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#934 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Lundi 16. Novembre 2009  17:52
Sujet: Fw : Rassemblement contRe le nouveau centRe feRmé
collectifcolere
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Rassemblement contRe le nouveau

centRe feRmé

A Steenokkerzeel, en bout de piste de l´aéroport de Zaventem, l´Etat fait construire

un nouveau centre fermé pour sans-papiers. L´inauguration de ce centre spécial

pour les « cas difficiles », est prévue pour l´été 2010. Ce centre, avec ses cellules

individuelles à la mode carcérale, est un outil supplémentaire dont se munit l´Etat

pour expulser sans accrocs son quota annuel de migrants.

Ce centre, nous n´en voulons pas, des prisons, non plus :

Parce que chaque coup contre la machine à expulser nous réchauffe le coeur ; et que

ce nouveau centre est prévu pour faciliter les expulsions et isoler et mater ceux qui

se révoltent à l´intérieur. Comme ceux qui incendièrent le 127bis l´été passé...

Tout comme les nouveaux quartiers d´isolement à Bruges et à Lantin cherchent à

pacifier trois années de mutineries dans les prisons belges.

Parce qu´il y aura toujours des hors critères, poussés à la clandestinité, que l´ombre

des centres fermés et la crainte d´une expulsion maintiennent sous l´emprise de

leurs exploiteurs.

Tout comme l´ombre des cellules de la démocratie plane sur nous tous.

Parce que les critères de régularisations eux-mêmes révèlent que les politiques, tous

partis confondus, cherchent à obtenir des individus intégrés, soumis et rentables au

« pays d´accueil ».

Tout comme ils cherchent à nous transformer en matières premières faciles à

gérer.

Parce que les barreaux ne sont pas toujours que là où on le croit et qu´il est possible

de les attaquer quotidiennement.

Et enfin, parce que « nous » ce sont toutes les

personnes qui se reconnaissent dans ces

raisons et qui ont envie de se rencontrer, de se

parler et de s´organiser pour abattre toutes les

frontières en général et ce nouveau centre en

particulier :

RetRouvons-nous dimanche 22 novembRe, 13h

sur le marché de la gare du midi, à Bruxelles !

http://www.cemab.be/uploads/2009/11/flyers22.pdf



#933 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Lundi 16. Novembre 2009  17:49
Sujet: Partout ils construisent de nouveaux murs
collectifcolere
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Partout ils construisent de nouveaux murs rehaussés

de barbelés pour nous séparer.

A Steenokkerzeel les fondations d´un nouveau centre fermé

pour étrangers sont creusées. Un nouveau centre qu´en d´autres

temps on aurait appelé un camp de déportation. Il encagera

ceux qui se seront rendus doublement coupables aux yeux

de l´Ogre Etat de ne pas correspondre à ses politiques

cyniques d´immigration, et de s´être révoltés contre

leur enfermement.

Comme ceux qui, lors de l´été 2008, boutèrent

le feu à toute une aile du 127bis ;

Comme ceux qui résistent à leur expulsion comme

le fit en son temps Semira Adamu ;

Les camps, et ce centre en particulier, comme

toutes les formes de prisons, sont l´expression la plus totale d´une société carcéralisée. Une société où, depuis l´école

jusqu´au métro-boulot-dodo, en passant par l´extension de la surveillance et du contrôle, on tente de produire des petits êtres

dociles. Une multitude de petits conformistes censés, entre autre, dénoncer les clandestins ou détourner les yeux lors des

contrôles d´identité qui permettent de rafler régulièrement des illégaux dans les transports et dans les rues.

Mais ce destin sans vie qu´on voudrait nous voir endosser n´est pas inéluctable et ceux qui ont attaqué Besix, une des

entreprises qui construisent le nouveau centre, l´ont bien compris. Il existe, pour tous ceux qui refusent la résignation, mille

possibilités de résister et de se révolter au quotidien :

En réagissant lors des contrôles et lors des rafles dans les bars et les chantiers ;

En combattant la construction de ce nouveau centre de la manière que chacun jugera adéquate,

En crachant à la gueule des politiques pour élaborer directement, sans médiations, nos propres luttes...

dans la danse endiablee de la revolte

que la destruction des centres fermes marque le rythme !

http://www.cemab.be/uploads/2009/11/envol.pdf



#932 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Mercredi 4. Novembre 2009  13:06
Sujet: [blog ULSG] OCTOBRE 2009
ulsaintgilles@...
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

29 octobre 2009

Libéralisation de l´électricité : la Belgique condamnée

La Cour européenne de Justice pointe la libéralisation déficiente du marché de l´électricité en Belgique. Selon son arrêt, le pouvoir donné à la CREG par la réglementation belge est insuffisant. Le régulateur « ne semble avoir aucune influence eu égard aux méthodes utilisées pour calculer ou établir les tarifs du transport et de la distribution ».

La Cour suit en cela l´argumentaire de la Commission européenne qui reproche à la Belgique de donner au gouvernement et non à la CREG le pouvoir d´adopter des règles particulières en matière d´amortissement et de marges bénéficiaires liées aux investissements dont l´intérêt se situe à l´échelon national ou européen.

Selon la Commission, cette manière d´opérer n´est pas compatible avec une directive européenne datant d´il y a six ans, vu que le régulateur « ne semble avoir aucune influence eu égard aux méthodes utilisées pour calculer ou établir les tarifs du transport et de la distribution », est-il écrit jeudi dans un communiqué de la Cour européenne.
La Commission avait également fait valoir qu´à ses yeux, la législation belge relative à l´organisation du marché de l´électricité est tellement floue qu´il est impossible de s´assurer avec certitude de l´existence d´un droit de recours individuel contre des décisions visant à refuser l´accès au réseau de distribution ou de transport d´électricité.
Cette condamnation de la Belgique par la Cour européenne est la neuvième de l´année.
(belga)
Posté par ul_saintgilles à 14:54 - LIBÉRALISATION DU MARCHÉ DE L'ÉNERGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Demandeurs d'asile cherchent logement

Les demandeurs d'asile en Belgique ne savent plus où aller. Ou plutôt, l'Etat fédéral ne sait plus où les accueillir. Des centaines d'entre eux sont hébergés dans des hôtels et faute de place les nouveaux arrivants sont renvoyés à la rue.

Pour parer au plus presser, Philippe Courard, le Secrétaire d'Etat à l'Intégration Sociale, envisage de les loger dans des casernes. Mais en attendant, d'autres demandeurs d'asiles vont se retrouver sans logement, ceux qui étaient hébergés au Samu social de Bruxelles. La convention qui, depuis le mois de mai dernier, liait FEDASIL au Samu social de Bruxelles prend fin demain, 30 octobre. L'hiver approchant, il faut rendre les lieux d'hébergement de la place Masui à leur fonction première: accueillir toutes les nuits des sans-abris en situation de détresse à cause du froid. Les demandeurs d'asile qui étaient logés là doivent donc déménager.
Tous les jours de cette semaine, une quarantaine de personnes ont quitté le SAMU social de Bruxelles. Sur quelle base? Pascale Beretta, directrice générale: "On a déjà un système d'organisation avec Fedasil, depuis le démarrage, ce qui fait que Fedasil nous envoie des listings tous les jours, avec les arrivées et donc les orientations dans l'urgence et de l'urgence vers nous. Dès qu'il y a des places disponibles en centre, pour ces personnes, dès le lendemain matin elles ont une orientation vers les centres structurels. (...) Il nous reste à peu près 80 personnes, ce qui est prévu par le plan."
Encore faut-il qu'il y ait suffisamment de places et que les demandeurs d'asile ne soient pas obligés de revenir cet hier, en tant que sans-abris.
"Ecoutez, l'hiver c'est gérer le confluent des sans-abris qui sont dans la rue, des gens qui sont perdus dans la ville, des migrants qui y sont aussi. Donc on risque d'avoir des personnes qui effectivement sont en danger. Ce que je ne peux pas, c'est de demander à mes équipes, qui font de l'humanitaire et qui sont dans le cadre des "maraudes " en rue, de faire la distinction entre des familles avec des enfants, et d'autres familles avec des enfants. Parce qu'elles ont un statut qui est : une carte d'identité ou pas de carte d'identité; parce que je ne peux pas demander cette distinction-là."
(M.S. avec Betty Cleeren)
Posté par ul_saintgilles à 11:37 - SANS-PAPIERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2009

ACTIRIS incapable de payer les primes ACS de septembre pour raisons budgétaires

Bonjour à tous.
L'Union des Locataires de Saint-Gilles asbl est une petite association qui s'occupe de "droit au logement", d'aide aux locataires, de recherche de logements décents, etc. Nos frais de fonctionnement et salaires sont garantis par un subside "Insertion par le Logement" et ACTIRIS pour nos postes ACS (Agent Contractuel Subventionné). En-dehors de ces subsides, nous n'avons évidemment aucun autre fonds. A noter que nos subsides "Insertion par le Logement" n'ont plus été indexés depuis 2006, c'est-à-dire qu'en réalité et de manière pratique ils sont en constante diminution. Si nous disons cela, nous croyons ne pas parler uniquement pour nous, mais pour toutes les associations "Insertion par le Logement".
Et cerise sur le gâteau, nous venons incidemment d'apprendre, suite à un coup de téléphone de notre part aux services ACTIRIS, que les primes ACS du mois dernier n'ont toujours pas été payés à ce jour (28 octobre) pour la simple et "bonne" raison que les réserves budgétaires actuelles d'ACTIRIS ne permettent pas d'effectuer les-dits paiements. La raison? Simple! Aux dires de l'employée qui répondait au téléphone, la Région de Bruxelles-Capitale est en défaut de payement d'ACTIRIS, sans doute dû aux problèmes budgétaires récurents suite aux restrictions et à la crise financière. Bref, "y'a pas d'argent!!!" L'Etat "prête" des milliards d'Euros aux banques et se trouve dans l'incapacité d'alimenter les comptabilités des associations et autres organismes d'aide sociale qui dépendent de ces aides. On nous dit que la situation sera "peut-être" rétablie la semaine prochaine, mais sans certitude.
Quelqu'un a-t-il d'autres informations à ce sujet? Que compte faire le dit "milieu associatif"? Encore une fois la boucler? Ou au contraire rugir et ruer dans les brancards? A quand une grève dans le social? A quand une manifestation? A quand... à quand...???
A bon entendeur, salut!!!
Posté par ul_saintgilles à 16:15 - SURRÉALISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2009

La Poste vire 40 millions par erreur

La Poste a effectué par erreur près de 50.000 paiements, pour un montant de 40 millions d´euros, auprès d´allocataires sociaux.

« Le 15 octobre, la Capac a organisé un test afin de se préparer au passage aux nouveaux protocoles de paiement Sepa prévu pour le 12 novembre. Ce test consistait à envoyer un fichier reprenant une série de virements à La Poste (organisme financier de la Capac) qui devait `fictivement´ exécuter les paiements afin de vérifier que nos protocoles Sepa étaient corrects. En raison d´une manipulation fautive de La Poste, ces paiements ont été réellement exécutés », a expliqué la Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage (Capac) mercredi soir, qui chiffre le nombre de transactions effectuées par erreur à 50.000. La Poste les chiffre à 40 millions d´euros.

« L´erreur commise par La Poste fut détectée dès la première heure du lundi 19 octobre par nos bureaux de paiement », a-t-elle ajouté. « La Poste entreprend à présent de récupérer les montants fautivement versés sur le compte de plusieurs de nos allocataires sociaux via des protocoles prévus entre les différents organismes financiers », a poursuivi la Caisse qui demande aux personnes concernées de ne pas entreprendre de remboursement spontané.
La Poste affirme qu´« elle met tout en oeuvre afin de résoudre le problème aussi rapidement que possible et pour éviter qu´un tel incident se reproduise » et précise qu´une « lettre a été envoyée ce mercredi à toutes les personnes concernées ».
Posté par ul_saintgilles à 14:20 - PAUVRETÉ & RICHESSE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2009

La Stib s´en prend à la mendicité dans le métro

Le Secrétaire d´État à la Lutte contre la pauvreté, Philippe Courard, se dit « perplexe » face à la décision de la Stib d´inviter les usagers à « ne pas encourager la mendicité » dans l´enceinte du métro. Depuis le 15 octobre, un message sonore diffusé dans les stations du métro bruxellois incite les passants à ne pas attirer les mendiants en les aidant. La ministre bruxelloise du Transport a tenu à rappeler que la Stib ne fait qu´appliquer une ordonnance du parlement.

« Nous vous rappelons que la mendicité est interdite dans l´enceinte du métro. Ne l´encouragez pas, merci. » Voici ce que peuvent entendre les usagers du métro bruxellois. Selon la Stib, ce message est inspiré de ce qui se fait dans les transports en commun parisiens. Le but est de conscientiser les passagers du rôle qu´ils ont à jouer et du fait qu´en donnant satisfaction aux mendiants, ceux-ci reviendront, alors qu´ils ont d´autres ressources ou d´autres endroits pour mendier.

Philippe Courard a souligné qu´à l´approche de l´hiver, il convenait « plus encore de développer des initiatives en matière d´accompagnement des personnes démunies. »
Pour lui, il importe de « ne pas cacher le phénomène de pauvreté » mais bien « d´en combattre les causes » Le secrétaire d´État fédéral a rappelé, à titre d´exemple, que la SNCB avait mis en place, en concertation avec les associations de terrain, une « Cellule Prévention et Sécurité Sociétale » pour encadrer les personnes en situation de pauvreté et de sans-abri.
Philippe Courard a ajouté qu´il s´était associé à la SNCB et à sa « Cellule Prévention et Sécurité Sociétale » pour répondre à un appel à projets européen visant à mieux coordonner les actions menées dans les gares, en collaboration avec les associations de terrain.
À la Stib, on dément qu´il y ait une augmentation de la mendicité sur le réseau. le but serait de conscientiser les passagers du rôle qu´ils ont à jouer. « On veut faire prendre conscience aux clients que s´ils donnent satisfaction aux mendiants, ceux-ci reviendront. Et les mendiants ont d´autres ressources ou d´autres endroits pour mendier », conclut le porte-parole de la Stib.

La STIB ne fait qu´appliquer une ordonnance du parlement

L´initiative de la STIB d´inviter ses usagers à ne pas encourager la mendicité dans le métro relève d´une ordonnance prise par le parlement régional en 2007 pour interdire ce type de démarche passible d´une amende de 84 euros, a indiqué jeudi la ministre bruxelloise du Transport, devant les députés bruxellois réunis en séance plénière. Cette même ordonnance prévoit d´ailleurs la possibilité d´infliger une amende de 84 euros, a-t-elle ajouté.
La ministre était interrogée, à l´heure des questions d´actualité par Michel Colson (MR), Céline Delforge (Ecolo), Olivia P´Tito et Nadia El Yousfi (PS), particulièrement remontés, certains sur la forme, d´autres sur le fond, contre l´initiative de la STIB d´inviter les usagers à ne pas encourager la mendicité dans le métro en donnant de l´argent aux mendiants dans ses installations.
Dans sa réponse lue par le secrétaire d´État à la Mobilité Bruno De Lille, la ministre Grouwels, absente mercredi, a rappelé aux députés que la mendicité sur le réseau de la STIB avait été interdite dans une ordonnancé votée par les députés bruxellois en 2007. En vertu de ce texte, elle est passible d´une amende administrative de 84 euros.
À la question posée du niveau hiérarchique à la base de l´initiative de la STIB, Brigitte Grouwels a précisé que la communication avait été mise au point à la demande de la direction du département « métro » de la société « qui n´a pas besoin de demander l´aval de qui que ce soit lorsqu´il s´agit de demander aux usagers de ne pas encourager ce qui est interdit ». (belga)
Posté par ul_saintgilles à 18:20 - PAUVRETÉ & RICHESSE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2009

Occupation: de Morichar à Belliard à la Porte de Namur

C´est l´heure du déménagement pour les occupants du 45 de la rue Belliard, un bâtiment occupé depuis le 21 septembre. En dernière minute, ils ont trouvé asile dans un immeuble vide de la Porte de Namur. Une convention leur permettra d´y loger durant trois mois, solution négociée par la médiation du secrétaire d´Etat régional au logement, Christos Doulkeridis (Ecolo). La priorité ira notamment aux familles et à ceux qui participaient à l'occupation initiale place Morichar car il n'y a qu'une cinquantaine de places pour 150 personnes.
- Voir notre reportage
Posté par ul_saintgilles à 19:44 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Télé Bruxelles Online - 19 10 09 Occupation Morichar: de Belliard à Stassart


#931 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Jeudi 29. Octobre 2009  13:10
Sujet: Fw : Primes ACS
ulsaintgilles@...
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--- En date de : Jeu 29.10.09, asbl le Pont des Arts <lepontdesarts@...> a écrit :

De: asbl le Pont des Arts <lepontdesarts@...>
Objet: Primes ACS
À: ulsaintgilles@...
Date: Jeudi 29 Octobre 2009, 12h57

 
Bonjour,
 
Je viens de vous joindre par téléphone à propos du "gel" des primes acs (l'hiver arrive tôt), mais je ne sais pas qui m'a répondu.
Voici en tout cas le lien vers un blog qui a repris votre CP.
Nous sommes prêts à entamer une action avec d'autres associations.
Pour en savoir plus sur Le Pont des Arts, allez voir notre site www.lepontdesarts.be.

http://e-s-g.blogspot.com/2009/10/actiris-incapable-de-pays-les-primes.html
 
Bien cordialement,
Sophie Nolet

asbl "le Pont des Arts"
47, rue Floris
1030 Schaerbeek
www.lepontdesarts.be
0032/486/151.197
 


#930 De: "A voix autre" <avoixautre@...>
Date: Jeudi 29. Octobre 2009  12:33
Sujet: Re: [COLERe] ACTIRIS incapable de pays les primes ACS de septembre pour raisons budgétaires
avoixautre@...
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Bonjour,

étant donné que nous ne sommes pas subventionnés, que nous fonctionnons en
complet auto-financement, nous ne sommes pas directement concernés par le
financement du secteur associatif par les autorités locales, régionales ou
fédérales. Cependant, soyez assurés de notre sympathie dans votre combat.
Si jamais nous avons l'occasion de répercuter votre message, nous n'y
manquerons pas.


sincères salutations.


a voix autre

#929 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Mercredi 28. Octobre 2009  15:35
Sujet: ACTIRIS incapable de pays les primes ACS de septembre pour raisons budgétaires
ulsaintgilles@...
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Bonjour à tous.
L'Union des Locataires de Saint-Gilles asbl est une petite association qui s'occupe de "droit au logement", d'aide aux locataires, de recherche de logements décents, etc. Nos frais de fonctionnement et salaires sont garantis par un subside "Insertion par le Logement" et ACTIRIS pour nos postes ACS (Agent Contractuel Subventionné). En-dehors de ces subsides, nous n'avons évidemment aucun autre fonds. A noter que nos subsides "Insertion par le Logement" n'ont plus été indexés depuis 2006, c'est-à-dire qu'en réalité et de manière pratique ils sont en constante diminution. Si nous disons cela, nous croyons ne pas parler uniquement pour nous, mais pour toutes les associations "Insertion par le Logement".
Et cerise sur le gâteau, nous venons incidemment d'apprendre, suite à un coup de téléphone de notre part aux services ACTIRIS, que les primes ACS du mois dernier n'ont toujours pas été payés à ce jour (28 octobre) pour la simple et "bonne" raison que les réserves budgétaires actuelles d'ACTIRIS ne permettent pas d'effectuer les-dits paiements. La raison? Simple! Aux dires de l'employée qui répondait au téléphone, la Région de Bruxelles-Capitale est en défaut de payement d'ACTIRIS, sans doute dû aux problèmes budgétaires récurents suite aux restrictions et à la crise financière. Bref, "y'a pas d'argent!!!" L'Etat "prête" des milliards d'Euros aux banques et se trouve dans l'incapacité d'alimenter les comptabilités des associations et autres organismes d'aide sociale qui dépendent de ces aides. On nous dit que la situation sera "peut-être" rétablie la semaine prochaine, mais sans certitude.
Quelqu'un a-t-il d'autres informations à ce sujet? Que compte faire le dit "milieu associatif"? Encore une fois la boucler? Ou au contraire rugir et ruer dans les brancards? A quand une grève dans le social? A quand une manifestation? A quand... à quand...???
A bon entendeur, salut!!!
union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54


#928 De: Aaricia Behets <abehets@...>
Date: Vendredi 2. Octobre 2009  8:01
Sujet: Re: [COLERe] [blog ULSG] SEPTEMBRE 2009
abehets@...
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Bonjour,

Moi je travaille dans le quartier du Midi, depuis maintenant pile deux ans. Je vois bien la misère qui jonche les trottoirs.
Le nombre de personnes à la rue s'accroît d'années en années. Les expropriations ont été faites de façon totalement arbitraires et de ce fait, tout le bas de St-Gilles dépérit depuis plus de quinze ans. La crasse s'amoncelle à tous les coins de rue, l'alcool coule à plein flots et les frictions entre (groupes d') individus se font de plus en plus courantes. Je connais beaucoup de personnes là-bas, elles souffrent, qu'elles soient dehors ou pas. Les gens deviennent de plus en plus agressifs. La crasse est partout, les gens sont démotivés et tout le monde s'en fout de tout ...

La Place Horta, j'ai assisté à son expansion, à l'inauguration du buste de Spaak, de la fresque, et je suis la première à savoir qu'en-dessous de la fresque, les crasses, le dépotoir devrais-je dire, ont été soigneusement dissimulées derrière des barrières éphémères. L'inauguration du Midi Station et la vie en gare (nouveau slogan) ont servi de faire-valoir et tout le monde ne voit que çà, personne ne s'intéresse au côté Mérode.

D'ailleurs le principal intérêt est la gare, et au détriment de la population, on modifie tout pour les chalands et navetteurs. On les appâte et derrière tout çà le tableau est bien triste. Et les bâtiments en construction ne sont même pas sûrs d'investisseurs et donc, çà va donner un aspect encore plus vide et insécurisant au quartier.

Enfin bref, au nom de l'économie politique et de l'image internationale de la Gare du Midi, les autres peuvent crever sous les ponts car on les a virés d'un appartement au loyer de 200 euros alors que rien n'est plus à ce prix. Et tout çà pour quoi? Pour supprimer les maisons seulement 15 ans après ou les laisser comme çà, en train de pourrir ... Voilà la vie dans le bas de Saint-Gilles.





Le 1 octobre 2009 16:24, ULSG <ulsaintgilles@...> a écrit :
 

Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

1. PRÉSENTATION
2. NOS PERMANENCES

29 septembre 2009

Le Midi ne connaît plus la crise

Saint-Gilles. Selon l'échevin Patrick Debouverie en charge du développement du Midi, le quartier sera transformé dès la fin 2011. La nouvelle gare sera dessinée par Jean Nouvel.

On tourne la page et on regarde vers l'avenir. C'est en substance le message qu'a donné l'échevin saint-gillois Patrick Debouverie (MR), en charge du développement du Quartier du Midi. Il vient de présenter un énorme travail de compilation, reprenant tous les projets en cours et à venir dans le Midi. Le tout compose le tableau d'un quartier en pleine mutation, aux antipodes de l'image véhiculée actuellement.

« Ce qui se crée dans le Midi, déclare l'échevin, c'est un nouveau morceau de ville ». Au cœur de ce renouveau, le TGV et la gare du Midi. En chiffres, cela représente 12 millions de passagers, 96.000 entrées quotidiennes et une liaison vers Londres en plein développement (+ 16 %). Dans le sillage du train à grande vitesse, on a construit un centre commercial qui marche très bien et une place Horta animée qui a fait le plein des enseignes (tous les espaces horeca sont occupés). « Nous sommes à un moment charnière, poursuit l'échevin. Nous sommes au bout des soucis. Le dernier plan d'expropriation est un succès. Et lorsque l'on voit les permis déjà délivrés, les projets en cours, les projets sur le point de passer en concertation, on se rend compte de la mutation. Fin 2011, le quartier sera méconnaissable ».
Certaines transformations sont déjà évidentes. Côté Fonsny, les quatre îlots « régionaux » sont maintenant en voie de reconstruction. Patrick Debouverie estime également que le logement n'a pas souffert de l'essor du bureau. Si l'on considère l'ensemble du quartier, ce sont 446 logements qui s'érigent. Les démolitions en bordure de la rue Fonsny sont compensées par les nouvelles constructions. Il s'agit d'un logement varié qui s'adresse toutes les catégories sociales.
Cet essor ne se manifeste pas seulement dans le logement. Manifestement, le Midi ne connaît pas la crise. On y compte déjà plus de 400 chambres d'hôtels et on en attend 500 autres. Toutes les études de marché semblent favorables au Midi. Atrium (l'agence régionale de développement commercial) est sur le qui-vive et suit pas à pas les progrès réalisés. Quant au célèbre marché du Midi (le dimanche matin), il draine une chalandise qui va au-delà de nos frontières.
Les fonctionnaires qui remplissent les bureaux le long de l'avenue Fonsny stimulent déjà le commerce de proximité. Ils sont 12.000 et leurs effectifs vont encore gonfler avec l'arrivée du groupe Smals, (700 personnes).
Rappelons par ailleurs que le Midi figure en bonne place dans le PDI, plan régional de développement de Bruxelles. Il fait l'objet de soins attentifs du public. Ainsi, Beliris prépare le réaménagement de l'esplanade de l'Europe, trop longtemps négligée. Quant aux travaux de la place Broodthaers (projet Beliris), ils s'achèveront en juillet 2010. En matière de propreté, le quartier du Midi fait désormais partie des priorités du secrétaire d'Etat Emir Kir (PS).
Enfin, il y a la gare du Midi, porte de la capitale de l'Europe. La SNCB a confié à l'architecte Jean Nouvel le soin de refaire son entrée rue Fonsny. Ce projet s'inscrit dans un masterplan qui vise les zones ferroviaires et ses abords. Le plan vient d'être soumis ce mois-ci au comité de pilotage, où l'on retrouve Saint-Gilles, Anderlecht et bien sûr la Région.
Posté par ul_saintgilles à 17:54 - QUARTIER MIDI - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 septembre 2009

Comuniqué de presse - De Morichar à Belliard

Comuniqué de presse
Le 26 septembre 2009
De Morichar à Belliard
Suite à des pressions et des menaces policières (trois visites de la police de Saint-Gilles dont une descente particulièrement intimidante), la centaine d'adultes et la cinquantaine d'enfants mal logés ont quitté l'Espace Morichar les 19, 20 et 21 septembre.
Contrairement à ce qui a parfois été écrit, les occupants ne sont pas des sans-papiers mais des mal-logés. Ils sont cependant nombreux à avoir un statut provisoire (carte orange : séjour provisoire), et les menaces policières de ce week-end ("Si vous ne sortez pas, on vous renvoie dans votre pays!") ont eu l'effet de terreur escompté.
Lundi 21 au matin l'huissier de justice s'est présentée avec le commissaire et une vingtaine de policiers de Saint-Gilles pour expulser les derniers occupants de l'immeuble au profit de l'Al Sabah trust Company, (siège social, Bank of American Building, 50thy Street, Panama). Après avoir ainsi servi les intérêts de spéculateurs et jeté à la rue des dizaines de familles qui avaient enfin trouvé un lieu de vie décent, les policiers ont remis l'immeuble aux vigiles.
Les familles mal logées se sont installées au 45 rue Belliard, dans un vaste immeuble du quartier européen présentant les même qualités d'hygiène, de sécurité et de confort que l'immeuble de la place Morichar. Nous n'avons pas eu de difficultés à trouver un nouvel endroit en trois jours, car nombreux sont les immeubles vides à Bruxelles, cette ville où trouver un loyer abordable ou un logement social est devenu mission impossible.
Vendredi 25 septembre, nous avons reçu du même cabinet d'huissiers un avis d'expulsion prenant cours ce samedi minuit pour l'immeuble de la rue Belliard. De prétendues raisons "urgentes" nécessiteraient de remettre à la rue 150 personnes. Cela nous a d'autant plus surpris que nous avions pu obtenir un rendez-vous avec le secrétaire d'Etat au logement Christos DOULKERIDIS et les représentants du propriétaire le mardi 29/09 à 14H30 dans l'espoir de signer une convention d'occupation provisoire...
Nous qui occupons la rue Belliard, nous invitons les sympathisants, les journalistes, les militants du droit au logement à ne pas attendre la prochaine opération policière pour nous rendre visite. Nous croyons que notre expérience mérite un moment d'attention. Nous venons du Maroc, de Slovaquie, d'Iran, d'Algérie, du Cameroun, du Niger, de Russie,... mais aussi de Belgique et nous construisons ensemble, contre la misère et la précarité, un espace de vie digne.
Merci de vous annoncer en téléphonant au 0477/24.57.97 ou au 0485/97/40.41
Les Occupants.
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25 septembre 2009

L’eau à Bruxelles sera encore plus chère qu’annoncé

La hausse du tarif de l’eau en trois phases à Bruxelles sera plus élevée qu’annoncé par l’IBDE. La partie du tarif portant sur le prix de l’eau lui-même sera elle aussi revue sensiblement à la hausse. D’après la ministre Huytebroeck, la note sera salée, « excessive » même.

