Bonjour
C'est long fastidieux mais très instructif, mais je pense que ça en vaut la peine.
Je
pense que comme moi vous apprendrez des choses nouvelles. Voici
quelques réflexions qui pourront peut être nous aider a mieux
comprendre ce qui se passe autour de nous.
bonne lecture...
PS:
j'aime tous mes amis catholiques et je ne fais aucune différence avec
les autres personnes. Je pense juste que nous devons dire la vérité sur
ce que la Bible dit. Ils restent néanmoins mes amis bien que je ne soit
pas d'accord avec la doctrine
DOCTRINE CATHOLIQUE A LA LUMIÈRE DE LA BIBLE.
Jean-Louis Bulté
Jésus répondit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde
pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
Pilate lui dit : Qu´est-ce que la vérité ? (évangile de Jean,
chapitre 18, versets 37-38).
La question de Pilate à Jésus est certainement une des plus essentielles
qui soient. Bien sûr, dans un temps où le diktat du relativisme sévit, il
semble tout à fait impossible d´attribuer à la vérité un caractère absolu.
Chaque religion posséderait une partie de la vérité et puisqu´il serait
hasardeux d´essayer d´en définir les mesures respectives, on estime fort
logiquement qu´il est inutile de se torturer l´esprit avec ce genre de question
métaphysique. Et pourtant, Jésus avait déjà répondu à la question de Pilate.
Dans le même évangile de Jean, au chapitre 14 verset 6, nous lisons que Jésus
se révèle comme la vérité incarnée. Puis en Jean chapitre 17 verset 17 Jésus
définit la Parole de Dieu comme étant la vérité. Deux passages qui témoignent
que selon l´Évangile, la vérité n´a rien d´abstrait. Elle s´est matérialisée en
chair et en os.
Venons-en
maintenant à l´objet de cette étude. Soucieux de rompre avec un silence trop
longtemps prolongé sur les grandes hérésies de l´Eglise Catholique Romaine,
nous avons voulu confronter les dogmes si protégés de la « Grande
Église » avec les déclarations de la Bible, que nous croyons entièrement d´inspiration
divine. Tout prouve que bien des Français, qui se réclament encore pour
68 % du catholicisme, sont attachés à un certain nombre de pratiques
religieuses - le baptême des enfants par exemple - et se réfèrent facilement à
l´enseignement qu´ils ont reçu dans leur enfance sans se poser la question du
bien-fondé de ces croyances et pratiques. Pourquoi utiliser le terme d´hérésie
qui, il faut l´avouer, pourrait paraître exagéré ? Tout simplement parce
que L´Eglise Romaine a pendant des siècles soi-disant fait la chasse aux
hérésies ou plus exactement aux hérétiques, et ce, à chaque fois qu´une voix
était discordante par rapport aux dogmes et traditions de l´Eglise. Le pauvre
Galilée en fit lui-même les frais, lui qui eut la prétention de dire qu´il avait
découvert que la terre était ronde et non plate et qu´elle tournait autour du
soleil et n´était pas le centre de l´univers. Les autorités ecclésiales du
moment le sommèrent d´abandonner ses recherches car elles remettaient
directement en question la position officielle de l´Eglise.
Et que dire de
tous ces innocents massacrés ou brûlés vifs sous le régime de l´Inquisition,
cette institution spécialement créée pour combattre l´hérésie. Est-il utile de
revenir sur un passé si douloureux et bien révolu ? Outre le fait que nous
croyons fermement qu´il faudra rendre des comptes un jour, ce qui nous importe
aujourd´hui c´est d´attirer l´attention sur le fait que bien des vérités
déclarées par l´Eglise Catholique ne sont en réalité que mensonge au regard des
écrits bibliques qui seuls peuvent servir de référence absolue en matière de
foi chrétienne.
Certains
réformateurs, du XVIème siècle en particulier, avaient apporté un
éclairage considérable sur le système catholique et ses dérives, mais l´écho de
leur voix s´est estompé avec les siècles. Nous croyons que seule la vérité
proclamée par l´Écriture (la Bible) peut remédier à l´ignorance qui subsiste et
attirer à nouveau l´attention de nos concitoyens sur des questions qui ont été
reléguées en arrière-plan de leurs préoccupations. La doctrine de l´Eglise
Catholique Romaine contient un certain nombre d´erreurs que nous voudrions
mettre en évidence le plus clairement possible.
Nous espérons
que vous aurez la curiosité de prendre connaissance des pages qui suivent. Notre
désir, c´est que vous connaissiez Celui qui est la vérité car de cette
connaissance peuvent se produire les plus grandes transformations : « Je
sais une chose : c´est que j´étais aveugle et que maintenant je vois...
Jésus l´ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il
répondit : Et qui est-il Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l´as
vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c´est lui. Et il dit : Je crois,
Seigneur. Et il l´adora. Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour
un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient
deviennent aveugles » (Évangile selon Jean, chapitre 9:25, 35-39).
Que croyez-vous ? Quelles sont vos certitudes ?
Bien des
catholiques sont aujourd´hui en proie à des interrogations légitimes. L´Eglise
laissant subsister autant d´ambiguïtés que de zones floues, beaucoup de fidèles
s´interrogent au sujet des positions prises par les instances supérieures. Pour
palier à cette lacune, beaucoup sont tentés d´associer à leur foi les pensées
venues des religions hindouistes, concernant la réincarnation par exemple qui
aurait séduit quelque 30% de catholiques. L´éternité, l´existence du paradis et
de l´enfer, la réalité d´un jugement après la mort, sont parmi ces zones floues
embarrassantes. Et pourtant, sur chacun de ces sujets, la Bible donne des
révélations précises permettant aux croyants d´avoir de solides certitudes.
Bien sûr, l´Eglise Catholique après avoir formellement interdit pendant des
générations la lecture de la Bible, condamnant même ceux qui la possédaient,
n´encourage guère sa lecture assidue. Il est vrai qu´il est toujours plus
facile de conduire des personnes maintenues dans l´ignorance. C´est pourquoi,
nous tenons à préciser que nous respectons la foi sincère de bien des catholiques
et que notre réaction porte sur « le système » du catholicisme, non
conforme à la Bible sur lequel il prétend être édifié. Vous trouverez donc dans
les prochaines pages un examen des grands piliers de la doctrine de l´Eglise
Romaine. Mais avant de les aborder, rappelons ...
Les origines de l´Eglise Catholique Romaine
Il est
certainement utile de rappeler ici que l´Eglise Catholique n´a été établie ni
par Jésus ni par les apôtres et que l´Eglise primitive était radicalement
différente de celle-ci.
C´est en 313
que l´Eglise jusque-là persécutée va obtenir de l´empereur Constantin la paix,
la reconnaissance et un rapprochement étroit avec l´État. Constantin, tout en
gardant son titre païen de Souverain Pontife favorisa le christianisme.
