From: Jalal Charaf <jalalcharaf@...>
To: 2007daba@...
Sent: Friday, June 29, 2007 12:36:12 PM
Subject: [2007daba] Re : Programmes des partis politiques: L'Istiqlal
Si Mail Dialy,
Let's kick off est une simple expression pour dire "allons-y".
Je comprends tes sentiments mais la question est très complexe et on
ne peut aujourd'hui commencer par dire que nous devons être contre
tout ce qui a les mains sales. Ce qui compte, je crois là, c'est que
nous travaillions à promouvoir notre pays et la démocratie. Cette
question ne devrait pas nous user notre énergie car il s'agit, vu le
moment, d'une discussion philosophique, de principe, et qui demande
beaucoup de temps. Rien de plus compliqué et je ne prétends pas avoir
totalement raison. Mais je veux que mon pays avance, et Issam a raison
de dire que c'est une utopie de croire que nous pourrons avancer sans
aller les uns vers les autres.
Optons pour plus d'humanité, et ça, ce sont les vrais perceptes de
l'Islam. Ne restons plus prisonniers de nos frustrations et surtout
changeons de stratégie. Il est évident que la confrontation ne
paie
pas et nous, musulmans et arabes, sommes en train de tout perdre par
manque de stratégie intelligente.
Je voudrais qu'on se consacre, si vous le voulez bien, et dans le
respect des points de vue de tous, Mail Dialy, à discuter les
programmes des marocains. L'USAID finance une caravane, et la caravane
passe... Nous voulons qu'il nous reste des gens convaincus par
l'utilité du vote et de la politique dans leur pays. C'est tout.
Quelqu'un pour nous présenter d'autres programmes?
Jalal
--- Dans 2007daba@yahoogroup es.fr, "Mail Dialy" <maildialy@. ..> a écrit :
>
> Je vois maintenant comme vous traitez des affaires aussi cruciales?
let's kick off
>
>
> ----- Original Message -----
> From: issam_badri
> To: 2007daba@yahoogroup
es.fr
> Sent: Friday, June 29, 2007 9:59 AM
> Subject: [2007daba] Programmes des partis politiques: L'Istiqlal
>
>
>
> So, let's kick off. On commence par le programme du parti d'Istiqlal.
>
> En bas du mail un article de l'Economiste qui résume les mesures
phares de son programme économique.
>
> M. Hjira était invité avant- hier sur 2M pour présenter le
programme politique de son parti, dans le cadre de l'émission
Moubacharatan Maakoum. Il m'a laissé plutôt une bonne impression. Ce
que j'ai retenu de son discours (malheureusement, je n'ai pas pris de
notes) :
>
> · Création de 1.3 million d'emplois en 5 ans. Les 5
dernières années, le Maroc a créé 1 million d'emploi. Créer 1.3
million d'emploi revient à créer 60 000 emploi supplémentaires. Ceux
là vont être créés essentiellement par le biais de trois secteurs :
Tourisme, Grand travaux et habitat.
>
>
· 6% de croissance non céréalière. Ca sera 1% de plus que
la croissance non agricole durant ce dernier quinquennat, qui sera
générée par la relance de la consommation due aux différentes
réductions fiscales sur l'IR et la TVA.
>
> · Création d'universités de métiers au lieu des
universités de savoirs (pas plus de détails à ce stage)
>
> · Inscrire la langue amazighe dans la constitution, mais
pas en tant que langue officielle.
>
> · Migration d'une partie de la population rurale de
l'agriculture vers d'autres activités artisanales et industrielles.
>
> Si vous avez retenu plus de points qui vous paressent importants
n'hésitez pas à l'envoyer.
>
> Malheureusement, le site du parti ne marche pas pour avoir plus de
détails sur le programme.
>
> Mes premiers commentaires : il me semble que le parti a réfléchi
sérieusement à son programme. On peut constater qu'il est de
tendance
libérale (beaucoup de réductions d'impôts). Le parti bénéficie
également de l'apport de cadres de très haut niveau.
>
> A vous!
>
> ____________ _________ _________ _________ _________ _________ _
>
> Articles de l'Economiste :
>
> Législatives 2007
>
> L'Istiqlal revisite les relations Etat/entreprises
>
>
>
> · Mieux vaut être complices!
>
> · Créer des entreprises championnes, rôle de l'Etat
>
> Revisiter les relations entre l'Etat et les entreprises: c'est un
des exercices auxquels se sont livrés plusieurs intervenants,
notamment Taoufiq Hjira, ministre de l'Habitat, ou encore Driss
Benhima, président-directeur général de RAM, lors de la journée
organisée par le Parti de l'Istiqlal, samedi 23 juin. Comment ont
évolué ces relations au fil des ans? Quel rôle est appelé à jouer
l'Etat dans un environnement concurrentiel
caractérisé par
l'établissement de règles libérales? Et surtout que propose le parti
de l'Istiqlal pour optimiser ces relations?
