Hôtel Balladins, rue Buzot, à 14h30, dimanche 6 Décembre
Témoignage de Chantal WEIL
"Mon expérience avant, et après le départ de Frédérique"
En seconde partie, médiumnité en salle avec TANIA
Participation aux frais : 8€ - 6€ pour les adhérents à Mirabilis, étudiants,
chômeurs.
Réservation conseillée au 02 32 24 02 99
Site : http://mirabilis.over-blog.org
Bonsoir,
Tout d'abord je vous souhaite la bienvenue dans ce groupe.
Je pense que vous trouverez ici quelqu'un qui vous comprendra et à qui
vous pourrez donc vous confier.
Cordialement.
--- Dans mieuxvivreundeuil@..., "svaleur" <svaleur@...> a
écrit :
>
> Bonjour
>
> Je suis tombée sur ce site par hasard.
>
> J'ai perdu mon mari il y a 2 mois, et je suis mal, je suis triste. Je
> voudrais parler avec des personnes qui vivent la meme situation que
> moi, car je n'ose pas toujours en parler à mon entourage de peur
> qu'ils ne comprennent pas toujours ce que je peux ressentir
>
Bonjour
Je suis tombée sur ce site par hasard.
J'ai perdu mon mari il y a 2 mois, et je suis mal, je suis triste. Je
voudrais parler avec des personnes qui vivent la meme situation que
moi, car je n'ose pas toujours en parler à mon entourage de peur
qu'ils ne comprennent pas toujours ce que je peux ressentir
Bonjour à tous,
Je vous fais suivre le texte que j'ai reçu d'une journaliste de cette
émission.
"je suis journaliste à Toute une histoire, émission présentée et
produite par Jean-Luc Delarue, diffusée sur France 2 tous les jours.
Nous préparons actuellement une émission autour du deuil du conjoint
et nous sommes à la recherche de témoignages de personnes qui
auraient perdu leur conjoint ou conjointe brutalement alors qu'ils
nageaient dans le bonheur. Peut-être pouvez-vous m'aider dans ma
recherche de témoignages? Si vous souhaitez avoir plus
d'informations, n'hésitez pas à me joindre au 01.53.84.29.92.
J'espère à très bientôt
Aurélie Schilling"
Je vous laisse aussi son e-mail : aschilling@....
Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas.
Cordialement.
Sophie POETE
bonjour valérie,je te donne mon adresse perso comme tu me la demander c un
compte msn sylvia15110@... voilà,garde la force je ferai tout pour
t'être utile,je serai ta confidente,ton amie sur lequel tu pourra tjs compter
sur moi.je te fait une grosse bise val et tient le coup.bon courage.sylvie.
valerie-brunel <valerie-brunel@...> a écrit : Bonjour Sylvie,
Je prends 5 mn pour t'envoyer un petit mot, car je suis a mon travail ce matin.
J'espère que tu vas bien.
Je suis désolée de ne pas t'avoir répondu plus tot mais en ce moment nous avons
beaucoup de travail...
Je vais quand meme essayer d'etre plus présente pour toi.
Je n'ai pas de compte yahoo, mais une adresse msn.
Donne moi une adresse perso et je te donnerai la mienne, nous pourrons discuter
plus tranquillement que sur un groupe, je pense.
Si tu veux me parler un peu de toi?
Aujourd'hui, j'ai un peu le moral dans les chaussettes, car il y a eut un nouvel
incident dans ma vie hier soir, et j'ai du mal a gérer...
Mais je préférerais t'en parler en privée ou sur msn...
Je te laisse pour le moment,
A bientot j'espère
Val
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
---------------------------------
Découvrez un nouveau moyen de poser toutes vos questions quelque soit le sujet
! Yahoo! Questions/Réponses pour partager vos connaissances, vos opinions et vos
expériences. Cliquez ici.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Bonjour Sylvie,
Je prends 5 mn pour t'envoyer un petit mot, car je suis a mon travail ce matin.
J'espère que tu vas bien.
Je suis désolée de ne pas t'avoir répondu plus tot mais en ce moment nous avons
beaucoup de travail...
Je vais quand meme essayer d'etre plus présente pour toi.
Je n'ai pas de compte yahoo, mais une adresse msn.
Donne moi une adresse perso et je te donnerai la mienne, nous pourrons discuter
plus tranquillement que sur un groupe, je pense.
Si tu veux me parler un peu de toi?
Aujourd'hui, j'ai un peu le moral dans les chaussettes, car il y a eut un nouvel
incident dans ma vie hier soir, et j'ai du mal a gérer...
Mais je préférerais t'en parler en privée ou sur msn...
Je te laisse pour le moment,
A bientot j'espère
Val
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
bjs val jaimerai bien pouvoir discuter avec toi quand tu le souhaitera,je suis
souvent sur yahoo jai 2 adresse celle ci et lautre c sylvia15110,passe une bonne
journée jattends de té nvel.bisous sylvia.
valerie-brunel <valerie-brunel@...> a écrit : Coucou Sylvie,
Ton petit message resume en quelques mots ta souffrance.
J'ai moi meme perdu un etre tres cher il va y avoir 5 ans déja...
Je dis déjà, parce que c'est tellement si prés, tellement si loin.
Est ce que je vais bien? est ce que je surmonte, je sais pas. des jours oui, des
jours non, il y a toujours l'absence...
Si tu veux que nous parlions, je suis là et j'essayrais de t'aider de mon mieux,
Je t'embrasse et a bientot j'espère
Val
----- Original Message -----
From: sylvie nozières
To: mieuxvivreundeuil@...
Sent: Thursday, July 13, 2006 9:24 AM
Subject: [Mieux vivre un deuil] qui peut comprendre ma douleur
bjs à vous tous,depuis 7ans je vis un cauchemard sur lequel je men remet
diffiçilement.j'aimerais tellement en parler avec des personnes qui comprenne ma
douleur.Je pourrais à mon tour vous écouter aussi.je vous dit à bientôt.sylvia.
---------------------------------
Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et son
interface révolutionnaire.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
---------------------------------
Découvrez un nouveau moyen de poser toutes vos questions quelque soit le sujet
! Yahoo! Questions/Réponses pour partager vos connaissances, vos opinions et vos
expériences. Cliquez ici.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
bonjour à vous tous je suis déçu depuis que je suis inscrite à se groupe je
n'est eu qu'une seule amie qui ma écrit,j'attends vos réponse svp.merci pour
tout se que vous ferer pour moi.
---------------------------------
Découvrez un nouveau moyen de poser toutes vos questions quelque soit le sujet
! Yahoo! Questions/Réponses pour partager vos connaissances, vos opinions et vos
expériences. Cliquez ici.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
coucou valérie je suis bien contente enfin que qq ma écris tu es la première
j'appréçis sincèrement,jaimerai biensure te parler je me sent seule.si tu ve tu
peux me joindre sur yahoo(sylvia15110)jy suis tout les jours ça me change les
idées.merci bcp bisous à bientot.sylvia.
valerie-brunel <valerie-brunel@...> a écrit : Coucou Sylvie,
Ton petit message resume en quelques mots ta souffrance.
J'ai moi meme perdu un etre tres cher il va y avoir 5 ans déja...
Je dis déjà, parce que c'est tellement si prés, tellement si loin.
Est ce que je vais bien? est ce que je surmonte, je sais pas. des jours oui, des
jours non, il y a toujours l'absence...
Si tu veux que nous parlions, je suis là et j'essayrais de t'aider de mon mieux,
Je t'embrasse et a bientot j'espère
Val
----- Original Message -----
From: sylvie nozières
To: mieuxvivreundeuil@...
Sent: Thursday, July 13, 2006 9:24 AM
Subject: [Mieux vivre un deuil] qui peut comprendre ma douleur
bjs à vous tous,depuis 7ans je vis un cauchemard sur lequel je men remet
diffiçilement.j'aimerais tellement en parler avec des personnes qui comprenne ma
douleur.Je pourrais à mon tour vous écouter aussi.je vous dit à bientôt.sylvia.
---------------------------------
Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et son
interface révolutionnaire.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des conditions
d'utilisation.
__,_.coucou valérie _,___
---------------------------------
Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et son
interface révolutionnaire.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Coucou Sylvie,
Ton petit message resume en quelques mots ta souffrance.
J'ai moi meme perdu un etre tres cher il va y avoir 5 ans déja...
Je dis déjà, parce que c'est tellement si prés, tellement si loin.
Est ce que je vais bien? est ce que je surmonte, je sais pas. des jours oui, des
jours non, il y a toujours l'absence...
Si tu veux que nous parlions, je suis là et j'essayrais de t'aider de mon mieux,
Je t'embrasse et a bientot j'espère
Val
----- Original Message -----
From: sylvie nozières
To: mieuxvivreundeuil@...
Sent: Thursday, July 13, 2006 9:24 AM
Subject: [Mieux vivre un deuil] qui peut comprendre ma douleur
bjs à vous tous,depuis 7ans je vis un cauchemard sur lequel je men remet
diffiçilement.j'aimerais tellement en parler avec des personnes qui comprenne ma
douleur.Je pourrais à mon tour vous écouter aussi.je vous dit à bientôt.sylvia.
---------------------------------
Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et son
interface révolutionnaire.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
bjs à vous tous,depuis 7ans je vis un cauchemard sur lequel je men remet
diffiçilement.j'aimerais tellement en parler avec des personnes qui comprenne ma
douleur.Je pourrais à mon tour vous écouter aussi.je vous dit à bientôt.sylvia.
---------------------------------
Yahoo! Mail réinvente le mail ! Découvrez le nouveau Yahoo! Mail et son
interface révolutionnaire.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
--- Dans mieuxvivreundeuil@..., "patdud62" <patdud62@y...>
a écrit
>
> enfin quelqu'un pour me comprendre
> j'ai perdu ma maman, il y a 4 mois. Elle me manque terriblement.
> Je la savais malade mais je n'aurais pas cru quelle m'aurais si vite
> quittée. j'avais encore tant besoin d'elle et elle tant besoin de
nous.
>
> A bientot j'espère
>
> patricia
>
bonsoir patricia je me présente comme une amie je comprends ta
tristesse car moi aussi mon papa est décédé ainsi que mon mari et
depuis jai du mal à réaliser cette disparition je narrive pas à
réaliser se qui m'est tomber sur la tête.si tu ve que lon discute un pe
je reste a ta dispo.bisous sylvie.
enfin quelqu'un pour me comprendre
j'ai perdu ma maman, il y a 4 mois. Elle me manque terriblement.
Je la savais malade mais je n'aurais pas cru quelle m'aurais si vite
quittée. j'avais encore tant besoin d'elle et elle tant besoin de nous.
A bientot j'espère
patricia
Chère Emeline,
Je ne peux que vous comprendre, ma mère est décédé en
mars 2002 et au jour d'aujourd'hui je ne peux pas
l'oublier, elle est dans nos pensées quotidiennement.