La hausse du tarif de l’eau en trois phases à Bruxelles sera plus élevée qu’annoncé vendredi par l’Intercommunale Bruxelloise de Distribution d’Eau. Il y aura bien une hausse de la redevance d’assainissement liée à la rénovation en profondeur du vieux réseau d’égouttage de la capitale, mais la partie du tarif portant sur le prix de l’eau lui-même sera elle aussi revue sensiblement à la hausse. Il ne manque plus que l’accord du fédéral, qui fait rarement barrage face à ce type de demande, a-t-on appris à très bonne source.

L’information a été confirmée par la ministre de l’Environnement Evelyne Huytebroeck qui s’est dite « étonnée » par la décision du Conseil d’administration de l’IBDE.
Concrètement, la part liée à la redevance d’assainissement augmentera de 40 % en 2010, de 30 % en 2011 et 20 % en 2012.
Mais le prix de l’eau en tant que tel, qui constitue la plus grosse part du tarif, augmentera de 16 % en 2010, de 10 % en 2011 et de 2 % en 2012.
D’après la ministre Huytebroeck, la note sera salée, « excessive » même. Pour un ménage de deux personnes consommant en moyenne 80m3 par an, la hausse devrait atteindre globalement 127,5 euros à l’horizon 2012, passant par des paliers de hausse intermédiaires de +50,75, et +97 euros en 2010 et 2011.
Sans contester la nécessité de procéder à de nouveaux investissements dans le secteur de l’eau nécessitant une augmentation possible du prix dans les années qui viennent, Evelyne Huytebroeck a dit ne pas s’expliquer cette décision, jugeant « les montants excessifs, le moment particulièrement mal choisi et le montage financier inadéquat ».
Les montants sont excessifs, a-t-elle insisté dit, car la Région bruxellois a entamé un processus d’objectivation et de transparence des coûts dans le secteur de l’eau. Ce processus arrive à son terme d’ici trois mois et doit permettre de se rapprocher du coût vérité en éliminant toute surfacturation injustifiée.
Le moment est mal choisi car il s’agit ici d’un programme d’investissement qui portera sur des décennies. Il est particulièrement inapproprié de faire supporter de telles augmentations par les ménages bruxellois à un moment où les effets de la crise sont les plus criants. Un décalage d’un an ou deux d’une augmentation plus mesurée eut été préférable, a-t-elle ajouté.
Pour Evelyne Huytebroeck, le montage financier est inadéquat car la déclaration de gouvernement prévoyait des pistes de solution de financement qui, par l’intervention de la Région, auraient pu alléger la charge d’emprunt, donc le coût du remboursement, et donc l’ampleur des augmentations. « Force est de constater que là aussi l’intercommunale a préféré jouer cavalier seul. Elle a trois fois tort », a conclu la ministre Ecolo du gouvernement bruxellois.
(belga)
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Le prix de l’eau va augmenter à Bruxelles

Le prix de l’eau augmentera progressivement au cours des 3 prochaines années. Il sera graduellement porté de 0,6273 euro/m3, à 0,8155 euro/m3 et enfin à 0,9786 euro/m3.

Le Conseil d’Administration de l’Institut Bruxellois de Distribution d’Eau (IBDE) justifie la mesure par le démarrage d’une vaste opération de rénovation du réseau d’égouttage de la capitale devenue de plus en plus urgente sur un tiers des 1500 km qu’il représente. Le coût de cette rénovation est estimé à 1,5 milliard d’euros.

L’augmentation portera plus précisément sur la redevance d’assainissement du réseau imputée au consommateur proportionnellement à la quantité d’eau qu’il consomme.
L’augmentation de la redevance d’assainissement s’étalera de 2010 et 2012. Elle sera portée graduellement à 0,6273 euro/m3 puis à 0,8155 euro/m3 et enfin à 0,9786 euro/m3.

L’eau moins reste moins chère à Bruxelles

Selon l’IBDE, malgré ces augmentations, le prix de l’eau restera le moins cher à Bruxelles : 30,9 % de moins qu’en Région wallonne et 93,6 % de moins qu’en Région flamande.
L’application d’une tarification solidaire a pour effet que pour un ménage moyen, (2Â personnes) avec une consommation moyenne (103 l/jour/pers), l’augmentation sera de 12 euros par an soit 0,0338 euro par jour.
(belga)
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22 septembre 2009

Télé Bruxelles - 22 09 09 De Morichar à la rue Belliard

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RTBF - 22 09 09 Journal de 13h - Rue Belliard

22.09.09 - 08:16

Les occupants d'un ancien immeuble des contributions, place Morichar, à Saint-Gilles, ont décidé de quitter les lieux avant l'intervention de la police. Ils ont investi un bâtiment de la rue Belliard. L'ultimatum expirait ce lundi soir à minuit.

Une septantaine de personnes, dont une trentaine d'enfants, qui occupent un immeuble vide de sept niveaux et de plus de 8 000 m2 depuis le 11 mai sur la place Morichar, à Saint-Gilles, étaient menacées d'expulsion à partir de lundi minuit. Elles recherchaient activement un nouveau lieu d'occupation depuis que la police leur avait annoncé qu'elles risquaient une expulsion à brève échéance.
Les occupants ont tenté en vain d'investir lundi, en début d'après-midi, un bâtiment inoccupé de la Croix-Rouge situé chaussée de Vleurgat, à Ixelles. Un deuxième essai d'occupation, à Schaerbeek celui-là, n'a pas non plus abouti.  Ils ont finalement déménagé ce lundi soir dans un ancien bâtiment des contributions situé rue Belliard.
Un huissier de justice a signifié le 28 août aux occupants un ordre de quitter les lieux dans un délai de 48 heures. Le propriétaire de l'endroit, la société Al Sabah Trust Company, dont le siège social est situé au Panama, a introduit une requête unilatérale le 18 août. La société a été déboutée par le président du tribunal de première instance de Bruxelles, mais a obtenu gain de cause en appel.
Dénoncer le manque de logements
Les occupants ont tenté lundi d'obtenir un nouveau délai de deux jours, le temps de trouver un nouveau logement, mais le propriétaire n'a pas accédé à leur demande. Selon ce dernier, des négociations sont en cours avec l'Institut supérieur d'architecture Saint-Luc qui envisagerait d'occuper le bâtiment pour la rentrée académique 2010-2011.
Début septembre, ils étaient 120, dont 54 enfants, à occuper le bâtiment de la place Morichar. Plusieurs personnes ont depuis quitté les lieux par crainte d'être interpellées par la police. Le bâtiment était occupé jusqu'en octobre 2008 par les contributions.
Les occupants considèrent que leur expulsion n'est justifiée par aucun motif urgent ou de danger. Ils précisent avoir apporté toutes les garanties en matière de sécurité et d'hygiène. Ils espèrent trouver à moyen terme un bâtiment public inoccupé, à la fois pour des raisons de sécurité mais aussi politiques, puisque, par leurs actions, ils cherchent à dénoncer le manque de logements publics pour les bas revenus ou les personnes défavorisées en Région bruxelloise.
Selon les associations qui soutiennent les occupants, les polices de Saint-Josse et de Bruxelles, Fedasil et le service de prévention de Saint-Gilles auraient demandé, il y a plusieurs semaines, aux organisateurs de l'occupation de pouvoir accueillir des personnes supplémentaires.
(A.L. avec P. Carlot et Belga)

Les sans papiers de la place Morichar sont rue Belliard - RTBF INFO

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Les occupants de la place Morichar à la rue Belliard

La septantaine de personnes qui occupaient un immeuble vide sur la place Morichar, à Saint-Gilles, ont investi, comme annoncé, un bâtiment vide situé rue Belliard, à Bruxelles, ce lundi soir, a-t-on appris auprès de Manu Rabouin, coordinatrice de l’Union des Locataires Maroliennes.

La septantaine de personnes, dont une trentaine d’enfants, étaient menacées d’expulsion à partir de lundi minuit. Après avoir tenté en vain d’investir, lundi après-midi, un bâtiment inoccupé situé chaussée de Vleurgat, à Ixelles, les occupants ont finalement investi lundi peu avant 20 heures un bâtiment inoccupé situé au 45 de la rue Belliard, à Bruxelles. Les occupants comptent y demeurer le temps de trouver un bâtiment public en bon état, a précisé Mme Rabouin.

(Belga)
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21 septembre 2009

Avis de dépopulation

LES HABITANTS du petit îlot le « Palace des illusions capitalistes » se sont vus inviter, entre 7h00 et 7h30 ce vendredi, à quitter les lieux ce lundi prochain, le 21. La police s'est chargée de venir nous réveiller, interrompre nos rêves, nos liens, notre amitié envers un territoire, le seul logement de certains, le jeun pour d'autres. Les pratiques de police nous répugnent.
Les serviteurs du pouvoir n'avaient d'autres mots à la bouche que: « Lundi, j' balance tout par la fenêtre, j'ai pas de cœur moi ! »
Cerveau inutilisé, en tant que simple exécutant, cœur absent : que leur restent-ils si ce n'est leur langue pour nous blasphémer, leurs poings pour nous menacer, leur droit en dehors de toute idée de la justice pour nous expulser ?
ILS NOUS FORCENT à quitter ce lieu que nous avons aménagé depuis cinq mois, que nous habitons chaque jour un peu plus intensément, pour partir vers un nouveau désert. ¨
RECOMMENCER, reconstruire, alors qu'ils ne cessent de détruire ce qu'il y a de vie et de liberté, de la rue à l'école, ce qu'il nous reste de foyer, de cœur et d'esprit.
LA GUERRE EN COUR(S)nous est faite plus spécifiquement parce que nous voulons tout et ne revendiquons rien, si ce n 'est cette vie et cette liberté résiduelles, si ce n 'est un toit, quelques mètres carrés de bureaux vides dans une ville où il y a des milliers d' habitations inutilisées.
NOUS NE SOMMES PAS des martyres, ni des malfrats, encore moins de potentiels terroristes, mais bien des esclaves cherchant à nous libérer. Prenant acte de l'agonie du système et des failles législatives encore béantes, nous décidons de briser la soumission quotidienne.
NOUS CONTINUERONS parce que nous ne cesserons pas de respirer, d'être ce que nous sommes et devenons, des hors-la-loi toujours en liberté. Liberté non pas de se résigner mais de lutter, en fuyant sur place, en désertant les codes établis.
Rejoignez-nous lundi 21 et mardi 22 et, si nous tenons, mercredi 23 et, etc. à MORICHAR.
Le rendez-vous avec la police a été fixé mardi 22 à 6h du matin. Venez armés de votre présence.
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Lundi 21 septembre minuit, l'ultime délai...

Les sans-abri de Morichar sont priés de déguerpir
SANS-ABRI Si d'aventure, ils n'ont pas vidé le 31-33, place Morichar, les sans-abri se verront expulsés manu militari, ce lundi, minuit. C'est ce qu'annonçait hier l'Union des locataires marollienne en pointant du doigt une "recherche urgente".
Une septantaine de personnes sont toujours sans solution, chiffrait sa coordinatrice, Manu Rabouin. "Des enfants, des familles..." Une fois encore, après un rabiot né de l'expulsion théorique de fin août, les défenseurs des sans-abri ont regretté un timing trop court.
"Nous cherchons un bâtiment vide où l'on pourrait obtenir une convention d'occupation. Quitte, à défaut, à forcer une occupation temporaire..."
G. Be
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19 septembre 2009

URGENT EXPULSION MORICHAR

COMMUNIQUE DE PRESSE URGENT
EVACUATION DE LA PLACE MORICHAR:120 PERSONNES DONT 54 ENFANTS A LA RUE LUNDI A MINUIT.
Malgré les pourparlers en cours avec les autorités politiques (Mrs Picqué et Doulkeridis) et des pistes concrètes de solutions négociées de relogement, les occupants de la place Morichar seront expulsés par la police de Saint-Gilles si nous n'avons pas quitté les lieux ce lundi 21 septembre à minuit.
Comme toujours, c'est la sacro sainte propriété privée qui l'emporte sur les besoins humains, en dépit de toute humanité. La loi et l'ordre préfèrent défendre une société panaméenne bourrée du pognon accumulé sur notre dos plutôt que des familles complètement démunies. Une société dont on nous cache toujours les noms des administrateurs et qui s'apprêterait à réaliser une nouvelle très lucrative opération immobilière sur le dos de l'Etat Belge.
DES MILLIARDS POUR LES BANQUES ET RIEN OU SI PEU POUR LE LOGEMENT POUR TOUS LES "PETITS" QUI TRINQUENT AUJOURD'HUI ET PERDENT LEUR LOGEMENT, LEUR BOULOT, AUXQUELS ON DEMANDE DE TRAVAILLER TOUJOURS PLUS POUR TOUJOURS MOINS...: ouvriers d'Opel Anvers, Agriculteurs, enseignants,... Chasse aux chômeurs, aux sans papiers...
Nous recherchons d'urgence une solution de relogement pour éviter de nous retrouver à la rue.
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus jusqu'à présent. N'hésitez pas à venir dès ce week-end et lundi.
MOBILISONS-NOUS POUR LE LOGEMENT POUR TOUS!
CONTRE L'ABSURDITE DES MILLIONS DE METRES CARRES DE BATIMENTS VIDES A BRUXELLES.
C'EST VIDE DONC J'OCCUPE!
COMITE D'OCCUPATION DE LA PLACE MORICHAR ET D'AILLEURS...
Contact: 0486/90.81.64 et 0485/97.40.41
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18 septembre 2009

Neuf policiers blessés dans des échauffourées à Molenbeek

Les échauffourées qui ont mis aux prises jeudi soir plusieurs jeunes de Molenbeek avec la police se sont soldées vers deux heures du matin sur un bilan de neuf blessés parmi les forces de l'ordre et cinq arrestations.
Ces violences ont fait suite à l'interpellation, vers 19 heures, d'un jeune homme de 14 ans à son domicile de la rue Vanderstichelen. La famille du jeune en question s'est rebellée et une vingtaine de riverains se sont joints à elle. Des cailloux ont été jetés sur les agents.
Ceux-ci ont emmené le jeune homme au commissariat de la rue du Facteur, devant lequel une soixantaine de personnes ont continué de semer le trouble en jetant des projectiles. La police locale a alors appelé des renforts des zones environnantes et fait venir deux autopompes ainsi qu'un hélicoptère de la police fédérale.
Les échauffourées se sont ensuite déplacées vers la rue Ribeaucourt et le boulevard Léopold II, où les groupes de jeunes ont joué au chat et à la souris avec les policiers. Des pavés ont été lancés ainsi que des bonbonnes de gaz, dont une a été lâchée sur le dos d'un policier depuis le deuxième étage d'un immeuble. Au total, neuf agents ont été blessés et dix véhicules de police endommagés.
Le calme est revenu vers 2 heures du matin. Cinq jeunes interpellés pour avoir lancé des projectiles ont été mis à la disposition du parquet.
"Dans le quartier maritime, nous avons procédé à plusieurs interpellations dans le cadre de trafic de drogue. Cela gène bien sûr les délinquants, dont certains noyaux veulent en faire une zone de non-droit. J'espère que la justice sera sévère", a confié Philippe Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, au micro de RTL-TVI.
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10 septembre 2009

Cent vingt personnes menacées d’expulsion

Quelque 120 personnes, dont 54 enfants, qui occupent un immeuble vide depuis le 11 mai sur la place Morichar à Saint-Gilles sont menacées d’expulsion, ont annoncé les occupants au cours d’une conférence de presse. Un huissier de justice a signifié le 28 août aux occupants, dont une majorité de familles, un ordre de quitter les lieux dans un délai de 48 heures. Le propriétaire des lieux squattés, la société Al Sabah Trust Company, dont le siège social est situé au Panama, a introduit une requête unilatérale le 18 août. Elle a été déboutée par le président du tribunal de première instance de Bruxelles mais a obtenu gain de cause en appel. Des associations qui soutiennent les occupants dénoncent le manque de logements pour les bas revenus en Région bruxelloise. Selon ces associations, les polices de Saint-Josse et de Bruxelles, Fedasil (l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique) et le service de prévention de Saint-Gilles ont demandé aux organisateurs de l’occupation à pouvoir accueillir des personnes supplémentaires. Pour le curé Jacques van der Biest, les occupants de l’immeuble devraient être remerciés pour les services rendus aux pouvoirs publics plutôt que d’être expulsés. (Belga)
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Pas sans relogement !

Mobilisation générale anti-expulsion, à Morichar
SANS-PAPIERS L'association de fait Morichar a redit, hier, son opposition à l'expulsion sans relogement des 120 sans-papiers de l'ex-toit des impôts. "C'est retardé jusqu'à mercredi. Espérons ce délai suffisant pour trouver un bâti public vide. Sinon, ce serait la rue..."
À l'instar de l'abbé van der Biest, du collectif Colère, etc., Emmanuelle Rabouin (Union des locataires marollienne) fustige l'ordre d'évacuation intervenu le 27 août.
Tout ce petit monde témoigna, une fois encore, du caractère "remarquable" de l'occupation que gère une AG hebdomadaire.
Sans compter, répéta le curé des Marolles, l'inexistence de quelque caractère d'urgence que ce soit, étant entendu que Saint-Luc, proprio en devenir, n'en est encore qu'à des "projets".
"Immonde que des enfants dorment dehors !", s'indigna l'abbé van der Biest alors qu'avocat et Bernard De Vos, délégué général aux droits de l'enfant, soulignaient l'opposition entre trois droits fondamentaux : propriété, famille et enfant. Rendez-vous avec autorités et actions en vue.
G. Be
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Les occupants de la place Morichar se mobilisent

Jeudi 10 septembre 2009

Saint–Gilles

Cinq mois d’occupation. Les occupants du 29-33, place Morichar à Saint-Gilles se sont vu signifier le 28 août 2009 par un huissier de justice l’ordre d’évacuer le bâtiment. la police peut débarquer à tout moment. Les occupants lancent un appel urgent pour une mobilisation tous azimuts.
Les expulsions se sont multipliées, ces dernières semaines. Pour rappel, l’immeuble de la place Morichar (l’ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama. Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L’immeuble est occupé par une majorité de familles (beaucoup de femmes seules avec enfants), des célibataires et des associations.
Cette occupation est originale. Les décisions sont prises en assemblée générale. L’infrastructure est bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses). Toutes les garanties de sécurité et d’hygiène sont rencontrées. Une vie sociale et associative existe : deux mariages y ont déjà été fêtés et les marques de soutien de l’extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres…) affluent.
« La crise du logement est telle que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d’évacuation. Elle serait d’autant plus absurde et inhumaine qu’elle ne se justifie par aucun caractère d’urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires. Nous nous devons d’agir de manière concrète pour que cette évacuation n’ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec le ministre-président Charles Picqué ce jeudi. Mais d’ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre. »
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09 septembre 2009

Place Morichar: ordre d'expulsion

Saint-Gilles. Inquiétude pour les 120 personnes en situation précaire qui occupent depuis le 11 mai un bâtiment de la place Morichar. Un ordre d'expulsion a été pris à la demande du propriétaire privé. Les occupants, soutenus par des associations, proclament la légitimité de leur présence en vertu du droit au logement.
- Voir notre reportage
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Morichar mobilisera 800 étudiants de Saint-Luc

Les arts de St-Luc briguent, pour septembre 2010, le toit où des sans-papiers parlent mobilisation
ENSEIGNEMENT Le 29-33, place Morichar. Y survivent depuis le 11 mai 120 sans-papiers (dont 54 enfants), juridiquement expulsables depuis le 28 août. Cet après-midi, ils lanceront un "appel urgent à la mobilisation". Pendant ce temps-là, le futur propriétaire poursuit ses démarches...
"Nous sommes sensibles à leur cause", convient volontiers Raoul Desmecht, administrateur-délégué de Saint-Luc, non sans concéder que l'occupation des démunis freine le dessein ("Une occasion unique de s'étendre") de l'école supérieure.
Pour le 1er septembre 2010 et après de rudimentaires travaux de rafraîchissements, l'institut de la rue d'Irlande déploiera en l'ex-site des contributions quelque "800 étudiants en atelier", à raison d'un demi-horaire. Soit 18 h/semaine. Sur les 5.000 m2. Et moyennant une restitution à l'habitat de bicoques étiquetées enseignement depuis des lustres. "Le bâtiment de la place Morichar coûte cinq millions d'euros", estime Raoul Desmecht. "Début octobre, nous lancerons un appel d'offres à des promoteurs pour la vente de nos sept maisons des rues Maurice Wilmotte et de la Victoire."
Ce lot débarrassera Saint-Luc de 3.500 m2 qui seront rendus au logement saint-gillois. De quoi concevoir entre 15 et 20 toits, paraît-il. Et réduira substantiellement l'emprunt lié au rachat de l'immeuble Morichar.
Dans celui-là, le complexe de six écoles formant 2.500 étudiants - "problème de surpopulation" - hébergera son école supérieure des arts de Saint-Luc (soit ses sections architecture d'intérieur, décoration d'intérieur, publicité et graphisme, BD et illustration) de même que toute une série d'équipements lourds. La volonté de l'administrateur-délégué ? Aller "le plus vite possible" et "participer à l'effort de rénovation de Morichar".
G. Be
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08 septembre 2009

Appel à la mobilisation: Conférence de presse le mercredi 9 Septembre 2009 à 14h

APPEL A MOBILISATION
CONFERENCE DE PRESSE LE MERCREDI 9 SEPTEMBRE 2009 A 14H00
30 PLACE MORICHAR A SAINT-GILLES
MENACE D´EXPULSION

Les occupants du 29-33 place Morichar à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) se sont vus signifier ce vendredi 28 août 2009 par un huissier de justice l'ordre d'évacuer le bâtiment dans les 48 heures. Cela fait donc une semaine que la police est susceptible de débarquer à tout moment. Face à cette situation nous lançons un appel urgent pour une mobilisation et une conférence de presse dans le bâtiment ce Mercredi 9/9 à 14h00.

Pour rappel, l'immeuble de la p lace Morichar (l'ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama.

Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (la plupart inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L´immeuble est occupé par une majorité de familles (dont beaucoup de femmes seules avec enfants), quelques personnes seules et des associations (avec grandes salles de réunion, un atelier collectif d'artistes, etc.).

Cette occupation présente plusieurs caractères exceptionnels:
- Des décisions prises en assemblée générale par les occupants eux-mêmes ;
- Une cohabitation harmonieuse entre les catégories d'occupants et les différentes communautés;
- Une infrastructure bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses);
- Toutes les garanties de sécurité et d'hygiène (un rapport officiel du service d'hygiène de la commune en témoigne);
- Des activités organisées pour les enfants (avec des intervenants extérieurs comme des troupes scoutes);
- Une riche vie sociale et associative: deux mariages y ont déjà été (dignement) fêtés il y a deux semaines!
- Une solida rité active entre les habitants ;
- De multiples marques de soutiens de l´extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres... e.a.).

Ce caractère a été reconnu tacitement par les autorités puisque la police de Saint-Josse et de Bruxelles elles -mêmes se sont présentées en mai dans l'immeuble pour nous prier d'accueillir des personnes sans logement (dont un famille de 7 enfants à la rue), et que début juillet FEDASIL nous a prié d'accueillir pendant un week-end 37 personnes qu'elle ne pouvait loger elle-même faute de locaux. Le Service de Prévention de Saint-Gilles nous a également demandé d´accueillir des familles particulièrement fragilisées (femmes et enfants handicapés, sans logement ou habitant, par exemple , dans une cave sans fenêtre).

La crise du logement est telle dans la région que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d'évacuation. Cette évacuation est d'autant plus absurde et inhumaine qu'elle ne se justifie par aucun caractère d'urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires et la seule convention existante n'a été signée par aucune des parties.

Nous rappelons que nous agissons au nom de la dignité humaine et que l'article 23 de la Constitution Belge reconnaît le droit à un logement pour tous. A ce propos nous avons rencontré le chef du cabinet du Secrétaire d´Etat au logement qui affirme que les autorités publiques pourraient soutenir une "initiative d´occupation à titre précaire de bâtiments publics vides" (cf point 6 chapitre 2 de la déclaration gouvernementale).

Nous sommes effectivement en situation précaire puisque expulsables en permanence. Depuis l´ordre d´évacuation du 27/08, nous continuons les démarches pour trouver de nouveaux sites mais nous ne pouvons nous résoudre à nous retrouver à la rue. Nous avons besoin de temps, une expulsion immédiate par les forces de l´ordre n´est pas la solution.

La société actuelle est le reflet d'une époque ou la spéculation (dans ce cas immobilière) pour le profit importe plus que la vie et la dignité de centaines de personnes. Nous nous devons donc d'agir de manière concrète pour que cette évacuation n'ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec Mr Charles Picqué le 10/9, mais d´ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre.

Venez nous soutenir et particip er à une conférence de presse ce mercredi 9/9 à 14h00 dans le bâtiment occupé de la place Morichar.

Merci d'avance.
Les Occupants de la place Morichar.
Jacques van der Biest.

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03 septembre 2009

Expulsion des occupants du 129 av. Buyl (ULB)

L'occupation du 129 avenue Buyl avait commencé le 7 avril 2008. Une quarantaine de personnes sans-papiers, avec des femmes et des enfants, ont commencé à occuper le bâtiment de l'ulb qui était abandonné. Les personnes sans-papiers ont ainsi, par leur action, procédé à la création du Comité d'Actions et de Soutien aux sans-papiers. (CAS-ULB)

Il y a une semaine, les occupants ont reçu via L. Massart, représentant de l'autorité de l'ulb auprès des occupants, l'ordre de quitter le bâtiment du 129 avenue Buyl pour le 1er septembre 2009. L'ulb exigea la fin de tout occupation sur son sol, occupation jugée "désormais interdite". (explication donnée aux habitants)
Les personnes cohabitaient dans une atmosphère de solidarité depuis les prémices de l'occup'.
Certains personnes ont su trouver un logement à temps mais d'autres continuent à en rechercher un.

Hier, le bâtiment a été fermé par l'ulb.

La fermeture de l'occup' du 129 ne marque pas la fin mais bien le commencement.

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Un impôt pour les banques

BRUXELLES La secrétaire générale de la FGTB lance un avertissement clair aux partenaires du gouvernement fédéral. Pas question de se tromper de cible pour équilibre le budget. Aux côtés de la CSC, le syndicat socialiste s’apprête à rappeler les mesures budgétaires acceptables le 9 octobre prochain.
Les banques doivent-elles payer un impôt de crise? C’est en tout cas ce que préconise le président de la FGTB, Rudy De Leeuw, dans les colonnes de ‘De Morgen’. Pour Anne Demelenne, il est évident que les banques doivent retourner l’aide gouvernementale qu’elles ont perçue. «Depuis ces interventions publiques, les banques reconstituent progressivement des réserves sur le dos des particuliers et des entreprises. C’est indécent. Elles ont bénéficié de taux d’intérêt avantageux des banques centrales, mais ne l’ont pas répercuté sur les prêts qu’elles octroient. Pour payer les dividendes des actionnaires ?» Pour la FGTB, c’est contre les banques que la FEB devrait concentrer sa colère, pas sur les salariés.
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03 septembre 2009

Saint-Josse reste la commune la plus pauvre de Belgique

BRUXELLES Avec un revenu moyen par habitant inférieur à 10.000€, les trois communes les plus pauvres du pays sont bruxelloises (Saint-Josse, Molenbeek et Saint-Gilles), indiquent des chiffres du Service Public Fédéral Economie publiés hier dans ‘L’Echo’ et ‘Le Soir’. La commune la plus riche est la flamande Sint-Martens-Latem où le revenu moyen par habitant est de 21.367 €, suivie par la wallonne Lasne avec 20.226 € par habitant. Le SPF Economie qui s’est basé sur les déclarations d’impôts pour les revenus de 2006 (exercice fiscal 2007) a aussi constaté que ce sont aussi trois communes bruxelloises, Molenbeek, Schaerbeek et Bruxelles-ville, qui ont enregistré la plus belle progression de leur revenu par habitant. Elles progressent ensemble de 36,6 %.
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Vague de suicides au travail

WASHINGTON Les suicides au travail aux Etats-Unis ont fait un bond de 28 % en 2008, alors que la récession économique et les saisies immobilières pèsent sur le moral des travailleurs américains, selon des statistiques gouvernementales du Bureau of Labor Statistics (BLS). Quelque 251 personnes se sont suicidées en 2008 sur leur lieu de travail contre 196 en 2007, «soit le nombre le plus important jamais enregistré depuis la tenue de ces statistiques», indique le BLS qui ne donne pas d’explications sur les raisons de cette forte hausse. Plus de 30.000 personnes se suicident chaque année aux Etats-Unis, où le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les hommes de 25 à 34 ans. Plusieurs autres études ont récemment montré l’impact psychologique des difficultés économiques sur une partie de la population.
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Le Belge prêt à accepter une baisse de salaire

Quatre employés sur 10 sont prêts à accepter une baisse de salaire en échange d’avantages non financiers (jours de congé supplémentaires, lieu de travail plus proche du domicile, etc.), selon une enquête d’Executive Research et Kern Selection menée auprès de 1.665 employés qualifiés.