> A quelques semaines de l'ouverture de la campagne électorale,
prévu en principe vers la mi-août, les politiciens débattent pour que
leurs programmes apportent des solutions aux maux de la société. Pour
comprendre les évolutions, plusieurs aspects sont passés au crible.
Les relations Etat-entreprises se sont métamorphosées tout au long des
dernières décennies. D'abord confuses, empreintes de méfiance, elles
sont progressivement devenues plus transparentes, laissant la place à
de nouvelles formes de partenariat. L'Etat d'abord employeur a cédé ce
rôle aux entreprises, principal outil de création d'emplois. «L'Etat a
pour mission de préparer une stratégie audacieuse de positionnement de
son économie», devait préciser Nizar Baraka, une des figures montantes
du parti et animateur de l'atelier consacré à
ce thème. Il s'agissait
donc aussi de montrer comment l'Etat a pu booster certains pans de
l'activité économique. L'immobilier est un des exemples les plus
réussis. En quelques années à peine, de 2003 à 2006, l'Etat est
totalement sorti de son rôle volontariste alors que le privé a réalisé
des croissances remarquables. Il est aujourd'hui responsable de la
production de 80% des logements. Cette performance est due en grande
partie «à la refonte de l'environnement» , explique Hjira, et donc
aussi des relations Etat-entreprises. Pour lui, il faudra dorénavant
«assurer une meilleure présence de l'Etat». Driss Benhima ne s'arrête
pas, pour sa part, à la relation entre ces deux entités. Pour lui,
l'Etat se soucie d'abord d'assurer un bon fonctionnement des services
dédiés à la population avant la survie des entreprises. En d'autres
termes, il faut cesser de croire que les entreprises nationales
continueront à exister coûte que coûte,
juste parce qu'elles sont
étatiques.
>
>
>
> Fiscalité: L'Istiqlal fait les yeux doux au patronat
>
>
>
> · IS, IR, TVA: Réforme rime désormais avec la baisse des taux
>
> · CGEM: 35% d'IS, c'est trop élevé et ce n'est pas compétitif
>
> UN IS à 4 planchers: 2,5%, 15%, 25% et 35%, un IR plafonné à 40%
et une TVA ramenée à 18%. Voilà les principales promesses électorales
de l'Istiqlal, côté fiscalité.
> L'assortiment de l'impôt sur les sociétés en étages est
l'illustration de la volonté de «faire de l'impôt un usage
intelligent», affirme Nizar Baraka, membre du Comité exécutif du
parti. Il s'agit d'orienter la dépense fiscale là où elle peut
«booster» l'offre dans une logique de relance sectorielle et territoriale.
> La mise en place d'un IS à 2,5%, destiné aux entreprises de
l'informel, a pour objectif de les inciter à opérer dans la légalité.
Une sorte de
fiscalité entrée de gamme pour éduquer ces entreprises à
l'acte citoyen de payer l'impôt. «Toutefois, elles n'y auront droit
qu'en contrepartie d'un strict respect de la législation sociale»,
précise Mustapha Hanine, président de la Commission finance et
développement économique au Parlement.
> Ce taux initiateur aura été l'innovation du jour puisque, jusqu'au
vendredi 15 juin, Baraka défendait, sur les colonnes de L'Economiste,
trois taux d'IS seulement.
> Les entreprises au bénéfice allant de 100.000 à 1 million de DH se
verront appliquer un taux de 15%. Le taux de 25% est destiné aux
sociétés dont le bénéfice est compris entre 1 et 10 millions de DH.
Par le biais de ce taux, l'Istiqlal affirme vouloir donner un coup
d'amorce aux PME (classe moyenne des entreprises) . Le taux de 35% est
réservé aux entreprises dont le bénéfice dépasse les 10 millions de DH.
> La baisse de l'impôt sur le revenu va dans le même sens
de
favoriser la classe moyenne. Il s'agit de réhabiliter le pouvoir
d'achat et de doper la consommation des ménages. La tranche
intermédiaire sera, ainsi, imposée à un taux de 35% au lieu de 40%
actuellement. La TVA sera de 18% au lieu de 20%. Un point au-dessus du
17% annoncé, auparavant, par Nizar Baraka sur nos colonnes.
> Délai de réalisation de cette réforme: 4 ans. Mais avant de passer
à la réforme proprement dite, il sera procédé à l'organisation d'un
recensement économique, premier du genre. De plus, la refonte du
système fiscal sera soutenue par une campagne de publicité au budget,
conséquent, de 20 millions de DH. On imagine le slogan: «l'impôt n'est
pas une punition».
