Les mots font tout
Capables de tout, comme nos morts qui veillent sur nous, les mots jouissent de
bien des privilèges. Maîtres en amour, du bout des lèvres, quitte à se perdre en
tours de langues, ils font leurs preuves dans les baisers les plus profonds,
longs comme les fleuves, qui mettent de l'eau aux moulins d'or des hommes et
femmes qui s'aiment beaucoup.
Ils savent sauter, haut dans les airs comme des engins supersoniques, loin des
frontières, tout en bouillonnant de mille feux qui éclairent les têtes
pensantes.
Ils savent danser, en jeux de mots et tournoyer, voire toupiner sur leurs
aiguilles, d'un bout à l'autre des pistes de feux, baignés de rire, de larmes de
joie, sous les regards complices d'étoiles qui multiplient à leur endroit appels
de phare et clignotants.
Ils savent marcher, sur pieds de guerre, comme des soldats, vibrant, scandant
des chants d'amour, pour leur patrie, à la limite de sombrer, sous les coups de
botte, tout en disant Mourir est beau, en cris de bravoure, qui mettent en
pièces leurs entrailles, dans l'espoir d'une victoire ultime.
Ils savent pleurer des tonnes de larmes, tantôt saumâtres comme les plasmas,
tantôt salées comme le roquefort ou le bleu d'Auvergne.
Ils savent planer contre le vent comme les rêves qui s'envolent dans les
étreintes des nuits chaudes.
Ils savent chatter sur Internet, du tac au tac, jouant des coudes, au coude à
coude des points com.
Ils savent glisser ou même ramper comme des serpents sur les cordes raides de la
dernière chance, là où ça passe et ou ça casse.
Ils savent taper comme les secrétaires du bout de leurs doigts étincelants comme
arcs-en-ciel, faisant mine de recommencer les textes frappés au kilomètre dans
les allers-retours chariot de Word, Excel ou PowerPoint.
Ils savent battre comme des coups de cœur qui chantent O chant à tout bout de
champ, Katap Katap; Bling, Bling, Bling, Bling; Polop, Polop; Boum, Boum, Boum,
Boum.
Jean SAINT-VIL
le 29 novembre 2009
Souffrances !
Crois-tu que les horloges souffrent,
Des tours sans fin ni frein
Des aiguilles du temps ?
Crois-tu que les mers souffrent,
Au souffle de leurs vagues
Qui s'usent sans mot dire ?
Crois-tu que les ombres souffrent,
Des pleins feux des soleils
Qui crashent sur la Terre ?
Crois-tu que les cœurs qui souffrent
Des creux de vague des absences
Continueront de battre
Et même de se battre,
Rien que pour des maux d'amour ?
Que la lumière soit feu
Que la lumière soit feu,
En féerie de mots et de soupirs,
Dans les jeux de nus,
Inséparables, inoubliables,
Entre les corps
Qui s'aiment à tour de bras,
Dans les ombres de la nuit.
Jean SAINT-VIL
le 27 novembre 2009
Souffrances !
Crois-tu que les horloges souffrent,
Des tours sans fin ni frein
Des aiguilles du temps ?
Crois-tu que les mers souffrent,
Du souffle des vagues bleues
Qui se brisent sans mot dire ?
Crois-tu que les ombres souffrent,
Des pleins feux des soleils
Qui crashent sur la Terre ?
Crois-tu que les cœurs qui souffrent,
Des creux de vague des absences
Continueront de battre
Et même de se battre
Rien que de maux d'amour ?
Jean
SAINT-VIL
le 26 novembre 2009
Souffrances !
Crois-tu que les horloges souffrent,
Des tours sans fin ni frein
De leurs aiguilles en marche ?
Crois-tu que les mers souffrent,
Du souffle de leurs vagues
En fin de course difficile ?
Crois-tu que les ombres souffrent,
Des pleins feux des soleils
Qui se braquent vers la Terre ?
Crois-tu que les cœurs qui souffrent,
Des creux de vague des absences
Continueront de battre
Et même de se battre
Pour les mots d'amour qui tuent ?
Jean SAINT-VIL
le 26 novembre 2009
J'aime de la nuit
J'aime de la nuit qui tombe
Les camaïeux de gris,
Autant que les jeux d'ombres
Clairs obscurs de ton corps.
J'aime aussi de la nuit
Nos jeux de nudité
Qui brillent loin de la lune
Et font sauter nos corps
En éclats de jouissance.
J'aime aussi de la nuit
Les dessins animés
Qu'à dessein nous traçons
Aux fusains de nos sens,
Lisibles comme des écrans
Dans les crues de nos amours.
J'aime aussi de la nuit
Les strophes de nos caresses,
Le rythme de nos étreintes,
Les spasmes de nos reins,
Les craquements de nos chairs,
Dans les bras qui se cherchent
Et se serrent de nos amours.