Sachez qu'elle estprès de vous et veille sur vous et
votre petite famille.
Si vous avez besoin de discuter je reste à votre
écoute.
Bon courage
Je vous embrasse
--- eme_59 <eme_59@...> a écrit :
---------------------------------
bonjour,
je suis nouvelle et j'espere que se groupe sera bien
se que je n'en
doute pas !Je m'apelle emeline ,j'ai 17ans je vis seul
avc mon pere
et mon petit frere depuis le décés de ma mere decembre
2003!je sais
ca fait loin pour en parler mais voula je n'arrive pas
a oublier et
je suis toujours aussi triste,il me manque quelque
choses...
mon pere suite a cela nous a achetés une petite
chienne a moi et a
mon frere heureusement qu'elle est la pour secher nos
larme quand un
coup de cafard arrive ! bon je vais vous laisser et
courage a tous
ceux ki on perdu un etre qui leur etait cher.
cordialement
emeline
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail
à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail
à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à
l'acceptation des conditions d'utilisation.
___________________________________________________________________________
Appel audio GRATUIT partout dans le monde avec le nouveau Yahoo! Messenger
Téléchargez cette version sur http://fr.messenger.yahoo.com
bonsoir,
ma mere est décédée d'un cancer du sein qui c'est generaliser par la suite.
Moi contrairement a toi j'en ai beaucoup parler c'est ce qui m'a permis de ne
pas faire les betises au quel je pensais!c'est parfois trés difficile car a mon
age (comme a tous les age)on a besoin de sa mére !maus bon on n'y peu rienc'set
comme cela !
sur ceux je te laisse
amicalement
emeline
Madeleine Fortier <madeleine.fortier@...> a écrit :
Bonjour Emeline,
De quoi est morte ta mère?
Décembre 2003, c'est encore très récent. Moi j'ai perdu mon conjoint en
mai 2003, des suites d'un cancer, et je commence à peine à parler -
vouloir vraiment parler - de ce que je ressens. Longtemps je n'en ai
parlé de peur de ne plus pouvoir arrêter de pleurer si je commençais à
vraiment creuser ma peine.
Je rencontre depuis quelque temps quelqu'un qui m'aide à regarder et
analyser ma peine, à bien en parler. Je n'étais pas prête avant, mais
maintenant je me sens capable de le faire et cela fait énormément de bien.
Bon courage.
Madeleine
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des conditions
d'utilisation.
---------------------------------
Appel audio GRATUIT partout dans le monde avec le nouveau Yahoo! Messenger
Téléchargez le ici !
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Bonjour Emeline,
De quoi est morte ta mère?
Décembre 2003, c'est encore très récent. Moi j'ai perdu mon conjoint en
mai 2003, des suites d'un cancer, et je commence à peine à parler -
vouloir vraiment parler - de ce que je ressens. Longtemps je n'en ai
parlé de peur de ne plus pouvoir arrêter de pleurer si je commençais à
vraiment creuser ma peine.
Je rencontre depuis quelque temps quelqu'un qui m'aide à regarder et
analyser ma peine, à bien en parler. Je n'étais pas prête avant, mais
maintenant je me sens capable de le faire et cela fait énormément de bien.
Bon courage.
Madeleine
bonjour,
je suis nouvelle et j'espere que se groupe sera bien se que je n'en
doute pas !Je m'apelle emeline ,j'ai 17ans je vis seul avc mon pere
et mon petit frere depuis le décés de ma mere decembre 2003!je sais
ca fait loin pour en parler mais voula je n'arrive pas a oublier et
je suis toujours aussi triste,il me manque quelque choses...
mon pere suite a cela nous a achetés une petite chienne a moi et a
mon frere heureusement qu'elle est la pour secher nos larme quand un
coup de cafard arrive ! bon je vais vous laisser et courage a tous
ceux ki on perdu un etre qui leur etait cher.
cordialement
emeline
Merci, Nadia, pour votre réponse.
Il y a plusieurs façons de vivre un deuil, on peut être bouleversé
jusqu'à perdre ses repères, on peut se sentir abandonné,
ne plus être le ou la même.
Cela peut conduire au désert affectif.
D'autres fois, on admet que c'est l'ordre des choses.
Que faire des sentiments posistifs et négatifs vis-à-vis
de ceux qui partent?
Vous dites être "persécutée" qu'entendez-vous par là?
Ressentez-vous une présence angoissante?
Je souhaite vous aider.
Fredy
Elharizi Nadia <elharizin@...> wrote:
Bonsoir,
Merci beaucoup de votre soutient, il est effectivement
très dur de perdre quelqu'un que l'on aime surtout si
elle est jeune.
Ma mère était tout pour moi, heureusement que j'ai ma
fille de 7 ans qui me redonne chaque jour goût à la
vie, mais malheureusement parfois la douleur prend le
dessus.
Ma mère était une femme douce et qui nous aimait nous
les enfants et son mari.
Merci encore à bientôt
Nadia
--- Cohen Freddy <cohenfredy@...> a écrit :
---------------------------------
J'ai été extrémement touché par votre lettre, sa
sincérité, son desespoir.
Votre deuil est une des plus terribles épreuves que
l'on puisse traverser: perdre
sa maman, aimante et irremplaçable.
Pouvez-vous parler d'Elle ?
Avez-vous un auditeur digne d'Elle?
elharizin <elharizin@...> wrote:
Déjà 2 ans et demi et je n'arrive toujours pas à me
remettre de son départ.
J'ai 34 ans, elle en avait 49.
Elle est rentrée à l'hôpital et puis 15 jours après
annonce d'un cancer fulgurant, elle est
morte en me tenant la main.
J'étais extrêment proche d'elle, elle me manque
terriblement.
Malgrès que je sois marié et que j'ai une fille de 7
ans, cela n'empêche ma douleur
quotidienne depuis 2 ans et demi. J'ai l'impression
que cela devient persecutant.
Je vis dans le noir et si je ne vois pas la lumière
d'ici peu je pense mettre fin à mùes jours
je n'en peux plus aidez moi............
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail
à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail
à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à
l'acceptation des conditions d'utilisation.
Yahoo! Mail - Votre e-mail personnel et gratuit qui
vous suit partout !
Créez votre Yahoo! Mail sur http://mail.yahoo.fr
[Les parties de ce message comportant autre chose que
du texte seul on été supprimées]
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail
à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail
à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à
l'acceptation des conditions d'utilisation.
Découvrez le nouveau Yahoo! Mail : 250 Mo d'espace de stockage pour vos mails !
Créez votre Yahoo! Mail sur http://fr.mail.yahoo.com/
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des conditions
d'utilisation.
---------------------------------
Découvrez le nouveau Yahoo! Mail : 250 Mo d'espace de stockage pour vos mails !
Créez votre Yahoo! Mail
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Bonsoir,
Merci beaucoup de votre soutient, il est effectivement
très dur de perdre quelqu'un que l'on aime surtout si
elle est jeune.
Ma mère était tout pour moi, heureusement que j'ai ma
fille de 7 ans qui me redonne chaque jour goût à la
vie, mais malheureusement parfois la douleur prend le
dessus.
Ma mère était une femme douce et qui nous aimait nous
les enfants et son mari.
Merci encore à bientôt
Nadia
--- Cohen Freddy <cohenfredy@...> a écrit :
---------------------------------
J'ai été extrémement touché par votre lettre, sa
sincérité, son desespoir.
Votre deuil est une des plus terribles épreuves que
l'on puisse traverser: perdre
sa maman, aimante et irremplaçable.
Pouvez-vous parler d'Elle ?
Avez-vous un auditeur digne d'Elle?
elharizin <elharizin@...> wrote:
Déjà 2 ans et demi et je n'arrive toujours pas à me
remettre de son départ.
J'ai 34 ans, elle en avait 49.
Elle est rentrée à l'hôpital et puis 15 jours après
annonce d'un cancer fulgurant, elle est
morte en me tenant la main.
J'étais extrêment proche d'elle, elle me manque
terriblement.
Malgrès que je sois marié et que j'ai une fille de 7
ans, cela n'empêche ma douleur
quotidienne depuis 2 ans et demi. J'ai l'impression
que cela devient persecutant.
Je vis dans le noir et si je ne vois pas la lumière
d'ici peu je pense mettre fin à mùes jours
je n'en peux plus aidez moi............
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail
à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail
à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à
l'acceptation des conditions d'utilisation.
Yahoo! Mail - Votre e-mail personnel et gratuit qui
vous suit partout !
Créez votre Yahoo! Mail sur http://mail.yahoo.fr
[Les parties de ce message comportant autre chose que
du texte seul on été supprimées]
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail
à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail
à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à
l'acceptation des conditions d'utilisation.
Découvrez le nouveau Yahoo! Mail : 250 Mo d'espace de stockage pour vos mails !
Créez votre Yahoo! Mail sur http://fr.mail.yahoo.com/
J'ai été extrémement touché par votre lettre, sa sincérité, son desespoir.
Votre deuil est une des plus terribles épreuves que l'on puisse traverser:
perdre
sa maman, aimante et irremplaçable.
Pouvez-vous parler d'Elle ?
Avez-vous un auditeur digne d'Elle?
elharizin <elharizin@...> wrote:
Déjà 2 ans et demi et je n'arrive toujours pas à me remettre de son départ.
J'ai 34 ans, elle en avait 49.
Elle est rentrée à l'hôpital et puis 15 jours après annonce d'un cancer
fulgurant, elle est
morte en me tenant la main.
J'étais extrêment proche d'elle, elle me manque terriblement.
Malgrès que je sois marié et que j'ai une fille de 7 ans, cela n'empêche ma
douleur
quotidienne depuis 2 ans et demi. J'ai l'impression que cela devient
persecutant.
Je vis dans le noir et si je ne vois pas la lumière d'ici peu je pense mettre
fin à mùes jours
je n'en peux plus aidez moi............
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des conditions
d'utilisation.
Yahoo! Mail - Votre e-mail personnel et gratuit qui vous suit partout !
Créez votre Yahoo! Mail sur http://mail.yahoo.fr
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Université de Montréal - Canada - :
Forum: Vivre et laisser mourir
Reportage Par Mons. Mathieu-Robert Sauvé
--------------------------------------------------------------------------------\
------------------------
Vivre et laisser mourir - Le deuil non
résolu constitue un terrain
propice au surmenage professionnel.
--------------------------------------------------------------------------------\
-------------------------
Par: Margaret Kiely
--------------------------------------------------------------------------------\
-------------------------
La perte d'un emploi, un divorce ou le départ du
petit dernier de la maison
familiale peuvent accentuer l'intensité du deuil
à la suite de la mort d'un
proche. "La façon dont vous avez vécu les
séparations les plus significatives de
votre vie peut présager la manière dont vous
vivrez vos deuils", dit Margaret
Kiely, professeure au Département de psychologie
et spécialiste des questions
reliées à la mort.
