :

-Il faut regarder son histoire et l'accepter , car personne ne pourra rien
y changer. Il faut accepter que notre peuple Antillais est un peuple
nouveau, né d'un épisode dramatique de l'histoire. Un peuple qui a eu
le mérite d'assimiler des années de civilisation en si peu de temps.
-Nos ancetres Africains, ont capturés leurs freres de race et les ont
vendus a des marchands Nantais et Bordelais.
-Nos ancetres colons les ont achetés , car ils étaient tres importants
pour eux pour l'avenir des îles.
-Ceci est un constat, mais aussi un crime contre l'Humanité. De quel
côté vous sentez vous le plus proche Monsieur Domota : Celui qui les
a capturé ou de celui qui les a vendu ? Moi je ne me reconnais ni dans
l'un , ni dans l'autre, car j'ai déja accompli mon devoir de mémoire.
Aujourd'hui, j'en ai fini avec le passé. Je me sens le fruit de l'union de
la souffrance et de l'amour. Le peuple Antillais est physiquement beau,
riche par sa culture , par son accueil , mais semble s'acharner a vouloir
s'engluer dans une boue de rancours . Cette boue est entretenue par
la culpabilité de ceux qui n'ont jamais rien fait pour ce pays , qui ne
vivent pas ici, ou qui ne sont pas d'ici, tel que Lilian Thuram,
Métropolitain d'origine Guadeloupéenne, Thierry Fendéré,
Guadeloupéen d'adoption né en Afrique, mais de cette boue chacun
d'entre nous doit s'en extraire..

Lorsque vous aurez digéré vos origines , vous pourrez entrevoir
l'avenir et commencer a construire.
Tant que vous ne l'aurez pas fait vous serez dans une logique de
destruction .
C'est la raison pour laquelle vous avez commencé a faire détruire tous
les commerces de nous autres Guadeloupéens, alors que vous vouliez
nous faire croire que 90% de l'activité économique locale, appartenait
a des Békés.
Vous les avez bien manipulé vos " bras armés ".
Mais oui Monsieur Domota vous vous etes trompés, car nos
commerces brulent et son pillés pas vos milices, car le Békés ne
détiennent plus l'économie, comme vous voulez le faire croire.
L'histoire de notre pays continue , et nous devons y participer !!
Nous aussi Patrons Antillais faisons aujourd'hui partie du tissus
économique de notre pays, et c'est avec tous les entrepreneurs, de ce
pays que nous construirons le modele de société que nous voulons
pour nos enfants .
Il faut dire la vérité Monsieur Domota , c'est a partir d'une situation
établie, validée et constatée que l'on doit se baser pour construire un
idéal pour une jeunesse qui ne cesse d'espérer, et non sur des clichés
et des idées reçues d'un autre temps.
J'ai le regret de vous dire que ce n'est pas avec vous que nous
construirons la Guadeloupe !
Il est temps de retirer masques et de voir la réalité en face .
Guadeloupéens arretons le massacre, retournons au travail et laissons
la justice condamner les assassins .

Patrick Coco.

PS : Sur les 800000 salariés pour lesquels vous vous etes soit disant
battus, Combien de " Clients " aller vous récupérer a L'ANPE



[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été
supprimées]

#3985 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Vendredi 20. Février 2009  1:29
Sujet: NoN aU cArNaVaL
kounta_banare
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Je suis en parfait déssacord avec la Mairie de Fort De France et M
Letchimy quant à leur décision de maintenir le Carnaval 2009.
Ceci par respect pour la mémoire du syndicaliste mort en Guadeloupe,
par soutien au mouvement de grève générale.
Les festivités carnavalesques n'ont pas lieu d'être en temps de crise.
Question sécurité, le risque est grand et des débordements sont
prévisibles.
Comment contrôler toute cette foule et les éléments incontrôlables et
pertubateurs qui viendront pour la casse?
Ces groupuscules armés mettront la capitale en feu.

La prudence est mère de sûreté !

