ma chere nadia ,
je suis tres interessé a la politique et au elections
je suis un demograte de gauche et comme ca, j'etait
membre du conseille nationnal du PSU , et aussi a ce
jour la , membre de la comession central de jeunesse
demograte progressisste ,aussi je suis un melitant
associatif a la region de targuist provaince
d'alhoceima, mais je ne suis pas etudiant :).
bien coordialement a vous.
mais je suis tres interessé a daba2007.
hassan khamlichi
--- bennis_leila <bennis_leila@...> a écrit :
> ---<hassan_khamlichi
>
> merci pour ta participation hassan je trouve que
> c'est la meilleure
> venant d'un étudiant
> nous ^pouvons critiquer autant que nous pouvons mais
> les meilleurs
> appréciations viennent des étudiants eux mêmes :
> -que veulent les jeunes, quelles sont leur
> aspirations, leurs visions
> nous ne sommes là que pour encadrer, orienter
> apporter une expérience
> pour leur temps, c'est leur présent et ils doivents
> en être le MAITRE
>
>
>
___________________________________________________________________________
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions !
Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur
Yahoo! Questions/Réponses
http://fr.answers.yahoo.com
---<hassan_khamlichi
merci pour ta participation hassan je trouve que c'est la meilleure
venant d'un étudiant
nous ^pouvons critiquer autant que nous pouvons mais les meilleurs
appréciations viennent des étudiants eux mêmes :
-que veulent les jeunes, quelles sont leur aspirations, leurs visions
nous ne sommes là que pour encadrer, orienter apporter une expérience
pour leur temps, c'est leur présent et ils doivents en être le MAITRE
bonsoir les amis membre de daba 2007 , j'aimez bien
recevoir les publications de 2007 daba pour les faire
cerler au bénéficiares de notre centre a targuist
provaince d'alhoceima .
merci
--- b_mehdi99 <mehdibenamar4@...> a écrit :
> Bonjour,
> Autant que jeune marocain qui poursuit actuellement
> sa formation
> supérieure .J'ai la chance de marier l'éducation et
> la formation et
> on peut dire que ce sont deux secteurs qui souffrent
> énormément des
> problèmes (infrastructures, pédagogie,…).
> Abstraction faites des problèmes d'infrastructures,
> ces deux
> secteurs font face à un problème beaucoup plus
> complexe et
> important : la méthode de formation/d'éducation.
> Les méthodes utilisées dans nos écoles sont un peu
> rhétoriques : les
> formateurs jouent au maître d'école avec leurs
> petits bâtons, il n'y
> a pas d'utilisation de méthodes pédagogiques
> évoluées, utilisation
> de moyens archaïques qui datent de deux ou trois
> décennies, absence
> de mises à jour des programmes scolaires,
> l'arabisation du collège
> et du lycée alors que dans les études supérieures
> c'est le français
> qui est utilisé.
> Pour remédier à cela, nous, les étudiants on ne
> demande pas à avoir
> des outils hyper évolués mais on ne demande que la
> qualité de la
> formation.
> Merci
>
>
>
>
___________________________________________________________________________
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions !
Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur
Yahoo! Questions/Réponses
http://fr.answers.yahoo.com
Bonjour,
Autant que jeune marocain qui poursuit actuellement sa formation
supérieure .J'ai la chance de marier l'éducation et la formation et
on peut dire que ce sont deux secteurs qui souffrent énormément des
problèmes (infrastructures, pédagogie,…).
Abstraction faites des problèmes d'infrastructures, ces deux
secteurs font face à un problème beaucoup plus complexe et
important : la méthode de formation/d'éducation.
Les méthodes utilisées dans nos écoles sont un peu rhétoriques : les
formateurs jouent au maître d'école avec leurs petits bâtons, il n'y
a pas d'utilisation de méthodes pédagogiques évoluées, utilisation
de moyens archaïques qui datent de deux ou trois décennies, absence
de mises à jour des programmes scolaires, l'arabisation du collège
et du lycée alors que dans les études supérieures c'est le français
qui est utilisé.
Pour remédier à cela, nous, les étudiants on ne demande pas à avoir
des outils hyper évolués mais on ne demande que la qualité de la
formation.
Merci
Bonjour à toutes et à tous
Je vais introduire par un fait que j'ai vécu
A l'occasion du 8 mars j'ai participé à un atelier éducatif sur les
droits des femmes dans un collège public à Casa Ain Sbâa.
J'ai été étonnée en entrant dans une salle avec comme décors une
dizaine de tableaux dorés de versets du Coran
On se croirait dans une mosquée mais c'était une classe d'étude.
Il y a des enseignements qui obligent les adolescentes à mettre le
voile si non la répercussion sera sur les bulletins de notes.
Avec le fameux projet du DVD il y a des collèges et lycées qui sont
restés des mois sans enseignants et même sans directeur.
A Sidi Moumen/ Casa le nombre d'élevés par classe dans les collèges
atteint des fois 45 élevés soit 3 élèves par table.
Les absences des enseignants pour maladie ou autre ne sont jamais
rattrapées.
Les élevés sont livrés à eux-mêmes en l'absence des enseignants et
pendant les heures dites creuses.
Les salles d'études n'existent presque plus.
L'étude des langues est marginalisée.
L'esprit de la recherche et de la critique n'est plus à l'ordre du
jour.
L'animation des bibliothèques est trop rare.
Personne ne supervise ni suit les enseignants qui font la double
activité entre le secteur privé et le public. D'une autre manière qui
bossent au privé et se reposent au public.
Personne ne contrôle les enseignants qui dramatisent et donne des
visions pessimistes de l'avenir aux élevés.
Vu ses faits qu'attendrons-nous de ce système et à qui la faute ?
Les décideurs politiques, les enseignants, l'administration et nous
tous partageons la responsabilité.
Parmi Les actions les plus urgentes à mon avis :
-La sensibilisation et la motivation des enseignants.
-La construction d'établissement scolaire en fonction du nombre
d'habitants dans les quartiers les plus démunis.
-L'animation des établissements scolaires par des événements
culturels et sportifs et la création de prix (sciences, math,
cultures, dessin ou autres...)
-La revalorisation de l'étude des langues de la philosophie, de
l'histoire...
-L'apprentissage par l'observation par l'expérience ou les sorties
écologiques et géologiques.
Nous avons besoin d'un changement radical, et c'est un grand
chantier...
Revaloriser l'école publique doit être à l'ordre du jour de tout
parti novateur.
Zahra Ajaram
Bonjour,
Je pense que nous sommes entrain de noyer les vrais problémes dans
de fausses considérations identitaires. c'est un moyen trés efficace
(envers ceux qui ne réfléchissent pas)pour esquiver les problémes de
fonds.
Je voudrais juste préciser que l'identité et la culture sont deux
entités différentes mais qui se chevauchent,que La préservation de
notre identité linguistique (arabe classique pour tous et bérbére
pour les bérbéres et ceux qui le souhaitent) doit etre un
prérequis , que le multilinguisme doit etre considéré comme une
chance donnée à tout citoyen pour enrichir sa culture et ses
aptitudes ainsi que ses capacités de communication et d'ouverture
sur le monde environnant surtout à notre époque ou la mondialisation
fait partie intégrante du dévellopement.
Je termine en réinsistant sur l'interêt que pourrait apporter la
régionalisation des responsabilités éducatives, à la gestion de ce
sujet et surtout aux perspectives d'avenir de chaque citoyen.
Hammouda
--- Dans 2007daba@..., "lmalaoui" <lmalaoui@...> a
écrit :
>
> Bonjour à tous,
> intéressante, la légende indienne..
> Pour ma part, je dirais qu'au Maroc nous avons des aigles éduqués
> comme des poules de prairie...à nous de faire en sorte d'avoir des
> aigles éduqués en tant que tel..
> Et pour ce faire, c'est en innovant, et non en dupliquant un autre
> système.
> Je n'ai rien contre le système français, qui à mes yeux à fait
> grandement ses preuves, par contre, si on venait à l'appliquer, on
> risquerait de laisser nos spécificités en chemin. Le français
n'est
> pas notre langue maternelle, mais c'est un outil dont on a besoin,
> tout comme l'anglais. Un système adéquat devrait donner à ses
> pupilles ces deux outils. Mais surtout pas en omettant l'arabe, et
> l'arabe classique car c'est notre langue..ce n'est pas l'arabe
> dialectal. Pour moi, dire que l'arabe dialectal doit être la
langue
> officielle de notre pays equivaut à effacer tout simplement notre
> base. C'est comme même dommage qu'après plus de 12 siècles
> d'existence, on se pose la question sur la langue officielle de
> notre pays...pays qui a été, entre autres, construit sur une
> identité arabo-musulmane et bien sûr un apport très important de
la
> culture berbère présente à ce moment là.
> Il est vrai qu'on a évolué, et donc la langue parlée aussi..mais
la
> langue arabe est intemporelle par ce qu'elle a véhiculé comme
> religion, comme civilisation...nous avons l'opportunité
d'appartenir
> à une civilisation très riche, à une identité très forte, pourquoi
> est ce qu on devrait s'en démarquer, s'en détacher...et en plus,
> nous avons une culture berbère, une africaine...
> De grâce, ne revenons pas sur la question de notre langue...et à
> nous de faire en sorte de remédier à nos lacunes en arabe..mais
> aussi à apprendre d'autres langues...Feu SM Hassan II assimilait
une
> personne qui ne parlait qu'une langue à un analphabète...
> Et pour revenir au système d'enseignement, un bon système
> serait: - celui qui en même temps renforcerait les bases de
> notre identité en nous aidant à maitriser l'arabe classique et le
> berbère,
> - mais aussi nous donnerait les outils nécessaires, le français,
> l'anglais et l'espagnol, pour évoluer dans un plus grand village,
> dans cette ère de mondialisation...(et pourquoi pas le mandarin
> demain).