Ces bouleversements peuvent même faire basculer
l'état psychologique. Le deuil
devient alors un lourd boulet qu'on traîne
inconsciemment jusqu'à ce qu'il
réapparaisse sous une forme inattendue. Une
étudiante de Mme Kiely, Francine
Fontaine, a déjà rédigé une thèse de doctorat sur
la relation entre le nombre de
deuils subis et la propension à souffrir de
surmenage professionnel. Le résultat
était très significatif: l'épuisement
professionnel était relié au nombre de
deuils mal cicatrisés. "Notre capacité
intrinsèque de s'adapter est étonnante,
estime Mme Kiely. Mais les petits deuils non
résolus peuvent avoir des
conséquences très sérieuses."
Parmi les symptômes, on trouve bien sûr
l'anxiété, mais aussi l'hostilité, voire
la haine envers la personne décédée ou ses
proches. La culpabilité, la
dépression, les malaises physiques divers, la
perte de l'appétit, de la
concentration, du sommeil sont aussi observés.
Certains endeuillés reproduiront
même les malaises qui ont coûté la vie à la
personne décédée. "Malgré tout, 90%
des deuils se passent relativement bien, rapporte
Mme Kiely. Mais dans certains
cas, une intervention psychologique est
nécessaire. Il ne faut pas hésiter."
Il n'existe pas de deuils faciles. Mais certains
appartiennent au domaine du
pathologique. "J'ai déjà fait la connaissance
d'une femme qui allait chaque jour
au cimetière pleurer son fils mort 12 ans plus
tôt. Il s'agit dans ce cas-là
d'une véritable maladie. Cette femme a
complètement cessé de vivre. Même les
gens qui l'entourent n'ont pu profiter de sa
présence."
Comme l'a expliqué Mme Kiely le 18 février
dernier à un groupe d'employés réunis
par le Comité syndical d'aide aux employés
(section locale 1244), un deuil peut
durer quelques semaines, quelques mois ou
quelques années, mais comporte les
mêmes étapes. À la suite du choc, une prise de
conscience de la perte précède la
phase d'apaisement, qui mène à la guérison, à la
cicatrisation. "À la fin du
processus, le deuil est résolu bien qu'il ne
disparaisse jamais tout à fait. Les
anniversaires, notamment, demeurent des moments
'sensibles'. On s'adapte peu à
peu, tout en permettant le renouveau dans notre
vie."
L'importance du rituel
À titre de consultante, Mme Kiely a rencontré à
quelques reprises des gens qui
voulaient éviter tout contact avec la mort. À la
suite du décès d'un membre de
la famille, ils exigeaient par exemple que
l'entreprise funéraire dispose du
corps entre la morgue et le cimetière sans qu'ils
aient à intervenir.
"Cela me semble une erreur, explique la
psychologue. Le rituel, qu'il soit
religieux ou pas, est essentiel, car cette étape
fait partie de la vie. Ceux qui
portent le deuil doivent voir le corps. Sinon, le
processus risque d'être
perturbé. Les femmes d'Amérique du Sud qui se
promènent avec la photo de leur
fils disparu 25 ans plus tôt et dont on n'a
jamais retrouvé la trace vivent un
véritable drame. Elles ne tournent jamais la
page. Par ailleurs, combien de fois
a-t-on vu des familles soulagées d'apprendre que
le corps d'un noyé avait enfin
été retrouvé?"
Bien que banalisée par la télévision, la mort
reste un drame dans la vraie vie.
Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser,
les enfants sont capables d'en
comprendre le sens. "L'idée voulant qu'il faut
protéger les enfants est
complètement fausse. On ne doit pas trop en dire,
mais on ne doit pas leur
cacher la réalité", dit la psychologue d'origine
américaine. S'ils veulent
assister aux funérailles, il vaut mieux le leur
permettre, estime-t-elle.
Pire encore, annoncer à son enfant que
"grand-maman est partie pour un grand
voyage" pour éviter de recourir au concept de
mort pourrait provoquer la
détresse dans son imaginaire. S'il voit son père
faire ses valises, il se
demandera s'il ne va pas rejoindre sa grand-mère
dans ce pays dont on ne revient
pas.
Deuils difficiles
S'il n'y a pas de deuils faciles, certains sont
indiscutablement plus difficiles
à vivre. La mort d'un enfant suscite chez un
parent une immense douleur. Les
décès à répétition sont également de terribles
épreuves, de même que les morts
subites. Il y a aussi des morts "stigmatisantes".
Les proches de victimes du
sida, de suicide ou d'homicide, notamment, sont
souvent gênés de confier leur
peine, ce qui n'aide en rien le processus de
libération.
"Je suis contente de voir naître des associations
d'endeuillés, signale Mme
Kiely. Cela ne peut qu'aider à exprimer les
émotions vécues."
En tout cas, pour la cinquantaine de personnes
qui assistaient à la
conférence-midi, ce sujet était préoccupant.
Comme l'a expliqué à Forum la
déléguée du Comité syndical d'aide aux employés,
Ginette Lambert, le choix de ce
sujet faisait suite à une consultation auprès des
membres. "À une époque où les
employés quittent leur milieu de travail à un âge
précoce et où ils doivent
souvent prendre soin de leurs parents âgés, la
mort est vécue comme une nouvelle
rupture. Ils veulent connaître les moyens de
mieux l'apprivoiser."
--------------------------------------------------------------------------------\
-----------------------------
__________________________________________________________
Lèche-vitrine ou lèche-écran ?
magasinage.yahoo.ca
L’accompagnement des personnes en deuil
Geneviève LEMAIGNAN. Avril 2000.
Psychologue à la Maison Médicale Jeanne Garnier
Paris 15ème.
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Dans la mouvance d’une nouvelle prise en compte
sociale de la fin de vie et de la mort,
l’expression du deuil commence à retrouver la
place qu’elle avait progressivement perdue.
En effet, durant la deuxième partie du XXème
siècle, l’évolution de notre société s’est faite
vers un rejet et une occultation du deuil. Trop
souvent encore, l’endeuillé ne doit pas
manifester sa douleur en public au-delà de
l’enterrement et des semaines qui le suivent. Il
lui est implicitement demandé de se réadapter
immédiatement à une vie normale.
Or le travail de deuil est inéluctable et
incontournable. Si celui-ci ne peut s’accomplir,
l’endeuillé va se retrouver démuni dans la
traversée de ce deuil, entravé dans l’expression
de sa détresse et de ses sentiments.
=================================
1. Qu’est-ce que le deuil et le travail de deuil
?
=================================
Le deuil est le temps secondaire à une perte, et
en particulier secondaire à la mort d’un être
proche.
Pour Freud[1], « le deuil est régulièrement la
réaction à la perte d’une personne aimée ou d’une
abstraction venue à sa place, comme la patrie, la
liberté, un idéal, etc.… il comporte de graves
écarts par rapport au comportement de vie normal.
Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un
certain laps de temps… »
Le deuil est un processus normal qui concerne
toute personne adulte au cours de sa vie. Il
s’agit donc de ne pas le médicaliser en excès,
mais de reconnaître ce processus et de le laisser
s’exprimer, dans l’extrême variété de ses
manifestations. En effet, la confrontation à la
mort peut être plus ou mois précoce, préparée,
accompagnée.
Le « travail de deuil » est la dépense d’énergie
psychique correspondant à la reconnaissance de la
mort et de ses implications, associée à la
gestion des sentiments secondaires à cette perte.
Dans un premier temps, il s’agit pour la personne
en deuil de désinvestir tous les liens affectifs
avec le défunt. Cette séparation d’avec l’être
aimé est rendue possible grâce à
l’intériorisation de cette personne. Réaliser un
deuil, c’est remplacer une absence effective par
une présence intérieure. Ce long processus va
permettre à l’endeuillé de garder le souvenir du
défunt présent en elle, puis de vivre à nouveau
disponible aux autres, de réinvestir à nouveau la
vie et de s’impliquer dans de nouveaux liens.
Ce travail de deuil est unique pour chaque
endeuillé. Il est lié à son propre
fonctionnement, à la particularité de la relation
en cause et à son histoire personnelle.
Tout deuil peut venir réveiller les situations
antérieures de pertes et réactiver les sentiments
vécus alors. Il peut s’agir de deuils anciens ou
de séparations diverses, y compris les
séparations les plus archaïques d’avec la mère,
premier objet d’amour.
Plus ces expériences antérieures auront été
élaborées et acceptées, plus facile sera le deuil
actuel ; à l’inverse, si celles-ci n’ont pu être
dépassées, elles risquent de le compliquer.
Afin de s’y retrouver tout au long de ce parcours
complexe du deuil, il est possible de mettre en
évidence quelques repères qui vont le jalonner.
Dans les situations de maladie grave, avant même
le décès, un premier travail de séparation doit
se mettre en place. Jeannine Pillot[2] parle de «
pré-deuil ».
----------------
Le pré-deuil :
----------------
La difficulté de cette phase précédant la mort
tient à la nécessité de trouver un difficile
équilibre entre deux réalités contradictoires qui
vont pourtant l’une et l’autre favoriser le deuil
: d’une part se préparer à la séparation et vivre
déjà des pertes, d’autre part surinvestir le
présent.
Il s’agit déjà du deuil d’un avenir commun et de
tous les projets bâtis ensemble. Il s’agit aussi
bien souvent de la perte de l’image de la
personne aimée, physiquement transformée ou
mentalement différente.
En parallèle, c’est le temps d’un fort
investissement auprès du malade. C’est le temps
de la tendresse, de la chaleur, de l’expression
de l’amour. C’est aussi la possibilité de
retrouvailles, d’au revoir, de pardon, de
réconciliation.
La qualité de cet accompagnement prépare
indiscutablement le deuil ultérieur.
A l’opposé, les morts brutales (accident,
suicide) entraînent des deuils plus difficiles et
sont facteurs de risque de deuils compliqués.
-------------------------
Le choc de la mort :
-------------------------
Quelle que soit la préparation au décès, la mort
vient toujours faire choc, rupture. C’est la
phase de stupeur, de sidération : « je ne pensais
pas que ça serait si dur ». Le temps s’arrête.
Parfois, il y a un franc déni de cette mort.
Ce déni peut porter sur la représentation de la
mort elle-même. Il peut se manifester par exemple
par des hallucinations sensitives (visuelles ou
auditives). Citons cette maman qui entend pleurer
son bébé décédé la veille. Il est important de
rassurer la personne : malgré ces perceptions
anormales, vous n’êtes pas folle.
Mais le déni peut aussi porter sur le ressenti de
la souffrance entraînée par cette mort : « Je
sais qu’il est mort, mais ça ne me fait rien du
tout… ».
A l’inverse, l’endeuillé peut mettre en place des
défenses se manifestant par une hyperactivité,
une fuite en avant dans des activités
matérielles. L’énergie colossale ainsi dépensée
permet de ne pas penser, de ne rien ressentir.