Il en ressort que 44 % des sondés seraient prêts à accepter une diminution de salaire en échange d’avantages non financiers, comme des jours de congé supplémentaires, un travail plus intéressant ou un lieu de travail plus proche de leur domicile. Ainsi, 57 % des sondés préféreraient travailler dans un rayon de 50 km autour de leur domicile et plus de 7 sondés sur 10 (73 %) ne veulent pas se déplacer plus d’une heure par jour pour se rendre à leur travail et en revenir, selon l’étude.

Par ailleurs, « 35 % des sondés étaient activement à la recherche d’un autre travail. Cinquante-trois % prétendent ne pas l’être, mais 28 % sont prêts à changer de travail cette année et 25 % à partir de l’année prochaine », selon l’enquête. Enfin, plus de 7 sondés sur 10 ont avoué avoir envoyé leur candidature pour un poste vacant.
Si la recherche d’un autre travail est une préoccupation importante des employés, ils sont nombreux (65 %) à juger la recherche d’un travail « difficile » à « très difficile » dans le climat économique actuel.
Les entreprises pharmaceutiques et chimiques, l’énergie, les médias, la communication sont les secteurs privilégiés des employés qui souhaitent changer de travail. L’administration est aussi visée puisqu’un sondé sur cinq souhaite y travailler.
(belga)
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Régulariser les sans-papiers ne grève pas l’emploi

Régulariser les sans-papiers n’aura pas de conséquence négative sur l’emploi, conclut une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) de l’UCL. « Au moins 50.000 sans-papiers peuvent être régularisés », selon un chercheur.

Seul les employés peu qualifiés pourraient souffrir de l’arrivée de ces nouveaux travailleurs. Les conséquences sur l’emploi des travailleurs belges peu qualifiés resteront néanmoins limitées et diminueront avec le temps, écrivent Vers l’Avenir et L’Echo.

Pour les emplois les plus qualifiés, l’effet d’une régularisation des sans-papiers sera par contre bénéfique, estiment les auteurs de l’étude pour qui la régularisation constituerait un plus pour l’économie belge.
L’un des trois auteurs de cette étude, David de la Croix, affirme « qu’invoquer des arguments économiques pour ne pas régulariser les sans-papiers est complètement erroné et que, donc, les véritables arguments sont simplement idéologiques ». Selon ce chercheur, « on peut régulariser au moins 50.000 sans-papiers. Cela restera toujours positif pour nous ».
(belga)
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La note d’électricité et de gaz en hausse

Dans les prochaines semaines, la facture énergétique des ménages bruxellois et wallons augmentera, en moyenne, sur base annuelle, de plusieurs dizaines d’euros. En cause : les tarifs de distribution.

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Le territoire belge est divisé en parcelles réservées à des monopoles publics (ou semi-publics), les gestionnaires de distribution qui assurent le lien physique entre le réseau haute tension et le client – un poste qui représente environ 30 % de la facture électrique et 20 % de la note de gaz. Ces intercommunales présentent chaque année des propositions de tarification à la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg). En 2009, la donne devait être modifiée : jusque-là annuels, les tarifs devenaient pluriannuels ; les propositions, après approbation de la Creg, auraient une durée de vie de quatre ans (2009-2012). L’emploi du passé et du conditionnel s’impose car ces tarifs n’ont pas encore vu le jour. Hormis en Flandre (du moins pour plus de 80 % des clients) où ces nouveaux prix (en hausse) ont été approuvés par le régulateur en juin dernier.

Côté wallon et bruxellois, la nouvelle tarification est toujours attendue. En novembre 2008, la Creg a refusé les propositions tarifaires des gestionnaires de réseaux, les jugeant notamment « incomplètes ». Aussi, les tarifs de 2008 ont continué et continuent de s’appliquer dans la capitale comme dans le sud du royaume.
Un modèle de rapport – taillé sur mesure pour la plupart des gestionnaires flamands, ce qui explique l’approbation plus rapide au Nord – a été transmis en mars dernier aux intercommunales. Et celles-ci ont introduit des propositions tarifaires revues à l’aune de ce modèle avant l’été. Selon nos informations, le comité de direction de la Creg s’apprête à approuver la plupart des dossiers. Ce jeudi, un premier feu passera au vert : les tarifs soumis par AIEG (Andenne, Gesves, Viroinval) devraient être approuvés par le régulateur. Les autres suivront. Ou plutôt la plupart car quelques dossiers seraient vraisemblablement encore rejetés ou devraient être fortement amendés pour obtenir le blanc-seing régulatoire. Ce serait, entre autres le cas de Tecteo (région liégeoise).

+ 4 % à Bruxelles + 10 % en Wallonie

Selon nos informations, les tarifs qui seront approuvés par la Creg et entreront en vigueur, seront en hausse par rapport aux tarifs de 2008 (et donc actuellement en vigueur). Cette augmentation pour le gros des intercommunales wallonnes, regroupées sous une coupole nommée « Ores » oscillerait, en moyenne, pour 2009, entre 9 % et 10 % tant pour les tarifs de distribution du gaz que pour ceux de l’électricité. A Bruxelles, cette tendance haussière serait davantage contenue : le gonflement des tarifs ne dépasserait pas, en 2009, 4 % pour l’électricité et 5 % pour le gaz.
« Ces hausses sont essentiellement dues aux obligations de service public telles que l’éclairage des voiries qui ont été imposées aux gestionnaires de réseau par les instances régionales », explique un expert du secteur.
Globalement, dans les prochaines semaines, la facture de gaz s’alourdira, en moyenne, d’environ 1 % à Bruxelles et de 2 % en Wallonie. La note électrique grossira, quant à elle, d’un peu plus de 1 % dans la capitale et de 3 % dans la plupart des provinces wallonnes.
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02 septembre 2009

L’occupation continue à la place Morichar

Mercredi 2 septembre 2009

Saint-Gilles

Les occupants du 29-33 place Morichar n’ont pas obtempéré. Ils restent. Vendredi, ils avaient pourtant vu signifier par huissier de justice l’ordre d’évacuer le bâtiment dans les 48 heures.
Ce bâtiment de la place Morichar (l’ancien immeuble des impôts) est occupé depuis le 11 mai à l’initiative de plusieurs associations (l’Union des locataires marollienne, l’Union des locataires de Saint-Gilles ou le Syndicat des locataires) et des collectifs défendant le droit au logement. Depuis lors, une centaine de personnes y vit. Trois étages sont occupés par les familles, un étage par les associations (avec salle de réunion, ateliers d’artistes, etc.) et un étage pour des infrastructures collectives (culte, etc.).
L’immeuble est inoccupé depuis 8 mois. Il est propriété d’une société dont le siège social est basé à Panama. On prête à l’école d’architecture Saint-Luc l’intention d’y regrouper ses activités. En attendant, les occupants semblent bien décidés à ne pas abandonner les lieux, malgré la menace d’une expulsion. Ils affirment n’avoir rien à perdre. « Parce qu’ils n’ont nulle part à aller », notent les collectifs défendant le droit au logement. Les occupants espèrent aussi un soutien du nouveau ministre régional du Logement, Christos Doulkeridis. A noter que la bourgmestre de Saint-Gilles, Martine Wille, s’est rendue sur les lieux, au mois de mai. Elle a demandé aux occupants d’être attentifs à la propreté et à l’entretien des lieux et à ne pas troubler l’ordre public.
Posté par ul_saintgilles à 15:21 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les occupants de la Poste de Louvain-la-Neuve évacués

Un huissier est venu signifier ce mercredi matin une décision de justice aux occupants du bureau de Poste de Louvain-la-Neuve, contraints d’évacuer les locaux qu’ils occupent depuis plus d’une semaine. L’évacuation s’est déroulée dans le calme. Des scellés ont été apposés.

L’évacuation s’est déroulée dans le calme et la police a laissé le temps aux protestataires de sortir tous les objets qu’ils avaient entreposés dans la zone publique du bureau de poste. La décision judiciaire obtenue en référé le 31 août par La Poste a donc été exécutée sans discussion par les opposants à la fermeture, qui ne s’attendaient tout de même pas à une telle mesure. Sur le fond, ils contestent tout de même l’urgence invoquée dans l’ordonnance rendue par la présidente du tribunal de première instance de Nivelles, et regrettent de n’avoir pas pu se défendre en présentant leurs arguments devant la justice.

Rassemblés devant le bureau de Poste, les occupants restent pour l’instant sur place et assurent qu’ils vont continuer le combat pour obtenir un service postal complet dans la cité universitaire. Peu après l’évacuation, Mathilde Renaut, une des initiatrices du mouvement, s’est servie d’un porte-voix pour remercier tous ceux qui ont participé depuis plus d’une semaine à l’occupation, et même la police qui a fait son travail dans le calme en faisant preuve de patience.
« Nous comptons sur la mobilisation des jeunes pour obtenir gain de cause. Les victimes de la fermeture de l’unique bureau de poste sont en premier lieu les étudiants (étrangers notamment), les handicapés et les personnes âgées habitant à Louvain-la-Neuve. La Poste a voulu agir avant le retour des étudiants pour éviter que les actions se poursuivent mais nous continuerons. Et la négociation avec La Poste doit se poursuivre aussi, même si nous n’avons plus le poids de l’occupation », indiquent sur place les occupants.
Quelque peu pris de court par cette décision de justice dont il n’avait pas été averti, le collectif citoyen décidera dans les prochaines heures de nouveaux moyens d’action.
(Belga)
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01 septembre 2009

Bruxelles : 28 % des propriétaires font de la discrimination

En Région bruxelloise, 28 % des propriétaires refuseraient de louer leur bien à des étrangers, a indiqué mardi le comité Alarme, une association active dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, s’appuyant sur les résultats d’une enquête menée avec le Centre pour l’Egalité des Chances et la lutte contre le Racisme.

Le comité Alarme est composé essentiellement de nouveaux venus d’origine africaine dans cette commune de l’ouest de la capitale.

Avec l’aide de personnes d’origine belge, il a procédé à 101 tests entre le 15 avril et le 3 août derniers en contactant les propriétaires de biens mis en location pour un montant maximum de 650 euros par mois.
Les bailleurs ont été contactés une première fois par des représentants du comité et, après une demi-heure, par des personnes portant un nom d’origine belge et s’exprimant sans accent.
Alarme a considéré qu’il y avait discrimination dans les cas où le premier demandeur s’était vu refuser une visite du bien ou qu’il lui avait été répondu que le bien était déjà loué alors que le testeur d’origine belge s’était vu proposer une visite.
Cette situation s’est produite de 28 des 101 tests effectués.
Selon Alarme, il n’y a pas eu d’attitude ouvertement raciste. L’attitude de certains bailleurs à l’égard des candidats locataires d’origine étrangère s’expliquerait par le préjugé selon lequel ceux-ci seraient plus mauvais payeurs et moins soigneux à l’égard de leur lieu de résidence.
(belga)
Posté par ul_saintgilles à 19:16 - DROIT AU LOGEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

 
union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54




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Aaricia BEHETS
Le cinéma et la belette : http://beletteverte.centerblog.net

#927 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Jeudi 1. Octobre 2009  14:24
Sujet: [blog ULSG] SEPTEMBRE 2009
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

1. PRÉSENTATION
2. NOS PERMANENCES

29 septembre 2009

Le Midi ne connaît plus la crise

Saint-Gilles. Selon l'échevin Patrick Debouverie en charge du développement du Midi, le quartier sera transformé dès la fin 2011. La nouvelle gare sera dessinée par Jean Nouvel.

On tourne la page et on regarde vers l'avenir. C'est en substance le message qu'a donné l'échevin saint-gillois Patrick Debouverie (MR), en charge du développement du Quartier du Midi. Il vient de présenter un énorme travail de compilation, reprenant tous les projets en cours et à venir dans le Midi. Le tout compose le tableau d'un quartier en pleine mutation, aux antipodes de l'image véhiculée actuellement.

« Ce qui se crée dans le Midi, déclare l'échevin, c'est un nouveau morceau de ville ». Au coeur de ce renouveau, le TGV et la gare du Midi. En chiffres, cela représente 12 millions de passagers, 96.000 entrées quotidiennes et une liaison vers Londres en plein développement (+ 16 %). Dans le sillage du train à grande vitesse, on a construit un centre commercial qui marche très bien et une place Horta animée qui a fait le plein des enseignes (tous les espaces horeca sont occupés). « Nous sommes à un moment charnière, poursuit l'échevin. Nous sommes au bout des soucis. Le dernier plan d'expropriation est un succès. Et lorsque l'on voit les permis déjà délivrés, les projets en cours, les projets sur le point de passer en concertation, on se rend compte de la mutation. Fin 2011, le quartier sera méconnaissable ».
Certaines transformations sont déjà évidentes. Côté Fonsny, les quatre îlots « régionaux » sont maintenant en voie de reconstruction. Patrick Debouverie estime également que le logement n'a pas souffert de l'essor du bureau. Si l'on considère l'ensemble du quartier, ce sont 446 logements qui s'érigent. Les démolitions en bordure de la rue Fonsny sont compensées par les nouvelles constructions. Il s'agit d'un logement varié qui s'adresse toutes les catégories sociales.
Cet essor ne se manifeste pas seulement dans le logement. Manifestement, le Midi ne connaît pas la crise. On y compte déjà plus de 400 chambres d'hôtels et on en attend 500 autres. Toutes les études de marché semblent favorables au Midi. Atrium (l'agence régionale de développement commercial) est sur le qui-vive et suit pas à pas les progrès réalisés. Quant au célèbre marché du Midi (le dimanche matin), il draine une chalandise qui va au-delà de nos frontières.
Les fonctionnaires qui remplissent les bureaux le long de l'avenue Fonsny stimulent déjà le commerce de proximité. Ils sont 12.000 et leurs effectifs vont encore gonfler avec l'arrivée du groupe Smals, (700 personnes).
Rappelons par ailleurs que le Midi figure en bonne place dans le PDI, plan régional de développement de Bruxelles. Il fait l'objet de soins attentifs du public. Ainsi, Beliris prépare le réaménagement de l'esplanade de l'Europe, trop longtemps négligée. Quant aux travaux de la place Broodthaers (projet Beliris), ils s'achèveront en juillet 2010. En matière de propreté, le quartier du Midi fait désormais partie des priorités du secrétaire d'Etat Emir Kir (PS).
Enfin, il y a la gare du Midi, porte de la capitale de l'Europe. La SNCB a confié à l'architecte Jean Nouvel le soin de refaire son entrée rue Fonsny. Ce projet s'inscrit dans un masterplan qui vise les zones ferroviaires et ses abords. Le plan vient d'être soumis ce mois-ci au comité de pilotage, où l'on retrouve Saint-Gilles, Anderlecht et bien sûr la Région.
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27 septembre 2009

Comuniqué de presse - De Morichar à Belliard

Comuniqué de presse
Le 26 septembre 2009
De Morichar à Belliard
Suite à des pressions et des menaces policières (trois visites de la police de Saint-Gilles dont une descente particulièrement intimidante), la centaine d'adultes et la cinquantaine d'enfants mal logés ont quitté l'Espace Morichar les 19, 20 et 21 septembre.
Contrairement à ce qui a parfois été écrit, les occupants ne sont pas des sans-papiers mais des mal-logés. Ils sont cependant nombreux à avoir un statut provisoire (carte orange : séjour provisoire), et les menaces policières de ce week-end ("Si vous ne sortez pas, on vous renvoie dans votre pays!") ont eu l'effet de terreur escompté.
Lundi 21 au matin l'huissier de justice s'est présentée avec le commissaire et une vingtaine de policiers de Saint-Gilles pour expulser les derniers occupants de l'immeuble au profit de l'Al Sabah trust Company, (siège social, Bank of American Building, 50thy Street, Panama). Après avoir ainsi servi les intérêts de spéculateurs et jeté à la rue des dizaines de familles qui avaient enfin trouvé un lieu de vie décent, les policiers ont remis l'immeuble aux vigiles.
Les familles mal logées se sont installées au 45 rue Belliard, dans un vaste immeuble du quartier européen présentant les même qualités d'hygiène, de sécurité et de confort que l'immeuble de la place Morichar. Nous n'avons pas eu de difficultés à trouver un nouvel endroit en trois jours, car nombreux sont les immeubles vides à Bruxelles, cette ville où trouver un loyer abordable ou un logement social est devenu mission impossible.
Vendredi 25 septembre, nous avons reçu du même cabinet d'huissiers un avis d'expulsion prenant cours ce samedi minuit pour l'immeuble de la rue Belliard. De prétendues raisons "urgentes" nécessiteraient de remettre à la rue 150 personnes. Cela nous a d'autant plus surpris que nous avions pu obtenir un rendez-vous avec le secrétaire d'Etat au logement Christos DOULKERIDIS et les représentants du propriétaire le mardi 29/09 à 14H30 dans l'espoir de signer une convention d'occupation provisoire...
Nous qui occupons la rue Belliard, nous invitons les sympathisants, les journalistes, les militants du droit au logement à ne pas attendre la prochaine opération policière pour nous rendre visite. Nous croyons que notre expérience mérite un moment d'attention. Nous venons du Maroc, de Slovaquie, d'Iran, d'Algérie, du Cameroun, du Niger, de Russie,... mais aussi de Belgique et nous construisons ensemble, contre la misère et la précarité, un espace de vie digne.
Merci de vous annoncer en téléphonant au 0477/24.57.97 ou au 0485/97/40.41
Les Occupants.
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25 septembre 2009

L´eau à Bruxelles sera encore plus chère qu´annoncé

La hausse du tarif de l´eau en trois phases à Bruxelles sera plus élevée qu´annoncé par l´IBDE. La partie du tarif portant sur le prix de l´eau lui-même sera elle aussi revue sensiblement à la hausse. D´après la ministre Huytebroeck, la note sera salée, « excessive » même.

La hausse du tarif de l´eau en trois phases à Bruxelles sera plus élevée qu´annoncé vendredi par l´Intercommunale Bruxelloise de Distribution d´Eau. Il y aura bien une hausse de la redevance d´assainissement liée à la rénovation en profondeur du vieux réseau d´égouttage de la capitale, mais la partie du tarif portant sur le prix de l´eau lui-même sera elle aussi revue sensiblement à la hausse. Il ne manque plus que l´accord du fédéral, qui fait rarement barrage face à ce type de demande, a-t-on appris à très bonne source.

L´information a été confirmée par la ministre de l´Environnement Evelyne Huytebroeck qui s´est dite « étonnée » par la décision du Conseil d´administration de l´IBDE.
Concrètement, la part liée à la redevance d´assainissement augmentera de 40 % en 2010, de 30 % en 2011 et 20 % en 2012.
Mais le prix de l´eau en tant que tel, qui constitue la plus grosse part du tarif, augmentera de 16 % en 2010, de 10 % en 2011 et de 2 % en 2012.
D´après la ministre Huytebroeck, la note sera salée, « excessive » même. Pour un ménage de deux personnes consommant en moyenne 80m3 par an, la hausse devrait atteindre globalement 127,5 euros à l´horizon 2012, passant par des paliers de hausse intermédiaires de +50,75, et +97 euros en 2010 et 2011.
Sans contester la nécessité de procéder à de nouveaux investissements dans le secteur de l´eau nécessitant une augmentation possible du prix dans les années qui viennent, Evelyne Huytebroeck a dit ne pas s´expliquer cette décision, jugeant « les montants excessifs, le moment particulièrement mal choisi et le montage financier inadéquat ».
Les montants sont excessifs, a-t-elle insisté dit, car la Région bruxellois a entamé un processus d´objectivation et de transparence des coûts dans le secteur de l´eau. Ce processus arrive à son terme d´ici trois mois et doit permettre de se rapprocher du coût vérité en éliminant toute surfacturation injustifiée.
Le moment est mal choisi car il s´agit ici d´un programme d´investissement qui portera sur des décennies. Il est particulièrement inapproprié de faire supporter de telles augmentations par les ménages bruxellois à un moment où les effets de la crise sont les plus criants. Un décalage d´un an ou deux d´une augmentation plus mesurée eut été préférable, a-t-elle ajouté.
Pour Evelyne Huytebroeck, le montage financier est inadéquat car la déclaration de gouvernement prévoyait des pistes de solution de financement qui, par l´intervention de la Région, auraient pu alléger la charge d´emprunt, donc le coût du remboursement, et donc l´ampleur des augmentations. « Force est de constater que là aussi l´intercommunale a préféré jouer cavalier seul. Elle a trois fois tort », a conclu la ministre Ecolo du gouvernement bruxellois.
(belga)
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Le prix de l´eau va augmenter à Bruxelles

Le prix de l´eau augmentera progressivement au cours des 3 prochaines années. Il sera graduellement porté de 0,6273 euro/m3, à 0,8155 euro/m3 et enfin à 0,9786 euro/m3.

Le Conseil d´Administration de l´Institut Bruxellois de Distribution d´Eau (IBDE) justifie la mesure par le démarrage d´une vaste opération de rénovation du réseau d´égouttage de la capitale devenue de plus en plus urgente sur un tiers des 1500 km qu´il représente. Le coût de cette rénovation est estimé à 1,5 milliard d´euros.

L´augmentation portera plus précisément sur la redevance d´assainissement du réseau imputée au consommateur proportionnellement à la quantité d´eau qu´il consomme.
L´augmentation de la redevance d´assainissement s´étalera de 2010 et 2012. Elle sera portée graduellement à 0,6273 euro/m3 puis à 0,8155 euro/m3 et enfin à 0,9786 euro/m3.

L´eau moins reste moins chère à Bruxelles

Selon l´IBDE, malgré ces augmentations, le prix de l´eau restera le moins cher à Bruxelles : 30,9 % de moins qu´en Région wallonne et 93,6 % de moins qu´en Région flamande.
L´application d´une tarification solidaire a pour effet que pour un ménage moyen, (2Â personnes) avec une consommation moyenne (103 l/jour/pers), l´augmentation sera de 12 euros par an soit 0,0338 euro par jour.
(belga)
Posté par ul_saintgilles à 17:54 - LIBÉRALISATION DU MARCHÉ DE L'ÉNERGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2009

Télé Bruxelles - 22 09 09 De Morichar à la rue Belliard

Posté par ul_saintgilles à 20:24 - OCCUPATION PLACE MORICHAR (VIDÉOS) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RTBF - 22 09 09 Journal de 13h - Rue Belliard

22.09.09 - 08:16

Les occupants d'un ancien immeuble des contributions, place Morichar, à Saint-Gilles, ont décidé de quitter les lieux avant l'intervention de la police. Ils ont investi un bâtiment de la rue Belliard. L'ultimatum expirait ce lundi soir à minuit.

Une septantaine de personnes, dont une trentaine d'enfants, qui occupent un immeuble vide de sept niveaux et de plus de 8 000 m2 depuis le 11 mai sur la place Morichar, à Saint-Gilles, étaient menacées d'expulsion à partir de lundi minuit. Elles recherchaient activement un nouveau lieu d'occupation depuis que la police leur avait annoncé qu'elles risquaient une expulsion à brève échéance.
Les occupants ont tenté en vain d'investir lundi, en début d'après-midi, un bâtiment inoccupé de la Croix-Rouge situé chaussée de Vleurgat, à Ixelles. Un deuxième essai d'occupation, à Schaerbeek celui-là, n'a pas non plus abouti.  Ils ont finalement déménagé ce lundi soir dans un ancien bâtiment des contributions situé rue Belliard.
Un huissier de justice a signifié le 28 août aux occupants un ordre de quitter les lieux dans un délai de 48 heures. Le propriétaire de l'endroit, la société Al Sabah Trust Company, dont le siège social est situé au Panama, a introduit une requête unilatérale le 18 août. La société a été déboutée par le président du tribunal de première instance de Bruxelles, mais a obtenu gain de cause en appel.
Dénoncer le manque de logements
Les occupants ont tenté lundi d'obtenir un nouveau délai de deux jours, le temps de trouver un nouveau logement, mais le propriétaire n'a pas accédé à leur demande. Selon ce dernier, des négociations sont en cours avec l'Institut supérieur d'architecture Saint-Luc qui envisagerait d'occuper le bâtiment pour la rentrée académique 2010-2011.
Début septembre, ils étaient 120, dont 54 enfants, à occuper le bâtiment de la place Morichar. Plusieurs personnes ont depuis quitté les lieux par crainte d'être interpellées par la police. Le bâtiment était occupé jusqu'en octobre 2008 par les contributions.
Les occupants considèrent que leur expulsion n'est justifiée par aucun motif urgent ou de danger. Ils précisent avoir apporté toutes les garanties en matière de sécurité et d'hygiène. Ils espèrent trouver à moyen terme un bâtiment public inoccupé, à la fois pour des raisons de sécurité mais aussi politiques, puisque, par leurs actions, ils cherchent à dénoncer le manque de logements publics pour les bas revenus ou les personnes défavorisées en Région bruxelloise.
Selon les associations qui soutiennent les occupants, les polices de Saint-Josse et de Bruxelles, Fedasil et le service de prévention de Saint-Gilles auraient demandé, il y a plusieurs semaines, aux organisateurs de l'occupation de pouvoir accueillir des personnes supplémentaires.
(A.L. avec P. Carlot et Belga)

Les sans papiers de la place Morichar sont rue Belliard - RTBF INFO

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Les occupants de la place Morichar à la rue Belliard

La septantaine de personnes qui occupaient un immeuble vide sur la place Morichar, à Saint-Gilles, ont investi, comme annoncé, un bâtiment vide situé rue Belliard, à Bruxelles, ce lundi soir, a-t-on appris auprès de Manu Rabouin, coordinatrice de l´Union des Locataires Maroliennes.

La septantaine de personnes, dont une trentaine d´enfants, étaient menacées d´expulsion à partir de lundi minuit. Après avoir tenté en vain d´investir, lundi après-midi, un bâtiment inoccupé situé chaussée de Vleurgat, à Ixelles, les occupants ont finalement investi lundi peu avant 20 heures un bâtiment inoccupé situé au 45 de la rue Belliard, à Bruxelles. Les occupants comptent y demeurer le temps de trouver un bâtiment public en bon état, a précisé Mme Rabouin.

(Belga)
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21 septembre 2009

Avis de dépopulation

LES HABITANTS du petit îlot le « Palace des illusions capitalistes » se sont vus inviter, entre 7h00 et 7h30 ce vendredi, à quitter les lieux ce lundi prochain, le 21. La police s'est chargée de venir nous réveiller, interrompre nos rêves, nos liens, notre amitié envers un territoire, le seul logement de certains, le jeun pour d'autres. Les pratiques de police nous répugnent.
Les serviteurs du pouvoir n'avaient d'autres mots à la bouche que: « Lundi, j' balance tout par la fenêtre, j'ai pas de coeur moi ! »
Cerveau inutilisé, en tant que simple exécutant, coeur absent : que leur restent-ils si ce n'est leur langue pour nous blasphémer, leurs poings pour nous menacer, leur droit en dehors de toute idée de la justice pour nous expulser ?
ILS NOUS FORCENT à quitter ce lieu que nous avons aménagé depuis cinq mois, que nous habitons chaque jour un peu plus intensément, pour partir vers un nouveau désert. ¨
RECOMMENCER, reconstruire, alors qu'ils ne cessent de détruire ce qu'il y a de vie et de liberté, de la rue à l'école, ce qu'il nous reste de foyer, de coeur et d'esprit.
LA GUERRE EN COUR(S)nous est faite plus spécifiquement parce que nous voulons tout et ne revendiquons rien, si ce n 'est cette vie et cette liberté résiduelles, si ce n 'est un toit, quelques mètres carrés de bureaux vides dans une ville où il y a des milliers d' habitations inutilisées.
NOUS NE SOMMES PAS des martyres, ni des malfrats, encore moins de potentiels terroristes, mais bien des esclaves cherchant à nous libérer. Prenant acte de l'agonie du système et des failles législatives encore béantes, nous décidons de briser la soumission quotidienne.
NOUS CONTINUERONS parce que nous ne cesserons pas de respirer, d'être ce que nous sommes et devenons, des hors-la-loi toujours en liberté. Liberté non pas de se résigner mais de lutter, en fuyant sur place, en désertant les codes établis.
Rejoignez-nous lundi 21 et mardi 22 et, si nous tenons, mercredi 23 et, etc. à MORICHAR.
Le rendez-vous avec la police a été fixé mardi 22 à 6h du matin. Venez armés de votre présence.
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Lundi 21 septembre minuit, l'ultime délai...

