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Le "multirécidiviste" était l'invité de Pascal Vrebos, ce matin sur Bel RTL. Cela fait quelques mois qu’il siège au Parlement européen, José Bové fait le point : sur un certain nombre de batailles menées par les écologistes, les choses avancent. Mais l’eurodéputé est impatient que le traité de Lisbonne entre en vigueur et que le Parlement acquière plus de poids au niveau décisionnel : « ce qui était dommage depuis plusieurs années, c’est que le Parlement soit la dernière roue de la charrette. Maintenant il va falloir que la commission et que les chefs d’état et de gouvernement apprennent enfin à travailler avec un institution démocratique, élue par les citoyens ».
La lutte contre les OGM continue
La démocratie civile, une idée si chère à ses yeux qu’il n’a jamais hésité à désobéir pour défendre la cause écologique. Mais la lutte contre les OGM, peut-être celle qui lui a valu la plus grande médiatisation, n’est pas finie : « Une majorité d’Etats refuse les OGM mais s’ils ne représentent pas les deux tiers des 27 pays : c’est la commission qui décide. C’est un abus de pouvoir ! ». S’il n’avait pas le choix, celui qu’on appelle le « multirécidiviste » n’écarte pas la voie de ce qu’il appelle la « désobéissance civile » : « c’est tout ce qui reste au citoyens quand les canaux de la démocratie civile sont bouchés. »
Supprimer les sessions à Strasbourg
Aux questions au tac-au-tac de Pascal Vrebos, José Bové répond sans tergiverser. En aucun car il n’accepterait d’être ministre du gouvernement Sarkozy, même si cela lui permettait de réaliser un point capital de son programme. Et pour revenir à l’Europe, le député voit bien Bruxelles devenir le seul et unique lieu pour les sessions parlementaires : « se déplacer entre Strasbourg et Bruxelles est une aberration financière et ecologique ».
L'eurodéputé s'est également prononcé sur la crise du lait. Alors que la commission européenne a promis 280 millions d’euros pour y remédier, José Bové qualifie cette d’aide d’ « aumône ». Explications dans la vidéo.