> L. Meriem.
>
Bonjour à tous,
intéressante, la légende indienne..
Pour ma part, je dirais qu'au Maroc nous avons des aigles éduqués
comme des poules de prairie...à nous de faire en sorte d'avoir des
aigles éduqués en tant que tel..
Et pour ce faire, c'est en innovant, et non en dupliquant un autre
système.
Je n'ai rien contre le système français, qui à mes yeux à fait
grandement ses preuves, par contre, si on venait à l'appliquer, on
risquerait de laisser nos spécificités en chemin. Le français n'est
pas notre langue maternelle, mais c'est un outil dont on a besoin,
tout comme l'anglais. Un système adéquat devrait donner à ses
pupilles ces deux outils. Mais surtout pas en omettant l'arabe, et
l'arabe classique car c'est notre langue..ce n'est pas l'arabe
dialectal. Pour moi, dire que l'arabe dialectal doit être la langue
officielle de notre pays equivaut à effacer tout simplement notre
base. C'est comme même dommage qu'après plus de 12 siècles
d'existence, on se pose la question sur la langue officielle de
notre pays...pays qui a été, entre autres, construit sur une
identité arabo-musulmane et bien sûr un apport très important de la
culture berbère présente à ce moment là.
Il est vrai qu'on a évolué, et donc la langue parlée aussi..mais la
langue arabe est intemporelle par ce qu'elle a véhiculé comme
religion, comme civilisation...nous avons l'opportunité d'appartenir
à une civilisation très riche, à une identité très forte, pourquoi
est ce qu on devrait s'en démarquer, s'en détacher...et en plus,
nous avons une culture berbère, une africaine...
De grâce, ne revenons pas sur la question de notre langue...et à
nous de faire en sorte de remédier à nos lacunes en arabe..mais
aussi à apprendre d'autres langues...Feu SM Hassan II assimilait une
personne qui ne parlait qu'une langue à un analphabète...
Et pour revenir au système d'enseignement, un bon système
serait: - celui qui en même temps renforcerait les bases de
notre identité en nous aidant à maitriser l'arabe classique et le
berbère,
- mais aussi nous donnerait les outils nécessaires, le français,
l'anglais et l'espagnol, pour évoluer dans un plus grand village,
dans cette ère de mondialisation...(et pourquoi pas le mandarin
demain).
L. Meriem.
Bonjour à tous
Essayons de lier notre débat en cours avec les débats précédents.
Les résultats enregistrés aujourd'hui au niveau de l'éducation et de
la formation sont bien les conséquences d'une politique arrêtées
dans le passé (le COSEF pour le plus récent), avons-nous un système
arabisé ou francisé ? Cela dépendra du supérieur, ou du
fondamental, du privé ou du public, de la mission ou du national,
c'est l'exemple même de la bêtise dans la gestion de la chose
publique, seulement, y a t il un pilote dans l'avion? Qui peut se
présenter aujourd'hui et défendre ces politiques, en tout cas, il
n'y en a pas parmi les participants à ce forum jusqu'à maintenant.
Cela explique le désintérêt pour la politique au Maroc, et cela
explique que ceux qui décident des politiques ne se sentent jamais
concernés par les conséquences, les élections se répètent et les
scores des partis politiques traditionnels restent les mêmes
(l'usure politique, on connaît pas).
Voilà ce qui explique en grande partie la situation de notre système
éducatif : l'irresponsabilité politique.
--- Dans 2007daba@..., "Rachid Tabit" <rachid.tabit@...>
a écrit :
>
> Bonjour à tous,
>
> Permettez moi, d'abord, de rapporter cette petite histoire, qui me
parait
> être en phase avec le sujet du bébat.
>
> "Une vielle légende indienne raconte qu'un brave trouva un jour un
oeuf
> d'aigle et le déposa dans le nid d'une « poule de prairie ».
L'aiglon vit le
> jour au milieu d'une portée de poussins de prairie et grandit avec
eux.
>
> Toute sa vie l'aigle fit ce qu'une poule de prairie fait
normalement. Il
> chercha dans la terre des insectes et de la nourriture. Il caqueta
de la
> même façon qu'une poule de prairie. Et lorsqu'il volait, c'était
dans un
> nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.
>
> Après tout, c'est ainsi que les poules de prairie sont censées
voler.
>
> Les années passèrent. Et l'aigle devint très vieux. Un jour, il
vit un
> oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S'élevant avec
grâce, il
> profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses
magnifiques
> ailes dorées.
>
> "Quel oiseau splendide !" dit notre aigle à ses voisins. "Qu'est-
ce que
> c'est ?"
>
> "C'est un Aigle, le roi des oiseaux," caqueta sa voisine. "Mais il
ne sert à
> rien d'y penser à deux fois. Tu ne sera jamais un aigle."
>
> Ainsi l'aigle n'y pensa jamais à deux fois. Il mourut en pensant
qu'il était
> une poule de prairie.
>
> *Vous est-il arrivé de penser que vous étiez une poule de prairie ?
>
> Pensez-y à deux fois...*
> **
> Avec mes sentiments amicaux,
>
> T.Rachid
>
>
>
>
> Le 27/03/07, Abdelilah ELGOUCH <houara2005@...> a écrit :
> >
> > Je suis totalement en désaccord avec vous Monsieur Fadel, les
japonnais
> > ont pu etre developpés parcequ'ils ont édifié leurs civilisation
sur leur
> > identité et non pas celle des autres. On ne peut jamais assurer
notre
> > relance tant qu'on pense que la personnalité de l'autre est la
meilleure
> > (j'entend par la personnalité : la culture, la langue, la
religion, les
> > traditions...).
> >
> > Aussi, je pense que la langue n'est pas seulement porteuse de la
pensée,
> > mais elle fait partie de la pensée qu'elle porte, d'où son
importance
> > primordiale dans la construction de la civilisation.
> >
> > *Fadel Abdellaoui <fadelabdellaouicasa@...>* a écrit :
> >
> > Bonjour,
> >
> > On correspond en francais parce que l'arabe est une langue
etrangère
> > pour la majorité des marocains, moi inclus.
> >
> > La langue officielle du Maroc est la Darija.
> >
> > Dans la vie de tout les jours, vous avez deja parle à votre mère,
> > oncle, ou votre medecin en Arabe classique? Le problème est que
la
> > darija n'est pas normalisée alors que le francais l'est, c'est
pour
> > ca qu'on correspond en francais.
> >
> > C'est comme si les francais et italiens parlaient en leur langues
> > respectives mais correspondaient en latin.
> >
> > Une autre hyper grande hypocrisie bien de chez nous.
> >
> > Ce n'est pas la langue le problème mais la politique suivie. Les
> > russes, allemands, et japonais ont bien de grands scientifiques
alors
> > que leur langue n'est parlée que chez eux. Pendant ce temps la,
les
> > arabes...
> >
> > Cordialement,
> >
> > Fadel
> >
> >
> >
> > ------------------------------
> > Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos
questions
> > ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des
> > internautes sur Yahoo!
Questions/Réponses<http://fr.rd.yahoo.com/evt=42054/*http://fr.answer
s.yahoo.com>.
> >
> >
> >
> >
>
J'ai jeté un grand pavé dans la mare en évoquant le problème linguistique car je suis convaincu qu'on ne peut avancer sans avoir résolu cette question et notamment au niveau de notre système éducatif. Les japonais allemand et italiens utilisent leurs langues que je sache tant au niveau de l'éducation que dans les administrations, les services publics.. Même les arabes du temps de leur splendeur à cordoue ou à Bagdad utilisaient leur langue..
L'histoire de l'aigle racontée par notre ami tabit est édifiante (il se trouve que nous sommes des poules de prairie élevées par des aigles..Dieu nous preserve du moment ou ils se rendront compte de notre imposture !)
La langue officielle du pays est l'arabe, la darija est de l'arabe. Nous avons aussi la chelha. Ce sont là nos racines, nos gros oeuvres sur lesquels il faut construire. Ce n'est pas une
question de principe mais d'interêt. Il y a une grande fracture entre "l'élite" et le peuple justement à cause de la langue. Celà ne veut absolument pas dire qu'il s'agisse de délaisser les langues étrangères mais en bonne darija lli ttbla b ssaya ykdd diour lkbar (celui qui mendie doit aller vers les grandes demeures) : et à ce niveau c'est l'anglais la grosse demeure, le français, c'est l'apanage du tiers monde profond.
Dernière chose cher Jalal, c'est la qualité de la formation plus que la langue qui pose problème : n'a t on pas vu beaucoup d'élèves brillants poursuivre leurs études aux USA enn Allemagne, en Russie après quelques mois de mise à niveau linguistique ? C'est la qualité de notre enseignement secondaire qui défavorise les jeunes au niveau de l'université et non le changement de langue. Et puis pourquoi "arabiser" si l'économie est francisée ? On ne peut utiliser de meilleure méthode pour envoyer les jeunes vers
le mur !!
Fadel Abdellaoui <fadelabdellaouicasa@...> a écrit :
Bonjour,
On correspond en francais parce que l'arabe est une langue etrangère pour la majorité des marocains, moi inclus.
La langue officielle du Maroc est la Darija.
Dans la vie de tout les jours, vous avez deja parle à votre mère, oncle, ou votre medecin en Arabe classique? Le problème est que la darija n'est pas normalisée alors que le
francais l'est, c'est pour ca qu'on correspond en francais.
C'est comme si les francais et italiens parlaient en leur langues respectives mais correspondaient en latin.
Une autre hyper grande hypocrisie bien de chez nous.
Ce n'est pas la langue le problème mais la politique suivie. Les russes, allemands, et japonais ont bien de grands scientifiques alors que leur langue n'est parlée que chez eux. Pendant ce temps la, les arabes...
