Ouvrir session
Nouveau venu ? Créez votre compte
homelies_daniel_meynen · Homélies de Daniel Meynen
? Déjà membre ? Ouvrir session

Astuces Yahoo! Groupes

Le saviez-vous...
Et si je montais le groupe de mon association ? J'essaie !

Messages

  Messages Aide
Avancée
Messages 70 - 99 sur 99   Le plus récent  |  < Plus récent  |  Plus ancien >  |  Le plus ancien
Messages: Afficher les résumés des messages   (Grouper par discussion) Date v  
#99 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 2. Décembre 2009  9:25
Sujet: Homélie pour le deuxième Dimanche de l'Avent - 06-12-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, deuxième Dimanche
de l'Avent.
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c2dimavt.mp3

>>> Attention !
Découvrez mon nouveau livre :
La Communion ecclésiale par l'Eucharistie
disponible sur mon site web :
http://meynen.homily-service.net/franc/commeccl.pdf

Bon et saint temps de l'Avent !
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le deuxième Dimanche de l'Avent  -  Année C  -  Lc. 3, 1-6




" La quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant
gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, Philippe son
frère, tétrarque de l'Iturée et de la province de Trachonite, et
Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous les grands prêtres Anne et Caïphe,
la parole de Dieu se fit entendre à Jean, fils de Zacharie, dans la
solitude.  Il se mit à parcourir toute la région du Jourdain, prêchant un
baptême de repentir pour la rémission des péchés, ainsi qu'il est écrit
au recueil des oracles du prophète Isaïe (40, 3-5), «Une voix crie dans
le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.
Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront
abaissées ; les passages tortueux seront redressés, et les chemins
raboteux seront égalisés.  Et tout homme verra le salut de Dieu.» "



Homélie :


" La quinzième année du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant
gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, Philippe son
frère, tétrarque de l'Iturée et de la province de Trachonite, et
Lysanias, tétrarque de l'Abilène, sous les grands prêtres Anne et Caïphe,
la parole de Dieu se fit entendre à Jean, fils de Zacharie, dans la
solitude. "

Saint Luc, dans l'évangile de ce deuxième dimanche de l'Avent, nous donne
un temps précis où le Seigneur s'adressa intérieurement à Jean le
Baptiste pour lui révéler sa mission : préparer la venue du Seigneur !
Il fallait que, d'une manière précise et assez claire, chacun puisse
faire référence au temps auquel viendrait sur terre Celui qui est
éternel, en dehors du temps, et par conséquent Maître du temps.  Quand
vint le Seigneur pour la première fois, c'est alors que se réalisa ce que
Saint Paul (celui dont Saint Luc fut le compagnon de voyage) appela la
plénitude du temps : "Lorsque vint la plénitude du temps, Dieu a envoyé
son Fils né d'une femme." (Ga. 4, 4)

Jean le Baptiste est le Précurseur du Seigneur : il prépare sa venue, sa
première venue.  Jean n'a qu'un seul amour : Dieu, la Parole de Dieu qui
s'est révélée à lui !  Jean a été sanctifié dès avant sa naissance par la
grâce de Dieu, cette grâce portée par la parole même de la Mère de Dieu,
Celle en qui le Verbe venait de s'incarner : "Elevant la voix,
(Elisabeth) s'écria : (...) A l'instant où le son de ta voix me saluant a
frappé mes oreilles, mon petit endant s'est mis à remuer d'allégresse en
mon sein." (Lc. 1, 44)  Cette grâce que Jean a reçue dans le sein de sa
mère Elisabeth a déjà fait de lui un autre homme, une autre créature, ne
vivant plus pour lui, mais pour Dieu seul.  Jean ne le sait pas encore
clairement.  Mais l'Esprit le pousse au désert, et là, il reçoit la
lumière qui lui révéle sa mission : préparer les chemins du Seigneur !

Tout autre que lui aurait été atterré, épouvanté par une telle mission.
Mais Jean n'a aucune attache en ce monde, et peu lui importe les
richesses, les honneurs, la gloire qu'une vie purement humaine pourrait
lui apporter.  La grâce est là, en lui, puissante, aimante, prévoyante,
toujours prête à aider celui qui l'a acceuillie sans réserve.  Jour après
jour, au fur et à mesure que les dispositions humaines de Jean se sont
développées avec l'âge et selon les circonstances, Jean n'a cessé
d'acceuillir cette grâce, jusqu'au jour où il se laisse conduire par
l'Esprit et qu'il va au désert pour y recevoir la lumière décisive, celle
qui lui dicte les détails de sa mission.  Comme toujours, épris de
l'amour de Dieu, Jean répond à l'appel de Dieu et commence à prêcher,
selon ce que l'Esprit lui a dicté...

" Il se mit à parcourir toute la région du Jourdain, prêchant un baptême
de repentir pour la rémission des péchés, ainsi qu'il est écrit au
recueil des oracles du prophète Isaïe (40, 3-5), «Une voix crie dans le
désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.  Toute
vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées ;
les passages tortueux seront redressés, et les chemins raboteux seront
égalisés.  Et tout homme verra le salut de Dieu.» "

Pourquoi Jean se met-il à prêcher un baptême de repentir pour la rémission
des péchés ?  N'est-il pas lui aussi "pécheur" ?  N'est-il pas né, comme
tout homme, comme toute femme (la Vierge Marie exceptée), avec le péché
originel ?  Cette grâce que Jean a reçue aurait-elle effacé en lui la
trace du péché de nos premiers parents Adam et Eve ?  Non.  Mais malgré
son état d'homme pécheur, Jean a reconnu la grâce de Dieu qui est en
lui : il connaît cette grâce, il sait ce qu'elle réalise en lui, il sait
que l'amour de Dieu est sur lui et en lui.  Et demeurant dans une
profonde et réelle humilité, Jean le Baptiste aime Dieu comme son Père
qui a fait de lui un fils selon son coeur.

Dans sa mission, Jean reste humble, et lorsque Jésus vient à lui pour se
faire baptiser lui aussi, Jean semble d'abord s'y refuser : "Survient
Jésus ; il arrivait de Galilée au Jourdain près de Jean pour se faire
baptiser par lui.  Jean s'y refusait : «C'est moi qui ai besoin de ton
baptême, et toi, tu viens à moi !»  Mais Jésus répondit : «Laisse faire
pour le moment ; car il convient que nous accomplissions ainsi toute
justice.»  Alors Jean le laissa faire." (Mt. 3, 13-15)  Jean reste humble
dans sa mission : si l'amour de Dieu est en lui, il ne lui appartient
cependant pas de le montrer à qui que ce soit, même en ce moment suprême
où il est appelé à baptiser Celui qui est l'Amour en personne.

Mais ce renoncement de Jean n'est-il pas aussitôt récompensé par la
manifestation du Père qui, lors du baptême de Jésus, fait entendre sa
voix, disant : "Voici mon fils bien-aimé, sur qui je porte mon
affection" (Mt. 3, 17) ?  Car, dans cette voix du Père, comment
pourrait-on dissocier ce qui regarde Jésus de ce qui regarde Jean ?
Lorsque le Père parle, il est clair qu'il désigne d'abord et
principalement Jésus son Fils, qui est Dieu comme lui.  Mais, qui est
Jésus sinon notre frère à tous ?  Qui est Jésus sinon la Tête de ce grand
Corps qu'est l'Eglise ?  Jean s'humilie, il accomplit sa mission, et le
Père le glorifie en Jésus, qui est son Fils unique selon la nature
divine, mais le premier-né d'une multitude de frères (cf. Rm. 8, 29) !

L'acceuil de la grâce de Dieu dans l'humilité : voilà comment se prépare
la venue du Fils de Dieu !  La Vierge Marie a fait ainsi jusqu'au jour
tant attendu où le Verbe de Dieu s'est incarné en elle.  De tous temps,
les saints et les saintes qui ont fait l'Eglise, jour après jour, siècle
après siècle, ont fait de même.  Aujourd'hui, la grâce de Dieu nous est
encore offerte, notemment dans l'Eucharistie, où nous recevons en nous
l'auteur même de la grâce.  Recevons Jésus avec amour, avec
reconnaissance, avec humilité !  Et si le Seigneur des Seigneurs nous
demande de le suivre pour conquérir à lui le monde entier, ce ne sera
plus le moment d'hésiter : disons-lui "oui" de grand coeur !  "Père, que
ton règne arrive !"



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#98 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Vendredi 27. Novembre 2009  21:00
Sujet: Homélie pour le premier Dimanche de l'Avent - 29-11-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour le dimanche qui vient, premier dimanche
de l'Avent.
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2007/mp3/c1dimavt.mp3
Priez pour moi.  Et que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le premier Dimanche de l'Avent  -  Année C  -  Lc. 21, 25-28 &
34-36




" Jésus parlait de sa venue : «Il y aura des signes dans le soleil, la
lune et les étoiles.  Sur terre il y aura de l'angoisse parmi les nations
païennes, dans la consternation due au fracas de la mer et des vagues ;
des hommes expireront de terreur dans l'attente des maux qui vont fondre
sur le monde habité ; les puissances des cieux elles-mêmes en seront
secouées.  Alors, on verra le Fils de l'Homme revenir dans une nuée, avec
beaucoup de puissance et de gloire.  Quand ces événements commenceront à
se réaliser, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance
approche.

" «Soyez sur vos gardes, de peur que vos coeurs ne s'alourdissent dans
l'excès de la table, par l'ivresse et par les soucis de la vie, et que ce
Jour ne fonde sur vous à l'improviste, comme un filet ; car il s'abattra
sur tous les habitants de la terre entière.  Veillez donc et priez, en
tout temps, afin d'être en état d'échapper à tout cet avenir et de vous
présenter avec assurance devant le Fils de l'Homme.» "



Homélie :


" Jésus parlait de sa venue : «Il y aura des signes dans le soleil, la
lune et les étoiles.» "

Une année liturgique vient de s'achever ; une nouvelle année liturgique
commence !  Ainsi va le cours des choses...  Pas à pas, l'humanité avance
vers son destin.  Les chrétiens témoignent toujours, depuis le jour de la
Pentecôte, que le Dieu du Ciel et de la terre, le Roi des rois, le
Seigneur des seigneurs, est venu sur terre il y a deux mille ans afin de
se révéler en personne à tous les hommes de bonne volonté et de les
sauver par son Sang répandu sur la Croix du Calvaire.  Une fois de plus,
et de plus en plus fort, l'Église du Christ crie aux oreilles du monde
entier : "Jésus est Seigneur !"

Le Seigneur est venu, le Seigneur reviendra : telle est notre foi.  Mais
le sens de ce temps de l'avent qui inaugure la nouvelle année liturgique,
c'est que Jésus vient maintenant, aujourd'hui même, dans notre coeur,
dans notre âme, dans toute notre personne.  Comment Jésus vient-il
maintenant ?  Jésus vient maintenant en nous de la même manière qu'il est
venu et de la même manière qu'il reviendra.  Car le moment présent, cet
instant d'aujourd'hui où Jésus vient en nous, est déterminé par un passé
et par un futur : le moment présent est insaisissable, il vient toujours
comme la suite de ce qui s'est passé, et comme la préparation de ce qui
doit advenir...

Jésus est venu dans l'humilité ; Jésus reviendra dans la gloire.  Jésus
vient maintenant à la fois dans l'humilité et dans la gloire.  N'est-ce
pas ce double aspect d'humilité et de gloire que nous retrouvons dans
Jésus Eucharistie ?  Car c'est Jésus ressuscité et glorieux que nous
recevons dans la sainte communion, mais, en même temps, c'est Jésus
caché, invisible, petit et humble, qui est présent sous les aspects du
pain et du vin eucharistiques.  Voilà la venue du Christ aujourd'hui :
dans l'Eucharistie de chaque dimanche, de chaque jour même !  Que cet
avent soit pour nous un avent eucharistique !

" Jésus parlait de sa venue : «Il y aura des signes dans le soleil, la
lune et les étoiles.  Sur terre il y aura de l'angoisse parmi les nations
païennes, dans la consternation due au fracas de la mer et des vagues ;
des hommes expireront de terreur dans l'attente des maux qui vont fondre
sur le monde habité ; les puissances des cieux elles-mêmes en seront
secouées.» "

L'évangile de ce premier dimanche de l'avent nous parle de la seconde
venue de Jésus, à la fin des temps.  Le retour du Seigneur sera précédé
de plusieurs catastrophes naturelles : le texte de ce jour est clair à ce
sujet.  Mais est-il important d'en parler ?  A première vue, oui : car le
Seigneur en a parlé lui-même, et que, vu sa Sagesse infinie, il n'a pas
parlé sans raison.  Cependant, pour dire que le Seigneur en a parlé, il
faut avoir la foi : c'est notre foi qui nous permet de dire que ces
paroles sont bien celles de Jésus Fils de Dieu.  Il n'est donc important
de parler de ces catastrophes que si nous croyons qu'elles sont des
signes donnés par le Seigneur pour annoncer son retour prochain.  Mais si
nous ne le croyons pas, mieux vaut ne pas discuter de ce sujet, car ce
serait pour nous sources d'angoisses vaines et inutiles, comme cela sera
pour les nations païennes : "Sur terre il y aura de l'angoisse parmi les
nations païennes, dans la consternation due au fracas de la mer et des
vagues."

" «Alors, on verra le Fils de l'Homme revenir dans une nuée, avec beaucoup
de puissance et de gloire.  Quand ces événements commenceront à se
réaliser, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance
approche.» "

Ceux qui croiront aux signes que le Seigneur leur aura donnés pour
annoncer son retour, ceux-là seront prêts à l'accueillir !  La foi, cette
force, cette puissance qui vient de Dieu même, leur donnera de se tenir
debout au Jour du Fils de l'Homme : ils se tiendront droits, la tête
haute, sans orgueil, mais avec cette confiance et cette assurance que
l'Esprit de Dieu donne à ceux qui croient en lui, qui est la Puissance
même de Dieu !  Mais tout cela se prépare aujourd'hui, non pas demain,
car le jour et l'heure du retour du Seigneur nous est inconnu...  Si nous
ne nous préparons pas aujourd'hui à accueillir le Seigneur quand il
reviendra, craignons que ce Jour ne nous surprenne à l'improviste !

" «Soyez sur vos gardes, de peur que vos coeurs ne s'alourdissent dans
l'excès de la table, par l'ivresse et par les soucis de la vie, et que ce
Jour ne fonde sur vous à l'improviste, comme un filet ; car il s'abattra
sur tous les habitants de la terre entière.» "

La foi !  La foi est notre seul garant pour éviter notre perdition et
notre malheur éternel !  La foi est notre mesure, notre régulateur dans
toute notre vie : c'est la foi qui nous permet de garder un juste milieu
dans la possession et dans l'usage des biens de ce monde.  Celui qui
croit vraiment en Jésus Fils de Dieu, qui est venu et qui reviendra,
celui-là évitera l'excès de la table, l'ivresse et les soucis de la vie.
C'est par la foi que déjà, maintenant, Jésus vient en nous pour nous
communiquer sa vie, la Vie éternelle qu'il tient de Dieu son Père : c'est
par la foi que Jésus Eucharistie entre en communion avec nous afin que
nous devenions les membres de son Corps, anticipant en nous la
glorification des fils de Dieu telle qu'elle se révélera au grand jour à
la fin des temps !

" «Veillez donc et priez, en tout temps, afin d'être en état d'échapper à
tout cet avenir et de vous présenter avec assurance devant le Fils de
l'Homme.» "

Les catastrophes que Jésus annonce pour signes de son retour prochain
seront bien vécues ou mal vécues : tout cela dépend de nous, de notre
foi, ou de notre incrédulité...  Si nous croyons à la Parole de Dieu,
alors nous "échapperons" à ces malheurs, car, alors, ce ne seront pas des
malheurs, mais bien une bénédiction, un moyen ultime, dernier, pour
prouver au Seigneur notre foi et notre amour, pour nous purifier une
dernière fois avant de le voir face à face, tel qu'il est pour
l'éternité !  Demandons à la Très Sainte Vierge Marie, qui a attendu
fidèlement le Seigneur lors de sa première venue, demandons-lui de nous
aider tous les jours de notre vie à vivre notre rencontre avec son Fils,
le Seigneur Jésus !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#97 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Jeudi 12. Novembre 2009  18:52
Sujet: Homélie pour le trente-troisième Dimanche dans l'Année - 15-11-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour le dimanche qui vient, trente-troisième
Dimanche dans l'Année.
" «Pour ce qui est du Jour et de l'Heure, personne ne le sait, ni
les anges dans le ciel, ni même le Fils, mais seulement le Père.» "
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b33dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le trente-troisième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 13,
24-32




" Jésus parlait à ses disciples de son retour : «Dans ces jours-là, après
cette détresse, le soleil s'obscurcira, la lune perdra son éclat, les
astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux
seront ébranlées.  Alors on verra le Fils de l'Homme revenir sur les
nuées avec une grande puissance et gloire.  Il enverra les anges et il
rassemblera les élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à
l'extrémité du ciel.

" «Tâchez de saisir la comparaison du figuier.  Dès que ses rameaux
deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l'été
est proche.  De même, quand vous verrez ces événements se produire,
sachez que le Fils de l'Homme est proche, puisqu'il est aux portes.  Oui,
vous dis-je, cette race ne passera point que tout cela ne soit arrivé.
Ciel et terre peuvent passer, mes paroles ne passeront point.

" «Pour ce qui est du Jour et de l'Heure, personne ne le sait, ni les
anges dans le ciel, ni même le Fils, mais seulement le Père.» "



Homélie :


" Jésus parlait à ses disciples de son retour : «Dans ces jours-là, après
cette détresse, le soleil s'obscurcira, la lune perdra son éclat, les
astres tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux
seront ébranlées.» "

Bientôt, dans peu de temps, le Seigneur Jésus reviendra sur terre pour
juger les vivants et les morts.  Ce que je dis là est vrai : car Jésus
peut revenir sur terre à tout moment.  Jésus lui-même l'a dit : "Pour ce
qui est du Jour et de l'Heure, personne ne le sait, ni les anges dans le
ciel, ni même le Fils, mais seulement le Père."  Cela nous fait peur ?
Pourquoi ?  N'avons-nous pas confiance en celui qui doit nous juger ?
Jésus n'est-il pas notre avocat auprès du Père ?  Marie, sa Mère, et
notre Mère, n'est-elle pas à ses côtés pour intercéder en notre faveur ?

En cette fin d'année, ravivons notre confiance en Jésus, notre Sauveur
tout-puissant !  Nous, qui croyons en la Parole de Dieu, soyons confiants
que le Seigneur va mettre tout en oeuvre pour que nous paraissions devant
lui pour nous entendre dire : "Très bien, bon et fidèle serviteur ; tu as
été fidèle en peu, je te confierai beaucoup ; viens te réjouir avec ton
maître." (Mt. 25, 23)  Et encore : "Venez, les bénis de mon Père, prenez
possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du
monde." (Mt. 25, 34)

Aujourd'hui, dans l'évangile de ce dimanche, Jésus ne nous donne-t-il pas
des signes pour que, quand il viendra, nous soyons prêts à l'accueillir ?
N'est-ce pas là un signe de bonté et de miséricorde ?  Si le Seigneur
avait décidé de nous punir pour l'éternité, sans aucun doute, il
reviendrait sans nous prévenir, à l'improviste.  Mais non.  Le Seigneur
est bon et il nous donne des signes qui annoncent son retour : à nous d'y
être attentifs.  Sinon, si nous ne l'attendons pas, sûrement, il nous
condamnera pour l'éternité...

" «Alors on verra le Fils de l'Homme revenir sur les nuées avec une grande
puissance et gloire.  Il enverra les anges et il rassemblera les élus des
quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.» "

"Alors on verra le Fils de l'Homme revenir..."  Si Jésus revient en Israël
ou en Palestine (ce qu'on peut supposer raisonnablement), il faudrait que
tous les hommes et toutes les femmes soient rassemblés là-bas pour
pouvoir voir le Seigneur : "Alors on VERRA le Fils de l'Homme revenir..."
Pour Jésus, il n'y aura aucun problème à cela : il est tout-puissant et
il peut fort bien amener à lui tous les hommes et toutes les femmes, ou
bien se rendre visible partout en même temps, en tous les endroits de la
terre.

Mais, il y a plus aujourd'hui : c'est la télévision !  Ce moyen moderne,
de notre temps, du moment présent, permet de visionner partout en même
temps (à quelques fractions de seconde près) l'événement qui a lieu en un
endroit déterminé sur la terre.  D'ailleurs, l'utilisation d'une telle
technique confirme, en un certain sens, ce que Jésus disait au sujet du
jour et de l'heure : "Pour ce qui est du Jour et de l'Heure, personne ne
le sait..."  En effet, ce qui se déroulera en Terre Sainte le 27 décembre
2006 à 7 heures du matin sera vu en Californie le 26 décembre 2006 à 9
heures du soir environ...

" «Tâchez de saisir la comparaison du figuier.  Dès que ses rameaux
deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l'été
est proche.  De même, quand vous verrez ces événements se produire,
sachez que le Fils de l'Homme est proche, puisqu'il est aux portes.» "

"Tâchez de saisir la comparaison du figuier."  Le Seigneur a-t-il voulu
dire par là que son retour aurait lieu durant l'été ?  "Dès que ses
rameaux deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que
l'été est proche."  La chose est possible : c'est une indication
probable.  Jésus n'est-il pas le Soleil de Justice ?  Or, c'est bien
durant l'été que le soleil donne tout son éclat et toute sa puissance.
Mais, sera-ce l'été dans l'hémisphère Nord ou dans l'hémisphère Sud ?
Jésus nous donne bien des signes, mais en même temps, il nous laisse dans
une relative incertitude, car la règle demeure : "Pour ce qui est du Jour
et de l'Heure, personne ne le sait..."

" «Oui, vous dis-je, cette race ne passera point que tout cela ne soit
arrivé.  Ciel et terre peuvent passer, mes paroles ne passeront point.» "

Chaque génération d'hommes et de femmes s'attend à ce que Jésus revienne
sur terre.  Les premiers chrétiens l'attendaient avec un ferme espoir
(cf. 1 Thess. 4, 17).  Beaucoup de générations ont été déçues parce que
cette promesse du retour du Seigneur ne s'était pas encore accomplie...
Pourtant, il viendra certainement une génération d'hommes et de femmes
qui verra Jésus revenir dans sa Gloire à la fin des temps.  Cette
génération ne cessera de crier, avec le Psalmiste : "Je serai rassasié
quand apparaîtra ta gloire !" (Ps. 16, 15)  Serons-nous cette
génération ?  Si nous avons confiance en Jésus Sauveur, pourquoi ne pas
l'espérer...

Marie est la Reine des Anges !  Déjà, dans la communion du Père, Elle
prépare le Retour de son Fils !  Déjà, Elle nous attend et Elle nous
regarde, désirant avec tout son Amour que tous ceux qu'Elle a enfantés
dans la foi soient à jamais avec Elle dans le Ciel !  Faisons confiance à
Marie !  Demandons-lui de nous conduire par la main jusqu'aux Portes de
l'éternité !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#96 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 4. Novembre 2009  17:32
Sujet: Homélie pour le trente-deuxième Dimanche dans l'Année - 08-11-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, trente-deuxième
Dimanche dans l'Année.
" Tous ont versé de leur superflu, mais elle a prélevé sur son
indigence et mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait
pour vivre. "
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger le
fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b32dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le trente-deuxième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 12,
38-44




" Jésus disait dans son enseignement : «Gardez-vous des scribes : ils
aiment à se promener en robes longues, à se faire saluer sur les places
publiques ; ils recherchent les premiers sièges dans les synagogues et
les premières places dans les festins ; ces gens qui engloutissent les
biens des veuves et font mine de prier longuement, seront plus sévèrement
jugés.»

" Jésus s'assit en face du Trésor.  Il regardait comment la foule y jetait
de la monnaie.  Bien des riches en déposaient beaucoup.  Vint aussi une
pauvre veuve.  Elle y mit deux piécettes, qui font le quart d'un as.
Jésus appela ses disciples et leur dit : «Vraiment, vous dis-je, cette
pauvre veuve a donné plus que tous les autres qui versent au Trésor.  Car
tous ont versé de leur superflu, mais elle a prélevé sur son indigence et
mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre.» "



Homélie :


" Jésus disait dans son enseignement : «Gardez-vous des scribes : ils
aiment à se promener en robes longues, à se faire saluer sur les places
publiques ; ils recherchent les premiers sièges dans les synagogues et
les premières places dans les festins ; ces gens qui engloutissent les
biens des veuves et font mine de prier longuement, seront plus sévèrement
jugés.» "

Les paroles de Jésus que nous entendons dans l'évangile de ce jour ont été
prononcées par le Maître quelques jours avant sa mort, probablement le
mardi de la Semaine Sainte.  Jésus sait que sa fin est proche, que son
âme va bientôt être séparée de son corps.  Jésus sait qu'il va bientôt
rejoindre son Père qui est dans les cieux : comme tout homme, comme toute
femme qui vient en ce monde, Jésus, à la fin de sa vie sur terre, va
remettre son âme à Dieu son Père.  Nous aussi, nous touchons à la fin
d'une vie : celle de l'année liturgique.

Lorsqu'un homme ou une femme remet son âme à Dieu, à la fin de sa vie,
c'est pour être jugé par lui : c'est l'heure du jugement particulier, le
jugement qui a lieu au moment de la mort, et qui anticipe le grand
jugement de tous les hommes : le Jugement dernier.  Mais, pour Jésus, il
ne peut en être ainsi : Jésus est Dieu comme son Père, et c'est comme
Juge souverain que Jésus remet son âme à Dieu son Père.  Aussi, lorsque
Jésus, quelques jours avant sa mort, enseigne encore ses disciples, c'est
pour leur parler du Jugement, et notamment du Jugement dernier (cf.,
entre autres : Matthieu, chapitres 24 et 25).  C'est dans cet esprit que
l'Eglise, chaque année, lorsque le cycle liturgique touche à sa fin,
propose aux fidèles des lectures qui traitent de la fin de la vie de
l'homme et de son jugement par Dieu.

Dans l'évangile de ce dimanche, Jésus juge déjà ceux parmi les scribes qui
agissent pour leur propre gloire au lieu de rechercher celle de Dieu.  Il
n'y a pas de place pour l'excuse ou la miséricorde dans les paroles du
Seigneur : ceux-là qui se conduisent mal "seront plus sévèrement jugés."
La vaine gloire, l'orgueil sous toutes ses formes, l'avarice, autant de
péchés et de fautes que le Seigneur jugera sévèrement, au même titre que
la luxure et l'impureté.  Car c'est bien la gloire de Dieu qui est volée
et usurpée lorsque l'on jouit de n'importe quel plaisir sexuel en dehors
d'un acte conjugual licite : on empêche Dieu d'exercer son pouvoir de
créer une nouvelle âme humaine !