PAS DE CARNAVAL

#3984 De: banare kounta <kounta_banare@...>
Date: Jeudi 19. Février 2009  3:24
Sujet: Savez vous comment la grève aux antilles est perçue par Le Figaro.fr!!!!!!!! C'est limite !!! NOn!!!!! très important a lire !! c'est REVOLTANT !!!!
kounta_banare
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MERCI DE FAIRE CIRCULER ... C EST TRES IMPORTANT



C'est très instructif de lire les commentaires de nos concitoyens de l'hexagone.
(commentaire d'un lecteur du Figaro) Philanthrope
Métropole !



02/02/2009 à 12:20 La Guadeloupe "danseuse" coûteuse de la République fait
encore des siennes ! Historiquement frondeuse depuis la Révolution Française ou
elle fut le seul territoire de la région pendant la Terreur à assassiner tous
les grands propriétaires terriens Békés ses anciens maîtres esclavagistes.
Depuis cette époque elle a toujours été à la pointe de la contestation et des
récriminations financières de tous ordres, sous couvert de menaces et chantage
indépendantistes ! Ce département français a dépassé les bornes de la raison par
une arrogance constante et a fini ainsi par tuer la poule aux oeufs d'or du
Tourisme par la médiocrité de son accueil et son orgueil mal placé ! Quand on a
la chance, oui la chance, d'être toujours Français par le miracle de l'Histoire
et de vivre aux frais du contribuable de Métropole on devrait être pour le moins
raisonnable ! Quels sont les atouts de ce département ? La nature tropicale ses
beautés et l'exotisme caribéen, soit le seul Tourisme ; hélas bien malmené par
l'inhospitalité, les grèves récurrentes et les coûts prohibitifs des séjours
hôteliers face aux autres îles de la Caraïbe dynamiques et aux tarifs plus
alléchants ! Les maigres productions agricoles, Banane et Canne à sucre, sont
portées à bout de bras par l'Etat Français protecteur et philanthrope ! Certes
la crise économique pèse plus lourd par la situation géographique de ce
territoire et le surcoût engendré par les frais prohibitifs de transports des
biens de nécessité tous importés (carburant, produits manufacturés etc...). Il
faudrait certainement regarder de plus près comment améliorer cela ! Le
pourcentage de chômeurs et de RMIstes y est le plus fort de toute la France, ils
sont donc par là même les plus
assistés financièrement de tous les français ! L"argent braguette" (les
allocations familiales) y a encouragé leur nonchalance antillaise
proverbiale néanmoins sympathique ! Que leur faut-il de plus à ces soi-disant
mal-aimés ? En plus ils nous aiment pas trop, nous les
"zoreilles" Français de Métropole, ce qui est un comble, vous l'avouerez ! Il
leur faudrait surtout recouvrer le sens des réalités et travailler un peu plus
par eux-mêmes pour sortir leur île du marasme dans lequel ils l'enfoncent
inconsciemment un peu plus chaque jour qui passe ! Faute de quoi, il faudrait
sérieusement se poser la question de l'indépendance à court ou moyen terme de ce
département. Ce qu'a fait l'Histoire peut être défait, les exemples sont
nombreux! Quel est l'intérêt supérieur de la France de rester ici autre
qu'affectif vis-à-vis des populations : Aucun ! Même le domaine maritime n'a que
peu d'intérêt en perspectives d'exploitation ! A la simple réflexion il leur est
pourtant facile de comparer leur statut et les avantages concrets qu'ils en
tirent par rapport à la misère et à la précarité de leurs voisins immédiats
(Dominique, Barbuda, Antigua, Nevis, St-Kitts, Monserrat etc...) Car la
solidarité nationale a ses limites, que la crise mondiale va encore éroder dans
le temps, que les guadeloupéens fassent bien attention à ne pas trop exagérer,
le point de non-retour serait hélas franchi !
_________________________________________________________________
Téléphonez gratuitement à tous vos proches avec Windows Live Messenger  ! 
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http://www.windowslive.fr/messenger/1.asp

#3983 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Jeudi 19. Février 2009  2:13
Sujet: Péyi anba anba/ Pays en chaos
kounta_banare
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http://www.potomitan.info/kounta/peyi_anba_anba.php

Poème en créole,composé lorsque j'ai attendu trois heures de temps pour
faire 30€ d'essence. Notons que je suis prioritaire( infirmier libéral).
La situation est pénible mais utile. Tenons ferme!!!