C´est à la fin
du IVème siècle que l´empereur Théodose interdit le culte
païen : tout citoyen romain était contraint d´accepter la foi chrétienne
telle qu´elle avait été formulée au concile de Nicée en 325. Tous ceux, dès
lors, qui pour des raisons de conscience, ne suivaient pas ce diktat et
n´entraient pas dans cette religion d´État étaient stigmatisés comme
hérétiques.
Sous la
direction du pape Léon Le Grand (440-461), l´Eglise universelle prit un immense
essor. C´est lui que la plupart des historiens de l´Eglise désigne comme étant
le premier pape, le premier à vouloir monopoliser au profit de l´évêque de Rome
les promesses faites par Jésus à l´apôtre Pierre (Matthieu 16:18,20).
L´institution
de « l´Eglise d´État » fut achevée sous le règne de l´empereur
Justinien (527-565) lorsqu´il établit les prêtres comme « fonctionnaires
d´État ». Les évêques devinrent des dignitaires munis de pouvoirs
religieux et politiques et se firent considérer comme des « pères
spirituels ».
La prééminence
des évêques, et surtout des métropolites dans les églises catholiques favorisa
grandement les relations de l´Eglise avec les autorités civiles. L´Eglise et
l´État ne tardèrent pas à être étroitement associés, et, très vite, la
puissance de l´État fut à la disposition des chefs de l´Eglise pour sanctionner
leurs décisions. C´est ainsi que les persécutés devinrent graduellement
persécuteurs.
Plus tard, les
églises qui, restées fidèles à la Parole de Dieu furent persécutées par
l´Eglise dominante comme hérétiques et sectaires, exprimèrent souvent dans
leurs écrits leur entière désapprobation de l´union de l´Eglise et de l´État.
Avec
l´introduction des masses plus ou moins païennes dans l´Eglise, le culte ne
peut éviter la paganisation. Toutes sortes de pratiques sont introduites :
le signe de croix (310) ; l´utilisation des cierges (320) ; la
vénération des anges et des saints décédés (375), en sont quelques exemples.
Les églises et même les individus sont placés volontiers sous la protection
d´un saint ; bientôt, dans chaque autel, on désire placer une relique
sacrée. Les images, les pèlerinages, les processions satisfont également le
goût du faste et la superstition qui animent les foules. Ceux qui protestent
alors contre ces déviations sont traités d´impies et leurs réactions restent
sans résultat.
LE PURGATOIRE
Nous touchons
ici directement à la question du salut de l´âme, question la plus essentielle
qui soit au regard des paroles fameuses de Jésus : « A quoi
servirait-il à un homme de gagner le monde entier s´il perdait son âme ?
ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Matthieu
16:26).
Peut-on savoir
ce qu´il y a vraiment après la mort ? Si l´âme est immortelle, que
devient-elle, où va-t-elle ? Y a-t-il un lieu d´attente et de purification
comme le suppose la doctrine du purgatoire ? Peut-on avoir l´assurance de
son salut ou est-ce une présomption ?
A chacune de
ces questions, la Bible donne en réalité des réponses claires et précises.
Seule l´ignorance ou l´incrédulité nous maintiennent dans l´incertitude.
Il y a dans le
coeur de tout homme la pensée de l´éternité, déclare l´Ecclésiaste (Ecclésiaste
3:11). Quand il vous est arrivé de penser à la mort, vous avez peut-être perçu
une interrogation latente et certainement vous vous êtes dit que les choses ne
devaient pas en rester là, qu´il y avait peut-être une continuité, une vie
après la vie...
Le drame c´est
que nous ne prenons pas le temps de chercher de vraies réponses et qu´une
multitude de gens se dirigent vers le grand départ sans même se préparer, comme
s´il n´y avait rien, ou bien, au contraire, comme si tout le monde allait au
paradis, comme le claironne une certaine chanson populaire, mais il n´y a rien
de plus faux. « Le royaume de Dieu, dira Jésus, est semblable à un filet
jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est
rempli, les pécheurs le tirent et, après s´être assis sur le rivage, ils
mettent dans des vases ce qui est bon et ils jettent ce qui est mauvais. Il en
sera de même à la fin du monde ».
« Les
anges viendront séparer les méchants d´avec les justes et ils les jetteront
dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de
dents » (Matthieu 13:47-50). L´expression « méchants » ne concerne pas
uniquement les grands criminels car en vérité, selon la Bible, tout homme qui
demeure délibérément éloigné de Dieu est un méchant. « La colère de
Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui
retiennent injustement la vérité captive, car ce qu´on peut connaître de Dieu
est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet les
perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se
voient comme à l´oeil nu, depuis la création du monde, quand on les considère
dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, car ayant connu Dieu, ils ne
l´ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais
ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été
plongé dans les ténèbres. Se vantant d´être sages, ils sont devenus
fous... » (Romains 1:18-22).
L´Évangile est
la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) car iI
révèle la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes (Tite 2:11). Le
salaire du péché c´est la mort mais le don de Dieu en Jésus-Christ c´est la vie
éternelle (Romains 6:23). C´est pourquoi, celui qui croit au Fils a la vie
éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la
colère de Dieu demeure sur lui (Jean 3:36).
Non, le salut
n´est pas aléatoire ; il ne doit rien au hasard, mais il dépend
directement de notre connaissance ou de notre non-connaissance du Fils de
Dieu : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient
au Père que par moi » (Jean 14:6) ; « en vérité, en vérité, je
vous le dis, je suis la porte des brebis... si quelqu´un entre par moi, il sera
sauvé » (Jean 10:7,9).
Ainsi donc,
comme le dira l´apôtre Paul aux chrétiens de Rome, « si tu confesses de ta
bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton coeur que Dieu l´a ressuscité
des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).
Dans ce temps
de syncrétisme religieux où l´on veut se rassurer autour de cette pensée que
toutes les religions se valent, servent et honorent un même Dieu sous des noms
différents, il paraît présomptueux et peu raisonnable d´être à la fois catégorique
et si restrictif concernant la question du salut. Mais la Bible, que nous
croyons être la parole de Dieu, est à la fois catégorique et restrictive.
Après la mort
il n´y a pas de néant, il n´y a pas non plus de seconde chance au travers d´une
réincarnation : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule
fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27). Il n´y a pas
davantage de purgatoire, cet état de purification, selon le dogme officiel,
cette antichambre pour le ciel, où les âmes encore impures trouvent un
soulagement dans les prières des fidèles mais surtout dans le sacrifice de la
messe. C´est là une hérésie pure et simple au regard du sacrifice parfait et
parfaitement suffisant de Jésus qui, par son sang, a obtenu pour nous la paix
avec Dieu (Romains 5:1 ; Colossiens1: 20).