Les sans-abri de Morichar sont priés de déguerpir
SANS-ABRI Si d'aventure, ils n'ont pas vidé le 31-33, place Morichar, les sans-abri se verront expulsés manu militari, ce lundi, minuit. C'est ce qu'annonçait hier l'Union des locataires marollienne en pointant du doigt une "recherche urgente".
Une septantaine de personnes sont toujours sans solution, chiffrait sa coordinatrice, Manu Rabouin. "Des enfants, des familles..." Une fois encore, après un rabiot né de l'expulsion théorique de fin août, les défenseurs des sans-abri ont regretté un timing trop court.
"Nous cherchons un bâtiment vide où l'on pourrait obtenir une convention d'occupation. Quitte, à défaut, à forcer une occupation temporaire..."
G. Be
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19 septembre 2009

URGENT EXPULSION MORICHAR

COMMUNIQUE DE PRESSE URGENT
EVACUATION DE LA PLACE MORICHAR:120 PERSONNES DONT 54 ENFANTS A LA RUE LUNDI A MINUIT.
Malgré les pourparlers en cours avec les autorités politiques (Mrs Picqué et Doulkeridis) et des pistes concrètes de solutions négociées de relogement, les occupants de la place Morichar seront expulsés par la police de Saint-Gilles si nous n'avons pas quitté les lieux ce lundi 21 septembre à minuit.
Comme toujours, c'est la sacro sainte propriété privée qui l'emporte sur les besoins humains, en dépit de toute humanité. La loi et l'ordre préfèrent défendre une société panaméenne bourrée du pognon accumulé sur notre dos plutôt que des familles complètement démunies. Une société dont on nous cache toujours les noms des administrateurs et qui s'apprêterait à réaliser une nouvelle très lucrative opération immobilière sur le dos de l'Etat Belge.
DES MILLIARDS POUR LES BANQUES ET RIEN OU SI PEU POUR LE LOGEMENT POUR TOUS LES "PETITS" QUI TRINQUENT AUJOURD'HUI ET PERDENT LEUR LOGEMENT, LEUR BOULOT, AUXQUELS ON DEMANDE DE TRAVAILLER TOUJOURS PLUS POUR TOUJOURS MOINS...: ouvriers d'Opel Anvers, Agriculteurs, enseignants,... Chasse aux chômeurs, aux sans papiers...
Nous recherchons d'urgence une solution de relogement pour éviter de nous retrouver à la rue.
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus jusqu'à présent. N'hésitez pas à venir dès ce week-end et lundi.
MOBILISONS-NOUS POUR LE LOGEMENT POUR TOUS!
CONTRE L'ABSURDITE DES MILLIONS DE METRES CARRES DE BATIMENTS VIDES A BRUXELLES.
C'EST VIDE DONC J'OCCUPE!
COMITE D'OCCUPATION DE LA PLACE MORICHAR ET D'AILLEURS...
Contact: 0486/90.81.64 et 0485/97.40.41
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18 septembre 2009

Neuf policiers blessés dans des échauffourées à Molenbeek

Les échauffourées qui ont mis aux prises jeudi soir plusieurs jeunes de Molenbeek avec la police se sont soldées vers deux heures du matin sur un bilan de neuf blessés parmi les forces de l'ordre et cinq arrestations.
Ces violences ont fait suite à l'interpellation, vers 19 heures, d'un jeune homme de 14 ans à son domicile de la rue Vanderstichelen. La famille du jeune en question s'est rebellée et une vingtaine de riverains se sont joints à elle. Des cailloux ont été jetés sur les agents.
Ceux-ci ont emmené le jeune homme au commissariat de la rue du Facteur, devant lequel une soixantaine de personnes ont continué de semer le trouble en jetant des projectiles. La police locale a alors appelé des renforts des zones environnantes et fait venir deux autopompes ainsi qu'un hélicoptère de la police fédérale.
Les échauffourées se sont ensuite déplacées vers la rue Ribeaucourt et le boulevard Léopold II, où les groupes de jeunes ont joué au chat et à la souris avec les policiers. Des pavés ont été lancés ainsi que des bonbonnes de gaz, dont une a été lâchée sur le dos d'un policier depuis le deuxième étage d'un immeuble. Au total, neuf agents ont été blessés et dix véhicules de police endommagés.
Le calme est revenu vers 2 heures du matin. Cinq jeunes interpellés pour avoir lancé des projectiles ont été mis à la disposition du parquet.
"Dans le quartier maritime, nous avons procédé à plusieurs interpellations dans le cadre de trafic de drogue. Cela gène bien sûr les délinquants, dont certains noyaux veulent en faire une zone de non-droit. J'espère que la justice sera sévère", a confié Philippe Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, au micro de RTL-TVI.
A lire également
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10 septembre 2009

Cent vingt personnes menacées d´expulsion

Quelque 120 personnes, dont 54 enfants, qui occupent un immeuble vide depuis le 11 mai sur la place Morichar à Saint-Gilles sont menacées d´expulsion, ont annoncé les occupants au cours d´une conférence de presse. Un huissier de justice a signifié le 28 août aux occupants, dont une majorité de familles, un ordre de quitter les lieux dans un délai de 48 heures. Le propriétaire des lieux squattés, la société Al Sabah Trust Company, dont le siège social est situé au Panama, a introduit une requête unilatérale le 18 août. Elle a été déboutée par le président du tribunal de première instance de Bruxelles mais a obtenu gain de cause en appel. Des associations qui soutiennent les occupants dénoncent le manque de logements pour les bas revenus en Région bruxelloise. Selon ces associations, les polices de Saint-Josse et de Bruxelles, Fedasil (l´Agence fédérale pour l´accueil des demandeurs d´asile en Belgique) et le service de prévention de Saint-Gilles ont demandé aux organisateurs de l´occupation à pouvoir accueillir des personnes supplémentaires. Pour le curé Jacques van der Biest, les occupants de l´immeuble devraient être remerciés pour les services rendus aux pouvoirs publics plutôt que d´être expulsés. (Belga)
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Pas sans relogement !

Mobilisation générale anti-expulsion, à Morichar
SANS-PAPIERS L'association de fait Morichar a redit, hier, son opposition à l'expulsion sans relogement des 120 sans-papiers de l'ex-toit des impôts. "C'est retardé jusqu'à mercredi. Espérons ce délai suffisant pour trouver un bâti public vide. Sinon, ce serait la rue..."
À l'instar de l'abbé van der Biest, du collectif Colère, etc., Emmanuelle Rabouin (Union des locataires marollienne) fustige l'ordre d'évacuation intervenu le 27 août.
Tout ce petit monde témoigna, une fois encore, du caractère "remarquable" de l'occupation que gère une AG hebdomadaire.
Sans compter, répéta le curé des Marolles, l'inexistence de quelque caractère d'urgence que ce soit, étant entendu que Saint-Luc, proprio en devenir, n'en est encore qu'à des "projets".
"Immonde que des enfants dorment dehors !", s'indigna l'abbé van der Biest alors qu'avocat et Bernard De Vos, délégué général aux droits de l'enfant, soulignaient l'opposition entre trois droits fondamentaux : propriété, famille et enfant. Rendez-vous avec autorités et actions en vue.
G. Be
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Les occupants de la place Morichar se mobilisent

Jeudi 10 septembre 2009

Saint-Gilles

Cinq mois d´occupation. Les occupants du 29-33, place Morichar à Saint-Gilles se sont vu signifier le 28 août 2009 par un huissier de justice l´ordre d´évacuer le bâtiment. la police peut débarquer à tout moment. Les occupants lancent un appel urgent pour une mobilisation tous azimuts.
Les expulsions se sont multipliées, ces dernières semaines. Pour rappel, l´immeuble de la place Morichar (l´ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama. Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L´immeuble est occupé par une majorité de familles (beaucoup de femmes seules avec enfants), des célibataires et des associations.
Cette occupation est originale. Les décisions sont prises en assemblée générale. L´infrastructure est bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses). Toutes les garanties de sécurité et d´hygiène sont rencontrées. Une vie sociale et associative existe : deux mariages y ont déjà été fêtés et les marques de soutien de l´extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres...) affluent.
« La crise du logement est telle que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d´évacuation. Elle serait d´autant plus absurde et inhumaine qu´elle ne se justifie par aucun caractère d´urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires. Nous nous devons d´agir de manière concrète pour que cette évacuation n´ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec le ministre-président Charles Picqué ce jeudi. Mais d´ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre. »
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09 septembre 2009

Place Morichar: ordre d'expulsion

Saint-Gilles. Inquiétude pour les 120 personnes en situation précaire qui occupent depuis le 11 mai un bâtiment de la place Morichar. Un ordre d'expulsion a été pris à la demande du propriétaire privé. Les occupants, soutenus par des associations, proclament la légitimité de leur présence en vertu du droit au logement.
- Voir notre reportage
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Morichar mobilisera 800 étudiants de Saint-Luc

Les arts de St-Luc briguent, pour septembre 2010, le toit où des sans-papiers parlent mobilisation
ENSEIGNEMENT Le 29-33, place Morichar. Y survivent depuis le 11 mai 120 sans-papiers (dont 54 enfants), juridiquement expulsables depuis le 28 août. Cet après-midi, ils lanceront un "appel urgent à la mobilisation". Pendant ce temps-là, le futur propriétaire poursuit ses démarches...
"Nous sommes sensibles à leur cause", convient volontiers Raoul Desmecht, administrateur-délégué de Saint-Luc, non sans concéder que l'occupation des démunis freine le dessein ("Une occasion unique de s'étendre") de l'école supérieure.
Pour le 1er septembre 2010 et après de rudimentaires travaux de rafraîchissements, l'institut de la rue d'Irlande déploiera en l'ex-site des contributions quelque "800 étudiants en atelier", à raison d'un demi-horaire. Soit 18 h/semaine. Sur les 5.000 m2. Et moyennant une restitution à l'habitat de bicoques étiquetées enseignement depuis des lustres. "Le bâtiment de la place Morichar coûte cinq millions d'euros", estime Raoul Desmecht. "Début octobre, nous lancerons un appel d'offres à des promoteurs pour la vente de nos sept maisons des rues Maurice Wilmotte et de la Victoire."
Ce lot débarrassera Saint-Luc de 3.500 m2 qui seront rendus au logement saint-gillois. De quoi concevoir entre 15 et 20 toits, paraît-il. Et réduira substantiellement l'emprunt lié au rachat de l'immeuble Morichar.
Dans celui-là, le complexe de six écoles formant 2.500 étudiants - "problème de surpopulation" - hébergera son école supérieure des arts de Saint-Luc (soit ses sections architecture d'intérieur, décoration d'intérieur, publicité et graphisme, BD et illustration) de même que toute une série d'équipements lourds. La volonté de l'administrateur-délégué ? Aller "le plus vite possible" et "participer à l'effort de rénovation de Morichar".
G. Be
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08 septembre 2009

Appel à la mobilisation: Conférence de presse le mercredi 9 Septembre 2009 à 14h

APPEL A MOBILISATION
CONFERENCE DE PRESSE LE MERCREDI 9 SEPTEMBRE 2009 A 14H00
30 PLACE MORICHAR A SAINT-GILLES
MENACE D´EXPULSION

Les occupants du 29-33 place Morichar à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) se sont vus signifier ce vendredi 28 août 2009 par un huissier de justice l'ordre d'évacuer le bâtiment dans les 48 heures. Cela fait donc une semaine que la police est susceptible de débarquer à tout moment. Face à cette situation nous lançons un appel urgent pour une mobilisation et une conférence de presse dans le bâtiment ce Mercredi 9/9 à 14h00.

Pour rappel, l'immeuble de la p lace Morichar (l'ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama.

Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (la plupart inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L´immeuble est occupé par une majorité de familles (dont beaucoup de femmes seules avec enfants), quelques personnes seules et des associations (avec grandes salles de réunion, un atelier collectif d'artistes, etc.).

Cette occupation présente plusieurs caractères exceptionnels:
- Des décisions prises en assemblée générale par les occupants eux-mêmes ;
- Une cohabitation harmonieuse entre les catégories d'occupants et les différentes communautés;
- Une infrastructure bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses);
- Toutes les garanties de sécurité et d'hygiène (un rapport officiel du service d'hygiène de la commune en témoigne);
- Des activités organisées pour les enfants (avec des intervenants extérieurs comme des troupes scoutes);
- Une riche vie sociale et associative: deux mariages y ont déjà été (dignement) fêtés il y a deux semaines!
- Une solida rité active entre les habitants ;
- De multiples marques de soutiens de l´extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres... e.a.).

Ce caractère a été reconnu tacitement par les autorités puisque la police de Saint-Josse et de Bruxelles elles -mêmes se sont présentées en mai dans l'immeuble pour nous prier d'accueillir des personnes sans logement (dont un famille de 7 enfants à la rue), et que début juillet FEDASIL nous a prié d'accueillir pendant un week-end 37 personnes qu'elle ne pouvait loger elle-même faute de locaux. Le Service de Prévention de Saint-Gilles nous a également demandé d´accueillir des familles particulièrement fragilisées (femmes et enfants handicapés, sans logement ou habitant, par exemple , dans une cave sans fenêtre).

La crise du logement est telle dans la région que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d'évacuation. Cette évacuation est d'autant plus absurde et inhumaine qu'elle ne se justifie par aucun caractère d'urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires et la seule convention existante n'a été signée par aucune des parties.

Nous rappelons que nous agissons au nom de la dignité humaine et que l'article 23 de la Constitution Belge reconnaît le droit à un logement pour tous. A ce propos nous avons rencontré le chef du cabinet du Secrétaire d´Etat au logement qui affirme que les autorités publiques pourraient soutenir une "initiative d´occupation à titre précaire de bâtiments publics vides" (cf point 6 chapitre 2 de la déclaration gouvernementale).

Nous sommes effectivement en situation précaire puisque expulsables en permanence. Depuis l´ordre d´évacuation du 27/08, nous continuons les démarches pour trouver de nouveaux sites mais nous ne pouvons nous résoudre à nous retrouver à la rue. Nous avons besoin de temps, une expulsion immédiate par les forces de l´ordre n´est pas la solution.

La société actuelle est le reflet d'une époque ou la spéculation (dans ce cas immobilière) pour le profit importe plus que la vie et la dignité de centaines de personnes. Nous nous devons donc d'agir de manière concrète pour que cette évacuation n'ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec Mr Charles Picqué le 10/9, mais d´ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre.

Venez nous soutenir et particip er à une conférence de presse ce mercredi 9/9 à 14h00 dans le bâtiment occupé de la place Morichar.

Merci d'avance.
Les Occupants de la place Morichar.
Jacques van der Biest.

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03 septembre 2009

Expulsion des occupants du 129 av. Buyl (ULB)

L'occupation du 129 avenue Buyl avait commencé le 7 avril 2008. Une quarantaine de personnes sans-papiers, avec des femmes et des enfants, ont commencé à occuper le bâtiment de l'ulb qui était abandonné. Les personnes sans-papiers ont ainsi, par leur action, procédé à la création du Comité d'Actions et de Soutien aux sans-papiers. (CAS-ULB)

Il y a une semaine, les occupants ont reçu via L. Massart, représentant de l'autorité de l'ulb auprès des occupants, l'ordre de quitter le bâtiment du 129 avenue Buyl pour le 1er septembre 2009. L'ulb exigea la fin de tout occupation sur son sol, occupation jugée "désormais interdite". (explication donnée aux habitants)
Les personnes cohabitaient dans une atmosphère de solidarité depuis les prémices de l'occup'.
Certains personnes ont su trouver un logement à temps mais d'autres continuent à en rechercher un.

Hier, le bâtiment a été fermé par l'ulb.

La fermeture de l'occup' du 129 ne marque pas la fin mais bien le commencement.

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Un impôt pour les banques

BRUXELLES La secrétaire générale de la FGTB lance un avertissement clair aux partenaires du gouvernement fédéral. Pas question de se tromper de cible pour équilibre le budget. Aux côtés de la CSC, le syndicat socialiste s´apprête à rappeler les mesures budgétaires acceptables le 9 octobre prochain.
Les banques doivent-elles payer un impôt de crise? C´est en tout cas ce que préconise le président de la FGTB, Rudy De Leeuw, dans les colonnes de `De Morgen´. Pour Anne Demelenne, il est évident que les banques doivent retourner l´aide gouvernementale qu´elles ont perçue. «Depuis ces interventions publiques, les banques reconstituent progressivement des réserves sur le dos des particuliers et des entreprises. C´est indécent. Elles ont bénéficié de taux d´intérêt avantageux des banques centrales, mais ne l´ont pas répercuté sur les prêts qu´elles octroient. Pour payer les dividendes des actionnaires ?» Pour la FGTB, c´est contre les banques que la FEB devrait concentrer sa colère, pas sur les salariés.
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03 septembre 2009

Saint-Josse reste la commune la plus pauvre de Belgique

BRUXELLES Avec un revenu moyen par habitant inférieur à 10.000EUR, les trois communes les plus pauvres du pays sont bruxelloises (Saint-Josse, Molenbeek et Saint-Gilles), indiquent des chiffres du Service Public Fédéral Economie publiés hier dans `L´Echo´ et `Le Soir´. La commune la plus riche est la flamande Sint-Martens-Latem où le revenu moyen par habitant est de 21.367 EUR, suivie par la wallonne Lasne avec 20.226 EUR par habitant. Le SPF Economie qui s´est basé sur les déclarations d´impôts pour les revenus de 2006 (exercice fiscal 2007) a aussi constaté que ce sont aussi trois communes bruxelloises, Molenbeek, Schaerbeek et Bruxelles-ville, qui ont enregistré la plus belle progression de leur revenu par habitant. Elles progressent ensemble de 36,6 %.
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Vague de suicides au travail

WASHINGTON Les suicides au travail aux Etats-Unis ont fait un bond de 28 % en 2008, alors que la récession économique et les saisies immobilières pèsent sur le moral des travailleurs américains, selon des statistiques gouvernementales du Bureau of Labor Statistics (BLS). Quelque 251 personnes se sont suicidées en 2008 sur leur lieu de travail contre 196 en 2007, «soit le nombre le plus important jamais enregistré depuis la tenue de ces statistiques», indique le BLS qui ne donne pas d´explications sur les raisons de cette forte hausse. Plus de 30.000 personnes se suicident chaque année aux Etats-Unis, où le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les hommes de 25 à 34 ans. Plusieurs autres études ont récemment montré l´impact psychologique des difficultés économiques sur une partie de la population.
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Le Belge prêt à accepter une baisse de salaire

Quatre employés sur 10 sont prêts à accepter une baisse de salaire en échange d´avantages non financiers (jours de congé supplémentaires, lieu de travail plus proche du domicile, etc.), selon une enquête d´Executive Research et Kern Selection menée auprès de 1.665 employés qualifiés.

Il en ressort que 44 % des sondés seraient prêts à accepter une diminution de salaire en échange d´avantages non financiers, comme des jours de congé supplémentaires, un travail plus intéressant ou un lieu de travail plus proche de leur domicile. Ainsi, 57 % des sondés préféreraient travailler dans un rayon de 50 km autour de leur domicile et plus de 7 sondés sur 10 (73 %) ne veulent pas se déplacer plus d´une heure par jour pour se rendre à leur travail et en revenir, selon l´étude.

Par ailleurs, « 35 % des sondés étaient activement à la recherche d´un autre travail. Cinquante-trois % prétendent ne pas l´être, mais 28 % sont prêts à changer de travail cette année et 25 % à partir de l´année prochaine », selon l´enquête. Enfin, plus de 7 sondés sur 10 ont avoué avoir envoyé leur candidature pour un poste vacant.
Si la recherche d´un autre travail est une préoccupation importante des employés, ils sont nombreux (65 %) à juger la recherche d´un travail « difficile » à « très difficile » dans le climat économique actuel.
Les entreprises pharmaceutiques et chimiques, l´énergie, les médias, la communication sont les secteurs privilégiés des employés qui souhaitent changer de travail. L´administration est aussi visée puisqu´un sondé sur cinq souhaite y travailler.
(belga)
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Régulariser les sans-papiers ne grève pas l´emploi

Régulariser les sans-papiers n´aura pas de conséquence négative sur l´emploi, conclut une étude de l´Institut de recherches économiques et sociales (Ires) de l´UCL. « Au moins 50.000 sans-papiers peuvent être régularisés », selon un chercheur.

Seul les employés peu qualifiés pourraient souffrir de l´arrivée de ces nouveaux travailleurs. Les conséquences sur l´emploi des travailleurs belges peu qualifiés resteront néanmoins limitées et diminueront avec le temps, écrivent Vers l´Avenir et L´Echo.

Pour les emplois les plus qualifiés, l´effet d´une régularisation des sans-papiers sera par contre bénéfique, estiment les auteurs de l´étude pour qui la régularisation constituerait un plus pour l´économie belge.
L´un des trois auteurs de cette étude, David de la Croix, affirme « qu´invoquer des arguments économiques pour ne pas régulariser les sans-papiers est complètement erroné et que, donc, les véritables arguments sont simplement idéologiques ». Selon ce chercheur, « on peut régulariser au moins 50.000 sans-papiers. Cela restera toujours positif pour nous ».
(belga)
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La note d´électricité et de gaz en hausse

Dans les prochaines semaines, la facture énergétique des ménages bruxellois et wallons augmentera, en moyenne, sur base annuelle, de plusieurs dizaines d´euros. En cause : les tarifs de distribution.

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Le territoire belge est divisé en parcelles réservées à des monopoles publics (ou semi-publics), les gestionnaires de distribution qui assurent le lien physique entre le réseau haute tension et le client - un poste qui représente environ 30 % de la facture électrique et 20 % de la note de gaz. Ces intercommunales présentent chaque année des propositions de tarification à la Commission de régulation de l´électricité et du gaz (Creg). En 2009, la donne devait être modifiée : jusque-là annuels, les tarifs devenaient pluriannuels ; les propositions, après approbation de la Creg, auraient une durée de vie de quatre ans (2009-2012). L´emploi du passé et du conditionnel s´impose car ces tarifs n´ont pas encore vu le jour. Hormis en Flandre (du moins pour plus de 80 % des clients) où ces nouveaux prix (en hausse) ont été approuvés par le régulateur en juin dernier.

Côté wallon et bruxellois, la nouvelle tarification est toujours attendue. En novembre 2008, la Creg a refusé les propositions tarifaires des gestionnaires de réseaux, les jugeant notamment « incomplètes ». Aussi, les tarifs de 2008 ont continué et continuent de s´appliquer dans la capitale comme dans le sud du royaume.
Un modèle de rapport - taillé sur mesure pour la plupart des gestionnaires flamands, ce qui explique l´approbation plus rapide au Nord - a été transmis en mars dernier aux intercommunales. Et celles-ci ont introduit des propositions tarifaires revues à l´aune de ce modèle avant l´été. Selon nos informations, le comité de direction de la Creg s´apprête à approuver la plupart des dossiers. Ce jeudi, un premier feu passera au vert : les tarifs soumis par AIEG (Andenne, Gesves, Viroinval) devraient être approuvés par le régulateur. Les autres suivront. Ou plutôt la plupart car quelques dossiers seraient vraisemblablement encore rejetés ou devraient être fortement amendés pour obtenir le blanc-seing régulatoire. Ce serait, entre autres le cas de Tecteo (région liégeoise).

+ 4 % à Bruxelles + 10 % en Wallonie

Selon nos informations, les tarifs qui seront approuvés par la Creg et entreront en vigueur, seront en hausse par rapport aux tarifs de 2008 (et donc actuellement en vigueur). Cette augmentation pour le gros des intercommunales wallonnes, regroupées sous une coupole nommée « Ores » oscillerait, en moyenne, pour 2009, entre 9 % et 10 % tant pour les tarifs de distribution du gaz que pour ceux de l´électricité. A Bruxelles, cette tendance haussière serait davantage contenue : le gonflement des tarifs ne dépasserait pas, en 2009, 4 % pour l´électricité et 5 % pour le gaz.
« Ces hausses sont essentiellement dues aux obligations de service public telles que l´éclairage des voiries qui ont été imposées aux gestionnaires de réseau par les instances régionales », explique un expert du secteur.
Globalement, dans les prochaines semaines, la facture de gaz s´alourdira, en moyenne, d´environ 1 % à Bruxelles et de 2 % en Wallonie. La note électrique grossira, quant à elle, d´un peu plus de 1 % dans la capitale et de 3 % dans la plupart des provinces wallonnes.
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02 septembre 2009

L´occupation continue à la place Morichar

Mercredi 2 septembre 2009

Saint-Gilles

Les occupants du 29-33 place Morichar n´ont pas obtempéré. Ils restent. Vendredi, ils avaient pourtant vu signifier par huissier de justice l´ordre d´évacuer le bâtiment dans les 48 heures.
Ce bâtiment de la place Morichar (l´ancien immeuble des impôts) est occupé depuis le 11 mai à l´initiative de plusieurs associations (l´Union des locataires marollienne, l´Union des locataires de Saint-Gilles ou le Syndicat des locataires) et des collectifs défendant le droit au logement. Depuis lors, une centaine de personnes y vit. Trois étages sont occupés par les familles, un étage par les associations (avec salle de réunion, ateliers d´artistes, etc.) et un étage pour des infrastructures collectives (culte, etc.).
L´immeuble est inoccupé depuis 8 mois. Il est propriété d´une société dont le siège social est basé à Panama. On prête à l´école d´architecture Saint-Luc l´intention d´y regrouper ses activités. En attendant, les occupants semblent bien décidés à ne pas abandonner les lieux, malgré la menace d´une expulsion. Ils affirment n´avoir rien à perdre. « Parce qu´ils n´ont nulle part à aller », notent les collectifs défendant le droit au logement. Les occupants espèrent aussi un soutien du nouveau ministre régional du Logement, Christos Doulkeridis. A noter que la bourgmestre de Saint-Gilles, Martine Wille, s´est rendue sur les lieux, au mois de mai. Elle a demandé aux occupants d´être attentifs à la propreté et à l´entretien des lieux et à ne pas troubler l´ordre public.
Posté par ul_saintgilles à 15:21 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les occupants de la Poste de Louvain-la-Neuve évacués

Un huissier est venu signifier ce mercredi matin une décision de justice aux occupants du bureau de Poste de Louvain-la-Neuve, contraints d´évacuer les locaux qu´ils occupent depuis plus d´une semaine. L´évacuation s´est déroulée dans le calme. Des scellés ont été apposés.

L´évacuation s´est déroulée dans le calme et la police a laissé le temps aux protestataires de sortir tous les objets qu´ils avaient entreposés dans la zone publique du bureau de poste. La décision judiciaire obtenue en référé le 31 août par La Poste a donc été exécutée sans discussion par les opposants à la fermeture, qui ne s´attendaient tout de même pas à une telle mesure. Sur le fond, ils contestent tout de même l´urgence invoquée dans l´ordonnance rendue par la présidente du tribunal de première instance de Nivelles, et regrettent de n´avoir pas pu se défendre en présentant leurs arguments devant la justice.

Rassemblés devant le bureau de Poste, les occupants restent pour l´instant sur place et assurent qu´ils vont continuer le combat pour obtenir un service postal complet dans la cité universitaire. Peu après l´évacuation, Mathilde Renaut, une des initiatrices du mouvement, s´est servie d´un porte-voix pour remercier tous ceux qui ont participé depuis plus d´une semaine à l´occupation, et même la police qui a fait son travail dans le calme en faisant preuve de patience.
« Nous comptons sur la mobilisation des jeunes pour obtenir gain de cause. Les victimes de la fermeture de l´unique bureau de poste sont en premier lieu les étudiants (étrangers notamment), les handicapés et les personnes âgées habitant à Louvain-la-Neuve. La Poste a voulu agir avant le retour des étudiants pour éviter que les actions se poursuivent mais nous continuerons. Et la négociation avec La Poste doit se poursuivre aussi, même si nous n´avons plus le poids de l´occupation », indiquent sur place les occupants.
Quelque peu pris de court par cette décision de justice dont il n´avait pas été averti, le collectif citoyen décidera dans les prochaines heures de nouveaux moyens d´action.
(Belga)
Posté par ul_saintgilles à 10:56 - OCCUPATIONS DIVERSES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2009

Bruxelles : 28 % des propriétaires font de la discrimination

En Région bruxelloise, 28 % des propriétaires refuseraient de louer leur bien à des étrangers, a indiqué mardi le comité Alarme, une association active dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, s´appuyant sur les résultats d´une enquête menée avec le Centre pour l´Egalité des Chances et la lutte contre le Racisme.

Le comité Alarme est composé essentiellement de nouveaux venus d´origine africaine dans cette commune de l´ouest de la capitale.

Avec l´aide de personnes d´origine belge, il a procédé à 101 tests entre le 15 avril et le 3 août derniers en contactant les propriétaires de biens mis en location pour un montant maximum de 650 euros par mois.
Les bailleurs ont été contactés une première fois par des représentants du comité et, après une demi-heure, par des personnes portant un nom d´origine belge et s´exprimant sans accent.
Alarme a considéré qu´il y avait discrimination dans les cas où le premier demandeur s´était vu refuser une visite du bien ou qu´il lui avait été répondu que le bien était déjà loué alors que le testeur d´origine belge s´était vu proposer une visite.
Cette situation s´est produite de 28 des 101 tests effectués.
Selon Alarme, il n´y a pas eu d´attitude ouvertement raciste. L´attitude de certains bailleurs à l´égard des candidats locataires d´origine étrangère s´expliquerait par le préjugé selon lequel ceux-ci seraient plus mauvais payeurs et moins soigneux à l´égard de leur lieu de résidence.
(belga)
Posté par ul_saintgilles à 19:16 - DROIT AU LOGEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

 
union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54


#926 De: Vincent Robeyns <vincent.robeyns@...>
Date: Mardi 29. Septembre 2009  20:41
Sujet: Geluck doute et soutien Bigard et Kassovitz
robeyns2002
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Geluck: "On nous a menti aussi sur les camps de concentrations !". Et
pan dans la tronche du journaleux ! Bravo Geluck !

http://www.dailymotion.com/user/Rudy-D/video/xanfp2_11-septembre-geluck-doute-et\
-soutie_news

Et puis Kassovitz, ça va être difficile de le traiter d'antisémite !