Cordialement,
Fadel
--- Dans 2007daba@yahoogroupes.fr, "Jalal Charaf" <jalalcharaf@...> a écrit : > > Si Khalid, > > Il est vrai que quand nous parlons de mission et de choix entre > l'école publique et privée, il s'agit d'une certaine tranche (assez > aisée) de la population et qui est minoritaire. C'est pour cela que > l'école publique doit réussir et tirer vers le
haut car elle touche > largement plus de gens. Maintenant, si on regarde le modèle américain, > l'université publique et l'université privée peuvent être excellente > ou médiocre selon les cas. En France par exemple, les meilleurs > grandes écoles sont publiques. Et c'est vrai pour l'enseignement > primaire et secondaire. Au Maroc, on suit le modèle français mais > notre école publique n'est pas encore au niveau escompté. > > Ainsi tu as touché au coeur de la question qui me semble être à la > base de l'enseignement: la langue. Nous sommes en train de converser > en Français. Nous travaillons en Français et notre élite vit presque > totalement en Français. Quand les politiques ont défendu l'idée que > notre langue principale à l'école soit l'Arabe, ils ont créé une école > en Arabe et une université en Français. Sur le marché du travail, je > n'ai jamais vu une personne utiliser
l'Arabe dans des domaines > scientifiques ou techniques. Faire des maths en Arabe, ça sert à quoi > au juste si c'est pour être complètement perdu à l'université. Le > résultat de ce choix certes difficile est que nos lauréats même de > l'enseignement supérieur ont en général un niveau qui laisse à > désirer. Faites une annonce pour un poste de travail dans une > université et vous verrez la qualité des demandes d'emplois que vous > recevrez. C'est pas pour être brutal, mais c'est la vérité malheureuse... > > Jalal > > --- Dans 2007daba@yahoogroupes.fr, KHALID ALAOUI <alaoui_dfmp@> a > écrit : > > > > le problème est simple les riches, "l'élite" a ses écoles. la plebe > n'a qu'a parquer ses enfants dans ce qu'on appele l'école publique. > elle est malade? tout le monde s'en fout. Tout le
monde, je veux dire > les gens qui "comptent", qui décident. Le problème est donc ailleurs. > Dites moi pourquoi on correspond en français ? Ce n'est pas un peu > schizophrene ? > > > > Jalal Charaf <jalalcharaf@> a écrit : Bonjour à toutes > et à tous, > > > > J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3: > > > > L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles > perspectives? > > Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007 > > > > Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays et > sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les efforts > que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le travail > apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et la > formation au Maroc restent encore à la traine ! > > > >
Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif > national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est donnée > à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout pour mettre > leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent payer cher dans une > école privée plutôt que de faire confiance à l'école publique, tous > ceux-là vous diront que l'école marocaine n'est pas à la hauteur de > leurs attentes. > > > > Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le niveau > moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de l'analphabétisme > qui grève notre développement. Rien n'est possible sans une éducation > abondante et de qualité. Visiblement, tous les efforts consentis dans > ce domaine ne semblent pas donner leurs fruits. Pire encore, on a > l'impression que la situation s'est dégradée. > > > > Depuis 1995,
et chaque quatre ans, il est organisé un test > international appelé le "Trends in International and Mathematical and > Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes > étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc a > participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la région MENA > et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre chose, dans ce > test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas à passer le > "Low benchmark" ou la plus petite note de référence du test. Sur les > dix pays de la région MENA, le Maroc est classé 8ème avec 52% qui > n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant la Syrie (71%) et > l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme Singapour, le Japon ou la > Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que l'on est vraiment > à la traine dans le domaine de l'éducation. Est-ce une question de > moyens?
Le cas de l'Arabie Saoudite encourage à répondre NON à cette > question. Alors, c'est dû à quoi? > > > > Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu > moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc à > préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT pour > répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des investisseurs > étrangers. La formation professionnelle par exemple fait "ce qu'elle > peut" mais elle récupère le produit de l'éducation nationale et reste > donc limitée par cet handicap quoi qu'elle fasse. > > > > Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus important > de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous réellement > tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine éminemment > politique. Que proposent les partis politiques qui demandent la > confiance des
citoyens en 2007? Que fera le Maroc? Est-ce le plus > grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera abordée par > les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de l'Enseignement? Etc. > > > > Le débat est lancé. A vous la parole ! > > > > > > > > Jalal > > > > > > > > > > --------------------------------- > > Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos > questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des > expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses. > > >
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses.
Permettez moi, d'abord, de rapporter cette petite histoire, qui me parait être en phase avec le sujet du bébat.
"Une vielle légende indienne raconte qu'un brave trouva un jour un oeuf d'aigle et le déposa dans le nid d'une « poule de prairie ». L'aiglon vit le jour au milieu d'une portée de poussins de prairie et grandit avec eux.
Toute sa vie l'aigle fit ce qu'une poule de prairie fait normalement. Il chercha dans la terre des insectes et de la nourriture. Il caqueta de la même façon qu'une poule de prairie. Et lorsqu'il volait, c'était dans un nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.
Après tout, c'est ainsi que les poules de prairie sont censées voler.
Les années passèrent. Et l'aigle devint très vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S'élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.
"Quel oiseau splendide !" dit notre aigle à ses voisins. "Qu'est-ce que c'est ?"
"C'est un Aigle, le roi des oiseaux," caqueta sa voisine. "Mais il ne sert à rien d'y penser à deux fois. Tu ne sera jamais un aigle."
Ainsi l'aigle n'y pensa jamais à deux fois. Il mourut en pensant qu'il était une poule de prairie.
Vous est-il arrivé de penser que vous étiez une poule de prairie ?
Pensez-y à deux fois...
Avec mes sentiments amicaux,
T.Rachid
Le 27/03/07, Abdelilah ELGOUCH <houara2005@...> a écrit :
Je suis totalement en désaccord avec vous Monsieur Fadel, les japonnais ont pu etre developpés parcequ'ils ont édifié leurs civilisation sur leur identité et non pas celle des autres. On ne peut jamais assurer notre relance tant qu'on pense que la personnalité de l'autre est la meilleure (j'entend par la personnalité : la culture, la langue, la religion, les traditions...).
Aussi, je pense que la langue n'est pas seulement porteuse de la pensée, mais elle fait partie de la pensée qu'elle porte, d'où son importance primordiale dans la construction de la civilisation.
Fadel Abdellaoui <fadelabdellaouicasa@yahoo.com> a écrit :
Bonjour,
On correspond en francais parce que l'arabe est une langue etrangère pour la majorité des marocains, moi inclus.
La langue officielle du Maroc est la Darija.
Dans la vie de tout les jours, vous avez deja parle à votre mère, oncle, ou votre medecin en Arabe classique? Le problème est que la darija n'est pas normalisée alors que le francais l'est, c'est pour ca qu'on correspond en francais.
C'est comme si les francais et italiens parlaient en leur langues respectives mais correspondaient en latin.
Une autre hyper grande hypocrisie bien de chez nous.
Ce n'est pas la langue le problème mais la politique suivie. Les russes, allemands, et japonais ont bien de grands scientifiques alors que leur langue n'est parlée que chez eux. Pendant ce temps la, les arabes...
Cordialement,
Fadel
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur
Yahoo! Questions/Réponses.
Je suis totalement en désaccord avec vous Monsieur Fadel, les japonnais ont pu etre developpés parcequ'ils ont édifié leurs civilisation sur leur identité et non pas celle des autres. On ne peut jamais assurer notre relance tant qu'on pense que la personnalité de l'autre est la meilleure (j'entend par la personnalité : la culture, la langue, la religion, les traditions...).
Aussi, je pense que la langue n'est pas seulement porteuse de la pensée, mais elle fait partie de la pensée qu'elle porte, d'où son importance primordiale dans la construction de la civilisation.
Fadel Abdellaoui <fadelabdellaouicasa@...> a écrit :
Bonjour,
On correspond en francais parce que l'arabe est une langue etrangère pour la majorité des marocains, moi inclus.
La langue officielle du Maroc est la Darija.
Dans la vie de tout les jours, vous avez deja parle à votre mère, oncle, ou votre medecin en Arabe classique? Le problème est que la darija n'est pas normalisée alors que le francais l'est, c'est pour ca qu'on correspond en francais.
C'est comme si les francais et italiens parlaient en leur langues respectives mais correspondaient en latin.
Une autre hyper grande hypocrisie bien de chez nous.
Ce n'est pas la langue le problème mais la politique suivie. Les russes, allemands, et japonais ont bien de grands scientifiques alors que leur langue n'est parlée que chez eux. Pendant ce temps
la, les arabes...