Jean SAINT-VIL
le 24 novembre 2009
Prière d'amour
Au droit de tes mains qui tremblent,
Se desquament, se décharnent,
En croix avec mes mains.
Au droit de tes dix doigts
Qui s'accouplent à mes doigts,
Comme dans un bras de fer,
Le temps d'un jeu de main,
Où les lignes de nos mains
Se croisent et se chevauchent
Dans ce qui religieusement
Ressemble à s'y méprendre
Dans toutes les dimensions
D'une superposition,
A une prière d'amour.
Jean SAINT-VIL
le 23 novembre 2009
Prière d'amour
Au droit de tes mains qui tremblent,
Se desquament, se décharnent,
En croix avec mes mains.
Au droit de tes dix doigts
Qui s'accouplent à mes doigts,
Comme dans un bras de fer,
Le temps d'un jeu de main,
Dans le balancement d'une nuit
Où les lignes de nos mains
Se croisent et se chevauchent
Dans ce qui religieusement
Ressemble à s'y méprendre
Dans toutes les dimensions
D'une superposition,
A une prière d'amour.
Jean SAINT-VIL
le 23 novembre 2009
Décrire l'amour
On peut rien écrire pour décrire l'amour dans toutes ses dimensions, tellement
insaisissables. Car l'amour vrai s'étire aux portes de l'infini, quand deux
personnes s'attirent, franchissant les frontières, de toutes les conventions, en
dépit des obstacles de l'espace et du temps. Car l'amour d'aujourd'hui se
nourrit de l'amour de la veille, de l'avant-veille pour prendre les airs légers,
chaque fois in excelsis. Car l'amour se répand comme un moût qui donnera un vin
très délicieux qui flattera les papilles jusqu'au bonheur suprême entre les
êtres qui s'aiment. Car l'amour vrai prospère comme un très beau fruit mûr au
bout des lèvres jointes dans les ombres de la nuit, dans les baisers plus longs
que les fleuves qui se perdent dans les mers de caresses.
Jean SAINT-VIL
le 22 novembre 2009
Déceptions amoureuses
Combien de non,
Combien de fois,
Au nom de Dieu,
Non mille fois non,
Non non non non,
Du bout des lèvres ?
Du fond du cœur ?
Pas un oui mais
Qui se pointerait
Comme un filet
A l'horizon
De mes illusions ?
Combien de non,
Combien de fois,
Au nom de Dieu,
Non mille fois non,
Non non non non
Combien de fois,
Je ne peux compter,
J'ai attendu,
J'ai espéré
Et tant pleuré,
Des larmes chaudes
Comme un geyser ?
Jean SAINT-VIL
le 22 novembre 2009
Vive la déchirure !
Vive la déchirure
Qui, d'un très grand plaisir
Plus d'une fois me déchire,
Et plus d'une fois aussi,
Fit fondre tout mon être
Comme un brasier d'amour
En flammes et en flammèches,
Pour boucler une boucle,
Que je croyais sans fin.
Jean SAINT-VIL
le 21 novembre 2009
Etat de silence
Perdu dans le surplace
D'une présence absence,
Sans bruit et sans mot dire.
Et pourtant, c'est très fort
Et souvent déchirant,
Explosif et brûlant
Comme une bombe au phosphore,
Le sujet silencieux,
Plongé dans le marais
D'un état de mort vivant,
Avant de rebondir,
Retombant sur ses pieds,
En trésors de tonnerre,
Comme un foudre de guerre.
Jean SAINT-VIL
le 21 novembre 2009
Etat de silence
Perdu dans le surplace
D'une présence absence,
Sans bruit et sans mot dire.
Et pourtant, c'est très fort,
Et souvent déchirant,
Explosif et brûlant
Comme une bombe au phosphore,
Le sujet silencieux,
Plongé dans le marais
D'un état de mort vivant,
Avant de rebondir,
Retombant sur ses pieds,
En trésor de tonnerre.
Jean SAINT-VIL
le 21 novembre 2009
Souvent les nuages sont sages
Souvent les nuages sont sages,
Immobiles, indolents
Comme des enfants qui dorment
Dans les bras de leurs mères,
Des heures, des heures qui filent
Comme les aiguilles du temps,
Des heures, des heures qui se taisent
Comme les soleils de minuit
Qui ont besoin de chaud
Aux pôles de la Terre.
Jean SAINT-VIL
le 20 novembre 2009
Le temps passe par les nuages
Le temps passe par les nuages
Qui s'emballent dans leur course,
Sans enjeu, ni danger,
Pour le ciel qui encaisse.
Le temps passe par les nuages
Qui se grisent des vapeurs
Comme les flammes d'un feu
Qui brûlent d'impatience.