#925 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Dimanche 27. Septembre 2009  16:11
Sujet: Fw : Comuniqué de presse - De Morichar à Beillard
collectifcolere
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--- En date de : Dim 27.9.09, Ul Marolles <ulmarolles@...> a écrit :

De: Ul Marolles <ulmarolles@...>
Objet: Comuniqué de presse - De Morichar à Beillard
À: collectifcolere@...
Date: Dimanche 27 Septembre 2009, 14h31

 
Comuniqué de presse
Le 26 septembre 2009
 
 
De Morichar à Belliard
 
Suite à des pressions et des menaces policières (trois visites de la police de Saint-Gilles dont une descente particulièrement intimidante), la centaine d'adultes et la cinquantaine d'enfants mal logés ont quitté l'Espace Morichar les 19, 20 et 21 septembre.
 
Contrairement à ce qui a parfois été écrit, les occupants ne sont pas des sans-papiers mais des mal-logés. Ils sont cependant nombreux à avoir un statut provisoire (carte orange : séjour provisoire), et les menaces policières de ce week-end ("Si vous ne sortez pas, on vous renvoie dans votre pays!") ont eu l'effet de terreur escompté.
 
Lundi 21 au matin l'huissier de justice s'est présentée avec le commissaire et une vingtaine de policiers de Saint-Gilles pour expulser les derniers occupants de l'immeuble au profit de l'Al Sabah trust Company, (siège social, Bank of American Building, 50thy Street, Panama). Après avoir ainsi servi les intérêts de spéculateurs et jeté à la rue des dizaines de familles qui avaient enfin trouvé un lieu de vie décent, les policiers ont remis l'immeuble aux vigiles.
 
Les familles mal logées se sont installées au 45 rue Belliard, dans un vaste immeuble du quartier européen présentant les même qualités d'hygiène, de sécurité et de confort que l'immeuble de la place Morichar. Nous n'avons pas eu de difficultés à trouver un nouvel endroit en trois jours, car nombreux sont les immeubles vides à Bruxelles, cette ville où trouver un loyer abordable ou un logement social est devenu mission impossible.
 
Vendredi 25 septembre, nous avons reçu du même cabinet d'huissiers un avis d'expulsion prenant cours ce samedi minuit pour l'immeuble de la rue Belliard. De prétendues raisons "urgentes" nécessiteraient de remettre à la rue 150 personnes. Cela nous a d'autant plus surpris que nous avions pu obtenir un rendez-vous avec le secrétaire d'Etat au logement Christos DOULKERIDIS et les représentants du propriétaire le mardi 29/09 à 14H30 dans l'espoir de signer une convention d'occupation provisoire...
 
Nous qui occupons la rue Belliard, nous invitons les sympathisants, les journalistes, les militants du droit au logement à ne pas attendre la prochaine opération policière pour nous rendre visite. Nous croyons que notre expérience mérite un moment d'attention. Nous venons du Maroc, de Slovaquie, d'Iran, d'Algérie, du Cameroun, du Niger, de Russie,... mais aussi de Belgique et nous construisons ensemble, contre la misère et la précarité, un espace de vie digne.
 
Merci de vous annoncer en téléphonant au 0477/24.57.97 ou au 0485/97/40.41
 
Les Occupants.





#924 De: Ul Marolles <ulmarolles@...>
Date: Mercredi 23. Septembre 2009  6:51
Sujet: Re : [COLERe] Avis de dépopulation
ulmarolles@...
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Merci pour cette contribution.
 
On est trop épuisé pour aussi bien écrire notre rage et notre désespoir.
 
Nous devons continuer à lutter.
 
Rejoignez-nous, aidez-nous à résister.
 
Ensemble on est plus fort.
 
Et on ne sera plus jamais à la rue.
 
Manu.
 

Union des Locataires Marollienne asbl
Rue de la Prévoyance, 56
1000 Bruxelles
Tél.: 02 512 87 44
Email: ulmarolles@...
Blog: http://ulmarolles.blogspot.com/

Permanences: lundi de 9h30 à 12h00 / mardi et jeudi de 13h00 à 16h00




De : collectif COLERe <collectifcolere@...>
À : colere@...
Envoyé le : Mardi, 22 Septembre 2009, 16h32mn 53s
Objet : [COLERe] Avis de dépopulation

 

LES HABITANTS du petit îlot le « Palace des illusions capitalistes » se sont vus inviter, entre 7h00 et 7h30 ce vendredi, à quitter les lieux ce lundi prochain, le 21. La police s'est chargée de venir nous réveiller, interrompre nos rêves, nos liens, notre amitié envers un territoire, le seul logement de certains, le jeun pour d'autres. Les pratiques de police nous répugnent.

Les serviteurs du pouvoir n'avaient d'autres mots à la bouche que: « Lundi, j' balance tout par la fenêtre, j'ai pas de coeur moi ! »

Cerveau inutilisé, en tant que simple exécutant, coeur absent : que leur restent-ils si ce n'est leur langue pour nous blasphémer, leurs poings pour nous menacer, leur droit en dehors de toute idée de la justice pour nous expulser ?

ILS NOUS FORCENT à quitter ce lieu que nous avons aménagé depuis cinq mois, que nous habitons chaque jour un peu plus intensément, pour partir vers un nouveau désert.

RECOMMENCER, reconstruire, alors qu'ils ne cessent de détruire ce qu'il y a de vie et de liberté, de la rue à l'école, ce qu'il nous reste de foyer, de coeur et d'esprit.

LA GUERRE EN COUR(S)nous est faite plus spécifiquement parce que nous voulons tout et ne revendiquons rien, si ce n 'est cette vie et cette liberté résiduelles, si ce n 'est un toit, quelques mètres carrés de bureaux vides dans une ville où il y a des milliers d' habitations inutilisées.

NOUS NE SOMMES PAS des martyres, ni des malfrats, encore moins de potentiels terroristes, mais bien des esclaves cherchant à nous libérer. Prenant acte de l'agonie du système et des failles législatives encore béantes, nous décidons de briser la soumission quotidienne.

NOUS CONTINUERONS parce que nous ne cesserons pas de respirer, d'être ce que nous sommes et devenons, des hors-la-loi toujours en liberté. Liberté non pas de se résigner mais de lutter, en fuyant sur place, en désertant les codes établis.

Rejoignez-nous dans la NOUVELLE OCCUPATION RUE BELLIARD 45




#923 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Mardi 22. Septembre 2009  14:11
Sujet: Les sans-papiers de la place Morichar sont rue Belliard
collectifcolere
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Les occupants d'un ancien immeuble des contributions, place Morichar, à
Saint-Gilles, ont décidé de quitter les lieux avant l'intervention de la police.
Ils ont investi un bâtiment de la rue Belliard. L'ultimatum expirait ce lundi
soir à minuit.

Une septantaine de personnes, dont une trentaine d'enfants, qui occupent un
immeuble vide de sept niveaux et de plus de 8 000 m2 depuis le 11 mai sur la
place Morichar, à Saint-Gilles, étaient menacées d'expulsion à partir de lundi
minuit. Elles recherchaient activement un nouveau lieu d'occupation depuis que
la police leur avait annoncé qu'elles risquaient une expulsion à brève échéance.
Les occupants ont tenté en vain d'investir lundi, en début d'après-midi, un
bâtiment inoccupé de la Croix-Rouge situé chaussée de Vleurgat, à Ixelles. Un
deuxième essai d'occupation, à Schaerbeek celui-là, n'a pas non plus abouti. 
Ils ont finalement déménagé ce lundi soir dans un ancien bâtiment des
contributions situé rue Belliard.

Un huissier de justice a signifié le 28 août aux occupants un ordre de quitter
les lieux dans un délai de 48 heures. Le propriétaire de l'endroit, la société
Al Sabah Trust Company, dont le siège social est situé au Panama, a introduit
une requête unilatérale le 18 août. La société a été déboutée par le président
du tribunal de première instance de Bruxelles, mais a obtenu gain de cause en
appel.

Dénoncer le manque de logements

Les occupants ont tenté lundi d'obtenir un nouveau délai de deux jours, le temps
de trouver un nouveau logement, mais le propriétaire n'a pas accédé à leur
demande. Selon ce dernier, des négociations sont en cours avec l'Institut
supérieur d'architecture Saint-Luc qui envisagerait d'occuper le bâtiment pour
la rentrée académique 2010-2011.

Début septembre, ils étaient 120, dont 54 enfants, à occuper le bâtiment de la
place Morichar. Plusieurs personnes ont depuis quitté les lieux par crainte
d'être interpellées par la police. Le bâtiment était occupé jusqu'en octobre
2008 par les contributions.

Les occupants considèrent que leur expulsion n'est justifiée par aucun motif
urgent ou de danger. Ils précisent avoir apporté toutes les garanties en matière
de sécurité et d'hygiène. Ils espèrent trouver à moyen terme un bâtiment public
inoccupé, à la fois pour des raisons de sécurité mais aussi politiques, puisque,
par leurs actions, ils cherchent à dénoncer le manque de logements publics pour
les bas revenus ou les personnes défavorisées en Région bruxelloise.
Selon les associations qui soutiennent les occupants, les polices de Saint-Josse
et de Bruxelles, Fedasil et le service de prévention de Saint-Gilles auraient
demandé, il y a plusieurs semaines, aux organisateurs de l'occupation de pouvoir
accueillir des personnes supplémentaires.

(A.L. avec P. Carlot et Belga)
http://www.rtbf.be/info/belgique/divers/les-occupants-de-la-place-morichar-cherc\
hent-une-nouvelle-adresse-143322

#922 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Mardi 22. Septembre 2009  14:32
Sujet: Avis de dépopulation
collectifcolere
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LES HABITANTS du petit îlot le « Palace des illusions capitalistes » se sont vus inviter, entre 7h00 et 7h30 ce vendredi, à quitter les lieux ce lundi prochain, le 21. La police s'est chargée de venir nous réveiller, interrompre nos rêves, nos liens, notre amitié envers un territoire, le seul logement de certains, le jeun pour d'autres. Les pratiques de police nous répugnent.

Les serviteurs du pouvoir n'avaient d'autres mots à la bouche que: « Lundi, j' balance tout par la fenêtre, j'ai pas de coeur moi ! »

Cerveau inutilisé, en tant que simple exécutant, coeur absent : que leur restent-ils si ce n'est leur langue pour nous blasphémer, leurs poings pour nous menacer, leur droit en dehors de toute idée de la justice pour nous expulser ?

ILS NOUS FORCENT à quitter ce lieu que nous avons aménagé depuis cinq mois, que nous habitons chaque jour un peu plus intensément, pour partir vers un nouveau désert.

RECOMMENCER, reconstruire, alors qu'ils ne cessent de détruire ce qu'il y a de vie et de liberté, de la rue à l'école, ce qu'il nous reste de foyer, de coeur et d'esprit.

LA GUERRE EN COUR(S)nous est faite plus spécifiquement parce que nous voulons tout et ne revendiquons rien, si ce n 'est cette vie et cette liberté résiduelles, si ce n 'est un toit, quelques mètres carrés de bureaux vides dans une ville où il y a des milliers d' habitations inutilisées.

NOUS NE SOMMES PAS des martyres, ni des malfrats, encore moins de potentiels terroristes, mais bien des esclaves cherchant à nous libérer. Prenant acte de l'agonie du système et des failles législatives encore béantes, nous décidons de briser la soumission quotidienne.

NOUS CONTINUERONS parce que nous ne cesserons pas de respirer, d'être ce que nous sommes et devenons, des hors-la-loi toujours en liberté. Liberté non pas de se résigner mais de lutter, en fuyant sur place, en désertant les codes établis.

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#921 De: Ul Marolles <ulmarolles@...>
Date: Samedi 19. Septembre 2009  9:33
Sujet: URGENT EXPULSION MORICHAR
ulmarolles@...
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COMMUNIQUE DE PRESSE URGENT
 
EVACUATION DE LA PLACE MORICHAR:120 PERSONNES DONT 54 ENFANTS A LA RUE LUNDI A MINUIT.
 
    Malgré les pourparlers en cours avec les autorités politiques (Mrs Picqué et Doulkeridis) et des pistes concrètes de solutions négociées de relogement, les occupants de la place Morichar seront expulsés par la police de Saint-Gilles si nous n'avons pas quitté les lieux ce lundi 21 septembre à minuit.
 
    Comme toujours, c'est la sacro sainte propriété privée qui l'emporte sur les besoins humains, en dépit de toute humanité. La loi et l'ordre préfèrent défendre une société panaméenne bourrée du pognon accumulé sur notre dos plutôt que des familles complètement démunies. Une société dont on nous cache toujours les noms des administrateurs et qui s'apprêterait à réaliser une nouvelle très lucrative opération immobilière sur le dos de l'Etat Belge.
 
    DES MILLIARDS POUR LES BANQUES ET RIEN OU SI PEU POUR LE LOGEMENT POUR TOUS LES "PETITS" QUI TRINQUENT AUJOURD'HUI ET PERDENT LEUR LOGEMENT, LEUR BOULOT, AUXQUELS ON DEMANDE DE TRAVAILLER TOUJOURS PLUS POUR TOUJOURS MOINS...: ouvriers d'Opel Anvers, Agriculteurs, enseignants,... Chasse aux chômeurs, aux sans papiers...
 
    Nous recherchons d'urgence une solution de relogement pour éviter de nous retrouver à la rue.
 
    Merci à tous ceux qui nous ont soutenus jusqu'à présent. N'hésitez pas à venir dès ce week-end et lundi.
 
 
    MOBILISONS-NOUS POUR LE LOGEMENT POUR TOUS!
 
    CONTRE L'ABSURDITE DES MILLIONS DE METRES CARRES DE BATIMENTS VIDES A BRUXELLES.
      
    C'EST VIDE DONC J'OCCUPE!
   COMITE D'OCCUPATION DE LA PLACE MORICHAR ET D'AILLEURS...
 
 Contact: 0486/90.81.64 et 0485/97.40.41

 

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#920 De: Sarah Meesters <sarameesters@...>
Date: Dimanche 13. Septembre 2009  21:08
Sujet: Week-end d'étude 19-20 : Répression des luttes d'hier et d'aujourd'hui
sarameesters
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19-20 septembre 2009

Week-end d'étude

Répression des luttes d'hier et d'aujourd'hui


Policiers

Présentation

Nous assistons depuis un certain nombre d'années à une multiplication des attaques judiciaires et politiques contre les mouvements et les organisations de résistance: interpellation de manifestants; poursuites contre des militants défendant les sans-papiers; intimidations judiciaires de grévistes syndicalistes; emprisonnements de membres et sympathisants de partis politiques révolutionnaires et d'organisations de lutte; adoption et mise en place de la batterie de nouvelles lois 'antiterroristes'.
Face aux offensives des défenseurs du système social et politique criminel dans lequel nous vivons, nous devons nous armer.
Etudions, Discutons et Agissons.
Les samedi 19 et dimanche 20 septembre: deux journées d'études avec des témoignages, des explications, du débat et des cours de sécurité informatique.
  • Espace Morichar
  • 29-33 Place Morichar 1060 St Gilles
  • (entrée gratuite)
  • Sleeping gratuit possible la nuit du samedi ou dimanche.
  • (Venir avec le sac de couchage)

Programme

Samedi:
  • 13 h 00: Présentation des deux journées
  • 13 h 15: Début des témoignages (CAS, CLEA, SR, grévistes, syndicalistes, etc.)
  • 16 h 30: Pause
  • 17 h 00: Questions aux intervenants
  • 19 h 00: Fin de la journée avec un repas et un film "La Bataille d'Alger".
Dimanche:
  • 10 h 00: Formation à la sécurité informatique (Secours Rouge)
    12 h 00: Pause
  • 13 h 00: Exposés sur la répression (par des avocats spécialisés)
  • 14 h 30: Pause
  • 15 h 00: Questions et débats avec les avocats
  • 16 h 30: Pause
  • 17 h 00: Discssions en groupes sur les thèmes abordés lors du week-end.
Organisation:
  • Comité d´Actions et de Soutien aux Sans-papiers de l´ULB (CAS)
  • Comité pour la Liberté d´Expression et d´Association (CLEA)
  • Comité des Opprimés Immigrés(COI)
  • Secours Rouge/APAPC (SR)

Initiation au cryptage informatique

Lors de l´arrestation des membres du Secours Rouge le 5 juin dernier, les médias ont fait grand cas des communications cryptées entre la section belge du SRI et le secrétariat international de Zurich, et interceptées par la police. Un an et demi plus tard, les services spécialisés de la police fédérale ne sont toujours pas parvenu à décrypter ces mails...
Le cryptage des mails ne fait pas partie de la culture militante en Belgique, alors qu´il est extrêmement répandu en Allemagne ou en Suisse, et alors qu´en Belgique même, il est courant dans le domaine commercial et bancaire. Il est important de généraliser les techniques de cryptage. Crypter toutes les communications politiques, même les plus banales, est essentiel pour tous ceux qui veulent éviter de nourrir les fichiers policiers.
Le logiciel utilisé par le Secours Rouge International est le classique PGP (Pretty Good Privacy). Philip Zimmermann, son développeur, a mis PGP en libre téléchargement en 1991. Le gouvernement a ouvert une enquête contre lui pour violation des lois limitant l'exportation pour les produits cryptographiques aux seuls clients validés par le gouvernement US. Zimmermann a développé PGP dans un souci de droit à la vie privée et de progrès démocratique: 'PGP donne aux gens le pouvoir de prendre en main leur intimité. Il y a un besoin social croissant pour cela. C'est pourquoi je l'ai créé. (...) Si l'intimité est mise hors la loi, seuls les hors-la-loi auront une intimité. Les agences de renseignement ont accès à une bonne technologie cryptographique. De même les trafiquants d'armes et de drogue. Mais les gens ordinaires et les organisations politiques de base n'avaient pour la plupart pas eu accès à ces technologies cryptographiques de 'qualité militaire' abordable. Jusqu'à présent.'
PGP est un logiciel de chiffrement et de signature de données utilisant la cryptographie asymétrique mais également la cryptographie symétrique. Il est d´une extrême facilité d´emploi. Il est basé sur un processus appelé 'public-key' ('clé publique'). Tout utilisateur dispose d'une clé privée (une série de caractère, idéalement plus de 20, choisis par lui) et d'une clé publique produite par le programme et liée à la première par un algorithme complexe. La clé publique peut être transmise sous forme de 'pièce jointe', dans le corps d´un mail, par clé USB, disque, ou n´importe quel support de données. Elle peut être interceptée et connue sans nuire à la qualité du cryptage.
L´utilisateur communique donc sa clé publique à tous ceux qui doivent lui envoyer un message crypté. Ceux-ci cryptent leur mail ou leur document (traitement de texte, image, tableur) qu´ils lui destinent avec sa clé publique (ce qui se fait en deux 'clics'). Pour décrypter, l´utilisateur tape dans le logiciel sa 'clé privée', connue de lui seul. A l´inverse, pour envoyer un message crypté, l´utilisateur doit disposer de la clé publique de son correspondant. Une fois qu´il a crypté le message, seul le correspondant pourra le décrypter avec sa 'clé privée'. Même le crypteur n´est pas en mesure de décrypter son message.
Dans le cadre de ce week-end d'étude, le Secours Rouge organise une formation à l´utilisation de PGP. Si vous apporter votre ordinateur portable, vous pourrez vous faire installer PGP et faire des essais de cryptage jusqu´à ce que vous en maîtrisiez la technique (dix minutes suffisent...). Si vous apportez une clé USB, vous pourrez avoir une copie du programme pour l´installer chez vous (version Linux, PC ou Apple).



#919 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Lundi 7. Septembre 2009  16:47
Sujet: APPEL A MOBILISATION CONFERENCE DE PRESSE LE MERCREDI 9 SEPTEMBRE 2009 A 14H00 30 PLACE MORICHAR A SAINT-GILLES
collectifcolere
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APPEL A MOBILISATION


CONFERENCE DE PRESSE LE MERCREDI 9 SEPTEMBRE 2009 A 14H00


30 PLACE MORICHAR A SAINT-GILLES


MENACE D´EXPULSION



Les occupants du 29-33 place Morichar à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) se sont vus signifier ce vendredi 28 août 2009 par un huissier de justice l'ordre d'évacuer le bâtiment dans les 48 heures. Cela fait donc une semaine que la police est susceptible de débarquer à tout moment. Face à cette situation nous lançons un appel urgent pour une mobilisation et une conférence de presse dans le bâtiment ce Mercredi 9/9 à 14h00.


Pour rappel, l'immeuble de la place Morichar (l'ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama.


Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (la plupart inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L´immeuble est occupé par une majorité de familles (dont beaucoup de femmes seules avec enfants), quelques personnes seules et des associations (avec grandes salles de réunion, un atelier collectif d'artistes, etc.).


Cette occupation présente plusieurs caractères exceptionnels:

- Des décisions prises en assemblée générale par les occupants eux-mêmes ;

- Une cohabitation harmonieuse entre les catégories d'occupants et les différentes communautés;

- Une infrastructure bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses);

- Toutes les garanties de sécurité et d'hygiène (un rapport officiel du service d'hygiène de la commune en témoigne);

- Des activités organisées pour les enfants (avec des intervenants extérieurs comme des troupes scoutes);

- Une riche vie sociale et associative: deux mariages y ont déjà été (dignement) fêtés il y a deux semaines!

- Une solidarité active entre les habitants ;

- De multiples marques de soutiens de l´extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres... e.a.).


Ce caractère a été reconnu tacitement par les autorités puisque la police de Saint-Josse et de Bruxelles elles-mêmes se sont présentées en mai dans l'immeuble pour nous prier d'accueillir des personnes sans logement (dont un famille de 7 enfants à la rue), et que début juillet FEDASIL nous a prié d'accueillir pendant un week-end 37 personnes qu'elle ne pouvait loger elle-même faute de locaux. Le Service de Prévention de Saint-Gilles nous a également demandé d´accueillir des familles particulièrement fragilisées (femmes et enfants handicapés, sans logement ou habitant, par exemple, dans une cave sans fenêtre).


La crise du logement est telle dans la région que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d'évacuation. Cette évacuation est d'autant plus absurde et inhumaine qu'elle ne se justifie par aucun caractère d'urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires et la seule convention existante n'a été signée par aucune des parties.


Nous rappelons que nous agissons au nom de la dignité humaine et que l'article 23 de la Constitution Belge reconnaît le droit à un logement pour tous. A ce propos nous avons rencontré le chef du cabinet du Secrétaire d´Etat au logement qui affirme que les autorités publiques pourraient soutenir une "initiative d´occupation à titre précaire de bâtiments publics vides" (cf point 6 chapitre 2 de la déclaration gouvernementale).

Nous sommes effectivement en situation précaire puisque expulsables en permanence. Depuis l´ordre d´évacuation du 27/08, nous continuons les démarches pour trouver de nouveaux sites mais nous ne pouvons nous résoudre à nous retrouver à la rue. Nous avons besoin de temps, une expulsion immédiate par les forces de l´ordre n´est pas la solution.


La société actuelle est le reflet d'une époque ou la spéculation (dans ce cas immobilière) pour le profit importe plus que la vie et la dignité de centaines de personnes. Nous nous devons donc d'agir de manière concrète pour que cette évacuation n'ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec Mr Charles Picqué le 10/9, mais d´ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre.

Venez nous soutenir et participer à une conférence de presse ce mercredi 9/9 à 14h00 dans le bâtiment occupé de la place Morichar.



Merci d'avance.


Les Occupants de la place Morichar.

Jacques van der Biest.





#918 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Mardi 1. Septembre 2009  17:21
Sujet: [blog ULSG] AOUT 2009
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

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#917 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Samedi 29. Août 2009  17:32
Sujet: Espace Morichar - Communiqué du 28/8
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Communiqué de presse

Les occupants du 29-33 place Morichar se sont vus signifier ce vendredi 28 à 17H00 par des policiers et des huissiers l'ordre d'évacuer le bâtiment dans les 48 heures. L'immeuble de la place Morichar (l'ancien immeuble des impôts) est occupé depuis le 11 mai à l'initiative de plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement.

Depuis, une centaine d'adultes (majoritairement des femmes) et 45 enfants (tous inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. Trois étages sont occupés par les familles, un étage par les associations (avec salle de réunion, ateliers d'artistes, etc.), un étage pour des infrastructures collective (culte, etc.).

Cette occupation présente plusieurs caractères exceptionnels:
- Des décisions prises en assemblée;
- Une cohabitation harmonieuse entre les catégories d'occupants et les différentes communautés (aucun incident, aucune intervention policière, aucune altercation);
- Une infrastructure bien adaptée aux besoin des familles (eau, électricité, lumière);
- Toutes les garanties de sécurité et d'hygiène (un rapport officiel du service d'hygiène de la commune en témoigne);
- Des activités organisées pour les enfants (avec des intervenants extérieurs comme des troupes scoutes);
- Une riche vie sociale et associative: deux mariages y ont déjà été (dignement) fêté il y a deux semaine!

Ce caractère a été reconnu tacitement par les autorités puisque la police de Saint-Josse et de Bruxelles elles mêmes se sont présentées en mai dans l'immeuble pour nous prier d'accueillir des personnes sans logement, et que début juillet FEDASIL nous a prié d'accueillir 37 personnes qu'elle ne pouvait loger elle-même faute de locaux.

La crise du logement est telle dans la région que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d'évacuation. Cette évacuation est d'autant plus absurde et inhumaine qu'elle ne se justifie par aucun caractère d'urgence, de danger. Aucune perspective de travaux ou de réaffectation de l'immeuble n'est en vue.

Merci de faire votre possible pour que cette évacuation n'ai pas lieu.



#916 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Mercredi 12. Août 2009  12:32
Sujet: [blog ULSG] Des sans-papiers expulsés d'un bâtiment
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

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12 août 2009

Des sans-papiers expulsés d'un bâtiment

La trentaine de sans-papiers qui occupait une ancienne agence de voyages au boulevard Lemonnier a été expulsée par la police bruxelloise
BRUXELLES L'information, révélée par Radio Contact, a été confirmée par la police bruxelloise. Les sans-papiers avaient investi le bâtiment il y a tout juste un mois, le 12 juillet, après avoir été expulsés quelques jours auparavant d'un bâtiment du secrétariat social Groupe S. L'expulsion s'est déroulée sans incident selon la police.

"Nous sommes arrivés au lieu d'occupation vers 6h30 et un quart d'heure plus tard, tout le monde avait déjà quitté l'immeuble", a déclaré le commissaire Christian De Coninck de la police bruxelloise. "L'expulsion a eu lieu après que le propriétaire du bâtiment a obtenu une injonction."

Sur les 150 personnes sans papiers qui avaient pris part à l'occupation le 12 juillet, il en restait encore une trentaine mercredi matin. On ne sait pas encore où les sans-papiers vont aller.

© La Dernière Heure 2009

Posté par ul_saintgilles à 14:25 - OCCUPATIONS SANS-PAPIERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54


#915 De: la commune libre <lacommunelibre@...>
Date: Mardi 11. Août 2009  14:08
Sujet: Re : [COLERe] NOS LUTTES NOUS APPARTIENNENT !!! PAS DE FLICS DANS NOS LUTTES !!!
lacommunelibre
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Ceux qui luttent seront peut-être tués... Ceux qui ne luttent pas sont déjà morts !!!

Ceux_qui_luttent


le BLOG de la COMMUNE LIBRE:
http://lacommunelibre.canalblog.com/

--- En date de : Lun 3.8.09, collectif COLERe <collectifcolere@...> a écrit :

De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Objet: [COLERe] NOS LUTTES NOUS APPARTIENNENT !!! PAS DE FLICS DANS NOS LUTTES !!!
À: colere@...
Date: Lundi 3 Août 2009, 19h19

 

Raid massif de la police contre le bâtiment occupé par des « sans-papiers » place Saint-Lazare :
Hélicoptères, 300 flics, autopompes, flingues,...

Evacuation des « sans-papiers » sous tentes devant le siège du « Parti Socialiste » boulevard de l´Empereur...

Evacuations diverses, la chasse aux « sans-papiers », aux « pauvres » et autres « indésirables » est ouverte...

QUI SERA LE SUIVANT ???

Il n´y a pas de « bons policiers », il n´y a pas de « flics sympas » !!! Il n´y a que des représentants de l´ordre capitaliste qui un moment nous sourient de leurs belles dents éclatantes et le lendemain nous mordent comme des chiens enragés...

A Saint-Josse, la racaille sociale-démocrate Demannez a montré toute l´étendue de sa veulerie politique ; son but ultime depuis le début de l´occupation était l´évacuation. Pour cela, toutes les méthodes furent bonnes : la persuasion, le chantage, la flatterie et enfin la force brute de l´appareil judiciaire et policier.