C´est encore et
toujours cette même idée erronée que nous pouvons participer à notre propre
salut alors que la Bible est formelle : « C´est par la grâce que
vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c´est
le don de Dieu » (Ephésiens 2:8).
C´est le pape
Grégoire le Grand (mort en 604) qui ébaucha la doctrine. Le concile de Florence
en 1439 définit le dogme confirmé par le concile de Trente. C´est sur ce dogme
que prit son essor le fameux trafic des indulgences au travers desquelles on
pouvait moyennant finances, soulager la souffrance d´un être cher en faisant
dire quelques messes. Ce fut l´occasion d´exploiter la crédulité des foules
ignorantes et de faire rentrer de l´argent permettant aux pontifes de la
Renaissance de mettre sur pied leurs projets à la gloire de... Rome ou tout
simplement à la leur.
Il n´y a
pourtant pas trente six chemins pour aller au ciel mais seulement un comme le
précisera Jésus : « Large est la porte, spacieux est le chemin qui
mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui entrent par là ; mais
étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie et il y en a peu
qui les trouvent » (Matthieu 7:13-14). Jésus est-il ici
fataliste ? « Celui qui cherche trouve » dira-t-il. Cela veut
donc dire que le drame demeure dans le fait que peu de personnes cherchent à
connaître la vérité qui mène au salut.
Il est
intéressant de lire ce commentaire tiré du Dictionnaire du Christianisme de
Jean Mathieu-Rosay : « Il est
impensable, pour l´Eglise, de faire marche arrière lorsqu´une doctrine a été
définie comme dogme de foi par un concile. L´infaillibilité du magistère en
serait ébranlée. Bien des théologiens reconnaissent toutefois que le dogme du
purgatoire, en raison surtout de considérations psychologiques et pédagogiques,
pose aujourd´hui bien des problèmes ».
C´est ainsi que
même le système des indulgences subsiste comme l´indique le Nouveau Catéchisme
de L´Eglise Catholique : « Puisque
les fidèles défunts en voie de purification sont aussi membres de la même
communion des saints, nous pouvons les aider... en obtenant pour eux des
indulgences » (Catéchisme, articles 1476-1478, page 317).
Terminons par
une question : Que penser du fait que les Papes sont ceux qui ont le plus
de messes après leur mort et cela à l´échelle mondiale ? Ont-ils donc si
besoin de cet état de purification que constitue le purgatoire et par
conséquent du secours de la prière des fidèles ?
LA VIERGE MARIE
Actuellement,
dans la pratique des dévotions catholiques, une place immense est faite à la
vierge Marie. Les titres qu´on lui attribue sont multiples : Mère de Dieu,
Porte du ciel, Refuge des pécheurs...
Marie est
vénérée au point que Jésus Lui-même semble relégué à une place inférieure. Les
innombrables statues de la Vierge à l´enfant (ou sans enfant) sont suffisamment
parlantes. Qu´en est-il en réalité par rapport aux Écritures ?
La naissance de
Jésus est surnaturelle. C´est le mystère de l´incarnation : « Une
vierge enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel » (Esaïe 7:14). Mais
Marie n´en reste pas moins une femme à part entière qui fut choisie en vertu de
la grâce souveraine de Dieu, ce que celle-ci admettra d´emblée dans sa
prière : « Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa
servante » (Luc 1:48).
Au Moyen-Âge,
le culte de Marie se développe considérablement grâce à la chevalerie (culte de
la Dame). On note l´apparition de l´Ave Maria vers le IXème siècle
comme prière rituelle. Peu à peu apparaissent les fêtes mariales dont la
dernière en date, l´Assomption, a été établie par le pape Pie XII en novembre
1950 seulement. Pourquoi cette soudaine « révélation » ? Tout
simplement pour résoudre une question de logique doctrinale. Déclarer Marie
comme étant sans péché devait forcément impliquer qu´elle n´avait pu voir la
mort. La Bible ne fait bien sûr aucune mention d´une élévation de Marie au
ciel. Seul Jésus a été souverainement élevé à la droite de Dieu, seul Il est
couronné de gloire et d´honneur. Prétendre qu´il est nécessaire voire
préférable de passer par Marie pour atteindre son Fils n´a de même aucun
fondement scripturaire et relève de l´imaginaire de théologiens qui tordent le
sens des Écritures. Voyez plutôt les récits des évangiles concernant les
contacts que Jésus a pu avoir avec Marie et les paroles qu´il prononça à son
égard :
- Quand Marie réprimanda
Jésus qui lui avait faussé compagnie à elle et à Joseph, celui-ci
répondit : « Ne saviez-vous pas qu´il faut que je m´occupe
des affaires de mon père. Mais ils (y compris Marie) ne comprirent pas ce qu´il
leur disait ». (Luc
2:41-50).
- A Cana, Marie fut
certainement surprise d´entendre Jésus lui dire : « Femme,
qu´y a-t-il entre moi et toi ? » (Jean 2:4).
- Quand on vint avertir Jésus
que sa mère et ses frères désiraient le voir (Marc 3:31-35), il ne manifesta
pas une grande joie, sachant que peu de temps avant ils avaient voulu se
saisir de lui, pensant qu´il était hors de sens (Marc 3:21). Jésus déclara
alors que quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est son frère, sa
soeur, et sa mère Aucun hommage particulier à Marie mais une mise au point
des plus claires : d´abord, le fait que Marie ait engendré Jésus ne
lui donne aucune prérogative spéciale sur lui ; ensuite, le fait que
Jésus soit né de chair et de sang ne doit pas masquer son origine divine, éternelle,
céleste.
- Quand une femme voulut
rendre un hommage tout particulier à Marie en s´exclamant du milieu de la
foule : « Heureux le sein qui t´a porté, heureuses les
mamelles qui t´ont allaité ! », Jésus réagit aussitôt pour
lever toute ambiguïté : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la
parole de Dieu et qui la gardent ! » (Luc 11:27-28).
- Enfin, quand Jésus déclara
sur la croix : « Femme, voilà ton fils », et à
Jean : « Voilà ta mère », il ne voulait en aucune manière
signifier que Marie était la mère de tous les croyants mais ne voulant pas
la laisser à elle-même, dans le besoin et le désarroi, il la confia donc
aux soins de son disciple le plus proche. Cela est d´autant plus clair que
l´Écriture précise qu´à partir de ce moment le disciple la prit chez lui
(Jean 19:26-27).
Marie
« Mère de Dieu »
Prétendre que
Marie est la « Mère de Dieu » parce qu´elle a enfanté celui qui est
la Parole faite chair, le Verbe incarné, c´est prendre un raccourci bien
simpliste pour tomber dans une aberration grossière. Dieu « est » de
toute éternité, il n´a ni commencement ni fin. Dire que Marie est la Mère de
Dieu c´est dire que Dieu a un commencement au travers de la naissance de Jésus.