Il est important de respecter ces défenses plus
ou moins conscientes. A condition qu’il ne dure
pas trop longtemps, ce mécanisme psychique permet
de protéger le sujet d’une trop grande douleur,
d’un déferlement d’émotions qui anéantirait la
personne.
C’est pour éviter cependant que le déni ne
s’installe qu’il est important de favoriser les
éléments concrets de la mort : voir le défunt, le
toucher éventuellement, veiller le mort, assister
à l’enterrement.
Dans le but de les protéger, les enfants sont
souvent mis à l’écart de tous ces moments, y
compris l’enterrement. Il semble qu’au contraire,
cet évitement les empêche de se familiariser avec
la mort. Il les laisse en proie à leurs propres
interrogations ou angoisses contre lesquelles ils
se construisent des réponses imaginaires parfois
plus terribles que la réalité.
L’ensemble des rites entourant la mort permettait
cette visibilité et cette accoutumance. Leur
rigidité et l’évolution de la société les ont
fait disparaître en partie. Ils ont pourtant un
double intérêt. D’une part, ils facilitent la
prise en compte du réel de la mort. Par ailleurs,
ils favorisent le soutien social et amical,
diminuant l’isolement. Ils permettent aussi la
reconnaissance par les autres comme endeuillé
souffrant. Plusieurs personnes en deuil ces
derniers temps m’ont exprimé leur besoin de
s’habiller en noir, malgré la désapprobation de
leur entourage.
Intriquée à cette période de choc et de déni se
met en place une recherche[3]du mort.
Il s’agit de la recherche permanente, dans tous
les actes du quotidien, de la personne décédée :
voir les films qu’elle aimait ou écouter ses
musiques préférées, porter ses vêtements, faire
tout ce qui va dans le sens d’une identification
aux goûts de l’autre.
C’est cette recherche intense qui va mener au
travail de deuil proprement dit, avec
reconnaissance de la perte effective.
-------------------------------------------
Le travail de deuil proprement dit :
-------------------------------------------
Cette phase est souvent perçue comme la plus
éprouvante, d’autant que les endeuillés sont plus
isolés. Tous les amis qui s’étaient mobilisés au
départ sont repris par leurs occupations
quotidiennes, et pour beaucoup, passés 2 ou 3
mois, la tristesse n’est plus de mise : « il faut
faire face, tourner la page… ».
C’est pourtant la période ou la personne en deuil
rentre dans la phase de dépression proprement
dite dont les symptômes typiques sont la fatigue
intense et le désintérêt de toute activité. Cette
dépression signe que le travail de deuil est en
cours. L’énergie psychique que le deuil consomme
explique cette inhibition.
Cette dépression réactionnelle est plus ou moins
prononcée selon les sujets. Par contre,
contrairement à la mélancolie suicidaire, elle
n’entraîne pas d’auto dépréciation et de
dévalorisation de soi. Le cas échéant, ce
symptôme alarmant est toujours à prendre très au
sérieux, il peut faire craindre un deuil
pathologique avec risque suicidaire.
Le travail de deuil consiste à remplacer
l’absence effective, reconnue, par une présence
intérieure : c’est l’intériorisation.
Il y a là tout un travail d’acceptation de la
perte et de la réalité frustrante.
Il s’agit de passer du désir de rester dans le
bonheur, la satisfaction des besoins d’amour et
de reconnaissance, à cette réalité de la perte et
de l’absence.
Comme le décrit M. Hanus[4], ce travail de
désinvestissement va se faire en remémorant
chacun des souvenirs et des espoirs passés et en
les confrontant au « décret de la réalité » afin
d’être désinvesti. Chaque souvenir doit être
associé à l’idée de séparation « il n’est plus,
ce n’est plus possible ». C’est autant la
représentation du souvenir convoqué qui est
confrontée au principe de réalité, que le
sentiment associé qui doit être désinvesti.
Cela entraîne tristesse, désappointement,
frustration.
En ce sens, ce temps de deuil peut être un temps
de grande maturation dans la capacité à prendre
en compte le réel, plutôt que de stagner dans le
monde des rêves de l’enfance.
En revisitant tous ses souvenirs, l’endeuillé
découvre que la relation avec la personne décédée
n’a pas toujours été simple et idyllique. Cette
relation a été et demeure ambivalente ce qui
entraîne toute une palette de sentiments variés
et paradoxaux :
( la culpabilité )
Comme nous l’avons vu, elle est toujours présente
dans le deuil, plus ou moins intense et
encombrante. Elle s’exprime de diverses façons
(se reprocher de n’en avoir pas fait ou dit
assez, de n’avoir pas été là au bon moment, voire
d’être encore en vie …).
Plus le proche a pu être présent dans les
derniers moments, manifester son amour et sa
tendresse, plus facilement il dépassera cette
culpabilité.
Il est important de laisser la personne exprimer
cette culpabilité sans la rassurer
intempestivement, voire de trouver une forme de
réparation qui permet de dépasser ce sentiment.
( la colère )
Elle peut être dirigée contre soi-même, contre le
défunt (il a choisi le beau rôle, il m’a
abandonné), contre les soignants (ils ont fait
des erreurs), contre le destin, contre Dieu…
C’est la révolte, le sentiment d’injustice.
( l’agressivité )
Expression de cette colère ou défense contre sa
propre culpabilité, les soignants en font parfois
les frais. Elle est liée à l’intensité de la
frustration.
L’endeuillé va tenter de se cacher cette
agressivité, notamment celle adressée au disparu,
en la transformant en son contraire :
l’idéalisation du mort.
Celle-ci se manifeste par un panégyrique du mort,
il est revêtu de toutes les qualités, tous ses
travers ont disparus… Cette idéalisation a une
autre fonction : elle favorise l’intériorisation
du mort, l’identification à ses goûts, à ce qu’il
aimait.
------------------------
La restructuration.
------------------------
Au fil du temps, malgré les retours en arrière,
la perte s’intègre peu à peu, en s’associant à
l’intériorisation du défunt perçu comme un «
trésor doux-amer ». L’endeuillé commence à
réinvestir la vie, sans oublier pour autant. Les
inhibitions diminuent. Il se repositionne
différemment par rapport au monde (seul et non en
couple, au travail et non au foyer…).
Quelles qu’aient été la déstabilisation et la
souffrance, la personne endeuillée perçoit que
cette confrontation si radicale à la perte a pu
être source de maturation et de croissance,
notamment dans la capacité à prendre en compte ce
réel de la vie et sa fin, la mort.
Mais si la blessure ne saigne plus, la cicatrice
est indélébile; fragile, elle peut se rouvrir,
lors d’un anniversaire, d’une nouvelle perte,
d’un passage à vide.
=========================
2. Comment aider les endeuillés ?
=========================
Ce dont une personne en deuil a le plus besoin,
c’est de pouvoir parler du défunt, exprimer son
chagrin, ses regrets et ses questionnements ;
d’aborder les difficultés du présent, le manque,
l’extrême solitude.
L’entourage est à même d’apporter ce soutien et
cette sollicitude, par une écoute disponible.
C’est ce qui se passe le plus souvent.
Pourtant, ce lien social peut se montrer
déficient et certaines personnes en deuil
ressentir un très grand isolement et un manque de
lieu de parole.
C’est pourquoi de plus en plus d’associations[5]
offrent cette possibilité de soutien et d’écoute.
Dans les unités de soins palliatifs[6], des
suivis de deuils se mettent et place et sont
offerts aux proches dans les mois suivant le
décès.
Tous ces soutiens, malgré leurs limites, ont pour
but d’accompagner l’endeuillé à son rythme dans
ce processus de réinvestissement de la vie et de
maturation personnelle.
--------------------------------------------------------------------------------\
-------------------------------------------------------------------
[1] Sigmund FREUD. Deuil et mélancolie. OC XIII.
Puf. p. 263.
[2] Jeannine PILLOT. Revue JALMALV, n°34,
septembre 93, p.32.
[3] Christophe FAURE. Vivre le deuil au jour le
jour. Albin Michel, septembre 95, p.62.
[4] Michel HANUS. Les deuils dans la vie.
Maloine, mars 95, p.135.
[5] Citons par exemple sur la région parisienne :
La « FAVEC » (Veuves civiles) tél. 0142851830,
l’association « Vivre son deuil » tél. :
0142380808 ou le « Centre François Xavier
Bagnould » tél. 0144379200.
[6] Ainsi, la Maison Médicale Jeanne Garnier
propose diverses possibilités : entretiens
individuels avec la psychologue, soutien en
groupe favorisant la compréhension mutuelle et
l’expression des sentiments variés ; et plus
récemment, en lien avec le Centre François Xavier
Bagnould, visites régulières à domicile par des
bénévoles.
--------------------------------------------------------------------------------\
--------------------------------------------------------------------
__________________________________________________________
Lèche-vitrine ou lèche-écran ?
magasinage.yahoo.ca
LE TEMPS DU DEUIL
=====================================================================
Première Conférence donnée le 25 avril 2003,
salle Jeanne d'Albret,
par Anne Belgram-Perkins, psychologue clinicienne
=====================================================================
Introduction:
La mort et la séparation font partie de la vie.
Mais dire que le deuil est une expérience
universelle n’enlève rien de la peine que nous
ressentons quand nous perdons un être cher. La
perte d’un proche inflige une blessure qui va
être vécue comme une maladie de l’esprit et du
corps. Pourtant, le deuil est une maladie «
normale » et de plus, nous le verrons au cours de
ces exposés, nécessaire. C’est un temps qui nous
oblige à redéfinir notre relation avec le
disparu, avec notre entourage et avec nous-mêmes.
Cette redéfinition est un véritable travail : un
travail qui évolue lentement et qui est coûteux
en énergie physique et psychologique.
L’objectif de ce premier exposé est de vous
parler des étapes du travail du deuil dit «
normal » chez les adultes et les enfants dans
notre culture occidentale. J’aborderai aussi la
question de l’accompagnement des personnes
endeuillées.
============================================================
1. Le deuil normal et ses étapes CHEZ L’ADULTE.
D’abord, quelques définitions.
============================================================
Dans le langage courant, on utilise souvent le
mot deuil pour évoquer l’état émotionnel qui suit
des pertes de différentes sortes : perte d’un
emploi, rupture amoureuse, fin de l’enfance… Mais
« officiellement », le mot deuil en français
désigne l’état de quelqu’un qui vient de perdre
un proche par la mort.
Plus exactement, on appelle deuil la perte d’un
proche et les conséquences psycho-affectives de
cette perte. Le travail de deuil est le processus
de cicatrisation et de réorganisation intérieure,
dont l’aboutissement est une transformation de la
personne endeuillée.
Perdre quelqu’un avec qui on avait des liens
forts est une épreuve, même si la mort arrive
après une longue maladie et peut être vécu comme
un soulagement.