NOS LUTTES NOUS APPARTIENNENT !!!
PAS DE FLICS DANS NOS LUTTES !!!

Occupation « Morichar », Saint-Gilles, le 31 juillet 2009.

 



#914 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Mardi 11. Août 2009  13:16
Sujet: Fw: Comment casser un mouvement pour les nuls...
collectifcolere
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Comment casser un mouvement pour les nuls
By Arachnee
Source : http://danslesfers.wordpress.com/2009/08/01/comment-casser-un-mouvement-pour-les-nuls/


Bruxelles c´est petit, les sans papiers se politisent dans les occupations, et récemment un petit récent de bénévoles (il n´en faut pas beaucoup, maintenant un lien ou une pérennité à un mouvement sans structure et transmettre une expérience peut tenir sur quelques personnes clés) ont essentiellement apporté un soutien logistique qui a permis de lancer un mouvement de confrontation directe au travers des occupations. A coups d´expulsions distantes et sporadiques, des liens se sont créer entre les différentes occups Hors, "comment casser un mouvement pour les nuls" ?

1/ Débloquer la source de frustration : en donnant le ministère de l´immigration à un parti progressiste, qui se voit donc obligé de devenir l´avocat du diable. Ce "don" du ministère par le VLD (je vais pas rentrer dans les détails, mais on peut déjà se poser des questions sur le fait d´une refonte du gouvernement fédéral suite à des élections régionales, ça montre vraiment le manque de légitimité de la démocratie belge, même si là ça nous arrange relativement) a nécessité des conditions très strictes : "pas d´application d´une circulaire définissant des critères clairs". Ainsi, si le ministère était transmis au parti le plus progressiste en cette matière (de nombreux blocages ont été constaté au PS), dans le contexte de la coalition gouvernementale propre à notre système politique, le VLD pouvait toujours mettre son véto.
La crise ayant été trop loin, il a accepté la solution "one shot", des critères de régularisation qui ne sont valable que pour des personnes ayant entré des dossiers avant certaines dates (notamment avant déclaration de l´accord, je pourrais critiquer tout ça s´il le fallait, mais là ça ne concerne pas directement le sujet). Maintenant, on ne peut plus retourner la balle contre le VLD, ce n´est plus lui à l´immigration, même s´il a pu fonctionner comme une "holding" sur le ministère. De plus, remarque pertinentes des avocats, les fonctionnaires de l´office des étrangers ont été formatés pendant 10 ans à appliquer les critères de manière très restrictives sur ordre du VLD, ce qui veut dire que cette mentalité préformattée mettra en filigrane un frein à l´avancement des dossiers.

2/ Réprimer le mouvement : expulsions des bâtiments, des parcs. En une semaine, tout a été évacué. On a même eu la surprise d´avoir des flics partout devant les bâtiments vides qu´on avait repérés, ce qui veut dire qu´on est sur écoute. Hors, on est pas beaucoup dans le soutien à s´être échanger des infos ces derniers jours, et les lois antiterroristes légalisent ce type de pratiques et nous empêchent même de savoir ce qui est noté sur notre compte. D´une part, les expulsions sont légitimées par la phase 1 "vous avez eu vos critères maintenant", ok, mais les gens, ils sont toujours à la rue, familles comprises. On peut les dégager des parcs, des bâtiments vides, ils ne vont pas disparaître. MAIS, d´une part : diviser pour régner, en séparant les gens, en les dispersant dans la nature, on rompt les processus d´organisation. D´autre part : la territorialité, en faisant bouger les gens, on les sépare des liens de solidarité qu´ils ont tissés avec les habitants, les collectifs de soutien spontanés, ceux qui existaient déjà. Le territoire est le dernier point de rencontre, le plus essentiel, à l´organisation des gens à notre époque, car il n´y a plus comme avant de territoires communs (le mouvement syndical est né dans les églises, à l´encontre même de la religion catholique, ce n´est plus possible aujourd´hui).

3/ Manipuler l´image : dans les images qui ont été diffusées sur l´occupation de Saint Lazare, on criminalisait les occupants "a l´intérieur, il y avait des personnes qui étaient enfermées de force, et donc persécutées". J´ai suivi cette occup depuis son premier jour, la sécurité y était extremement stricte, et elle se faisait de manière totalement dictatoriale.

C´est le cas de nombreuses occups. Il y avait 600 personnes au début là dedans, et sa préparation a duré 3 mois avant d´entrer dans le premier bâtiment. (3 mois de réunions, de préparations administratives, de recueils de contacts). Les gens ne sortaient effectivement pas comme ça, il fallait demander un bon de sortie, expliquer ses raisons, etc. C´est honnêtement inévitable pour ne pas se retrouver dans des situations réellement criminelles, et c´est vraiment typiquement politique de retourner les situations contre les victimes de ces politiques. "Y a des magouilles dans ces trucs là", bien sur qu´il y a des magouilles, les politiques de contrôle de flux migratoires ne peuvent que créer tout un "illégalisme" paralèlle, comme des réseaux de passages clandestins maintenant par des organisations criminelles, tout le monde le sait. Mais laquelle est la conséquence de l´autre ? Le processus a été amorcé il y a 2 mois avec les grèves de la faim, le message était en essence "ils font semblant, ils sont pas vraiment malade, ca vous coute de la tune, c´est vos impôts". Le meilleur article que j´ai lu là dessus est la (assez court, et vaut le coup) : http://www.lesdoigtsdanslacrise.info/index.php?post/2009/06/12/De-quelques-Turtelconneries-dun-suicide-et-dun-stalinisme-qui-vient

Je pense que les événements actuels ne se font pas par hasard. J´ai appris une chose de mon maitre de mémoire : un mouvement social naît d´une communauté de frustration, qui se met à s´organiser autour d´une revendication. C´est l´essence même de tout mouvement et c´est les phases suivantes qui détermineront sa réussite et son intensité : tout d´abord, la nature des liens tissés pendant l´organisation, ensuite l´intensité de la confrontation avec les institutions politiques, et enfin la totalité de la valeur qui sera remplacée au profit d´une autre. Le gouvernement a amorcé une crise essentiellement politique.

Aujourd´hui, il la désamorce en s´attaquant à tous ces niveaux : il tente d´ignorer toute confrontation en posant un interlocuteur plus engagé dans le dialogue, il efface la frustration en offrant des critères temporaires qui débloquent la situation pour la durée des traitements des dossiers en cours (soit les quelques années à venir), il annule la revendication en prétendant qu´elle a été remplie, en légitimant cette dernière par la première (la fin de la frustration). Il doit d´une part, pour être complet, annuler également le niveau essentiel de la base du mouvement : les liens de solidarité, en séparant matériellement les gens.

La ministre de l´immigration, avant d´être "promue" à l´intérieur par son parti (qui récupère par là les éventuelles voies perdues en Flandre, sachant que l´opinion publique en Flandre, soit les médias, véhiculent une image très différente que dans les régions francophones des sans papiers et de la ministre, beaucoup moins critique sur cette dernière, beaucoup plus dur sur la première, sans doute parce que c´est la communauté la plus rassemblée autour d´une identité nationale ou communautaire), promotion qui n´a d´ailleurs été décriée dans aucun médias, mais simplement mentionnée, avait sorti une circulaire intensifiant les procédures de contrôle des sans papiers ou des personnes connaissant des sans papiers, circulaire critiquée par les ONG. En regard de cela, il est difficile de ne pas imaginer qu´elle n´était pas au courant de sa mutation bien avant, et qu´il n´y ait pas eu un vrai plan programmé.


CRER / Tel : 0474 08 85 35
Info : http://regularisation.canalblog.com/
Travailleurs sans papiers : http://1maimanif.canalblog.com/
Reseaux Parrainage : http://parrainage127bis.canalblog.com
Soutien au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74


#913 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Lundi 3. Août 2009  17:19
Sujet: NOS LUTTES NOUS APPARTIENNENT !!! PAS DE FLICS DANS NOS LUTTES !!!
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Raid massif de la police contre le bâtiment occupé par des « sans-papiers » place Saint-Lazare :
Hélicoptères, 300 flics, autopompes, flingues,...

Evacuation des « sans-papiers » sous tentes devant le siège du « Parti Socialiste » boulevard de l´Empereur...

Evacuations diverses, la chasse aux « sans-papiers », aux « pauvres » et autres « indésirables » est ouverte...

QUI SERA LE SUIVANT ???

Il n´y a pas de « bons policiers », il n´y a pas de « flics sympas » !!! Il n´y a que des représentants de l´ordre capitaliste qui un moment nous sourient de leurs belles dents éclatantes et le lendemain nous mordent comme des chiens enragés...

A Saint-Josse, la racaille sociale-démocrate Demannez a montré toute l´étendue de sa veulerie politique ; son but ultime depuis le début de l´occupation était l´évacuation. Pour cela, toutes les méthodes furent bonnes : la persuasion, le chantage, la flatterie et enfin la force brute de l´appareil judiciaire et policier.

NOS LUTTES NOUS APPARTIENNENT !!!
PAS DE FLICS DANS NOS LUTTES !!!

Occupation « Morichar », Saint-Gilles, le 31 juillet 2009.

 


#912 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Lundi 3. Août 2009  17:04
Sujet: [blog ULSG] JUIN 2009
ulsaintgilles@...
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

AU PARLEMENT FEDERAL
21, RUE DE LOUVAIN
1000 BRUXELLES (METRO MADOU)
(SALLE DE LA ROTONDE)

Pas d´expulsion sans relogement...

Le 26 mai 2009, la justice de paix du 3ème canton de la Ville de Bruxelles condamnait une Société Anonyme (dont la majorité des parts est détenue par les Pouvoirs Publics, Ville  et CPAS de Bruxelles) à reloger son locataire qu´elle voulait expulser.
Fort de cette jurisprudence, les associations participantes vous transmettront ce vendredi, toutes les pièces de cet important  jugement et vous présenteront leurs revendications.
Des familles sous le coup d´une expulsion seront également présentes à la conférence de presse.
Pour les associations : ONHU, Syndicat des Locataires, Front Commun des SDF, Union des Locataires Marolienne, CGAM.
Contact : Thierry Balsat 0487 631 713 - José Garcia 0473 715 482
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23 juin 2009

Yvan : « Le Meilleur en expulsion... »

Communiqué de Presse.
Yvan : « Le Meilleur en expulsion... ».
Plusieurs associations de défense pour le droit à un logement décent ont été priées de déguerpir ce mardi 23 juin 2009 comme de vulgaires malpropres des locaux du CPAS de la ville de Bruxelles sous l´injonction du président du CPAS de la ville de Bruxelles Monsieur Yvan Mayeur dans le cadre d´une négociation de relogement des locataires de l´îlot Louvain à Bruxelles.
L´îlot Pavie-Louvain-Carrousel fait l´objet d´un projet de démolition/rénovation porté par la SABH et le CPAS de la Ville de Bruxelles, et financé par des subsides régionaux. Cette subvention publique oblige notamment le propriétaire à reloger les locataires, non à les expulser, comme cela a été tenté, en vain, par la SABH. Une récente décision (18 mai 2009) de justice de paix du 3ème canton de la ville de Bruxelles a en effet condamné le propriétaire à reloger une de ces familles sous le coup d´une expulsion. A la suite d´une interpellation publique du secteur associatif et des habitants de l´îlot au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, en date du 18 mai 2009 (qui avait pour objet de demander l´arrêt des expulsions et la garantie de relogement de chaque locataire actuel à des loyers conformes à leurs faibles revenus avec la possibilité de revenir habiter sur place), Monsieur Yvan Mayeur (CPAS) et Madame Halabi (Présidente de la SABH) proposèrent une rencontre à l´antenne du CPAS sise rue Van Campenhout, 16 ce mardi 23 juin à 10h00 du matin. La rencontre était organisée par une association de défense de locataires.
La réunion dérapa très rapidement sitôt les questions de fonds posées, tantôt par certains habitants, tantôt par une des associations présentes à la négociation. Echaudé par la pertinence des revendications et conforté par le silence de la présidente de la SABH, Madame Halabi, le Président du CPAS, Monsieur Mayeur, revendiqua qu´il était seul maître à bord et que ses positions ne souffraient aucune contestation. Il décréta subitement persona non grata toutes les associations présentes à la négociation et menaça ces dernières de les faire expulser par les forces de l´ordre si elles ne quittaient pas les lieux.
Le Syndicat des locataires, le Front Commun des SDF, l´Union des Locataires Marollienne, Inter Environnement Bruxelles et l´ONHU, dénoncent aujourd´hui l´attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi. Les propos tenus notamment par le Président du CPAS sont indignes d´un responsable politique ayant en charge l´aide aux personnes démunies.
Les associations étaient présentes à la demande des locataires et pour un dossier qu´elles suivent depuis maintenant deux ans. Le but des associations était de veiller à ce que les droits des locataires soient respectés :
1. Pas d´expulsion sans relogement ;
2. Pas d´augmentation de loyer (ou adaptation raisonnable compensée par les ADIL, comme promis lors de l´interpellation au conseil communal)
3. Proposition négociée de relogement pour chaque locataire (et non imposée).
4. Possibilité pour ceux qui le souhaitent de revenir habiter sur place.
Contact : 0487 631 713
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22 juin 2009

Les sans-papiers du Béguinage ont mis un terme à leur action

Les sans-papiers de l'église du Béguinage à Bruxelles ont mis un terme à leur action, après 79 jours de jeûne, a indiqué le curé de l'église Daniel Alliet. Du côté politique, on annonce qu'aucun permis de travail C ne sera remis. Certains sans-papiers poursuivraient toutefois leur mouvement de grève de la faim.
Lire aussi : Sans-papiers, sans-vie / "42 millions de réfugiés dans le monde"

« La grande majorité des grévistes de la faim ont arrêté la grève parce qu'ils ne veulent pas que leurs enfants deviennent orphelins », selon le curé de la paroisse.

Contrairement à la Flandre, les sans-papiers de Bruxelles obtiendraient une carte de séjour et un permis de travail B, grâce au ministre bruxellois de l'Emploi Benoît Cerexhe.
« Pour cela, ils doivent quand même prouver qu'ils disposent d'un contrat de travail à temps plein, avec le salaire minimum belge. Cette situation est loin d'être évidente, puisque pour l'employeur cela signifie une grande quantité de travail administratif, se rendre avec eux aux ministères et devoir attendre au moins deux semaines avant que le permis soit délivré », a poursuivi M. Alliet.
(D'après Belga)
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15 juin 2009

La route tue davantage les pauvres

Les accidents de la circulation tuent davantage les pauvres que les riches, faisant plus de 1,2 million de morts et entre 20 et 50 millions de traumatismes dans le monde chaque année, selon une étude de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) rendue publique lundi.

Neuvième cause de décès à l'échelle mondiale en 2004, l'une des trois premières chez les 5-44 ans, ces accidents varient très fortement en fonction du niveau social, « les plus défavorisés y étant plus exposés que les plus aisés », révèle l'étude menée dans 178 pays.

Ainsi, plus de 90 % des accidents surviennent dans les pays à revenu « faible ou intermédiaire » alors que ces pays ne comptent que 48 % du parc mondial de véhicules. Mais « même dans les pays à revenu élevé, les pauvres sont touchés de manière disproportionnée ».
L'étude s'alarme en particulier du fait que près de la moitié (46 %) de ces 1,2 million de victimes sont des usagers dits « vulnérables » -- piétons, cyclistes et motocyclistes. Là encore, la proportion est plus élevée dans les pays pauvres, bondissant par exemple à 70 % dans la région Pacifique occidentale, et jusqu'à 80 % en Thaïlande.
Certes, note-t-elle, le taux de mortalité imputable aux accidents de la route s'est « stabilisé ou a baissé dans beaucoup de pays à revenu élevé ces dernières années ».
« Les questions de sécurité routière ont davantage retenu l'attention au niveau international et on a constaté, dans certains pays, que la volonté politique se renforçait », se réjouissent les auteurs du rapport.
Mais « dans la plupart des régions du monde, cette épidémie continue à prendre de l'ampleur ». Si bien que « si rien n'est fait pour contrer cette évolution », ce nombre atteindra 2,4 millions par an d'ici 2030, faisant du phénomène la cinquième cause de décès à l'échelle planétaire, mettent-ils en garde.
« Aucun pays ne peut se relâcher et prétendre n'avoir plus rien à faire en matière de sécurité routière », insistent-ils. Même les pays « les meilleurs », tels que les Pays-Bas, le Royaume Uni ou la Suède, « peuvent encore beaucoup améliorer leur situation ».
En Suède, par exemple, les accidents de la circulation sont à l'origine de 20 % des décès d'enfants âgés de 5 à 19 ans, relève-t-elle.

Facteurs de risque

Signe tangible que d'importants efforts restent à faire, moins de la moitié des pays du globe disposent d'une législation permettant de lutter contre les « cinq facteurs de risques » que sont la conduite en état d'ébriété, l'excès de vitesse, le port du casque, de la ceinture de sécurité et l'utilisation de dispositifs de sécurité pour enfants.
Seuls 9 % des pays considèrent que les limitations de vitesse sont correctement appliquées, relève l'étude.
Plus de 90 % des pays disposent d'une législation nationale sur la conduite en état d'ébriété « mais 49 % seulement des pays ont fixé un seuil légal d'alcoolémie inférieur ou égal à 0,05 g/dc, comme le recommande le Rapport mondial (de l'OMS et de la Banque mondiale, ndlr) sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation » paru en 2004, ajoute-t-elle.
L'étude note encore que « seuls 40 % des pays disposent d'une loi qui rend obligatoire le port du casque pour les conducteurs et les passagers de motocycles et qui prévoit que les casques doivent répondre à une norme nationale ou internationale précise ».
Quant au port de la ceinture de sécurité, il n'est obligatoire à l'avant et à l'arrière que dans 38 % des pays à revenu faible et dans 54 % des pays à revenu intermédiaire.
L'étude relève en outre qu'au niveau mondial, les accidents de la circulation entraînent 518 milliards de pertes pour l'économie et coûtent aux pays entre 1 et 3 % de leur produit national brut, « soit plus que ce qu'ils reçoivent au titre de l'aide au développement ».
(D'après Belga)
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« C´est notre dernière cartouche »

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Les 31 sans-papiers entameront ce samedi leur 21e jour de grève de la faim. Après avoir essayé de s´intégrer (voir le reportage photos sur http://picasaweb.google.com/volnygillet/LesSansPapiersALLN), ils ne voient là que la dernière solution. © REN

Je vais mourir. J´ai mal partout, à la tête. je veux mourir. Je veux mettre ma vie en danger. Laissez-moi. »
Scène de détresse ce vendredi matin chez les sans-papiers de Louvain-la-Neuve. Refusant même de boire l´eau salée qui pourrait la soulager, Aïcha, comme trente autres personnes, fait la grève de la faim depuis vingt jours pour essayer d´obtenir après trente jours de privation, comme ceux de l´ULB et de la VUB avant eux, des papiers provisoires pour trois mois.
« Nous voulons garder notre dignité, précise Camara, le porte-parole des sans-papiers. On a fait des démarches politiques, on a travaillé bénévolement pour la collectivité, on a été dans les écoles, on a organisé des matches de foot, mais rien n´a bougé. Nous avons quitté Bruxelles pour ne pas faire la grève de la faim mais, aujourd´hui, nous n´avons plus d´autre espoir. Qu´on comprenne bien, nous ne voulons pas manger le pain des gens d´ici. Nous voulons travailler comme les autres, payer des impôts, contribuer à l´effort commun. Nous ne sommes pas dangereux mais, à présent, nous sommes en danger. »
Le problème, c´est que cette grève de la faim amène un durcissement de la position de l´UCL. Comme nous l´explique le vice-recteur Xavier Renders, « nous étions prêts à aller au-delà de la date du 30 juin, le temps qu´on trouve pour chacun un logement individuel, un travail bénévole. Je sais bien que cela n´équivaut pas à une carte de régularisation, mais c´est une manière de les intégrer dans la collectivité. Pour nous, faire la grève de la faim n´est pas une solution car elle met des vies en danger, rend la situation difficile pour l´université et n´offre qu´une impasse avec une carte de trois mois. Nous demandons donc au comité citoyen de leur trouver un autre lieu d´hébergement, non UCL. »

« Un nouvel esclavagisme »

Ce à quoi s´emploie une soixantaine d´habitants, même si Claude-Marie voit « mal une université catholique déloger les sans papiers par la force », tandis que Marie-Ghislaine se dit prête à aider « les sans-papiers, même s´ils ont décidé d´aller jusqu´au bout. Certains d´entre eux vivent chez nous depuis quatorze ans. D´autres ont déjà fait jusqu´à cinq demandes de régularisation. En vain. »
Plus politique, Tito ne comprend pas que les partis politiques n´aient pas « abordé cette question durant les dernières élections. Il est vraiment temps que cela bouge ». Touria va encore plus loin : « Tout le monde sait que les sans-papiers existent. Certains leur donnent du travail, mais on laisse faire. C´est un nouvel esclavagisme que l´on autorise de cette manière. »
Nana, elle, les larmes dans les yeux, nous tend la main : « Nous ne demandons pas grand-chose, juste qu´on nous écoute et qu´on nous laisse vivre. Cette grève de la faim, c´est notre dernière cartouche. Dites-leur. S´il vous plaît... »
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12 juin 2009

Sans-papiers: occupation rue Dansaert

http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/7210/166/
Une nouvelle occupation par des sans-papiers a débuté ce vendredi matin dans un immeuble  de la rue Antoine Dansaert. Une initiative de l'Union de défense des sans-papiers (Udep). Cette association avec le Forum Asile et Migrations, ainsi que la FGTB et la CSC ont organisé par ailleurs une manifestation le midi. Quelque 850 manifestants, selon les chiffres de la police, se sont rassemblés au rond-point Schuman à Bruxelles afin de réclamer une application immédiate de l'accord du gouvernement fédéral sur la régularisation des sans-papiers. (Belga)
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Sans papiers : la ministre Turtelboom ne bougera pas

Ce midi, un bon millier de personnes ont manifesté devant le cabinet de la ministre de l´Asile Annemie Turtelboom pour réclamer le respect de l´accord gouvernemental en matière de régularisation des sans-papiers.

voir

Béguinage : les médecins inquiets

Les médecins qui suivent médicalement les quelque 230 grévistes de la faim sans papiers de l´église du Béguinage à Bruxelles, se sont dits réellement inquiets, au cours d´une conférence de presse ce vendredi, quant à l´état de santé des occupants. Ceux-ci ont entamé vendredi leur 72e jour de jeûne. Selon les médecins, un décès pourrait survenir à tout moment. Les sans-papiers de l´église du Béguinage espéraient pouvoir négocier avec l´Office des étrangers, au bout d´une soixantaine de jours de jeûne, comme d´anciens grévistes de la faim.
L´Office des étrangers propose uniquement une attestation d´immatriculation d´une validité de trois mois, pour raison médicale.
(belga)
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11 juin 2009

La Creg accuse Electrabel de gonfler ses prix

La Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg) revient à la charge. Elle accuse Electrabel d'avoir artificiellement fait gonfler ses prix en n'utilisant pas toutes ses capacités de productions. Ce mécanisme lui aurait rapporté « au moins 100 millions d'euros », selon le gendarme du secteur énergétique.

En 2007 et au premier semestre 2008, Electrabel a fait des offres d'achats pour de grands volumes d'électricité à un prix très élevé alors qu'au même moment, l'entreprise n'utilisait pas toutes les capacités de production disponibles. En d'autres mots, le gendarme du secteur énergétique accuse Electrabel d'avoir gonflé artificiellement les prix, ce qui pourrait lui rapporter « au moins 100 millions d'euros » sur un an, a-t-elle estimé jeudi lors d'une conférence de presse.

« Au cours de notre étude, que nous avons entamée d'initiative, nous avons constaté des pics de prix horaires entre fin octobre et décembre 2007 - avec des prix allant jusqu'à 2.500 euros/MWh - ainsi que de fin avril à début mai », a expliqué Dominique Woitrin, directeur du fonctionnement technique des marchés à la Creg.
« En entrant dans le détail, ce que nous avons vu, c'est qu'Electrabel avait fait des offres d'achats pour de grands volumes à des prix très élevés alors que parallèlement, elle n'utilisait pas de la capacité de production disponible », a poursuivi le responsable. « Ces offres indiquaient au marché qu'un acteur était prêt à débourser ces prix élevés, supérieurs au coût marginal de n'importe quelle unité de production », a-t-il ajouté.
Selon la Commission de régulation, l'analyse de toutes les heures de 2007 et du premier semestre 2008 laisse par ailleurs apparaître que cette technique a été « très fréquemment utilisée ».
Or, l'absence de pics de prix et l'utilisation de l'ensemble des capacités de production auraient permis de réduire les prix moyens, sur la bourse énergétique Belpex, de 1,21 euro/MWh en 2007 et même de 2,30 euros/MWh au premier semestre de l'année suivante.
Autre constatation de la Creg : il existe en Belgique un « lien étroit » entre les prix « spot » (prix instantanés) et les prix « forward » (prix futurs) qui servent de base à la tarification d'Electrabel. En d'autres mots, en poussant à la hausse les prix spot, l'entreprise aurait par la même occasion influencé sa future tarification, ce qui pourrait lui rapporter « au moins 100 millions d'euros » pour l'année 2007, a estimé le régulateur du secteur.
« Nous avons clairement mis le doigt sur un mécanisme de manipulation et de distorsion du marché », a de son côté souligné Bernard Lacrosse, un autre responsable de la Creg, sans pour autant pouvoir affirmer que cette technique contrevient à un quelconque règlement. « Mais nous ne nous arrêterons pas en chemin », a-t-il ajouté en évoquant un suivi « économique et juridique » de l'étude.
Cette dernière avait déjà été largement commentée par Electrabel elle-même la semaine dernière, au cours d'un point presse. L'électricien belge s'était défendu en affirmant que le 15 novembre 2007 - jour ayant particulièrement attiré l'attention de la Creg - il avait dû faire face à des travaux de maintenance, à une panne et à un temps particulièrement froid. « Electrabel n'avait aucun intérêt à faire monter les prix puisqu'elle est elle-même acheteuse », avait souligné son administrateur délégué Jean-Pierre Hansen.
(belga)
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02 juin 2009

Les verts sont sévères

Partenaire du PS, Écolo estime que Françoise Dupuis aurait pu mieux faire
BRUXELLES "Je lui donnerais une cote de 4,5 sur 10. Bel effort, mais peut mieux faire." Partenaire du gouvernement bruxellois sortant, Écolo n'y va plus de main morte avec Françoise Dupuis (PS), alors que l'on entre dans la dernière ligne droite de la campagne. Dans les rangs verts, il en est même plus d'un pour estimer que la politique logement de ces dernières années est un échec. Revenons à Marie Nagy, Madame Logement chez les verts et n°3 sur la liste.
Premier grief : les qualités énergétiques, jugées insuffisantes, des projets lancés par Françoise Dupuis. "Je crois qu'elle n'y croit toujours pas, malgré le large consensus qui existe sur les défis environnementaux", lance Marie Nagy. "Dupuis a un problème idéologique avec ça, alors que les premiers bénéficiaires des économies d'énergie sont les locataires..."
Sur le plan en lui-même, "Il a mis trop de temps à démarrer à cause d'un manque de maîtrise des procédures et d'erreurs de gestion, mais il sera finalisé dans les années à venir", analyse la candidate. Marie Nagy aurait également souhaité un accent plus marqué sur la rénovation des bâtiments.
"Cette législature n'a pas été favorable au marché libre ", poursuit-elle. " Alors que le secteur privé représente 92 % du logement à Bruxelles, le public n'arrivera pas à régler le problème. Nous plaidons pour des aides supplémentaires aux propriétaires pour rénover leurs biens, faire en sorte que le Fonds du logement intervienne pour 1.500 familles par an et la mise en place d'un système de location-vente à la société régionale du logement..."

Ma. C.
© La Dernière Heure 2009

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La crise n'est pas résorbée

Élections : le logement reste un enjeu majeur en Région bruxelloise
BRUXELLES Bruxelle est frappée d'une crise du logement particulièrement douloureuse pour les faibles revenus. Les prix de l'immobilier ont explosé ces dernières années, entraînant ceux des loyers dans leur foulée. Une situation qui pousse de plus en plus de familles à se tourner vers le logement social (plus de 30.000 demandes en attente) et qui bloque les revenus moyens dans leurs rêves d'acquisition.
Pour faire face, le gouvernement sortant a misé principalement sur le secteur public. Dès son arrivée en 2004, la secrétaire d'État Françoise Dupuis (PS) a lancé un vaste de plan de construction de 5.000 logements sociaux et moyens.
Où en est-elle ? Quatre chantiers pour un total de 211 logements ont été finalisés. 715 autres unités sont en cours de construction et 1.500 autres sont en procédures d'urbanisme. Les dossiers sont en cours d'élaboration pour les 2.000 logements restants. Pour atteindre les 5.000, Françoise Dupuis a obtenu une centaine de millions d'euros pour racheter 500 logements dans le secteur privé. À ce stade, seuls 33 ont été effectivement acquis.
500 millions d'euros sont actuellement en oeuvre pour la rénovation des logements sociaux. Une manne qui sert à l'amélioration de leurs performances énergétiques, de leur confort et, bien sûr, à la remise à disposition des nombreux logements sociaux inoccupés.
Durant cette législature, le nombre de logements placés en Agences immobilières sociales (AIS) a plus que doublé pour atteindre 2.200 unités. Rappelons que le système permet aux propriétaires de se délester de la gestion de la location et aux locataires de bénéficier de loyers en dessous du prix du marché.
Victime de son succès, le Fonds du logement (prêts avantageux) a connu quelques problèmes pour faire face à la demande. Entre 2004 et 2009, son budget est néanmoins passé de 70 à 123 millions d'euros et le nombre de prêts accordés sur base annuelle est de 950 contre 590 en 2004.
Le PS entend poursuivre l'effort d'augmentation du parc public tout en plaidant pour un encadrement des loyers et une lutte accrue contre les logements inoccupés.