C´est oublier que Jésus s´est seulement incarné en prenant un corps semblable
au nôtre pour accomplir notre Rédemption mais qu´il était avec le Père de toute
éternité : « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu´il
verrait mon jour : il l´a vu, et il s´est réjoui. Les juifs lui dirent.-
tu n´as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham I Jésus leur dit : en
vérité en vérité je vous le dis, avant qu´Abraham fût, je suis » (Jean
8 : 56-58).
Il est
manifeste que Marie est un exemple de foi et d´humilité mais elle ne saurait
être vénérée comme une déesse. En réalité, c´est après l´entrée massive des
païens dans l´Eglise, habitués au culte des déesses, qu´on vint en foule vers
Marie. Il est significatif de voir que c´est à Ephèse, la ville de la déesse
Artémis, que le concile de 431 la déclara « Mère de Dieu ». C´est
alors qu´on commença à lui dédier des autels et des images. Dans son livre
consacré à la vie de l´apôtre Paul (L´avorton de Dieu), Alain Decaux mentionne
cette réalité : à Ephèse, « le paganisme est partie intégrante de
la vie quotidienne. Chacun implore Artémis dans ses prières comme - bien plus
tard - les chrétiens prieront Marie. Chaque mois de mai est consacré à la
déesse. Tous les quatre ans, son culte prend des proportions inouïes.
D´innombrables pèlerins se ruent dans la ville entièrement fleurie. La moindre
chambre est louée plusieurs mois à l´avance. Tout le jour, des cortèges joyeux
parcourent la cité en criant et chantant : »Grande est Artémis
des Ephésiens !« » (page 212).
Les Isis,
Artémis, Astarté et Vénus de l´Antiquité ont laissé place à l´adoration d´une divinité
féminine : Marie. On comprend mieux le mécanisme religieux de transfert de
dévotion, qui conduit à une forme d´idolâtrie chrétienne, toute aussi
répréhensible du point de vue de la Bible.
L´Immaculée
Conception
C´est en 1854
que le Pape Pie IX va rassembler une grande partie des évêques à Rome pour
discuter de la question et se mettre d´accord sur les termes exacts de la
promulgation de l´Immaculée Conception. Dès lors, Marie apparaît comme le seul
être épargné par le péché originel. Modèle de pureté absolue, elle seule peut
être désignée pour devenir la mère de Jésus. Très opportunément, c´est après
cette proclamation, 4 ans plus tard, en 1858, à Lourdes, que la Vierge Marie se
serait présentée à la jeune Bernadette comme l´immaculée Conception, venant
ainsi confirmer elle-même le bien-fondé d´un tel attribut.
Cette
allégation survenue après 19 siècles d´obscurité n´a encore une fois aucun
fondement néo-testamentaire. Si Marie avait été sans péché nous ne voyons pas
pourquoi elle s´adresse à Dieu comme à son sauveur : « et mon
esprit se réjouit en Dieu, mon sauveur » (Luc 1:47) ; seul le
péché amène à considérer le besoin d´un sauveur capable de pardonner et
d´effacer.
Jamais de son
vivant Marie ne s´est attribuée une telle qualité, bien au contraire : « Le
Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante » (Luc 1:48).
Il est donc très étrange qu´elle puisse maintenant se donner des attributs
divins.
Rien dans les
diverses épîtres du Nouveau Testament ne permet un instant de supposer que
Marie soit née et demeurée sans péché ou qu´elle puisse avoir une part
quelconque dans notre Rédemption. En fait, les écrits des divers apôtres se
focalisent uniquement sur la personne de Jésus sans faire aucunement mention de
Marie.
Nous devons
donc admettre en toute objectivité que les allégations de l´Eglise Catholique
concernant Marie relèvent davantage de la fantasmagorie mystique plutôt que
d´une révélation indiscutable des Saintes Écritures, qui, rappelons-le encore,
sont la seule et unique source de connaissance pour tout ce qui concerne la foi
chrétienne.
La vie de
Marie selon les évangiles
Le Nouveau
Testament est en fait très sobre concernant la vie de Marie. Au-delà du choix
de Dieu qui relève de sa grâce souveraine, nous voyons en Marie une femme effacée
qui n´a jamais cherché à faire parler d´elle. Il est manifeste que, jusqu´à la
croix, il fut pour elle très difficile de conjuguer le fait que Jésus soit son
fils et le fait qu´il soit le Fils de Dieu. Contrairement aux idées reçues, il
est clair que Marie eut bien d´autres enfants. Il suffit de lire Matthieu
13:55-56, Marc 6:3, Jean 7:5, Actes 1:14, pour s´en convaincre. Le dogme de la
virginité perpétuelle de Marie n´est donc pas plus fondé que celui de sa nature
immaculée.
LA PAPAUTÉ
Une des
particularité s majeures de l´Eglise Catholique consiste en son organisation
pyramidale, toute une hiérarchie allant du simple prêtre au cardinal et ayant à
sa tête un monarque absolu, le pape. Celui-ci est défini comme étant l´évêque
de Rome, successeur de Saint Pierre ; il est le chef visible de l´Eglise,
le vicaire de Christ, celui dont la parole serait infaillible. C´est ainsi que
depuis le IVème siècle, plus de 250 papes se sont succédés, laissant
parfois à l´Histoire le témoignage d´hommes intéressés par le pouvoir, capables
de décisions impitoyables envers ceux qui avaient l´audace de contester leur
autorité.
Et pourtant, un
simple examen des écrits néo-testamentaires nous montre qu´il y a bel et bien
eu une méprise énorme dans le choix d´établir sur l´Eglise un chef terrestre.
En voici quelques preuves :
Jésus n´a
jamais établi l´apôtre Pierre comme chef de l´Eglise et ne l´a jamais considéré
comme supérieur aux autres apôtres ; l´interprétation erronée du texte de
Matthieu 16:18,19 a été des plus dommageables. Jésus ne voulait aucunement
signifier à Pierre qu´il deviendrait la pierre principale de l´édifice
spirituel qu´est l´Eglise, mais plutôt affirmer que tous ceux qui, comme Pierre
reconnaîtraient en Jésus le fils de Dieu, sauveur du monde, constitueraient Son
Église, chaque croyant devenant en lui-même une pierre vivante pour former une
maison spirituelle, un saint sacerdoce (1 Pierre 2:4,6). Jésus-Christ est le
seul fondement de l´Eglise comme le déclare l´apôtre Paul aux
Corinthiens : « Car personne ne peut poser un autre fondement que
celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:11).