La qualité de la relation que l’on entretenait
avec le défunt du temps de son vivant va avoir un
impact fort sur le déroulement du deuil. Le type
de lien—parent, conjoint, ami, frère ou sœur—va
aussi influencer le vécu du deuil. Il y autant de
types de deuils que de relations et de personnes
uniques et complexes. On peut difficilement
rendre compte de tous les deuils dans toute leur
complexité, car vont entrer en ligne de compte :
- la personnalité et les caractéristiques
du défunt (âge, etc.) ;
- la personnalité et caractéristiques de
l’endeuillé ;
- la nature du lien (de parenté ou
d’amitié) et de l’attachement (conflits ou pas,
etc.) ;
- le type de mort ;
- les antécédents chez l’endeuillé
(pertes antérieures, séparations,
psychopathologie) ;
- le milieu socio-économique, culturel,
religieux, etc.
On constate par exemple que le deuil est d’autant
plus difficile que les relations entre le disparu
et l’endeuillé étaient conflictuelles et
ambivalentes. En effet, on remarque le paradoxe
suivant : les relations les plus positives, les
plus matures, les moins ambivalentes, les plus
riches, les plus heureuses et les plus
réciproques seraient celles qui, après la
disparition d’un des partenaires, présenteraient
le moins de risques de complications (Bourgeois
1996, 11).
En dépit des spécificités de chaque deuil, les
spécialistes ont repéré quelques grandes étapes
dans le déroulement du deuil dit « normal » chez
l’adulte dans la culture occidentale.
On distingue trois grands stades :
- les premiers moments ;
- l’étape centrale, avec état dépressif,
désorganisation et « travail de deuil » ;
- la fin du deuil.
----------------------------------------------------------------
Première étape : choc, sidération, déni et
révolte:
----------------------------------------------------------------
Lorsqu’une personne apprend la nouvelle du décès
d’un proche, elle a souvent du mal à y croire,
surtout lorsqu’elle ne s’y attendait pas. Elle
dit : « Ce n’est pas possible ! » Elle est dans
un état de choc. Elle peut se mettre à crier, à
hurler, montrant ou être complètement sidérée,
sans mots. Toutes ces réactions témoignent, selon
moi, du désir de revenir en arrière.
A cet état de choc succède très souvent une phase
de déni (non-reconnaissance) et d’incrédulité.
Parfois, l’endeuillé va chercher la personne
disparue. D’une certaine manière, on a besoin de
cette non-reconnaissance. Cette étape est à
comprendre comme un moyen de se protéger contre
l’énormité de l’événement douloureux. Cette
attitude peut être déconcertante pour l’entourage
de l’endeuillé, mais il faut retenir que la
personne a besoin de cette « stratégie
psychologique » pour continuer à avancer.
Simplement, il ne faut pas que le déni s’installe
dans le temps. C’est une étape de « protection
psychologique. » On a besoin de ces moments pour
commencer à intégrer le fait que la personne
n’est plus de ce monde.
Lorsque l’irréversibilité de la perte arrive
enfin à la conscience de l’endeuillé, il peut
être hébété, assommé. Il ressent une très grande
fatigue et une immense douleur intérieure (Fauré
1995).
Il est important pour certaines personnes de voir
le corps du défunt pour pouvoir intégrer la
réalité de sa disparition—tout au moins assister
à des rituels. Ceci est vrai aussi pour les
enfants et les personnes âgées que l’on juge
parfois trop fragiles. Ceci étant dit, chaque cas
est particulier.
Dans cette perspective, on comprend mieux la
fonction de rituels. Ces moments permettaient non
seulement une prise de conscience graduelle du
décès mais aussi un soutien social et une
reconnaissance par le groupe de l’état
d’endeuillé du « survivant ». En effet, tout ce
qui est passage ou changement d’état ou de statut
est facilité par des rites de passage socialisés
avec accès à une nouvelle identité (Bourgeois
1996, 23)—nous y reviendrons la prochaine fois.
Le choc, la stupéfaction et la torpeur peuvent
durer quelques heures à quelques jours, parfois
plus d’une semaine (surtout pour des mères ayant
perdu brutalement un enfant). L’endeuillé
continue à vivre et à agir, mais dans une sorte
d’état second. Il reste en général peu de
souvenirs de cette période. L’endeuillé et son
entourage peuvent être étonnés de cette capacité
à tenir émotionnellement pendant la période
d’obsèques et condoléances. Il ne faut pas
s’inquiéter de l’absence d’émotions—c’est une «
stratégie » de protection psychologique.
Certaines personnes ayant perdu un proche vont
réagir par une sorte de fuite en avant, comme,
par exemple se replonger dans le travail tout de
suite. La fuite en avant est aussi une stratégie,
mais qui ne fonctionne que pour un temps, en
général.
Parfois on constate aussi chez les endeuillés des
sentiments de manque, de nostalgie et de langueur
avec désir intense de la présence du disparu avec
des protestations, de la révolte (Bourgeois
1996).
Le choc de la perte touche aussi les fonctions du
corps : se traduisant souvent par une perte
totale de l’appétit et du sommeil. Il faut faire
attention à ses besoins physiologiques dans ces
moments. Nous parlerons de l’impact du deuil sur
la santé la prochaine fois.
Enfin, on observe parfois un phénomène paradoxal
d’accroissement libidinal avec désirs sexuels
forts, ce qui peut surprendre l’entourage et
fortement culpabiliser l’endeuillé. Il faut
pouvoir le rassurer. Ce phénomène existe, même si
on ne le comprend pas tout à fait encore.
L’ensemble de ces réactions—choc, sidération,
anesthésie, déni, révolte, fuite en avant,
insomnies, perturbations des fonctions vitales et
de la libido—peuvent être présentes à des degrés
différents et de façon plus ou moins chaotique
pendant les premières semaines. On ne pourra
parler de l’installation du travail du deuil que
lorsque les larmes, les expressions émotionnelles
et l’état dépressif commencent (Bacqué 2000).
Quand l’état de sidération et de déni va au-delà
de trois semaines, un mois, il faut penser à un
deuil compliqué.
Durée approximative de la première phase = 3
semaines environ.
La phase dépressive ou « deuil aigu » et le
travail de deuil
La phase la plus importante du deuil est l’état
dépressif. Cette phase dépressive dure entre
plusieurs semaines et un an, sachant que la
majorité des endeuillés commence leur guérison à
partir du sixième mois, la durée totale de la
période du deuil « simple »[1] étant environ un
an.
Souvent l’état dépressif s’installe lorsque l’on
se retrouve face à face avec l’absence concrète
du disparu. C’est le moment ou l’on se retrouve
seul à la maison, avec le fauteuil vide, le lit
trop grand, les objets qui appartenaient au
disparu et qui ne servent plus.
Avant, quand le proche était là, il y avait un
échange mutuel de paroles, d’émotions, de pensées
et d’actions. C’est cet échange « d’énergie »
avec l’autre que les psychanalystes appellent «
investissement libidinal ». Tout à coup
l’endeuillé se retrouve seul avec toute cette «
énergie » qui était partagée auparavant, mais qui
n’a plus de réceptacle physique et concret
aujourd’hui. (Fauré 1995). Il n’y a plus que le
souvenir. Pour beaucoup de spécialistes, c’est ce
premier mouvement de retour à soi de l’énergie
que l’on investissait dans l’autre qui est la
première réelle confrontation à la perte.
Le deuil aigu consiste en :
----------------------------------
ð Des émotions intenses avec pleurs,
culpabilité, honte, tristesse, anorexie (perte
d’appétit et perte de poids), insomnie,
irritabilité, agitation, sentiment de vide,
fatigue, détresse somatique et émotionnelle (état
dépressif).
ð Des perturbations intellectuelles avec
affaiblissement des performances cognitives et
difficultés de concentration et d’attention.
ð Un retrait social : c’est à dire la
difficulté, voire l’incapacité à maintenir les
habitudes de travail et les relations
interpersonnelles habituelles,
ð L’identification au défunt avec imitation
de manières et symptômes fac simile).
Voyons de plus près chacun de ces éléments.
L’état émotionnel consiste entre autre, de
pleurs.[2] Le endeuillés (surtout les femmes)
peuvent être envahis d’une envie incontrôlable de
pleurer à la fois lorsqu’ils évoquent le disparu,
mais aussi parfois à d’autres moments : au volant
de sa voiture, en faisant les courses. En effet,
l’endeuillé est assailli par des vagues d’émotion
intenses. Ces vagues d’émotion et de pleurs
incontrôlés peuvent donner l’impression à
l’endeuillé (ou à son entourage) qu’il est en
train de « craquer » psychologiquement, ce qui
peut être très angoissant. Il faut pouvoir se
dire (ou dire à l’endeuillé) que de telles
décharges d’émotion sont normales et même
souhaitable car elles permettent d’évacuer une
surcharge émotionnelle.
L’irritabilité peut aussi être présent. A
certains moments l’endeuillé peut avoir du mal à
supporter des stimuli et des sollicitations de
l’entourage, et peut manifester des explosions de
colère ou d’agressivité. C’est aussi une forme
d’évacuation d’un trop plein d’émotion.
Les endeuillés peuvent avoir honte de leur
état—il faut pouvoir leur dire que c’est normal
et que cela passera. Par ailleurs, la culpabilité
peut aussi être présente. Dans le deuil normal,
la culpabilité se limite aux actions accomplies
ou non par le survivant au moment de la mort du
proche.
Des manifestations somatiques telles que
l’agitation, l’insomnie et l’anorexie sont aussi
fréquentes. L’état dépressif se fait sentir aussi
au niveau intellectuel et cognitif : l’endeuillé
a du mal à penser et à se concentrer. Il peut se
sentir ralenti intellectuellement. Par ailleurs,
son univers mental est rempli par l’image et le
souvenir du défunt—c’est une sorte d’obsession.
D’ailleurs, cela se voit. L’endeuillé donne
souvent l’impression d’être ailleurs et le plus
souvent il l’est—dans sa pensée, il est encore
avec le défunt.
Cette concentration ou préoccupation dont fait
preuve l’endeuillé, montre le travail intérieur
auquel il se livre, pour redéfinir sa relation
avec le disparu. Les psychanalystes disent «
désinvestir » son objet d’amour : « tuer le mort
» (Freud 1915). Je préfère la formulation «
redéfinir sa relation avec le défunt » car la
personne aimée reste présente dans notre esprit,
mais a changé d’état.
Autre phénomène assez remarquable pendant la
période du travail du deuil est la fréquente
identification au défunt avec imitation de ses
comportements et même l’expérience des troubles
somatiques qu’il présentait avant de mourir
(symptômes fac simile). On voit également des
personnes qui « héritent » des préoccupations ou
même des sorte de missions du proche décédé.
Certaines personnes vont aussi manifester ces
symptômes fac simile autour de l’anniversaire du
décès du proche, mais ce phénomène est peu
étudié.
Très souvent, les endeuillés peuvent avoir des
hallucinations : ils pensent entendre la voix du
défunt, ou le voir. Il ne faut pas s’inquiéter de
ces phénomènes, qui sont en général passagers.
Des hallucinations concernant autre chose que la
présence du défunt sont plus inquiétantes.
