---------- Forwarded message ----------
From: Russell Southwood <listefrancaise@...>
Date: 30 juil. 2009 15:00
Subject: Balancing Act "Dernières Nouvelles"-Edition Française, 30 juillet 2009, No 113
To: Baudouin Schombe <b.schombe@...>
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Le démarrage des activités de Seacom en Afrique de l’Ouest sonne le coup d’envoi de la course pour le déploiement des câbles en Afrique de l’Ouest : Et quid de l’inamovible monopole sur SAT3 !
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| Dans ce numéro |
Infos Télécoms
Le projet de Fibre optique CAB en Afrique centrale reprend de la vitesse
Rétablissement du service minimum à Gabon Télécom
Cameroun: L’heure de la protection des droits des consommateurs dans le secteur des télécommunications a sonné
Life se dote d'un réseau 3G à Madagascar
Infos Internet&Web
Bénin, Togo, Niger, Nigéria et Burkina Faso en panne d’Internet
Paiement de facture client Internet: VIPNET révolutionne le secteur en Côte d’Ivoire
Cameroun: La lutte contre les cybermariages se tisse une Toile
Infos Informatiques
Gestion des E-Déchets - Quand les ordinateurs de seconde main polluent l'atmosphère sénégalais
Sacomi détient plus de 12% de parts de marché dans le segment PC en Algérie
Radioscopie 2009 des TIC au Maroc
Infos Economiques
Madagascar mise sur le développement des services BOP
Commande publique des Tic: Les entreprises sénégalaises dénoncent leur marginalisation
Plus d'infos ... ...
Convergences Technologiques
Conférences & Séminaires
People
Emplois & Opportunités
| L'éditorial de la semaine |
Le démarrage des activités de Seacom en Afrique de l’Ouest sonne le coup d’envoi de la course pour le déploiement des câbles en Afrique de l’Ouest : Et quid de l’inamovible monopole sur SAT3 !
Seacom, le câble international de fibre optique qui a été activé la semaine dernière va fondamentalement changer la donne économique dans le secteur des télécommunications en Afrique de l’Est. En Afrique de l’Ouest, le coup d’envoi de la course pour offrir de la bande passante moins chère vient juste d’être donné. Les quatre participants dans l’ordre probable d’arrivée sont Glo One, Main One, WACS et ACE. L’arrivée du câble Glo One a été annoncée tant de fois que les plus sceptiques ont le droit d’avoir des doutes. Il semble néanmoins que son arrivée à Lagos est prévue pour septembre ou décembre prochain. La réalité d’aujourd’hui est que le monopole de SAT3 est toujours bien en place. Russell Southwood analyse l’enchaînement de plus en plus rapide des événements qui se sont déroulés.
Le câble Seacom procurera une capacité de 1.28Tbps à des stations d’atterrissage en Afrique du Sud, au Mozambique, en Tanzanie et au Kenya. Selon son Directeur Général, Brian Herlihy, Seacom a déjà vendu plus de 80 Gbps de capacité incluant 10 Gbps au réseau sud-africain de recherche, TENET. Herlihy explique que « les gens achètent 10 à 15 fois plus de capacité que leur capacité existante. Ils peuvent avoir ce volume supplémentaire pour le même montant d’argent qu’ils dépensent à présent. »
Comment s’organisera la distribution de capacité à partir de la station d’atterrissage ? Seacom s’est engagé à vendre la capacité au même prix aux pays enclavés qu’à ceux qui disposent d’une station d’atterrissage. En d’autres termes le client peut par exemple acheter de la capacité sur le tronçon de Londres jusqu’au POP à Kigali. La société KDN fournira les POPs à Seacom au Kenya, en Ouganda et à Kigali. Aux regards du lent déploiement des réseaux vers l’intérieur des pays, Seacom se retrouve face à un double choix : construire son propre réseau ou s’associer à un opérateur d’infrastructure existant. La société n’a pas souhaité entrer en concurrence avec ses propres clients et par conséquent elle a signé des accords avec différents partenaires pour s’ouvrir des routes vers l’intérieur. En Tanzanie et au Mozambique, la capacité de transmission est limitée pour l’acheminement de la bande passante à ses clients installés dans les capitales.
En Ethiopie, Seacom s’interconnectera avec ETC qui acheminera la bande passante vers les frontières des pays voisins. Des négociations de partenariat sont aussi en cours pour établir des accès vers le Burundi et le Zimbabwe. Selon Herlihy « nous disposons de droits d’interconnexion bien à l’intérieur du continent africain. C’est une première et cela suppose la formation de nos partenaires. Notre catalogue de service est très complet. Nos prix incluent presque tous. D’autres sociétés proposent seulement un prix jusqu’à la station d’atterrissage tandis que nous offrons un prix sur tout le tronçon. »
L’arrivée de la fibre a stimulé le développement de nouveaux réseaux. « Ces câbles ont eu un effet catalyseur sur le secteur. J’ai été surpris du niveau de risque que certaines personnes ont pris. Les investissements dans des réseaux métropolitains et WiMAX ont été importants. Ce sont les câbles qui sont à l’origine de ces déploiements. »
Entre-temps le projet de câble EASSy dont on a souvent annoncé l’abandon, continue son bout de chemin et sa mise en service est prévue pour le 30 juin 2010. Un plan d’action contre les pirates est en place. Sachant qu’Alcatel est le vendeur, la marine française va probablement offrir sa protection aux bateaux.
Chris Wood, le Directeur Général de WIOCC, le consortium regroupant les petits investisseurs dans le projet EASSy (comprenant MTN avec 29% des parts) est en charge des pré-ventes sur le tronçon allant jusqu’à Londres. Une interconnexion est prévue avec le câble EIG à Djibouti et des négociations sont en cours pour une interconnexion similaire via Port Soudan. Selon Wood « nous ne souhaitons pas être connecté à un seul câble dans la Mer Rouge et la Méditerranée. L’an dernier, il y a eu un pépin avec une ancre qui a endommagé plusieurs câbles. »
Selon les plans originaux d’EASSy, il était question d’une station d’atterrissage à Mogadishu, la capitale de la Somalie. Cette option a été reconsidérée et il est fort probable qu’un point d’arrêt sera réalisé dans la Somalie du Nord avec un lien sous-marin vers Djibouti.