" Jésus s'assit en face du Trésor.  Il regardait comment la foule y jetait
de la monnaie.  Bien des riches en déposaient beaucoup.  Vint aussi une
pauvre veuve.  Elle y mit deux piécettes, qui font le quart d'un as.
Jésus appela ses disciples et leur dit : «Vraiment, vous dis-je, cette
pauvre veuve a donné plus que tous les autres qui versent au Trésor.  Car
tous ont versé de leur superflu, mais elle a prélevé sur son indigence et
mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre.» "

De nouveau, Jésus se met à juger.  Déjà, il glorifie cette pauvre veuve
qui a versé au Trésor du Temple tout ce qu'elle possédait, tout ce
qu'elle avait comme moyen de subsistance.  Comme les apparences sont
trompeuses !  Si Dieu nous fait la grâce d'aller en Paradis - ce que je
souhaite pour nous tous ! - je crois que chacun sera bien surpris de voir
ceux et celles qui seront auprès de Dieu et ceux qui - hélàs ! - n'y
seront pas...  Quel retournement de situation ce sera !  Combien de
riches y aura-t-il en Paradis ?  Certainement très peu.  Et très
probablement aucun parmi les premières places !

Posséder de l'argent, une maison, une ou deux voitures, un emploi fort
lucratif, tout cela n'est pas une mauvaise chose en soi.  C'est d'abord
l'intention qui compte.  C'est sur cette intention que nous serons jugés.
C'est l'intention de la veuve que Jésus a glorifiée aux yeux de ses
disciples : les deux piécettes que la veuve déposa au Trésor valait toute
sa vie !  Mais la montagne d'or et d'argent des autres donateurs ne
valait trois fois rien...  Qu'est-ce que Dieu peut faire avec notre or et
notre argent ?  C'est notre coeur que Dieu veut pour lui !  Même si nous
n'avons rien, ni or ni argent, il nous reste une chose à donner à Dieu,
celle qui, seule, a du prix à ses yeux : notre amour !

Même si un prêtre (ou un diacre), a fortiori, un évêque, fusse-t-il
l'Evêque de Rome, n'avait rien à donner, ni or ni argent, le plus
important pour lui serait de se donner lui-même avec foi et avec amour !
Rappelons-nous Pierre, le premier Pape, qui n'avait ni or ni argent mais
qui n'hésita pas à opérer une guérison au nom de Jésus, au risque de sa
propre vie : "A la vue de Pierre et de Jean qui s'apprêtaient à pénétrer
dans le temple, (un homme boiteux de naissance) leur demanda l'aumône.
Pierre, le considérant ainsi que Jean, lui dit : «Regarde-nous.»
L'impotent fixa les yeux sur eux avec attention, dans l'espoir de
recevoir quelque chose.  Mais Pierre lui dit : «Je n'ai ni or ni argent ;
mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ de Nazareth,
lève-toi, et marche !» " (Ac. 3, 3-6)

Nous allons bientôt recevoir Jésus dans son Eucharistie.  Donnons-nous
pleinement à lui !  Demandons à Marie, notre Mère à tous, de nous aider
dans ce don de nous-mêmes à Dieu !  Que Marie nous accompagne sur ce
chemin de foi et d'amour, un chemin qu'elle a parcouru la première,
jusqu'au pied de la Croix de son Fils !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#95 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Jeudi 29. Octobre 2009  22:22
Sujet: Homélie pour le jour de la Toussaint - 01-11-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, Fête de Tous les Saints.
Pour écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger le
fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bftouss.mp3
D'autres homélies, sur le même évangile, sont disponibles sur
mon site web :
http://meynen.homily-service.net/an99/aftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2000/bftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2001/cftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2004/cftouss.htm
http://meynen.homily-service.net/an2007/cftouss.htm
Que Dieu vous bénisse, par Marie-Médiatrice !

Chanoine Dr. Daniel Meynen




*************




Homélie pour le jour de la Toussaint  -  Mt. 5, 1-12




" A la vue de la foule, Jésus gravit la montagne.  Il s'assit, et ses
disciples s'approchèrent de lui.  Alors il ouvrit la bouche et leur donna
ces enseignements : «Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre : le royaume
des cieux est à eux !  Heureux ceux qui sont doux : ils posséderont la
terre !  Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !  Heureux ceux
qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !  Heureux les
miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !  Heureux les coeurs purs :
ils verront Dieu !  Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de
Dieu !  Heureux les persécutés pour la justice : le royaume des cieux est
à eux !  Heureux serez-vous quand on vous insultera et qu'on dira
faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.  Réjouissez-vous et
soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les
cieux !» "



Homélie :


" A la vue de la foule, Jésus gravit la montagne.  Il s'assit, et ses
disciples s'approchèrent de lui.  Alors il ouvrit la bouche et leur donna
ces enseignements : «Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre : le royaume
des cieux est à eux !» "

C'est aujourd'hui la fête, la grande fête de tous les saints !  Tous ceux
qui sont au Ciel, dans la gloire de Dieu et le bonheur sans fin, nous les
honorons et nous les fêtons car ils ont remporté la victoire : nous
célébrons le triomphe de tous ceux qui, grâce à Dieu et à Marie, ont
atteint avec succès le rivage de l'éternelle patrie, celle de Dieu, celle
des Anges vainqueurs par leur obéissance sans limite !  L'Eglise nous
invite à célébrer dans la joie et dans l'allégresse cette multitude
d'êtres, hommes, femmes, et anges de toutes espèces qui ont cru à la
Parole de Dieu, à cette Parole qui s'est incarnée dans le Christ et qui
nous a ouvert la porte du royaume éternel par sa victoire sur le bois de
la Croix !  "Au vainqueur j'accorderai de siéger à mes côtés sur mon
trône, comme moi-même après ma victoire j'ai pris place auprès de mon
Père sur son trône." (Ap. 3, 21)

" «Heureux ceux qui ont un coeur de pauvre : le royaume des cieux est à
eux !» "

Le royaume des cieux est le partage de tous ceux qui, sur terre, se
comportent en véritables pauvres en esprit : ce sont ceux qui pratiquent
la pauvreté de coeur durant leur vie ici-bas qui reçoivent la récompense
et l'héritage promis !  N'entrent au Ciel, pour l'éternité, que ceux qui
vivent dans le détachement des biens de ce monde !  Le Ciel est pour les
pauvres et pour eux seuls !  Le Seigneur nous l'a dit à maintes
reprises : «Mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui mettent leur
confiance dans les richesses d'entrer dans le royaume de Dieu !» (Mc. 10,
24)  Regardons tous les saints du Ciel : que leur exemple nous stimule à
agir comme ils ont agi !  Ils ont tous été pauvres de coeur : ils sont
maintenant riches d'une richesse dont nous n'avons pas idée, une richesse
que seule le Don de Dieu, c'est-à-dire son Esprit-Saint, peut égaler !

" «Heureux les persécutés pour la justice : le royaume des cieux est à
eux !  Heureux serez-vous quand on vous insultera et qu'on dira
faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.  Réjouissez-vous et
soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les
cieux !» "

Les Saints du Ciel ne sont arrivés dans ce lieu de délices et de bonheur
qu'après être passés par de multiples épreuves et tentations.  Ils ont
suivi le Christ sur son chemin de croix, et c'est par cette voie royale
qu'ils sont entrés au Ciel !  La première lecture de ce jour nous le
redit très clairement : " «Ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils et d'où
viennent-ils ?» : «Ce sont les survivants de la grande détresse ; ils ont
lavé leur vêtement et les ont blanchis dans le sang de l'Agneau.» " (Ap.
7, 13-14)  Le passage vers la Résurrection, c'est la Passion du Seigneur,
cette Passion à laquelle nous sommes invités à participer afin d'y
ajouter ce quelque chose qui semble lui manquer, ainsi que l'affirme
Saint Paul (cf. Col. 1, 24).

"Au vaiqueur je donnerai de la manne cachée..." (Ap. 2, 17)  Recevons avec
joie et avec une grande confiance cette manne cachée !  Communions en ce
jour avec une grande charité et avec une foi profonde !  Demandons au
Seigneur de nous emporter avec lui dans ce beau Ciel qu'il nous promet !
Demandons à Marie la grâce de rester fidèle à Dieu jusqu'à la fin de
notre vie !  Que l'Eucharistie de ce jour soit la plus belle de notre
vie !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#94 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 21. Octobre 2009  20:59
Sujet: Homélie pour le trentième Dimanche dans l'Année - 25-10-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, trentième dimanche
dans l'année.
" Jésus lui dit : «Que veux-tu que je te fasse ?»  -  «Maître,
lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue.»  Et Jésus lui
dit : «Va, ta foi t'a sauvé.» "
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b30dmann.mp3

A bientôt !  Et que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le trentième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 10, 46-52




" Comme Jésus arrivait à Jéricho avec ses disciples et une foule
considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis
au bord de la route.  Il apprit que c'était Jésus de Nazareth, et se mit
à crier : «Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !»  Plusieurs le
gourmandaient pour le faire taire ; mais il criait de plus belle : «Fils
de David, aie pitié de moi !»  Jésus s'arrêta et dit : «Appelez-le.»  On
appelle l'aveugle avec ce conseil : «Courage !  Lève-toi, il t'appelle.»
L'aveugle jeta son manteau et, d'un bond, vint à Jésus.  Prenant la
parole, Jésus lui dit : «Que veux-tu que je te fasse ?»  -  «Maître, lui
répondit l'aveugle, que je recouvre la vue.»  Et Jésus lui dit : «Va, ta
foi t'a sauvé.»  Aussitôt il recouvra la vue, et il suivait Jésus sur le
chemin. "



Homélie :


" Comme Jésus arrivait à Jéricho avec ses disciples et une foule
considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis
au bord de la route.  Il apprit que c'était Jésus de Nazareth, et se mit
à crier : «Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !» "

Jésus arrive à Jéricho avec ses disciples.  Il va y rencontrer Zachée, cet
homme qui eut la joie d'accueillir le Fils de Dieu dans sa maison.  Mais
avant d'entrer dans la ville, ainsi que le fait remarquer Saint Luc,
Jésus est appelé auprès d'un aveugle : Bartimée, le fils de Timée.
Celui-ci crie le nom de Jésus et il l'appelle par ce nom qui rappelle son
origine : "Fils de David" !  Car le règne de Dieu est tout proche,
l'entrée triomphale de Jésus, Fils de Dieu, descendant de David, va
bientôt avoir lieu ; bientôt, à Jérusalem, Jésus sera acclamé "Fils de
David" par une foule nombreuse venue dans la Ville du Temple pour la
célébration de la Pâque.

Jésus est le Fils de David, le Messie tant attendu !  Cet aveugle, assis
là au bord de la route, l'a compris !  Certes, il n'a rien vu de ce que
Jésus a fait précedemment : il n'a pas vu les pains et les poissons se
multiplier, il n'a pas vu la guérison de tant et tant de malades que des
foules nombreuses ont ammenés à Jésus, le Fils de Dieu fait Homme.  Mais
il a d'abord cru ce que les quelques gens qui l'entouraient lui disaient
de cet Homme dont on parlait tant et dont on louait la très grande bonté.
Il a d'abord vécu de cette foi simplement humaine, de cette foi qui
consiste à faire confiance à l'autre, cet autre différent de nous, cet
autre qui est notre prochain (nous sommes sur la route de Jérusalem à
Jéricho ! - cf. Luc 10, 30) et que Dieu lui-même a mis sur notre route.

Bartimée apprit que cet homme qui passait était Jésus de Nazareth.  Alors,
la foi simplement humaine de Bartimée se transforma en une foi divine,
une foi qui peut tout, une foi qui ose tout, jusqu'à se compromettre avec
celui que les pharisiens et les scribes cherchaient à faire mourir, car
ils étaient jaloux de ce nouveau Docteur, tout comme Caïn fut jaloux de
son frère Abel qu'il tua de ses propres mains.  Bartimée crie sa foi au
Fils de Dieu : il appelle à lui ce Sauveur du monde, il crie dans le
brouhaha de la foule : "Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !"
Bartimée n'a pas peur, quoique plusieurs tentèrent de le faire taire :
"Plusieurs le gourmandaient pour le faire taire ; mais il criait de plus
belle : «Fils de David, aie pitié de moi !» "

" Jésus s'arrêta et dit : «Appelez-le.»  On appelle l'aveugle avec ce
conseil : «Courage !  Lève-toi, il t'appelle.»  L'aveugle jeta son
manteau et, d'un bond, vint à Jésus.  Prenant la parole, Jésus lui dit :
«Que veux-tu que je te fasse ?»  -  «Maître, lui répondit l'aveugle, que
je recouvre la vue.»  Et Jésus lui dit : «Va, ta foi t'a sauvé.»
Aussitôt il recouvra la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. "

Voilà la foi de Bartimée récompensée !  Jésus l'appelle !  Tout est dit !
A la fin des temps, lorsque tous comparaîtront devant Dieu, Jésus dira
aussi, à ceux qui auront persévéré dans la foi jusqu'à la fin : "Venez,
les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné
depuis la création du monde !" (Mt. 25, 34)  Cet appel de Dieu pour venir
à lui sera le moment de la résurrection des corps ; aujourd'hui aussi,
lorsque Bartimée est appelé à venir auprès de Jésus, c'est pour lui le
moment de sa résurrection : il va recouvrer la vue !

Bartimée a cru à la parole de Dieu qui lui disait intérieurement que cet
homme était le "Fils de Dieu," et cette foi l'a sauvé, dans son âme et
dans son corps !  "Va, ta foi t'a sauvé !",  lui dit Jésus.  Nous aussi,
nous qui croyons à Jésus Pain de Vie, Sauveur du monde venu pour nous
donner sa vie divine, nous pouvons être sauvés par cette Eucharistie que
nous allons célébrer !  Que Marie nous aide à croire à la Parole de
Dieu !  Que par Elle nous vienne le salut de Dieu et la miséricorde du
Père !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#93 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 14. Octobre 2009  19:52
Sujet: Homélie pour le vingt-neuvième Dimanche dans l'Année - 18-10-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-neuvième
dimanche dans l'année.
" Le Fils de l'Homme n'est pas venu se faire servir, mais
servir et donner sa vie en rançon pour une multitude. "
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de
télécharger le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b29dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-neuvième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 10,
35-45




" Les fils de Zébédée, Jacques et Jean, s'approchent de Jésus : «Maître,
lui disent-ils, nous voudrions que tu nous accordes ce que nous te
demanderons.»  -  «Que voulez-vous que je fasse pour vous ?»  -
«Accorde-nous, lui dirent-ils, de siéger l'un à ta droite et l'autre à ta
gauche, quand tu seras dans ta gloire.»  Mais Jésus leur dit : «Vous ne
savez ce que vous demandez.  Pouvez-vous boire la coupe que je vais
boire, ou être baptisés du baptême dont je serai baptisé ?»  -  «Oui,
dirent-ils, nous le pouvons.»  Jésus poursuivit : «Vous boirez le calice
que je vais boire et vous serez baptisés du baptême dont je serai
baptisé ; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient
pas de l'accorder ; ces places reviennent à ceux à qui elles sont
destinées.»

" Les dix autres, qui avaient tout entendu, commencèrent à s'indigner
contre Jacques et Jean.  Jésus les appela : «Vous le savez, leur dit-il,
chez les païens, ceux que l'on considère comme chefs font sentir leur
domination, et leurs supérieurs font valoir sur eux leur autorité.  Il
n'en est pas ainsi parmi vous.  Bien au contraire, celui qui veut devenir
grand parmi vous sera votre serviteur, celui qui veut être le premier
parmi vous sera l'esclave de tous.  Car le Fils de l'Homme n'est pas venu
se faire servir, mais servir et donner sa vie en rançon pour une
multitude.» "



Homélie :


" Les fils de Zébédée, Jacques et Jean, s'approchent de Jésus : «Maître,
lui disent-ils, nous voudrions que tu nous accordes ce que nous te
demanderons.»  -  «Que voulez-vous que je fasse pour vous ?»  -
«Accorde-nous, lui dirent-ils, de siéger l'un à ta droite et l'autre à ta
gauche, quand tu seras dans ta gloire.» "

L'évangile de ce dimanche rapporte un dialogue qui eut lieu entre Jésus et
les fils de Zébédée : Jacques et Jean.  Ceux-ci veulent à tout prix être
placés aux côtés de Jésus dans le Paradis !  N'est-ce pas là un désir
louable ?  N'est-ce pas là un sentiment qui exprime tout leur amour pour
le Maître de la Vie ?  N'est-ce pas là l'expression la plus haute de leur
attachement au Créateur de toutes choses ?  Assurément !  Et cela ne fait
aucun doute : c'est bien l'Esprit-Saint lui-même qui leur inspira pareil
désir.

Mais est-ce là une chose qu'il faut dévoiler en public, comme le firent
imprudemment les deux disciples ?  Certainement pas.  D'ailleurs, les
choses ne se passèrent probablement pas de cette façon.  En effet,
l'épisode est rapporté autrement par Saint Matthieu.  Pour lui, c'est la
mère de Jacques et de Jean qui demande cette faveur à Jésus pour ses deux
fils : "La mère des fils de Zébédée vint trouver Jésus avec ses fils, en
se prosternant pour lui demander quelque chose (...)  «Ordonne que mes
deux fils que voici siègent à ta droite et à ta gauche dans ton royaume.» "
(Mt. 20, 20-21)

On comprend facilement que l'amour d'une mère pour ses enfants lui fasse
demander au Seigneur, en public, des choses incroyables, comme de siéger
aux côtés du Christ dans le Ciel.  Cette façon de faire est moins
choquante, et elle tente de masquer un peu la réalité des faits.  Mais
Pierre, dans sa catéchèse (rapportée par Saint Marc dans son évangile),
n'est pas dupe : il s'est renseigné, après coup, sur ce qui s'était
réellement passé, et il présente la requête de Jacques et de Jean comme
la leur propre.

Tirons deux leçons de cet événement.  La première, c'est qu'il faut tour à
tour être "prudents comme les serpents, et simples comme les
colombes" (Mt. 10, 16) : il faut parfois masquer les grâces reçues de
Dieu, par prudence, et il faut parfois les manifester, par simplicité.
La seconde, c'est qu'on peut s'adresser au Seigneur Jésus par
l'intermédiaire de notre Mère à tous, la Vierge Marie, mais qu'on peut
aussi aller directement au Christ, tout en sachant bien que sa Mère bénie
est toujours à ses côtés.

" Mais Jésus leur dit : «Vous ne savez ce que vous demandez.  Pouvez-vous
boire la coupe que je vais boire, ou être baptisés du baptême dont je
serai baptisé ?»  -  «Oui, dirent-ils, nous le pouvons.»  Jésus
poursuivit : «Vous boirez le calice que je vais boire et vous serez
baptisés du baptême dont je serai baptisé ; quant à siéger à ma droite ou
à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; ces places reviennent
à ceux à qui elles sont destinées.» "

La gloire du Ciel, nous devons la désirer ardemment, de tout notre coeur,
de toute notre âme, car si nous mettons notre espérance dans cette vie
temporelle, remplie de misères et de risques pour notre salut, nous
sommes à plaindre lamentablement...  Mais la gloire du Ciel ne s'acquiert
pas sans effort ni sans travail.  La gloire de la Résurrection passe par
l'ignominie de la Passion et de la Croix.  Si la couronne d'épines n'est
pas sur notre front durant cette vie, jamais la couronne de gloire ne
nous sera donnée dans le Ciel.

Il n'y a pas d'alternative : la Résurrection passe par la Passion !  Nous,
Chrétiens, nous avons été baptisés au nom du Père, et du Fils, et du
Saint-Esprit.  Cela veut dire que nous avons été configurés au Christ
envoyé par le Père dans l'Esprit : configurés au Christ mort et
ressuscité, rendus participants de sa Passion et de sa Résurrection,
unis, par la foi, aux souffrances du Christ, et forts, par l'espérance,
de la gloire de sa Résurrection.  Déjà ressuscités en espérance, nous,
Chrétiens, sommes appelés à compléter en nous ce qui manque à la Passion
du Seigneur Jésus.

"Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de
l'accorder ; ces places reviennent à ceux à qui elles sont destinées."
Jésus parle de sa Passion ; Jésus parle donc d'abord en homme, quoiqu'il
soit aussi Dieu et Seigneur, l'égal du Père.  Jésus tient ici à rendre
honneur et gloire à son Père : c'est à lui que revient la décision
d'accorder telle ou telle place dans le Royaume de Dieu (cf. Mt. 20, 23).
Car le Père est le premier dans la Très Sainte Trinité : c'est lui et lui
seul qui détermine l'ordre de toutes choses.

" Les dix autres, qui avaient tout entendu, commencèrent à s'indigner
contre Jacques et Jean.  Jésus les appela : «Vous le savez, leur dit-il,
chez les païens, ceux que l'on considère comme chefs font sentir leur
domination, et leurs supérieurs font valoir sur eux leur autorité.  Il
n'en est pas ainsi parmi vous.  Bien au contraire, celui qui veut devenir
grand parmi vous sera votre serviteur, celui qui veut être le premier
parmi vous sera l'esclave de tous.  Car le Fils de l'Homme n'est pas venu
se faire servir, mais servir et donner sa vie en rançon pour une
multitude.» "

Jacques et Jean veulent être les premiers aux côtés de Jésus dans le Ciel.
Les dix autres s'indignent d'une telle demande.  Le Seigneur arrange tout
et met tout le monde sur un pied d'égalité : le maître doit devenir
l'esclave, le premier doit être le dernier...  Ainsi, chacun est content.
Au Ciel, il en est de même.  Assurément, il y a un ordre parmi les élus
de Dieu et chacun est à sa place, mais aucun d'eux ne peut exprimer un
mécontentement quelconque : chacun est parfaitement heureux à la place
qu'il occupe !  C'est précisément cette même place, cet ordre précis qui
fait le bonheur des élus de Dieu dans le Ciel.  Car cette place, cet
ordre, permet la réalisation d'un édifice parfait et structuré : la
Maison de Dieu !

Que la Très Sainte Vierge Marie nous accompagne sur le chemin du Ciel,
accomplissant la volonté de Dieu chaque jour de notre vie, dans une
réponse constante de foi, d'espérance, et d'amour !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#92 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Samedi 10. Octobre 2009  11:00
Sujet: Homélie pour le vingt-huitième Dimanche dans l'Année - 11-10-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour ce dimanche, vingt-huitième Dimanche
dans l'Année.
" Tout est possible à Dieu. "
Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit de télécharger
le ficher suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b28dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************





" Comme Jésus sortait pour se mettre en route, quelqu'un accourut et, se
mettant à genoux devant lui, demanda : «Bon Maître, que dois-je faire
pour obtenir la vie éternelle ?»  Jésus lui dit : «Pourquoi m'appelles-tu
bon ?  Il n'est de bon que Dieu seul.  Tu connais les commandements : Tu
ne tueras point, tu ne commettras point d'adultère, tu ne voleras point,
tu ne porteras point de faux témoignage ; tu ne feras de tort à
personne ; honore ton père et ta mère.»  Il repartit : «Maître, tout cela
je l'ai observé dès ma jeunesse.»  Alors Jésus fixa sur lui son regard et
l'aima : «Une seule chose te manque, lui dit-il ; va vendre tout ce que
tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ;
puis, viens, et suis-moi.»  Mais lui, à cette parole, devint sombre et il
s'en alla tout triste : il avait de grandes propriétés.

" Jésus, jetant des regards autour de lui, dit à ses disciples : «Comme il
sera difficile aux riches d'entrer dans le royaume de Dieu !»  Les
disciples étaient stupéfaits de son langage.  Mais Jésus reprit de plus
belle : «Mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui mettent leur
confiance dans les richesses d'entrer dans le royaume de Dieu !  Un
chameau passe plus aisément par le chas de l'aiguille qu'un riche n'entre
dans le royaume de Dieu.»  De plus en plus ahuris, les disciples se
dirent les uns aux autres : «Alors, qui peut être sauvé ?»  Jésus les
regarda : «Aux hommes, c'est impossible, dit-il, mais pas à Dieu : tout
est possible à Dieu.»

" Pierre se prit à lui déclarer : «Eh bien, nous autres, nous avons tout
quitté pour te suivre.»  Jésus répondit : «Oui, je vous le déclare, nul
n'aura quitté pour moi et pour l'évangile, maison, frères ou soeurs, mère
ou père, enfants ou terres, sans recevoir cent fois plus, maintenant, dès
ce temps-ci, - maison, frères et soeurs, mères, enfants et terres, - avec
des persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.» "



Homélie :


" Comme Jésus sortait pour se mettre en route, quelqu'un accourut et, se
mettant à genoux devant lui, demanda : «Bon Maître, que dois-je faire
pour obtenir la vie éternelle ?» "

Quelqu'un accourt vers Jésus, il se dirige vers lui, car, probablement, il
avait entendu parler de lui comme quelqu'un de bon et de charitable.
L'Amour de Dieu qui est en Jésus attire à lui cet homme que l'évangéliste
ne nomme pas, mais qui peut être pris comme exemple pour tout homme ou
pour toute femme auquel ce récit s'adresse.  Tous, nous avons reçu déjà,
ou nous recevrons un jour ou l'autre cet appel de la grâce, cette
invitation de Dieu à venir jusqu'à lui.  Et de fait, nous irons à lui,
car sa grâce est toute-puissante : nous irons vers le Christ pour lui
demander, avec l'aide de sa grâce : "Bon Maître, que dois-je faire pour
obtenir la vie éternelle ?"  Mais quelle sera la suite de notre
démarche ?  La grâce de Dieu est certes toute-puissante, mais l'homme
reste libre !  Allons-nous garder notre liberté ?  Ou bien allons-nous la
confier à Dieu pour qu'il la garde éternellement en lui ?

" Alors Jésus fixa sur lui son regard et l'aima : «Une seule chose te
manque, lui dit-il ; va vendre tout ce que tu possèdes, donne-le aux
pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis, viens, et suis-moi.»
Mais lui, à cette parole, devint sombre et il s'en alla tout triste : il
avait de grandes propriétés. "

La grâce de Dieu nous attire à Jésus, elle nous mène à lui pour que nous
apprenions à le connaître dans un amour parfait.  Mais cet amour de Jésus
est exigeant : la religion chrétienne est une religion exigeante, une
religion qui demande à l'homme, à la femme de suivre le Christ en
renonçant à soi et toutes les créatures.  En bref, celui qui veut
s'attacher à la personne de Jésus par l'amour de connaissance et de vie
doit renoncer à garder pour lui-même sa liberté : il doit la confier à
Dieu pour qu'il la garde en lui éternellement !  L'amour de Jésus est
exigeant, car Jésus est Dieu, et l'homme, la femme doit être tout à Dieu,
Créateur et Seigneur de toutes choses !  Finalement, c'est le salut même
de l'homme qui passe par là !  C'est pourquoi Jésus prononce ces paroles
redoutables : "Comme il sera difficile aux riches d'entrer dans le
royaume de Dieu !"