La période de résolution:
--------------------------------
Souvent, à partir du 6e mois après le décès,
l’endeuillé va commencer progressivement à aller
mieux. Le décès du proche est « intégré » par
l’endeuillé, et il y a une acceptation qui est à
la fois émotionnelle (ressenti) et cognitive
(connu). Petit à petit, l’endeuillé va réinvestir
ses intérêts habituels, il va retrouver son
aptitude au plaisir et va avoir de nouveaux
projets, de nouvelles relations, même parfois de
nouveaux rôles. L’endeuillé a conscience d’avoir
traversé une période de deuil qui est en train de
s’achever. Ils ont souvent l’impression que le
monde et leur vie ont changé après la perte.
La guérison comporterait trois processus :
ð L’acceptation cognitive. L’endeuillé a une
vision rationnelle des évènements et des causes
de la mort du proche. Dans le cas contraire, on
peut observer confusion, perplexité et
culpabilité.
ð L’acceptation émotionnelle. Petit à petit,
les ruminations concernant ce que l’endeuillé
aurait pu faire pour éviter le décès (« si
seulement j’avais pu … ») vont s’estomper, même
si pendant environ six mois encore (dans les
meilleurs des cas) il y aura des souvenirs
douloureux et des moments de détresse et de
remords.
ð Le changement d’identité. L’endeuillé est
transformé par la perte. Il pourra distinguer,
tout comme son entourage, celui qu’il a été et
celui qu’il est devenu. Nous en parlerons la
prochaine fois.
On peut dire que le travail de deuil oblige le
survivant à redéfinir sa relation au défunt et
par ailleurs de former des liens nouveaux et
durables, tout en maintenant, mais autrement, les
liens avec la personne décédé. Autrement dit : «
le deuil oblige à résoudre le dilemme d’avoir à
accomplir à la fois séparation et attachement
sous une autre forme » (Bourgeois 1996, 21).
Ce processus dure environ un an pour les deuils
dits « simples. »
===========================================
2. REACTIONS DE DEUIL A D’AUTRES AGES DE LA VIE :
===========================================
Le deuil de l’enfant:
Le deuil du petit enfant ne se manifeste pas
comme le deuil de l’adulte. La manière dont un
enfant va affronter la perte d’un proche va
dépendre de plusieurs facteurs :
- le lien de parenté avec le défunt
(parent ou bien fratrie) ;
- l’âge de l’enfant survivant et son
niveau de développement cognitif et affectif, ce
qui va déterminer :
. l’intégration ou non de la notion de mort et de
sa nature irréversible,
. la capacité d’attachement de l’enfant,
. la capacité de représentation mentale de la
personne décédée.
Nagy, une chercheuse hongroise, a réalisé une
célèbre étude sur 300 enfants de Budapest
(Bourgeois 1996, 81). Elle a proposé un modèle
très pertinent des étapes dans l’acquisition de
la notion de mort chez les enfants :
Entre 3 et 5 ans, la mort semble considérée comme
réversible et assimilée à un sommeil.
Entre 5 et 8,9 ans, la mort n’est pas réversible
mais elle concerne seulement les autres.
Au-delà de 8,9 ans la mort est définitive,
universelle et irréversible.
Les adultes nient parfois le deuil de l’enfant
car
- celui-ci ne se manifeste pas de la même
manière ;
- ou bien ils sous-estiment la capacité
de l’enfant à intégrer la perte d’un proche ;
- la vulnérabilité de l’enfant nous
renvoie à notre propre vulnérabilité face à la
mort du proche, ce qui peut être insupportable.
Enfant de moins de six mois
- Peu d’informations disponibles (cf.
néanmoins les célèbres études de Spitz sur
l’hospitalisme et les études de Bowlby sur
l’attachement).
- Enfant sensible à toute modification de
son environnement => si une autre personne prend
le relais au niveau des soins l’enfant va s’en
percevoir (odeurs, toucher, voix…) mais si le
maternage est de bonne qualité et en continuité
avec les soins fournis par la mère, on peut
supposer que l’impact du décès sera moindre.
- Les bébés sont sensibles à l’ambiance
affective => si détresse importante chez le
parent restant, la qualité de l’attention et des
soins peut être moindre, mais on ne sait pas avec
précisions les conséquences.
Enfant de six mois à deux ans
- Ébauche d’un comportement de deuil.
- Cet âge est caractérisé par la grande
dépendance à l’enfant : la disparition d’un des
parents—surtout la mère—est une menace pour la
sécurité psychologique et même matériel pour le
petit (angoisse). La dépendance envers l’adulte
survivant peut être majorée.
- Parfois, comportements de recherche.
- Colères, irritabilité.
- Comportements de retrait protecteur
lorsque l’intensité émotionnelle est trop forte =
impossibilité de soutenir continuellement un tel
stress. Fuite dans le jeu, etc.
- Progressivement, renoncement et période
dépressive : tristesse, régression parfois
anorexie et troubles du sommeil. Cette période
dépressive doit être reconnue par l’adulte.
- Attention : si l’enfant commence à
montrer un retard dans son développement, ou une
régression importante au niveau des acquisitions
(langage), consulter !
- Remarquer que c’est à partir de cet âge
que les adultes commencent à nier le deuil de
l’enfant. Est-il insupportable de s’identifier à
sa peine ?
Enfant de deux à cinq ans
- Concept de mort en cours d’acquisition
(observation de petits animaux, et d’insectes
morts)
- C’est l’époque de la pensée magique
(tout ce que l’on peut penser ou dire se réalise)
et de l’égocentrisme (tout passe par moi) =>
terreur et culpabilité si on a souhaité la mort
de son parent et que cela se réalise. L’adulte
qui entoure l’enfant restera attentif à
l’éventuelle culpabilité pour pouvoir entendre
les craintes de l’enfant, l’encourager à parler,
réajuster les pensées erronées, etc.
- Parfois, beaucoup de questions (c’est
aussi l’âge).
- Insécurité toujours = angoisse.
Attention aussi à l’angoisse de l’enfant d’être
envoyé au loin alors qu’il a besoin de choses
familières.
- Comportements de faire comme si de rien
n’était ou de fuite dans l’activité (jeux, etc.)
= déni protecteur.
- Ou bien, crises d’angoisse et de
pleurs, irritabilité, cauchemars, agressivité «
perte de contrôle » (enfant « hors de lui »).
L’enfant de cinq à huit ans
- Consolidation du concept de mort et
surtout de son caractère irréversible. L’enfant
comprend que la mort touche tout ce qui est
vivant. Néanmoins, la mort concerne surtout les
autres dans l’esprit d’un enfant de cet âge.
- L’enfant de cet âge est souvent plus
réservé que l’enfant plus jeune. Il peut ne pas
poser beaucoup de questions et cachera peut-être
ses émotions et ses larmes (peur d’être
submergé). Attention à ce qu’il ne s’enferme pas
dans le silence.
- L’enfant peut mal vivre le retour à
l’école, le regard de ses camarades. Il peut se
sentir différent, avoir honte (à cet âge,
l’enfant a un sens aigu de la normalité).
- Parfois, des comportements de « prise
en charge » du parent survivant. Ces
comportements sont souvent valorisés par les
adultes, mais représentent une trop grande
responsabilité pour les enfants (c’est aux
adultes de réajuster).
- On peut constater aussi un désir
d’identification au parent décédé => l’adulte
doit veiller à ce que cela n’aille pas trop loin.
- Deuils difficiles se manifestent par :
troubles scolaires (baisse de rendement,
résistance à aller à l’école, perte de
motivation) ; crises de pleurs ; clinophilie,
troubles somatiques (céphalées, maux de ventre,
fatigue) ; des troubles des comportements (vols,
se mettre en danger).
L’enfant de huit à douze ans
- Compréhension de la mort acquise, y
compris la notion de sa propre mort.
- Par ailleurs, acquisition de la
capacité à se projeter dans l’avenir, donc une
réelle compréhension des répercussions du décès
du parent.
- C’est l’âge où l’on est tiraillé entre
grandir et rester petit.
- L’enfant peut faire comme si de rien
n’était dans un premier temps, mais dans un
deuxième temps, une détresse égale à celle de
l’adulte va le plus souvent se manifester.
- L’enfant, dans son désir d’être « grand
» peut tenter de cacher sa détresse—c’est à
l’adulte de savoir la reconnaître et d’y mettre
des mots (parler aide à penser).
- Parfois, mise à distance de son propre
deuil pour protéger le parent survivant, aussi
peut-être pour éviter que celui-ci « craque »
(sentiment d’insécurité, d’angoisse).
- Deuils difficiles se manifestent par
troubles scolaires, plaintes somatiques,
angoisse, fatigue…
L’adolescent
- Compréhension de la mort identique à
celle de l’adulte.
- L’adolescent est déjà, par définition,
en deuil : deuil de l’enfance, deuil de ce qu’il
était, deuil de parents tout-puissants.
- Les adolescents éprouvent de la
difficulté à mettre des mots sur les
émotions—cela rend l’expression de la détresse
difficile.
- C’est la période des contradictions,
et le travail de deuil peut s’exprimer sur ce
mode (retrait silencieux et explosions
émotionnelles).
- Les adolescents sont souvent fascinés
par la mort=> attention au risque suicidaire !
- Le deuil difficile va se traduire par
des plaintes somatiques, un état dépressif, «
vagabondage sexuel », tentatives de suicide,
troubles des comportements, décrochage scolaire.
Dans tous les cas, il convient d’expliquer avec
des mots simples, le décès du proche. Il ne faut
cacher ni la nouvelle de la mort, ni sa propre
tristesse d’adulte. Ceci étant dit, l’adulte doit
faire preuve de discernement : il ne faut pas
tout dire, tout montrer non plus (effraction
psychique). En résumé, quelques repères :
- ne pas cacher,
- ne pas tout montrer,
- faire son travail de deuil, qui va être
différent de celui de l’enfant,
- donc, ne pas projeter son angoisse et
sa tristesse sur l’enfant, qui a son propre
chemin à faire !
Face à la question de l’enfant : « Pourquoi il
est mort ? »,
Françoise Dolto proposait de dire tout simplement
: « Parce qu’il avait fini de vivre» (Dolto,
1998). Autrement, chaque culture et chaque
religion a sa conception de l’au-delà—des
explications simples qui puisent leurs sources
dans ces différentes perspectives peuvent être
données à l’enfant par le parent survivant, par
un autre proche ou éventuellement par un membre
du clergé si la famille appartient à un groupe
religieux.
Peut-être aussi savoir transmettre aux enfants,
que pour tous les êtres humains, finalement la
mort, c’est un mystère.
Dans tous les cas, ne pas aller trop vite—le
laisser avancer dans sa pensée et le suivre, en
ouvrant, mais pas trop vite.