EASSy a des projets ambitieux d’acheminement de la capacité vers l’intérieur du continent africain via le déploiement d’une série de boucles intérieures. Le projet le plus avancé sur ce terrain se dénomme « le système de dorsale de l’Afrique de l’Est » (East African Backbone System [EABS]) et son tracée joindra Mombassa, Nairobi, Kampala, Kigali, Bujumbura, Dar es Salaam à Mombassa. Si une coupure intervient sur la boucle, il sera possible de router le trafic dans le sens inverse. Le lien de Sudatel est à 300km de la frontière tandis que celui de Telkom Kenya est à la frontière avec l’Ethiopie. Il suffira à ETC de construire le tronçon manquant.
Wood assure que la majorité des routes intérieures seront opérationnelles au moment de la mise en service d’EASSy. « Il restera très peu de grandes villes sans connexion dans les douze prochains mois ».
Quelle sera la politique de prix à l’intérieur du continent africain ? Wood estime qu’EASSy et WIOCC seront en mesure d’offrir des prix similaires à l’intérieur que ceux dans les pays avec une station d’atterrissage. « Nous travaillons à réduire autant que possible la différence de prix de telle sorte que les prix ne soient matériellement pas différents ». Ces réductions vont inévitablement pousser à la baisse les prix des liaisons de transmissions trans-frontalières et nationales.
Sur la côte ouest de l’Afrique, le monopole de SAT3 signifie que rien n’a changé du point de vue commercial. Malgré toutes les discussions sur la fin du monopole, seuls Maurice et l’Afrique du Sud sont passés à l’action. Selon une source interne participant aux réunions du consortium, quelle que soit la situation légale, les opérateurs historiques continuent son exploitation sous forme de monopole. « Cette situation ne changera pas avant l’arrivée de nouveaux câbles. La nouvelle capacité a été vendue et partagée entre les membres du consortium. Il n’y a pas de capacité de réserve sauf pour des cas de réparation interne du câble ». (à voir aussi l’article dans la section Internet de ce numéro concernant la panne sur SAT3 au Bénin)
Bien pire, l’opérateur historique au Nigéria qui n’a pas vraiment été capable d’offrir des services sur SAT3 pour des raisons techniques et financières, a essayé d’empêcher le réacheminement d’une partie du trafic de Suburban Telecom via Bénin Telecom. Le Directeur Général de Nitel s’est lui-même impliqué dans cette initiative mais sans réel soutien, la réunion s’est achevée sans décision.
Du point de vue plus positif, Telkom Afrique du Sud a annoncé que ses prix sont à présent presque comparables à ceux de Seacom. Selon nos propres sources, les prix sont entrain de baisser en Namibie.
Est-ce que Seacom s’intéresse à l’Afrique de l’Ouest ? Selon son Directeur Général, Brian Herlihy « il s’agit d’un objectif qu’il reste à fixer plus précisément. Nous sommes très intéressés et nous poursuivons des discussions avec les différents porteurs de projets. Nous n’avons pas encore pris de décision quant à notre participation. Néanmoins cela reste une direction que nous explorons activement ».
| Infos Telecoms |
Le projet de Fibre optique CAB en Afrique centrale reprend de la vitesse
Il desservira l'Afrique centrale, le Niger, le Nigeria et même le Soudan. Une Communication à ce sujet a eu lieu jeudi dernier au ministère des Postes et Télécommunications.
Ce n'était ni une conférence de presse, ni un point de presse, encore moins un échange comme annoncé. Juste une annonce. A la presse, le secrétaire général du ministère des Postes et télécommunications, Ebah Ebada Edouard a annoncé la mise en oeuvre en Afrique centrale, d'un projet visiblement important: le projet CAB (Central African Backbone). Il s'agit d'un réseau de télécommunications haut débit à fibre optique. Il va permettre d'interconnecter les pays de la sous-région.
Le projet comporte deux phases. Dans un premier temps, le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine seront interconnectés. Ensuite suivront le Congo-Brazza, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principe et peut-être le Niger, le Nigeria et le Soudan.
L'idée a germé en avril 2007 à N'Djamena lors du sommet des chefs d'Etat de la CEMAC. Ces derniers avaient adopté une déclaration commune sur la mise en oeuvre d'un réseau des télécommunications à haut débit en Afrique centrale. Sur leur instruction, la CEMAC a réalisé l'étude de faisabilité, financée par la Banque mondiale. A terme, le projet CAB favorisera l'accès des pays enclavés de la sous-région au câble sous-marin à fibre optique SAT-3 à partir de Douala. Autres avantages et non des moindres, le projet CAB aidera à réduire le fossé numérique dans les pays desservis. Il permettra aussi de faire baisser les coûts des services de TIC qui restent encore trop élévés en Afrique centrale. En 2007, la moyenne mondiale du coût des services était de 21 dollars contre 43 dollars en Afrique noire. Au Cameroun, cette moyenne se situe autour de 67 dollars.
Concernant la mise en oeuvre du projet CAB, le secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications a affirmé que l'étude environnementale et sociale est bouclée. Au niveau du Cameroun, les consultants devant intervenir sont recrutés, le bâtiment devant abriter le projet est en cours d'aménagement. La Banque africaine de développement s'est impliquée en 2007. Le projet CAB reste ouvert à d'autres partenaires. La banque mondiale va financer à hauteur de 11 milliards par crédit remboursable.
Un échange avec les journalistes aurait pu permettre d'avoir une idée précise sur la coordination avec les autres projets de même nature. Le Cameroun par exemple vient de signer une convention avec la Chine pour la construction de 3.200 Km supplémentaires de fibre optique. On imagine bien que tout ceci nécessite une synchronisation et une planification.
(Source: Cameroon Tribune)
Rétablissement du service minimum à Gabon Télécom
Le Conseil des ministres réuni ce jeudi au Palais de la présidence de la république a « exprimé sa satisfaction à la suite du rétablissement du service minimum à Gabon Télécom ».
Dans un communiqué, le gouvernement a invité la ministre de la Communication, de la Poste, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l'Information, Laure Olga Gondjout, à « continuer son travail de médiation entre les parties en conflit afin d'aboutir au dénouement de la crise ».
Quelques heures avant les travaux du Conseil des ministres, Madame Gondjout avait obtenu, au cours d'une descente urgente sur le terrain, le rétablissement du service minimum par le Syndicat National des Télécommunications (SYNATEL) en grève illimitée depuis près de trois semaines.