Le temps passe par les nuages
Qui font craindre le pire
Quand ils jouent les écrans
Entre le ciel et la Terre.
Jean SAINT-VIL
le 20 novembre 2009
Au commencement était le big bang
Au commencement était le big bang,
Des bruits, des bris et des débris,
Qui remplaça par la matière et la lumière,
Les immenses vides des pluies d'étoiles,
Des galaxies et des planètes.
Au commencement était le big bang,
Des décibels, des mégatonnes,
Nuages de poussière et météores
Mille et une flammes qui s'élevèrent,
Dans l'explosion de tous les temps.
Au commencement était le big bang,
Qui engendra la Terre, les cieux,
Chauffés à blanc comme une gangue,
Avant le verbe et l'écriture,
Avant l'amour, avant la mort.
Jean SAINT-VIL
le 19 novembre 2009
Au commencement était le big bang
Au commencement était le big bang,
Des bruits, des bris et des débris,
Qui remplaça par la matière et la lumière,
Les immenses vides des pluies d'étoiles,
Des galaxies et des planètes.
Au commencement était le big bang,
Des décibels, des mégatonnes,
Nuages de poussière et météores,
Mille et une flammes qui s'élevèrent,
Dans l'explosion de l'univers.
Au commencement était le big bang,
Qui engendra la Terre, les cieux,
Chauffés à blanc comme une gangue,
Avant le verbe et l'écriture,
Avant l'amour, avant la mort.
Jean SAINT-VIL
le 19 novembre 2009
La raison du plus fou
La raison du plus fou
Est toujours la passion,
Jusqu'à la déraison
Qui peut mener très loin,
En fruits de la passion.
Jean SAINT-VIL
le 18 novembre 2009
Marine
La mer de sable et l'eau de mer
Qui danse en courtes vagues bleues.
Le sel qui ne me quitte pas d'un pore.
Les femmes qui se bronzent pour mieux briller,
Et qui des arbres fuient les ombres noires
Entre les coups d'yeux des jeux de mots.
Jean SAINT-VIL
le 17 novembre 2009
Marine
La mer de sable et l'eau de mer
Qui danse en courtes vagues bleues.
Le sel qui ne me quitte pas d'un pore.
Les femmes qui se bronzent
Et qui des arbres fuient les ombres noires
Entre les coups d'yeux des jeux de mots.
Jean SAINT-VIL
le 17 novembre 2009
Les nuages jouent
Les nuages jouent avec le temps,
De temps en temps à contre-temps,
Tantôt très lents dans leur silence,
Tantôt mouillés comme la pluie,
Tantôt pressés comme la tempête,
Tantôt brillants comme l'éclair,
Tantôt bruyants comme le tonnerre,
Tantôt fugaces comme le beau temps.
Jean SAINT-VIL
le 15 novembre 2009
Fruit de hiatus
Je suis né d'un hiatus
Entre mon père et ma mère,
Au pas de course d'une nuit,
Noire et nue.
Au départ, j'étais moins
Qu'une goutte d'une goutte
De trouble,
Stalactite, stalagmite ?
Au fond d'une grotte.
Et à terme, je serai terne,
Brillant par mon crâne nu,
Et par des idées noires
Vers une fin qui se profile,
Miroir d'une vie qui dure
Et qui tient à la vie
Jusqu'à mon dernier souffle.
Jean SAINT-VIL
le 13 novembre 2009
Fruit de hiatus
Je suis né d'un hiatus
Entre mon père et ma mère,
Au pas de course d'une nuit,
Noire et nue.
Au départ, j'étais moins
Qu'une goutte d'une goutte,
Stalactite, stalagmite ?
Et à terme, je serai terne,
Brillant par mon crâne nu,
Et par des idées noires
D'une fin qui se profile,
Miroir d'une vie qui dure
Et qui tient à la vie
Jusqu'à mon dernier souffle.
Jean SAINT-VIL
le 13 novembre 2009
Moitié moitié, fifty fifty
Moitié tu parles,
Moitié tu cries,
Dans le silence
Qui nous entoure,
En bruit de fond.
Moitié tu ris,
Moitié tu pleures,
En éclatant
Comme une balle
Qui se fragmente.
Moitié tu rêves,
Moitié tu crèves
Dans tes délires
Quand tu t'élèves
Vers les anges.
Moitié moitié,
Fifty fifty,
Comme une poire,
Tu es à moi,
Je suis à toi.
Jean SAINT-VIL
le 13 novembre 2009
Comme des points com
Je ne t'aime point
Comme autrefois.
Tu ne m'aimes point
Comme tu m'aimais.
Je ne pleure point
Comme tu savais.
Tu ne pleures point
Comme je faisais,
Larmes aux poings,
Comme des points com.
Jean SAINT-VIL
le 12 novembre 2009