La majorité des spécialistes estiment que la
participation aux rituels de deuil aide les
enfants (tout comme les adultes) à intégrer la
mort du proche. C’est aussi, comme nous l’avons
déjà dit, l’occasion d’une reconnaissance sociale
de son nouveau statut et une codification du
processus de deuil. Par contre, faut-il faire
voir le corps aux enfants ? Les avis sont
partagés. Dans ce domaine, il n’y a pas de
recette que l’on peut se permettre de « plaquer »
sur toutes les situations.
Il faut faire attention à tous les enfants
endeuillés, qui peuvent se mettre inconsciemment
leur vie en danger.
Dans le cas de la perte d’un parent, et notamment
de la mère, soulignons que le parent survivant va
être accaparé par son propre deuil et risque
d’être peu disponible pour son enfant. Ici, la
présence rassurante de bénévoles, de travailleurs
sociaux, du clergé, d’enseignants et d’amis
(selon les cas) va être particulièrement
importante.
Les personnes âgées
Contrairement aux idées reçues, certaines études
(Bourgeois 1996, 62) montrent que les personnes
âgées souffriraient moins en général que les
personnes plus jeunes (biais d’échantillonnage
possible). Les jeunes vivraient de façon plus
dramatique la perte d’un être cher. Mais d’autres
études contredisent ces résultats. Dans le cas
d’une perte d’enfant, les parents jeunes se
montreraient plus résilients, avec une meilleure
capacité d’adaptation, que les parents âgés. En
effet, certaines observations cliniques montrent
que le parent plus âgé ne guérit jamais vraiment
du décès d’un enfant adulte. Par ailleurs,
certaines études laissent supposer que les veuves
récupèrent plus vite que les veufs car en
général, les femmes cherchent plus facilement de
l’aide, s’isolent moins, etc. (Bourgeois 1996).
======================
3. L’AIDE AUX ENDEUILLES :
======================
Comment aider des endeuillés ?
Premièrement, il faut être là. Habituellement,
dans les premiers temps, l’endeuillé est très
occupé par les démarches, les obsèques, les
remerciements… La famille proche et éloignée est
souvent présente au cours de ces premiers jours.
Mais quelques temps après, l’endeuillé va se
retrouver seul et c’est là où il aura besoin de
soutien, car nous l’avons déjà dit, la période de
deuil aigu est la plus difficile. Ce soutien peut
prendre différentes formes : une écoute
bienveillante, un soutien matériel (préparation
de repas—rappelons que les endeuillés n’ont pas
très envie de se faire à manger, ni même de
manger ; aide aux courses et aux démarches,
etc.).
Encourager l’endeuillé à prendre du temps de
plaisir, à se reposer, à sortir, à manger des
bonnes choses sans culpabilité.
Quelques repères :
- La période du travail de deuil est la
plus difficile mais aussi la période où
l’endeuillé est le plus seul.
- Ne pas s’offusquer si l’endeuillé se
montre irritable.
- Etre clair sur ses propres limites. Il
ne faut pas s’engager pour faire des choses que
l’on n’est pas en mesure de faire (risque d’un
sentiment d’abandon de la part de l’endeuillé et
risque de culpabilité et de sentiment d’échec
chez le bénévole, ami, pasteur, etc.).
- Aménager des espaces d’écoute pour
soi-même. La confrontation à la mort et au deuil
est très difficile.
- Ne pas accompagner un endeuillé
lorsqu’on est soi-même en période de deuil
(attendre deux ans).
Deuxièmement (surtout pour les professionnels de
santé et le clergé), il faut pouvoir repérer les
personnes à risque :
- antécédents de dépression ou de
désordre mental ;
- décès soudain et inattendu (suicide,
accident, catastrophe) ;
- relation avec le défunt très
conflictuelle ;
- deuil anticipé très culpabilisé ;
- réaction de deuil très intense ou au
contraire absent (cf. les deuils compliqués) ;
- symptômes dépressifs après environ un
an.
=============
CONCLUSION :
=============
Le deuil est un moment clé dans la vie d’un
individu. C’est un temps de bouleversement
matériel et psychologique. Nous sommes livrés à
un véritable travail intérieur : nos relations au
disparu, à notre entourage, et à nous-même se
modifient et cela quelles que soient les
circonstances et l’âge de l’endeuillé. Par
ailleurs, le deuil nous confronte avec des choix
: choix de rester dans le désespoir ou d’avancer
et d’investir d’autres relations, d’autres
projets. Parfois nous avons besoin d’aide pour
sortir du désespoir—demander cette aide est aussi
un choix.
J’espère avoir pu vous montrer ce soir les
différentes étapes et l’intensité du travail de
deuil. Face à un tel bouleversement, nous ne
pouvons qu’être modifiés. Si le deuil est un
temps difficile, c’est aussi donc un temps de
transformation personnelle et potentiellement de
maturation. Nous en parlerons lors de la
prochaine conférence.
--------------------------------------------------------------------------------\
-------------------------------------------------------------
Programme de la 2è conférence :
- Rituels comme codification du processus
de deuil (exemples de différentes cultures) et
comme facilitateurs du passage à un nouvel état
pour l’endeuillé.
- Les deuils particuliers (deuil
anticipé) et les deuils difficiles.
Le deuil comme facteur de développement personnel
et de maturation existentielle.
--------------------------------------------------------------------------------\
--------------------------------------------------------------
[1] « Simple » signifie ici « non-compliqué » sur
le plan psychologique. Mais bien entendu, les
deuils sont toujours difficiles.
[2] Les femmes pleurent en moyenne cinq fois plus
que les hommes. Outre les raisons sociales,
l’hypothèse d’un facteur biochimique expliquerait
cette différence. Les larmes sont riches en
prolactine, hormone de l’allaitement. Dès
l’adolescence, elles apparaissent plus souvent
chez les filles que chez les garçons (Bacqué
2000, 57).
--------------------------------------------------------------------------------\
-------------------------------------------------------------
=====
/) /)
(o.o) Jean-Paul - Montréal - (Prov. Québec) - Canada
(") (")*
__________________________________________________________
Lèche-vitrine ou lèche-écran ?
magasinage.yahoo.ca
Je vous comprend Elharizin...si bien....
J'ai moi aussi perdu l'être le plus cher que j'avais, mon frère représentait
tant. Je me suis demandé si je pourrais survivre, continuer de respirer comme
avant alors que j'avais la moitié de mon coeur en moins. Je venais juste de me
marier, c'était en juillet dernier. Je venais d'apprendre ma grossesse en cours
et j'en étais bouleversée, ma première réaction a été de vouloir lui en parler
et je n'en ai pas eu le temps.
Toutefois, aujourd'hui je me remémore son côté battant, je vois tous ses
sourires et tout le beau qu'il a laissé derrière lui. Je me dis aussi qu'il ne
souffre pas maintenant, que c'est dur pour moi qui reste, et nos parents, mais
que lui ne ressent pas de douleur. Quand, moi j'ai été très malade, il était à
mes côtés et avait eu si peur pour moi. Je crois que mon frère n'aurait pas
supporté mon départ à moi non plus. Mais il se serait battu, sachant combien sa
vie m'était précieuse. C'est pourquoi je fais de même: je me bats et je tente de
vivre en souriant à mes plus beaux souvenirs avec lui. J'y parviens, bien que ce
soit récent et je puise de la force dans l'amour que je reçois de mon cher mari
et aussi dans ma foi.
De temps en temps je tombe, c'est sûr...je pleure en me liquéfiant car on
accepte jamais un départ si soudain.
C'est pourquoi je comprends ce que vous ressentez face au coté "fulgurant" du
départ de votre maman; mais dites-moi, pensez-vous qu'elle souffre quant à elle
aujourd'hui, d'une douleur quelconque?
N'est-ce-pas que non. C'est très important cela. Elle devait vous aimer très
fort et souhaitait le meilleur pour vous car elle vous a fait le plus beau des
dons qui soit: la vie; et c'est certain, si elle avait eu un choix à faire, elle
aurait certainement choisi de prolonger vos jours à vous.
Continuer donc de vivre, car c'est la plus belle chose que vous puissiez faire
en sa mémoire. Profitez aussi de l'amour de votre mari pour vous soutenir. Je
vous souhaite du courage, mais vous en aurez. Croyez-y c'est possible de vivre
en y trouvant un sens malgré l'absence.
Faites comme votre mère aurait voulu: vivez en mordant dans la vie.
elharizin <elharizin@...> wrote:
Déjà 2 ans et demi et je n'arrive toujours pas à me remettre de son départ.
J'ai 34 ans, elle en avait 49.
Elle est rentrée à l'hôpital et puis 15 jours après annonce d'un cancer
fulgurant, elle est
morte en me tenant la main.
J'étais extrêment proche d'elle, elle me manque terriblement.
Malgrès que je sois marié et que j'ai une fille de 7 ans, cela n'empêche ma
douleur
quotidienne depuis 2 ans et demi. J'ai l'impression que cela devient
persecutant.
Je vis dans le noir et si je ne vois pas la lumière d'ici peu je pense mettre
fin à mùes jours
je n'en peux plus aidez moi............
Pour vous désinscrire de ce groupe, envoyez un e-mail à :
mieuxvivreundeuil-unsubscribe@...
Sponsor Yahoo! Groupes
---------------------------------
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mieuxvivreundeuil/
Pour vous désincrire de ce groupe, envoyez un mail à :
mieuxvivreundeuil-desabonnement@...
L'utilisation de Yahoo! Groupes est soumise à l'acceptation des conditions
d'utilisation.
---------------------------------
Découvrez le nouveau Yahoo! Mail : 250 Mo d'espace de stockage pour vos mails !
Créez votre Yahoo! Mail
Avec Yahoo! faites un don et soutenez le Téléthon !
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
Déjà 2 ans et demi et je n'arrive toujours pas à me remettre de son départ.
J'ai 34 ans, elle en avait 49.
Elle est rentrée à l'hôpital et puis 15 jours après annonce d'un cancer
fulgurant, elle est
morte en me tenant la main.
J'étais extrêment proche d'elle, elle me manque terriblement.
Malgrès que je sois marié et que j'ai une fille de 7 ans, cela n'empêche ma
douleur
quotidienne depuis 2 ans et demi. J'ai l'impression que cela devient
persecutant.
Je vis dans le noir et si je ne vois pas la lumière d'ici peu je pense mettre
fin à mùes jours
je n'en peux plus aidez moi............
Georges-Henri Arenstein
Psychologue
à écrit :
=============================================================
Posté par Hiboux - Belgique - masculin -19 oui - sérieux
=============================================================
Bonjour ,
je voudrais savoir réellement comment oublier une personne,je vais à chaque fois
voir sur les sites et ils répondent toujours la meme chose ,tu rencontrera une
autre ,une de perdu dix de retrouvé fin bref ce qu'on sait deja ...
est ce que il y à un moyen pratique efficace et bref à faire soit par le sport
ou soit par médicament ,notre cerveau accepte de oublier la personne et le corps
suit pas instinctivement et la ce qui suit c ,dépression ....fatigue stress et
encore...quand je pense à mon ex j'ai encore un tiraillement au niveau du coeur
,je sais pas comment passer à coté de ça ,je crois pas que c mon orgueil ni
autre,et quand je dit que c elle qui me plait ou qu'elle est differente des
autres mes proches me disent que elle en vaut pas la peine ,
mais je trouve que ça les regardent pas et que une personne n'es pas l'autre
,savez vous m'aider svp ,je me sens vide et inconstructible ,comment je pourrais
me lever d'un coup et faire un pas dans l'avenir et oublier tous ça ,
c gentil à vous de me répondre ,merci aurevoir.