#3982 De: kounta-banare <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 18. Février 2009  17:32
Sujet: Les violences en Guadeloupe font leur premier mort - Yahoo! Actualit&eacute;s - Yahoo! Actualités
kounta_banare
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Bonjour,


kounta-banare (kounta_banare@...)
vous fait part d'un article lu sur Yahoo!


* Message d'accompagnement :



Les violences en Guadeloupe font leur premier mort
http://fr.news.yahoo.com/4/20090218/tts-france-guadeloupe-ca02f96.html

============================================================

------------------------------------------------------------
Connaissez-vous Yahoo! France ?
http://decouvrez.yahoo.fr pour tout savoir !

#3981 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 18. Février 2009  1:13
Sujet: Voir Le jeu dangereux des Antilles
kounta_banare
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#3980 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 18. Février 2009  0:55
Sujet: Les produits de première nécessité
kounta_banare
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(La liste du Collectif du 5 février)
Voici la liste des 100 produits de première nécessité établie par le
Collectif de 5 février pour le pouvoir d'achat et l'emploi. Celle-ci
n'a pas de caractère définitif, il ne s'agit que d'une base sur
laquelle les membres du groupe de travail réunis depuis hier doit
plancher. Ce document est donc amené à évoluer au fil des travaux.
Le Collectif a choisi d'y faire figurer des articles alimentaires
essentiels tels que le pain, le riz, le lait, la morue, ou les pommes
de terre. Ainsi que des produits d'hygiène : dentifrice, papier
toilette ou couches bébé.

- Pain 400 g

- Baguette 250 g

- Lait demi écrémé

- Lait concentré sucré

- Fromage

- Fromage râpé

- Oeuf

- Beurre et margarine

- Yaourt

- Sucre local

- Sucre importé

- Sel

- Huile

- Vinaigre

- Farine

- Poivre

- Oignons pays

- Oignons France

- Ail

- Thym

- Fruits frais locaux

- Fruits frais importés

- Laitue

- Tomate

- Carotte

- Concombre

- Banane jaune

- Banane

- Légumes

- Légumes pays

- Citron vert

- Riz

- Pâtes

- Lentilles

- Haricot rouge

- Haricot vert

- Petits pois

- Pomme de terre

- Purée

- Frites

- Confiture

- Miel

- Chocolat

- Confiserie

- Biscuit sec

- Viande

- Jambon

- Poisson

- Morue

- Côte de porc

- Steak haché

- Poulet entier

- Cuisses de poulet

- Ailes de poulet

- Pilons de poulet

- Ailes de dinde

- Petit pot bébé

- Lait nourricier bébé

- Jus bébé

- Eau de source France

- Eau de source locale

- Eau minérale gazéifiée

- Eau minérale plate

- Jus de fruits

- Nectar

- Boissons gazeuses

- Boissons non alcoolisées

- Café

- Thé

- Cacao

- Rhum

- Bière

- Savon toilette

- Dentifrice

- Brosses à dents

- Déodorant

- Lame de rasoir

- Rasoirs jetables

- Bâtonnets oreille

- Papier toilette

- Protection périodique

- Shampooing

- Lait corporel bébé

- Couche bébé

- Serviette de bain

- Gants de toilette

- Alèzes

- Savon lessive

- Javel

- Liquide vaisselle

- Essuie-tout

- Filtre à café

- Allumettes

- Assouplissant

- Nettoyant ménager pour sol

- Nettoyant pour sanitaire

- Sac poubelle

- Eponge

- Balai

- Balai brosse

- Torchon - Serpillère

- Bassine

- Seau

- Insecticide pour rampants

- Insecticide pour volants

#3979 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Mercredi 18. Février 2009  0:31
Sujet: Repression en Guadeloupe
kounta_banare
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Insurrection en Guadeloupe.

Jusqu'à quand, jusqu'où ira-t-on dans ce conflit?
La Guadeloupe et la Martinique sont dans un état chaotique.
L'après-grève sera la grande inconnu.
Il y a les couillonneurs et les couillonnés.
Il y a les pots de fer et les pots de terre.

La repression est une réponse contraire au dialogue, agressive et
opressive.