Cordialement,
Fadel
--- Dans 2007daba@yahoogroupes.fr, "Jalal Charaf" <jalalcharaf@...> a écrit : > > Si Khalid, > > Il est vrai que quand nous parlons de mission et de choix entre > l'école publique et privée, il s'agit d'une certaine tranche (assez > aisée) de la population et qui est minoritaire. C'est pour cela que > l'école publique doit réussir et tirer vers le haut car elle touche > largement plus de gens. Maintenant, si on regarde le modèle américain, > l'université publique et l'université privée peuvent être excellente > ou médiocre selon les cas. En France par exemple, les meilleurs > grandes écoles sont publiques. Et c'est vrai pour l'enseignement > primaire et secondaire. Au Maroc, on suit le modèle français mais > notre école publique n'est pas encore au niveau
escompté. > > Ainsi tu as touché au coeur de la question qui me semble être à la > base de l'enseignement: la langue. Nous sommes en train de converser > en Français. Nous travaillons en Français et notre élite vit presque > totalement en Français. Quand les politiques ont défendu l'idée que > notre langue principale à l'école soit l'Arabe, ils ont créé une école > en Arabe et une université en Français. Sur le marché du travail, je > n'ai jamais vu une personne utiliser l'Arabe dans des domaines > scientifiques ou techniques. Faire des maths en Arabe, ça sert à quoi > au juste si c'est pour être complètement perdu à l'université. Le > résultat de ce choix certes difficile est que nos lauréats même de > l'enseignement supérieur ont en général un niveau qui laisse à > désirer. Faites une annonce pour un poste de travail dans une > université et vous verrez la qualité des demandes
d'emplois que vous > recevrez. C'est pas pour être brutal, mais c'est la vérité malheureuse... > > Jalal > > --- Dans 2007daba@yahoogroupes.fr, KHALID ALAOUI <alaoui_dfmp@> a > écrit : > > > > le problème est simple les riches, "l'élite" a ses écoles. la plebe > n'a qu'a parquer ses enfants dans ce qu'on appele l'école publique. > elle est malade? tout le monde s'en fout. Tout le monde, je veux dire > les gens qui "comptent", qui décident. Le problème est donc ailleurs. > Dites moi pourquoi on correspond en français ? Ce n'est pas un peu > schizophrene ? > > > > Jalal Charaf <jalalcharaf@> a écrit : Bonjour à toutes > et à tous, > > > > J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3: > > > > L'éducation et la formation au
Maroc. Quel bilan? Quelles > perspectives? > > Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007 > > > > Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays et > sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les efforts > que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le travail > apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et la > formation au Maroc restent encore à la traine ! > > > > Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif > national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est donnée > à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout pour mettre > leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent payer cher dans une > école privée plutôt que de faire confiance à l'école publique, tous > ceux-là vous diront que l'école marocaine n'est pas à la hauteur de >
leurs attentes. > > > > Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le niveau > moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de l'analphabétisme > qui grève notre développement. Rien n'est possible sans une éducation > abondante et de qualité. Visiblement, tous les efforts consentis dans > ce domaine ne semblent pas donner leurs fruits. Pire encore, on a > l'impression que la situation s'est dégradée. > > > > Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test > international appelé le "Trends in International and Mathematical and > Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes > étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc a > participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la région MENA > et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre chose, dans ce > test, la portion
des candidats qui ne réussissent même pas à passer le > "Low benchmark" ou la plus petite note de référence du test. Sur les > dix pays de la région MENA, le Maroc est classé 8ème avec 52% qui > n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant la Syrie (71%) et > l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme Singapour, le Japon ou la > Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que l'on est vraiment > à la traine dans le domaine de l'éducation. Est-ce une question de > moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite encourage à répondre NON à cette > question. Alors, c'est dû à quoi? > > > > Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu > moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc à > préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT pour > répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des investisseurs > étrangers. La formation
professionnelle par exemple fait "ce qu'elle > peut" mais elle récupère le produit de l'éducation nationale et reste > donc limitée par cet handicap quoi qu'elle fasse. > > > > Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus important > de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous réellement > tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine éminemment > politique. Que proposent les partis politiques qui demandent la > confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc? Est-ce le plus > grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera abordée par > les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de l'Enseignement? Etc. > > > > Le débat est lancé. A vous la parole ! > > > > > > > > Jalal > > > > > > > > > >
--------------------------------- > > Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos > questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des > expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses. > > >
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses.
Bonjour,
On correspond en francais parce que l'arabe est une langue etrangère
pour la majorité des marocains, moi inclus.
La langue officielle du Maroc est la Darija.
Dans la vie de tout les jours, vous avez deja parle à votre mère,
oncle, ou votre medecin en Arabe classique? Le problème est que la
darija n'est pas normalisée alors que le francais l'est, c'est pour
ca qu'on correspond en francais.
C'est comme si les francais et italiens parlaient en leur langues
respectives mais correspondaient en latin.
Une autre hyper grande hypocrisie bien de chez nous.
Ce n'est pas la langue le problème mais la politique suivie. Les
russes, allemands, et japonais ont bien de grands scientifiques alors
que leur langue n'est parlée que chez eux. Pendant ce temps la, les
arabes...
Cordialement,
Fadel
--- Dans 2007daba@..., "Jalal Charaf" <jalalcharaf@...> a
écrit :
>
> Si Khalid,
>
> Il est vrai que quand nous parlons de mission et de choix entre
> l'école publique et privée, il s'agit d'une certaine tranche (assez
> aisée) de la population et qui est minoritaire. C'est pour cela que
> l'école publique doit réussir et tirer vers le haut car elle touche
> largement plus de gens. Maintenant, si on regarde le modèle
américain,
> l'université publique et l'université privée peuvent être excellente
> ou médiocre selon les cas. En France par exemple, les meilleurs
> grandes écoles sont publiques. Et c'est vrai pour l'enseignement
> primaire et secondaire. Au Maroc, on suit le modèle français mais
> notre école publique n'est pas encore au niveau escompté.
>
> Ainsi tu as touché au coeur de la question qui me semble être à la
> base de l'enseignement: la langue. Nous sommes en train de converser
> en Français. Nous travaillons en Français et notre élite vit presque
> totalement en Français. Quand les politiques ont défendu l'idée que
> notre langue principale à l'école soit l'Arabe, ils ont créé une
école
> en Arabe et une université en Français. Sur le marché du travail, je
> n'ai jamais vu une personne utiliser l'Arabe dans des domaines
> scientifiques ou techniques. Faire des maths en Arabe, ça sert à
quoi
> au juste si c'est pour être complètement perdu à l'université. Le
> résultat de ce choix certes difficile est que nos lauréats même de
> l'enseignement supérieur ont en général un niveau qui laisse à
> désirer. Faites une annonce pour un poste de travail dans une
> université et vous verrez la qualité des demandes d'emplois que vous
> recevrez. C'est pas pour être brutal, mais c'est la vérité
malheureuse...
>
> Jalal
>
> --- Dans 2007daba@..., KHALID ALAOUI <alaoui_dfmp@> a
> écrit :
> >
> > le problème est simple les riches, "l'élite" a ses écoles. la
plebe
> n'a qu'a parquer ses enfants dans ce qu'on appele l'école publique.
> elle est malade? tout le monde s'en fout. Tout le monde, je veux
dire
> les gens qui "comptent", qui décident. Le problème est donc
ailleurs.
> Dites moi pourquoi on correspond en français ? Ce n'est pas un peu
> schizophrene ?
> >
> > Jalal Charaf <jalalcharaf@> a écrit : Bonjour à toutes
> et à tous,
> >
> > J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3:
> >
> > L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles
> perspectives?
> > Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007
> >
> > Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays
et
> sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les
efforts
> que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le travail
> apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et
la
> formation au Maroc restent encore à la traine !
> >
> > Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif
> national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est
donnée
> à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout pour mettre
> leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent payer cher dans une
> école privée plutôt que de faire confiance à l'école publique, tous
> ceux-là vous diront que l'école marocaine n'est pas à la hauteur de
> leurs attentes.
> >
> > Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le
niveau
> moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de
l'analphabétisme
> qui grève notre développement. Rien n'est possible sans une
éducation
> abondante et de qualité. Visiblement, tous les efforts consentis
dans
> ce domaine ne semblent pas donner leurs fruits. Pire encore, on a
> l'impression que la situation s'est dégradée.
> >
> > Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test
> international appelé le "Trends in International and Mathematical
and
> Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes
> étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc a
> participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la région MENA
> et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre chose, dans ce
> test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas à passer
le
> "Low benchmark" ou la plus petite note de référence du test. Sur les
> dix pays de la région MENA, le Maroc est classé 8ème avec 52% qui
> n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant la Syrie (71%) et
> l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme Singapour, le Japon ou la
> Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que l'on est
vraiment
> à la traine dans le domaine de l'éducation. Est-ce une question de
> moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite encourage à répondre NON à cette
> question. Alors, c'est dû à quoi?
> >
> > Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu
> moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc à
> préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT pour
> répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des investisseurs
> étrangers. La formation professionnelle par exemple fait "ce qu'elle
> peut" mais elle récupère le produit de l'éducation nationale et
reste
> donc limitée par cet handicap quoi qu'elle fasse.
> >
> > Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus
important
> de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous
réellement
> tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine éminemment
> politique. Que proposent les partis politiques qui demandent la
> confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc? Est-ce le plus
> grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera abordée
par
> les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de l'Enseignement?
Etc.
> >
> > Le débat est lancé. A vous la parole !
> >
> >
> >
> > Jalal
> >
> >
> >
> >
> > ---------------------------------
> > Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos
> questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des
> expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses.
> >
>
Si Khalid,
Il est vrai que quand nous parlons de mission et de choix entre
l'école publique et privée, il s'agit d'une certaine tranche (assez
aisée) de la population et qui est minoritaire. C'est pour cela que
l'école publique doit réussir et tirer vers le haut car elle touche
largement plus de gens. Maintenant, si on regarde le modèle américain,
l'université publique et l'université privée peuvent être excellente
ou médiocre selon les cas. En France par exemple, les meilleurs
grandes écoles sont publiques. Et c'est vrai pour l'enseignement
primaire et secondaire. Au Maroc, on suit le modèle français mais
notre école publique n'est pas encore au niveau escompté.
Ainsi tu as touché au coeur de la question qui me semble être à la
base de l'enseignement: la langue. Nous sommes en train de converser
en Français. Nous travaillons en Français et notre élite vit presque
totalement en Français. Quand les politiques ont défendu l'idée que
notre langue principale à l'école soit l'Arabe, ils ont créé une école
en Arabe et une université en Français. Sur le marché du travail, je
n'ai jamais vu une personne utiliser l'Arabe dans des domaines
scientifiques ou techniques. Faire des maths en Arabe, ça sert à quoi
au juste si c'est pour être complètement perdu à l'université. Le
résultat de ce choix certes difficile est que nos lauréats même de
l'enseignement supérieur ont en général un niveau qui laisse à
désirer. Faites une annonce pour un poste de travail dans une
université et vous verrez la qualité des demandes d'emplois que vous
recevrez. C'est pas pour être brutal, mais c'est la vérité malheureuse...