Il est à
remarquer qu´un an après la déclaration faite à Pierre, les disciples se
disputent pour savoir qui est le plus grand (Luc 22:24-26). Or, Jésus ne répond
pas : « Mais c´est Pierre ! ». Il profite de cette occasion
pour dissiper toute ambiguïté concernant d´éventuels débats sur l´influence des
uns sur les autres et pour ´tuer dans l´oeuf´ toute ambition venant mettre en
péril l´égalité parfaite de tous ceux qui Le suivent.
Nulle part nous
ne voyons Pierre, dans la lecture du livre des Actes des Apôtres, accepter des
honneurs particuliers : il se pressa de reprendre Corneille qui se
prosternait devant lui (Actes 10:25,26).
Dans l´épître
aux Galates, Paul mentionne Jacques, Céphas (Pierre) et Jean comme les colonnes
de l´Eglise primitive (Galates 2:9) : Pierre n´est mentionné qu´en
deuxième position. Précédemment le même apôtre Paul avait précisé que le
Seigneur avait fait de lui l´apôtre des païens comme de Pierre l´apôtre des
juifs (Galates 2:7,8).Très intéressant puisque le Pape, censé être le
successeur de Pierre, aurait logiquement dû conserver la même mission, mais
toute l´histoire dément ce fait.
Faut-il ajouter
que Pierre, lors de son passage à Antioche, fut confondu dans son hypocrisie
par l´apôtre Paul (Galates 2:11-14),ce qui n´est pas très convaincant en ce qui
concerne le sujet de l´infaillibilité du soi-disant premier Pape.
Jésus a
plusieurs fois combattu cette idée de primauté lorsqu´Il exhorta ses disciples
à se faire serviteurs de tous et à ne pas rechercher les honneurs des hommes.
Pour s´occuper de son Église, Jésus n´a jamais voulu établir un système
reconnaissant une autorité humaine par excellence, mais il a envoyé le
Saint-Esprit pour conduire les siens dans la Vérité (Jean 16:13,14).
Pour ce qui
concerne encore l´infaillibilité du Pape définie par le concile de Vatican I,
en 1870, on peut affirmer que jamais l´apôtre Pierre ne s´est arrogé une telle
qualité, lui qui se déclare « ancien » (presbytre) parmi les
anciens et dit que seul Jésus est le Prince des pasteurs (1 Pierre 5:1-4).
En vérité, nul
homme n´a le droit de prétendre à l´infaillibilité car Jésus-Christ Lui seul,
Dieu manifesté en chair, possède l´infaillibilité . Il est, Lui seul, le Chef
suprême de l´Eglise. NUL HOMME ne devrait avoir le droit de s´arroger un tel
titre.
Il est
impossible de prouver que Pierre fut le premier évêque de Rome. Certes, une
très ancienne tradition dit qu´il est mort dans cette ville, sous Néron en 66,
mais rien dans le Nouveau Testament ou dans des documents contemporains, ne dit
que Pierre, apôtre des Juifs, soit devenu l´évêque de Rome. C´est même
invraisemblable car en 58, l´épître aux Romains montre que Pierre n´était pas
dans cette ville. En 61, quand Paul y est prisonnier, Pierre n´y est toujours
pas (Actes 28). La deuxième épître à Timothée, écrite de Rome, plus tard
encore, ne parle toujours pas de la présence de Pierre dans cette ville.
Comment Rome
est-elle devenue le siège du pouvoir pontifical ?
L´Eglise de
Rome, l´une des plus anciennes, puissante et influente (puisqu´elle avait parmi
ses membres de hauts fonctionnaires de l´empire, et, à partir de 315,
l´empereur et sa famille), devint une des Églises les plus vénérées. Son chef
était revêtu, par ce fait, d´une grande autorité. Progressivement, il
revendiqua des prérogatives particulières et la prééminence, mais les évêques
des autres grandes Églises luttèrent longtemps contre ces prétentions.
En réalité le
choix de Rome comme « capitale ecclésiastique du monde » est purement
arbitraire. L´Eglise de Jésus-Christ n´a nullement besoin d´un siège
géographique particulier puisqu´elle est présente dès que deux ou trois
disciples de Jésus se réunissent en son nom et cela sans même la présence d´un prêtre
(Matthieu 18:20).
L´origine du
titre « souverain pontife »
Dans les
documents de l´Eglise catholique, le pape est très souvent nommé « le
souverain pontife ». C´est étrange, car le titre de « pontife »
vient directement du paganisme. Le chef de l´ensemble des prêtres des
différents cultes de Rome était le souverain pontife, « pontifex
maximus », c´est-à-dire le constructeur en chef des ponts. Dans
l´Antiquité, en effet, les fleuves étaient considérés comme des divinités dont
il fallait apaiser la colère si l´on essayait de les franchir. La construction
d´un pont relevait ainsi de l´art mystérieux d´un homme capable d´attirer la
faveur divine. Maître de redoutables secrets, les faiseurs de ponts étaient des
personnages sacrés. A partir d´Auguste, l´empereur lui-même se fit appeler
ainsi car il prétendait établir un pont entre le commun des mortels et les
dieux. L´empereur Gratien, en 379, supprima le titre, trop païen à ses yeux.
Cela n´empêcha pas qu´à partir de Léon 1er, l´évêque de Rome accepta
de le porter jusqu´à devenir, depuis la Renaissance, le titre le plus habituel.
Très-Saint
Père, Vicaire de Christ
Il n´est pas
rare d´entendre de part et d´autre parler du « Très-Saint Père » pour
désigner le Pape, certainement pour signifier qu´il n´est pas un simple père
dans l´Eglise mais le chef, le représentant le plus important de l´Eglise.
Accepter une telle appellation paraît bien étrange si l´on considère que Jésus
a clairement demandé de n´appeler personne « Père » sur la terre, « car
vous n´en avez qu´un, le Père céleste » (Matthieu 23:9).
Quant à la
précision « Très-Saint », il y a de quoi être choqué puisque Jésus
s´adressant à son Père l´appellera « Père Saint » (Jean 17:11) :
le Pape serait-il donc plus saint que Dieu lui-même !!! Cela est bien surprenant !
Faut-il
également s´arrêter sur l´expression « Vicaire de Christ » ?
Si le Pape est
bien le représentant sur terre de Jésus-Christ il est très étonnant qu´il
réside pour la majeure partie de son temps dans une sorte de tour d´ivoire, de
château retranché, alors que Jésus sillonnait les routes le plus simplement du
monde (et sans papamobile) allant de lieu en lieu, faisant du bien et
guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable (Actes l0:38).
En vérité le
Pape agit et se déplace surtout en tant que représentant de l´Eglise Catholique
Romaine dont il est le gardien et le principal promoteur.