Mathieu Colleyn
© La Dernière Heure 2009

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union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
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#911 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Lundi 3. Août 2009  17:06
Sujet: [blog ULSG] JUILLET 2009
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

Un bon nombre d´occupants avaient déjà quitté l´immeuble à l´arrivée vendredi en fin de matinée de la police selon l´UDEP mais un dernier groupe d´environ 150 personnes a attendu l´intervention des policiers pour partir. Le groupe des occupants avait déjà fait l´objet d´une expulsion il y a dix jours d´un immeuble de la rue Dansaert, qui appartient à la Erasmushogesschool. Le groupe des sans-papiers est actuellement à la recherche d´un nouvel immeuble à l´abandon, a indiqué l´UDEP.
(D´après Belga)
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09 juillet 2009

Les sans-papiers de l'ISFSC en grève de la faim depuis quatre jours

Les 24 sans-papiers, dont quatre femmes, qui occupent depuis début mai l'Institut Supérieur de Formation Sociale et de Communication (ISFSC), à la rue de la Poste à Schaerbeek, mènent depuis lundi une grève de la faim
BRUXELLES Opposés au départ au principe de la grève de la faim, ils se disent aujourd'hui forcés de suivre une telle action pour espérer obtenir au minimum une carte orange (séjour de trois mois). Bon nombre d'entre eux étaient titulaires dans le passé d'une telle carte et travaillaient légalement en payant leurs impôts avant de retrouver le statut de sans-papiers.

Les 24 occupants, qui sont de nationalité népalaise, iranienne, algérienne ou éthiopienne, ont introduit une demande de régularisation auprès de l'Office des étrangers et attendent depuis une réponse. La plupart seraient arrivés en Belgique en 2001 et 2002. La majorité d'entre eux entreraient dans les critères de régularisation de la future circulaire, affirment-ils.

"Nous avons toujours refusé de faire une grève de la faim. Nous avons organisé des activités culturelles et des festivités pour montrer les difficultés que nous rencontrions dans nos pays. Nous voulions montrer une image positive des sans-papiers. Mais quand nous avons demandé à rencontrer le directeur général de l'Office des étrangers, on nous a répondu qu'il était occupé avec les grévistes de la faim de l'église du Béguinage", a expliqué Samad Nasiri, l'un des occupants.

Le groupe des sans-papiers avait initialement lancé une occupation symbolique en journée à partir du 20 mars puis a poursuivi l'occupation de manière permanente depuis début mai. Ils sont autorisés à rester dans leur local jusqu'au 31 août.
"Nous n'avons plus rien à perdre. Personne ne vient nous rendre visite ici et on risque de partir sans rien et de se retrouver à la rue. S'il faut mener une grève de la faim, nous mettrons notre santé en jeu. Et ce n'est pas nous mais l'Office des étrangers qui déterminera jusqu'où nous devons aller", a ajouté Samad Nasiri, qui estime que c'est l'Office des étrangers et non les grévistes de la faim qui exerce un chantage.

L'Office des étrangers a toujours de son côté précisé qu'aucun sans-papiers n'avait obtenu de régularisation de sa situation via une grève de la faim. Selon l'Office des étrangers, les grévistes de la faim peuvent obtenir un titre de séjour temporaire de trois mois uniquement pour des raisons médicales et dans le seul but de se rétablir physiquement.

Sur base de certificats médicaux, ces titres de séjour peuvent être parfois prolongés individuellement pour trois nouveaux mois et toujours donc pour des raisons de santé.
Certains ex-grévistes de la faim obtiennent une régularisation via le travail, qui n'est, lui, pas du ressort de l'Office des étrangers.
© La Dernière Heure 2009
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03 juillet 2009

Près de 100.000 chômeurs à Bruxelles

Le chômage en Région bruxelloise est en augmentation, notamment chez les moins de 25 ans. Il touche près de 100.000 personnes.

Fin juin, la Région de Bruxelles-Capitale comptait plus de demandeurs d´emploi inoccupés qu´à la même période l´an dernier, annonce Actiris ce vendredi. Le chômage touche plus les hommes que les femmes et l´augmentation est particulièrement forte chez les moins de 25 ans.

Fin juin, la Région comptait 97.938 demandeurs d´emploi inoccupés, soit une augmentation de 8,9 pc (+7.993 unités). Cette hausse, qu´Actiris attribue à la crise économique, touche plus fortement les hommes (+5.198 unités, soit +11,3 %) que les femmes (+2.795 unités, soit +6,4 %). On enregistre également 1.672 demandeurs d´emploi inoccupés de plus qu´en mai, soit une augmentation de 1,7 %.
La Région bruxelloise compte 14.331 demandeurs d´emploi âgés de moins de 25 ans. Il s´agit d´une hausse de 1.481 personnes (+11,5 %) par rapport à l´année passée. Ici encore, les hommes sont plus touchés que les femmes (+15,4 % contre +7,9 %).
(belga)
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02 juillet 2009

Occupation rue des Ursulines : le propriétaire saisit la justice

Le secrétariat social du Groupe S, propriétaire de l´immeuble - situé au 2A de la rue des Ursulines à Bruxelles - squatté depuis mercredi après-midi par plus de 300 sans-papiers, a introduit jeudi matin une requête en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles en vue d´obtenir l´expulsion des occupants.

L´administrateur-délégué du Groupe S, Gonzales Stubbe, a rencontré mercredi après-midi et jeudi matin une délégation d´occupants mais a refusé toute négociation, rappelant aux sans-papiers que l´immeuble est toujours fonctionnel.

L´Union de défense des sans-papiers tente de pouvoir occuper temporairement le bâtiment, le temps de trouver une solution alternative pour héberger les quelque 300 sans-papiers.
Une plainte a été déposée à la police mercredi par le propriétaire du bâtiment.
Le Groupe S a accès à ses bâtiments et a pu se rendre mercredi avec un huissier sur place. Selon M. Gonzales, des traces d´effraction ont été constatées à l´entrée de l´immeuble ainsi que des dégâts à l´intérieur du bâtiment. Les occupants nient être entrés par effraction.
(D´après Belga)
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01 juillet 2009

Les expulsés de la rue Dansaert réoccupent un bâtiment

Le groupe des ex-occupants de l'immeuble de la rue Dansaert s'est retrouvé mercredi matin à la rue puis a pris la direction de l'église du Béguinage
BRUXELLES Les quelque 380 sans-papiers qui ont été délogés mercredi matin par la police d'un immeuble qu'ils squattaient depuis le 12 juin, ont investi un nouveau bâtiment inoccupé depuis un an, situé au 2A de la rue des Ursulines à Bruxelles. Le groupe des ex-occupants de l'immeuble de la rue Dansaert s'est retrouvé mercredi matin à la rue, puis a pris la direction de l'église du Béguinage à Bruxelles, elle-même occupée par des sans-papiers qui récupèrent de leur grève de la faim menée durant 79 jours. Le groupe a visité un bâtiment abandonné situé rue Notre-Dame du Sommeil à Bruxelles qu'il a renoncé à occuper pour des raisons de sécurité. Il a finalement investi un immeuble de la rue des Ursulines où il est entré par effraction, selon le propriétaire du bâtiment squatté, qui a déposé plainte mercredi après-midi auprès de la police.

L'Union de défense des sans-papiers, qui est à l'initiative de cette nouvelle occupation, nie toute effraction. Elle a tenté de négocier avec le propriétaire, un secrétariat social, le 'Groupe S', une occupation des lieux pour une période temporaire de deux semaines mais cette proposition a été refusée.
La police n'a pas empêché le groupe des sans-papiers d'occuper les lieux. Le propriétaire s'est étonné de devoir porter plainte pour tenter de faire intervenir la police ainsi que du choix des sans-papiers d'investir un bâtiment privé. L'immeuble est alimenté en eau et en électricité et est équipé de mobilier dont des tables, des chaises et des armoires. Ce mobilier a été isolé par les occupants afin de le protéger.

Selon l'ASBL, le Groupe S, qui a emménagé dans un immeuble de l'avenue Fonsny à Saint-Gilles, le bâtiment de la rue des Ursulines devait être prochainement en chantier. Un permis d'urbanisme a été introduit par le propriétaire en vue de rénover son bien immobilier.

Si le propriétaire reconnaît que son bâtiment n'était plus occupé depuis juillet 2008 par du personnel, il précise toutefois que les lieux étaient toujours fonctionnels. Du matériel, encore stocké sur place, était ainsi régulièrement récupéré par des travailleurs de l'ASBL et le bâtiment était toujours chauffé.
Les sans-papiers ont pu récupérer mercredi matin leurs affaires personnelles dans l'immeuble de la rue Antoine Dansaert mais bon nombre d'entre eux ont dû abandonner leur matelas sur place.

L'évacuation de l'immeuble de la rue Antoine Dansaert mercredi dès 5H30 s'est déroulée sans heurt, selon la police et l'Union de défense des sans-papiers. Seuls quelques occupants ont opposé une résistance face aux policiers. Une quinzaine de personnes étaient montées sur le toit du bâtiment avant de redescendre par eux-mêmes. Trois personnes, en état d'ivresse selon la police, ont été arrêtées administrativement. Le bâtiment était entièrement évacué mercredi peu avant onze heures.

Une prochaine évacuation se prépare sur les campus universitaires de la VUB et de l'ULB. Les deux universités bruxelloises qui sont occupées depuis respectivement le 3 décembre et le 18 novembre 2008, avaient fixé aux occupants sans-papiers un nouvel ultimatum au 30 juin. A la VUB, on n'exclut pas le recours aux forces de l'ordre pour faire évacuer les 24 derniers occupants même si la voie du dialogue est toujours actuellement privilégiée. Les autorités de l'ULB et de la VUB travaillent en concertation sur ce dossier, notamment pour éviter qu'un groupe d'occupants ne déménage d'un site universitaire à l'autre.
© La Dernière Heure 2009
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#910 De: collectif COLERe <collectifcolere@...>
Date: Lundi 3. Août 2009  12:19
Sujet: Clandestins : chasse à l'homme à Bruxelles !!!
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Premier communiqué de la Collective Je vis ou je veux (CJVouJV)
- 1er août 2009 -
Chasse à l´homme à Bruxelles
Bloody Thursday

Les travailleurs et militants associatifs, les politiciens et les journalistes son aux abonnés absents.
De son côté, la police de Bruxelles a pris bonne note des directives laissées par le gouvernement avant de s´évaporer sur les plages d´Espagne :

2° On régularisera (une fois) une (grosse) pincée de sans-papiers.
1° On dispersera les dizaines de milliers d´autres aux quatre vents.

Avant de se retirer sur la pointe des pieds, les bourgmestres des communes qui abritaient des occupations de sans-papiers ont signé les arrêtés communaux ordonnant les évacuations. Entre le jeudi 30 et le vendredi 31, près d´un millier de clandestins se sont donc retrouvés en errance dans les rues de la capitale. En errance, mais harcelés par des forces de police quasiment incontrôlables, dont les éléments de première ligne sont, semble-t-il, investis d´une hargne et d´une haine peu commune. Des passages à tabac collectifs se sont produites dans les rue de Bruxelles. Nous dénombrons partiellement 7 hospitalisations dont deux concernent des blessés graves (deux personnes ont été défenestrées du deuxième étage d´un immeuble).

Où qu´ils aillent, les groupes de clandestins sont "accueillis" par des volées de coups de matraques, des gazes lacrymogènes, des injures et des menaces. Ils s´abritent dans un immeuble inoccupé ou sur un chantier à l´abandon, ils sont évacués par la force ou la menace. Ils sont épuisés, affamés et terrorisés.

Vu le nombre assez réduit d´arrestations, "l´éloignement du territoire" n´est même pas à l´ordre du jour. Il s´agit seulement de défaire tout foyer de résistance ou d´organisation collective qui risquerait par son activité politique de mettre en lumière que la "régularisation" promise par l´Etat est en réalité une mascarade visant à éteindre le litige.

Tandis que les ministres se gaussent d´avoir fait leur travail et d´avoir répondu aux critiques qu´on leur adresse dans ce "dossier", des associations crient victoire.

En réalité, si l´on pourra se réjouir pour l´a pincée de sans-papier qui obtiendra un titre de séjour, la situation après "les directives" tant attendues est beaucoup plus grave qu´elle ne l´était avant. Les sympathisants des sans-papiers, épuisés par des années de combat, prennent prétexte pour se laisser aller au repos du guerrier. La lutte s´éteint par l´éparpillement des sans-papiers résistants, et la machine à broyer des humains tourne à plein régime.

Aujourd´hui nous avons peur. Pas tant de la méchanceté des agents et du cynisme de l´Etat. Nous avons peur de l´apparente léthargie coupable du peuple de Bruxelles.

La chasse à l´homme est ouverte, et en dehors de quatre ou cinq citoyens isolés, personne ne réagi.

Les informations sont partielles, mais nous savons qu´au moins un groupe existe encore. Une centaine de sans-papiers qui ont trouvés refuge au 330 avenue de la Couronne à 1050. Ils sont organisés, sérieux et mutuellement solidaires. Mais ils ont perdu tout ce qu´ils avaient et ils ont besoin d´être protégés.

Toi qui lis ce texte, tu es l´unique personne qui peut prendre les choses en mains. Et si tu ne leur apporte pas ton concours, personne ne le fera.

CJVouJV (Collective je vis ou je veux)
Merci de faire suivre...


 


#909 De: Ul Marolles <ulmarolles@...>
Date: Mercredi 24. Juin 2009  12:45
Sujet: Re : [COLERe] Yvan : « Le Meilleur en expulsion... »
ulmarolles@...
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mardi 23 juin 2009

Yvan : « Le Meilleur en expulsion... » (VIDÉO)




Union des Locataires Marollienne asbl
Rue de la Prévoyance, 56
1000 Bruxelles
Tél.: 02 512 87 44
Email: ulmarolles@...
Blog: http://ulmarolles.blogspot.com/

Permanences: lundi de 9h30 à 12h00 / mardi et jeudi de 13h00 à 16h00


--- En date de : Mar 23.6.09, Ul Marolles <ulmarolles@...> a écrit :

De: Ul Marolles <ulmarolles@...>
Objet: [COLERe] Yvan : « Le Meilleur en expulsion... »
À: colere@...
Date: Mardi 23 Juin 2009, 16h22

Communiqué de Presse.

Yvan : « Le Meilleur en expulsion... ».

Plusieurs associations de défense pour le droit à un logement décent ont été priées de déguerpir ce mardi 23 juin 2009 comme de vulgaires malpropres des locaux du CPAS de la ville de Bruxelles sous l´injonction du président du CPAS de la ville de Bruxelles Monsieur Yvan Mayeur dans le cadre d´une négociation de relogement des locataires de l´îlot Louvain à Bruxelles.

L´îlot Pavie-Louvain- Carrousel fait l´objet d´un projet de démolition/rénovation porté par la SABH et le CPAS de la Ville de Bruxelles, et financé par des subsides régionaux. Cette subvention publique oblige notamment le propriétaire à reloger les locataires, non à les expulser, comme cela a été tenté, en vain, par la SABH. Une récente décision (18 mai 2009) de justice de paix du 3ème canton de la ville de Bruxelles a en effet condamné le propriétaire à reloger une de ces familles sous le coup d´une expulsion. A la suite d´une interpellation publique du secteur associatif et des habitants de l´îlot au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, en date du 18 mai 2009 (qui avait pour objet de demander l´arrêt des expulsions et la garantie de relogement de chaque locataire actuel à des loyers conformes à leurs faibles revenus avec la possibilité de revenir habiter sur place), Monsieur Yvan Mayeur (CPAS) et Madame Halabi (Présidente de la SABH) proposèrent une rencontre à l´antenne du CPAS sise rue Van Campenhout, 16 ce mardi 23 juin à 10h00 du matin. La rencontre était organisée par une association de défense de locataires.

La réunion dérapa très rapidement sitôt les questions de fonds posées, tantôt par certains habitants, tantôt par une des associations présentes à la négociation. Echaudé par la pertinence des revendications et conforté par le silence de la présidente de la SABH, Madame Halabi, le Président du CPAS, Monsieur Mayeur, revendiqua qu´il était seul maître à bord et que ses positions ne souffraient aucune contestation. Il décréta subitement persona non grata toutes les associations présentes à la négociation et menaça ces dernières de les faire expulser par les forces de l´ordre si elles ne quittaient pas les lieux.

Le Syndicat des locataires, le Front Commun des SDF, l´Union des Locataires Marollienne, Inter Environnement Bruxelles et l´ONHU, dénoncent aujourd´hui l´attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi. Les propos tenus notamment par le Président du CPAS sont indignes d´un responsable politique ayant en charge l´aide aux personnes démunies.

Les associations étaient présentes à la demande des locataires et pour un dossier qu´elles suivent depuis maintenant deux ans.
Le but des associations était de veiller à ce que les droits des locataires soient respectés :

Pas d´expulsion sans relogement ;
Pas d´augmentation de loyer (ou adaptation raisonnable compensée par les ADIL, comme promis lors de l´interpellation au conseil communal)
Proposition négociée de relogement pour chaque locataire (et non imposée).
Possibilité pour ceux qui le souhaitent de revenir habiter sur place.


Contact : 0487 631 713


Union des Locataires Marollienne asbl
Rue de la Prévoyance, 56
1000 Bruxelles
Tél.: 02 512 87 44
Email: ulmarolles@yahoo. fr
Blog: http://ulmarolles. blogspot. com/

Permanences: lundi de 9h30 à 12h00 / mardi et jeudi de 13h00 à 16h00



#908 De: Ul Marolles <ulmarolles@...>
Date: Mardi 23. Juin 2009  16:22
Sujet: Yvan : « Le Meilleur en expulsion... »
ulmarolles@...
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Communiqué de Presse.

Yvan : « Le Meilleur en expulsion... ».

Plusieurs associations de défense pour le droit à un logement décent ont été priées de déguerpir ce mardi 23 juin 2009 comme de vulgaires malpropres des locaux du CPAS de la ville de Bruxelles sous l´injonction du président du CPAS de la ville de Bruxelles Monsieur Yvan Mayeur dans le cadre d´une négociation de relogement des locataires de l´îlot Louvain à Bruxelles.

L´îlot Pavie-Louvain-Carrousel fait l´objet d´un projet de démolition/rénovation porté par la SABH et le CPAS de la Ville de Bruxelles, et financé par des subsides régionaux. Cette subvention publique oblige notamment le propriétaire à reloger les locataires, non à les expulser, comme cela a été tenté, en vain, par la SABH. Une récente décision (18 mai 2009) de justice de paix du 3ème canton de la ville de Bruxelles a en effet condamné le propriétaire à reloger une de ces familles sous le coup d´une expulsion. A la suite d´une interpellation publique du secteur associatif et des habitants de l´îlot au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, en date du 18 mai 2009 (qui avait pour objet de demander l´arrêt des expulsions et la garantie de relogement de chaque locataire actuel à des loyers conformes à leurs faibles revenus avec la possibilité de revenir habiter sur place), Monsieur Yvan Mayeur (CPAS) et Madame Halabi (Présidente de la SABH) proposèrent une rencontre à l´antenne du CPAS sise rue Van Campenhout, 16 ce mardi 23 juin à 10h00 du matin. La rencontre était organisée par une association de défense de locataires.

La réunion dérapa très rapidement sitôt les questions de fonds posées, tantôt par certains habitants, tantôt par une des associations présentes à la négociation. Echaudé par la pertinence des revendications et conforté par le silence de la présidente de la SABH, Madame Halabi, le Président du CPAS, Monsieur Mayeur, revendiqua qu´il était seul maître à bord et que ses positions ne souffraient aucune contestation. Il décréta subitement persona non grata toutes les associations présentes à la négociation et menaça ces dernières de les faire expulser par les forces de l´ordre si elles ne quittaient pas les lieux.

Le Syndicat des locataires, le Front Commun des SDF, l´Union des Locataires Marollienne, Inter Environnement Bruxelles et l´ONHU, dénoncent aujourd´hui l´attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi. Les propos tenus notamment par le Président du CPAS sont indignes d´un responsable politique ayant en charge l´aide aux personnes démunies.

Les associations étaient présentes à la demande des locataires et pour un dossier qu´elles suivent depuis maintenant deux ans.
Le but des associations était de veiller à ce que les droits des locataires soient respectés :

Pas d´expulsion sans relogement ;
Pas d´augmentation de loyer (ou adaptation raisonnable compensée par les ADIL, comme promis lors de l´interpellation au conseil communal)
Proposition négociée de relogement pour chaque locataire (et non imposée).
Possibilité pour ceux qui le souhaitent de revenir habiter sur place.


Contact : 0487 631 713


Union des Locataires Marollienne asbl
Rue de la Prévoyance, 56
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#907 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Jeudi 4. Juin 2009  13:38
Sujet: [bog ULSG] OCCUPATION PLACE MORICHAR
ulsaintgilles@...
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22 mai 2009

Des familles avec enfants occupent actuellement l´ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles

INVITATION

Des familles avec enfants occupent actuellement l´ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles.

Ici se construit un lieu d´habitat pour des familles mal logées ou sans abri. Ce sera aussi une espace social et culturel.

Nous vous invitons à une journée portes ouvertes le dimanche 24 mai à partir de 11h00.

Diverses animations auront lieu et à 16h00 s´ouvrira un débat politique organisé par l´ONHU et le Syndicat des Locataires.

Nous vous attendons nombreux car c´est ensemble que nous pouvons changer les choses.
N´hésitez pas à apporter à boire et à manger.

Associations soutenant l´occupation:
CGAM, CRER, ONHU, Syndicat des Locataires, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles.
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18 mai 2009

Logement : « C´est vide, donc j´occupe »

Le Journal des Enfants - Vendredi 15 mai 2009
JDE_smallLogement : « C´est vide, donc j´occupe »
Depuis Lundi, 20 personnes, des familles avec enfants, se sont installées dans un immeuble vide à Bruxelles. IL n´y a pas assez de logements dans la ville. Explications.
Saint-Gilles est une des 19 communes de Bruxelles. De puis lundi, dans cette commune, un immeuble est occupé par une vingtaine de personnes. Celles-ci s´y sont installées car elles sont sans logement. L´immeuble occupé était vide et inutilisé depuis octobre 2008. Celui-ci appartient à une entreprise.
« Il y a au moins 15 000 immeubles (maisons, appartements) inoccupés à Bruxelles, explique José Garcia, du syndicat des locataires (association qui défend ceux qui louent leur habitation). Il y a aussi 2 millions de m² de bureaux vides. Les entreprises qui possèdent ces bureaux ne les utilisent pas. »
Pourquoi occuper un immeuble ?
Il manque de logements à Bruxelles. Il y a des listes de personnes qui attendent un logement social (logement à loyer réduit). « Il y a 30 000 demandes en attente, explique José Garcia. Et on peut y ajouter aussi les personnes sans abri, etc. En occupant l´immeuble à Saint-Gilles, on veut attirer l´attention des autorités sur ces problèmes de logement. C´est la Région (ici celle de Bruxelles-Capitale) qui fait les lois pour ce qui concerne l´état des logements, les loyers, etc. Mais les immeubles inoccupés ne sont pas réquisitionnés (pris par les autorités pour loger des personnes). Les autorités disent que les lois ne sont pas applicables (on ne peut pas s´en servir). »
La difficulté, c´est que les propriétaires se défendent en disant que c´est leur liberté de faire ce qu´ils veulent avec leur maison, même de la laisser inoccupée. « Il faudra 10 ou 20 ans pour construire des logements supplémentaires mais en attendant, il faut trouver une solution. »
Les familles qui se sont installées à Saint-Gilles risquent à tout moment d´être expulsées (mises dehors). Les associations qui soutiennent ces personnes espèrent trouver un accord avec le propriétaire.
M.-A. C.
Posté par ul_saintgilles à 16:44 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

« C´est vide, donc j´occupe »

« C´est vide, donc j´occupe. » Placardée sur la porte d´entrée, l´affiche ne souffre aucune équivoque. Les associations qui squattent depuis une semaine cet ancien immeuble des contributions sis place Morichar, à Saint-Gilles, comptent bien rester là. Passé le seuil, c´est un hall gigantesque qui se découvre. Au total, cinq étages et deux sous-sols. Vides. Çà et là, des chaises dépareillées, quelques fauteuils défoncés, des sacs de jouets. À l´entrée, Hannan boit son café. Les yeux cernés, la brune se fait taiseuse. C´est sa soeur qui nous raconte son histoire. « Depuis qu´elle est arrivée en Belgique, il y a sept ans, avec ses trois enfants, elle ne parvient ni à obtenir de papiers et encore moins à trouver un logement. » La famille survit au gré des hébergements, chez des amis, des bénévoles. Hannan vient d´avoir une promesse de régularisation, à condition de trouver un travail dans les 3 mois. Mais ces papiers ne régleront pas forcément la question du toit. « La problématique du logement ne touche plus seulement les pauvres et les sans-papiers », explique José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires.
Choukri, 48 ans, assure l´accueil. Après 17 ans passés chez Volkswagen, l´homme a perdu son emploi. Séparé de son épouse, l´homme vit dans un taudis à 450 euros par mois. Insalubre. Sa toux permanente trahit les nuits passées dans l´humidité. Ses quatre enfants, il leur ment souvent.
« Parfois, je leur fais croire que je suis trop occupé pour les accueillir, parce que j´ai honte. » Choukri et ses mômes font partie des trente familles inscrites pour occuper l´immeuble. Pourquoi pas davantage de personnes accueillies ? « Nous ne voulons pas en faire un squat. Trente familles seront accueillies, mais il y aura aussi des ateliers pour les jeunes artistes, une garderie, un espace culturel. » Pour l´instant rien n´est encore décidé. « Mais nous gardons espoir », souligne José Garcia.
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15 mai 2009

Chronique nomade - Saint-Gilles

15.05.09 - 04:45 C'est à Saint-Gilles, en région bruxelloise, que notre chroniqueur nomade a posé ses valises, ce matin...
Gardez bien ces chiffres en tête tandis que je vous lirai ma chronique, Pascal : il y a, en Région bruxelloise, environ 35000 demandes de logements non rencontrées et, au rythme actuel des constructions sociales, il faudrait cent ans, me dit José Garcia du Syndicat des locataires, pour résorber l'existant.
Hier, j'ai nomadisé à 300 mètres de chez moi, Pascal. Je vous ai déjà dit que le monde était partout. Alors, pourquoi pas non plus à 300 mètres de chez moi, sur cette place en pente douce qui s'appelle Morichar ? Au coin de cette place, il y a un immeuble qui abrita jusqu'il y a quelques mois le bureau des contributions directes de Saint-Gilles.
Sur la façade maintenant, il y a un calicot : « C'est vide, donc j'occupe » et sur la boîte aux lettres, celle-là même qui recevait ma déclaration fiscale, un plaisantin a affiché : « « Ici, on distribue directement vos impôts en logements ».
La réquisition a commencé lundi dernier. Quarante familles avec enfants y participent. Des mal logées, des expulsées, des sans abris, des sans papiers. Certaines sont déjà là. Et toutes les places déjà réservées. Tiens, voilà justement des postulants. Trois femmes, cinq enfants. La chose qui étonne, c'est le manque de valise. Ne cherchez pas les meubles non plus, Pascal, il n'y en a pas encore. Chez Soraya, 4 ans dans la rue, et son petit Abdel de 6 mois qui sont déjà installés dans 50m2, juste deux lits de camp. Pour le reste, on attend. On compte sur les gens.
En occupant ce lieu, ils croyaient benoîtement que l'ancien immeuble des impôts appartenait à l'Etat. Mais non, c'est à une société offshore basée au Panama, paradis fiscal. Vous auriez voulu écrire une fable postmoderne, Pascal, vous n'auriez pas fait mieux. Peut-être même n'auriez-vous pas osé cette rencontre radicale entre un Etat qui récolte les impôts et une société offshore qui ne veut pas en payer sous l'oeil de ceux qui devraient en bénéficier.
Mais attendez, il y a un moment où la fable se transforme en parabole. Des tas de gens, ignorants du déménagement des contributions, grimpent encore les marches de l'accueil avec leur enveloppe brune à la main. On leur indique la nouvelle adresse. Aux plus embarrassés, on donne un coup de main. Thierry Balsat, secrétaire général de l'ONHU, ça veut dire Observatoire National de l'Habitat et de l'Urbanisme, a rempli ainsi une quarantaine de déclarations, ces derniers jours.
Et tout à coup, vous vivez un grand moment de gratuité. Une sorte de déclaration de citoyenneté directe. Ce qu'on appelle vraiment une contribution à la chose publique et au bien commun. La parabole alors est complète. Leurs impôts, en vérité, ils les ont déjà payés. Et leur loyer aussi, d'ailleurs. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.
Téléchargez le podcast en cliquant ici
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12 mai 2009

