Les politiques interpelés,
Une rencontre maghrébine pour établir une politique régionale.:
La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre est très suivie par des scientifiques marocains.
C´est dans ce cadre qu´ils avaient prévu d´organiser, en marge de ce sommet, une rencontre régionale sur le sujet. Une
rencontre qui devait réunir des scientifiques des pays maghrébins, des chercheurs, des décideurs politiques, des ONG, des journalistes...
Le titre choisi pour cette rencontre, qui devait initialement avoir lieu les 1er et 2 décembre, avait comme thème « Rencontre régionale : Adaptation aux changements climatiques au Maghreb ; Bilan et perspectives ». Par ailleurs, en raison de l´agenda chargé de plusieurs invités et en raison d´autres contraintes, les organisateurs de cet événement scientifique maghrébin l´ont reportée. Il se tiendra ainsi les 16 et 17 mars 2010 à Casablanca. C´est-à-dire trois mois après le Sommet de Copenhague. Cependant, cela ne réduit pas, pour autant, l´importance de cette rencontre régionale,
précise l´un des organisateurs de cet évènement. «Que ce soit après ou avant le Sommet de Copenhague, notre rencontre a toujours de l´importance. Elle nous permettra d´aborder les mêmes questions et d´atteindre les mêmes objectifs attendus...», explique Mohammed Saïd Karrouk, professeur de Climatologie à l´Université Hassan II, Ben M´Sick, qui dirige des masters et doctorats option climat et développement (qui est en même temps directeur exécutif du Comité national IGBP - Global Change - et actif au Centre de Recherche de Climatologie-CEREC).
Selon lui, l´un des objectifs de cette rencontre est de rassembler la communauté scientifique maghrébine. Mais aussi de se mettre en discussion avec les décideurs politiques. «Il faut que ces derniers acceptent de venir participer
avec nous à cette rencontre. Nous avons adressé des invitations à tous les décideurs maghrébins. Nous les interpellons aujourd´hui pour qu´ils se mettent avec nous sur la même table pour nous écouter. De notre part, nous sommes prêt à les écouter. Car, c´est une question nationale celle là, ce n´est pas uniquement une affaire de scientifiques, ce n´est pas l´affaire des politiques tous seuls, ce n´est pas l´affaire des acteurs économiques. C´est l´affaire de tout le monde qui doit mettre la main à la pâte pour parvenir à établir une politique nationale afin de bâtir une politique régionale. Parce que nos intérêts sont communs sur le plan écologique et pour l´avenir. Le climat n´épargne personne et nous met dans le même cercle au Maghreb. Il faut se regrouper pour réussir et parvenir à faire entendre notre plaidoyer et à faire entendre nos préoccupations», explique Mohammed Saïd Karrouk.
En plus de ces entités invitées à prendre part à cette rencontre maghrébine (chercheurs, ONG et journalistes), les organisateurs invitent également quelques personnalités de renommée internationale notamment du Portugal, de l´Espagne, de la France, de l´Italie, de la Belgique... « Notre avenir est commun. On ne peut pas se passer de cet espace vital qui est l´Europe. Parce que nos problématiques sont les mêmes et aussi parce que les visions se complètent les unes avec les autres. De cette manière, si notre congrès parvient à atteindre ses objectif je crois que ce sera un grand pas à l´avant pour tout le monde », souligne-t-il.
Par ailleurs, interpellé sur la position des décideurs marocains vis-à-vis de la question des changements climatiques et de la position à adopter lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre, le scientifique Mohammed Saïd Karrouk semble hors de lui. « Aujourd´hui, dit-il, nos décideurs ont la tête ailleurs. Ils décident conformément aux exigences et aux demandes internationales. Alors que notre intérêt n´est pas celui de l´Europe ou des USA. Il faudrait qu´on se décide clairement pour lancer une politique nationale correcte, à moyen et à long terme... Et puis pour bâtir des stratégies sur cette politique nationale. C´est à partir de là qu´on pourrait négocier. Et ce, en sachant d´abord ce que sont les normes nationales, nos
obligations, notre avenir et notre développement ... Il faut aussi connaître qu´il y a des lignes rouges qu´il ne faut pas dépasser parce que cela peut porter atteinte à notre intérêt, à notre développement». Pour lui, c´est selon cette vision que les Marocains pourraient négocier.
En fait, pour l´instant, nous n´avons pas une politique nationale claire. « Nous avons des interventions ponctuelles, c´est vrai. Mais des interventions par ci, par là... ne peuvent pas faire l´affaire », affirme-t-il.
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Responsabilité intellectuelle
«Jusqu´à présent, le gouvernent ne m´a pas encore convoqué pour participer aux travaux du Sommet de Copenhague », précise Mohammed Saïd Karrouk. «Je n´ai pas envie d´y participer en tant que scientifique. Car, ce que j´ai remarqué pendant plusieurs congrès c´est qu´on est en train de transmettre des informations vitales sur le Maroc à travers les interventions des scientifiques. Parce que nous faisons de la science qu´on publie même si on le fait tout d´abord pour servir le Maroc. Mais si mon pays ne s´en sert pas et je les présente comme ça dans des séminaires, des congrès... je me mettrais à transmettre des informations de manière gratuite à autrui qui peut les utiliser et les développer et parfois peut les exploiter contre notre gouvernement. C´est pourquoi, je ne suis pas prêt à aller assister à une réunion si je ne suis pas mandaté par mon gouvernement. C´est une position dictée par une responsabilité intellectuelle », dit-il.



على
مستوى ظرفي، تواجه الدول والحكومات انفجار الدين العمومي، ولا زالت البنوك
تجهل نطاق "المنتجات السامة" في حساباتها، ولها مشاكل أموال خاصة بها.
هكذا ما يزال ثمة من الأصول السامة أكثر مما جرى خفضه. وقد يؤدي اقتران
دورة مضاربة جديدة واكتشاف أصول سامة جديدة إلى صدمة جديدة بالبورصة،
تنعكس بدورها على مجموع الدائرة الاقتصادية. وأخيرا ستضغط البطالة
والهشاشة، مع كامل عواقبهما الاجتماعية المدمرة، على ميزان القوى
الاجتماعي. 