Le baptême
des nouveaux-nés
Selon la
doctrine catholique, le sacrement du baptême confère la première grâce
sanctifiante qui efface le péché originel, nous fait enfants de Dieu, membres
de l´Eglise et héritiers du Paradis. La tradition du baptême des enfants est
encore très respectée parmi les français car il offre la garantie que rien ne
s´opposera à un mariage et à un enterrement religieux. Pour beaucoup, il faut
le dire, le baptême est une coutume, un rite, une formalité qui n´a guère de
signification.
Le vrai baptême
chrétien comme la Bible l´enseigne, ne concerne que des adultes qui désirent
manifester leur appartenance au Christ et leur foi en Lui. Jamais il n´est
question dans le Nouveau Testament de baptême d´enfants et cela est bien
logique : un bébé n´a aucune conscience d´un quelconque engagement envers
Dieu ; un peu d´eau sur sa tête ne saurait faire de lui un chrétien.
Le véritable
baptême est un engagement volontaire, une démarche libre et personnelle de
suivre Jésus-Christ : « Et l´eunuque dit : Voici de
l´eau ; qu´est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? Philippe
dit : si tu crois de tout ton coeur, cela est possible. L´eunuque répondit :
je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. Il fit arrêter le char ;
Philippe et l´eunuque descendirent tous deux dans l´eau, et Philippe baptisa
l´eunuque » (Actes 8:36-38).
Le salut ne
dépend pas du baptême mais de la foi du coeur : « Si tu confesses
de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l´a
ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car c´est en croyant du coeur qu´on
parvient à la justice, et c´est en confessant de la bouche qu´on parvient au
salut » (Romains 10:9,10).
Ici encore la
tradition religieuse a relégué la révélation spirituelle et l´ordre divin au
second plan, l´annulant au profit de raisonnements.
LA LITURGIE
DE LA MESSE
Résultat de
longs siècles de tradition, l´office de la messe se déroule selon des règles
très strictes, très solennelles. Il comprend un grand nombre de gestes, signes
de croix, génuflexions, inclinaisons du corps, dont le sens symbolique est très
précis. En plusieurs occasions on utilise de l´encens ce qui constitue un
curieux emprunt au paganisme romain : brûler de l´encens devant la statue
d´un César était une profession de loyalisme envers l´État. Dès le Vème
siècle, l´Eglise d´Occident utilise de l´encens pour l´intronisation du pape,
adoptant ainsi pour l´évêque de Rome le cérémonial païen de la glorification de
l´empereur.
La messe est
rythmée par un certain nombre de prières récitées, de formules toutes faites ne
laissant aucune place à la spontanéité et à l´expression libre.
Il s´agit d´un
rituel très structuré au sein duquel le fidèle est plus spectateur que
participant. Les vêtements sacerdotaux, comme l´ensemble des ustensiles, si
précieux pour l´officiant, n´ont en réalité aucune valeur particulière. C´est
en fait une reproduction des instruments du culte qui était rendu dans le Tabernacle
juif puis dans le Temple.
Si vous
regardez maintenant ce qui est dit dans la Bible, en particulier dans le livre
des Actes qui nous expose clairement de quelle manière s´organisait le culte
des premiers chrétiens, vous réaliserez très vite l´importance du
contraste : il n´y avait pas de prêtre orchestrant le culte rendu à Dieu
avec la plus grande rigueur, mais la participation de chaque chrétien avec
ordre et bienséance, dans une grande liberté. Les prières n´étaient pas
récitées mais spontanées. Il n´y avait aucune succession de geste rituels
destinés à produire et à entretenir le sentiment mystique. Chants, prières,
enseignement de la Parole de Dieu, partage du pain et du vin étaient vécus dans
la plus grande simplicité mais dans une vraie spiritualité.
L´EUCHARISTIE
C´est au XVIème
siècle, au concile de Trente, que la doctrine dite de la
« transsubstantiation » a été adoptée officiellement mais c´est au
XIIème siècle que des théologiens utilisèrent ce terme technique
pour désigner la transformation miraculeuse du pain et du vin en véritable
substance du corps et du sang du Christ. A chaque eucharistie interviendrait ce
mystère miraculeux de la transsubstantiation dans lequel, à chaque occasion, le
Christ s´offrirait à nouveau. Ainsi donc, le sacrifice de l´Agneau divin se
trouve renouvelé à chaque office.
Cette théologie
de la Sainte-Cène est très différente de celle que la Bible définit : en
effet, les chrétiens sont appelés à partager le pain et le vin en mémoire du
sacrifice accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ. Il s´agit d´une
communion spirituelle avec Celui qui donna sa chair et son sang pour le salut
du monde, du moins pour le salut de tous ceux qui auraient foi en Lui dans ce
monde. Le sacrifice de Jésus n´a d´effet expiatoire pour le pardon des péchés
que pour celui dont la foi est authentique. La Sainte-Cène en elle-même n´est
pas un acte rédempteur car Jésus-Christ est mort une fois pour toutes pour les
péchés dans un sacrifice total, parfait et suffisant. Il suffit de lire le 9ème
chapitre de l´Épître aux Hébreux pour y voir apparaître toute la vérité sur la
question.
Il est fort
surprenant que seul le prêtre ordonné soit en mesure de célébrer l´eucharistie,
la transformation du pain et du vin ne pouvant se faire que par son intervention.
Outre le fait que la transsubstantiation soit une hérésie pure et simple au
regard des déclarations parfaitement claires des écrits néo-testamentaires, il
faut préciser que dans l´église primitive, les chrétiens célébraient la
Sainte-Cène le plus simplement du monde, dans les maisons, sans la présence
indispensable d´un prêtre, puisque Jésus a fait de tous ceux qui croient en Lui
des prêtres pour Dieu son Père (Apocalypse 1:5- 6).
Que le prêtre
ordonné soit seul en mesure de prendre la coupe est encore une aberration
puisque tous ceux qui participent au pain peuvent de la même manière participer
au vin (1 Corinthiens 11, versets 23-27).
L´eucharistie
est certainement le point central du culte catholique romain et ce n´est donc
pas par hasard que le pape Jean-Paul II a tenu à repréciser certains aspects de
cette institution lors d´une déclaration datée du 17 avril 2003, rappelant au
passage qu´il était impossible de communier avec des protestants, tant leur
façon de voir les choses était contraire à la doctrine de Rome. Sur le fond,
cette position est logique et pleinement compréhensible. Seulement, ce sont
bien sûr toujours les mêmes qui ont raison et les mêmes qui ont tort...,
l´église de Rome s´érige en mère protectrice de la Vérité alors qu´en réalité
ses dogmes, sacrements et traditions sont en contradiction flagrante avec les
révélations données par la simple lecture du Nouveau Testament. Mais sur ce
dernier point, Rome a bien sûr trouvé la parade en appelant les fidèles à ne
pas interpréter la Bible par eux-mêmes mais à se fier uniquement à
l´interprétation donnée par l´Eglise au travers du prêtre.