> Le Parti de l'Istiqlal ne dit pas combien va coûter la réforme aux
caisses de l'Etat ni comment compte-t-il la financer. Mais Adil
Douiri, ministre du Tourisme, précise que si les entrées d'impôts
escomptées ne sont pas au rendez-vous, le robinet
fiscal sera fermé.
Les entreprises devront alors jouer le jeu.
>
>
>
> CGEM ré-actions
>
>
>
>
> Les professionnels ont souligné que la logique de la réforme était
conforme à leur vision. Le parti et les entreprises disent désormais,
en chour, oui à la baisse de l'impôt (IS, IR et TVA). Mais, les
réactions de ses dernières n'allaient pas tout à fait dans le sens de
l'approbation totale des promesses du parti. D'abord, «il faut faire
plus simple et ne retenir que deux taux d'IS: l'un pour attirer
l'informel et l'autre pour les autres entreprises», explique Saâd
Bendidi, PDG de l'ONA. Le morcellement de l'impôt pourra tenter
certaines sociétés d'adopter des comportements tordus pour faire en
sorte de toujours se retrouver dans la tranche des moins taxées. «De
plus, pour attirer les IDE il faut afficher des taux qui soient, au
moins, aussi attrayants que ceux de nos concurrents
immédiats»,
poursuit Bendidi.
> Ils font du 27% comme taux d'IS, selon le benchmark réalisé par la
CGEM auprès d'un échantillon de 133 pays. Pour l'organisation
patronale, le taux de 35% reste, donc, trop élevé. Ensuite, il faut
aussi permettre la restructuration des entreprises sans frottement
fiscal, notamment dans les cas de fusions et acquisitions. Enfin, «il
faut s'attaquer au sable dans le moteur que représente la
réglementation des changes», martèle Moulay Hafid Elalami, patron des
patrons, sans oublier «le dinosaure de l'Education nationale».
>
> Nabil TAOUFIK
>
> Législatives 2007
>
> L'Istiqlal réussit sa sortie sur l'emploi
>
>
>
> · CGEM, patrons. presque convaincus
>
> · Grands absents: les syndicats
>
> Le Parti de l'Istiqlal (PI) a fait, samedi dernier, à Casablanca,
une sortie remarquable où il a été question d'emploi. La démarche
est
intéressante dans la mesure où elle a été innovante. On n'a pas
l'habitude, en effet, de voir un parti politique communiquer autour de
son programme électoral de la sorte. Agence de communication,
interventions de très bonne qualité et surtout un parterre de
participants qui ne sont pas tous forcément membres du parti. Il est
vrai que le thème retenu pour cette journée, «les leviers de création
d'emplois», a de quoi «mobiliser» les partenaires notamment la
Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et des patrons
de gros calibre (ONA, RAM.). En plus, il y a eu la manière: des
sources bien informées ont rapporté à L'Economiste que Adil Douiri,
membre du parti et ministre du Tourisme et de l'Artisanat, qui
pilotait la journée, a procédé à des répétitions trois jours durant
pour réussir cette sortie médiatique du PI. Il y est arrivé, il faut
l'avouer. Au même titre que Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et
du
Transport, et Taoufik Hjira, ministre délégué à l'Habitat et à
l'Urbanisme. En fait, les trois membres istiqlaliens du gouvernement
étaient là pour parler des «réussites» de leurs départements
respectifs. Un excellent exercice qui illustrait à chaque fois les
propositions du parti en matière d'emploi.
> L'ordre du jour des travaux de cette journée s'était décliné sur
trois axes principaux. Le premier concerne le volontarisme économique
qui veut que le rôle de l'Etat dépasse la préparation de
l'environnement pour le privé. En clair, il ne peut y avoir de
prospérité sans une stratégie volontariste, sans un Etat détecteur
d'opportunité s de création de richesses. Le second axe s'est penché
sur le partenariat Etat/entreprises. Le PI propose d'instaurer dans ce
cadre de nouvelles relations entre les deux parties. Des relations qui
seraient basées en premier sur un partenariat empreint de confiance
mutuelle. Et enfin, le troisième
axe a été beaucoup plus technique
puisqu'il a traité de la fiscalité. Les propositions du parti ont
constitué une sérieuse plateforme à un débat sur la question auquel on
n'est pas habitué.
> Le programme élaboré par le parti repose sur quatre piliers, à
savoir le volontarisme, l'analyse du marché de travail, la mise en
place des plans d'action de solidarité et de lutte contre la pauvreté
ainsi que la gestion efficiente de ressources humaines dans le secteur
public.
>
> Jamal Eddine HERRADI
>
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