L'intervention de madame Gondjout intervenait à la suite d'une nouvelle suspension dans la matinée, par le personnel du secteur des télécommunications, de l'Internet, de la téléphonie mobile (réseau Libertis) et filaire (Gabon Telecom). Les différents internautes et autres entreprises dont le fonctionnement repose essentiellement sur l'utilisation de la connexion Internet, autant que les services publics et privés, ont pu vaquer normalement à leur occupation dès jeudi après-midi, avec le rétablissement de la connexion sur le réseau national, de la téléphonie mobile (Libertis) et de la téléphonie filaire. « Je suis venue ce matin rencontrer le personnel de Gabon Telecom suite au mouvement de grève observé depuis le mois de janvier. Le gouvernement a essayé de trouver des solutions au problème d'absence de dialogue qu'il y a entre le personnel et la direction générale ; nous sommes donc en négociation avec le personnel aujourd'hui, pour qu'il puisse rétablir le réseau téléphonique Libertis, pour le mobile, et Gabon Télécom, pour le téléphone filaire. Ils ont donc accepté de le faire et pendant ce temps, le gouvernement s'engage à trouver des solutions aux problèmes qui minent la société », a déclaré Mme Laure Olga Gondjout, au sortir des pourparlers avec les grévistes.
Bien plus, avant de regagner son cabinet de travail, la ministre de tutelle a tenu à rassurer le personnel en mouvement d'humeur, du prix qu'attache le gouvernement gabonais pour un retour efficient de la stabilité dans le secteur très porteur des télécommunications au regard même de sa sensibilité et de sa rentabilité sur le plan national. « Vous savez que Gabon Telecom/Libertis est un patrimoine gabonais et le gouvernement se doit de le préserver, de le maintenir intact. La contribution du secteur des télécommunications dans l'économie gabonaise est très importante, nous occupons le troisième rang national en terme de contributions, alors vous comprendrez que nous devons nous investir sérieusement pour trouver des solutions durables et qui satisfassent les deux parties. Maroc Télécom et l'Etat gabonais sont actionnaires et les deux actionnaires doivent avoir la même logique d'entreprise de manière à pouvoir pérenniser le secteur des télécommunications au Gabon », a-t-elle ajouté. Après avoir salué le déplacement de Mme Laure Olga Gondjout malgré ses multiples occupations de l'heure, gage de l'attention que le gouvernement accorde à cette crise qui perdure, le personnel des télécommunications affilié au Syndicat National des Télécommunications (SYNATEL), par le biais de son secrétaire général, Bonjean Imongault, a promis de rétablir les connexions téléphoniques et Internet dans le cadre de la poursuite des négociations devant aboutir aux solutions durables et adéquates à leurs réclamations. « Les problèmes que nous vivons aujourd'hui ne peuvent trouver des solutions qu'au sommet de l'Etat, donc le gouvernement a pris le problème à bras le corps, et nous restons dans l'espoir que des solutions seront trouvées. Mais nous ne pouvons pas arrêter ou suspendre le mouvement de grève étant donné que c'est un principe de négociation. Il faut qu'on obtienne quelque chose, si nous n'avons rien nous allons intensifier davantage », a-t-il déclaré.
« La responsabilité incombe à la Direction générale qui est comptable de ce qui pourrait arriver, et non les partenaires sociaux ou les salariés. Donc, nous remercions Madame la ministre d'être venue, c'est preuve qu'elle est sensible à nos problèmes. Elle a toujours joué un rôle de médiation, contrairement à la Direction générale qui n'a jamais réagi et nous nous insurgeons contre cette dernière », a conclu le secrétaire Général du SYNATEL.
Les revendications du personnel de Gabon Télécom et Libertis sont d'ordre social et professionnel ; notamment l'harmonisation des salaires au sein des deux entreprises et un rappel rétroactif desdits salaires partant de l'année 2007, date à laquelle les deux entités, fusionnées pour former le Groupe Gabon Télécom, ont été privatisées au profit de l'adjudicataire marocain et majoritaire (51% du capital) Maroc Télécom. Ces mouvements d'humeur dans le secteur des télécommunications au Gabon avaient débuté sous l'ancien Directeur général d'origine marocaine, Mostapha Laarabi, lancé dans une vaste campagne de licenciement de la plupart des employés gabonais au lendemain de la privatisation. Le défunt président Bongo Ondimba n'avait donc de cesse d'instaurer le dialogue entre les deux parties, allant jusqu'à convoquer le présidium du Groupe Maroc Télécom à Libreville pour un partenariat équitable.
(Source: Gabonnews)
Cameroun: L’heure de la protection des droits des consommateurs dans le secteur des télécommunications a sonné
Jean-Louis Beh Mengue, directeur général de l'Agence de régulation des télécommunications (ART) s'exprime sur les conditions de baisse des tarifs de communication.
Quel est l'objectif du séminaire sur la protection des consommateurs des produits et services des télécommunications ?
Face à certains abus dénoncés par les associations de consommateurs, nous avons pensé qu'il était utile de les rencontrer pour échanger et trouver le terrain d'entente qui nous permette de mieux défendre leurs intérêts.
A quel niveau se situe la défense de ces intérêts ?
Nous pensons qu’un consommateur de téléphone doit d’abord avoir le téléphone à sa portée. Il doit l’avoir partout sur l’étendue du territoire à un coût acceptable, avec les services diversifiés qu’offrent les télécommunications, et il doit être assuré que les équipements qu’il utilise sont homologués. Il y a une panoplie d’activités qui concourent au confort du consommateur, et beaucoup d’entre eux ne sont même pas conscients de l’effort qui est fait pour les mettre dans ce confort, d’où cette nécessité d’échanges.
Concernant les prix justement, les consommateurs pensent qu’ils restent malgré tout trop élevés au Cameroun…
Les gens en redemandent toujours. Il y a quelques années, ils ne se plaignaient pas, pourtant les prix étaient excessivement élevés. Il y a huit ans, le téléphone coûtait 400 F la minute. Aujourd’hui, il coûte 150 F en moyenne, soit une baisse de près de deux tiers. Mais les gens ne le sentent pas. Je crois qu’il y a une opinion publique qui fait croire que, malgré ces 150 F on est encore loin du compte parce qu’au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal les prix sont plus bas. C’est cet effet de comparaison qui fait qu’il y a une mode de demande de réduction des tarifs. Nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour effectivement les baisser, et je crois que les résultats se font sentir au fil des années.
On est cependant loin des pays évoqués plus haut. Pourquoi ?
Il y a d’un côté l’effort qui doit être entrepris par l’ART. Cet effort nous l’avons fait en réduisant les tarifs d’interconnexion, qui coûtaient 150 F la minute lorsque celle-ci valait 400 F. Aujourd’hui que les tarifs sont à 150 F, c’est parce que nous avons ramené les tarifs d’interconnexions à 45 F la minute. Cela a rejailli sur le tarif au consommateur. Mais, il y a d’autres coûts de leviers qui ne relèvent pas des compétences de l’ART.