" Mais Jésus reprit de plus belle : «Mes enfants, qu'il est difficile à
ceux qui mettent leur confiance dans les richesses d'entrer dans le
royaume de Dieu !  Un chameau passe plus aisément par le chas de
l'aiguille qu'un riche n'entre dans le royaume de Dieu.»  De plus en plus
ahuris, les disciples se dirent les uns aux autres : «Alors, qui peut
être sauvé ?»  Jésus les regarda : «Aux hommes, c'est impossible, dit-il,
mais pas à Dieu : tout est possible à Dieu.» "

Le salut est une chose humainement impossible : sans la grâce de Dieu, nul
ne peut être sauvé !  Mais avec l'aide puissante de la grâce, cela
devient possible : "Aux hommes, c'est impossible, dit Jésus, mais pas à
Dieu : tout est possible à Dieu."  Pour cela, il faut tout donner à
Dieu : il faut que, en esprit, nous soyons disposés à tout lui donner,
s'il nous le demande.  Surtout, il faut que nous soyons prêts à nous
donner nous-mêmes tout entiers à Dieu.  C'est ce que firent les Apôtres,
et, à leur suite, une multitude d'hommes et de femmes qui furent, au long
des siècles, de vrais et de fervents chrétiens.  Saint Pierre ne craint
d'ailleurs pas d'en témoigner : "Pierre se prit à lui déclarer : «Eh
bien, nous autres, nous avons tout quitté pour te suivre.» "

" Jésus répondit : «Oui, je vous le déclare, nul n'aura quitté pour moi et
pour l'évangile, maison, frères ou soeurs, mère ou père, enfants ou
terres, sans recevoir cent fois plus, maintenant, dès ce temps-ci, -
maison, frères et soeurs, mères, enfants et terres, - avec des
persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.» "

Voilà ce qui est extraordinaire : lorsque nous avons tout donné à Dieu, en
esprit, ou réellement, le Seigneur lui-même nous comble de ses dons, tant
spirituels que temporels.  Et quel don plus magnifique ne fait-il pas
chaque jour, chaque dimanche : le don de son Eucharistie !  Comment en
effet ne pas penser que ce don précieux du Corps et du Sang du Christ est
le fruit du don de nous-mêmes à Dieu ?  Plus nous avons l'intention de
nous donner au Seigneur, plus son Eucharistie sera pour nous le don le
plus précieux et le plus inestimable qui soit !  Demandons à Marie cette
grâce, la grâce du don de soi, la grâce du don de notre liberté à Jésus,
son Fils, le Fils de Dieu même !  Que cette communion de ce jour nous
donne une plus grande estime du Sacrement du Corps et du Sang du Christ !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#91 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 30. Septembre 2009  22:55
Sujet: Homélie pour le vingt-septième Dimanche dans l'Année - 04-10-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-septième dimanche
dans l'année.
" Laissez les petits enfants venir à moi, ne les empêchez pas;
c'est à leurs pareils qu'appartient le royaume de Dieu. "
Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b27dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-septième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 10,
2-16




" Des pharisiens, ayant abordé Jésus, lui demandèrent, pour le mettre à
l'épreuve, si un homme avait le droit de répudier sa femme.  Il leur
répondit : «Que vous a ordonné Moïse ?»  Ils repartirent : «Moïse a
permis de dresser un acte de divorce et de renvoyer sa femme.»  Jésus
reprit : «C'est en raison de la dureté de votre coeur qu'il a édicté pour
vous cette loi;  mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme
et femme.  A cause de cela l'homme quittera son père et sa mère pour
s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair;  ainsi
donc ils ne sont plus deux mais une seule chair.  Eh bien ! ce que Dieu a
uni, que l'homme ne le sépare pas.»

" A la maison, les disciples se mirent à l'interroger encore sur ce point.
Jésus leur dit : «Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre
commet l'adultère à l'égard de la première, et si une femme répudie son
mari et en épouse un autre, elle se rend adultère.»

" On lui amenait de petits enfants pour qu'il les touchât.  Mais les
disciples réprimandaient ceux qui les présentaient.  Jésus le vit et,
tout indigné, leur dit : «Laissez les petits enfants venir à moi, ne les
empêchez pas;  c'est à leurs pareils qu'appartient le royaume de Dieu.
Oui, vous dis-je, celui qui ne recevra pas le royaume de Dieu comme le
fait un petit enfant, n'y entrera point.»  Puis il les embrassa et les
bénit en leur imposant les mains. "



Homélie :


" Des pharisiens, ayant abordé Jésus, lui demandèrent, pour le mettre à
l'épreuve, si un homme avait le droit de répudier sa femme.  Il leur
répondit : «Que vous a ordonné Moïse ?»  Ils repartirent : «Moïse a
permis de dresser un acte de divorce et de renvoyer sa femme.»  Jésus
reprit : «C'est en raison de la dureté de votre coeur qu'il a édicté pour
vous cette loi...» "

Jésus, qui est la Bonté même, est de nouveau attaqué par des Pharisiens,
qui cherchent à lui faire dire quelque chose de répréhensible, afin de le
discréditer aux yeux de la foule des gens qui croient en lui, une foule
qui ne cesse de grandir en nombre...  Et c'est sur la question du divorce
que les Pharisiens attaquent Jésus !  On pourrait presque dire que rien
n'a changé depuis près de deux mille ans : aujourd'hui encore, Jésus,
dans son Église, est attaqué de toutes parts par ceux qui refusent
l'indissolubilité du mariage.  Rien de nouveau sous le soleil !

"C'est en raison de la dureté de votre coeur qu'il a édicté pour vous
cette loi..."  Le coeur des hommes et des femmes n'est-il pas de plus en
plus dur ?  Où est l'amour ?  Non pas l'amour de soi, mais l'amour de
l'autre...  Car notre coeur est fait pour aimer l'autre, cet autre que
Dieu et sa Providence a placé sur notre route.  Où est non seulement
l'amour de l'homme, mais l'amour de Dieu ?  Aimons-nous vraiment Dieu de
tout notre coeur, de toute notre âme, de tout notre esprit ?  Si oui,
alors, l'amour de l'autre sera plus facile, quoique jamais sans épines,
petites ou grandes...

" Jésus reprit : «... mais, au commencement de la création, Dieu les fit
homme et femme.  A cause de cela l'homme quittera son père et sa mère
pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ;
ainsi donc ils ne sont plus deux mais une seule chair.  Eh bien ! ce que
Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas.» "

Quelle chose si grande que le mariage !  Nulle réalité n'est plus grande
que celle-là !  Car Dieu a voulu que l'union du mariage soit le mode
unique d'expression où se réalise l'union spirituelle, mystique, entre le
Christ et son Église : le Christ est véritablement Époux de l'Église, et
l'Église est véritablement l'Épouse du Christ !  Dieu institua le mariage
dès la création de l'homme et de la femme, car dans le premier homme il
voyait déjà le Christ et dans la première femme il voyait déjà l'Église,
et notamment Marie, la Mère de Jésus et le modèle parfait de l'Église
toute entière.

"... Eh bien ! ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas."  Quand un
homme et une femme s'unissent entre eux par le mariage, un nouveau corps
prend forme, un corps qui sera normalement concrétisé un jour par la
naissance d'un ou de plusieurs enfants.  Ce nouveau corps, cette union
unique entre un homme et une femme, ne peut être à jamais divisé ou
rompu.  Car ce nouveau corps fait en réalité partie de l'union
spirituelle et mystique que Dieu veut réaliser avec tous les hommes et
toutes les femmes qu'il a créés dans son amour.  Vouloir briser l'union
d'un homme et d'une femme, ne serait-ce pas, à la limite, tenter de
diviser en deux le corps de leur enfant ?

" A la maison, les disciples se mirent à l'interroger encore sur ce point.
Jésus leur dit : «Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre
commet l'adultère à l'égard de la première, et si une femme répudie son
mari et en épouse un autre, elle se rend adultère.» "

Le mariage, c'est pour toujours : Jésus l'a dit, l'Église le re-dit
aujourd'hui et le re-dira encore jusqu'à la fin des temps !  Le mariage
indissoluble est une réalité qui embrasse toute l'histoire humaine depuis
la création jusqu'à la Parousie, jusqu'à ce moment ultime où l'Époux - le
Christ - reviendra pour s'unir éternellement à tous les élus de Dieu
ressuscités corps et âmes.  Cela sera ainsi et pas autrement, car l'amour
est plus fort que tout, plus fort même que la mort !  L'amour et la grâce
de Dieu sont tout-puissants et rien ne pourra les arrêter : l'homme et la
femme qui croient sincèrement en la puissance de la grâce de Dieu
demeureront toujours fermes dans l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre !
Car rien n'est impossible à Dieu...

" On lui amenait de petits enfants pour qu'il les touchât.  Mais les
disciples réprimandaient ceux qui les présentaient.  Jésus le vit et,
tout indigné, leur dit : «Laissez les petits enfants venir à moi, ne les
empêchez pas;  c'est à leurs pareils qu'appartient le royaume de Dieu.
Oui, vous dis-je, celui qui ne recevra pas le royaume de Dieu comme le
fait un petit enfant, n'y entrera point.»  Puis il les embrassa et les
bénit en leur imposant les mains. "

D'ordinaire, c'est de leurs parents que les enfants reçoivent les premiers
éléments de la foi : le royaume de Dieu vient à eux par l'entremise de
ceux qui les ont engendrés à la vie.  Ceux qui ne font plus qu'un seul
corps entre eux, ceux qui manifestent par leur union matrimoniale l'union
du Corps mystique du Christ tout entier, ceux-là sont les intermédiaires
par lesquels le royaume de Dieu est accueilli à la manière des enfants.
Le royaume de Dieu est toujours reçu en Église, Corps du Christ.  Cela
n'empêche cependant pas que le royaume de Dieu soit aussi reçu là où le
mariage est parfaitement respecté et vécu selon la simple loi naturelle,
là où, malheureusement, le Christ n'est pas (encore) connu et aimé comme
le Fils de Dieu...

Comme les enfants, faisons confiance en cet autre qui nous interpelle, cet
autre qui fait mystérieusement partie de notre corps...  Comme les
enfants, faisons confiance à l'Esprit de Dieu, qui présida à la création
de l'homme et de la femme, et laissons-nous conduire par cet Esprit qui
unit tous les membres du Corps mystique du Christ pour faire de nous les
enfants de Marie !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#90 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 23. Septembre 2009  19:58
Sujet: Homélie pour le vingt-sixième Dimanche dans l'Année - 27-09-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-sixième Dimanche
dans l'Année.
" Personne ne peut faire un miracle en mon nom et sitôt après
parler mal de moi. "
Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b26dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-sixième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 9,
38...48




" Jean dit à Jésus : «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les démons
en ton nom, et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas.»
Mais Jésus repartit : «Il ne faut pas l'empêcher : personne ne peut faire
un miracle en mon nom et sitôt après parler mal de moi.»

" «Celui qui n'est pas contre nous est pour nous.  Et quiconque vous
donnera un verre d'eau parce que vous appartenez au Christ, oui, vous
dis-je, il ne perdra pas sa récompense.  Mais si quelqu'un fait tomber
dans le péché l'un de ces petits qui croient, mieux vaudrait pour lui
qu'on lui liât autour du cou une meule de moulin et qu'on le jetât dans
la mer !»

" «Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut
entrer manchot dans la vie que d'avoir les deux mains et d'aller dans la
géhenne, dans le feu inextinguible.  Si ton pied est pour toi une
occasion de chute, coupe-le ; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la
vie que d'avoir les deux pieds et d'être jeté dans la géhenne, dans le
feu inextinguible.  Si ton oeil est pour toi une occasion de chute,
arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu
que d'avoir les deux yeux et d'être jeté dans la géhenne du feu, là où le
ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint pas.» "



Homélie :


" Jean dit à Jésus : «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les démons
en ton nom, et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas.»
Mais Jésus repartit : «Il ne faut pas l'empêcher : personne ne peut faire
un miracle en mon nom et sitôt après parler mal de moi.» "

Les choix de Dieu nous paraissent bien souvent surprenants, et nous
serions tentés de dire : incompréhensibles !  Car voilà que quelqu'un,
qui avait sans doute entendu parler de la puissance du nom de Jésus,
utilise cette force et ce pouvoir pour chasser les démons, sans pour
autant appartenir au groupe des disciples que le Seigneur avait appelés à
lui.  Ce n'est pas Jésus lui-même qui avait inspiré ce nouveau
guérisseur, mais bien l'Esprit-Saint.  Intérieurement, l'Esprit qui
repose sur le Christ avait invité cet homme à proclamer le nom qui sauve
et qui guérit.  "Personne ne peut dire : « Jésus est Seigneur » que sous
l'action de l'Esprit-Saint." (1 Co. 12, 3)

" «Celui qui n'est pas contre nous est pour nous.  Et quiconque vous
donnera un verre d'eau parce que vous appartenez au Christ, oui, vous
dis-je, il ne perdra pas sa récompense.» "

Cette parole du Seigneur est précieuse pour notre vie de tous les jours :
"Celui qui n'est pas contre nous est pour nous."  Lorsque quelqu'un ne
manifeste pas d'hostilité envers les fidèles du Christ, comment
pourrions-nous juger son intention à notre égard ?  Dieu seul connaît le
fond des coeurs et toutes les pensées des hommes !  Qui pourrait dire que
le Seigneur n'a pas fait à telle ou telle personne le don de sa grâce
pour l'aimer dans son coeur ?  Dieu est libre, toujours et envers tous !

Assurément, cela nous dépasse : nous ne comprenons pas comment il peut se
faire que telle personne puisse servir Dieu comme nous tout en
n'appartenant pas à notre communauté ecclésiale.  Nous sommes vite
tentés, comme les disciples, de l'empêcher de chasser les démons et de
propager le règne de Dieu.  Si quelqu'un n'appartient pas extérieurement
à notre groupe, alors il ne peut pas être un fidèle serviteur de Dieu.
Et pourtant cette personne manifestera un geste réel de communion.  Mais
ce ne sera pas un geste qui témoignera ouvertement de son appartenance
religieuse à l'Eglise du Christ ; ce ne sera qu'un geste simplement
humain : "Et quiconque vous donnera un verre d'eau parce que vous
appartenez au Christ, oui, vous dis-je, il ne perdra pas sa récompense."

" «Mais si quelqu'un fait tomber dans le péché l'un de ces petits qui
croient, mieux vaudrait pour lui qu'on lui liât autour du cou une meule
de moulin et qu'on le jetât dans la mer !» "

La situation est tout à fait inversée !  Si Jésus est tendre et
compatissant pour tous ceux qui ne sont pas contre ses disciples, il est
néanmoins sévère et menaçant pour tous ceux qui osent s'attaquer jusqu'au
plus petit de ses serviteurs !  Et c'est dans cette perspective qu'il
faut lire la suite du discours du Maître.

" «Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut
entrer manchot dans la vie que d'avoir les deux mains et d'aller dans la
géhenne, dans le feu inextinguible.  Si ton pied est pour toi une
occasion de chute, coupe-le ; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la
vie que d'avoir les deux pieds et d'être jeté dans la géhenne, dans le
feu inextinguible.  Si ton oeil est pour toi une occasion de chute,
arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu
que d'avoir les deux yeux et d'être jeté dans la géhenne du feu, là où le
ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint pas. » "

Nous aussi, par malheur, nous pourrions devenir des ennemis des disciples
du Christ !  Par exemple, si nous sommes jaloux d'un tel qui a reçu des
grâces ou des dons que nous n'avons pas, nous devenons alors ennemis des
disciples du Seigneur.  Si nous désirons les biens spirituels des autres,
alors que nous devrions en louer Dieu, nous sommes semblables à ceux dont
la main, ou le pied, ou l'oeil est une occasion de chute.  Aussi, il faut
que nous implorions le Seigneur, afin qu'il nous délivre de cette attache
désordonnée, de ce désir que Dieu lui-même n'a pas mis dans notre coeur.
Et pour que nous nous détachions fermement de ce désir funeste, Jésus en
personne nous menace du feu de l'enfer, un feu éternel, un feu qui ne
peut jamais s'éteindre, car le jugement de Dieu est sans appel.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide de sa prière toute-puissante !
Qu'Elle nous montre le bon chemin à suivre !  Qu'Elle nous guide sur le
chemin du salut, à la suite du Christ !  Que l'Eucharistie de ce jour
soit pour nous le remède efficace qui nous permette d'être toujours
tournés vers le Seigneur, fidèles à son service et respectueux des dons
qu'il daigne accorder à qui bon lui semble !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#89 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 16. Septembre 2009  21:11
Sujet: Homélie pour le vingt-cinquième Dimanche dans l'Année - 20-09-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-cinquième
Dimanche dans l'Année.
Jésus " prit un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, l'embrassa
et leur dit : «Celui qui reçoit un de ces enfants en mon nom, me
reçoit ; et celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit,
mais celui qui m'a envoyé.» "
Si vous désirez écouter cette homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :

http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b25dmann.mp3

Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-cinquième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 9,
30-37




" Jésus et ses disciples traversèrent la Galilée, et Jésus ne voulait pas
qu'on le sût.  Il instruisait en effet ses disciples : «Le Fils de
l'Homme, disait-il, va être livré aux mains des hommes, et ils le
tueront, et il ressuscitera trois jours après sa mort.»  Mais ils ne
comprenaient pas ce langage, et ils redoutaient de l'interroger.

" Puis ils revinrent à Capharnaüm.  Une fois à la maison, il interrogea
ses disciples : «A quel propos discutiez-vous en cours de route ?»  Mais
eux de se taire, car ils avaient, chemin faisant, débattu la question de
savoir qui serait le plus grand.  Une fois assis, Jésus appela les Douze
et leur dit : «Si quelqu'un veut être le premier, il doit être le dernier
de tous, et le serviteur de tous.»

" Puis il prit un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, l'embrassa et
leur dit : «Celui qui reçoit un de ces enfants en mon nom, me reçoit ; et
celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais celui qui m'a
envoyé.» "



Homélie :


" Il instruisait en effet ses disciples : «Le Fils de l'Homme, disait-il,
va être livré aux mains des hommes, et ils le tueront, et il ressuscitera
trois jours après sa mort.»  Mais ils ne comprenaient pas ce langage, et
ils redoutaient de l'interroger. "

Par toute sa vie, par tout ce qui constitue l'essence même de sa personne,
Jésus est le Christ, celui que Dieu a choisi pour porter au monde
l'Esprit vivifiant, l'Esprit qui est Seigneur et qui donne la Vie, ainsi
que nous le disons dans le Credo.  On ne peut donc pas penser
raisonnablement que Jésus doive mourir un jour : il devrait être
constitué pour vivre toujours, pour répandre partout et sans cesse
l'Esprit qui donne la vie au monde.  Alors quand Jésus parle de sa mort,
on est un peu comme les disciples : on ne comprend pas ce que Jésus veut
dire.

Pourtant Jésus va s'expliquer, quelques temps après ; la veille de sa
Passion, il dira à ses disciples : "Si je ne m'en vais pas, le Paraclet
ne viendra pas à vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai." (Jn.
16, 7)  L'Esprit-Saint viendra à nous par la Passion du Christ : l'Esprit
qui donne la Vie ne peut être dissocié de la Passion et de la Mort du
Seigneur Jésus !  Car c'est précisément dans sa Passion et dans  sa Mort
que Jésus, manifestant alors tout son Amour pour son Père, atteint
vraiment l'ultime profondeur de cet Esprit qui est l'Amour personnifié du
Père et du Fils.  C'est en effet sur la Croix du Calvaire que Jésus
s'offrit en sacrifice à son Père "par l'Esprit éternel" (He. 9, 14).

" Puis ils revinrent à Capharnaüm.  Une fois à la maison, il interrogea
ses disciples : «A quel propos discutiez-vous en cours de route ?»  Mais
eux de se taire, car ils avaient, chemin faisant, débattu la question de
savoir qui serait le plus grand.  Une fois assis, Jésus appela les Douze
et leur dit : «Si quelqu'un veut être le premier, il doit être le dernier
de tous, et le serviteur de tous.» "

Ici Jésus ne condamne pas le désir de celui qui veut être le premier de
tous.  Ce que Jésus réprouve, c'est le fait de parler et de communiquer à
d'autres ce désir.  Car ce désir peut très bien venir de Dieu lui-même.
Jésus en personne n'est-il pas la Tête de l'Église, le premier-né d'une
multitude de frères ?  Jésus avait bien le désir d'être le premier de
tous, car Dieu le voulait ainsi.  Mais il ne fit rien contre ceux qui le
rabaissèrent au dernier rang, le mettant sur même le pied d'égalité que
les bandits et les criminels.  Car Jésus avait confiance en son Père ; il
savait que, après son abaissement sur la Croix, son Père allait l'exalter
au-dessus de tous : "Quand il eut revêtu l'aspect d'un homme, il s'est
encore abaissé lui-même en se rendant obéissant jusqu'à la mort, la mort
de la croix.  Aussi, Dieu l'a-t-il souverainement exalté et lui a-t-il
conféré le nom qui est au-dessus de tout nom." (Phil. 2, 7-9)

" Puis il prit un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, l'embrassa et
leur dit : «Celui qui reçoit un de ces enfants en mon nom, me reçoit ; et
celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais celui qui m'a
envoyé.» "

L'enfant dont Jésus parle est une image.  Jésus se sert de cette
comparaison pour introduire la réalité de sa mission sur la terre : être
le représentant du Père, son Image parfaite, celui que le Père lui-même
envoie pour parler aux hommes en son nom.  Ainsi, celui qui reçoit un
petit enfant au nom de Jésus, ce n'est pas un enfant qu'il reçoit : mais,
c'est Jésus lui-même, par l'intermédiaire de cet enfant.  Certes,
l'enfant n'est pas véritablement Jésus.  Mais Jésus est véritablement un
seul Dieu avec son Père : ainsi, lorsqu'on reçoit Jésus, c'est
véritablement le Père que l'on reçoit.  "Si quelqu'un m'aime, dit Jésus,
il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et
nous ferons chez lui notre demeure." (Jn. 14, 23)

Si le Père et Jésus sont là, alors l'Esprit-Saint est là aussi : car le
Père et le Fils vivent sans cesse dans l'unité du Saint-Esprit.  Plus
précisément, ici, si Jésus fait en quelque sorte abstraction de lui-même,
si Jésus se présente non pas en son nom mais bien au nom de son Père,
s'il s'efface, pour ainsi dire, devant son Père, alors l'Esprit-Saint se
manifeste pleinement : celui qui est l'Amour du Père et du Fils se révèle
pleinement à nous dans l'effacement du Fils.  "Si je ne m'en vais pas, le
Paraclet ne viendra pas à vous ; mais si je m'en vais, je vous
l'enverrai." (Jn. 16, 7)  Que Marie, qui s'est toujours effacée devant
son Fils, nous aide à recevoir aujourd'hui la Sainte Eucharistie !  Que
par la Mère de Dieu, le Père vienne à nous dans le sacrement de son
Fils !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#88 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 9. Septembre 2009  21:54
Sujet: Homélie pour le vingt-quatrième Dimanche dans l'Année - 13-09-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-quatrième Dimanche
dans l'Année.
" Il leur posa cette question : «Qui les gens disent-ils
que je suis ?» ... Pierre prit la parole : «Tu es le Christ»,
lui dit-il. "
Si vous désirez écouter mon homélie, il vous suffit de télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b24dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-quatrième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 8,
27-35




" Jésus se mit en route avec ses disciples vers les bourgs de Césarée de
Philippe.  Chemin faisant il leur posa cette question : «Qui les gens
disent-ils que je suis ?»  Et les disciples de répondre :
«Jean-Baptiste ; d'autres, Elie ; et d'autres, l'un des prophètes.»
Alors Jésus leur demanda : «Mais vous, qui dites-vous que je suis ?»
Pierre prit la parole : «Tu es le Christ», lui dit-il.  Alors Jésus
prescrivit formellement de ne rien révéler de lui-même à personne.

" Il commença dès lors à leur apprendre que le Fils de l'Homme devait
beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les
scribes, être mis à mort et ressusciter après trois jours.  Et il
déclarait ces choses ouvertement.  Pierre le prit à part et se mit en
devoir de le reprendre.  Mais Jésus se retourna, et voyant ses disciples,
réprimanda Pierre : «Marche derrière moi, Satan !  dit-il, car tes
pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.»

" Puis il appela la foule avec ses disciples et leur dit : «Si l'on veut
venir à ma suite, il faut renoncer à soi-même, prendre sa croix et me
suivre ainsi.  Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; et celui
qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile, la sauvera.» "



Homélie :


" Jésus se mit en route avec ses disciples vers les bourgs de Césarée de
Philippe.  Chemin faisant il leur posa cette question : «Qui les gens
disent-ils que je suis ?» "

Il est un point important sur lequel Jésus insiste, un point qui lui tient
fortement à coeur : celui de la connaissance.  Les hommes, les femmes,
les disciples qu'il a choisis pour le suivre et pour continuer son oeuvre
plus tard, tous ceux-là savent-ils exactement qui il est ?  La réponse,
que nous lisons dans l'évangile de ce jour, est plutôt non que oui.
Pourtant Jésus y tient beaucoup, énormément.  Est-ce vraiment si
important ?  Assurément !  Car Jésus lui-même l'a dit : "La vie éternelle
consiste en ce qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui
que tu as envoyé, Jésus Christ." (Jn. 17, 3)

La connaissance de Dieu, la connaissance de Jésus Christ est donc
importante, capitale, car d'elle dépend notre participation à la vie même
de Dieu.  D'où l'importance et la nécessité pour l'Église d'enseigner et
d'annoncer le Christ, à temps et à contre-temps !  L'Église est
missionnaire et elle annonce la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus Christ.
L'Église de tous les temps et de tous les lieux doit proclamer son
message au monde entier : Jésus, le Fils de Dieu, est mort et ressuscité
pour le Salut de tous les hommes de bonne volonté !

" Et les disciples de répondre : «Jean-Baptiste ; d'autres, Elie ; et
d'autres, l'un des prophètes.»  Alors Jésus leur demanda : «Mais vous,
qui dites-vous que je suis ?»  Pierre prit la parole : «Tu es le Christ»,
lui dit-il.  Alors Jésus prescrivit formellement de ne rien révéler de
lui-même à personne. "

Ce discours entre Jésus et ses disciples est plus longuement relaté dans
Saint Matthieu (cf. Mt. 16, 13-20).  C'est alors que Simon reçoit son
nouveau nom : Pierre, ainsi que le pouvoir d'agir au nom du Christ pour
lier et délier.  Saint Marc résume, il consigne la catéchèse de Pierre.
Pierre, dans son enseignement, n'avait pas besoin de parler de son
investiture : c'était inutile, car sa parole elle-même était la preuve de
son pouvoir.  Pierre, en effet, n'avait pas besoin de prouver qu'il était
ce fondement, ce roc sur lequel le Maître avait bâti son Eglise :
l'Esprit-Saint le prouvait pour lui, en donnant à sa parole la
toute-puissance qui est celle de Dieu même !

"Jésus prescrivit formellement de ne rien révéler de lui-même à personne."
Cette prescription est dictée par la Sagesse de Dieu en personne !  Il y
a un temps pour se taire, et un temps pour parler.  Seul l'Esprit de Dieu
est à même de nous faire comprendre ce qu'il faut faire en cas de
persécution, par exemple.  Il faut parler quand il faut, et il faut se
taire quand il faut.  En ce temps-là, Jésus devait seul parler de
lui-même, car, avant la Pentecôte, il était le seul, lui, l'unique Tête
de l'Église, à posséder le pouvoir de se faire connaître au monde entier.
Aujourd'hui, ce pouvoir est le partage de toute l'Église qui s'en sert
pour propager le message évangélique.