=====================================
Réponse à Hiboux Par :Georges-Henri Arenstein
Psychologue - ( OUBLIER UNE PERSONNE ).
=====================================
Bonjour Hiboux,
Vous désirez savoir comment «oublier» votre ex parce que vous ressentez encore
un tiraillement au cœur.
Voyons d’abord ce que les personnes autour de vous disent.
«Tu en rencontreras une autre». C’est très probable, effet, mais la phrase n’est
aucunement aidante puisqu’elle nie votre douleur présente et fait référence à un
futur inconnu.
«Une de perdue, dix de retrouvées». Une autre phrase absurde à mettre dans le
même sac que la précédente. Invoquer des proverbes impersonnels est une façon de
masquer son impuissance à aider son prochain.
«Elle n’en vaut pas la peine». Cette phrase est méchante. Après tout vous avez
choisi cette personne et vous l’avez aimée. Si les circonstances de la vie font
que vous n’êtes plus ensemble, ce n’est certainement pas dû au fait qu’elle n’en
«vaille pas la peine». Je vous invite à répondre que votre chagrin est bien réel
et que l’aide dont vous avez besoin ne passe pas par le dénigrement de votre ex.
Le chagrin dû à une rupture amoureuse mérite d’être vécu à plein. Pleurer de
tristesse est un comportement humain sain et légitime. Et si des personnes de
votre entourage sont incapables de faire la chose la plus simple au monde et en
même temps ô combien difficile : vous prendre la main et se taire, il vous reste
la possibilité de cesser de les fréquenter pour quelques mois.
Un deuil amoureux peut durer environ quatre saisons. Il est important de voir
défiler les quatre saisons de l’année sans la présence de l’être aimé afin de
«se refaire» une idée de la vie sans elle. Dans certains cas, ce peut être plus
long.
Vous parlez «d’oubli». La mémoire ne fonctionne pas comme un tableau noir où il
suffit d’effacer quelques lignes afin que celles-ci n’apparaissent plus. La clé,
c’est l’acceptation de son départ. Vous n’allez pas l’oublier, mais son départ
cessera graduellement d’être dérangeant.
Il n’existe pas de stratégies miracles pour arrêter d’avoir mal (sauf les
nombreux anesthésiants qui ne constituent qu’un pis-aller). La douleur de la
séparation fait partie de l’expérience humaine; il est donc parfaitement normal
et sain de le ressentir. Parfois jusqu’à la moelle de l’os.
Je vous recommande de rédiger une lettre dans laquelle vous remercierez votre ex
pour les bons moments que vous avez passés ensemble et pour les qualités
humaines qu’elle a partagées avec vous. Aucune plainte, aucune accusation, pas
de «je pleure ton départ» ni de «sans toi je ne suis rien», s’il vous plaît.
Rédigez cette lettre dans un moment de sérénité et n’hésitez pas à verser
quelques larmes sur le papier. De toutes façons, vous ne posterez pas cette
lettre : c’est un outil de travail pour compléter votre deuil.
Vous parliez de sport dans votre lettre. Les gens ne le savent pas assez mais la
pratique de plusieurs sports est un véritable remède contre la tristesse.
Commencez mollo et intensifiez vos pratiques sportives en essayant de varier les
activités pour éviter la monotonie, le tout sous la supervision d’un moniteur
qualifié.
Vous verrez, vous n’oublierez pas votre ex, mais vous vous sentirez mieux dans
votre peau.
Hiboux, je vous souhaite une bonne convalescence. Bien à vous.
Georges-Henri Arenstein
Psychologue "
--------------------------------------------------------------------------------\
----------------------
/) /)
(o.o) Jean-Paul - Montréal - (Prov. Québec) - Canada
(") (")*
---------------------------------
Lèche-vitrine ou lèche-écran ? Yahoo! Magasinage.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
LE PROCESSUS DE DEUIL
Le deuil est une blessure et non une maladie. C'est un long processus, un gros
travail psychique pour nous mener vers le détachement et la réorganisation de
notre vie. C'est une longue démarche qui demande beaucoup d'énergie autant
physique que mentale. Cela demande du courage car la route est sinueuse. Mais
c'est une démarche nécessaire pour retrouver notre propre équilibre.
Selon Suzanne Pinard,
auteure du livre:
'' DE L'AUTRE CÔTÉ DES LARMES ''
on peut décrire ainsi cette expérience :
"Le deuil, c'est l'ensemble des réactions d'ajustement, d'adaptation et de
transformation nécessaires pour que l'on puisse vivre sainement et de façon
autonome après le décès d'une personne significative."
Chaque deuil appartient à l'endeuillé. Selon ce qu'il est. Selon ce qu'il a
vécu avec la personne disparue. Pas un deuil n'est pareil car chaque personne
est unique. Personnellement, lors du décès de ma fille je me suis retrouvée
anéantie. J'ai pleuré, j'ai crié et je voulais être entourée. Quand j'ouvrais
la bouche c'était pour dire ma souffrance, parler d'elle, de ce qu'elle était
pour moi. J'ai été plusieurs mois à ne parler que de ma fille et de son décès.
Dans les années qui ont suivies, j'ai rencontré une autre mère qui ne voulait
pas en parler et qui ne démontrait pas ses émotions. Elle semblait "flotter".
Je la trouvais parfois indifférente mais c'était un jugement de ma part car
cette maman voulait protéger son entourage en se montrant forte et déterminée.
Sa souffrance était terrible mais elle ne le démontrait pas. Cette maman qui
n'a pas "dit" de peur de déplaire... a développé un cancer et elle est décédée
à son tour. Son médecin-oncologue lui avait demandé
: Madame, avez-vous eu un gros choc dans les dernières années? Oui, elle
avait eu un très gros choc en effet! Elle avait perdu un fils par suicide et
elle ne se permettait pas de démontrer son désarroi. Personnellement, je crois
à cette phrase : "CE QUI NE SE DIT PAS S'INSCRIT". La souffrance qui ne se dit
pas s'inscrit dans le corps et celui-ci parle à sa façon.
Bien sûr, je n'implique que moi en écrivant cela. Mais, depuis des années je
suis en contact avec des personnes endeuillées et j'ai pu le constater à maintes
occasions. Notre corps ayant subi un choc énorme est affaibli. Notre cerveau
l'est aussi puisqu'il fait partie de notre corps. Alors, si nous continuons à
faire "comme si", bien lui il va faire "comme ça" et la structure ayant été
fissurée... elle risque de s'effondrer. Il me semble donc très important de
vivre les étapes d'un deuil...
LES ÉTAPES D'UN DEUIL:
====================
1. Choc, incompréhension, négation (déni), refus.
2. Effondrement, désespoir, dépression, déchirement, désorganisation.
3. Expression des émotions, demande d'aide, espoir.
4. Renaissance, changement des valeurs, nouveau sens à la vie,
créativité.
5. Transformation intérieure, guérison et ouverture à une nouvelle vie.
Bien sûr, je n'inscris pas ces étapes sur le marbre et ces étapes ne viennent
pas nécessairement dans cet ordre. C'est ce que moi-même j'ai pu constater. Je
crois que lorsque ces étapes sont bien intégrées et vécues... la sérénité et la
libération intérieure sont au rendez-vous.
LE DÉNI
LA DÉSORGANISATION
LA RÉORGANISATION
RETROUVER UN SENS À SA VIE
LA GUÉRISON ET LA TRANSFORMATION INTÉRIEURE
=====================================================
Jovette Mimeault - 12 mai 2002 ( De: Au Jardin d'Andréanne )
=====================================================
/) /)
(o.o) Jean-Paul - Montréal - (Prov. Québec) - Canada
(") (")*
---------------------------------
Lèche-vitrine ou lèche-écran ? Yahoo! Magasinage.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]
B O N J O U R .... ou B O N S O I R (Selon le cas)
Mon nom c'est Jean-Paul de Montréal - Canada
(Pardonnez les Erreurs de Français -
Éducation Anglaise depuis l'âge de 8 ans !
l'important c'est que vous comprenez ma peine
grandissante....)
Mon conjoint de 38 ans est décédé du Sida il a 5 ans....
(J'ai été témoin de sa disconnection - ( Aprés quelques
jours dans un coma profond suite à un arrêt-cardiaque)
alors que seul des 'Machines' le maintenait en vie....
ce fût un CHOC traumatique pour moi - de voir un être
avec j'avais été si heureux pendant plus de 6 ans!
mourrir.... en lui tenant sa main....
de le voir ouvrir sa bouche.... alors que le tuyaux d'air
lui fût enlever.... puis voir son visage devenir BLEU!
.... des tremblements... et soudain un signale SONORE
monotone épouvantable fût entendues....
c'était la FIN!... La mort est subite et finale!...
Que la vie est Fragile... et disparraît en UNE SECONDE!
(Lesson: De bien aimé tous ceux qui vous entours... et que
vous aimez, mais ne leur dites pas assez souvent:
JE T'AIME.... de vive voix et avec un beau sourire!
Car aprés la mort seul notre esprit exprime nos
sentiments vers nos êtres chers dans l'au dela!)
....... il me manques toujours;
alors que ma mére est décédé
il y a déja 3 ans, subittement d'une tumeur au cerveau
et le lendemain de son anniversaire!
J'ai aussi perdue ma Marraine (Habitant le Nord de La
France à Solesmes) il y a 2 ans... et Trois de mes meilleurs
amis en quelques mois , ( d'arrêts-cardiaques )!
Maintenant: Je viens de perdre mon ami le plus cher....
Qui depuis 18 ans m'a donné :
Un Amour Fidéle et Inconditionelle!
Mon chien.....FRIMOUSSE! (Voir 2 Images dans l'Album des PHOTOs dans le menu de
ce groupe).....
Alors.... Les décés précédents refont surfaces!
Je me trouves donc encore déprimés....
aiyant de moins en moins de confidents à qui parler.....
de ce que je vie... présentement.!
Peut-être pouvez-vous me transmettre des liens de sites ou lectures
reconfortantes....
J'en ai besoin......
Merçi !
Jean-Paul
/) /)
(o.o) Jean-Paul - Montréal - (Prov. Québec) - Canada
(") (")*
---------------------------------
Lèche-vitrine ou lèche-écran ? Yahoo! Magasinage.
---------------------------------
Lèche-vitrine ou lèche-écran ? Yahoo! Magasinage.
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]