De quels coûts s’agit-il ?
Il s’agit en particulier de la douane, des transports, des impôts et de l’électricité pour ne citer que quelques éléments. Pour que la baisse soit encore plus forte, il faut que toutes les administrations concernées par les domaines que je viens d’énumérer se mettent ensemble pour prendre une politique qui permette une réduction. C’est pour cela que nous faisons appel à notre tutelle et aux autres administrations de se mettre ensemble, et faire des télécommunications un domaine privilégié comme on l’a fait de l’informatique. Vous savez, il y a quelques années, le chef de l’Etat a donné des instructions particulières pour que l’informatique rentre dans les habitudes des Camerounais. Je pense que c’est la même chose qui devrait se faire pour que le téléphone soit à la portée de tout le monde. Ce n’est pas que l’affaire de l’ART qui a entre autres pour missions dans ce cadre-là d’encadrer les tarifs et non de les fixer. Je dois rappeler d’ailleurs à ce sujet en février quand le chef de l’Etat est intervenu pour baisser les prix des produits de première nécessité, ce n’est pas par hasard qu’après avoir cité un certain nombre de produits, il s’est arrêté et a dit qu’en ce qui concerne le téléphone, il a demandé la refonte totale du système de tarifications du téléphone. Ça veut dire une étude. Il n’a pas dit de baisser tout de suite les prix, je crois que les gens doivent le comprendre. Lui savait que ce n’est pas une chose qui se fait du jour au lendemain. Ça se fait de manière transitoire. Il faut arriver à s’entendre avec les opérateurs sur les choses que le gouvernement peut faire pour que les prix baissent, et c’est pour cela que je dis qu’il faut une synergie des administrations.
Concernant la qualité des services, les consommateurs se trouvent parfois désemparés devant les désagréments…
On ne peut pas dire que c’est faux de manière générale. Mais, je crois que là aussi, il y a une exagération des faits. En réalité, nous faisons des efforts pour mesurer la qualité des services. Nous mesurons l’extension du téléphone sur l’étendue du territoire car dans les conventions de concessions, les opérateurs se sont engagés à amener le téléphone dans certaines zones, et en particulier dans les villes où il y a au moins cinquante mille habitants. Aujourd’hui des villes de vingt mille personnes ont le téléphone. Sur ce plan ils sont allés au-delà de ce qu’on leur demandait. Au-delà de cette extension géographique, il y a la qualité d’écoute. Nous faisons des mesures sur l’étendue du territoire et même sur les axes routiers pour s’assurer que le niveau de décibels est bon. Sur ce dernier point nous avons noté que l’effort qu’on attendait n’était pas fait, et nous avons sanctionné les opérateurs. Ils payent des pénalités, et certains ont reçu des injonctions pour investir sur les routes où le téléphone n’est pas encore connecté. Nous faisons notre travail de manière efficace.
A l’issue de cette rencontre, qu’est-ce qui va changer pour le consommateur ?
Le consommateur sera mieux informé et formé sur les télécoms. Nous avons ici des associations de consommateurs qui s’occupent du pain, du pétrole, et de tout à la fois. Le téléphone ce n’est pas pareil. Il faut d’abord comprendre comment ça se passe dans ce domaine avant de pouvoir discuter avec les opérateurs ou le régulateur. Quand on l’a compris, l’échange sera plus facile et l’environnement plus serein.
(Source: Cameroon Tribnue)
Life se dote d'un réseau 3G à Madagascar
Madamobil mise beaucoup sur la qualité de l'infrastructure.
Le nouvel opérateur en téléphonie mobile vient de déployer un réseau basé sur la technologie à large bande mobile tout IP. «Ceci nous permettra d'offrir à nos clients, outre des services vocaux de qualité cristal, des services à large bande passante qui n'existent pas encore sur le marché malgache»,annonce un responsable auprès du nouvel opérateur qui va exploiter ce réseau sousl'enseigne «Life».
«Ce type d'infrastructure va permettre à l'opérateur de proposer des offres très innovantes», commente Gil Razafintsalama, président duGroupement des opérateurs en technologie de l'information et dela communication (Goticom).
En effet, celui-ci permet à la fois de téléphoner et d'échanger des données et des images. Dans un premier temps, Life va opérer dans la seule ville d'Antananarivo. 45 sites de relais couvrent déjà la capitale, pour bien assurer son service de téléphonie mobile etunaccèsà internet ultra fiable et rapide.
Dans sa phase initiale, Madamobil a créé 50 emplois directs, plus 550 emplois indirects.
(Source: L’Express de Madagascar)
Les brèves des telecoms
- Le journal français le Figaro a annoncé mardi l’arrêt des discussions pour la reprise des activités africaines de Zain par Vivendi. La fin de l’option Zain ne détourne pas pour autant Vivendi de ses objectifs dans les pays émergents. Maroc Telecom a ainsi annoncé le 7 juillet avoir acquis 51 % du capital de la Société de télécommunications du Mali (Sotelma) pour 275 millions d’euros.
- En Angola, le ministre des Télécommunications et de Technologies d'Information, José Rocha, a annoncé la mise en oeuvre d'un accord avec Cuba prévoyant la formation de cadres, pour donner réponse aux besoins dans ce secteur. "Nous sommes informés du grand développement dans le secteur de la recherche que Cuba a développé, notamment dans le cadre de l'informatique", a souligné le gouvernant.
- Orange Cameroun qui a annoncé aussi avoir dépassé la barre de 3 millions de clients vient de lancer le "push email" et de "la sauvegarde du répertoire". Les coûts de la récupération des contacts en cas de perte du téléphone sont de 500Fcfa pour la première sauvegarde (1500Fcfa pour ceux qui remplacent leurs anciennes cartes Sim). La mise à jour qui se fait de manière manuelle ou automatique coûte 100 frs tous les 5 nouveaux enregistrés tandis que la restauration du répertoire en cas de perte de la Sim est gratuite.
| Infos Internet&Web |
Bénin, Togo, Niger, Nigéria et Burkina Faso en panne d’Internet
Dans la nuit du jeudi au vendredi 23/24 juillet dernier, un incident est survenu sur le câble sous-marin en fibre optique du SAT-3 entrenant l’arrêt de la fourniture de l’Internet au Bénin, au Togo, au Niger, au Nigéria et au Burkina Faso. Pour ces deux derniers pays, des routes alternatives existent et ont permis de pallier partiellement à l’indisponibilité de SAT3 au niveau du Bénin.