" Il commença dès lors à leur apprendre que le Fils de l'Homme devait
beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les
scribes, être mis à mort et ressusciter après trois jours.  Et il
déclarait ces choses ouvertement.  Pierre le prit à part et se mit en
devoir de le reprendre.  Mais Jésus se retourna, et voyant ses disciples,
réprimanda Pierre : «Marche derrière moi, Satan !  dit-il, car tes
pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.» "

Jésus commence à annoncer sa Passion à ses disciples.  Ca se passe mal,
notamment pour Pierre, qui tâche de raisonner le Maître.  Mal lui en
prit !  Pourtant, Simon n'était-il pas devenu "Pierre", ce roc
inébranlable ?  Tout à fait, mais, dans peu de temps, Pierre va renier
son Maître, car Simon n'est pas le roc original, cette Pierre précieuse
et choisie (cf. 1 P. 2, 4) : il n'est que l'image, la copie de cet
original, ce modèle qui est le Christ Jésus.  Or, à ce moment de
l'histoire, Jésus n'est pas encore ressuscité ni monté au ciel : ce ne
sera qu'après avoir passé par tous les tourments de sa Passion et de sa
Mort sur la croix que Jésus sera définitivement cette Pierre angulaire
rejetée par les bâtisseurs.  Simon-Pierre est donc rempli des pensées des
hommes, tant que son modèle, le Christ, n'a pas franchi l'étape de sa
Pâque...

" Puis il appela la foule avec ses disciples et leur dit : «Si l'on veut
venir à ma suite, il faut renoncer à soi-même, prendre sa croix et me
suivre ainsi.  Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; et celui
qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Evangile, la sauvera.» "

Grave leçon !  Consigne dure et difficile à entendre !  Pourtant, Pierre
l'a retenue : son triple reniement a fait de lui un homme au coeur devenu
ardent d'amour pour le Christ, un homme qui suit le Christ de près, dans
toute sa vie. Contrairement à Paul, Pierre a vécu avec Jésus sur terre :
pour Pierre, vivre comme "pierre" dans le Christ était primordial, et
c'est pourquoi l'Esprit-Saint n'inspira pas Pierre de beaucoup écrire.
Par contre Paul n'a pas vécu avec Jésus, qu'il n'a pas connu sur terre ;
mais il l'a contemplé en esprit, et c'est pourquoi il a été inspiré de
beaucoup écrire, afin de consigner sur le papier ce qu'il avait vu en
esprit.

Pierre et Paul ont tous deux suivi Jésus de près, portant leur croix
respective.  Tous deux ont souffert pour l'annonce de l'Évangile : Pierre
eut le privilège de mourir en croix, comme son maître, bien qu'il demanda
d'être attaché à la croix la tête en bas, ne s'estimant pas digne de
mourir dans la même position que le Sauveur.  Paul, après bien des
tourments subis au cours de ses nombreux voyages, mourut enfin décapité,
selon le sort réservé aux citoyens romains.  Pierre, Paul, tous les
disciples du Christ ont porté leur croix, au propre comme au figuré.
Maintenant, c'est à notre tour !

L'évangile doit être proclamé, à temps et à contre-temps !  Il le faut !
Dieu le veut !  Prenons-en les moyens !  Mais avant de partir en mission,
confions notre entreprise à la Très Sainte Vierge Marie : elle était là,
debout, au pied de la Croix de son Fils.  Maintenant, c'est nous qu'elle
regarde et encourage de son regard maternel !  Courage donc !  La Vie
éternelle est à ce prix !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#87 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 2. Septembre 2009  22:03
Sujet: Homélie pour le vingt-troisième Dimanche dans l'Année - 06-09-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-troisième Dimanche
dans l'Année.
" Ils étaient saisis d'une immense admiration.  «Il a bien fait
toutes choses, disaient-ils ; il fait entendre les sourds et parler
les muets !» "
Si vous désirez écouter cette homélie, je vous invite à télécharger
ce fichier audio, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b23dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************



Homélie pour le vingt-troisième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 7,
31-37




" Laissant le territoire de Tyr, Jésus vint par Sidon vers la mer de
Galilée, au milieu du pays de la Décapole.  On lui présente un
sourd-bègue, et on le prie de lui imposer la main.  Et Jésus le prit à
part, à l'écart de la foule, lui mit ses doigts dans les oreilles et lui
toucha la langue avec de la salive.  Puis, les yeux levés vers le ciel,
il soupira et lui dit : «Ephphata», c'est-à-dire : «Ouvre-toi !»  Ses
oreilles s'ouvrirent et aussitôt le lien de sa langue fut délié, et il
parlait convenablement.  Il leur interdit de le révéler à qui que ce
fût ; mais plus il le leur défendait, plus ils le publiaient.  Et ils
étaient saisis d'une immense admiration.  «Il a bien fait toutes choses,
disaient-ils ; il fait entendre les sourds et parler les muets !» "



Homélie :


" Laissant le territoire de Tyr, Jésus vint par Sidon vers la mer de
Galilée, au milieu du pays de la Décapole. "

Jésus continue sa prédication.  Il passe par le pays de la Décapole, et se
rend sur une colline située au Nord-Est de la mer de Galilée, ainsi que
nous le rapporte Saint Matthieu : "Jésus quitta ce pays et revint au bord
de la mer de Galilée.  Il gravit une colline et s'assit." (Mt. 15, 29)
Jésus est à la veille de multiplier les pains pour la deuxième fois.
Nous nous rappelons qu'il a déjà multiplié les pains : nous en avons
parlé il y a quelques semaines.

" On lui présente un sourd-bègue, et on le prie de lui imposer la main. "

Saint Marc, que nous lisons aujourd'hui, est le seul évangéliste qui
rapporte l'arrivée de ce malade dans tous ses détails.  Saint Matthieu
parlera de nombreux malades en général, disant : "Des foules nombreuses
s'approchèrent de lui ; elles amenèrent avec elles des boîteux, des
estropiés, des aveugles, des muets et beaucoup d'autres malades." (Mt.
15, 30)  Quant à Saint Luc, il ne parle pas du tout de cet épisode.

Quelle peut donc être l'intention de Saint Marc en décrivant cet épisode
de la vie du Seigneur ?  Ne nous met-il pas sur la voie pour tâcher de
nous faire comprendre, dans l'Esprit-Saint qui l'inspire en ce moment,
quel est le sens exact et toute la portée du miracle qui va suivre celui
de ce jour : le miracle de la multiplication des pains ?  Assurément !
Car l'Eucharistie, dont la multiplication des pains est une figure, est
un sacrement que l'on peut toucher par le corps avant de le toucher par
l'âme au moyen de la foi.  Aussi, le malade qui est présenté à Jésus en
ce jour va toucher Jésus ; ou plutôt, c'est Jésus qui va toucher le
malade pour le guérir.  En effet, lorsque les fidèles reçoivent
l'Eucharistie des mains du prêtre ou du diacre, ils sont touchés par
Jésus : ils reçoivent Jésus dans leur corps avant de le recevoir dans
leur âme.  Donc Jésus touche le malade qu'on lui présente à guérir :
"Jésus le prit à part, à l'écart de la foule, lui mit ses doigts dans les
oreilles et lui toucha la langue avec de la salive."

" Puis, les yeux levés vers le ciel, il soupira et lui dit : «Ephphata»,
c'est-à-dire : «Ouvre-toi !»  Ses oreilles s'ouvrirent et aussitôt le
lien de sa langue fut délié, et il parlait convenablement. "

Pour être guéri, il ne suffit pas d'entrer en contact corporel avec
Jésus : il faut encore que la puissance de Dieu qui est en Jésus se
manifeste et s'exerce réellement.  Or, par quel moyen la puissance de
Dieu va-t-elle se manifester et s'exercer ?  La réponse est : par la
foi !  Car, si Jésus guérit un malade, ce n'est pas en tant qu'il est
homme, mais bien en tant qu'il est Dieu, le Fils de Dieu incarné !  Et il
n'y a que la foi qui nous permette de penser surnaturellement et de dire
avec certitude que cet homme, Jésus, extérieurement semblable à tous les
autres hommes, est non seulement homme mais aussi Dieu.  Donc c'est bien
la foi du malade, ainsi que la foi de ceux qui l'accompagnent et qui le
conduisent auprès de Jésus, qui permet à la toute-puissance de Dieu de se
manifester et de s'exercer.

A ce sujet, rappelons-nous cette autre guérison relatée par Saint
Matthieu : "Des aveugles vinrent à Jésus.  Il leur dit : «Croyez-vous que
je puisse faire cela ?»  «Oui, Seigneur», firent-ils.  Alors, il leur
toucha les yeux, en disant : «Qu'il vous soit fait selon votre foi !»
Aussitôt, leurs yeux s'ouvrirent." (Mt. 9, 28-30)

Recevons donc nous aussi avec foi Jésus dans son Eucharistie !  Si nous
croyons que le Christ vient en nous pour nous guérir dans notre corps et
dans notre âme, nul doute qu'il le fera à mesure de notre foi !
Demandons à Marie de croire comme Elle a toujours cru en Dieu !  Qu'Elle
prépare notre coeur à recevoir dignement ce très grand sacrement, mystère
de foi et d'amour !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#86 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Jeudi 27. Août 2009  19:06
Sujet: Homélie pour le vingt-deuxième Dimanche dans l'Année - 30-08-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingt-deuxième
Dimanche dans l'Année.
" Tournons notre regard vers Marie, la Mère de Jésus !
Demandons-lui son secours pour nous aider à changer de vie !
Rien n'est impossible à Dieu !  Rien n'est imposible
avec l'aide de la prière de Marie ! "
Si vous désirez écouter cette homélie, vous pouvez télécharger
le fichier suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b22dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-deuxième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 7,
1...23




" Les pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se réunissent
auprès de Jésus.  Voyant quelques uns de ses disciples prendre leurs
repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées, (les pharisiens
en effet et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement
les mains, car ils tiennent à la tradition des anciens ; en rentrant du
marché, ils ne mangent pas sans avoir fait des ablutions ; et il y a
beaucoup d'autres coutumes qu'ils observent par tradition : immersions de
coupes, de cruches et de casseroles), les pharisiens et les scribes lui
demandent : «Pourquoi tes disciples, au lieu de suivre la tradition des
anciens, prennent-ils leurs repas avec des mains souillées ?»  Jésus leur
répondit : «Isaïe a joliment bien prophétisé de vous, hypocrites,
lorsqu'il écrit : "Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin
de moi.  Vain est leur culte, puisqu'ils enseignent pour doctrine des
préceptes humains (29, 13)."  Vous délaissez le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes.»

" Ayant appelé de nouveau la foule, Jésus disait : «Ecoutez-moi tous, et
comprenez !  Il n'existe hors de l'homme rien qui soit à même de le
souiller s'il l'absorbe.  Ce qui sort de lui, voilà ce qui peut souiller
l'homme...  Car c'est du dedans, du coeur des hommes, que procèdent les
pensées mauvaises : dévergondages, vols, meurtres, adultères, cupidités,
perversités, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil, folie.  Tous
ces vices sortent du dedans et souillent l'homme.» "



Homélie :


" Les pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se réunissent
auprès de Jésus.  Voyant quelques uns de ses disciples prendre leurs
repas avec des mains souillées, c'est-à-dire non lavées, (...), les
pharisiens et les scribes lui demandent : «Pourquoi tes disciples, au
lieu de suivre la tradition des anciens, prennent-ils leurs repas avec
des mains souillées ?»  Jésus leur répondit : «Isaïe a joliment bien
prophétisé de vous, hypocrites, lorsqu'il écrit : "Ce peuple m'honore des
lèvres, mais son coeur est loin de moi.  Vain est leur culte, puisqu'ils
enseignent pour doctrine des préceptes humains (29, 13)."  Vous délaissez
le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes.» "

Jésus est le Fils de Dieu devenu Homme par son Incarnation dans le sein de
la Très Sainte Vierge Marie.  Dans le Christ, Dieu vient habiter parmi
les hommes afin de les inviter à participer à sa propre vie divine.
C'est là la grande nouvelle que nous, chrétiens, annonçons au monde
entier depuis deux mille ans environ !  C'est là la merveille que le
Seigneur accomplit en nous depuis le jour de la Pentecôte grâce au don de
son Esprit-Saint !

Mais cette nouvelle, cette "nouveauté" dérange : elle vient bousculer nos
habitudes !  Car le Ciel qui envahit la terre, si on peut ainsi parler,
c'est vraiment dérangeant !  Notre petit esprit n'est pas capable de
concevoir un tel événement, car il lui manque une lumière spéciale, celle
que l'obéissance d'Adam, le premier homme, aurait pu lui mériter s'il
avait effectivement obéi à l'ordre de Dieu dans le jardin d'Eden...  Il
ne faut pas se le cacher : le Ciel nous dérange !

Il n'est donc pas étonnant que les pharisiens et les scribes du temps de
Jésus récriminent contre les disciples du Maître parce que ceux-ci
n'observent pas leurs traditions : la nouvelle manière de faire que Jésus
enseigne dérange fortement !  Cependant, il faut bien comprendre pourquoi
la nouvelle manière enseignée par Jésus dérange.  En effet, le Christ
n'est pas venu abolir la Loi ancienne : il est venu l'accomplir et lui
donner sa perfection.  "Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou
les Prophètes ; je suis venu non les abolir, mais les accomplir."
(Mt. 5, 17)

Cette perfection de la Loi consiste à accorder ensemble le corps et l'âme,
les observances extérieures et le culte intérieur.  Ainsi, même si, nous
chrétiens, nous n'observons plus les ordonnances et les coutumes de la
Loi ancienne, nous n'observons pas la Loi nouvelle sans accompagner le
culte intérieur de pratiques externes et matérielles, telles que nous en
accomplissons périodiquement dans le culte liturgique par exemple.  En
particulier, et dans la droite ligne de la Tradition judaïque, nous
rompons le pain lors de chaque Eucharistie, afin de manifester dans un
signe externe notre offrande spirituelle unie à l'unique Sacrifice du
Christ.

Il est capital pour nous d'associer le culte intérieur et les pratiques
extérieures de religion : les deux sont indispensables pour une harmonie
parfaite de notre foi.  Il n'est pas rare, de nos jours, de rencontrer
des gens qui prétendent être chrétiens et croyants, mais qui ne veulent
pas se rendre à l'église ou au temple pour louer le Seigneur chaque
dimanche en communauté.  Ces chrétiens veulent peut-être bien un jour
aller au Ciel, s'ils y pensent, mais se montrer en public et prier avec
d'autres le dimanche, cela, ils n'en veulent pas : vraiment, ça les
dérange !  Ne seraient-ce pas là les nouveaux pharisiens ?

" Ayant appelé de nouveau la foule, Jésus disait : «Ecoutez-moi tous, et
comprenez !  Il n'existe hors de l'homme rien qui soit à même de le
souiller s'il l'absorbe.  Ce qui sort de lui, voilà ce qui peut souiller
l'homme...  Car c'est du dedans, du coeur des hommes, que procèdent les
pensées mauvaises : dévergondages, vols, meurtres, adultères, cupidités,
perversités, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil, folie.  Tous
ces vices sortent du dedans et souillent l'homme.» "

Jésus enseigne la foule et la met en garde contre toutes sortes de vices
et de péchés.  Car il est inutile de vouloir paraître purs et
irréprochables devant les autres si on est plein de malice et de
méchanceté  au dedans de nous.  Même si nous nous persuadons que nous
sommes purs au dedans de nous, Dieu nous voit tels que nous sommes, avec
toute la laideur du mal et du péché qui est en nous.  Il n'y a pas
d'alternative : il faut absolument accorder ensemble notre intérieur et
notre extérieur.  Si nous vivons publiquement notre foi - et nous le
devons - il faut que nous demandions humblement pardon à Dieu pour nos
péchés, afin d'être purs en nous et de paraître tel hors de nous.  Si
nous disons au Seigneur que nous croyons en lui et que nous l'aimons
vraiment, alors nous devons témoigner de notre attachement au Christ en
pratiquant fidèlement et publiquement notre religion.

Le parfait équilibre entre la pratique externe et le culte intérieur n'est
pas toujours facile à atteindre.  En fait, il s'agit presque toujours
d'un compromis entre l'une et l'autre.  Car, d'un côté, il y a des
situations et des circonstances dans lesquels il peut être dangereux et
inopportun de manifester sa foi en public : pour un temps, plus ou moins
long, nous devons parfois nous contenter de rendre grâce au Seigneur dans
la seule intimité de notre coeur.  D'un autre côté, nous sommes si
fragiles et si enclins à pécher que nous ne sommes jamais parfaitement
purs et délivrés de tout mal, quoique nous fassions quand même tous nos
efforts pour tendre à la perfection : seul le Seigneur est parfait et ce
n'est qu'en lui que, extérieurement, nous pouvons sans crainte paraître
aux yeux du monde comme les membres de son Corps.

Nous allons bientôt rompre le Pain de Vie au cours de cette célébration.
Ce sera pour nous le moment d'exprimer toute notre foi à la puissance
salvifique du Christ : tous ensemble, d'un seul coeur, d'une seule âme,
offrons-nous au Seigneur pour manifester sa Gloire dans toute notre vie,
une vie sainte et pure, d'esprit et de corps !  Tournons notre regard
vers Marie, la Mère de Jésus !  Demandons-lui son secours pour nous aider
à changer de vie !  Rien n'est impossible à Dieu !  Rien n'est imposible
avec l'aide de la prière de Marie !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#85 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 19. Août 2009  20:41
Sujet: Homélie pour le vingt-et-unième Dimanche dans l'Année - 23-08-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour le vingt-et-unième Dimanche dans l'Année.
" Jésus dit alors aux Douze : «Et vous, voulez-vous aussi vous
en aller ?»  Simon-Pierre lui répondit : «Seigneur, à qui
irions-nous ?  Tu as les paroles de la vie éternelle. "
Pour écouter mon homélie, il vous suffit de télécharger le fichier
mp3 à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b21dmann.mp3
Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingt-et-unième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Jn. 6,
60-69




" Plusieurs disciples de Jésus avaient entendu son discours sur le Pain de
Vie : «Ce langage-là est trop fort, dirent-ils ; qui peut l'admettre ?»
Jésus connaissait en lui-même que ses disciples discutaient à ce sujet :
«Cela vous choque ?  leur dit-il.  Que sera-ce donc quand vous verrez le
Fils de l'Homme remonter où il était auparavant ??  C'est l'esprit qui
vivifie, la chair ne sert de rien.  Les paroles que je vous ai dites sont
esprit et vie.  Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas.»  En effet,
Jésus savait, dès le début, quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et
quel serait le traître.  Il ajouta : «Voilà pourquoi je vous ai dit que
nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le Père.»

" Depuis ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent et cessèrent
d'aller avec lui.  Jésus dit alors aux Douze : «Et vous, voulez-vous
aussi vous en aller ?»  Simon-Pierre lui répondit : «Seigneur, à qui
irions-nous ?  Tu as les paroles de la vie éternelle.  Et nous, nous
croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu !» "



Homélie :


" Plusieurs disciples de Jésus avaient entendu son discours sur le Pain de
Vie : «Ce langage-là est trop fort, dirent-ils ; qui peut l'admettre ?» "

Au cours de ces derniers dimanches, nous avons eu l'occasion de relire le
chapitre sixième de Saint Jean, un des plus importants que cet
évangéliste a écrit, un chapitre qui traite presqu'exclusivement du
mystère eucharistique présenté par Jésus Pain de Vie.  Aujourd'hui, c'est
la fin de ce chapitre que nous commentons.

Jésus avait expliqué et décrit en quoi consistait la communion à son Corps
et à son Sang, et quels en étaient les fruits : vivre en lui de sa propre
vie divine qu'il tient lui-même de son Père.  Jésus avait dit en effet :
"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui.
Tout comme le Père, qui m'a envoyé, est vivant, et comme je vis par le
Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi." (Jn. 6, 56 et 57)

Mais pour cela, il fallait, disait Jésus, manger sa chair et boire son
sang !  Une chose invraisemblable !  Précisément parce que cette chose
est invraisemblable, Jésus disait aussi qu'il fallait avoir la foi et
croire ce qu'il enseignait.  Tout simplement.  Car tout est là : on croit
ou on ne croit pas.  Et une fois qu'on a commencé de croire, tout
consiste à persévérer dans cette foi jusqu'à la fin.  L'Eucharistie,
c'est donc ceci : un Mystère de Foi !  L'Eucharistie est cette réalité
divine qui unit, ou qui divise.  Elle unit si on y croit, et elle divise
si on n'y croit pas, ou si on n'y croit pas correctement.

La foi est une vertu surnaturelle qui réside dans notre intelligence : la
foi a besoin d'un support humain, celui de nos connaissances humaines,
connaissances qui peuvent être de simples idées, mais qui sont souvent
faites de jugements plus ou moins élaborés.  Ainsi, quant à
l'Eucharistie, la foi a besoin de savoir que ce que nous appelons le
Corps du Christ, c'est en apparence du pain, et que ce que nous appelons
le Sang du Christ, c'est en apparence du vin.  Mais dès que la foi reçoit
de l'intelligence ces deux données, savoir "Ceci est mon Corps" et ceci
est du pain, ou encore "Ceci est mon Sang" et ceci est du vin, elle ne
veut retenir de ces paroles que celles qui sont les Paroles du Seigneur
affirmant "Ceci est mon Corps" et "Ceci est mon Sang", laissant au niveau
purement intellectuel et humain ces autres données "ceci est du pain" et
"ceci est du vin".  La foi, don de Dieu, sert à élever notre âme et notre
esprit au dessus des contingences matérielles et corporelles.  C'est à
cet attitude surnaturelle que Jésus essaie d'attirer ses disciples.

" Jésus connaissait en lui-même que ses disciples discutaient à ce sujet :
«Cela vous choque ?  leur dit-il.  Que sera-ce donc quand vous verrez le
Fils de l'Homme remonter où il était auparavant ??  C'est l'esprit qui
vivifie, la chair ne sert de rien.  Les paroles que je vous ai dites sont
esprit et vie.  Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas.»  En effet,
Jésus savait, dès le début, quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et
quel serait le traître.  Il ajouta : «Voilà pourquoi je vous ai dit que
nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le Père.» "

Jésus parle ici de son Ascension dans le Ciel : ce n'est pas par hasard.
En effet, une fois que Jésus sera remonté au Ciel, les disciples qui
croiront en celui qu'ils auront connu sur terre ne cesseront pas de
penser à lui.  C'est humain, tout le monde agit ainsi, surtout si celui
qui est parti est un être cher, une personne aimée, qui est morte mais
que l'on espère vivante auprès de Dieu.  Donc, une fois Jésus au Ciel,
les disciples ravivent en eux leurs souvenirs du Maître, ils exercent
leur mémoire pour se rappeler tout ce qu'il leur a enseigné.  Mais comme
il s'agit ici de Jésus, qui est non seulement homme mais aussi et d'abord
Dieu, l'Esprit-Saint entre en action et vient au secours des disciples.
Alors s'accomplit ce que le Christ avait dit : "L'Esprit-Saint, que le
Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra
en mémoire tout ce que je vous ai dit." (Jn. 14, 26)

Jésus parle donc de son Ascension en ce moment précis, car, plus tard,
en instituant l'Eucharistie, il dira : "Faites ceci en mémoire de moi."
(Lc. 22, 19)  L'Esprit-Saint et l'Eucharistie sont très étroitement liés :
l'un ne va pas sans l'autre.  Certes l'Esprit-Saint agit tout au long de
la célébration eucharistique et, à travers le ministère du prêtre, il
fait en sorte que, sous les espèces du pain et du vin, le Corps et le
Sang du Christ soient réellement présents.  Mais l'Esprit-Saint agit
aussi en nous, et il nous aide à nous souvenir de ces paroles "Ceci est
mon Corps" et "Ceci est mon Sang".  Dès que nous avons entendu ces
paroles que le prêtre a prononcées au nom du Christ en personne,
l'Esprit-Saint est là pour nous aider à bien comprendre ce que cela veut
dire.  Déjà, grâce à l'action de l'Esprit-Saint, nous pouvons communier
en esprit au Corps et au Sang du Christ.  C'est alors que ces paroles du
Maître prennent tout leur sens : "C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne
sert de rien.  Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie."

" Depuis ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent et cessèrent
d'aller avec lui.  Jésus dit alors aux Douze : «Et vous, voulez-vous
aussi vous en aller ?»  Simon-Pierre lui répondit : «Seigneur, à qui
irions-nous ?  Tu as les paroles de la vie éternelle.  Et nous, nous
croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu !» "

L'Eucharistie unit si on y croit ; mais elle divise si on n'y croit pas,
ou si on n'y croit pas correctement.  "Depuis ce moment, plusieurs de ses
disciples se retirèrent et cessèrent d'aller avec lui."  Et Jésus n'a pas
peur de poser cette question à ceux qui restent, ceux qu'il connaît
bien : "Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ?"  La réponse est
claire, et Jésus la connaissait par avance : "Simon-Pierre lui répondit :
«Seigneur, à qui irions-nous ?  Tu as les paroles de la vie éternelle.
Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu !» "

C'est bien là une question de connaissance.  Non pas une connaissance
humaine, mais bien une connaissance surnaturelle et divine.  "Nous savons
que tu es le Saint de Dieu."  Cette connaissance a été donnée à Pierre et
aux disciples par l'Esprit-Saint, car il est celui qui pénètre jusqu'au
plus profond de la divinité : "L'Esprit sonde tout, même les profondeurs
de Dieu...  Nul ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n'est l'Esprit de
Dieu." (1 Co. 2, 10-11)

Cette connaissance nous est donnée par l'Eucharistie, car elle est le
Mémorial du Seigneur par excellence, le moyen privilégié entre tous pour
nous mettre en relation avec l'Esprit de Dieu et avec sa Connaissance.
Pour la fête de Saint Jean, celui-là même dont nous lisons aujourd'hui
l'évangile, l'Eglise prie ainsi, à la fin de l'offertoire de la Messe :
"Bénis, Seigneur notre Dieu, les offrandes que nous te présentons : que
ce repas nous donne accès aux mystères du Verbe de Vie comme il fut pour
l'Apôtre Saint Jean la source de ses révélations."