Jalal
--- Dans 2007daba@..., KHALID ALAOUI <alaoui_dfmp@...> a
écrit :
>
> le problème est simple les riches, "l'élite" a ses écoles. la plebe
n'a qu'a parquer ses enfants dans ce qu'on appele l'école publique.
elle est malade? tout le monde s'en fout. Tout le monde, je veux dire
les gens qui "comptent", qui décident. Le problème est donc ailleurs.
Dites moi pourquoi on correspond en français ? Ce n'est pas un peu
schizophrene ?
>
> Jalal Charaf <jalalcharaf@...> a écrit : Bonjour à toutes
et à tous,
>
> J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3:
>
> L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles
perspectives?
> Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007
>
> Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays et
sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les efforts
que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le travail
apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et la
formation au Maroc restent encore à la traine !
>
> Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif
national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est donnée
à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout pour mettre
leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent payer cher dans une
école privée plutôt que de faire confiance à l'école publique, tous
ceux-là vous diront que l'école marocaine n'est pas à la hauteur de
leurs attentes.
>
> Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le niveau
moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de l'analphabétisme
qui grève notre développement. Rien n'est possible sans une éducation
abondante et de qualité. Visiblement, tous les efforts consentis dans
ce domaine ne semblent pas donner leurs fruits. Pire encore, on a
l'impression que la situation s'est dégradée.
>
> Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test
international appelé le "Trends in International and Mathematical and
Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes
étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc a
participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la région MENA
et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre chose, dans ce
test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas à passer le
"Low benchmark" ou la plus petite note de référence du test. Sur les
dix pays de la région MENA, le Maroc est classé 8ème avec 52% qui
n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant la Syrie (71%) et
l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme Singapour, le Japon ou la
Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que l'on est vraiment
à la traine dans le domaine de l'éducation. Est-ce une question de
moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite encourage à répondre NON à cette
question. Alors, c'est dû à quoi?
>
> Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu
moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc à
préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT pour
répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des investisseurs
étrangers. La formation professionnelle par exemple fait "ce qu'elle
peut" mais elle récupère le produit de l'éducation nationale et reste
donc limitée par cet handicap quoi qu'elle fasse.
>
> Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus important
de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous réellement
tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine éminemment
politique. Que proposent les partis politiques qui demandent la
confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc? Est-ce le plus
grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera abordée par
les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de l'Enseignement? Etc.
>
> Le débat est lancé. A vous la parole !
>
>
>
> Jalal
>
>
>
>
> ---------------------------------
> Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos
questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des
expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses.
>
le problème est simple les riches, "l'élite" a ses écoles. la plebe n'a qu'a parquer ses enfants dans ce qu'on appele l'école publique. elle est malade? tout le monde s'en fout. Tout le monde, je veux dire les gens qui "comptent", qui décident. Le problème est donc ailleurs. Dites moi pourquoi on correspond en français ? Ce n'est pas un peu schizophrene ?
Jalal Charaf <jalalcharaf@...> a écrit :
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3:
L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles perspectives? Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007
Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays et sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les efforts que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le travail apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et la formation au Maroc restent encore à la traine !
Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est donnée à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout pour mettre leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent payer cher dans
une école privée plutôt que de faire confiance à l'école publique, tous ceux-là vous diront que l'école marocaine n'est pas à la hauteur de leurs attentes.
Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le niveau moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de l'analphabétisme qui grève notre développement. Rien n'est possible sans une éducation abondante et de qualité. Visiblement, tous les efforts consentis dans ce domaine ne semblent pas donner leurs fruits. Pire encore, on a l'impression que la situation s'est dégradée.
Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test international appelé le "Trends in International and Mathematical and Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des
jeunes étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc a participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la région MENA et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre chose, dans ce test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas à passer le "Low benchmark" ou la plus petite note de référence du test. Sur les dix pays de la région MENA, le Maroc est classé 8ème avec 52% qui n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant la Syrie (71%) et l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme Singapour, le Japon ou la Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que l'on est vraiment à la traine dans le domaine de l'éducation. Est-ce une question de moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite encourage à répondre NON à cette question. Alors, c'est dû à quoi?
Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc à préparer des compétences capables de travailler
MAINTENANT pour répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des investisseurs étrangers. La formation professionnelle par exemple fait "ce qu'elle peut" mais elle récupère le produit de l'éducation nationale et reste donc limitée par cet handicap quoi qu'elle fasse.
Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus important de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous réellement tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine éminemment politique. Que proposent les partis politiques qui demandent la confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc? Est-ce le plus grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera abordée par les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de l'Enseignement? Etc. Le débat est lancé. A vous la parole !
Jalal
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses.
Tu a raison de préciser que
l'Etat fourni beaucoup d'efforts financiers dans ce secteur depuis l'indépendance
sans résultats. Sans être un "spécialiste" ni même un grand connaisseur des questions d'éducations, je vais
vous livrer mon opinion de citoyen sur les raisons de ces échecs, qui
sont aussi autant de leviers à activer
1. La mauvaise gestion de ce
département depuis trop longtemps et cela quelque soit l'étiquette politique du
titulaire de ce poste. Ses anciens hauts fonctionnaires, dont évidemment il
faut taire les noms, et ses actuelles qui sont pour certains non qualifiés pour
une telle responsabilité. Il s'agit là d'une responsabilité nationale et de
tous ; nul besoins de chercher à pointer précisément des responsables. La
solution « Etatique » n'est pas pour demain à mon avis.
2. L'enchaînement des réformes. Les
reformes se sont enchaînées à un rythme qui me fait personnellement douter de
leurs bien fondé. En effet, sur les questions d'éducation doivent être jugées
sur plusieurs générations ; et au lieu d'ajuster une réforme ; nos
responsables sont à plusieurs reprises revenus sur des réformes. J'en veux pour
preuve, les modalités de passage du BAC : depuis plusieurs années on fait
le yoyo entre un mode et l'autre. Je ne suis pas sur qu'après les élections de cette
année nous n'allons pas encore revenir sur les modalités actuelles et les
remplacer par quoi ? Et bien naturellement, par les modalités de passages précédemment
reformées. Tous ça pour ça j'ai envie de dire. Mince je ne m'y retrouve plus et
j'espère que le message est passé tout de même !!!
3. L'espoir me semble venir de la
société civile qui s'est depuis plusieurs années saisie de plusieurs questions :
en particulier sociales. Il est a mon avis indispensable de l'associer à une
action gouvernementale d'ampleur afin d'éduquer nos concitoyens. Une telle
action ne nécessite qu'une dose de bonne volonté (notamment politique sans qu'elle
soit indispensable) et surtout beaucoup d'altruisme.
4. enfin, j'aimerai rappeler que
l'éducation n'est pas l'analphabétisme. L'effort doit surtout être concentré
sur l'éducation à mon avis. Rien ne sert d'alphabétiser les gens si on
les laisse dans l'ignorance. Vous me direz les deux vont de paires. Je n'en
suis pas si sur.
Bref, au-delà des partis
politiques et des « programmes » il s'agit d'une question nationale
de grande importance qui devrait faire l'unanimité au moins sur le constat. Qu'en
est-il ? Quelqu'un sait-il si c'est le cas.
Bonsoir à toutes et à tous,
Le sujet de débat est tellement capital(le socle d'une grande nation)
que les idées se bousculent au portillon et m'obligent à chercher le
premier maillon de la chaine responsable de la dégradation du
systéme éducatif comme a dit notre ami jalal mais avant tout
j'aimerai qu'on s'interroge tous sur le niveau de ce systéme depuis
l'indépendance pour savoir d'ou on part et ou est ce qu'on va et
surtout comprendre pourquoi .
Je pense personnellement que ce que prodiguait l'école publique (en
terme de qualité de programme éducatif et d'enseignants) de l'époque
de nos parents etait trés satisfaisant et que celui prodigué
actuellement est moins que passable pour ne pas dire médiocre.
1-Que s'est il passé en une cinquantaine d'années???
2-Pourquoi l'école publique est de plus en plus desertée au profit
des institutions privées(dont les missions sur qui les parents se
bousculent quitte à y laisser beaucoup de billets bleues et surtout
leurs dignité) alors que dans les pays dévellopés c'est le publique
qui sert de référence pour le privé et ce dans les domaines les plus
importants qui concernent chaque citoyen et que sont l'éducation et
la santé (secteurs reflets de la démocratie)???
3-Sur qui pourrait t-on rejeter la faute:l'état,le gouvernement,le
citoyen,le destin(pour rire)ou pls facteurs à la fois ???
4-Quels partis politiques (et ceci est le but du débat) pourraient
contribuer à remettre ce systéme sur de bons rails et donner de
l'éspoir à nous tous et à notre descendance ....
Je dirais que pour solutionner le probléme,on devrait pivoter autour
de la démocratie et tracer un cercle qui passerait par le civisme(ce
qui implique un engagement de chaque citoyen) ,la revalorisation de
tous les métiers de l'éducation (le budget de l'état est conséquent
dans l'absolu comme l'a dit jalal mais je ne suis pas sure qu'il le
soit dans sa gestion;je pense là dessus également que l'état ne doit
pas etre le seul à y contribuer),la mise en place de partenariats
nationaux et internationaux(pour l'échange de savoirs et à la quéte
de compétitivité;faudrait il régionaliser l'éducation??),lutte
contre le chomage(quand on sait qu'on sera récompensé à l'arrivée,la
motivation perdure et on n'arrete pas l'école...)...