Isabelle Gross, correspondante pour Balancing Act qui se trouvait à ce moment au Bénin dans le cadre d’un projet de recheche, a constaté que ce n’était pas seulement l’Internet qui était coupé mais aussi les communications internationales. Un certain nombre d’opérateurs mobiles béninois ont été dans l’impossibilité de recevoir ou de passer des appels internationaux pendant plus de vingt quatre heures. En d’autres termes, cela représente des dizaines de milliers de dollars de pertes sèches de revenus.
Bien sur, il n’est pas question d’un dédommagement financier de la part de Bénin Telecom alors que les prix de location d’un demi-circuit sur SAT3 reste bien élevés.
C’est le même son de cloche chez les fournisseurs d’accès Internet qui ont été submergés d’appels par leurs clients qui ne comprennent pas pourquoi l’Internet ne marche plus et qui plus est menacent de ne pas payer leur abonnement pour les jours de coupure. Les internautes béninois que ce soit des entreprises, des administrations ou des particuliers n’ont qu’à prendre leur mal en patience: temps pis pour les contrats qui ne pourront pas être signés (c’est pas grave… le Bénin est bien assez riche pour se couper des activités commerciales qui occupent le reste de la planète), les commandes qui ne seront pas effectuées, les rendez-vous qui ne pourront pas être pris et la liste est bien plus longue sans même avoir besoin d’énumérer les communications privées qui font que l’Internet est un outil vital d’échange au XXI siècle.
Les réparations sur SAT3 vont probablement prendre une bonne quinzaine de jours. En attendant Bénin Telecom s’est entendu avec Togo Telecom pour un service minimum aux abonnés (internet + international). La traffic voix et données pour l’international transite probablement en ce moment via le Togo, le Burkina Faso (voire le Mali) pour aboutir à la station SAT3 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Si Bénin Telecom et le Gouvernement béninois veulent prétendre à un rôle de “hub” régional de télécommunications, il reste du travail à faire en matière de qualité et de fiabilité des services de transmission qu’ils offrent aux opérateurs locaux et à ceux de la sous-région.
(Source: Balancing Act)
Paiement de facture client Internet: VIPNET révolutionne le secteur en Côte d’Ivoire
Sans compte bancaire, il est aujourd'hui possible de payer ses factures Internet avec la solution proposée par la structure Internet VIPNET d'Afrique Technologies & Services (AT) et l'opérateur monétique eTranzact, partenaire technique pour les moyens de paiement.
Pour expliquer cette révolution surprenante, les responsables d'Afrique Technologies et leur partenaire d'eTranzact ont réuni la presse au siège sis aux II-Plateaux-Latrille, récemment à la faveur d'une conférence-démo. Selon Ahmed Chérif, président-directeur général, associé à la fois d'Afrique Technologies & Services, les raisons qui les ont motivés à mettre sur pied ce service sont d'ordre pratique.
"Pour pallier beaucoup de désagréments (file d'attente insoutenable, utilisation de l'argent destiné au règlement de la facture à d'autres fins par certaines personnes commises à son règlement ) et soucieux de fournir à nos abonnés un service de qualité à tous les niveaux, nous leur donnons aujourd'hui la possibilité du règlement à distance de leur facture, sans qu'ils n'aient besoin de se déplacer et sans perte de temps", ont-ils dit.
Le paiement via le mobile et Internet est couvert par les ressources financières disponibles sur la carte bancaire de l'abonné. Une carte bancaire eTranzact émise par les structures financières partenaires. Laquelle carte est disponible pour ceux qui ont un compte bancaire à Versus Bank, et à la Biao. Et ceux qui ne disposent pas de compte dans ces banques ou qui n'en ont nulle part, des cartes bancaires eTranzact de type prépayé rechargeables sont mises à leur disposition.
(Source: Notre Voie)
Cameroun: La lutte contre les cybermariages se tisse une Toile
Lesblackettes.org. Ce nom fait a priori penser à un nom de danseuses, comme ce fut le cas avec les "Claudette" du chanteur français Claude François. Et pourtant, il ne s'agit pas là de la dénomination d'un site dédié à un quelconque groupe musical. Car lesblackettes.org, c'est un site Internet de sensibilisation contre les dangers de la prostitution sur la Toile.
Selon Baba Wame, promoteur du site, et par ailleurs enseignant de cyberjournalisme à l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic), les Blackettes, c'est le nom donné aux "jeunes filles à la peau mate, majoritairement originaires d'Afrique au sud du Sahara que l'on oblige à longueur de journée, à battre le pavé (en Europe) pour le compte du prince charmant qui s'est transformé en proxénète", explique-t-il.
Le site évoque ces jeunes Africaines, des Camerounaises en particulier, qui ont cru avoir rencontré l'homme de leur vie sur le Net. Mais, une fois en Occident, voient les belles promesses d'une vie de princesse s'envoler. Tandis qu'au pays, les parents, fiers d'avoir marié leur fille à un homme blanc, se réjouissent de la savoir heureuse à "Mbeng". Ce qui est souvent loin de la réalité à en croire Baba Wame qui indique que "près de 60% des mariées par le biais d'Internet finissent sur les trottoirs de grandes métropoles occidentales". C'est pour lutter contre de telles pratiques avilissantes que le promoteur des blackettes.org justifie la création de ce site Web mis en ligne au cours de ce mois de juillet.
Même s'il reconnaît volontiers que lesblackettes.org est la "suite logique" de sa thèse de doctorat dont la deuxième partie était consacrée à la "Webrencontre et aux mariages contractés par le biais des sites de rencontres", Baba Wame affirme néanmoins qu'il était plus qu'urgent de mettre un tel projet en place car "La prostitution au propre comme au figuré est érigée en clé de voûte de la réussite sociale (sic). Il est plus qu'urgent de faire barrage à cette gangrène, en informant, en sensibilisant, en tenant le langage de la vérité. Rien que pour ça, on devait de créer ce site", soutient-il. Pour ce dernier, les chiffres plus qu'alarmants sur ce fléau sont une interpellation à l'action. "Selon les chiffres fournis par l'Office central de la répression du trafic des être humains (Ocrteh) en France, sur la totalité des prostituées africaines exerçant en Europe, le Cameroun et le Nigeria totalisent à eux seuls 75% des prostituées, soit 50% pour le Cameroun".