Lorsque nous recevrons le Corps du Christ au cours de cette célébration,
demandons à l'Esprit-Saint de répandre en nous tous ses dons, pour
nous-mêmes, pour notre communauté, pour toute l'Eglise et pour le monde
entier !  Mais à l'Esprit-Saint, n'oublions pas d'associer Marie, la Mère
de Jésus, car elle est tout en même temps l'Epouse de l'Esprit-Saint et
notre Médiatrice auprès du Sauveur des hommes !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#84 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 11. Août 2009  20:59
Sujet: Homélie pour le vingtième Dimanche dans l'Année - 16-08-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, vingtième Dimanche
dans l'Année.
" Tout comme le Père, qui m'a envoyé, est vivant, et comme je vis
par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. "
Comme chaque semaine, vous pouvez aussi écouter cette homélie
en téléchargeant un fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b20dmann.mp3
Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le vingtième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Jn. 6, 51-58




" En ce temps-là, Jésus disait : «Je suis le pain vivant qui est descendu
du ciel.  Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le
pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde.»  A ces
mots, les Juifs entrèrent en discussion : «Comment, disaient-ils entre
eux, cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?»  Jésus leur dit
alors : «En vérité, en vérité je vous le dis, si vous ne mangez la chair
du Fils de l'Homme et ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en
vous-mêmes.  Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie
éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma chair
est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson.  Celui
qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui.  Tout
comme le Père, qui m'a envoyé, est vivant, et comme je vis par le Père,
ainsi celui qui me mange vivra par moi.  Tel est le pain descendu du
ciel.  Il n'en est pas de lui comme de la manne que vos pères ont
mangée ; ils sont morts.  Celui qui mange de ce pain vivra
éternellement.» "



Homélie :


" En ce temps-là, Jésus disait : «Je suis le pain vivant qui est descendu
du ciel.  Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le
pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde.» "

Nous continuons aujourd'hui notre commentaire du chapitre sixième de
l'évangile de Saint Jean.  Le passage de ce jour traite exclusivement de
la communion au Christ Pain de Vie descendu du Ciel.  Mais, qu'est-ce que
la communion au Christ ?  Qu'est-ce que la communion eucharistique ?

La communion eucharistique est tout d'abord un moyen de salut : "Le pain
que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde."  C'est le moyen
de salut le plus efficace, car ce moyen est le sacrement de Celui qui est
lui-même le Sauveur du Monde : Jésus Christ.  L'Eucharistie n'est pas
seulement un sacrement qui confère la grâce à celui qui le reçoit, mais
il est le sacrement de l'auteur même de la grâce : Jésus, Fils de Dieu.
Dans l'Eucharistie, Dieu est réellement présent parmi nous et en nous !

Pour cette raison, tous les autres sacrements sont ordonnés à
l'Eucharistie.  Le baptême et la confirmation nous préparent à recevoir
l'Eucharistie ; la pénitence et le sacrement des malades complètent notre
préparation à la réception de l'Eucharistie ; le sacrement de l'ordre
permet aux ministres du culte d'exercer réellement leur pouvoir de
consacrer le pain et le vin eucharistique ; le mariage signifie, d'une
manière anticipée, l'union sponsale du Christ et de l'Église à la fin des
temps, union réalisée déjà par la communion eucharistique.

" A ces mots, les Juifs entrèrent en discussion : «Comment, disaient-ils
entre eux, cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?» "

Il y a de quoi discuter, il est vrai...  Mais n'est-ce pas là une question
qui revient sans cesse à notre esprit ?  Comment se peut-il que...?
Comment est-il possible que...?  Comment Dieu va-t-il s'y prendre
pour...?  Comment ?  Comment ?  Comment ?  Toujours la même question...
Pourquoi ?  Parce que la foi fait totalement défaut, ou est partiellement
défaillante.  Comme dans l'épisode où Pierre commença de marcher sur
l'eau du lac, sur l'ordre de Jésus, et puis perdit pied et s'enfonça dans
les flots, parce qu'il avait douté un tant soit peu de la puissance du
Maître : "Pierre sortit de la barque et marcha sur les eaux dans la
direction de Jésus.  Mais devant la violence du vent, il prit peur et,
sur le point de couler, il cria : «Seigneur, au secours !»  Aussitôt,
Jésus tendit la main et le rattrapa : «Homme de peu de foi, dit-il,
pourquoi as-tu douté ?» " (Mt. 14, 29-31)

Il faut croire ce que dit Jésus.  Il n'y a pas d'autre solution.  Il n'y a
pas d'autre moyen de salut.  Jésus est Dieu et il dit la Vérité.  Et
c'est précisément parce que Jésus est Dieu qu'il peut donner sa chair à
manger !  Car Jésus est venu sur terre pour nous révéler le Père, son
Père, qui est au Ciel.  Si Jésus peut ainsi révéler le Père, c'est parce
qu'il est l'Image du Père, "l'Image du Dieu invisible" (Col. 1, 15).  En
ce sens, Jésus agit, par rapport à nous, comme s'il était lui-même le
Père.  Ainsi, comme le Père donne la vie à son Fils, pareillement, Jésus,
Pain de Vie sur la terre, donne la vie à tous ceux qui le reçoivent, et
qui deviennent alors "enfants de Dieu" (Jn. 1, 12).  Saint Paul, à
l'imitation du Christ, ne s'est-il pas lui-même présenté comme le vrai
père de tous ceux qu'il avait enfantés au Christ ?  "Eussiez-vous, en
effet, d'innombrables maîtres dans le Christ, vous n'avez pas plusieurs
pères : car c'est moi qui, par l'Évangile, vous ai engendrés dans le
Christ Jésus." (1 Co. 4, 15)

Parlant du Père et de Jésus son Fils, oserions-nous dire : "tel Père, tel
Fils" ?  En tous cas, l'un et l'autre donnent la vie et engendrent pour
la vie éternelle : le Père engendre son Fils, et Jésus, Pain de Vie,
engendre des fils et des filles dans une communion de foi et d'amour qui
sauve pour toujours !

" Jésus leur dit alors : «En vérité, en vérité je vous le dis, si vous ne
mangez la chair du Fils de l'Homme et ne buvez son sang, vous n'aurez
point la vie en vous-mêmes.  Celui qui mange ma chair et boit mon sang a
la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma
chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui.
Tout comme le Père, qui m'a envoyé, est vivant, et comme je vis par le
Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.» "

La réponse de Jésus à l'interrogation des Juifs est claire : elle confirme
ce que nous venons de dire.  Jésus agit avec nous comme le Père agit avec
lui : "Tout comme le Père, qui m'a envoyé, est vivant, et comme je vis
par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi."  Ce qui a lieu
éternellement au sein de la Divine Trinité se réalise dans le temps lors
de la communion eucharistique.  L'un est le modèle, l'autre la copie
conforme.  Modèle et copie qui, en définitive, sont un seul et unique
Mystère : celui de la Vie divine trinitaire à laquelle l'homme est invité
à participer par la foi, l'espérance, et la charité.

Il n'y a pas de doute possible, l'allusion trinitaire est claire : "Celui
qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui."
Ailleurs, Jésus a dit, parlant du Père et de lui-même : "Philippe !
Celui qui m'a vu, a vu le Père !  Comment peux-tu dire : Montre-nous le
Père ?  Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en
moi ?" (Jn. 14, 9-10)  Ici, nous sommes vraiment au coeur de la communion
à Jésus, de l'union de la créature humaine avec son Créateur dans l'acte
sacramentel de la communion eucharistique !  Ici, nous sommes vraiment au
coeur du Mystère, de ce Mystère de foi et d'amour qui, si nous n'y
prenons garde, risque bien de nous scandaliser, comme il a scandalisé les
Juifs qui écoutaient Jésus en ce temps-là.

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui."
Que Jésus Eucharistie demeure en nous, c'est un fait à croire, certes,
mais que nous pouvons facilement imaginer puisque nous prenons le Pain de
Vie de nos mains et que nous le mettons dans notre bouche pour le manger.
Mais que nous demeurions en Jésus, et donc en Dieu par le fait de
communier à l'Eucharistie, cela nous l'admettons sans doute et nous y
croyons, mais non sans peine.  Car cela implique un fait identique à
celui de la venue du Christ en nous : pour que nous demeurions en Dieu,
nous devons nous aussi être Pain de Vie et nourriture pour le Christ,
nous devons nous aussi donner notre chair pour le salut du monde !

Tout cela nous montre que, pour communier à l'Eucharistie, nous devons
être d'abord nous-mêmes le Corps du Christ : seuls ceux qui sont l'Église
sur la terre, seuls ceux qui communient déjà au Sauveur du monde par la
foi et par la grâce sanctifiante, ceux-là seuls peuvent s'approcher de la
Table Sainte et recevoir en eux le Corps du Christ.  C'est ainsi que
l'Église, Corps du Christ dans l'Esprit, croît et se fortifie sans cesse
pour la Gloire du Père qui est aux Cieux !

" «Tel est le pain descendu du ciel.  Il n'en est pas de lui comme de la
manne que vos pères ont mangée ; ils sont morts.  Celui qui mange de ce
pain vivra éternellement.» "

Remercions le Seigneur, par Marie, de nous avoir permis de vivre
aujourd'hui !  Car le Pain de Vie est là, tout près de nous, à notre
portée, et Dieu nous a choisis pour que nous le recevions en nous chaque
jour de notre vie.  "Tel est le pain descendu du ciel.  Il n'en est pas
de lui comme de la manne que vos pères ont mangée ; ils sont morts.
Celui qui mange de ce pain vivra éternellement."  Si nous mangeons de ce
pain, nous vivrons éternellement !  C'est mon souhait pour nous tous !
Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#83 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Lundi 10. Août 2009  22:32
Sujet: Homélie pour la solennité de l'Assomption de Marie au Ciel - 15-08-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour la Solennité de l'Assomption de Marie au Ciel.
Si vous le désirez, vous pouvez consulter d'autres homélies,
sur le même sujet, aux adresses suivantes :

http://meynen.homily-service.net/an2000/bassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2001/cassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2004/cassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2005/aassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2007/cassompt.htm
http://meynen.homily-service.net/an2008/aassompt.htm

Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la solennité de l'Assomption de Marie au Ciel  -  Lc. 1, 39-56




" En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit en hâte au pays des
montagnes, dans une ville de Juda.  Elle entra chez Zacharie, et salua
Élisabeth.  Or, dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son
petit enfant se mit à remuer en son sein, et elle fut elle-même remplie
de l'Esprit-Saint.  Elevant la voix, elle s'écria : «Tu es bénie entre
toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.  Et d'où me
vient cet honneur que la mère de mon Seigneur vienne à moi ?  Car, à
l'instant où le son de ta voix me saluant a frappé mes oreilles, mon
petit enfant s'est mis à remuer d'allégresse en mon sein.  Heureuse celle
qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la
part du Seigneur !»  Et Marie dit : «Mon âme magnifie le Seigneur, et mon
esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur
la pauvreté de sa servante.  Car voici que désormais toutes les
générations me proclameront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a
fait en moi de grandes choses.  Son nom est saint, et sa miséricorde
s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.  Il a déployé la force de
son bras ; il a dispersé les coeurs pleins de pensées orgueilleuses ; il
a jeté à bas de leurs trônes les puissants, et relevé les humbles ; il a
comblé de biens les affamés, et renvoyé les riches les mains vides.  Il a
secouru son serviteur Israël, en se souvenant de sa miséricorde - comme
il l'avait promis à nos pères - envers Abraham et sa postérité, pour
toujours.»  Marie demeura chez Élisabeth environ trois mois, puis s'en
retourna chez elle. "



Homélie :


" En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit en hâte au pays des
montagnes, dans une ville de Juda.  Elle entra chez Zacharie, et salua
Élisabeth.  Or, dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son
petit enfant se mit à remuer en son sein, et elle fut elle-même remplie
de l'Esprit-Saint. "

Chaque année, le 15 août, nous lisons le même évangile pour la fête de
l'Assomption de Marie au Ciel.  Il s'agit de l'évangile qui relate la
visite de Marie à sa cousine Élisabeth, alors enceinte de celui qui sera
appelé le Précurseur du Christ : Jean le Baptiste.

La Sainte Écriture de nous dit rien de l'Assomption de Marie au Ciel.
Pourtant, en 1950, le Pape Pie XII, après avoir consulté tous les
évêques, proclama l'Assomption de Marie comme un dogme de foi.  C'était
le 1er novembre 1950, fête de tous les Saints.  Fidèles au Pape et à son
enseignement, nous croyons donc fermement cette vérité comme un dogme de
notre foi : Marie est montée au Ciel aussi bien avec son corps qu'avec
son âme.

Si l'Écriture ne parle pas de l'Assomption de Marie au Ciel, sur quoi une
telle définition dogmatique peut-elle se fonder ?  Tout simplement sur le
sentiment unanime de tout le peuple chrétien : tous les chrétiens
catholiques ont, de tous temps, pensé et cru que Marie était montée au
Ciel, non seulement avec son âme, mais aussi avec son corps.  N'est-ce
pas là une raison suffisante ?  Saint Paul n'affirme-t-il pas cette
vérité, un peu mystérieuse, il est vrai, que les chrétiens sont autant de
"lettres écrites" par l'Esprit-Saint : "Il est manifeste que vous êtes
une lettre du Christ, rédigée par nos soins, écrite non pas avec de
l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant" (2 Co. 3, 3) ?

Alors, le sentiment unanime du peuple chrétien ne serait-il pas un certain
témoignage de l'Écriture elle-même, dans la mesure où ce témoignage,
comme l'Écriture, remonte jusqu'aux Apôtres eux-mêmes ?  Soyons en sûr :
l'Esprit-Saint qui guide l'Église, et son Chef, le Pape, est vraiment le
garant de cette vérité qui est désormais proposée à notre foi et qui nous
enseigne que Marie est montée au Ciel avec son corps comme avec son âme.

" Elevant la voix, elle s'écria : «Tu es bénie entre toutes les femmes, et
le fruit de tes entrailles est béni.  Et d'où me vient cet honneur que la
mère de mon Seigneur vienne à moi ?  Car, à l'instant où le son de ta
voix me saluant a frappé mes oreilles, mon petit enfant s'est mis à
remuer d'allégresse en mon sein.  Heureuse celle qui a cru à
l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du
Seigneur !» "

Le corps de Marie ne pouvait connaître la corruption : pas un instant ne
devait s'écouler entre la fin de sa vie sur terre, et le début de sa vie
glorieuse dans le Ciel.  Ce corps qui, par l'organe de la parole, annonça
tant de merveilles sur la terre, et servit, entre autres, à communiquer à
Élisabeth les grâces insignes que celle-ci reçut lors de la visite de
Marie, ce corps, disais-je, devait être glorifié toujours et partout, sur
terre comme au Ciel.  Le corps de Marie qui servit à dire "Oui !" à Dieu
au jour de l'Incarnation du Verbe était et est pour toujours un corps de
gloire !

Par son corps, Marie a dit "Oui !" à Dieu ; par son corps, Marie a donné
sa foi à l'Ange qui parlait au nom de Dieu : "Heureuse celle qui a cru à
l'accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du
Seigneur !"  Par son corps, Marie a été élevée à une place si haute que
nulle créature ne pourra jamais la lui ravir : elle est ainsi devenue la
Mère de Dieu et la Mère du Christ, le Verbe incarné.  Mais surtout, Marie
est alors devenue l'Épouse de l'Esprit-Saint, ne faisant plus qu'un avec
lui, dans le Christ.  Enfin, Marie est devenue la fille de prédilection
du Père, qui l'avait vue en lui, en son Fils, en son Esprit, de toute
éternité !  Longtemps avant que le temps ne commence, le Père avait aimé
Marie et lui avait donné la Gloire qu'elle a maintenant pour toujours,
dans son corps et dans son âme !

" Et Marie dit : «Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit se réjouit
en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la pauvreté de sa
servante.  Car voici que désormais toutes les générations me proclameront
bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses.
Son nom est saint, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le
craignent.  Il a déployé la force de son bras ; il a dispersé les coeurs
pleins de pensées orgueilleuses ; il a jeté à bas de leurs trônes les
puissants, et relevé les humbles ; il a comblé de biens les affamés, et
renvoyé les riches les mains vides.  Il a secouru son serviteur Israël,
en se souvenant de sa miséricorde - comme il l'avait promis à nos pères -
envers Abraham et sa postérité, pour toujours.» "

Marie est au Ciel.  Pourtant, elle est toujours aussi parmi nous, chantant
avec nous les merveilles de Dieu...  Une mère pourrait-elle oublier ses
enfants ?  Marie est la Mère de Dieu, la Mère de Jésus, mais elle est
aussi notre Mère à tous !  Jésus nous l'a donnée, souvenons-nous-en :
"Jésus, voyant sa mère et, auprès d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à
sa mère : «Femme, voilà ton fils.»" (Jn. 19, 26)  Marie est toujours avec
nous, car nous sommes le Corps du Christ, mais un Corps mystique, un
Corps de Gloire !  Dans cette Gloire, dans cette communion des Saints,
tous, avec Marie, nous ne formons qu'un seul Corps du Christ.  Marie,
dans la Gloire, avec son âme et avec son corps, veille au rassemblement
et à l'unité de tous ses enfants en un seul Corps du Christ !  Qu'il en
soit ainsi !  Amen !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#82 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Jeudi 6. Août 2009  20:21
Sujet: Homélie pour le dix-neuvième Dimanche dans l'Année - 09-08-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, dix-neuvième Dimanche
dans l'Année.
" En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui croit en moi
a la vie éternelle. "
Si vous désirez écouter mon homélie, voici l'adresse du fichier
à télécharger :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b19dmann.mp3
Bonne lecture et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le dix-neuvième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Jn. 6, 41-51




" Les Juifs se mirent à protester parce que Jésus avait dit : «Je suis le
pain descendu du ciel.»  Ils disaient : «N'est-ce pas là Jésus, le fils
de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ?  Comment peut-il
prétendre maintenant qu'il est descendu du ciel ?»  Jésus leur répondit :
«Ne murmurez point entre vous.  Personne ne peut venir à moi si le Père
qui m'a envoyé ne l'attire ; et moi je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : "Ils seront tous enseignés de
Dieu" (Isaïe 54, 13).  Ainsi, tout homme qui écoute les leçons du Père et
s'en instruit vient à moi.  Ce n'est pas que personne ait vu le Père,
sinon celui qui vient de Dieu ; celui-là a vu le Père.  En vérité, en
vérité je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.  C'est
moi le pain de vie.  Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils
sont morts.  Le pain du ciel est tel que si l'on en mange, on ne meurt
point.  Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel.  Si quelqu'un
mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai,
c'est ma chair, pour le salut du monde.» "



Homélie :


" Les Juifs se mirent à protester parce que Jésus avait dit : «Je suis le
pain descendu du ciel.»  Ils disaient : «N'est-ce pas là Jésus, le fils
de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ?  Comment peut-il
prétendre maintenant qu'il est descendu du ciel ?» "

Pendant quelques dimanches, nous abandonnons la lecture de l'évangile de
Saint Marc pour nous consacrer au chapitre sixième de l'évangile de Saint
Jean.  Ce chapitre est un des plus importants que Saint Jean a écrit, car
il nous rapporte tout ce que Jésus pouvait lui-même expliquer de
l'Eucharistie, qu'il appelle "le pain de vie, le pain descendu du ciel".

Certains refusent de voir ici un commentaire eucharistique.  En fait, dans
ce discours, il n'est nullement question de pain et de vin tels que nous
les voyons utiliser au cours de la Cène eucharistique.  Néanmoins, il
s'agit là d'un faux problème.  Car, lors de la célébration eucharistique,
le ministre redit les paroles de Jésus : "Ceci est mon Corps" et "Ceci
est mon Sang" (ou plutôt : "Ceci est la coupe de mon Sang", tandis
qu'ici, dans Saint Jean, Jésus dit : "C'est moi le pain de vie." (Jn. 6, 48)
Or, tout cela n'est que l'expression d'une seule et unique réalité -
mystérieuse - qui est présentée sous deux aspects différents.  Le premier
aspect consiste à dire que telle nourriture est le Corps du Christ ; le
second aspect, que le Corps de Jésus est telle nourriture.

En Saint Jean, il y a donc une inversion, une autre présentation du
mystère eucharistique.  Et c'est ce qui fait croire, à tort, que le
sixième chapitre de Saint Jean ne serait pas un commentaire
eucharistique.  Au contraire, c'est le meilleur, le plus proche de la
réalité, car présenté et commenté par Jésus en personne.  Mais, dans un
sens comme dans l'autre, le mystère eucharistique - comme tout mystère
d'ailleurs - demande la foi.  On comprend donc l'étonnement des Juifs
auxquels Jésus s'adressait, car, sans la foi, ils leur était impossible
d'acquiescer aux paroles du Maître.

" Jésus leur répondit : «Ne murmurez point entre vous.  Personne ne peut
venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et moi je le
ressusciterai au dernier jour.  Il est écrit dans les prophètes : "Ils
seront tous enseignés de Dieu" (Isaïe 54, 13).  Ainsi, tout homme qui
écoute les leçons du Père et s'en instruit vient à moi.  Ce n'est pas que
personne ait vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu ; celui-là a vu le
Père.» "

La foi !  Quelle grande vertu !  Grâce à elle, des merveilles se sont
réalisées au fil des siècles !  Grâce à elle, nous sommes aujourd'hui
nous-mêmes croyants !  Mais la foi, la vraie foi n'est rien sans l'amour.
C'est l'amour qui est le moteur de la foi, c'est l'amour qui pousse les
hommes et les femmes vivant sur cette terre à croire de tout leur coeur à
Dieu, le Père, qui est au Ciel !  Or, ce qui peut entraîner l'amour à
agir ce ne peut être que l'amour lui-même : car il n'y a que l'amour qui
attire l'amour.  Le Père, le Dieu tout-puissant, le Dieu tout-amour,
c'est lui et lui seul qui peut attirer notre amour, et, par là, activer
notre foi qui nous conduit à Jésus, le Fils bien-aimé du Père : "Personne
ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire."

" «En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie
éternelle.  C'est moi le pain de vie.  Vos pères ont mangé la manne dans
le désert, et ils sont morts.  Le pain du ciel est tel que si l'on en
mange, on ne meurt point.  Je suis le pain vivant qui est descendu du
ciel.  Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain
que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde.» "

La foi et l'amour font bon ménage : ensemble, ils conduisent l'homme vers
Dieu, vers cette nourriture qui est la Parole de Dieu.  La foi et l'amour
sont des moyens qui permettent à l'homme de recevoir en lui la vie qui
est celle du Verbe de Vie, la Vie même de Dieu : "Celui qui croit en moi
a la vie éternelle."  Cependant, même si la foi permet à l'amour de vivre
éternellement, ce n'est qu'un commencement d'éternité qui est donné à
l'homme qui aime Dieu : car la foi est une épreuve qui dure jusqu'à la
fin de la vie de l'homme sur terre, une épreuve qu'il faut traverser, une
épreuve qu'il faut endurer jusqu'à la fin, avec persévérance.

Une foi forte, une foi puissante, une foi soutenue par la puissance même
de l'Amour de Dieu, une telle foi donnera à l'homme de ne jamais mourir
pour l'éternité, même s'il doit mourir dans le temps, à l'heure indiquée
par Dieu.  Objet de cette foi et de cet amour, l'Eucharistie - pain de
vie éternelle - donne à l'homme ou à la femme qui la reçoit dignement le
pouvoir de ne jamais mourir pour l'éternité !  "Je suis le pain vivant
qui est descendu du ciel.  Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra
éternellement."

Demandons à Marie, la Mère du Bel Amour, de nous aider à communier au
Corps du Christ avec une foi forte et un amour sans borne, dans
l'espérance de la vie éternelle qui doit se manifester en Jésus
ressuscité lorsqu'il apparaîtra au Dernier Jour !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#81 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 29. Juillet 2009  19:56
Sujet: Homélie pour le dix-huitième Dimanche dans l'année - 02-08-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, dix-huitième dimanche
dans l'année.
" Jésus reprit : «C'est moi le pain de vie : qui vient à moi
n'aura jamais faim, et qui croit en moi n'aura jamais soif !» "
Comme chaque semaine, vous pouvez écouter cette homélie
en téléchargeant un fichier audio, au format mp3 ; cette semaine,
le fichier à télécharger se trouve à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2009/mp3/b18dmann.mp3
Pour une meilleure écoute, téléchargez d'abord le fichier
intégralement ; quand le fichier sera sur votre disque dur,
cliquez dessus et commencez l'écoute.
A bientot !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le dix-huitième Dimanche dans l'année  -  Année B  -  Jn. 6, 24-35




" Les gens se rendirent compte que le Seigneur n'était pas là, non
plus que ses disciples.  Ils montèrent alors dans les barques et
regagnèrent Capharnaüm pour l'y rechercher.  Ils le trouvèrent sur
l'autre rive du lac et lui dirent : «Maître, quand es-tu arrivé ici ?»

" Jésus leur répondit : «En vérité, en vérité je vous le dis, vous me
cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous
avez mangé du pain à satiété.  Au lieu de travailler pour la
nourriture qui périt, travaillez pour celle qui subsiste jusque dans
la vie éternelle et que le Fils de l'Homme vous donnera.  Car c'est
lui que le Père, c'est lui que Dieu a marqué de son sceau.»

" Ils lui dirent : «Que faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ?»
Jésus leur répondit : «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en
celui qu'il a envoyé.»  Ils lui dirent : «Quel miracle fais-tu, dont
la vue nous fasse croire en toi ?  Quelle est ton oeuvre ?  Nos pères,
au désert, ont mangé la manne, ainsi qu'il est écrit : "Il leur a
donné à manger le pain venu du ciel (Ps. 77, 24)." »  Jésus leur dit :
«En vérité, en vérité je vous le dis, ce n'est pas Moïse qui vous a
donné le pain du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du
ciel ; car le pain de Dieu, c'est le pain qui descend du ciel et qui
donne la vie au monde.»  Ils lui dirent : «Seigneur, donne-nous
toujours ce pain-là !»  Jésus reprit : «C'est moi le pain de vie : qui
vient à moi n'aura jamais faim, et qui croit en moi n'aura jamais soif !» "



Homélie :


" Jésus répondit : «En vérité, en vérité je vous le dis, vous me
cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous
avez mangé du pain à satiété.  Au lieu de travailler pour la
nourriture qui périt, travaillez pour celle qui subsiste jusque dans
la vie éternelle et que le Fils de l'Homme vous donnera.» "

Pour nous, qui est Jésus ?  Est-il celui qui vient pour nourrir notre
corps, ou bien pour satisfaire les besoins de notre âme, ces besoins
que nous ne connaissons pas bien, ces besoins que Jésus lui-même est
venu nous manifester par toute sa vie, et surtout par sa mort sur la
Croix ?  Il est important de répondre correctement à cette question :
il faut que nous interrogions notre conscience afin de nous rendre
compte si, réellement, nous cherchons à satisfaire les véritables
besoins de notre âme, et non des convoitises, qui sont peut-être
légitimes, mais qui nous poussent à agir d'une manière désordonnée,
non conforme à la volonté de Dieu sur nous.  Travaillons-nous
uniquement pour la nourriture qui périt, ou bien travaillons-nous
aussi et suffisamment pour celle qui subsiste jusque dans la vie
éternelle ?