Je pense que ce que je viens de citer est connu de nous tous mais il
est important de le rappeler pour dire que la solution est
multifactorielle(nécessitant la restructuration de tout le systéme),
que ne pas voter est synonyme d'approbation au systéme actuel et de
cautionnement pour ceux qui en sont responsables .Il est temps de
mettre ceux qui vont nous representer demain au pied du mur(le
citoyen doit convoquer le politique et non l'inverse) et de leur
préciser que leur engagement sera suivi de prés aprés les éléctions
(principe du vote suivi).c'est ma théorie de aatini naatik ou tu
gane je gagne ou démocratie tout court .
Hammouda
--- Dans 2007daba@..., "Jalal Charaf" <jalalcharaf@...>
a écrit :
>
> Bonjour à toutes et à tous,
>
> J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3:
>
> L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles
> perspectives?
> Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007
>
> Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays
et
> sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les
efforts
> que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le
travail
> apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et
> la formation au Maroc restent encore à la traine !
>
> Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif
> national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est
> donnée à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout
> pour mettre leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent
> payer cher dans une école privée plutôt que de faire confiance
> à l'école publique, tous ceux-là vous diront que l'école
> marocaine n'est pas à la hauteur de leurs attentes.
>
> Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le
> niveau moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de
> l'analphabétisme qui grève notre développement. Rien n'est
> possible sans une éducation abondante et de qualité. Visiblement,
> tous les efforts consentis dans ce domaine ne semblent pas donner
leurs
> fruits. Pire encore, on a l'impression que la situation s'est
> dégradée.
>
> Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test
> international appelé le "Trends in International and Mathematical
and
> Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes
> étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc
> a participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la
> région MENA et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre
chose,
> dans ce test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas
> à passer le "Low benchmark" ou la plus petite note de référence
> du test. Sur les dix pays de la région MENA, le Maroc est classé
> 8ème avec 52% qui n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant
> la Syrie (71%) et l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme
Singapour, le
> Japon ou la Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que
> l'on est vraiment à la traine dans le domaine de l'éducation.
> Est-ce une question de moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite
encourage
> à répondre NON à cette question. Alors, c'est dû à quoi?
>
> Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu
> moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc
> à préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT
> pour répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des
> investisseurs étrangers. La formation professionnelle par exemple
> fait "ce qu'elle peut" mais elle récupère le produit de
> l'éducation nationale et reste donc limitée par cet handicap quoi
> qu'elle fasse.
>
> Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus
important
> de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous
> réellement tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine
> éminemment politique. Que proposent les partis politiques qui
> demandent la confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc?
Est-ce
> le plus grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera
> abordée par les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de
> l'Enseignement? Etc.
>
> Le débat est lancé. A vous la parole !
>
> Jalal
>
Bonsoir à toutes et à tous,
Le sujet de débat est tellement capital(le socle d'une grande nation)
que les idées se bousculent au portillon et m'obligent à chercher le
premier maillon de la chaine responsable de la dégradation du
systéme éducatif comme a dit notre ami jalal mais avant tout
j'aimerai qu'on s'interroge tous sur le niveau de ce systéme depuis
l'indépendance pour savoir d'ou on part et ou est ce qu'on va et
surtout comprendre pourquoi .
Je pense personnellement que ce que prodiguait l'école publique (en
terme de qualité de programme éducatif et d'enseignants) de l'époque
de nos parents etait trés satisfaisant et que celui prodigué
actuellement est moins que passable pour ne pas dire médiocre.
1-Que s'est il passé en une cinquantaine d'années???
2-Pourquoi l'école publique est de plus en plus desertée au profit
des institutions privées(dont les missions sur qui les parents se
bousculent quitte à y laisser beaucoup de billets bleues et surtout
leurs dignité) alors que dans les pays dévellopés c'est le publique
qui sert de référence pour le privé et ce dans les domaines les plus
importants qui concernent chaque citoyen et que sont l'éducation et
la santé (secteurs reflets de la démocratie)???
3-Sur qui pourrait t-on rejeter la faute:l'état,le gouvernement,le
citoyen,le destin(pour rire)ou pls facteurs à la fois ???
4-Quels partis politiques (et ceci est le but du débat) pourraient
contribuer à remettre ce systéme sur de bons rails et donner de
l'éspoir à nous tous et à notre descendance ....
Je dirais que pour solutionner le probléme,on devrait pivoter autour
de la démocratie et tracer un cercle qui passerait par le civisme(ce
qui implique un engagement de chaque citoyen) ,la revalorisation de
tous les métiers de l'éducation (le budget de l'état est conséquent
dans l'absolu comme l'a dit jalal mais je ne suis pas sure qu'il le
soit dans sa gestion;je pense là dessus également que l'état ne doit
pas etre le seul à y contribuer),la mise en place de partenariats
nationaux et internationaux(pour l'échange de savoirs et à la quéte
de compétitivité;faudrait il régionaliser l'éducation??),lutte
contre le chomage(quand on sait qu'on sera récompensé à l'arrivée,la
motivation perdure et on n'arrete pas l'école...)...
Je pense que ce que je viens de citer est connu de nous tous mais il
est important de le rappeler pour dire que la solution est
multifactorielle(nécessitant la restructuration de tout le systéme),
que ne pas voter est synonyme d'approbation au systéme actuel et de
cautionnement pour ceux qui en sont responsables .Il est temps de
mettre ceux qui vont nous representer demain au pied du mur(le
citoyen doit convoquer le politique et non l'inverse) et de leur
préciser que leur engagement sera suivi de prés aprés les éléctions
(principe du vote suivi).c'est ma théorie de aatini naatik ou tu
gane je gagne ou démocratie tout court .
Hammouda
--- Dans 2007daba@..., "Jalal Charaf" <jalalcharaf@...>
a écrit :
>
> Bonjour à toutes et à tous,
>
> J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3:
>
> L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles
> perspectives?
> Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007
>
> Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays
et
> sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les
efforts
> que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le
travail
> apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et
> la formation au Maroc restent encore à la traine !
>
> Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif
> national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est
> donnée à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout
> pour mettre leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent
> payer cher dans une école privée plutôt que de faire confiance
> à l'école publique, tous ceux-là vous diront que l'école
> marocaine n'est pas à la hauteur de leurs attentes.
>
> Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le
> niveau moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de
> l'analphabétisme qui grève notre développement. Rien n'est
> possible sans une éducation abondante et de qualité. Visiblement,
> tous les efforts consentis dans ce domaine ne semblent pas donner
leurs
> fruits. Pire encore, on a l'impression que la situation s'est
> dégradée.
>
> Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test
> international appelé le "Trends in International and Mathematical
and
> Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes
> étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc
> a participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la
> région MENA et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre
chose,
> dans ce test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas
> à passer le "Low benchmark" ou la plus petite note de référence
> du test. Sur les dix pays de la région MENA, le Maroc est classé
> 8ème avec 52% qui n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant
> la Syrie (71%) et l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme
Singapour, le
> Japon ou la Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que
> l'on est vraiment à la traine dans le domaine de l'éducation.
> Est-ce une question de moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite
encourage
> à répondre NON à cette question. Alors, c'est dû à quoi?
>
> Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu
> moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc
> à préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT
> pour répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des
> investisseurs étrangers. La formation professionnelle par exemple
> fait "ce qu'elle peut" mais elle récupère le produit de
> l'éducation nationale et reste donc limitée par cet handicap quoi
> qu'elle fasse.
>
> Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus
important
> de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous
> réellement tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine
> éminemment politique. Que proposent les partis politiques qui
> demandent la confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc?
Est-ce
> le plus grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera
> abordée par les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de
> l'Enseignement? Etc.
>
> Le débat est lancé. A vous la parole !
>
> Jalal
>
J'ai le plaisir de donner le coup d'envoi du débat N°3:
L'éducation et la formation au Maroc. Quel bilan? Quelles perspectives? Du lundi 26 mars au dimanche 8 avril 2007
Certaintement l'un des sujets les plus importants dans notre pays et sans aucun doute la chantier de l'avenir au Maroc. Malgré les efforts que consentent bon nombre de hauts responsables et malgré le travail apparemment brillant et réussi de la fameuse COSEF, l'éducation et la formation au Maroc restent encore à la traine !
Beaucoup de gens parlent d'une dégradation du système éducatif national. Il n'y a qu'à voir l'importance décroissante qui est donnée à l'école publique par les parents. Ceux qui font tout pour mettre leurs enfants à la "mission", ceux qui préfèrent payer cher dans une école privée plutôt que de faire confiance à l'école publique, tous ceux-là vous diront que l'école marocaine n'est pas à la hauteur de leurs attentes.
Rater l'éducation des enfants coute très cher à la sortie. Le niveau moyen de nos citoyens laisse à désirer sans parler de l'analphabétisme qui grève notre développement. Rien n'est possible sans une éducation abondante et de qualité. Visiblement, tous les efforts consentis dans ce domaine ne semblent pas donner leurs fruits. Pire encore, on a l'impression que la situation s'est dégradée.
Depuis 1995, et chaque quatre ans, il est organisé un test international appelé le "Trends in International and Mathematical and Science Study" ou "TIMSS" pour "benchmarker" le niveau des jeunes étudiants de plusieurs pays en mathématiques et sciences. Le Maroc a participé au TIMSS 2003 aux côtés de 9 autres pays de la région MENA et 35 autres pays du monde. On mesure, entre autre chose, dans ce test, la portion des candidats qui ne réussissent même pas à passer le "Low benchmark" ou la plus petite note de référence du test. Sur les dix pays de la région MENA, le Maroc est classé 8ème avec 52% qui n'arrive nt pas à ce Low Benchmark, juste avant la Syrie (71%) et l'Arabie Saoudite (81%) ! Des pays comme Singapour, le Japon ou la Corée du Sud ont eu moins de 2% !! Cela démontre que l'on est vraiment à la traine dans le domaine de l'éducation. Est-ce une question de moyens? Le cas de l'Arabie Saoudite encourage à répondre NON à cette question. Alors, c'est dû à quoi?