Par ailleurs, "sur 150.000 filles qui entrent en Occident chaque année pour la prostitution, plus de la moitié sont des Camerounaises". Des chiffres qui "font froid dans le dos", poursuit-il. De son point de vue, cette raison est suffisante pour engager une lutte contre ce phénomène afin d'alerter (la rubrique "Alerte" joue ce rôle) les parents et les jeunes filles (principales concernées), sur les dangers qui les guette en surfant sur les sites de rencontres sur Internet. Il s'agit ici, non pas de créer la panique ou de susciter la controverse, mais de sensibiliser, de prévenir, de dénoncer et de lutter contre l'exploitation sexuelle et commerciale des Africaines dans le monde, clame le promoteur. Si on ne peut nier la simplicité du site et la pertinence de la thématique abordée, on déplore toutefois la pauvreté du contenu. Ce qui s'explique par le fait que le site est encore en construction, se défend le concepteur.
(Source: Cameroon Tribune)
Les brèves de l'Internet & Web
- En Tunisie, l’accès mobile à l’Internet progresse de 400% en un an. Le total des visites à webmanagercenter.com réalisés en utilisant des Smartphones et des téléphones mobiles est passé, en un an, de 1.874 à plus de 9.500 visites (données 1er semestre), soit un taux de progression de 409%. 70% de ces visites ont été effectués par le biais de l’iPhone d’Apple, suivi par des appareils utilisant le système d’exploitation Symbian (Nokia, Sony Ericsson, Samsung,…), soit 16% du total des accès mobiles et enfin par les utilisateurs du BalckBerry (7% du total des accès).
- L'Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo RDC (ARPTC) a suspendu, à titre conservatoire, la société fournisseur de service Internet CIELUX. La suspension de cette société est consécutive aux plaintes des fournisseurs de l'Internet accusant CIELUX « d'émettre des stations de base WIMAX et des faisceaux hertziens, qui interfèrent sur les bandes de fréquence d'autres entreprises de télécommunication, notamment la bande 3.5 GHZ », renseigne l'ARPTC.
- L’Association Tunisienne d'Internet et de Multimédia «ATIM» organise la 10ème édition du Festival International d'Eté d'Internet du 6 au 8 aout 2009 au Port El Kantaoui à Sousse sous le thème « La convergence numérique des médias ». A l'instar des éditions précédentes, le festival se déroulera sous forme d'espaces spécialisés, parmi eux un espace consacré à l'inclusion des handicapés dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication, organisé en collaboration avec l'Association Basma pour la promotion de l'emploi des handicapés.
- Selon les derniers chiffres de Facebook, le canal « Maroc» du réseau social compte aujourd’hui plus de 126.500 membres.
| Infos Informatiques |
Gestion des E-Déchets - Quand les ordinateurs de seconde main polluent l'atmosphère sénégalais
La gestion des déchets des équipements électriques et électroniques (Deee) devient de plus en plus préoccupant. Le diagnostic de l'état des lieux des déchets que la Cellule Sénéclic de la présidence de la République vient d'établir, est fort inquiétant à cause de son impact environnemental. Suffisant pour que cette structure, chargée entre autres d'installer des multimédias dans toutes les écoles élémentaires du Sénégal, sonne l'alerte.
Selon les statistiques de l'Organisation des Nations-Unies, les déchets des équipements électriques et électroniques représentent 20 à 50 millions de tonnes par année. Et la moitié de cette 'e-poubelle occidentale' est reversée dans les pays en voie de développement. Au Sénégal, l'engagement de l'Etat à améliorer l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication afin de réduire au plus vite le fossé entre les pays du Nord et ceux du Sud, s'est traduit par l'arrivée dans le pays de centaines de milliers d'ordinateurs de seconde main, dont la durée de vie était très réduite. Ce qui a beaucoup contribué à augmenter ces déchets électriques et électroniques. 'Le flux de matériel entrant dans le pays était estimé à 1 250 tonnes en 2000 et à plus de 5 800 tonnes en 2007', informe le rapport technique de la cellule Sénéclic de la présidence de la République.
Ce document constate également que le pays ne dispose pas encore d'infrastructures nécessaires pour gérer correctement ces outils, dont le cycle de vie est en phase terminale. La récupération et le recyclage se fait de manière informelle dans certains quartiers urbains. Et selon le directeur de la cellule Sénéclic, Ababacar Diop, 'ce type de recyclage improvisé met grandement en danger la santé des populations et a des effets néfastes sur l'environnement'. Raison pour laquelle, il attire l'attention des autorités sur les dangers sur la santé que représente la récupération de l'aluminium issu de ces déchets. 'Les dioxines potentiellement produites lors de la combustion des déchets, à Colobane et Rebeuss, peuvent polluer le sol et l'air. Les cendres de combustion qui s'accumulent sur le site, favorisent une pollution des sols par lixiviation des (sous)produits de décomposition dans la nappe phréatique', informe le rapport. Qui mentionne également que 'la combustion de certains polymères contenus dans les déchets des équipements électriques et électroniques peut générer des gaz toxiques qui peuvent contenir des dioxines'.
Réalisé par l'Institut africain de gestion urbaine (Iagu), ce rapport technique faisant l'état des lieux sur les déchets des équipements électriques et électroniques, annonce aussi que les estimations faites récemment montrent une tendance globale d'augmentation des flux entrants d'ordinateurs, de téléviseurs et de téléphones portables de l'ordre de 25 %. Ce qui risque de porter à 32 000 tonnes, les déchets qui entrent au Sénégal dans les prochaines années. C'est pourquoi, cet institut prescrit la mise en place d'un cadre légal et d'une stratégie politique pour une gestion durable des Deee.
(Source: Walfadjri)
Sacomi détient plus de 12% de parts de marché dans le segment PC en Algérie
Sacomi, distributeur de produits informatiques, et Samsung ont tenu une conférence de presse durant laquelle ils ont présenté les résultats de l’année 2008 et leurs perspectives en Algérie. « Nous estimons le marché algérien des IT à quelque 400 millions de dollars, et la part de marché de Sacomi représente quelque 12 % de ce marché », indique M. Melaini Thiba. Même si les chiffres le rebutent, il ajoute que « nos chiffres sont dans la centrale des bilans nationaux, qui sont publics ».
Concernant le chiffre d’affaires de Sacomi, son patron parle « d’une croissance de 25 % par rapport à l’année précédente ». Il faut tout de même savoir que Sacomi distribue les produits Samsung, mais dispose aussi d’une chaîne de montage de PC de marque Vidéal, qui « utilise les mémoires, disques durs, lecteurs CD/DVD et écrans de Samsung ».