LES SAINTS
Dans les
premiers temps de l´Eglise, le mot était synonyme de « chrétien ».
Celui qui avait été baptisé au nom de Jésus-Christ était sanctifié, mis à part.
Lorsque le baptême se généralisa après le IVème siècle et devint un
rituel religieux propre à introduire un maximum de païens dans l´Eglise, le
titre de « chrétien » subit une dévaluation et il ne fut plus
possible d´assimiler purement et simplement tout chrétien à un saint. Dès lors,
on réserva ce titre aux martyrs puis à tous ceux qui avaient mené une vie
particulièrement féconde au sein de l´Eglise et dont les vertus chrétiennes
avaient été remarquables. Montrés en exemple, on considéra ces personnes comme
ayant un rôle tout particulier devant Dieu et ils devinrent des intermédiaires
possibles qu´on pouvait invoquer en fonction des besoins et des situations.
Les saints ou
« bienheureux » ont leurs autels, et leurs reliques sont souvent exposées.
La liste est longue et augmente sans cesse au risque de ne plus savoir... à quel
saint se vouer.
L´hommage rendu
aux saints, dont l´importance est à la mesure de leurs icônes présentes dans
les églises catholiques, est encore une déviation, une confusion, une hérésie.
Le fait de prétendre qu´il est possible de les invoquer pour obtenir une aide
quelconque relève d´une sorte de spiritisme déguisé, sévèrement condamné par
Dieu (Lévitique 20:6). Le Seigneur seul peut être invoqué ; c´est le
témoignage laissé par l´ensemble des Écritures.
LES ICONES
Du grec eikôn,
image, représentation, l´icône est un élément très présent dans la piété
catholique. C´est ainsi que Jésus se retrouve avec de multiples visages dont la
représentation est, bien sûr, tout à fait aléatoire... et que dire de Marie et
d´autres personnages dont les peintures sont aussi diverses qu´étranges !
L´icône semble
avoir un rôle transcendant : celui de fixer la foi, de mettre en contact
plus étroit. Mais la vraie foi n´a nullement besoin d´un support matériel, et
une image, quelle qu´elle soit, ne saurait avoir une quelconque influence qui
puisse rapprocher de la personne si arbitrairement représentée.
Ce besoin
d´images est symptomatique : à défaut d´une communion vivante avec Dieu
par Jésus-Christ, il faut s´entourer d´images, comme de statues d´ailleurs,
pour « créer » une présence, une atmosphère soi-disant propice à la
méditation et la prière.
« Nous
marchons par la foi et non par la vue » dira Paul aux Corinthiens (2
Corinthiens 5:7) ce qui rejoint cette parole de Jésus : « Heureux
ceux qui n´ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29).
Dieu,
l´Éternel, celui qui est le roi des siècles, immortel, invisible (1 Timothée
1:17) a pourtant clairement défendu de se faire une image taillée ni aucune représentation
des choses qui sont en haut dans les cieux (Deutéronome 5:8).
Mais le coeur de
l´homme irrégénéré est idolâtre, ce n´est pas nouveau. C´est pourquoi bien des
personnes sont particulièrement attachées aux icônes, tout comme elles le sont
aux reliques, aux statues, aux apparitions.
LE CHAPELET
L´origine de
cet objet mérite quelque attention, tant à lui seul il montre avec quelle
facilité l´Eglise de Rome a adopté des objets, des rites et des traditions
totalement étrangers à la vraie foi chrétienne telle qu´elle est révélée par
les écrits néo-testamentaires. En effet, le chapelet, encore bien présent chez
les religieux, provient en fait des religions orientales comme l´attestent
nombre de statues d´antiques déesses hindoues. L´Islam l´adopta dès le IXème
siècle et aujourd´hui encore, boutiquiers des souks ou princes du pétrole
l´égrènent inlassablement entre leurs doigts.
Les chrétiens
(catholiques) le découvrirent au temps des croisades et dès le XIIème siècle
les Dominicains en firent une dévotion à la vierge Marie. Adopté pour la
convenance, il devint à la fois le support de la récitation systématique du
« Notre Père » et de « l´Ave Maria », tout en étant le
moyen matériel de méditer en les récitant les principaux mystères de la vie de
Jésus.
Cet instrument
« compte-prières » est une idée païenne. Jésus l´a d´ailleurs
clairement dénoncé : « Quand vous priez, ne multipliez pas les
paroles comme font les païens qui croient qu´à force de paroles ils seront
exaucés » (Matthieu 6:7).
La prière n´est
pas récitation machinale mais l´expression de notre coeur envers Dieu. Que de
personnes récitent le « Notre Père » sans rien saisir du sens réel de
ce qu´ils disent. Il s´agit là d´une nouvelle contradiction des dogmes
catholiques avec la Bible.
L´EAU BENITE
A l´entrée de
toutes les églises catholiques, on trouve des récipients spéciaux contenant de
l´eau ordinaire bénie par le prêtre. Elle aurait de merveilleuses vertus. Aussi
le fidèle y trempe-t-il les doigts avant de se signer ; le prêtre en
asperge le peuple, les maisons, les cercueils...
Cette pratique
est apparue au IVème siècle quand les païens, contraints d´adopter
le christianisme comme seule religion officielle, introduisirent l´usage de
l´eau lustrale qui était employée au cours des rites de purification dans les
religions antiques. Son emploi fut admis peu à peu par les prêtres et c´est au
IXème siècle que son utilisation se généralisa vraiment. Ainsi donc,
le même principe s´applique encore et encore : soucieux de ne pas
contrarier les gens qui entraient en masse dans l´Eglise, les autorités
ecclésiales importèrent certaines traditions et coutumes pourtant directement
contraires à l´Évangile. Il en est ainsi, comme nous l´avons vu, de l´adoption
de l´encens, des icônes, de l´eau bénite mais nous pourrions parler aussi des
cierges dont les catholiques font grand emploi.
LES CIERGES
Outre le fait
que les bougies petites ou grandes font l´objet de tout un commerce (certaines
peuvent servir plusieurs fois), leur utilisation dans un cadre spirituel est vide
de sens, sans aucune portée. Tout symbole qui n´a pas été établi par Dieu
lui-même est un symbole à portée humaine, émotionnelle, ni plus, ni moins.
Offrir des lumières au Père des lumières est une étrange conception de Dieu
lui-même. La foi des premiers chrétiens était dépourvue de ce genre
d´artifices.
L´EXTRÊME ONCTION
Ce n´est qu´à
partir du XIIème siècle qu´on appela ainsi en occident le sacrement
des malades. Celui-ci consiste en une onction d´huile sainte (huile d´olive
bénie par l´évêque) sur divers endroits du corps du malade, accompagnée à
chaque fois de l´invocation : « Que par cette onction sainte le
Seigneur te pardonne les fautes que tu as commises ».