#3978 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Samedi 14. Février 2009  22:50
Sujet: Aux Antilles, la grève contre la "vie chère" continue
kounta_banare
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Publié le 14/02/2009 à 10:37 - Modifié le 14/02/2009 à 19:50 Le
Point.fr

Des élus des Antilles françaises, paralysées par des grèves, ont
appelé à "assouplir" ces mouvements en raison de leur impact sur
l'économie et la vie quotidienne, alors que de nouvelles
manifestations étaient attendues samedi. A la Guadeloupe, où
le "collectif contre l'exploitation" (LKP) a lancé le mouvement le 20
janvier, Victorin Lurel, président (PS) du conseil régional, et
Jacques Gillot, président (app-PS) du conseil général, ont demandé
un "assouplissement de la grève générale pour que le pays vive plus
normalement". Ils ont également souhaité être reçus par le président
Nicolas Sarkozy.

Alors que les établissements scolaires restent fermés et que les
manifestants contraignent régulièrement les commerces à baisser leur
rideaux de fer, les deux élus ont proposé l'octroi "jusqu'en mai,
peut-être en juin", d'une "prime salariale" de 100 euros mensuels (50
pour chaque collectivité) aux salariés touchant moins de 1,4 fois le
SMIC. Cette proposition, qui pourrait selon eux toucher entre 37.000
et 40.000 bénéficiaires, est une "perche au LKP et au patronat pour
(trouver) un accord". Selon des sources patronales, le mouvement en
Guadeloupe ferait perdre en un mois environ 100 millions d'euros de
PIB. Or, selon l'Insee, les quatre départements français d'outremer
avaient en 2007 un PIB par habitant pratiquement deux fois inférieur
à celui de la métropole. En Martinique, paralysée depuis 10 jours,
plusieurs parlementaires - Alfred Almont (UMP), Serge Letchimy (PPM,
app-PS), Louis-Joseph Manscour (PS) et Alfred Marie-Jeanne (MIM,
indépendantiste)- avaient invité vendredi en ordre dispersé
à "desserrer l'étau" de la grève.

Jégo a entamé des consultations à Paris

Une manifestation est prévue à Fort-de-France et, en Guadeloupe, un
défilé au Moule où la répression d'une manifestation le 14 février
1952 avait fait quatre morts. De longues files d'attente se sont
formées samedi matin devant les stations-services réquisitionnées
dans la banlieue de Pointe-à-Pitre, où un hypermarché a rouvert sous
la protection d'un important dispositif de sécurité. Des dizaines
d'acheteurs se ruent, chariots remplis à ras bord, comme Lidya Edwige
qui se lamente de n'avoir "plus rien à manger depuis deux semaines".
Aucun incident n'a été relevé, mais devant l'établissement un
gendarme a déclaré craindre un "durcissement". En Martinique, dès
quatre heures du matin, les automobilistes faisaient la queue aux
stations-services, dont 45 devaient rouvrir à... midi. Le "collectif
du 5 février", qui mène la grève dans l'île, s'était engagé à
faciliter l'approvisionnement en carburant.

Rentré la veille des Antilles, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
Yves Jégo a de son côté entamé samedi des consultations. Il a reçu le
président de l'Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, qui doit
proposer des solutions pour la fixation des prix de l'essence et des
produits de consommation courante "d'ici l'été". Et, il s'est
également entretenu avec le Haut Commissaire aux solidarités actives,
Martin Hirsch, pour accélérer la mise en place du RSA, anticipée à
2009 dans les DOM. Pendant ce temps, le mouvement lui a fait tâche
d'huile à La Réunion où une centaine de manifestants ont fait
irruption dans un hypermarché de Saint-Denis, distribuant des tracts
contre la vie chère.

#3977 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Samedi 14. Février 2009  8:21
Sujet: Patrimoine industriel aux Antilles
kounta_banare
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Les Antilles


    Christophe Colomb, mandaté par les Rois Très Chrétiens, arriva
dans l'archipel en 1492. La Martinique, elle, est découverte plus
tardivement, le 15 juin 1502, après la Guadeloupe (nov. 1493). Ce
n'est pourtant que trente ans plus tard que les Français, installés
sur l'île de Saint-Christophe, décident de la peupler.