Pour mémoire, Sacomi et Samsung ont mis en place un partenariat en 2004. « Les résultats enregistrés entre les deux partenaires depuis 2004 sont très appréciables, ce qui reflète clairement un succès incomparable en Algérie », a déclaré à ce propos le directeur général de Samsung Electronics Algérie, M. Seung-Ho Yun. Meliani, en maître de séance, lance un PowerPoint qui donne les chiffres de vente de Sacomi pour l’année 2008 où l’on peut y lire que le segment PC représente plus de 40 % du chiffre d’affaires global. « Pour 2008, il y a eu 23 000 PC vendus et nous en prévoyons 35 000 pour 2009 ». A la question de savoir si Sacomi va fabriquer des laptops, Meliani indique qu’« aujourd’hui, même si le marché est en train d’évoluer vers les laptops, Sacomi continuera de fabriquer des PC de bureau, tout en commercialisant les laptops signés Samsung ». Les imprimantes, moniteurs, appareils photo numériques et caméscopes sont les autres segments de Sacomi qui enregistrent également une grande part de marché en Algérie. Pour exemple, il affiche plus de 40 % de parts de marché pour les écrans. Sacomi prévoit pour 2009 le lancement de nouveaux produits, à l’image des Datashow Led.
L’autre domaine où excelle Sacomi est l’impression, qu’elle soit à jet d’encre ou laser. Les imprimantes Samsung détiennent une grande part de marché et « notre objectif est de maintenir notre position sur les produits leaders avec des parts de marché toujours plus importantes », a indiqué M. Thiba Meliani. Interrogé sur la concurrence et la contrefaçon, M. Meliani Thiba a expliqué que « la contrefaçon est surtout présente pour les consommables. Pour notre part, nos consommables sont toujours disponibles et à un prix abordable. » A noter que Sacomi est une Sarl algérienne créée en avril 1994 avec un capital de 120 millions de dinars. A la clôture de la conférence, une cérémonie de remise des prix a été organisée pour récompenser les meilleurs revendeurs.
(Source: IT Mag)
Radioscopie 2009 des TIC au Maroc
Le marché marocain des technologies de l’information continue sa croissance à deux chiffres soutenue par l’effet de la libéralisation du marché des télécoms. Le Royaume compte 23 millions clients mobiles, trois millions d’abonnés pour le réseau fixe et un parc de plus de 840.000 abonnés internet.
Le marché marocain continue son trend haussier au niveau des principaux indicateurs des technologies de l’information.Pour preuve, le dernier rapport de l’observatoire de l’Agence Nationale de Réglementation des Télécoms (ANRT) fait ressortir une croissance soutenu su les différents segments : mobile, fixe et internet.
Concrètement, le Maroc compte aujourd’hui plus de 23.500.000 cientes mobiles avec un partage de parts de marché caractérisé par la dominance de l’opérateur historique, Maroc Telecom (plus de 62%), suivi de Médi Telecom (35%).Quant, au troisième opérateur, Wana, il ne détient pour l’instant que 2%. Cette dynamique de croissance du mobile se répercture sur le taux de pénétration qui a dépassé le seuil de 75% contre 66% pour 2008. “Malgré ce boom, le marché du mobile reste dominé par le prépayé (96%) contre 4% pour le post-payé et l’absence de services à valeur ajoutée destinées à cette cible de clientèle”, souligne Yassine El Ghazouani, directeur de la société
Toujours selon les résultats de l’observatoire de l’ANRT, la téléphonie fixe a passé le cap de trois millions de clients portant ainsi le taux de pénétration a environ 10 %. Ce segment d’activité est paradoxalement dominé par Wana avec 58% contre 42% pour Maroc Telecom. Au premier trimestre 2009,le marché de la publiphonie a enregistré, pour sa part, un léger recul de 0,13% par rapport à décembre 2008. Ainsi, le parc global des publiphones, qui comprend les téléboutiques, les cabines téléphoniques et les publiphones à cartes fixes et GSM, a atteint 174.666. Une croissance de 288% pour l’internet mobile 3G
Quid de l’internet ? Par rapport à 2008, l’internet au Royaume a enregistré en 2009, une croissance de plus de 43%. Le parc total Internet a atteint environ 835.000 abonnés dont la moitié en internet haut débit (ADSL). En termes de part de marché, Marc Telecom détient 66 % du parc Internet suivi de Wana Corporate avec 26% et de Médi Télécom environ 8%.
“Le fait marquant du marché de l’internet est sans doute l’internet mobile 3G. Le Royaume a enregistré un boom de la 3G puisque ce mode d’accès représente 40% avec plus de 399.000 abonnés et un taux de croissance exponentielle de plus de 288% entre mars 2008 et mars dernier”, analyse Fayçal Benachou,directeur général du cabinet de conseil dans les systèmes d’information “Ribatis”. Sur ce segment d’activité, l’opérateur Wana détient plus de 60% contre environ 20% respectivement pour Maroc Telecom et Médi Telecom.
La dynamique de croissance est visible non seulement au niveau de l’accès internet, le fixe et le mobile, mais aussi sur la niche des noms de domaine. Selon les dernières statistiques disponibles chez le Network Information Center marocain (NIC), le Maroc compte aujourd’hui plus de 30.000 noms de domaine dont plus de 23.000 sous l’extension “.ma”. Le reste est réparti entre les autres extensions (.press.ma, .gov, .co.ma, .net et .org.ma).
“Il n’en demeure pas moins que malgré la croissance de l’équipement et les indicateurs d’internet, le Maroc souffre d’un manque criant au niveau du contenu. Or, l’enjeu des TIC se joue sur le plan éditorial et les services”, souligne Mahdi Tazi, directeur de la Web Agency PiXi Media.
A rappeler que selon les estimations des professionnels, ce sont plus de 120.000 ordinateurs qui sont commercialisés annuellement sur le marché marocain. Cet engouement pour l’équipement informatique est tiré en partie par la croissance à deux chiffres du fixe et de l’internet haut débit et 3G.
(Source: Maroc IT)
Les brèves de l'informatique
- Le Sénégal va bientôt se doter d'un réseau d'éducation et de recherche pour mieux répondre aux besoins de ses communautés scientifiques d'enseignement et de formation. Le premier jalon a été posé hier avec le lancement, à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), de ce réseau qui devra fédérer les infrastructures de télécommunication des établissements d'enseignement supérieur et des instituts de recherche au niveau national, régional et international, afin de mutualiser des ressources et de participer aux activités des différentes communautés de savoir. D'où l'importance de cette rencontre pour le ministre de la Recherche scientifique.