" Ils lui dirent : «Que faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ?»
Jésus leur répondit : «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en
celui qu'il a envoyé.» "

Tout est là !  L'Oeuvre de Dieu, c'est croire en celui qu'il a envoyé,
croire en Jésus Fils de Dieu, croire dans le Christ vrai Dieu et vrai
Homme !  La foi est un contact, une vertu surnaturelle qui nous permet
nous unir à l'amour du Christ.  La foi nous place donc constamment
dans un double domaine : celui de Dieu et celui de l'Homme.  Car,
encore une fois, le Christ est tout à la fois Dieu et Homme, et celui
qui est uni à sa personne se trouve toujours placé dans ce double
domaine de la divinité et de l'humanité.  Mais comme Dieu est premier
en tout, puisqu'il transcende toutes choses, celui qui, par la foi,
est uni au Christ, ne peut pas ne pas placer au premier rang de ses
préoccupations les besoins de son âme, cet élément de la personne
humaine qui ne se nourrit pas du pain de la terre, mais bien du pain
du Ciel !

" Ils lui dirent : «Quel miracle fais-tu, dont la vue nous fasse
croire en toi ?  Quelle est ton oeuvre ?  Nos pères, au désert, ont
mangé la manne, ainsi qu'il est écrit : "Il leur a donné à manger le
pain venu du ciel (Ps. 77, 24)." »  Jésus leur dit : «En vérité, en
vérité je vous le dis, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain du
ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel ; car le
pain de Dieu, c'est le pain qui descend du ciel et qui donne la vie au
monde.» "

Les Juifs, dans le désert, avaient reçu à manger : ils reçurent de la
manne miraculeuse, ils trouvèrent de la nourriture pour cette vie
terrestre grâce à l'intervention de Dieu même !  La Providence est
toujours là pour veiller sur nous et pour pourvoir à tous nos besoins,
principalement les plus nécessaires, et parfois aussi ceux qui le sont
moins.  De tous temps, Dieu veille sur ceux qui se confient en lui
avec foi et amour !  Mais cette action de la Providence, comment
pourrions-nous la reconnaître sans la grâce de Dieu, sans cette action
de Dieu en nous qui nous pousse à voir le Seigneur agissant dans notre
vie ?  Comment pourrions-nous orienter notre vie vers les choses du
Ciel sans le secours de cette grâce des grâces qui est le Christ en
personne ?  De même que Jésus révéla aux Juifs de son temps l'action
de Dieu dans leur vie de tous les jours, de même il nous apprend à
reconnaître, petit à petit, au fil du temps, que son Père est sans
cesse à l'oeuvre pour nous prodiguer son amour et ses bienfaits !

" Ils lui dirent : «Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là !»  Jésus
reprit : «C'est moi le pain de vie : qui vient à moi n'aura jamais
faim, et qui croit en moi n'aura jamais soif !» "

Ensemble, sur l'invitation du Seigneur, allons à lui !  Car il nous
dit : "Qui vient à moi n'aura jamais faim !"  Alors, quand le prêtre
présente la sainte hostie, en disant : "Heureux les invités au repas
du Seigneur !  Voici l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde !",
allons vers le Seigneur pour combler notre faim et satisfaire les
véritables désirs de notre âme, ceux que Dieu veut voir en nous pour
parfaire cette image, son image qu'il a lui-même inscrite dans toute
notre personne !  Demandons à Marie cette grâce, demandons à la
Médiatrice de toutes les grâces de pouvoir croire sincèrement au
Christ vrai Dieu et vrai Homme !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#80 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 22. Juillet 2009  20:09
Sujet: Homélie pour le dix-septième Dimanche dans l'Année - 26-07-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Cher ami dans le Christ !
Loué soit Jésus-Christ !
Ci-après vous trouverez mon homélie pour le dimanche 26 juillet 2009.
" Jésus prit les pains, rendit grâce, et les fit distribuer aux
convives ; de même pour les poissons.  Il leur en donna tant qu'ils
en voulurent. "
J'ai enregistré cette homélie et vous pourrez l'écouter en
téléchargeant le fichier mp3 suivant :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b17dmann.mp3
Bonne lecture ou bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse, par Marie-Médiatrice !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le dix-septième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Jn. 6, 1-15




" Jésus passa de l'autre côté de la mer de Galilée.  Une grande foule
le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les
malades.  Jésus gravit une colline, et là, s'assit avec ses
disciples.  La Pâque, la fête des Juifs, était proche.

" Levant alors les yeux et voyant une grande foule venir à lui, Jésus
dit à Philippe : «Où achèterons-nous du pain pour que tous ces gens
aient à manger ?»  Il disait cela pour l'éprouver, car il savait bien
ce qu'il allait faire.  Philippe lui répondit : «Deux cents deniers
de pain ne suffiraient pas à donner un morceau à chacun.»  Un de ses
disciples, André, frère de Simon-Pierre, lui dit : «Il y a ici un
petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons...  mais
qu'est-ce que cela pour tant de monde ?»  Jésus dit : «Faites-les
asseoir.»  Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit.  Ils s'assirent
au nombre d'environ cinq mille hommes.  Jésus prit les pains, rendit
grâce, et les fit distribuer aux convives ; de même pour les
poissons.  Il leur en donna tant qu'ils en voulurent.  Lorsqu'ils
furent rassasiés, il dit à ses disciples : «Ramassez les morceaux qui
restent, afin que rien ne se perde.»  Ils les ramassèrent ; et des
morceaux qui étaient restés du repas des cinq pains d'orge, ils
remplirent douze corbeilles.

" A la vue de ce miracle que Jésus avait fait, les gens disaient :
«C'est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.»  Et Jésus,
pressentant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se
retira de nouveau seul, sur la montagne. "



Homélie :


" Jésus passa de l'autre côté de la mer de Galilée.  Une grande foule
le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les
malades.  Jésus gravit une colline, et là, s'assit avec ses
disciples.  La Pâque, la fête des Juifs, était proche. "

Nous sommes un an avant l'institution de la Sainte Eucharistie lors du
repas pascal de la Dernière Cène.  Jésus fait des miracles : il
guérit les malades, il chasse les démons, il apaise le vent et calme
la tempête.  Tout cela est fait pour frapper les esprits, pour faire
comprendre que cet homme que les gens voient n'est pas seulement
homme, mais aussi Dieu : le Fils de Dieu en personne !  Certes, Jésus
veut faire beaucoup de bien à tous ceux qu'il rencontre, il veut
apporter à tous aide et soulagement dans la misère et l'infirmité.
Mais le plus important de tout, c'est la conversion des coeurs :
Jésus veut que l'on croie en lui, il veut que tous les hommes et
toutes les femmes de la terre le reconnaissent pour Dieu !  C'est
pourquoi il fait des miracles !

" Jésus dit : «Faites-les asseoir.»  Il y avait beaucoup d'herbe à cet
endroit.  Ils s'assirent au nombre d'environ cinq mille hommes.
Jésus prit les pains, rendit grâce, et les fit distribuer aux
convives ; de même pour les poissons.  Il leur en donna tant qu'ils
en voulurent. "

Le miracle accompli ici par Jésus est si fascinant que Saint Augustin,
dans son traité 24 sur Saint Jean, ira jusqu'à dire que le miracle de
la multiplication des pains est si insolite et si exceptionnel qu'il
éclipse, dans nos esprits, les actions quotidiennes du Seigneur dans
notre vie, actions qui sont si grandes et prodigieuses qu'elles
peuvent nous porter à une très grande vénération de la
toute-puissance de Dieu, si nous y faisons attention.  En effet, le
gouvernement et l'ordre parfait de tout l'univers ne manifestent-ils
pas davantage la toute-puissance de Dieu dans notre vie que le fait
de nourrir cinq mille personnes, ou plus, un fait qui est
exceptionnel, mais qui ne s'est produit que peu de fois ?  La
Providence de Dieu ne nous porte-t-elle pas à une foi plus profonde
et plus intime, car toujours actuelle et proche de nous ?

" A la vue de ce miracle que Jésus avait fait, les gens disaient :
«C'est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.» "

Assurément, Jésus est le grand prophète qui est venu dans le monde et
qui doit revenir à la fin des temps !  Mais, le croyons-nous
vraiment ?  Si nous interrogeons notre conscience, avons-nous une foi
si profonde pour croire vraiment et sincèrement que ce que Jésus a
fait lorsqu'il était avec nous, il peut encore le refaire, s'il le
veut, aujourd'hui, par son Esprit qui est là et qui veille sur notre
vie de tous les jours ?  Ce que le Christ a fait une fois, qui niera
qu'il peut encore le faire une autre fois, aujourd'hui, par exemple ?
Celui qui se dit chrétien et qui croit au Christ pourrait-il nier que
la toute-puissance de Dieu est à l'oeuvre dans sa vie, maintenant et
tous les jours que le Seigneur lui donne de vivre ?  Non, il ne le
peut pas...  Au contraire, tout chrétien doit répéter avec les Juifs
de l'époque du Christ : «C'est vraiment le prophète qui doit venir
dans le monde !»

" Jésus, pressentant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire
roi, se retira de nouveau seul, sur la montagne. "

Jésus se dérobe à la foule qui veut le faire roi.  Après le succès et
la gloire récoltée suite à son miracle, Jésus se retire à l'écart,
seul.  Il veut nous faire comprendre par là que la toute-puissance
dont il est le maître absolu est destinée, avant tout et surtout, à
une réussite éternelle, et non pas à une satisfaction temporelle.  La
toute-puissance de Dieu se manifeste toujours à nous dans la Croix et
par la Croix, car c'est cette même Croix qui est notre puissance,
ainsi que l'affirme Saint Paul : "Le langage que parle la croix est
une folie pour ceux qui vont à leur perte, tandis que pour ceux qui
sont sauvés, pour nous, c'est une puissance de Dieu." (1 Co. 1, 18)
Aussi, que cette communion de ce jour, que cette participation au
Sacrifice de la Croix soit pour nous une puissance de Dieu !  Que la
Très Sainte Vierge Marie, pour qui le Tout-Puissant a fait des
merveilles, nous aide de sa prière !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#79 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 15. Juillet 2009  20:13
Sujet: Homélie pour le seizième Dimanche dans l'Année - 19-07-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, Seizième Dimanche
dans l'Année.
" Lorsque Jésus fut sorti de la barque, il vit une foule nombreuse
et s'apitoya sur elle, parce qu'ils étaient comme des moutons sans
berger. "
Vous trouverez ci-après le texte de cette homélie.  Mais vous pouvez
aussi l'écouter en téléchargeant un fichier audio, au format mp3.
Cette semaine le fichier à télécharger se trouve à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b16dmann.mp3
Bonne lecture, ou bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le seizième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 6, 30-34




" Les apôtres se réunissent auprès de Jésus et lui racontent ce qu'ils
avaient fait et ce qu'ils avaient enseigné.  Et il leur dit : «Venez
vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et prenez un peu de
repos.»  Tant de monde en effet allait et venait qu'ils ne pouvaient
même pas manger à l'aise.  Ils partirent dans la barque vers un lieu
solitaire, à l'écart.

" Mais on les vit s'éloigner.  Ce fut une indication pour plusieurs ;
à pied, de toutes les villes, on accourut là et on les devança.
Lorsque Jésus fut sorti de la barque, il vit une foule nombreuse et
s'apitoya sur elle, parce qu'ils étaient comme des moutons sans
berger.  Et il se mit à les enseigner longuement. "



Homélie :


" Les apôtres se réunissent auprès de Jésus et lui racontent ce qu'ils
avaient fait et ce qu'ils avaient enseigné. "

Les apôtres reviennent de mission : Jésus les avait envoyés annoncer
la venue du Règne de Dieu, chasser les esprits impurs, guérir les
malades en les oignant d'huile.  Tout cela nous l'avons vu dimanche
dernier.  L'ordre du Seigneur a été accompli avec soin, avec amour,
avec confiance : les apôtres n'avaient pas confiance en eux-mêmes,
mais bien en la puissance de Dieu, ce Dieu qui était venu parmi eux
en la personne de Jésus.  Les apôtres ont obéi à l'ordre du Seigneur,
et leur obéissance a fait des miracles !  Pleins de reconnaissance en
celui qui, lui aussi, a eu confiance en ceux qu'il avait appelés à
son service, les apôtres viennent tout raconter à leur Maître et
Seigneur : tout ce qu'ils ont accompli sur son ordre, il faut qu'il
en ait connaissance.

Aujourd'hui, le Seigneur n'est plus sur terre, avec nous, comme il y
était durant sa vie avec ses disciples.  Pourtant, Jésus l'a dit :
"Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde." (Mt. 28,
20)  C'est vrai : Jésus est avec nous, car nous ne sommes jamais
seuls.  Jésus est avec nous, car nous faisons partie de son Corps
mystique, qui est l'Église.  Nous sommes avec Jésus, si nous sommes
avec l'Église.  Et si les apôtres racontèrent à Jésus tout ce qu'ils
avaient accompli sur son ordre, nous aussi, nous devons proclamer
haut et fort, quoiqu'avec prudence et discernement, tout ce que nous
avons réalisé dans le monde pour remplir la mission que le Seigneur a
confié à chacun de nous, qui sommes les membres de son Corps.  Les
merveilles de Dieu qu'il nous est donné d'accomplir ne sont pas des
choses à tenir cachées : elles doivent au contraire servir à
l'édification du Corps mystique du Christ (cf. 1 Co. 12, 7).

" Et il leur dit : «Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert,
et prenez un peu de repos.»  Tant de monde en effet allait et venait
qu'ils ne pouvaient même pas manger à l'aise.  Ils partirent dans la
barque vers un lieu solitaire, à l'écart. "

Même si Dieu est Esprit, et il l'est assurément, nous ne sommes pas de
purs esprits.  Il nous faut donc du repos, de la nourriture, pour
refaire nos forces.  Tout cela est raisonnable.  Et Jésus veille à ce
que ses disciples prennent un peu de repos et mangent suffisamment, à
l'écart de la foule, tranquillement.  C'est important.  Si le corps
est fatigué, trop fatigué surtout, l'âme ne peut plus vaquer
activement aux occupations qui lui sont propres, comme la
contemplation de la Parole de Dieu.  Il y a là un réel danger pour la
vie spirituelle.  Il est nécessaire de mesurer ses forces et ses
capacités.  Si on a trop à faire, il est impératif de supprimer tout
ce qui peut l'être, afin de sauvegarder ou de rétablir un juste
équilibre entre action et contemplation.  Ne l'oublions pas : la
prudence est la mère de toutes les vertus !

" Mais on les vit s'éloigner.  Ce fut une indication pour plusieurs ;
à pied, de toutes les villes, on accourut là et on les devança.
Lorsque Jésus fut sorti de la barque, il vit une foule nombreuse et
s'apitoya sur elle, parce qu'ils étaient comme des moutons sans
berger.  Et il se mit à les enseigner longuement. "

La solitude, le calme, la tranquillité, ça ne dure jamais longtemps !
En fait, tant que nous ne serons pas arrivés au lieu du repos
éternel, qui est la demeure du Père, le temps de la contemplation
n'est qu'une étape sur notre route : bien vite, il faut reprendre le
chemin du service et de la prédication.  Ce fut pareil pour Jésus et
ses apôtres.  Une foule nombreuse accourut pour entendre le Maître et
recevoir de lui quelques paroles de consolation, et, peut-être, la
guérison de telle maladie ou infirmité.  Les apôtres se mêlent à la
foule, ils continuent de s'instruire auprès de celui qui est la
Sagesse éternelle : en fait, ce que les disciples du Christ
enseignent ici et là, ce n'est toujours qu'une ébauche de ce grand
discours que seul le Verbe incarné peut tenir, car, lui seul est la
Parole de Dieu !

Jésus prend toute cette foule en pitié.  Mais de quelle pitié
s'agit-il ?  Si ces hommes, ces femmes, et ces enfants étaient des
personnes riches et ne manquant de rien, nous compendrions facilement
que Jésus ait pitié d'eux parce qu'il leur manque la connaissance de
la vie éternelle qu'il est venu leur apporter, car, ne l'oublions
pas, plus on est riche, plus il est difficile de trouver le chemin du
Ciel (cf. Mt. 19, 23).  Mais c'est tout le contraire : ces gens-là
sont surtout des gens simples, plutôt pauvres, ou ne possédant que
peu de choses.  Alors, réussissons-nous à bien comprendre ce qu'est
la vraie pitié ?  Elle consiste à toujours voir en premier les
nécessités de l'esprit et de l'âme, et de mettre au second plan les
nécessités du corps.  C'est ainsi que Jésus a eu pitié de cette
foule.  Agissons comme le Maître !  Si nous habitons un pays
économiquement prospère, allons dans une ville, et regardons cette
foule qui, apparemment, ne manque de rien : c'est de cette foule-là
que nous devons avoir pitié !

Au cours de cette Eucharistie, prions tous ensemble le Maître de nous
envoyer son Esprit-Saint, afin de faire de nous de vrais disciples de
sa Parole !  Qu'avec Marie, et pour Elle, nous annoncions bien haut
toutes les merveilles de Dieu dans le monde !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#78 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 8. Juillet 2009  4:41
Sujet: Homélie pour le quinzième Dimanche dans l'Année - 12-07-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour ce dimanche, quatorzième Dimanche
dans l'année.
" Ils partirent, et prêchèrent la pénitence.  Ils chassaient de
nombreux démons, oignaient d'huile beaucoup de malades et les
guérissaient. "
Comme chaque semaine, mon homélie peut être aussi écoutée, en téléchargeant un
fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b15dmann.mp3
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le quinzième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 6, 7-13





" Jésus fait venir les Douze ; il se mit à les envoyer deux à deux et
leur donna pouvoir sur les esprits impurs.  Il leur ordonna de ne
rien emporter pour la route, sauf un bâton : ni pain, ni besace, ni
monnaie dans la ceinture, de chausser des sandales et de ne pas
revêtir deux tuniques.  Il leur disait : «Dans quelque maison que
vous soyez entrés, restez-y jusqu'à votre départ de cet endroit-là.
Si une localité ne vous reçoit ni ne vous écoute, sortez-en et
secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux.»

" Ils partirent, et prêchèrent la pénitence.  Ils chassaient de
nombreux démons, oignaient d'huile beaucoup de malades et les
guérissaient. "



Homélie :


" Jésus fait venir les Douze ; il se mit à les envoyer deux à deux et
leur donna pouvoir sur les esprits impurs. "

Jésus poursuit son ministère en Galilée.  Et pour accomplir davantage
de travail apostolique en un plus grand nombre d'endroits, le
Seigneur envoie ses disciples, les douze qu'il a choisis.  Le Christ
envoie ses Apôtres en mission : c'est sur la décision du Seigneur
lui-même, et sur son ordre que les Apôtres vont annoncer la Bonne
Nouvelle du Royaume en chassant les démons et en guérissant les
malades.  C'est aussi à la suite du Christ et sur son ordre que
l'Église de tous les temps, et donc l'Église d'aujourd'hui, annonce
la venue du Règne de Dieu.  L'Église n'accomplit jamais sa mission
sans se référer à l'Ordre de Dieu, son Seigneur et Maître !

Jésus envoie ses disciples deux à deux.  Saint Marc est le seul à
mentionner ici ce détail : Saint Matthieu (10, 5) et Saint Luc (9, 1)
n'en parlent pas en cette occasion.  Mais, en une autre circonstance,
Saint Luc dit : «Le Seigneur désigna encore soixante-douze autres
disciples qu'il envoya deux à deux devant lui.» (10, 1)  Tout ceci a
un sens profond qu'il nous faut expliquer.  En effet, cela revient à
dire que le disciple du Seigneur n'est jamais seul : il est toujours
en relation et en compagnie d'un autre disciple du Seigneur,
c'est-à-dire non pas un homme ou une femme choisie par le disciple
lui-même, mais bien une personne que le Seigneur lui-même a choisie
pour être son compagnon et son aide dans l'apostolat.  Cette personne
peut être un égal, mais aussi un supérieur, fût-ce le Pape lui-même.
La mission de l'Église s'accomplit toujours en compagnie : l'Église
elle-même n'est-elle pas un "corps", le Corps mystique du Christ ?

" Il leur ordonna de ne rien emporter pour la route, sauf un bâton :
ni pain, ni besace, ni monnaie dans la ceinture, de chausser des
sandales et de ne pas revêtir deux tuniques. "

Si le Seigneur veille au choix de ses disciples pour le bon
commencement de la mission qu'il leur confie, il veille aussi au bon
déroulement de la mission elle-même.  Les disciples n'ont pas à se
soucier outre mesure de tout le nécessaire temporel et matériel : la
Providence est là pour veiller à tous leurs besoins.  Pour les
disciples, l'important est d'accomplir l'ordre du Seigneur et de
prêcher le Royaume de Dieu.  Si les disciples le font, le Seigneur,
qui est tout-puissant au Ciel et sur la terre, ouvrira les coeurs de
ses fidèles, et ceux-ci pourvoiront aux besoins des prédicateurs.
Tous les chrétiens peuvent en faire l'expérience : s'ils annoncent le
Royaume de Dieu par toute leur vie, en vivant saintement et en
témoignant ouvertement de leur foi au Christ, ils vivront heureux sur
la terre, et, s'ils ont des épreuves, ils trouveront leur consolation
dans ces épreuves mêmes.

" Ils partirent, et prêchèrent la pénitence.  Ils chassaient de
nombreux démons, oignaient d'huile beaucoup de malades et les
guérissaient. "

Les disciples du Seigneur doivent annoncer la Croix du Christ.  Que ce
soit là notre gloire à tous !  Saint Paul n'a-t-il pas dit : «Pour
moi, Dieu me garde de trouver ma fierté autre part que dans la croix
de notre Seigneur Jésus Christ» (Ga. 6, 14) ?  Tous, nous pouvons, à
la suite des Apôtres, chasser les démons et guérir les malades.  Si
nous vivons profondément notre foi, si nous demeurons fidèles à la
grâce de Dieu reçue au baptême ou retrouvée par la pénitence, si nous
veillons à partager et à communiquer notre foi au monde entier, Dieu
sera toujours avec nous et accomplira son oeuvre en nous et par nous.
Les démons seront chassés et les malades guériront !

Communions à l'Eucharistie de ce jour !  Dans l'Eucharistie, tous les
sacrements trouvent leur fin et leur signification.  Donc, si nous ne
pouvons pas oindre d'huile les malades, ce qui s'accomplit lorsque le
prêtre donne le sacrement des malades, communions avec foi et avec
ferveur : demandons à Dieu la guérison de tous les malades et la
conversion de tous les pécheurs !  Unissons-nous à Marie, communions
avec elle, et pour elle, afin que son action maternelle se fasse
ressentir dans toute l'Église et dans le monde entier !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net

#77 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 1. Juillet 2009  20:38
Sujet: Homélie pour le quatorzième Dimanche dans l'Année - 05-07-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, quatorzième
Dimanche dans l'Année.
" Jésus leur dit : «Un prophète n'est traité sans égards que
dans sa patrie, chez ses parents et dans sa propre maison.» "
Comme chaque semaine, vous pouvez aussi écouter mon homélie
en téléchargeant un fichier mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b14dmann.mp3
Bonne lecture et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le quatorzième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 6, 1-6




" Jésus revint dans sa patrie, suivi de ses disciples.  Le sabbat venu,
il se mit à enseigner dans la synagogue.  Les nombreux auditeurs,
frappés d'étonnement, disaient : «D'où lui vient cela, et quelle est
cette sagesse qui lui a été départie ?  et comment de si grands
miracles s'accomplissent-ils par ses mains ?  N'est-ce pas le
charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude
et de Simon ?  et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?»  Et
ils étaient perplexes à son sujet.  Mais Jésus leur dit : «Un prophète
n'est traité sans égards que dans sa patrie, chez ses parents et dans
sa propre maison.»  Il ne put accomplir là aucun miracle, si ce n'est
qu'en leur imposant les mains il guérit quelques malades.  Et il
s'étonnait de leur défiance.  Il parcourait les villages à la ronde
tout en enseignant. "



Homélie :


" Jésus revint dans sa patrie, suivi de ses disciples. "

Jésus prêche la bonne nouvelle du Royaume partout en Galilée, et, au
cours de son périple, il revient chez lui, dans sa patrie, à Nazareth.
Jésus mène sa vie publique : il est tout entier livré aux affaires de
son Père, tout entier occupé d'expliquer en paraboles en quoi consiste
ce Royaume de Dieu dont il est le médiateur, l'interprète et le
prophète !  Jésus s'occupe de parler du Royaume de son Père, il parle
de la Patrie céleste, celle qu'il promet en héritage pour l'éternité à
tous ceux qui, jusqu'à la fin, auront cru à sa parole, cette parole
divine qui porte grâce !  C'est dans cet esprit que Jésus revient dans
sa patrie, non pas celle du Ciel, mais celle de la terre.  Tout occupé
aux affaires de son Père du Ciel, il revient dans le village de son
père de la terre : Joseph.

" Le sabbat venu, il se mit à enseigner dans la synagogue.  Les nombreux
auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : «D'où lui vient cela, et
quelle est cette sagesse qui lui a été départie ?» "

Lorsque Jésus se met à enseigner dans la synagogue, les gens qui
l'écoutent se rendent bien compte que Jésus ne parle pas, ou plutôt ne
parle plus comme il parlait autrefois quand il était avec eux, menant
la même vie qu'eux, une vie terrestre et ordinaire, orientée vers les
choses qui se bornent le plus souvent au bien-être passager et
temporel.  Mais depuis ce temps, Jésus a commencé sa vie publique, il a
reçu le témoignage de son Père et de l'Esprit-Saint au jour de son
baptême, il a appelé à lui des disciples, comme Pierre et André : il a
manifesté à tous ceux vers qui il allait qu'il était le Maître, celui
qui enseigne et qui a autorité au Ciel et sur la terre.  Alors, quand
il revient à Nazareth, les habitants sont surpris et étonnés : "Quelle
est cette sagesse qui lui a été départie ?"

" «Comment de si grands miracles s'accomplissent-ils par ses mains ?
N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques,
de José, de Jude et de Simon ?  et ses soeurs ne sont-elles pas ici
parmi nous ?»  Et ils étaient perplexes à son sujet. "

Jésus avait des cousins, qui sont nommés ici et appelés frères :
Jacques, José, Jude et Simon.  Cette appellation de "frères" vient du
langage du narrateur : il s'agit en fait uniquement de cousins, et non
de frères à proprement parler.  Mais tout ceci nous indique que les
gens de Nazareth font référence à quelqu'un qu'ils connaissent très
bien, sans possibilité d'erreur sur la personne.  Vraiment, les
habitants de Nazareth connaissent bien Jésus, mais ils ne le
connaissent qu'à la manière humaine.  Ils voient Jésus, mais ils
s'arrêtent obstinément à l'homme qu'ils ont connu autrefois.
Extérieurement Jésus n'a pas changé, ou fort peu.  Mais intérieurement,
l'Esprit-Saint a poussé Jésus à témoigner de la vie éternelle qu'il est
en personne : la motion intérieure que Jésus a ressentie en lui a
permis de manifester extérieurement tout ce qu'il est éternellement
auprès de son Père qui est dans les Cieux.  L'extérieur de Jésus est le
même, son aspect physique est identique, et pourtant quelque chose est
venu s'ajouter à cet être que l'on croyait tout ordinaire !  "Et ils
étaient perplexes à son sujet."

