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josepcarreras · José Carreras
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Note : Je vous recommande de visiter cet excellent site web avec de
nombreux articles incisifs. Un pur bonheur que de lire un article
dédié au ténor catalan ! N'hésitez pas non plus à noter cette article
et à laisser vos commentaires sur Agora Vox.
Bon week end,
Ghislaine

*******************

Source : Agora Vox
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42620
Texte : Sandra Wagner
Date : 26 juillet 2008

José Carreras : l'opéra c'est son royaume !

Sans la musique, la vie serait une erreur », disait Nietzsche. C'est
justement à cet effet que la Ville de Differdange s'est fait un
honneur et un plaisir d'accueillir en son sein deux monstres sacrés
de l'opéra : le Ténor José Carreras et la Soprano Ofelia Sala. Les
cent ans d'histoire differdangeoise valaient bien cette ultime touche
de majesté et de virtuosité.

Deux voix absolument somptueuses, expressives, sibyllines et
sublimes, considérées comme parmi les plus belles du vingtième
siècle : ce sont tout simplement quelques grammes de finesse dans un
monde de brutes. Le 18 juillet 2008 au soir, le temps s'est arrêté
dans la localité luxembourgeoise. Sur la place de l'Aréna du
Centenaire, l'effervescence des coulisses, la diligence des équipes
de Differdange, l'arrivée des spectateurs, l'ambiance festive et
plutôt bon enfant font désormais place au silence olympien. Entrent
alors en scène les musiciens de l'International Symphony Orchestra
d'Allemagne, suivis de peu par David Gimenez, le dirigeant de cet
ensemble.
Au premier coup de baguette du maître, nous voilà soudain entraînés
sur les terres slaves, précisément sur celles d'Antonin Dvorak,
célèbre compositeur tchèque et auteur de la splendide « Neuvième
Symphonie du Nouveau Monde ». Les cordes et autres instrumentistes
nous bercent d'une musique colorée, rythmée et fruitée, traduisant
bien l'attachement dvorakien à ces régions empreintes de folklores et
de traditions mondialement reconnues. Cette magique entrée en matière
permettra ensuite aux génies romantiques italiens, tels que Puccini
ou Mascagni, de se manifester dans toute leur volupté grâce aux
interprétations nuancées du maestro Carreras : une tonalité grave,
puissante, passionnée, teintée d'un panel d'émotions étonnamment
bouleversantes.

A ses côtés, la gracieuse et délicieuse Ofelia Sala nous offre une
mise en scène époustouflante de beauté dans cet extrait fameux de La
Bohème, « Quando m'en vo », où elle se transforme en une Musetta à la
fois croustillante, provocatrice, rusée et…amoureuse, pour ensuite
camper sur une Juliette libre et souhaitant vivre ce doux rêve,
conserver cette flamme comme un doux trésor pour profiter encore avec
subtilité, insouciance et nonchalance de cette vie qui s'offre à
elle… (« Je veux vivre » Roméo et Juliette, Charles Gounod)

La première partie du spectacle s'achève sous un tonnerre
d'applaudissements et d'acclamations. L'opéra atteint ce soir-là le
sommet de son art : mission accomplie, le public est conquis ! Il ne
reste plus qu'à conclure par une apothéose d'envolées lyriques. Après
un court intermède de vingt minutes, José Carreras enchantera la
foule avec un célèbre morceau de Vincenzo Valente, « Passione », puis
suivront alors de nombreuses arias, les unes plus éclatantes et plus
vibrantes que les autres : « Vurria » de Furio Rendine, « Lippen
Schweigen » - Merry Widow de Franz Léhar, « Mein Herr Marquis » die
Fledermaus de Johann Strauss, tantôt chantées en duo, tantôt en solo.

L'orchestre, quant à lui, nous transporte sur des mélodies plus ou
moins insolites de Chapi ou Jiménez et c'est avec un José Carreras
plus charismatique que jamais, que se termine cette magistrale soirée
dans « Granada » d'Augustin Lara, musicien prolifique. Une
distribution épatante, une formation musicale dotée des plus grands
et meilleurs solistes russes, une réalisation produite par des
artistes de la plus haute renommée internationale, voilà les
ingrédients réunis pour graver définitivement ces moments d'émotions
uniques dans les mémoires du Centenaire de cette bourgade
luxembourgeoise et permettre au public de garder encore longtemps la
tête dans les étoiles. Comme le dit si bien Stanislas de
Boufflers : « La société a besoin de poètes, comme la nuit a besoin
d'étoiles. »








Samedi 26. Juillet 2008  10:18

ghislaine79v
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ghislaine79v
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26. Juillet 2008
10:18
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