- L'Académie des technologies de l'information de la police a été inaugurée, samedi à Alger, par le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Ali Tounsi. Cette nouvelle structure est appelée à recevoir les stagiaires de la police qui ont déjà subi une formation dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC), a indiqué Daas Omar, sous-directeur des moyens informatiques à la DGSN. Avec 130 places pédagogiques, l'Académie offre une formation assurée par des ingénieurs "formés et certifiés", a-t-il relevé, précisant que la certification "se fait dans le cadre des conventions qui ont été passées avec des éditeurs comme Microsoft". L'objectif de cette Académie étant de former et de certifier des formateurs, des administrateurs dans les systèmes réseaux et sécurité informatiques, bases de données ainsi que des développeurs sur les outils et méthodes de développement dans ce domaine, a-t-il expliqué.
| Infos Economiques |
Madagascar mise sur le développement des services BOP
Valoriser Madagascar pour le secteur des nouvelles technologies. Voilà l'objectif qu'Orange Madagascar, Callcenter.mg, l'association des centres d'appels et le projet Pôle intégré de croissance (PIC) avec la naissance de la première école de formation sur les métiers de centre d'appels.
Ce nouveau centre de formation compte former 500 apprentis. Actuellement, 11 apprentis sont en formation. La technique de vente, le développement personnel, le management et leadership, ainsi que la technique de réception et émission d'appels sont parmi les modules dispensés.
« Les activités liées aux call center ont généré plus de 1000 emplois dans une dizaine de sociétés », explique Valérie Zafindravaka, présidente de l'association callcenter.mg. Ces trois entités croient en l'avenir de Madagascar dans le secteur de délocalisation.
« La conformité des infrastructures aux normes internationales va inciter davantage la venue des investisseurs », soutient Voahangy Andrianjafy, responsable de communication d'Orange Madagascar.
(Source: L’Express de Madagascar)
Commande publique des Tic : Les entreprises sénégalaises dénoncent leur marginalisation
Avant-hier, les entreprises du Btp s’insurgeaient de leur mise à l’écart au profit des entreprises étrangères. Hier, c’était le tour des entreprises évoluant dans les technologies de l’information et de la communication de dénoncer leur marginalisation dans les marchés intéressant le secteur.
Le président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), structure affiliée au Conseil national du patronat (Cnp), a déploré hier le peu d’intérêt que le gouvernement a vis-à-vis du secteur privé national. ‘Nous ne cessons de déplorer le manque d’implication significative du secteur privé dans les grands projets gouvernementaux relatifs au Tic qui devraient être un vecteur de renforcement durable de nos capacités’, a souligné M. Antoine Ngom.
S’exprimant au cours d’un atelier d’échanges et de concertation sur ‘Le partenariat public-privé (Ppp) dans le secteur des Tics’, organisé par le Cnp en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, ce dernier a fait dans le détail en indiquant les domaines qui sont touchés par ces projets, à savoir les infrastructures et les applications. ‘Les applications, voilà un domaine où nos entreprises excellent avec une maîtrise parfaite de toutes les nouvelles technologies de développement. Dans le domaine des télécommunications et des infrastructures réseaux également, nous disposons de ressources à même de tirer de ce sous-secteur des revenus substantiels’, a-t-il signalé.
Aussi, le président de l’Optic a-t-il plaidé en faveur d’un partenariat fort avec l’Etat pour diverses raisons. ‘Nous recherchons un partenariat fort avec l’Etat pour une forte implication du secteur privé local dans ses projets Tic, pour faire évoluer plus rapidement l’environnement, la réglementation et le processus de libéralisation effective et pour le montage de schémas d’affaires faisant intervenir le public et le privé’, a-t-il indiqué. Un partenariat qui s’avère fondamental à ses yeux pour le succès de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) dans sa grappe Tic. ‘La réussite de la Sca dans sa grappe Tic n’est possible que s’il existe un vrai partenariat public-privé à tous les niveaux’, a-t-il averti.
M. Ngom a, en outre, soulevé les faiblesses des Tic par rapport au sous-secteur des télécommunications. ‘Les performances du secteur des Tic sont loin d’être en adéquation avec ce que nous en attendons vu le potentiel qu’il revêt. Disons le clairement, en dehors du sous-secteur des télécommunications, le secteur privé des Tics est faible’, a-t-il fait remarqué. M. Ngom de citer ainsi la faible capacité d’accès au marché mondial et régional, la faible capacité d’investissement sur fonds propres et la taille critique.
Parlant au nom de M. Baïdy Agne, président du Cnp, M. Papa Nalla Fall, président de la Commission formation et valorisation des compétences professionnelles de cette organisation patronale, a plaidé pour l’émergence d’un secteur privé national fort dans le domaine des Tic. ‘La citoyenneté active et la solidarité nationale sont réclamées dans plusieurs secteurs de l’économie nationale, notamment dans celui des Tic, domaine privilégié d’application du partenariat public-privé’, a-t-il indiqué. ‘Le Cnp a toujours dit qu’il ne peut y avoir un Etat fort aux côtés d’un secteur privé national faible, qu’il ne peut y avoir un Etat faible aux côtés d’un secteur privé national fort et que le Sénégal, pays moins avancé (Pma), ne peut être l’exception’, a-t-il ajouté. M. Fall de s’interroger par rapport à ce qui se fait dans le monde. ‘Quel pays n’accompagne pas ses entreprises sur le marché national, régional et international ? Quel pays ne donne pas une valeur culturelle au patriotisme et à la souveraineté économique ?’, s’est-t-il demandé.
(Source: Wal Fadjri)

Les brèves économiques
- Les porteurs de cartes bancaires VISA et Mastercard, à plafond, émises par BMCE BANK pourront effectuer, dorénavant, des paiements et achats sur l’ensemble des sites marchands affiliés à Maroc Telecommerce et au Centre Monétique Interbancaire.Le client n’a besoin d’effectuer aucune modalité pour avoir accès à ce service gratuit et sécurisé.
Convergences Technologiques
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SCHOMBE BAUDOUIN
COORDONNATEUR NATIONAL REPRONTIC
COORDONNATEUR SOUS REGIONAL ACSIS/AFRIQUE CENTRALE
MEMBRE FACILITATEUR GAID AFRIQUE
téléphone fixe: +243 1510 34 91
Téléphone mobile:+243998983491/+243999334571
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