Si l'éducation est en mauvaise posture, la formation l'est un peu moins. On compte aujoud'hui énormément sur la capacité du Maroc à préparer des compétences capables de travailler MAINTENANT pour répondre à la demande en "main d'oeuvre qualifiée" des investisseurs étrangers. La formation professionnelle par exemple fait "ce qu'elle peut" mais elle récupère le produit de l'éducation nationale et reste donc limitée par cet handicap quoi qu'elle fasse.
Sachant que le budget de l'éducation nationale est le plus important de tous les autres départements au Maroc, quand allons-nous réellement tomber sur la solution? Il s'agit là d'un domaine éminemment politique. Que proposent les partis politiques qui demandent la confiance des citoyens en 2007? Que fera le Maroc? Est-ce le plus grand enjeu de ces élections? Comment cette question sera abordée par les politiciens? Que fera le Conseil Supérieur de l'Enseignement? Etc. Le débat est lancé. A vous la parole !
Bonsoir à tous,
Abdelhak a raison. Tout le monde doit aller voter le 7 septembre 2007.
C'est un évènement majeur de notre pays, un pas supplémentaire vers
une grande démocratie, une expression réelle du peuple... Bref, c'est
une occasion qui ne se présente que tous les 5 ans pour les citoyens
d'exprimer fortement leurs attentes.
Je rappelle que l'objet de ce Groupe Yahoo 2007 Daba est de promouvoir
le débat autour des questions liées à la politique. Promouvoir le
débat pour convaincre et amener le maximum de personnes à "participer"
et se sentir "concernés" quant à l'avenir de notre pays et sa destinée.
Nous avons organisé le débat en thèmes pour éviter qu'il n'y ait
dispersion. Bientôt, 2007 Daba mettra à jour son site internet pour
offrir de nouveaux outils d'information et de débat. En attendant,
nous continuons le débat sur les sujets programmés et dans quelques
heures nous allons passer au sujet suivant sur l'Education et la
Formation au Maroc.
N'hésitez pas à faire toute proposition (à envoyer à
jalalcharaf@...) susceptible d'améliorer le débat sur ce Groupe.
De nouvelles fonctionnalités seront ajoutées au site de 2007 Daba...
A votre service.
Jalal CHARAF
--- Dans 2007daba@..., "Abdelhak BELLAMLIH" <upcm@...> a
écrit :
>
> Bonjour;
> toutes les composantes de notre societé doivent agir dans le sens
> d'encadrement du citoyen, chacun de nous doit prendre sa
> responsabilité, touts les citoyens sont reponsable de la situation
> politique marocaine, Allez votez le 07 septembre, mobilisez tout vos
> proches a aller voter, ne laissez pas les autres elire a votre place,
> vos represantants au parlement
>
Bonjour;
toutes les composantes de notre societé doivent agir dans le sens
d'encadrement du citoyen, chacun de nous doit prendre sa
responsabilité, touts les citoyens sont reponsable de la situation
politique marocaine, Allez votez le 07 septembre, mobilisez tout vos
proches a aller voter, ne laissez pas les autres elire a votre place,
vos represantants au parlement
Parfois vous juste ne pouvez pas pr�voir ce qui votre aller trouver dans votre courrier ! A juste ouvert mon courrier et conjecture ce qui ? chaud ou pas ! Le v�rifier maintenant Avoir les types d'amusement, je pensent je vais l'aimer ici, j'esp�re juste que quelqu'un m'envoie un courrier bient�t !
Je pense également que "Informer, sensibiliser, éduquer" est le
cheminement logique d'une initiative visant à faire adhérer jeunes (et moins
jeunes !) à la politique ou toute autre forme d'expression de citoyenneté.
Reste qu'aujourd'hui les moyens dont dispose notre pays, ou si vous voulez
toutes nos bonnes volontés réunies, restent assez limités. D'abord, mettre en
place un système éducatif effectif est un projet de société en soit (qui ne se
fera pas que pour les législatives !). Comment voulez-vous qu'on propose des
cours d'éducation civique si les étudiants sont las de toute forme d'apprentissage
qui n'a pas un véritable poids dans le système de notation d'examens. Ensuite, et surtout, le temps nous fait
défaut pour entamer la phase d'éducation (on devrait commencer par penser
à former des formateurs).
Mon avis converge complètement vers celui de Meriem dans l'importance,
la nécessité même d'un processus d'éducation civique qui prenne en
considération la vie quotidienne et non seulement les contextes politiques.
Reste que les législatives sont pour bientôt et que nous disposons d'une
volonté inébranlable pour l'avènement du changement, changement des esprits et
des actes. Et c'est, à mon avis, cette énergie qu'il faudrait tâcher de
transmettre aujourd'hui.
Quant à Lily Tomlin elle n'avait probablement pas tort concernant les
américains. De ce côté moins attrayant de l'atlantique je pense qu'elle serait
plutôt amenée à déplorer que le « WE » (…elected them) et un tout
petit 'we'…une infime partie de cette force de choix que ne pourrions être.
Bonjour,
Convaincre les jeunes de participer à la vie politique du pays passe
par les éduquer..Vous me direz, tout est question d'éducation...oui
en effet mais là, c'est l'éducation civique dont je parle, et tout
le monde en a besoin..
Un cours d'éducation civique doit être inclu au college et au lycée,
au même titre qu'un cours de maths ou de d'histoire. Programme qui
entre parenthèse est proposé dans les collèges type "mission".
L'éducation civique enseignera aux jeunes leurs droits au sein de la
société, mais aussi leurs devoirs; dont un est de voter pour la
personne la plus à même de les représenter.
En un mot, éduquer un jeune à devenir un membre actif de sa
communauté respectueux de ses droits et de celui des autres nous
permettra d'avoir le citoyen de demain, qui ne se posera même pas la
question d'aller voter ou pas car voter sera un acte naturel, et où
dans ce cas là, voter blanc aura sa vraie signification (qui
aujourdh'ui n'a pas de poids sur l'échiquier).
En attendant, et pour cette année, je pense qu'un travail est à
faire dans les lycées, écoles, et facs pour sensibiliser les jeunes
à faire leur devoir de citoyen mais aussi à connaitre leurs
droits..leur montrer comment certains droits sont en corrélation
directe avec leur devoirs..Et les partis doivent eux aussi
s'impliquer dans cette mobilisation, et publiquement, pour éviter
les achats de voix...
Et pour éviter la situation décrite par une comédienne,Lily
Tomlin,dans cette citation:
Ninety eight percent of the adults in this country
are decent, hardworking, honest Americans. It's
the other lousy two percent that get all the
publicity. But then, we elected them.
- Lily Tomlin
Est-ce possible de donner de la visibilité dans votre
journal / site / blog à ce projet, aux forums de discussion accessibles sur www.electionsmaroc.com, dont la principale fonction est d'ouvrir un débat libre sur l'utilité des élections dans un système "pas encore" démocratique.
Les différentes questions ouvertes au débat par les internautes seront soumises ultérieurement à des politiques. A l'arrivée, une publication sur papier et sur le net permettront aux futurs électeurs (ou non électeurs) d'apprécier les décalages.
Merci de trouver ci joint tous les
détails.
merci
Driss Ksikes
Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses.
Bonjour,
Convaincre les jeunes de participer à la vie politique du pays passe
par les éduquer..Vous me direz, tout est question d'éducation...oui
en effet mais là, c'est l'éducation civique dont je parle, et tout
le monde en a besoin..
Un cours d'éducation civique doit être inclu au college et au lycée,
au même titre qu'un cours de maths ou de d'histoire. Programme qui
entre parenthèse est proposé dans les collèges type "mission".
L'éducation civique enseignera aux jeunes leurs droits au sein de la
société, mais aussi leurs devoirs; dont un est de voter pour la
personne la plus à même de les représenter.
En un mot, éduquer un jeune à devenir un membre actif de sa
communauté respectueux de ses droits et de celui des autres nous
permettra d'avoir le citoyen de demain, qui ne se posera même pas la
question d'aller voter ou pas car voter sera un acte naturel, et où
dans ce cas là, voter blanc aura sa vraie signification (qui
aujourdh'ui n'a pas de poids sur l'échiquier).
En attendant, et pour cette année, je pense qu'un travail est à
faire dans les lycées, écoles, et facs pour sensibiliser les jeunes
à faire leur devoir de citoyen mais aussi à connaitre leurs
droits..leur montrer comment certains droits sont en corrélation
directe avec leur devoirs..Et les partis doivent eux aussi
s'impliquer dans cette mobilisation, et publiquement, pour éviter
les achats de voix...
Et pour éviter la situation décrite par une comédienne,Lily
Tomlin,dans cette citation:
Ninety eight percent of the adults in this country
are decent, hardworking, honest Americans. It's
the other lousy two percent that get all the
publicity. But then, we elected them.
- Lily Tomlin
L . Meriem
Bonsoir,
En regardant l'émission <<A vous de juger>> au tour du programme de
ségo royale, certains projets évoqués dans le cadre du trio justice
économique/justice sociale et écologique,ont répondu spontanément à
la question que nous sommes entrain de débattre et naturellement à
réfléchir aux remédes afin de réconcilier les jeunes avec la
politique.
Je suis persuadé que ;la création d'un ministére de l'emploi et de
l'équité sociale pour les jeunes,qui trace une feuille de route aux
collectivités locales et régionales(une sorte d'autonomisation) avec
une supervision rigoureuse des résultats par le gouvernement,en
mettant au coeur des responsabilités des jeunes responsables et
honnetes capables de comprendre et répondre à ces jeunes qui ont
perdu l'éspoir de s'en sortir et se sentir fier d"etre des citoyens
(es) jeunes marocains(es); permettrait de crédibiliser le
gouvernement et les collectivités et donc interesser les jeunes pour
la politique.