    Belain d'Esnambuc plante le drapeau français sur le sol
martiniquais le 15 septembre 1635. Les Caraïbes, originaires de la
forêt tropicale humide d'Amérique du Sud, occupent alors le pays. La
cohabitation est cordiale dans un premier temps, mais se dégrade
lorsque l'installation des Français prend une forme définitive.
Alternent alors des périodes de guerre et de paix, jusqu'à ce que les
Européens décident d'exploiter intensément le sol. La culture du
pétun (tabac) signifie la perte des peuples caraïbes. En 1657, ils
sont battus et les rescapés sont relégués dans deux îles qui leur
sont concédées, la Dominique et Saint-Vincent.

    C'est dans l'exploitation économique du sol que les îles vont
trouver toute leur justification. Après le pétun, c'est le sucre,
vers les années 1650, qui fait la fortune des colonies. Les
techniques sucrières sont apportées par plusieurs centaines de juifs
marranes chassés du Brésil par les Portugais. Ils connaissent les
pièces indispensables au montage du moulin : les cylindres qui
écrasent la canne et les chaudières où se purifie le sirop. Sous leur
impulsion, dès 1669, l'industrie sucrière antillaise débute et se
développe très rapidement. La Guadeloupe compte, en 1669,
113 sucreries, en 1788, 362, et, en 1847, 530 ; la Martinique, 111,
324 et 498 aux mêmes dates. L'essor est rapide : dès 1717, les
livraisons dépassent les besoins de la métropole et le gouvernement
cherche à réguler la production, non sans provoquer la révolte des
colons en Martinique. Un siècle plus tard, le sucre colonial doit
faire face à de nouveaux problèmes qui viennent de l'expansion du
sucre de betterave, dont les techniques de fabrication sont plus
mécanisées et moins coûteuses. Après diverses vicissitudes, il doit
reconnaître sa défaite. À partir de 1723, parallèlement à celle du
sucre, la culture du café se développe ; pendant un siècle, le café
de la Martinique est réputé. Cette prépondérance économique demeure
jusqu'au milieu du XIXe siècle, puis le sucre de canne s'effondre
devant le sucre de betterave.

    Le moteur humain, essentiel au développement économique, fut la
traite des Africains. De 1660 à 1840, entre trois cent soixante-dix
mille et quatre cent quatre-vingt-dix mille esclaves arrivent aux
Antilles françaises pour travailler dans les plantations,
appelées « habitations » en Martinique - par habitude de voir les
maîtres résider sur leurs terres. À partir du XIXe siècle, les
campagnes abolitionnistes se multiplient et deviennent virulentes.
Après des tentatives de modifications législatives, l'émancipation
est imposée par la révolution de 1848.

    Ce passé lié à l'esclavage constitue le soubassement des sociétés
martiniquaise et guadeloupéenne (Saint-Domingue, devenue Haïti, est
indépendante en 1804), même si l'égalité avec la métropole est
juridiquement reconnue après la Seconde Guerre mondiale avec le
soutien des partis de gauche. Aimé Césaire réclame un statut
départemental pour la Martinique. Le 19 mars 1946, la Martinique et
la Guadeloupe deviennent départements français par la loi dite de
l'assimilation.

    Penser le patrimoine aux Antilles, c'est-à-dire les éléments
constitutifs de la mémoire collective, devient, dans ces conditions,
moins un problème matériel de conservation ou de restauration qu'une
question politique (au sens étymologique du terme). Le patrimoine
constitue, en effet, un héritage commun à préserver. Désigner ou
reconnaître un patrimoine signifie tout uniment l'acceptation du
passé si ce n'est de l'histoire. Aussi la définition d'un patrimoine
est-elle un choix révélateur de la société.
---------------------------------------------------------------------
	 Des ruines, témoins d'une activité économique


    Les vestiges exhumés des broussailles, que l'on peut désormais
visiter en Martinique et en Guadeloupe et que les politiques de
restauration ont mis en valeur, sont les témoignages les plus
caractéristiques de l'activité des plantations jusqu'à la fin du
xixe siècle ; ils font oublier que les habitations étaient aussi des
lieux de vie.