" Mais Jésus leur dit : «Un prophète n'est traité sans égards que dans
sa patrie, chez ses parents et dans sa propre maison.» "

On attribue à Saint François de Sales cette boutade : "Il n'y a pas de
saint pour son valet de chambre."  Ce qui veut dire que ceux qui sont
très proches d'un homme ou d'une femme que Dieu appelle à témoigner
d'une grâce assez exceptionnelle ne peuvent s'empêcher d'avoir à
l'esprit tout le côté simplement humain de cet homme ou de cette femme,
côté humain qui tend sans cesse à obscurcir la lumière divine que
répand toujours celui que Dieu appelle à son service.  C'est ce qui
arriva en premier à Jésus, notre modèle dans l'humilité et le
mépris.  "Un prophète n'est traité sans égards que dans sa patrie, chez
ses parents et dans sa propre maison."

Ce sera là notre leçon pour aujourd'hui : aimons à demeurer dans
l'humilité et le mépris avec le Seigneur.  Recevons aujourd'hui en nous
ce petit morceau de pain, sans apparence ni éclat extérieur, mais qui
est le Pain de la Vie, celui qui est la Lumière du monde venu pour nous
enseigner et pour nous sauver !  Communions à l'Eucharistie pour être
prophète et témoin de la Parole, comme Jésus : dans notre communion de
ce jour, imitons Marie qui, par sa foi sans tache, fut la plus grande
de tous les prophètes du Royaume de Dieu !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#76 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 24. Juin 2009  22:09
Sujet: Homélie pour le treizième Dimanche dans l'Année - 28-06-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, treizième Dimanche
dans l'Année.
" Elle se disait, en effet : «Si je parviens à saisir,
ne fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis sauvée.»
A l'instant la source de sang fut tarie, et elle eut
la sensation d'être guérie de son infirmité. "
Comme chaque semaine, écoutez cette homélie !  Téléchargez un fichier audio, au
format mp3 :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b13dmann.mp3
Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !
Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le treizième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 5, 21-43




" Lorsque Jésus fut passé en barque sur l'autre rive, une foule
nombreuse l'entoura de nouveau.  Lui se tenait au bord du lac.  L'un
des chefs de la synagogue, nommé Jaïre, se présente et, à sa vue, tombe
à ses pieds.  Il le supplie avec insistance : «Ma fillette, dit-il, est
à toute extrémité ; viens lui imposer les mains pour la sauver et la
faire vivre.»  Jésus partit avec lui.  Une grande foule le suivait et
le pressait.

" Or il y avait là une femme affligée d'une perte de sang depuis douze
ans.  Elle avait beaucoup souffert de l'intervention de nombreux
médecins ; elle avait dépensé tout son avoir sans trouver aucun
soulagement et, au contraire, elle allait de mal en pis.  Ayant entendu
parler de Jésus, elle vint dans la cohue et, par derrière, saisit son
manteau.  Elle se disait, en effet : «Si je parviens à saisir, ne
fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis sauvée.»  A l'instant la
source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d'être guérie de son
infirmité.  Et aussitôt Jésus, conscient de la force miraculeuse émanée
de lui, se retourna dans la foule : «Qui m'a pris par mon vêtement ?»
dit-il.  Et ses disciples : «Vois, la foule te presse et tu demandes :
Qui m'a touché ?»  Et il regardait autour de lui pour voir qui avait
fait cela.  Or la femme, effarée et tremblante, se rendant compte de ce
qui lui était arrivé, vint alors se jeter à ses pieds et lui dit toute
la vérité.  Mais lui : «Ma fille, dit-il, ta foi t'a sauvée ; va en
paix et sois guérie de ton mal.»

" Comme il parlait encore, des gens arrivent de chez le chef de la
synagogue : «Ta fille est morte ; à quoi bon importuner encore le
Maître ?»  Mais Jésus surprit le message et dit au chef de la
synagogue : «Ne crains pas, crois seulement.»  Et il ne permit à
personne de l'accompagner, si ce n'est à Pierre, Jacques et Jean, le
frère de Jacques.  En arrivant à la maison du chef de la synagogue, il
aperçoit une cohue et des gens occupés à se lamenter et à crier tant et
plus.  Il entre et leur dit : «Pourquoi tout ce vacarme et ces
lamentations ?  L'enfant n'est pas morte, elle dort.»  Mais on se
moquait de lui.  Lui cependant met tout le monde à la porte, prend avec
lui le père de l'enfant et sa mère et ses propres compagnons, puis il
pénètre où reposait la fille.  Prenant alors l'enfant par la main, il
lui dit : «Talitha koum», c'est-à-dire «Fillette, lève-toi, je te le
dis.»  Aussitôt, elle se leva, et se mit à marcher (elle avait douze
ans).  Ils restèrent complètement stupéfaits.  Il leur recommanda
vivement que personne ne l'apprît, et il lui fit donner à manger. "



Homélie :


" Lorsque Jésus fut passé en barque sur l'autre rive, une foule
nombreuse l'entoura de nouveau.  Lui se tenait au bord du lac.  L'un
des chefs de la synagogue, nommé Jaïre, se présente et, à sa vue, tombe
à ses pieds.  Il le supplie avec insistance : «Ma fillette, dit-il, est
à toute extrémité ; viens lui imposer les mains pour la sauver et la
faire vivre.»  Jésus partit avec lui.  Une grande foule le suivait et
le pressait. "

Après avoir célébré les fêtes de la Pentecôte, de la Sainte Trinité, et
du Saint Sacrement, voilà que l'Eglise reprend, chaque dimanche, la
lecture de l'évangile de Saint Marc.  Jésus et ses disciples sont en
Galilée, sur le bord du lac.  Nombreux sont les gens qui viennent vers
le Sauveur, car ils ont entendu dire qu'il opère miracles et guérisons
sans nombre !  Parmi eux se trouvent un des chefs de la synagogue :
Jaïre.  Prosterné aux pieds de Jésus, il le presse de venir guérir sa
fille chez lui.  Et Jésus, plein de bonté pour tous, se met en route
avec ses disciples.

" Or il y avait là une femme affligée d'une perte de sang depuis douze
ans.  Elle avait beaucoup souffert de l'intervention de nombreux
médecins ; elle avait dépensé tout son avoir sans trouver aucun
soulagement et, au contraire, elle allait de mal en pis.  Ayant entendu
parler de Jésus, elle vint dans la cohue et, par derrière, saisit son
manteau.  Elle se disait, en effet : «Si je parviens à saisir, ne
fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis sauvée.»  A l'instant la
source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d'être guérie de son
infirmité. "

Dans la foule, une femme suit Jésus de près, de très près même, car elle
veut à tout prix toucher son manteau !  Contrairement à Jaïre qui
voudrait que Jésus aille jusqu'à sa fille malade pour qu'il la touche
et la guérisse, cette femme, atteinte d'une perte de sang depuis douze
ans, veut aller jusqu'à Jésus pour pouvoir le toucher elle-même : "Si
je parviens à saisir, ne fût-ce qu'un bout de ses vêtements, je suis
sauvée."  Curieusement, cette femme a reçu de Dieu une grâce spéciale
qui semble l'autoriser à décider elle-même du moment où elle serait
guérie.  Car, ici, Jésus ne décide de rien, sinon du fait d'avoir donné
à cette femme la grâce, venant de son Père céleste, pour s'approcher de
lui et recevoir de sa toute-puissance la guérison de sa maladie.  Cette
femme qui tente de s'approcher du Sauveur pour le toucher est bien une
fille de prédilection du Père, qui lui a donné ce pouvoir
gratuit : "Nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le
Père." (Jn. 6, 65)

" Et aussitôt Jésus, conscient de la force miraculeuse émanée de lui, se
retourna dans la foule : «Qui m'a pris par mon vêtement ?»  dit-il.  Et
ses disciples : «Vois, la foule te presse et tu demandes : Qui m'a
touché ?»  Et il regardait autour de lui pour voir qui avait fait cela.
Or la femme, effarée et tremblante, se rendant compte de ce qui lui
était arrivé, vint alors se jeter à ses pieds et lui dit toute la
vérité.  Mais lui : «Ma fille, dit-il, ta foi t'a sauvée ; va en paix
et sois guérie de ton mal.» "

Ayant touché le vêtement de Jésus, la femme fut guérie aussitôt : "A
l'instant la source de sang fut tarie, et elle eut la sensation d'être
guérie de son infirmité."  Mais Jésus, bien qu'entouré de nombreuses
personnes, a senti profondément, au plus intime de son âme, que
quelqu'un l'avait touché d'une manière toute spéciale : il a senti
qu'il avait été touché dans son corps, dont le vêtement épouse la
forme, mais aussi, et surtout, dans son âme, là où l'Esprit de Dieu
habite, cet Esprit tout-puissant, Celui qui est vraiment "la Puissance
du Très-Haut" (Lc. 1, 35).  Touché par son vêtement, Jésus est touché
dans son âme, car la femme qui voulait être guérie croyait fermement
que Jésus pouvait lui accorder cette faveur spéciale.  Par le contact
corporel, c'est l'âme de Jésus et celle de cette femme qui se
rencontrèrent, afin que Celui qui est saint et pur par excellence donne
le salut de l'âme et du corps à celle qui a suivi fidèlement la grâce
venant du Père.  "Ma fille, dit-il, ta foi t'a sauvée ; va en paix et
sois guérie de ton mal."

" Comme il parlait encore, des gens arrivent de chez le chef de la
synagogue : «Ta fille est morte ; à quoi bon importuner encore le
Maître ?»  Mais Jésus surprit le message et dit au chef de la
synagogue : «Ne crains pas, crois seulement.»  Et il ne permit à
personne de l'accompagner, si ce n'est à Pierre, Jacques et Jean, le
frère de Jacques. "

L'épisode de la femme qui avait une perte de sang a visiblement marqué
la vie de Jésus : son âme a été touchée.  Les événements qui
surviennent juste après la guérison de cette femme le prouvent : ce
n'est plus une jeune fille que Jésus doit aller guérir, c'est
maintenant une morte qu'il va ressusciter !  Qui sait si Jésus ne
serait pas arrivé à temps s'il n'y avait eu tant de monde sur la route,
ni surtout s'il n'y avait pas eu cette femme qui l'avait touché ?  Sans
aucun doute, la grâce que le Père céleste accorda à cette femme pour
aller vers Jésus et être guérie marque une étape importante dans la vie
du Sauveur.  D'ailleurs, si Jésus n'emmena pas tout le monde, mais
seulement Pierre, Jacques, et Jean, c'est bien pour signifier que
l'événement qui allait avoir lieu était parmi les plus importants de sa
vie publique.

" En arrivant à la maison du chef de la synagogue, il aperçoit une cohue
et des gens occupés à se lamenter et à crier tant et plus.  Il entre et
leur dit : «Pourquoi tout ce vacarme et ces lamentations ?  L'enfant
n'est pas morte, elle dort.»  Mais on se moquait de lui. "

Arrivé à la maison du chef de la synagogue, Jésus tente de faire cesser
les lamentations, les pleurs, et les cris, qui témoignaient de la mort
de la jeune fille.  Jésus prophétise ; il dit : "L'enfant n'est pas
morte, elle dort."  Mais, comme tous les prophètes qui annoncèrent son
règne et sa venue, Jésus ne reçoit pour réponse que la moquerie et la
raillerie de ceux qui étaient là à se lamenter et à pleurer...  Jésus
peut annoncer çà et là que la vie éternelle sera la récompense d'une
vie sainte et pure devant Dieu et devant les hommes : c'est un message
que l'on accepte encore assez bien, car, de toute façon, comme il
s'agit de la vie après la mort, on a tout le temps de la voir
arriver...  Mais ici, c'est tout autre chose !  Car si cette jeune
fille dort, c'est qu'elle va se réveiller ; or, quand un mort se
réveille, n'est-ce pas déjà là une anticipation de la Résurrection
finale, une manifestation, dans notre temps, de la Vie éternelle ?
Alors, quand on ne veut pas y croire, il n'y a qu'une seule chose à
faire : s'en moquer...

" Lui cependant met tout le monde à la porte, prend avec lui le père de
l'enfant et sa mère et ses propres compagnons, puis il pénètre où
reposait la fille.  Prenant alors l'enfant par la main, il lui
dit : «Talitha koum», c'est-à-dire «Fillette, lève-toi, je te le dis.»
Aussitôt, elle se leva, et se mit à marcher (elle avait douze ans).
Ils restèrent complètement stupéfaits.  Il leur recommanda vivement que
personne ne l'apprît, et il lui fit donner à manger. "

On se moque de Jésus, mais lui, il continue son chemin, il poursuit sa
mission, celle que le Père lui a confiée : révéler au monde entier
qu'il est, lui, la Vie éternelle.  Plus tard, lorsqu'il s'agira de
ressusciter son ami Lazare, Jésus déclarera à Marthe : "C'est moi la
résurrection : celui qui croit en moi, vivra, fût-il mort." (Jn. 11,
25)  Et Marthe croira tout cela.  Ici aussi, le père de la fillette
morte croit que Jésus est tout-puissant et qu'il peut ressusciter celle
qui "dort".  Jésus lui a donné cette grâce pour croire, lorsqu'il lui a
dit : "Ne crains pas, crois seulement."  Cette foi n'est sans doute pas
bien grande, mais elle a été manifestée par une démarche qui ne trompe
pas : le simple fait d'aller vers le Sauveur pour l'inviter à se rendre
auprès d'une jeune fille malade, et maintenant morte...  Cette foi
sincère et vraie, Jésus tient à la récompenser : il prend la main de la
jeune fille, et lui ordonne de se lever.  La jeune fille se lève : elle
est vivante, elle est revenue à la vie !

Jésus a passé une étape importante, capitale, de sa vie humaine.  Il
reprend sa route avec ses disciples.  Suivons-le, pas à pas.  N'ayons
pas peur !  Il nous conduira sur les chemins d'éternité !  Il est
toujours avec nous, notamment dans le Sacrement de son Corps et de son
Sang.  Allons à lui avec toute l'ardeur de notre foi !  Demandons à
Marie de nous accompagner et de nous aider à puiser sans cesse à cette
source de vie et de puissance qui est dans l'Amour et le Coeur
miséricordieux de son Divin Fils !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#75 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Jeudi 18. Juin 2009  19:34
Sujet: Homélie pour le douzième Dimanche dans l'Année - 21-06-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, douzième Dimanche
dans l'Année.
" Ils furent saisis d'une grande crainte, et ils chuchotaient
entre eux : «Qui donc est celui-ci, que le vent et les eaux
lui obéissent ?» "
Comme chaque semaine, vous pouvez écouter cette homélie, en
téléchargeant un fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b12dmann.mp3
Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le douzième Dimanche dans l'Année  -  Année B  -  Mc. 4, 35-41




" Après avoir parlé en paraboles à ses disciples, Jésus leur dit, le
soir venu : «Passons à l'autre rive.»  Laissant la foule, ils
l'emmènent dans la barque, comme il était.  D'autres embarcations
l'escortaient.

" Un grand tourbillon s'élève, et les vagues se jetaient dans la barque,
au point que déjà elle s'emplissait.  Jésus se trouvait à la poupe,
dormant sur le coussin.  Ils l'éveillent : «Maître, disent-ils, cela ne
te fait rien que nous périssions ?»  Réveillé, il menaça le vent et dit
au lac : «Silence !  tais-toi !»  Et le vent s'apaisa, et il se fit un
grand calme.  Puis il leur dit : «Que vous êtes donc peureux !
N'avez-vous point de foi ?»  Ils furent saisis d'une grande crainte, et
ils chuchotaient entre eux : «Qui donc est celui-ci, que le vent et les
eaux lui obéissent ?» "



Homélie :


" Après avoir parlé en paraboles à ses disciples, Jésus leur dit, le
soir venu : «Passons à l'autre rive.» "

Nous sommes au bord du lac de Tibériade, en Galilée.  Jésus vient de
parler à la foule et à ses disciples, leur apprenant par des paraboles
à connaître le royaume de Dieu.  Il va traverser le lac avec ses
disciples afin d'aller porter la bonne nouvelle du Royaume aux gens qui
habitent à l'Est du grand lac.

" Laissant la foule, ils l'emmènent dans la barque... "

Les disciples du Seigneur l'emmènent avec lui dans la barque pour
traverser le lac de Tibériade.  Cette action toute simple des disciples
est un bel exemple à suivre : il nous invite à emmener Jésus avec nous,
à nous unir étroitement à lui pour traverser toutes nos épreuves comme
toutes nos joies.  Car il faut parler d'épreuve, ici : les disciples
vont être confrontés à un terrible événement, celui de la tempête sur
un lac aux dangers imprévisibles.  Ayons à coeur de retenir et de
garder le Seigneur près de nous et avec nous, aimons demeurer dans sa
présence toute aimante et toute bienveillante.  Imitons cet exemple des
disciples sur le lac de Tibériade, ou encore celui des disciples qui
accompagnèrent Jésus ressuscité jusqu'à Emmaüs le soir de Pâques,
disant avec eux au Seigneur : «Reste avec nous !» (Lc. 24, 29)

" Un grand tourbillon s'élève, et les vagues se jetaient dans la barque,
au point que déjà elle s'emplissait. "

Cette agitation de la mer qui menace d'un grand danger la barque des
disciples a été fréquemment commentée par les Pères de l'Église.  Ils y
ont vu une image de l'Église, représentée par la barque, ballotée et
agitée de toute manière durant son long pélerinage sur la terre, en
route vers cette autre rive qui est celle de la Patrie céleste.  En
effet, l'eau est une image fréquemment employée dans la Bible, tant
dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament.  Elle peut avoir plusieurs
significations suivant le contexte.  Ici, l'eau nous fait surtout
penser au déluge qui s'abattit sur la terre au temps de Noé ; la barque
est alors la figure de cette arche salutaire dont nous parle Saint
Pierre dans sa première épître (1 P. 3, 20).  Comme les disciples dans
la barque, les fidèles du Christ sont parfois tourmentés et agités de
différentes façons : épreuves, difficultés, tristesses, angoisses, et
autres tourments de l'âme et du corps.  Mais s'ils ont emmené avec eux
le Seigneur Jésus, s'ils sont unis au Christ dans leur coeur, que
pourra-t-il leur arriver ?

" Jésus se trouvait à la poupe, dormant sur le coussin.  Ils
l'éveillent : «Maître, disent-ils, cela ne te fait rien que nous
périssions ?» "

Celui qui a lu et relu "l'Histoire d'une âme", de Sainte Thérèse de
l'Enfant-Jésus, se souviendra sans doute de ces paroles de la Sainte
lorsqu'elle fait allusion à l'Évangile de ce jour.  Dans les premières
lignes de son chapitre huitième, elle dit en effet : «Faut-il vous
parler de ma retraite de profession ?  Bien loin d'être consolée,
l'aridité la plus absolue, presque l'abandon, furent mon partage.
Jésus dormait comme toujours dans ma petite nacelle.»  Quand nous
éprouvons des difficultés, des épreuves, des tourments, notre première
réaction est de penser que Jésus dort et qu'il ne fait rien pour nous
sortir de l'embarras.  Nous regardons les événements du monde et nous
nous demandons, parfois avec indignation, pourquoi Dieu ne fait rien
pour empêcher tel drame ou telle catastrophe.  Nous crions alors vers
le Seigneur, comme pour le réveiller et pour lui demander d'agir, comme
s'il n'était pas toujours à l'oeuvre par sa Providence éternelle.  Nous
réveillons Jésus, comme les Apôtres.

" Réveillé, il menaça le vent et dit au lac : «Silence !  tais-toi !»
Et le vent s'apaisa, et il se fit un grand calme.  Puis il leur
dit : «Que vous êtes donc peureux !  N'avez-vous point de foi ?» "

La Petite Thérèse continuait son récit, disant : «Ah !  je vois que bien
rarement les âmes le laissent dormir tranquillement en elles.»  C'est
en effet notre attitude la plus courante : nous réveillons Jésus, au
lieu de le laisser dormir en nous.  Nous nous effrayons de ce qui peut
nous arriver quand tel ou tel danger nous menace, au lieu de faire
confiance au Seigneur qui est avec nous et qui repose dans notre coeur.
Nous avons peut-être emmené le Seigeur avec nous, mais notre esprit,
notre âme est ailleurs : Jésus est au dedans de nous et nous le
cherchons là où nous ne pouvons pas le trouver !  Alors, ne
risquons-nous pas d'entendre ce reproche du Seigneur : «N'avez-vous
point de foi ?»

Croyons en Dieu qui est tout-puissant et qui peut tout pour nous
sauver !  Jésus a montré sa toute-puissance de multiples façons.
Aujourd'hui, il nous demande de croire qu'il peut calmer la mer et
apaiser la tempête.  Demandons à la Très Sainte Vierge Marie, qui a cru
à toutes les paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur (cf.
Lc. 1, 45), demandons-lui de nous aider par son intercession auprès du
Seigneur !  Que ce soit le fruit de notre communion de ce jour !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#74 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 10. Juin 2009  20:27
Sujet: Homélie pour la fête du Très Saint-Sacrement - 14-06-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Dimanche prochain, nous allons célébrer la Fête du Très
Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ !
Voici mon homélie pour ce dimanche.
Vous pouvez également écouter cette homélie, en téléchargeant
un fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bfstsacr.mp3
Bonne lecture et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen
http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la fête du Très Saint-Sacrement  -  Année B  -  Mc. 14, 12-16 et
22-26




" Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque, ses disciples
lui disent : «Où veux-tu que nous allions préparer ton repas de la
Pâque ?»  Alors il en envoie deux : «Allez en ville, leur dit-il, vous
rencontrerez un homme portant une cruche d'eau.  Suivez-le et, là où il
entrera, dites au propriétaire de la maison : Le Maître demande : Où se
trouve la salle dans laquelle je dois manger la Pâque avec mes
disciples ?  Et il vous montrera lui-même à l'étage une grande salle,
déjà toute meublée de divans ; là vous préparerez ce qu'il nous faut.»
Les disciples partirent, arrivèrent en ville et trouvèrent tout
conforme aux indications de Jésus, et ils préparèrent la Pâque.

" Pendant le repas, Jésus prit du pain et, prononçant la bénédiction, le
rompit et le leur donna, disant : «Prenez, ceci est mon corps.»
Ensuite, il prit une coupe, rendit grâce et la leur donna, et ils en
burent tous.  Et il leur dit : «Ceci est mon sang, celui de l'Alliance,
répandu pour beaucoup.  Oui, je vous le déclare, je ne boirai plus du
fruit de la vigne jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau dans le
royaume de Dieu.»  Après le chant des psaumes, ils se rendirent au mont
des Oliviers. "



Homélie :


" Le premier jour des Azymes, où l'on immolait la Pâque... "

La fête du Très Saint Sacrement nous replonge dans les célébrations de
la Semaine Sainte.  Nous allons nous rappeler aujourd'hui tout ce que
fit pour nous le Seigneur Jésus durant les jours de son sacrifice et de
son triomphe éternel.  En effet, si l'Eglise célèbre en ce jour une
fête spécialement dédiée à l'Eucharistie, c'est parce que l'horaire
très chargé de la Semaine Sainte ne permet pas de consacrer un temps
suffisant pour honorer dignement ce très grand sacrement.  Aussi, voilà
qu'aujourd'hui, nous prolongeons en quelque sorte la Semaine Sainte.
Le Seigneur nous donne comme un surplus de temps pour lui rendre gloire
et honneur dans son Eucharistie !

C'est bien le Seigneur lui-même qui nous accorde cette grâce en ce jour,
puisque, si l'Eglise célèbre une fête spéciale dédiée au Très Saint
Sacrement, elle le fait sur l'invitation du Ciel qui, par
l'intermédiaire de Sainte Julienne de Mont-Cornillon, demanda que l'on
ajoutât aux solennités de l'Eglise une célébration proprement consacrée
à l'Eucharistie.  A ce sujet, il faut se souvenir que Sainte Julienne
vécut en Belgique, près de Liège, dans la première moitié du treizième
siècle.  C'est donc avec une attention toute spéciale que nous devons
célébrer en Belgique cette solennité de l'Eucharistie !

" «Allez en ville, leur dit-il, vous rencontrerez un homme portant une
cruche d'eau.  Suivez-le et, là où il entrera, dites au propriétaire de
la maison : Le Maître demande : Où se trouve la salle dans laquelle je
dois manger la Pâque avec mes disciples ?  Et il vous montrera lui-même
à l'étage une grande salle, déjà toute meublée de divans ; là vous
préparerez ce qu'il nous faut.» "

Le Seigneur Jésus a tout prévu pour l'institution de la Sainte
Eucharistie.  Il n'a rien laissé au hasard.  Surtout, il a prévu un
endroit qui soit beau et bien décoré, avec un mobilier choisi et une
ornementation soignée.  Dans la célébration de ce grand sacrement, tout
ce qui est beau et bien décoré, tout ce qui fait paraître l'ordre que
Dieu a mis dans la Création, et tout ce qui met en relief l'ordre que
l'homme lui-même a entretenu dans la Création à la suite de Dieu, tout
cela est mis à l'honneur en ce jour !  L'Ordre de Dieu est spirituel,
et c'est son aspect fondamental ; mais cet Ordre de Dieu, que le
Seigneur Jésus a transmis à son Eglise, possède aussi une dimension
corporelle et matérielle par laquelle tout l'univers participe à la
glorification de son Créateur dans le sacrement de l'Eucharistie.

Le Christ veut que tout soit ordonné dans la célébration de
l'Eucharistie.  C'est pourquoi la Messe se célèbre toujours sur l'Ordre
même du Christ qui a dit à ses Apôtres : "Faites ceci en mémoire de
moi." (Lc. 22, 19)  Et cet ordre est maintenant transmis à l'Eglise par
l'intermédiaire du Sacrement de l'Ordre, qui porte ainsi le nom de sa
mission propre : le Sacrement de l'Ordre est celui par lequel l'Ordre
même du Christ est transmis à ceux qui le représentent sur la terre
dans l'Eglise.  C'est ainsi que le sacrement de l'Eucharistie et celui
de l'Ordre sont indissolublement liés, ayant entre eux une même origine
dans ces paroles de Jésus que nous venons de citer.  Si le Christ a dit
aux Apôtres : "Faites ceci en mémoire de moi", c'est pour leur conférer
le sacrement de l'Ordre, sacrement qui est directement ordonné à la
célébration de l'Eucharistie.

" «Oui, je vous le déclare, je ne boirai plus du fruit de la vigne
jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu.» "

L'Eucharistie annonce le Royaume de Dieu qui vient.  L'Eglise ne célèbre
pas l'Eucharistie sans se référer au Christ glorieux qui règne pour
toujours dans le Ciel.  Si le Seigneur a institué ce sacrement sous
forme de mémorial, puisqu'il a dit : "Faites ceci en mémoire de moi",
c'est pour nous inviter, en ce moment privilégié, à nous souvenir de
lui.  L'Eglise, lorsqu'elle célèbre l'Eucharistie, est celle qui se
souvient de son Seigneur et de tout ce qu'il a fait pour elle : ceux
qui, en Eglise, veulent vraiment participer à l'Eucharistie sont
invités à se souvenir de tous les bienfaits qu'ils ont reçus de Dieu,
tels que la Création, la Rédemption, et le Ciel que le Seigneur nous
promet en héritage.