Au fil du
temps, l´extrême onction a été considérée comme le sacrement des mourants et
donc réservé aux seuls malades graves, dans le but d´apaiser leur conscience en
leur assurant le pardon des péchés. C´est là encore une dérive regrettable, car
qui peut pardonner les péchés si ce n´est Dieu seul ?
Jésus pouvait
le faire de par sa nature divine, mais aucun homme ne peut s´attribuer un tel
pouvoir. Cette pratique de l´extrême onction est par conséquent un rite inutile
qui a la grave conséquence de rassurer faussement des personnes qui devraient
se repentir pour obtenir le pardon de leurs péchés.
LES ORDRES RELIGIEUX
Fondés par des
hommes qui voulaient vivre leur foi de façon authentique et dépouillée des
artifices d´un monde qu´ils jugeaient dépravé, les ordres religieux, qui sont
multiples, consacrent hommes et femmes à une vie cloisonnée, une vie
d´ascétisme, de prières rituelles et parfois de service à autrui. Quoique nous
puissions comprendre les motivations de leurs fondateurs, nous ne sommes pas
néanmoins en accord avec la pensée de Jésus qui parle de l´Eglise comme la
lumière du monde, le sel de la terre. Il n´est nullement question d´isolement.
Une vie
consacrée à la prière ! Quelles prières ? Des prières inspirées par
les dogmes mensongers et les fausses traditions instituées par l´Eglise de
Rome.
Par conséquent
que de prières inutiles que le Seigneur ne saurait agréer. Et pour dire un mot
du célibat imposé à tous ceux qui veulent consacrer leur vie, est-il permis de
dire que l´apôtre Pierre était marié, ainsi que bien d´autres apôtres, et qu´il
n´est pas forcément utile de s´imposer le célibat pour servir Dieu ou le
glorifier.
C´est un drame
de considérer l´envergure de cette fausse conception qui aboutira à la plus
grande des désillusions.
"Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s´y trouve, étant le
Seigneur du ciel et de la terre, n´habite point dans des temples faits de main
d´homme ; il n´est point servi par des mains humaines, comme s´il avait
besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration et
toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d´un seul sang, habitent
sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les
bornes de leur demeure ; il a voulu qu´ils cherchent le Seigneur, et
qu´ils s´efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu´il ne soit pas loin de
chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l´être ;
c´est ce qu´on dit aussi quelques uns de vos poètes : De lui nous sommes
la race... Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la
divinité soit semblable à de l´or, à de l´argent ou à de la pierre, sculptés
par l´art ou l´industrie de l´homme.
Dieu, sans tenir compte des temps d´ignorance, annonce maintenant à tous
les hommes, en tous lieux, qu´ils ont à se repentir, parce qu´il a fixé un jour
où il jugera le monde selon la justice, par l´homme qu´il a désigné, ce dont il
a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts..." (Actes
17/24 à 31).
CONCLUSION
Il nous
faudrait écrire un livre entier pour nous arrêter sur bien d´autres aspects du
culte catholique romain mais nous pensons avoir établi ici et simplement la
preuve que l´Eglise Catholique Romaine s´est construite et s´organise selon un
modèle qui n´est pas celui de l´Eglise primitive mais selon le modèle des
cultes païens de I´antiquité. Ainsi donc, nombre de pratiques observées par
bien des français n´ont strictement rien à voir avec l´enseignement de
Jésus-Christ.
Les paroles de
Jésus adressées aux religieux sont toujours d´actualité : « Pourquoi
transgressez- vous le commandement de Dieu au profit de votre
tradition ? » (Matthieu 15:3) ; « Ce peuple m´honore des
lèvres, mais son coeur est éloigné de moi. C´est en vain qu´ils me rendent un
culte en enseignant des doctrines qui ne sont que préceptes humains »
(Matthieu 15:8-9).
Il faut bien se
rendre à l´évidence : l´hérésie si combattue par l´Eglise de Rome l´a été
au nom d´une hérésie encore plus grande.
Pour reprendre
une image de Jésus, l´Eglise Catholique Romaine est telle un aveugle conduisant
un autre aveugle. Le résultat ? Ils tomberont tous les deux dans une fosse
(Matthieu 15:14). Sans même s´en rendre compte, les dignitaires de l´Eglise
Catholique ferment aux hommes la porte du Royaume des cieux et ils n´y entrent
pas eux-mêmes (Matthieu 23:13). La sincérité de bien des hommes d´Église et
leur dévouement ne peuvent occulter un terrible aveuglement aux résultats les
plus désastreux puisqu´ils concernent la destinée éternelle des hommes. Ce
n´est pas sans raison que Jésus a tenu à préciser qu´il ne suffisait pas de
dire « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume des cieux
mais qu´il fallait faire la volonté de Dieu (Matthieu 7:21). Ce n´est pas non
plus sans solennité qu´il a avertit qu´il y aurait des pleurs et des
grincements de dents dans l´éternité (Matthieu 8:12).
Tout le monde
chrétien se réclame de la Bible mais en réalité bien des vérités sont passées
sous silence ou sont détournées de leur véritable signification. La Bible est
un tout qui est à prendre dans son ensemble et non par bribes. Aimer Jésus ne
consiste pas à formuler de beaux discours mais à garder sa parole (Jean 14:23).
Notre but, en
diffusant cette brochure à l´échelle nationale, n´est pas de faire la promotion
d´une autre Église, mais d´élever la voix, comme d´autres l´ont fait bien
avant, pour rompre un silence coupable sur des croyances, pratiques et coutumes
totalement étrangers au véritable christianisme.
Que faire
alors ? Nous croyons qu´il est grand temps que toutes les âmes sincères
qui désirent s´attacher à la vérité plus qu´à leur religion prennent la
résolution que la Bible, Parole de Dieu, préconise : « Sortez du
milieu d´eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui
est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père et vous serez
pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur TOUT-PUISSANT » (2
Corinthiens 6:17-18).
Que le Seigneur
vous affermisse dans la résolution de revenir à la vérité. Jésus-Christ est le
chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au Père que par lui, proclame
l´Évangile. C´est lui qui est le chef suprême de l´Eglise, le grand pasteur qui
saura vous conduire personnellement, par son Esprit de vérité, dans toute la
vérité. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous
affranchira » (Jean 8:32).
Dr. Béténé Claude
Diplômé de l'EISMV de Dakar
Secrétaire Local du GBUD ( Groupe Biblique Universitaire de Dakar)
BP: 5077 ou 5415 Dakar Fann,
Tél +221 77 800 84 12 ou +221 76 537 64 42
Jesus reigns