    Les bâtiments industriels ouverts au public permettent de suivre
les étapes de la transformation de la canne, en sucre ou en rhum.
L'habitation fonctionne en autarcie et crée sa matière première pour
la transformer ensuite. Après la coupe de la canne à sucre, les tiges
sont dirigées vers les moulins - à bêtes, à eau ou à vent, suivant
les époques et les lieux. Déchargée, la canne est broyée par des
rolls (engrenages) de bois, de fer ou de fonte, pour en exprimer le
jus. Cette substance, appelée « vesou », est recueillie dans des
chaudières afin d'être clarifiée et concentrée par cuisson, puis -
 dernière étape dans la fabrication du sucre - le sirop des mélasses
est purgé. La masse cuite est alors déposée dans des récipients, par
le fond desquels s'écoule le résidu qui doit cristalliser.

    Les bâtiments encore visibles, comme ceux de l'habitation-
sucrerie Dizac au Diamant en Martinique, récemment restaurée et
ouverte au public, témoignent de l'état des connaissances
technologiques du xviiie et du xixe siècle. En effet, si on retrouve
parfois par hasard les vestiges des habitations-sucreries, c'est
parce que la plupart d'entre elles ont été abandonnées à la fin du
xixe siècle. Le temps a passé, elles ont été oubliées et envahies par
les mauvaises herbes, les principaux bâtiments sont facilement
identifiables.

    La pièce centrale et imposante d'une sucrerie est le moulin. Sur
l'habitation-sucrerie Dizac, exploitée dès la fin du xviiie siècle,
le moulin, qui était actionné par des bœufs ou des chevaux, a un
diamètre de 15 mètres. Ailleurs, le moulin peut être à eau, comme sur
l'habitation de Fonds-Saint-Jacques en Martinique, de l'Anse Céron
(Le Prêcheur, Martinique), ou encore sur l'habitation Acajou sur les
hauteurs du Lamentin (Martinique). Ces moulins étaient tous alimentés
par un canal de dérivation qui était signalé, en raison de son
importance, dans tous les documents officiels. L'acte de vente de
l'habitation Acajou donne la description d'un corps de bâtiment
construit en maçonnerie, couvert de tuiles, renfermant le pied du
moulin à eau ; il précise qu'il est alimenté par un canal et une
digue. Au XIXe siècle, le moulin à vapeur remplace le moulin à bêtes
et, à Dizac comme sur beaucoup d'habitations, il est de fabrication
anglaise, de la marque Fletcher & Derby, réputée plus solide.

    La sucrerie regroupe toutes les étapes de cuisson du jus de
canne. Celle-ci se fait dans des chaudières de 1 mètre de diamètre
environ, que l'on retrouve éparses dans le paysage dont elles sont
devenues un élément décoratif (bacs à fleurs, etc.). Chacune avait
une fonction spécifique et portait un nom selon la place occupée dans
le processus de préparation du sucre.

    Sur l'habitation Dizac, l'équipement des chaudières est intact.
Il y a la « grande » qui recueille tout le jus de canne,
la « propre » où le jus de canne est purifié une première fois,
le « flambeau » où le vesou est réduit, le « sirop » et, enfin, la
dernière, la « batterie » où le sirop termine sa cuisson.

    Il reste souvent, sur les vieilles habitations, la purgerie qui
abrite les formes à sucre et la vinaigrerie, ou guildiverie, où l'on
distille le tafia pour la consommation de l'habitation en alcool de
canne ou pour la vente de rhum.



---------------------------------------------------------------------
	 La maison de maître, témoin des fastes créoles


    Alors que, dans les inventaires patrimoniaux, la maison du maître
figure en première place, souvent elle ne fait pas partie de la
visite des anciennes habitations soit parce qu'elle est devenue une
demeure strictement privée, soit simplement parce qu'elle n'existe
plus. Sinon, elle semble détachée de l'ensemble industriel pour
rappeler alors un faste créole du xviiie siècle, « riche comme un
créole », disait-on alors même si cette réalité connaissait bien des
avatars. Elle est montrée comme un lieu de vie sans rapport avec les
bâtiments industriels. La destination économique de l'habitation est
oubliée au profit de l'évocation de l'art de vivre créole.