Le Royaume de Dieu doit être au centre de notre préoccupation en ce jour
de fête !  Demandons à la Très Sainte Vierge Marie, qui est la Reine du
Ciel, de nous attirer toujours davantage vers ce lieu trois fois saint,
ce lieu qui doit être l'objet de tous nos désirs !  Que Marie, la Porte
du Ciel, nous aide à entrer dans une communion toujours plus intime et
plus profonde avec son divin Fils présent dans l'Eucharistie !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#73 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Jeudi 4. Juin 2009  18:41
Sujet: Homélie pour la fête de la Très Sainte Trinité - 07-06-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour ce dimanche, Fête de la Très Sainte Trinité.
" Allez donc, enseignez toutes les nations, baptisez-les
au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. "
Comme chaque semaine, vous pouvez aussi écouter cette homélie en
téléchargeant un fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bfstetri.mp3
Je vous invite également à lire mes notes sur la Très Sainte Trinité,
que vous trouverez sur mon site :
http://meynen.homily-service.net/franc/trinfr.htm
Bonne lecture !
Et que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour la fête de la Très Sainte Trinité  -  Année B  -  Mt. 28, 16-20




" Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus
leur avait désignée.  Quand ils le virent, ils se prosternèrent ;
cependant quelques uns hésitaient encore.  Mais Jésus vint à eux et
leur parla en ces termes : «Toute autorité m'est dévolue, au ciel et
sur la terre.  Allez donc, enseignez toutes les nations, baptisez-les
au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.  Apprenez-leur à
observer tout ce que je vous ai prescrit.  Et voici, je suis avec vous
tous les jours jusqu'à la fin du monde.» "



Homélie :


" Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus
leur avait désignée. "

L'évangile que l'Eglise nous propose en cette fête de la Très Sainte
Trinité relate une apparition du Seigneur après sa Résurrection,
apparition qui eut très probablement lieu juste avant l'Ascension, sans
qu'on puisse préciser davantage.  Certains ont même pensé qu'il s'agit
ici de l'apparition dont parle Saint Paul quand il dit : "Il est apparu
en une fois à plus de cinq cents frères." (1 Co. 15, 6)  Quoi qu'il en
soit, remarquons que le Seigneur donna un ordre précis à ses
disciples : il fallait qu'ils aillent à un endroit déterminé, et pas à
un autre ; il fallait qu'ils se rendent sur cette montagne qu'il leur
avait désignée.  Et c'est en obéissant au Christ, notre Maître à tous,
que les disciples du Seigneur furent favorisés de son apparition.  Nous
aussi, c'est en obéissant à l'Eglise, qui parle au nom du Christ, que
nous pourrons recevoir les grâces que Dieu veut nous donner pour le
voir des yeux de la foi, pour le contempler en nous et dans tous nos
frères !

" Quand ils le virent, ils se prosternèrent. "

C'est un très beau geste que celui-là !  Les disciples, en se
prosternant devant Jésus, reconnaissent en lui le Fils de Dieu, le
Verbe, c'est-à-dire la Parole du Père, Créateur de toutes choses au
Ciel et sur la terre.  Car Jésus, cet homme semblable aux autres, est
Dieu, d'abord et avant tout.  Il vient de le prouver solennellement,
une fois pour toutes, en ressuscitant d'entre les morts par sa propre
puissance, qui est celle de Dieu son Père.  C'est pourquoi ceux qui ont
été témoins de sa vie, de sa passion, et de sa mort, sont là prosternés
devant celui qui est maintenant à jamais vivant pour les siècles des
siècles !  Ils adorent le Seigneur Jésus comme les élus du Ciel et les
anges de toutes espèces le font dans la vision de la gloire : les
disciples du Christ, et nous-mêmes à leur suite, voient le Seigneur
Dieu dans la foi qui les fait vivre, tout comme ceux qui ont déjà
atteint pour toujours le bonheur sans fin et sans limite de la gloire
céleste !

" Jésus vint à eux et leur parla en ces termes : «Toute autorité m'est
dévolue, au ciel et sur la terre.  Allez donc, enseignez toutes les
nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du
Saint-Esprit.» "

Le Seigneur Jésus affirme son autorité et sa puissance : il proclame
ainsi son pouvoir divin, et par le fait même, toute la réalité de sa
divinité.  Jésus est le Fils de Dieu.  Il est venu sur terre, envoyé
par le Père, pour nous révéler ce qu'il est lui-même : Parole de Dieu,
Parole née dans l'Amour de Dieu et des hommes, mais Parole crucifiée et
rejetée par les hommes qui ne voient en Elle que parole d'homme !  En
effet, la Parole de Dieu ne se révèle à nous que dans la Mort et par la
Croix du Christ.  Or Saint Paul nous dit : "Ignorez-vous que nous tous,
qui avons été baptisés dans le Christ Jésus, c'est en sa mort que nous
l'avons été ?" (Rm. 6, 3)  Par conséquent, pour être admis à contempler
la gloire de Dieu qui est Père, Fils, et Saint-Esprit, il faut que nous
soyons baptisés, il faut que nous soyons purifiés de toutes fautes pour
pouvoir entendre cette Parole de Dieu !

S'il y a donc un enseignement trinitaire, une prédication à accomplir au
nom du Christ et de son Eglise, c'est d'abord et avant tout une annonce
de la Croix du Christ, car c'est par elle et elle seule que le Mystère
de la Très Sainte Trinité sera révélé au monde entier !  "Nous, nous
proclamons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les
païens !" (1 Co. 1, 23) : ce sont les paroles mêmes du grand Apôtre
Paul, celui qui fut admis à contempler la gloire de Dieu dans le Ciel
(cf. 2 Co. 14).  C'est par la Croix et dans la Croix que la Très Sainte
Trinité est révélée au monde dans le Seigneur Jésus : il n'y a pas
d'alternative !  Celui qui veut vivre de la vie divine par la grâce de
son baptême doit être prêt à imiter le Christ dans sa vie et dans sa
mort !

" «Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.» "

Jésus est la Parole du Père, celle qui est dite sans fin par le Père,
c'est-à-dire par celui dont tout découle dans la Très Sainte Trinité.
Car sans le Père, il n'y a pas de Fils : la relation de Fils ne peut se
concevoir qu'en vertu de la relation de Père.  Mais comme Jésus est la
Parole du Père, il n'y a pas d'autre apprentissage pour l'écoute de
cette Parole divine que l'écoute et la mise en pratique de la parole
humaine du Christ, parole humaine qui est alors si proche de la Parole
de Dieu qu'elle est pour nous le passage immédiat vers la Parole divine
elle-même.  C'est pourquoi Jésus ordonne à ses disciples de transmettre
aux hommes les paroles, sous formes d'ordres, qu'il leur a confiées.

Si tous les hommes et toutes les femmes du monde entier obéissent à
l'ordre du Christ donné par l'Eglise, alors tous pourront contempler un
jour la gloire de la Très Sainte Trinité : Père, Fils, et
Saint-Esprit !  Que ce soit notre plus cher désir en ce jour : obéir à
la Parole de Dieu en participant avec foi et avec amour à l'Eucharistie
de ce jour, tout comme la Très Sainte Vierge Marie a toujours dit "oui"
à l'Ordre de Dieu toujours présent en elle !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#72 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mardi 26. Mai 2009  20:34
Sujet: Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte - 31-05-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Alleluia !  Voici mon homélie pour le Dimanche de la Pentecôte !
" A ces mots, il souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint» ,
leur dit-il. "
Comme chaque semaine, je vous invite à écouter cette homélie, en
téléchargeant un fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/bdimpent.mp3
Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse, par Marie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte  -  Année B  -  Jn. 20, 19-23




" Le soir de Pâques, le premier jour de la semaine, les disciples
avaient, par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se
tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur
dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains
et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le Seigneur.
Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme
le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla
sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les
péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de
ceux à qui vous les retiendrez.» "



Homélie :


" Le soir de Pâques, le premier jour de la semaine, les disciples
avaient, par crainte des Juifs, fermé les portes de l'endroit où ils se
tenaient.  Or, Jésus vint, et se trouva au milieu d'eux.  Il leur
dit : «La paix soit avec vous !»  Ce disant, il leur montra ses mains
et son côté.  Les disciples furent tout heureux de revoir le
Seigneur. "

Nous célébrons aujourd'hui la fête de la Pentecôte !  Nous faisons
mémoire de cet événement capital qui eut lieu cinquante jours après la
Résurrection du Christ, savoir : l'effusion de l'Esprit-Saint sur les
Apôtres et sur les disciples réunis au Cénacle autour de Marie, la Mère
de Jésus.  La fête de la Pentecôte rejoint la fête de Pâques : ces deux
solennités constituent le sommet de toute l'année liturgique et nous
permettent à elles seules de nous remémorer toute l'histoire du Salut
en Jésus Fils de Dieu.

Ce qui a été commencé à Pâques trouve en ce jour sa plénitude et son
achèvement : le soir de Pâques, Jésus ressuscité donna une première
fois l'Esprit-Saint à ses disciples, afin qu'ils puissent le recevoir
en plénitude le jour de la Pentecôte.  Il n'y a pas de différence entre
l'Esprit qui fut donné le soir de Pâques et l'Esprit qui se répandit
sur toute la terre le jour de la Pentecôte : car il n'y a qu'un seul et
même Esprit.

Cependant, le soir de Pâques, Jésus est sur terre, et non pas encore
dans le Ciel, auprès du Père.  C'est-à-dire que Jésus ne voit pas
encore son Père qui est au Ciel.  Si Jésus, en tant qu'homme, possède
déjà la vision béatifique de Dieu, puisqu'il est ressuscité, ce n'est
encore qu'un commencement de vision, un bonheur réel et durable, mais
qui reste dans son état initial.  Il ne peut en être autrement tant que
Jésus reste sur terre.  Aussi, lorsque le Christ donne l'Esprit-Saint
aux Apôtres le soir de Pâques, c'est la Pentecôte qui commence, dans
l'attente de sa pleine réalisation, cinquante jours plus tard.

Mais, une fois que Jésus est monté au Ciel, le jour de l'Ascension,
c'est-à-dire quarante jours après Pâques, Jésus voit désormais son Père
dans une béatitude éternelle et sans limite.  A son tour, le Père voit
l'âme et le corps de son Fils glorieux : tout comme Jésus présenta ses
mains et son côté à ses disciples le soir de Pâques, le Fils montre à
son Père qui est au Ciel ses plaies glorieuses, trophées insignes et
marques de son amour pour son Père et pour tous les hommes.  Dans Celui
qui est son Image parfaite, le Père voit son Fils tout comme le Fils
voit son Père.  Et c'est dans cette vision commune que l'Esprit-Saint
est envoyé dans le monde le jour de la Pentecôte.

" Jésus leur dit donc une fois encore : «La paix soit avec vous !  Comme
le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.»  A ces mots, il souffla
sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.  Seront remis les
péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront retenus les péchés de
ceux à qui vous les retiendrez.» "

Lorsque l'Esprit-Saint fut envoyé aux Apôtres le jour de la Pentecôte,
chacun de ceux qui le reçurent resta homme comme il était auparavant,
avec ses défauts, ses faiblesses naturelles, et toute sa personnalité.
L'Esprit-Saint et les dons qu'il apporte viennent s'ajouter à notre
nature humaine, qui reste la même.  Cependant, l'Esprit-Saint donne à
l'âme une force spéciale, cette "force d'en-haut" (Lc. 24, 49),
ce "feu" (cf. Ac. 2, 3), qui permet à l'homme ou à la femme de
surmonter ses propres faiblesses et devenir juste et saint devant le
Seigneur.  La première action de l'Esprit-Saint en nous est de nous
purifier de nos péchés et de nos vices.

Le soir de Pâques, Jésus, dans cette première vision du Père, donna aux
Apôtres l'Esprit-Saint afin que, par lui, ils puissent remettre ou
retenir les péchés des hommes.  La première chose à faire, en effet,
était de donner l'Esprit-Saint en tant que Don de Dieu qui restaure
l'image que Dieu a mis en l'homme dès sa création : il fallait que,
avant tout, en tout premier lieu, les Apôtres soient ministres du
Seigneur pour propager dans le monde la restauration de la création
initiale accomplie par le Père.  Tout ce qui est premier, tout ce qui
est initial dans l'action de l'Esprit-Saint, il fallait que Jésus y
pourvoie tant qu'il était encore sur terre, dans sa première vision du
Père.  " Il souffla sur eux : «Recevez l'Esprit-Saint, leur dit-il.
Seront remis les péchés de ceux à qui vous les remettrez ; seront
retenus les péchés de ceux à qui vous les retiendrez.» "

Le jour de la Pentecôte, l'Esprit-Saint a été donné aux Apôtres : en ce
jour-là, l'Église est née, l'Église a vu le jour, le Corps du Christ a
commencé à croître et à se développer jusqu'à la plénitude qui doit
être la sienne à la fin des temps.  Marie, la Mère de Jésus, et
d'autres disciples, reçurent également le Don de l'Esprit-Saint, mais
différemment des Apôtres.  En effet, ces derniers, les Apôtres,
reçurent ce Don non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour le donner
aux autres - à tous ceux qui croiraient en Jésus Fils de Dieu - non pas
sans discernement, mais bien en proportion à leur foi et à la mission
qu'ils recevraient des mêmes Apôtres et de leurs successeurs au fil des
siècles.  C'est ainsi que ce qui s'est passé il y a près de deux mille
ans ne cesse de se prolonger dans l'Église, à travers les successeurs
des Apôtres, jusqu'à la venue glorieuse du Fils de Dieu !

Au cours de cette Eucharistie dominicale, demandons à Marie, qui était
là, présente, lors de la venue de l'Esprit, demandons-lui d'ouvrir
notre coeur si grand qu'il puisse recevoir tous les dons de l'Esprit
que le Père voudra bien nous accorder par son Fils Jésus en ce grand
jour de la Pentecôte 2006 !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#71 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 13. Mai 2009  20:10
Sujet: Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques - 17-05-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, sixième Dimanche de Pâques,
alleluia !
" Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. "
Comme chaque semaine, vous pouvez écouter mon homélie en téléchargeant un
fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b6dimpaq.mp3
Bonne lecture, et bonne écoute !
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 15, 9-17




" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans
mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon
Père et je demeure dans son amour.  Je vous ai parlé de la sorte, afin
que ma joie soit en vous, et que votre joie soit dans sa plénitude.»

" «Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous
ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour
ses amis.  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce
que fait son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous
ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.  Ce n'est pas
vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis et établis afin
que vous alliez porter du fruit, et un fruit permanent ; alors tout ce
que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.  Ce que je
vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les autres.» "



Homélie :


" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans
mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon
Père et je demeure dans son amour.» "

Il y a une chose que tout le monde peut faire : aimer Dieu et son Fils
Jésus, aimer notre prochain, c'est-à-dire la personne qui est proche de
nous, comme nous nous aimons nous-mêmes.  Tout le monde peut faire
cela, car il suffit d'un mouvement de l'âme, un mouvement qui ne
demande pas d'effort, juste un petit acte de la volonté.  Tout cela est
facile à faire, car cela correspond à notre nature même, telle que Dieu
a voulu qu'elle soit.  Dieu nous a créés pour l'aimer, Il nous a créés
pour que, tous, nous nous aimions d'un seul coeur, d'une seule âme.
Dieu nous a créés pour que, un jour, nous recevions en nous son Fils
Jésus, et, par Lui, tout l'Amour qu'il est en personne comme Dieu, Fils
et Image du Père.  "Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai
aimés."

"Au Coeur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour."  C'est ainsi que
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus a défini sa Mission, telle qu'elle l'a
comprise dans l'Esprit-Saint.  Car elle n'était pas capable de jeûner
trois fois par semaine, ni de veiller fréquemment une nuit entière.
Mais faire toutes ses actions par amour pour Dieu et pour l'Église,
surtout pour les prêtres, cela elle pouvait le faire, et elle l'a fait
d'une manière sublime, héroïque, à un point tel qu'elle est devenue
Sainte et reconnue comme telle par l'autorité de l'Église.

Rien n'est plus facile que l'amour.  Pour aimer, il suffit d'un acte de
la volonté, il suffit d'un acte par lequel nous fassions nôtre la
Volonté même de Dieu.  Or, la Volonté de Dieu est tout Amour :  il n'y
a rien en elle qui ne soit l'Amour de Dieu même.  Adhérer à la Volonté
divine est donc la chose la plus attirante et la plus merveilleuse qui
soit.  Faire la Volonté de Dieu, accomplir ses commandements, voilà ce
qui nous unit à Dieu dans l'Amour !  "Si vous observez mes
commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme j'ai moi-même
observé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour."

" «Je vous ai parlé de la sorte, afin que ma joie soit en vous, et que
votre joie soit dans sa plénitude.  Voici mon commandement : Aimez-vous
les uns les autres, comme je vous ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand
amour que de donner sa vie pour ses amis.» "

Si l'amour est une chose facile, un simple acte de notre volonté, il
peut arriver, plus ou moins souvent, que l'amour exige de nous une
volonté très forte, très élevée, à toute épreuve.  Ainsi, l'amour de
Jésus pour son Père, l'amour qui est le modèle de notre amour pour Dieu
et le prochain, a été si fort, si élevé, que Jésus a réalisé et
manifesté cet amour en donnant sa propre vie pour nous sur le Bois de
la Croix.  "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour
ses amis."  Jésus l'a dit, Jésus l'a fait...  Sommes-nous prêts à faire
comme lui ?  Si oui, tant mieux !  Demandons au Seigneur de persévérer
dans cet état d'âme et d'esprit.  Si non, réagissons : il est temps !
Demandons au Seigneur cette grâce de l'amour parfait.  N'oublions pas
ce qu'il vient de nous dire : "Voici mon commandement : Aimez-vous les
uns les autres, comme je vous ai aimés."

" «Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne
vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce que fait
son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous ai fait
connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.» "

Aimer Dieu, faire sa Volonté, même au prix de notre propre vie, n'est
pas un esclavage, ni même un service.  Celui qui aime Dieu, qui fait sa
volonté, est ami de Dieu, non pas un ami quelconque, mais un ami
personnel : celui qui aime Dieu, celui-là connaît Dieu.  L'Amour de
Dieu est un Amour de Connaissance.  Dieu le connaît, et il connaît
Dieu.  C'est là l'état parfait d'union entre le Créateur et sa
créature.  C'est l'état de béatitude éternelle, état qui peut déjà être
anticipé dans cette vie par l'Eucharistie.  Celui qui, dans la
communion au Fils de Dieu, se donne tout entier à son Créateur et
Maître, y compris sa propre vie, celui-là est ami de Dieu et connaît
Dieu.  Dans la communion, le chrétien qui s'offre au Père comme le
Christ s'est offert, ce chrétien-là exerce réellement son sacerdoce
baptismal et on peut lui appliquer ces paroles de Jésus, qui
s'adressent d'ordinaire aux seuls prêtres qui ont reçu le sacrement de
l'Ordre : "Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis."

" «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis
et établis afin que vous alliez porter du fruit, et un fruit
permanent ; alors tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il
vous l'accordera. Ce que je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns
les autres.» "

"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis."
Ces paroles du Christ s'appliquent à chacun d'entre nous, qui croyons
en lui, le Sauveur du monde.  Que ce soit par notre sacerdoce, ou par
notre baptême et notre confirmation dans le Christ, chacun de nous a
été choisi par le Fils de Dieu pour être fils adoptifs du Père dans
l'Esprit.  Chacun de nous a une mission à remplir : celle de répandre
l'Amour de Dieu dans le monde pour la gloire du Père, du Fils, et du
Saint-Esprit.  Si nous aimons Dieu et le prochain, alors nous porterons
du fruit et l'Amour de Dieu l'emportera sur le Mal : "Père, ...
délivre-nous du Mal.  Amen !"

En célébrant l'Eucharistie de ce jour, demandons à Marie, la Mère de
Jésus, de nous apprendre à connaître et à aimer Jésus.  Que Marie fasse
de nous des Apôtres de l'Amour, pour la Gloire du Père !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

#70 De: "daniel_meynen" <daniel.meynen@...>
Date: Mercredi 13. Mai 2009  21:29
Sujet: Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques - 17-05-09
daniel_meynen
Messenger Messenger
Envoyer un message Envoyer un message
 
Loué soit Jésus-Christ !
Voici mon homélie pour dimanche prochain, sixième Dimanche de Pâques.
" Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. "
Comme chaque semaine, vous pouvez écouter mon homélie en téléchargeant
un fichier audio, au format mp3, à cette adresse :
http://meynen.homily-service.net/an2006/mp3/b6dimpaq.mp3
Que Dieu vous bénisse !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/




*************




Homélie pour le sixième Dimanche de Pâques  -  Année B  -  Jn. 15, 9-17




" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans
mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon
Père et je demeure dans son amour.  Je vous ai parlé de la sorte, afin
que ma joie soit en vous, et que votre joie soit dans sa plénitude.»

" «Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous
ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour
ses amis.  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce
que fait son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous
ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.  Ce n'est pas
vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis et établis afin
que vous alliez porter du fruit, et un fruit permanent ; alors tout ce
que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.  Ce que je
vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les autres.» "



Homélie :


" «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Demeurez dans
mon amour.  Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans
mon amour, tout comme j'ai moi-même observé les commandements de mon
Père et je demeure dans son amour.» "

Il y a une chose que tout le monde peut faire : aimer Dieu et son Fils
Jésus, aimer notre prochain, c'est-à-dire la personne qui est proche de
nous, comme nous nous aimons nous-mêmes.  Tout le monde peut faire
cela, car il suffit d'un mouvement de l'âme, un mouvement qui ne
demande pas d'effort, juste un petit acte de la volonté.  Tout cela est
facile à faire, car cela correspond à notre nature même, telle que Dieu
a voulu qu'elle soit.  Dieu nous a créés pour l'aimer, Il nous a créés
pour que, tous, nous nous aimions d'un seul coeur, d'une seule âme.
Dieu nous a créés pour que, un jour, nous recevions en nous son Fils
Jésus, et, par Lui, tout l'Amour qu'il est en personne comme Dieu, Fils
et Image du Père.  "Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai
aimés."

"Au Coeur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour."  C'est ainsi que
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus a défini sa Mission, telle qu'elle l'a
comprise dans l'Esprit-Saint.  Car elle n'était pas capable de jeûner
trois fois par semaine, ni de veiller fréquemment une nuit entière.
Mais faire toutes ses actions par amour pour Dieu et pour l'Église,
surtout pour les prêtres, cela elle pouvait le faire, et elle l'a fait
d'une manière sublime, héroïque, à un point tel qu'elle est devenue
Sainte et reconnue comme telle par l'autorité de l'Église.

Rien n'est plus facile que l'amour.  Pour aimer, il suffit d'un acte de
la volonté, il suffit d'un acte par lequel nous fassions nôtre la
Volonté même de Dieu.  Or, la Volonté de Dieu est tout Amour :  il n'y
a rien en elle qui ne soit l'Amour de Dieu même.  Adhérer à la Volonté
divine est donc la chose la plus attirante et la plus merveilleuse qui
soit.  Faire la Volonté de Dieu, accomplir ses commandements, voilà ce
qui nous unit à Dieu dans l'Amour !  "Si vous observez mes
commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme j'ai moi-même
observé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour."

" «Je vous ai parlé de la sorte, afin que ma joie soit en vous, et que
votre joie soit dans sa plénitude.  Voici mon commandement : Aimez-vous
les uns les autres, comme je vous ai aimés.  Il n'y a pas de plus grand
amour que de donner sa vie pour ses amis.» "

Si l'amour est une chose facile, un simple acte de notre volonté, il
peut arriver, plus ou moins souvent, que l'amour exige de nous une
volonté très forte, très élevée, à toute épreuve.  Ainsi, l'amour de
Jésus pour son Père, l'amour qui est le modèle de notre amour pour Dieu
et le prochain, a été si fort, si élevé, que Jésus a réalisé et
manifesté cet amour en donnant sa propre vie pour nous sur le Bois de
la Croix.  "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour
ses amis."  Jésus l'a dit, Jésus l'a fait...  Sommes-nous prêts à faire
comme lui ?  Si oui, tant mieux !  Demandons au Seigneur de persévérer
dans cet état d'âme et d'esprit.  Si non, réagissons : il est temps !
Demandons au Seigneur cette grâce de l'amour parfait.  N'oublions pas
ce qu'il vient de nous dire : "Voici mon commandement : Aimez-vous les
uns les autres, comme je vous ai aimés."

" «Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne
vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ignore ce que fait
son maître ; je viens de vous appeler amis, parce que je vous ai fait
connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.» "

Aimer Dieu, faire sa Volonté, même au prix de notre propre vie, n'est
pas un esclavage, ni même un service.  Celui qui aime Dieu, qui fait sa
volonté, est ami de Dieu, non pas un ami quelconque, mais un ami
personnel : celui qui aime Dieu, celui-là connaît Dieu.  L'Amour de
Dieu est un Amour de Connaissance.  Dieu le connaît, et il connaît
Dieu.  C'est là l'état parfait d'union entre le Créateur et sa
créature.  C'est l'état de béatitude éternelle, état qui peut déjà être
anticipé dans cette vie par l'Eucharistie.  Celui qui, dans la
communion au Fils de Dieu, se donne tout entier à son Créateur et
Maître, y compris sa propre vie, celui-là est ami de Dieu et connaît
Dieu.  Dans la communion, le chrétien qui s'offre au Père comme le
Christ s'est offert, ce chrétien-là exerce réellement son sacerdoce
baptismal et on peut lui appliquer ces paroles de Jésus, qui
s'adressent d'ordinaire aux seuls prêtres qui ont reçu le sacrement de
l'Ordre : "Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis."

" «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis
et établis afin que vous alliez porter du fruit, et un fruit
permanent ; alors tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il
vous l'accordera. Ce que je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns
les autres.» "

"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; c'est moi qui vous ai choisis."
Ces paroles du Christ s'appliquent à chacun d'entre nous, qui croyons
en lui, le Sauveur du monde.  Que ce soit par notre sacerdoce, ou par
notre baptême et notre confirmation dans le Christ, chacun de nous a
été choisi par le Fils de Dieu pour être fils adoptifs du Père dans
l'Esprit.  Chacun de nous a une mission à remplir : celle de répandre
l'Amour de Dieu dans le monde pour la gloire du Père, du Fils, et du
Saint-Esprit.  Si nous aimons Dieu et le prochain, alors nous porterons
du fruit et l'Amour de Dieu l'emportera sur le Mal : "Père, ...
délivre-nous du Mal.  Amen !"

En célébrant l'Eucharistie de ce jour, demandons à Marie, la Mère de
Jésus, de nous apprendre à connaître et à aimer Jésus.  Que Marie fasse
de nous des Apôtres de l'Amour, pour la Gloire du Père !



Chanoine Dr. Daniel Meynen



http://meynen.homily-service.net/

Messages 70 - 99 sur 99   Le plus récent  |  < Plus récent  |  Plus ancien >  |  Le plus ancien
Avancée

Copyright © 2009 Yahoo! France SAS – Tous droits réservés.
Mise à jour : données personnelles - Conditions d'utilisation - Charte - Signaler un abus - Aide