Tous ça pour dire que cette réconciliation est illusoire si un
changement profond dans les devoirs du politique ne se produit pas.
Hammouda
--- Dans 2007daba@..., "rotchild55" <rotchild55@...> a
écrit :
>
> Bonsoir chères et chers internautes.Tout d'abord, je tiens à
remercier
> l'association 2007daba pour sa trépidante initiative, et pour
l'effort
> médiatique qu'elle fournit au profit de jeunes gens comme moi,
> manifestant leur besoin de s'exprimer et d'agir sur la chose
politique.
> Comme il s'agit de ma première intervention, je vais me contenter
de
> donner un petit avis personnel sur la scène politique marocaine.
> Premierement, je trouve qu'il n'y a rien de plus désolant que de
voir,
> dans un pays riche en jeunesse comme le notre, des hommes
politiques
> du troisième et du quatrième age. deuxiemment,il est à mon avis,
> inconçevable de dégager des courants politiques sur la base des
> discours de cette trentaine de partis que compte notre pays.A part
la
> dénomination, je trouve que rien (ou presque) ne les distingue en
> matière de vision. Ensuite, il y a le fait que ces memes partis ne
> s'efforcent pas assez pour susciter l'intéret du citoyen sur
l'enjeu
> de leur responsabilité envers lui.
> Il faudrait à mon avis, banaliser les fonctions et les rouages de
la
> vie politique chez toutes les franges de la société. Tout citoyen
> marocain est tenu de conaitre le fonctionnement de toutes les
> institutions de son pays, cela relève de ces propres droits et
> obligations.Je crois qu'il est bon temps de casser les préjugés
> ambiants et d'ouvrir les yeux une fois pour toute .
> Je serai ravi d'écouter vos réactions.
>
Bonsoir chères et chers internautes.Tout d'abord, je tiens à remercier
l'association 2007daba pour sa trépidante initiative, et pour l'effort
médiatique qu'elle fournit au profit de jeunes gens comme moi,
manifestant leur besoin de s'exprimer et d'agir sur la chose politique.
Comme il s'agit de ma première intervention, je vais me contenter de
donner un petit avis personnel sur la scène politique marocaine.
Premierement, je trouve qu'il n'y a rien de plus désolant que de voir,
dans un pays riche en jeunesse comme le notre, des hommes politiques
du troisième et du quatrième age. deuxiemment,il est à mon avis,
inconçevable de dégager des courants politiques sur la base des
discours de cette trentaine de partis que compte notre pays.A part la
dénomination, je trouve que rien (ou presque) ne les distingue en
matière de vision. Ensuite, il y a le fait que ces memes partis ne
s'efforcent pas assez pour susciter l'intéret du citoyen sur l'enjeu
de leur responsabilité envers lui.
Il faudrait à mon avis, banaliser les fonctions et les rouages de la
vie politique chez toutes les franges de la société. Tout citoyen
marocain est tenu de conaitre le fonctionnement de toutes les
institutions de son pays, cela relève de ces propres droits et
obligations.Je crois qu'il est bon temps de casser les préjugés
ambiants et d'ouvrir les yeux une fois pour toute .
Je serai ravi d'écouter vos réactions.
Chere zahra ;audelas de ce que vous
venez de citer et qui a mon humble avis releve plus du passe ;je crois qu
il y a aussi le fait est que nos citoyens ne se sentent aucunement representes
par les hommes politiques actuellement en exercice et qui de toute facon ne
sont pas si concernes que ca par le devoir de servir la nation ;alors si
effort doit etre fait c est plutot au niveau de la preselection de ces femmes
et hommes qui pretendent vouloir sevir la nation ;
Amicalement reda
De :
2007daba@... [mailto:2007daba@...] De la part de zahrajaram Envoyé : mercredi 14 mars
2007 13:40 À : 2007daba@... Objet : [2007daba] Jeunes et
politique
Bonjour à toutes et à tous,
Les statistiques présentées lors du démarrage de ce thème sont
alarmantes ! !
Mais pour comprendre ce désintérêt pour la politique ne peut - on
pas revenir en arrière et retracer l'histoire. Lors des années de
plombs la politique était un tabou, être partisan d'un parti de
gauche était un crime.
Les résultats des scrutins passaient d'abord par la cuisine du
ministère de l'intérieur.
La jeunesse qui rêvait alors d'un monde meilleur ou régnera une paix
sociale était inculpée, torturée emprisonnée.
On a censuré les syndicats des élèves et des étudiants.
Les répercussions de ces faits étaient dans l'enseignement on a
amputé l'enseignement de la culture générale de la philosophie des
manifestations culturelles des clubs de cinéphiles et de cultures
des bibliothèques.
Il fallait s'attendre au désintérêt vis à vis de la politique.
Notre rôle à présent est de rendre espoir à nos jeunes, les rassurer
leur prouver qu'il y a de l'espoir.
La preuve est notre discussion libre maintenant sur ce site à
travers cette association.
Quelles que soient nos conditions nos situations économiques ou
sociales nous sommes concernés par la chose politique. Notre pays
a besoin de compétence de jeunesse pour assurer la relève.
La politique est en effet un acte de citoyenneté qui nous permettra
de faire notre choix et choisir le parti qui réponde le mieux à nos
exigences qui a pour objectif de faire progresser notre pays.
Bonjour à toutes et à tous,
Les statistiques présentées lors du démarrage de ce thème sont
alarmantes ! !
Mais pour comprendre ce désintérêt pour la politique ne peut - on
pas revenir en arrière et retracer l'histoire. Lors des années de
plombs la politique était un tabou, être partisan d'un parti de
gauche était un crime.
Les résultats des scrutins passaient d'abord par la cuisine du
ministère de l'intérieur.
La jeunesse qui rêvait alors d'un monde meilleur ou régnera une paix
sociale était inculpée, torturée emprisonnée.
On a censuré les syndicats des élèves et des étudiants.
Les répercussions de ces faits étaient dans l'enseignement on a
amputé l'enseignement de la culture générale de la philosophie des
manifestations culturelles des clubs de cinéphiles et de cultures des
bibliothèques.
Il fallait s'attendre au désintérêt vis à vis de la politique.
Notre rôle à présent est de rendre espoir à nos jeunes, les rassurer
leur prouver qu'il y a de l'espoir.
La preuve est notre discussion libre maintenant sur ce site à travers
cette association.
Quelles que soient nos conditions nos situations économiques ou
sociales nous sommes concernés par la chose politique. Notre pays a
besoin de compétence de jeunesse pour assurer la relève.
La politique est en effet un acte de citoyenneté qui nous permettra
de faire notre choix et choisir le parti qui réponde le mieux à nos
exigences qui a pour objectif de faire progresser notre pays.
cordialement
Zahra
Bonjour à toutes et à tous,
Les statistiques présentées lors du démarrage de ce thème sont
alarmantes ! !
Mais pour comprendre ce désintérêt pour la politique ne peut - on
pas revenir en arrière et retracer l'histoire. Lors des années de
plombs la politique était un tabou, être partisan d'un parti de
gauche était un crime.
Les résultats des scrutins passaient d'abord par la cuisine du
ministère de l'intérieur.
La jeunesse qui rêvait alors d'un monde meilleur ou régnera une paix
sociale était inculpée, torturée emprisonnée.
On a censuré les syndicats des élèves et des étudiants.
Les répercussions de ces faits étaient dans l'enseignement on a
amputé l'enseignement de la culture générale de la philosophie des
manifestations culturelles des clubs de cinéphiles et de cultures
des bibliothèques.
Il fallait s'attendre au désintérêt vis à vis de la politique.
Notre rôle à présent est de rendre espoir à nos jeunes, les rassurer
leur prouver qu'il y a de l'espoir.
La preuve est notre discussion libre maintenant sur ce site à
travers cette association.
Quelles que soient nos conditions nos situations économiques ou
sociales nous sommes concernés par la chose politique. Notre pays
a besoin de compétence de jeunesse pour assurer la relève.
La politique est en effet un acte de citoyenneté qui nous permettra
de faire notre choix et choisir le parti qui réponde le mieux à nos
exigences qui a pour objectif de faire progresser notre pays.
Cordialement
Zahra
Bonjour à toutes et à toutes
L'édition des brochures sur la vie politique par 2007 daba est une
première au Maroc.
Nous n'avons jamais eu la possibilité d'avoir toutes les informations
concernant les référentiels, l'identité les programmes les
perspectives les champs d'action les dirigeants........ de tous les
partis politiques.
Je trouve que c'est un effort qui mérite des compliments et que c'est
un grand acte de citoyenneté.
Sur ce point on se désintéresse de ton futur blog Mehdi Bouziani.
Zahra
Bravo Karima ,bravo Sofia,
Vos interventions montrent qu'il y a dans notre pays des jeunes qui
ont la volonté de changer et de voir les choses autrement en
s'intéressant aux autres et aux affaires du pays.
Ce qui se passe chez nous est un grand exercice de démocratie, nous
le méritons, nous méritons d'être traités en tant que citoyens et
nous méritons de jouir en liberté de notre droit de voter de choisir
nos représentants.
Par contre Fadel, je ne suis pas d'accord avec toi, voter blanc
c'est une voix perdue.
Je suis d'accord avec toi sur toutes les remarques que tu as cité.
Mais il faut agir, et il y a des partis qui proclament les
changements constitutionnels, la transparence, la liberté
d'expression ....
Il faut voir les côtés positifs et réagir vers l'amélioration et la
progression.
Courage à tous.
Zahra