    Les maisons de maître sont généralement construites en bois au
xviiie siècle, alors que celles du xviie siècle étaient édifiées en
pierres lourdes, sur le modèle des fermes françaises, comme à Fonds-
Saint-Jacques, en Martinique, et au Mont-Carmel, en Guadeloupe. Au
milieu de terres agricoles, les maisons coloniales sont construites
au centre du domaine de façon légèrement surélevée pour bénéficier
des vents. Certaines maisons comme celle de l'habitation Leyritz,
devenue hôtel, ont été transformées en conservatoire du confort
créole. Les meubles présentés sont en acajou massif de Guyane, le
mahogany. Ils sont typiques de la vie coloniale : le lit à fines
colonnes sculptées, le fauteuil à bascule nommé « berceuse », le
fauteuil articulé de planteur, les grandes tables massives, les
hautes consoles où déposer les cruches d'eau fraîche...

© Encyclopædia Universalis 2004,

#3976 De: "Kounta" <kounta_banare@...>
Date: Samedi 14. Février 2009  8:09
Sujet: Les oubliés de l'histoire : les esclaves
kounta_banare
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Reste-t-il trace de l'esclavage dans cet élégant récit du passé
qui nous est proposé ? Le rappel en est discret et succinct.

    À côté de la maison du maître, la cuisine évoque le travail
domestique, exécuté par des esclaves jusqu'à l'émancipation de 1848.
Cette case, construite à l'écart, placée sous le vent pour éviter les
odeurs, fait le lien avec les acteurs de ce passé qui ont le moins
d'histoire, les esclaves. Le cachot voûté aux murs épais conservé sur
certaines habitations - sur l'habitation Dubuc du Galion dans le nord
de la Martinique ou sur l'habitation Céron au Prêcheur - le rappelle
plus brutalement... lorsque son existence est signalée. Mais il ne
fait pas toujours partie de la visite, par crainte de raviver le
souvenir des conflits engendrés par l'esclavage, conflits propres à
des habitations sur lesquelles maîtres et esclaves se cotoyaient de
façon très proche, surtout sur les habitations martiniquaises où le
propriétaire des terres ne déléguait pas son pouvoir à un géreur
(gérant d'habitation), à la différence de la Guadeloupe ou de Saint-
Domingue : seulement trente pas pouvaient séparer la maison du maître
des premières cases d'esclaves - ce qui engendrait des relations
complexes, des tensions extrêmes, sans parler des crimes par
empoisonnement qui se multiplient au milieu du XVIIIe siècle.

    Très souvent les cases des esclaves ne sont pas conservées, ne
sont pas identifiées ou ne sont pas visitables comme telles. Quelques-
unes sont conservées sur l'habitation-poterie des Trois-Îlets
(Martinique) ou sur l'habitation de l'Anse Latouche au Carbet
(Martinique)...

    Les cases des esclaves étaient peu éloignées de la maison du
maître afin de faciliter leur surveillance ; elles étaient aussi
placées sous le vent de la maison à cause des accidents de feu que
rapporte le père Labat, chroniqueur des années d'installation du
système colonial. Leur organisation spatiale est différente suivant
les lieux. En Guadeloupe, les cases des esclaves ne sont pas agencées
suivant un plan précis, à la différence de la Martinique, où elles
sont le plus souvent alignées.

    Au début du xviiie siècle, les cases des esclaves sont moins
souvent construites en matériaux légers : ils sont remplacés par la
pierre et la tuile. Le père Labat recommande de ne pas négliger de
les bâtir avec ordre et de les séparer les unes des autres par une ou
deux rues. Ces cases sont individuelles ou familiales ; elles ne
comptent qu'une pièce ou deux, éclairées par la porte d'entrée pleine
jusqu'à mi-hauteur seulement. Des maisons collectives existaient
aussi. Sur l'habitation Acajou, il y avait, par exemple, des
bâtiments construits en planches, couverts de tuiles et « divisés en
petits appartements servant de cases à Nègres ».

    C'est dans ces lieux que s'organisait la sociabilité des
esclaves, qui n'est rapportée avec précision que par quelques
témoins. Il serait essentiel d'insister sur la vie privée des
esclaves dans la reconstruction de la mémoire historique des Antilles
et de présenter l'habitation comme unité de vie tout autant que de
production.
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