Un immeuble occupé Place Morichar

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Plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de réquisitionner un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 laissé à l´abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s´agit de l´ancien immeuble des contributions directes. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer... L'objectif de cette occupation est d'offrir d´ici peu un toit à une trentaine de familles mal logées mais également de dénoncer le manque de logement à Bruxelles.
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Un immeuble vide occupé à Saint-Gilles

Une vingtaine de personnes occupent depuis le début de l´après-midi un immeuble inoccupé situé rue de Tamines à Saint-Gilles. Une demi-douzaine d´associations luttant pour le droit au logement soutiennent cette nouvelle occupation. « C´est vide, donc j´occupe » ou « Locataire en colère », peut-on lire sur des calicots placés sur la façade du bâtiment. Selon les initiateurs du projet d´occupation, l´immeuble occupé serait vide depuis octobre 2008. Il abritait les services des contributions directes. L´immeuble appartiendrait à un groupe financier international. La police s´est rendue sur place lundi après-midi, mais n´a pas délogé les occupants. Ceux-ci ignorent si le propriétaire du bâtiment a un projet en vue de réhabiliter l´immeuble qui abrite six niveaux et est équipé en eau, en gaz et en électricité. Le bâtiment serait occupé essentiellement par des familles sans-abri ou qui logeaient dans des habitations précaires voire insalubres.
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Une contribution au logement

LeSoir12052009Le Soir Mardi 12 mai 2009
Saint-Gilles / Occupation à Morichar
Une contribution au logement
UN TEMPLE DE LA FISCALITÉ transformé en abri de fortune pour les mal-logés. L´initiative ne manque pas de résonance.
Un ancien immeuble des contributions inoccupé depuis 5 à 6 mois. Un nouveau propriétaire dont le siège social est basé à Panama auquel s´intéresse de près l´école d´architecture St-Luc pour y regrouper ses activités. L´occasion était belle pour les associations qui militent en faveur du droit au logement de se rappeler au bon souvenir...
Lundi, une trentaine de personnes ont investi le bâtiment de 4 étages qui donne sur la place Morichar. Objectif: dénoncer là crise qui frappe les plus démunis et offrir un toit aux mal-logés et sans-abri. Stratégie: faire occuper les lieux par des familles avec enfants pour stigmatiser la précarité grandissante à Bruxelles.
L´opération, baptisée parles occupants « Mélodie en sous-sol », ressemble à l´occupation tempo raire du 103, boulevard de Waterloo, il quelques années. « Nous sommes prêts à accueillir des familles avec enfants, explique le secrétaire général du Syndicat des locataires José Garcia. Mais on veut que tout se passe bien, il nous faut des gens qui savent se tenir. » D´où l´obligation pour les candidats occupants de s´adresser aux associations plutôt que de se présenter spontanément : l´Union des locataires marollienne, l´Union des locataires de St-Gilles ou le Syndicat des locataires. « Il n´est pas exclu qu´on s´étende à d´autres en droits dès qu´on aura obtenu certaines garanties », prévient José Garcia.
La bourgmestre de Saint Gilles Martine Wille s´est rendue sur les lieux. Pour l´instant, elle exige juste qu´on occupe les lieux en bon père de fa mille, en assurant la sécurité et en évitant tout déborde ment sur l´espace public.
FRANCIS DUBOIS
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"C'est vide : on occupe"

Pour loger des familles, plusieurs associations ont envahi un bâtiment vide. Le hic, c'est qu'il est privé
BRUXELLES 13 h 30 ce lundi : l'opération Action pour le logement est lancée. Objectif : pénétrer dans le grand bâtiment de la place Louis Morichar, occupé jusqu'en octobre dernier par le ministère des Finances, section des contributions de Saint - Gilles. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer...
Autant de défenseurs des plus démunis qui se sont réunis hier en début d'après-midi dans le but de pénétrer coûte que coûte dans un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 histoire d'y loger des familles dans l'attente d'un logement social à Bruxelles. Oui mais voilà, toutes ces associations étaient convaincues, et ont convaincu les participants à l'opération, que cet immeuble qu'ils qualifient d'abandonné appartient à l'État.
"C'est un bâtiment public. Peut - être qu'entre-temps, le ministère des Finances l'a revendu à une grande banque, mais toujours est-il qu'il est laissé à l'abandon. C'est pourquoi nous le réquisitionnons", s'exclamait, juste avant de pénétrer dans le bâtiment, Thierry Balsat, le responsable de l'Onhu, l'Observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme.
Une fois à l'intérieur de l'immeuble, c'est face à deux architectes en train d'effectuer un audit que les protestataires se sont retrouvés. Ce qui ne les a pas empêchés d'envahir les lieux et d'organiser la suite des événements : "Dès ce soir, nous ferons entrer quelques familles avec enfants. Nous allons établir une liste que nous afficherons sur la porte pour donner la priorité aux familles avec enfants", annonce Thierry Balsat avant de préciser que 35.000 familles sont actuellement dans l'attente d'un logement social à Bruxelles.
Quant aux deux architectes interrompus dans leur travail et pour le moins surpris par cette intrusion forcée, ils ont précisé aux responsables des diverses associations que l'immeuble n'est pas un bâtiment public et ne l'a jamais été. L'État louait les lieux à un propriétaire privé, que les deux architectes ont immédiatement averti par téléphone de l'occupation des lieux.
Un immeuble qui ne serait pas non plus à l'abandon, les architectes étant là pour travailler sur un projet de réaménagement. Ce qui n'a pas du tout convaincu les squatters de faire demi-tour. Ils sont bien déterminés à abriter des familles derrière ces murs qu'ils disent malgré tout "abandonnés", et comptent d'ailleurs mener des actions similaires ailleurs.

Nawal Bensalem
© La Dernière Heure 2009

Posté par ul_saintgilles à 13:20 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2009

Occupation d´un immeuble vide à Saint-Gilles

Une vingtaine de personnes occupent depuis lundi en début d´après-midi un immeuble inoccupé situé rue de Tamines à Saint-Gilles. Une demi-douzaine d´associations luttant pour le droit au logement soutiennent cette nouvelle occupation.

« C´est vide, donc j´occupe » ou « Locataire en colère », peut-on lire sur des calicots placés sur la façade du bâtiment. Selon les initiateurs du projet d´occupation, l´immeuble occupé serait vide depuis octobre 2008. Il abritait les services des contributions directes. L´immeuble appartiendrait à un groupe financier international.

La police s´est rendue sur place lundi après-midi, mais n´a pas délogé les occupants. Ceux-ci ignorent si le propriétaire du bâtiment a un projet en vue de réhabiliter l´immeuble qui abrite six niveaux et est équipé en eau, en gaz et en électricité.
Le bâtiment serait occupé essentiellement par des familles sans-abri ou qui logeaient dans des habitations précaires voire insalubres.
(belga)
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Action pour le logement - lundi 11 mai 2009

Action pour le logement - lundi 11 mai 2009
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[Photos Joëlle Reynaud)]
Suite à l´accentuation de la crise économique, de la crise du logement, de la crise financière, bref de la crise globale capitaliste qui touche les plus démunis, plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de passer à l´action en réquisitionnant un bâtiment public laissé à l´abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s´agit de l´ancien immeuble des contributions directes dont l´occupation de ce jour contribue ainsi directement à l´amélioration immédiate de nos conditions de vie.
Cela fait des années que l´on constate la pseudo impuissance du politique quand il s´agit de s´attaquer aux problèmes sociaux et sa toute-puissance quand il s´agit, comme aujourd´hui, de sauver le système capitaliste.
En ces temps de mascarade électorale, il est temps de rappeler que l´Etat a tout fait et continue de tout faire pour sauver les banques en balançant allègrement des dizaines de milliards d´euros, argent directement pompé, par l´institution des contributions directes (rappelons-le), dans le portefeuille de plus en plus troué et donc vide du contribuable. On nous répète à satiété qu´il n´y a pas ou plus d´argent pour les besoins fondamentaux des êtres humains, pour la santé, pour l´éducation, la culture, etc., rien pour augmenter les salaires ou les allocations sociales, rien pour le logement alors que des milliers d'immeubles vides sont à l'abandon et que 35.000 familles sont dans l´attente d´un logement social à Bruxelles, sans parler des sans papiers encore plus exclus que ceux qui ont le « bonheur » de jouir d´une existence légale.
Nos principales revendications à court terme sont:
  • Augmentation drastique des revenus du travail et de remplacement;
  • Diminution et blocage des loyers;
  • Pas d´expulsion sans relogement;
  • Occupation des immeubles vides;
  • Régularisation sans condition de tous les sans papiers.
Associations qui soutiennent cette action:
ONHU, CRER, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles, Comité Général d´Action des Marolles, Collectif COLERe, Syndicat des Locataires et des étudiants en sciences sociales,...
Pour tout contact et info: 56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles - Tél./Fax: 02.512.87.44 - Email: ulmarolles@....
TÉLÉCHARGEZ LA VIDÉO:
Plusieurs familles mal logées, sans abri, ou futures sans abri ont décidé d´occuper ce bâtiment vide depuis plusieurs mois.
Ce bâtiment appartient à la Régie des Bâtiment ou aurait été vendu à la banque Fortis.
Toutes les personnes qui souhaitent habiter ici peuvent s´inscrire sur une liste d´attente:
  • A l´Union des Locataires Marollienne (56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles. Tél : 02/512.87.44). Le lundi de 9h30 à 12h00, le mardi et le jeudi de 13h00 à 16h00.
  • A l´Union des Locataires de Saint-Gilles (131 rue Berckmans à Saint Gilles. Tél : 02/538.70.34). Le mardi de 14 à 16h00 et le jeudi de 10h00 à 12h00.
  • Au Syndicat des Locataires (32 Square Albert Ier à Anderlecht. Tél : 02/524.40.25). Du lundi au vendredi de 9h30 à 12h00.
Une priorité sera donnée aux familles avec enfants.
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union des locataires de saint-gilles asbl
rue berckmans 131 - 1060 bruxelles
tél./fax: 02 538 70 34
n° de compte: fortis 001 1046802 54


#906 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Jeudi 4. Juin 2009  13:36
Sujet: [blog ULSG] MAI 2009
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Union des Locataires de Saint-Gilles asbl

association agréée et subsidiée par la Région de Bruxelles-Capitale

28 mai 2009

Pas de quartier pour les pauvres

Vingt ans, c'est l'âge de la Région bruxelloise, mais c'est aussi le temps que dure l'opération « revitalisation » du quartier de la gare du Midi.

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Extraits

o Extraits de l'introduction (l'histoire de Bruxelles, la problématique du bureau, l'absence de mémoire, les liens avec le quartier Nord...) o Extraits du chapitre 1 : "Pas de vacances pour les expropriés" (les effets sociaux sur les petits propriétaires victimes d'une utilisation abusive de la loi sur l'expropriation "d'extrême urgence") o Extraits du chapitre 3 : "Papa a un problème" (sur la carrière politique de Picqué et la Commune de St-Gilles) o Extraits du chapitre 7 : "Les vautours" (les promoteurs immobiliers + comment les faveurs dont l'un d'entre eux a bénéficié de la part de Picqué ont justifié la lenteur des expropriations) o Extraits du chapitre 8 : "Le plan secret" (comment les autorités ont joué avec la planification et temporisé afin de faire baisser les valeurs immobilières et pourrir le quartier)

ENTRETIEN

Un projet qui, selon le journaliste Gwenaël Breës, ressemble, sous certains aspects, à un pitoyable remake du quartier Nord, en plus petit. Lui-même habitant du quartier durant plusieurs années, il nous livre, à travers son ouvrage Bruxelles-Midi, l'urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle, une critique acerbe de la manière dont les pouvoirs publics ont orchestré « l'un des plus grands fiascos urbanistiques de ces vingt dernières années », menant « une guerre d'usure contre les habitants ».

Ce n'est pas un hasard, ce livre juste avant les Régionales ?

Il est surtout lié aux 20 ans de la Région bruxelloise. L'histoire racontée dans ce livre commence en 1989 et la création de la Région, à ce moment-là, y joue un rôle prépondérant. Il est important de garder une mémoire de ce qui s'est passé et ne pas laisser nos politiques pavoiser quand, dans les mois prochains, ils inaugureront un hôtel ou des bureaux, sans rappeler la catastrophe sociale que cela a généré, souvent dans l'indifférence des médias.

Ce mutisme ou cette indifférence s'explique-t-elle aussi par le manque de relais dont auraient pu bénéficier ces habitants ?

Oui. On s'est attaqué à une population fragile, en grande partie une population immigrée, qui éprouve des difficultés à connaître ses droits et à les faire valoir. On n'aurait pas osé mettre le même type de dispositif en place à Uccle ou à Watermael-Boitsfort.

C'est un travail de mémoire mais aussi un livre politique ?

J'aborde aussi les questions juridiques, comme le noeud du problème dans ce dossier, à savoir la loi, inique, de 1962 sur les expropriations d'utilité publique et d'extrême urgence. Elle suspend des droits constitutionnels et est tellement peu réglementée qu'elle autorise toutes les dérives.

Vous évoquez un coup de poker des autorités publiques.

Elles ont voulu mener un projet, sans en avoir les moyens, en spéculant que l'arrivée du TGV allait aiguiser l'appétit des promoteurs, générer de la plus-value et puis des charges d'urbanisme. La Région a privatisé le développement urbanistique du quartier en le confiant à une société anonyme, la SA Bruxelles-Midi, sans la doter de moyens pour le réaliser.

L'intention de Picqué était de lutter contre « la contagion de la pauvreté ». Vous y voyez une entreprise de stigmatisation.

Pour quelqu'un qui se dit de gauche et selon qui le progrès social doit bénéficier à tous, lutter contre la pauvreté, ce n'est pas détruire les maisons des pauvres et les chasser du quartier mais se battre pour qu'ils soient moins pauvres. Sauf à considérer, quand il parle de "contagion", que les immigrés sont des gens qui produisent saleté et pourrissement du tissu urbain. Mais quand cette histoire a démarré, les étrangers n'avaient pas le droit de vote...

Sa politique censée mettre l'individu au centre des préoccupations serait une mystification ?

Oui. Charles Picqué et son entourage veulent être les maîtres de la dialectique et n'assument pas leurs responsabilités. Ils définissent ce qui est bon ou mauvais, qui est un spéculateur et qui ne l'est pas, qui est légitime ou pas.

Votre livre évoque un cumul malsain...

A qui vont bénéficier les rentrées financières (charges d'urbanisme, taxes bureaux...) ? À la commune de Saint-Gilles. Dès le départ, c'est une opération communale, qui est menée, à la Région, par le bourgmestre empêché de la commune. Ce n'est pas une opération d'intérêt régional. Il y a déjà, alors, surabondance de bureaux sur le territoire de la Région. Si on réfléchit au niveau régional, il n'y a pas de raison de détruire du logement pour construire du bureau pour accueillir des entreprises déjà sur le territoire de la Région. La confusion des pouvoirs est au coeur de cette histoire.

Vous évoquez aussi une étrange connivence avec certains promoteurs, comme Jean Thomas.

C'est étonnant : Jean Thomas est alors dans le consortium de promoteurs avec lequel Charles Picqué se dispute. Mais, à côté de la zone d'expropriation, le même Jean Thomas mène un projet, tout seul, et s'empare de 45 maisons en 7 ans sur un îlot d'habitat. La commune et la Région vont le récompenser en transformant l'affectation de l'îlot. Dans ce PPAS, le Fonsny II, dit de protection de l'habitat, on prévoit un îlot pour du bureau en disant qu'il va permettre de « protéger le reste de la zone du bureau « . C'est d'autant plus troublant que, à l'époque, le financement de partis est encore légal et que Jean Thomas ne cache pas ses sympathies pour le PS - il a d'ailleurs figuré sur les listes. Certains, au parlement et à la commune de Saint-Gilles, ont parlé de délit d'initié.
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27 mai 2009

Occupation Place Morichar (Vidéos)

Télé Bruxelles Online (12 mai 2009) - Un immeuble occupé Place Morichar
Rtbf - Le JT de 19h30 (Lundi 11 mai 2009)
Occupation d'un ex-bâtiment des Finances par un collectif de sans-abri (Rtl-Tvi - Le Journal du lundi 11 mai 2009 à 19h00)
Les premiers instants de l'occupation Place Morichar - lundi 11 mai 2009 [Vidéo indépendante Joëlle Reynaud]
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22 mai 2009

Des familles avec enfants occupent actuellement l´ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles

INVITATION

Des familles avec enfants occupent actuellement l´ancien immeuble des contributions de la place Morichar à Saint-Gilles.

Ici se construit un lieu d´habitat pour des familles mal logées ou sans abri. Ce sera aussi une espace social et culturel.

Nous vous invitons à une journée portes ouvertes le dimanche 24 mai à partir de 11h00.

Diverses animations auront lieu et à 16h00 s´ouvrira un débat politique organisé par l´ONHU et le Syndicat des Locataires.

Nous vous attendons nombreux car c´est ensemble que nous pouvons changer les choses.
N´hésitez pas à apporter à boire et à manger.

Associations soutenant l´occupation:
CGAM, CRER, ONHU, Syndicat des Locataires, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles.
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Le 123 Rue royale déjà 2 ans

À l'occasion de notre deuxième anniversaire nous avons le plaisir de vous inviter à nos commémorations qui se dérouleront le week end prochain Samedi 23 et Dimanche 24.05.09.
Samedi 23 Mai à partir de 14 hrs. Nous commencerons par ouvrir nos portes bien largement.
La maison sera ouverte et les habitants seront tous là pour vous servir de guide de leur demeure.
Vous pourrez visiter nos ateliers, disséminés au travers tous les étages.
Nous serons tous là pour vous recevoir et vous rencontrer, ce sera pour nous un grand moment que de vous voir venir et circuler dans cette maison qui continue à se construire chaque jour.
À partir de 20 hrs il nous faudra refermer doucement les portes des espaces habitation et un repas sera servi dans notre Foyer. Ensuite commencera la soirée, une série de concerts, différents groupes se produiront jusque tard dans la nuit. La nuit est un enfant disent certains.
Pour Dimanche la programmation est plus légère et nous vous invitons à une Jam à partir de 20 hrs.  Vous pourrez y venir avec votre instrument si vous voulez.
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20 mai 2009

350 sans-papiers place Saint-Lazare depuis samedi

3302Près de 350 sans-papiers occupent depuis samedi dernier un immeuble vide appartenant à Fortis place Saint-Lazare à Saint-Josse. Ils pourraient être rejoints par leur famille, ce qui porterait le nombre des occupants à plus de 500 personnes. Le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez, ne s'oppose pas à leur présence et la tolèrera tant qu'aucune solution alternative n'aura été proposée pour les prendre en charge, sauf s'il s'avère que la sécurité du bâtiment n'est pas assurée. Les pompiers se rendront sur place venderdi pour contrôler les conditions de salubrité du lieu.
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18 mai 2009

Manifestation pour le droit au logement

Environ 200 personnes environ ont manifesté dimanche à Bruxelles pour réclamer une meilleure politique de logement au cours de la prochaine législature régionale. Elles ont mis en exergue la situation des sans-papiers et dénoncé les agissements des marchands de sommeil. La manifestation est organisée par une série d'associations. Elles revendiquent notamment l'augmentation des allocations sociales et du salaire minimum, l'individualisation de tous les droits sociaux et la suppression du statut de cohabitant.
La diminution des loyers, l'encadrement du marché locatif, l'instauration généralisée du bail de 9 ans, l'octroi de davantage de moyens en faveur des maisons à basse consommation énergétique et la reconnaissance officielle des associations de locataires figuraient également au nombre des revendications. Les manifestants souhaitent encore que les responsables s'en prennent aux bâtiments vides, que l'on construise davantage de logements publics dans les communes et que l'on réinstaure la conciliation obligatoire devant le juge de paix en cas de conflit entre propriétaire et locataire.
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Logement : « C´est vide, donc j´occupe »

Le Journal des Enfants - Vendredi 15 mai 2009
JDE_smallLogement : « C´est vide, donc j´occupe »
Depuis Lundi, 20 personnes, des familles avec enfants, se sont installées dans un immeuble vide à Bruxelles. IL n´y a pas assez de logements dans la ville. Explications.
Saint-Gilles est une des 19 communes de Bruxelles. De puis lundi, dans cette commune, un immeuble est occupé par une vingtaine de personnes. Celles-ci s´y sont installées car elles sont sans logement. L´immeuble occupé était vide et inutilisé depuis octobre 2008. Celui-ci appartient à une entreprise.
« Il y a au moins 15 000 immeubles (maisons, appartements) inoccupés à Bruxelles, explique José Garcia, du syndicat des locataires (association qui défend ceux qui louent leur habitation). Il y a aussi 2 millions de m² de bureaux vides. Les entreprises qui possèdent ces bureaux ne les utilisent pas. »
Pourquoi occuper un immeuble ?
Il manque de logements à Bruxelles. Il y a des listes de personnes qui attendent un logement social (logement à loyer réduit). « Il y a 30 000 demandes en attente, explique José Garcia. Et on peut y ajouter aussi les personnes sans abri, etc. En occupant l´immeuble à Saint-Gilles, on veut attirer l´attention des autorités sur ces problèmes de logement. C´est la Région (ici celle de Bruxelles-Capitale) qui fait les lois pour ce qui concerne l´état des logements, les loyers, etc. Mais les immeubles inoccupés ne sont pas réquisitionnés (pris par les autorités pour loger des personnes). Les autorités disent que les lois ne sont pas applicables (on ne peut pas s´en servir). »
La difficulté, c´est que les propriétaires se défendent en disant que c´est leur liberté de faire ce qu´ils veulent avec leur maison, même de la laisser inoccupée. « Il faudra 10 ou 20 ans pour construire des logements supplémentaires mais en attendant, il faut trouver une solution. »
Les familles qui se sont installées à Saint-Gilles risquent à tout moment d´être expulsées (mises dehors). Les associations qui soutiennent ces personnes espèrent trouver un accord avec le propriétaire.
M.-A. C.
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« C´est vide, donc j´occupe »

« C´est vide, donc j´occupe. » Placardée sur la porte d´entrée, l´affiche ne souffre aucune équivoque. Les associations qui squattent depuis une semaine cet ancien immeuble des contributions sis place Morichar, à Saint-Gilles, comptent bien rester là. Passé le seuil, c´est un hall gigantesque qui se découvre. Au total, cinq étages et deux sous-sols. Vides. Çà et là, des chaises dépareillées, quelques fauteuils défoncés, des sacs de jouets. À l´entrée, Hannan boit son café. Les yeux cernés, la brune se fait taiseuse. C´est sa soeur qui nous raconte son histoire. « Depuis qu´elle est arrivée en Belgique, il y a sept ans, avec ses trois enfants, elle ne parvient ni à obtenir de papiers et encore moins à trouver un logement. » La famille survit au gré des hébergements, chez des amis, des bénévoles. Hannan vient d´avoir une promesse de régularisation, à condition de trouver un travail dans les 3 mois. Mais ces papiers ne régleront pas forcément la question du toit. « La problématique du logement ne touche plus seulement les pauvres et les sans-papiers », explique José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires.
Choukri, 48 ans, assure l´accueil. Après 17 ans passés chez Volkswagen, l´homme a perdu son emploi. Séparé de son épouse, l´homme vit dans un taudis à 450 euros par mois. Insalubre. Sa toux permanente trahit les nuits passées dans l´humidité. Ses quatre enfants, il leur ment souvent.
« Parfois, je leur fais croire que je suis trop occupé pour les accueillir, parce que j´ai honte. » Choukri et ses mômes font partie des trente familles inscrites pour occuper l´immeuble. Pourquoi pas davantage de personnes accueillies ? « Nous ne voulons pas en faire un squat. Trente familles seront accueillies, mais il y aura aussi des ateliers pour les jeunes artistes, une garderie, un espace culturel. » Pour l´instant rien n´est encore décidé. « Mais nous gardons espoir », souligne José Garcia.
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Dans la rue pour ne pas rester à la rue

Bruxelles. Manifestation ce dimanche, pour l'accès au logement et la lutte contre les logements inoccupés.

Se loger décemment est un droit constitutionnel, pas une loterie. » C'est en battant le pavé, calicots à la main, que quelques centaines de manifestants ont répondu, ce dimanche, à l'appel lancé par les associations militant pour le droit à l'habitat pour tous.

Place de la Monnaie ou le long des grands boulevards, les marcheurs ont fait part de leur message touchant à l'accès à un meilleur logement mais pas seulement, l'accent étant également mis sur d'autres revendications comme la hausse des allocations sociales, l'individualisation des droits sociaux et la suppression du statut de cohabitant. Pour rappel, deux chômeurs ou allocataires émargeant au CPAS et vivant sous le même toit voient leurs déjà maigres revenus amputés.
Réclamées également, la diminution des loyers, la lutte renforcée contre les marchands de sommeil ou encore l'augmentation de 20 % de l'offre de logements publics dans toutes les communes mais aussi la traque aux immeubles inoccupés (lire ci-contre).
Par ailleurs, les revendications de la vaste plate-forme composée notamment par la FGTB, la CSC, l'Arau, Inter-Environnement et divers collectifs de défense du droit à l'habitat portent aussi sur l'instauration d'un loyer de référence sur la base de critères objectifs (surface, commodités, isolation). Et sur la taxation des loyers réellement perçus : le revenu cadastral n'a plus évolué en Belgique depuis 1975.

CHIFFRE CLE

15.000
En Région bruxelloise, on dénombre entre 15.000 et 30.000 logements inoccupés et près de 2 millions de m2 de bureaux déserts. Inacceptable !, jugent de nombreuses associations militant pour le droit au logement.
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Sans-Papiers délogés

sanspapiersportedehalBruxelles-Ville. Après avoir été évacués par la police samedi matin, les sans-papiers qui occupaient les bâtiments du Foyer bruxellois se sont regroupés à la porte de Hal. Si l'Union de défense des personnes sans-papiers (UDEP) a affirmé que des arrestations massives s'étaient déroulées, la Ville de Bruxelles a démenti. Outre les trois arrestations (deux administratives et une judiciaire) lors de l'évacuation, les forces de l'ordre ne sont plus intervenues au cours de la journée. En début d'après-midi, les sans-papiers ont investi les anciens bâtiments du journal Le Soir, rue Royale, avant de se rassembler finalement place Saint-Lazare, à Saint-Josse, dans un immeuble vide appartenant à Fortis. (avec Belga)
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Les sans-papiers délogés, brièvement à l´ancien Soir

Quelle ne fut pas notre surprise, ce samedi vers 16h30, en quittant la rédaction du Soir par la sortie arrière de la place de Louvain : de la porte condamnée de notre ancien immeuble contigu, sortait un groupe d´hommes, pendant qu´un autre refermait de l´intérieur la porte derrière eux. Précision : l´ancien siège de Rossel, propriétaire du Soir, est vide, et toutes ses ouvertures sont obturées, pour cause d´amiante. (Le bâtiment a été racheté par la Société belge des bétons, qui devait y installer son siège après de gros travaux de rénovation. Mais la SBB a décidé de revendre l´immeuble.)
Le tour du bloc vers l´entrée principale de la Rue Royale étant vite fait, il n ´y avait plus de doute : un calicot posé contre le mur, et un attroupement sur le trottoir laissaient deviner que les sans-papiers délogés ce samedi matin du Foyer bruxellois, avaient jeté leur dévolu sur le très grand bâtiment qui abrita Rossel depuis les années 30.
Accueillant un premier visiteur qui leur apprend qu´ils s´apprêtent à investir notre ancien siège, quelques interlocuteurs rient, un peu gênés, puis montrent le chemin en lançant « Alors bienvenue chez vous ! » Dans le hall obscur, plusieurs dizaines d´hommes, et quelques grands sacs contenant du linge épars çà et là. Et visiblement, une circulation déjà intense dans l´immeuble...
Mohamed, l´un des porte-parole, explique : « Ce matin, après nous être fait déloger par la police, nous nous étions d´abord rendus vers un bâtiment abandonné à côté de la porte de Hal. Mais la police s´y trouvait déjà, visiblement informée de notre intention. Nous sommes donc venus ici, rue Royale. » Comment savaient-ils que ce bâtiment était « disponible » ? « Nous savons, tout simplement : nous cherchons tout le temps, il faut bien que nous logions quelque part, nous repérons constamment des lieux possibles. »
« Mais vous devriez être prudents, avertissons-nous les squatters, il y a de l´amiante dans le bâtiment. » Sur ce , les mines s´allongent. Et alors que nous entamons une conversation avec Alex, un représentant de l´UDEP, une association d´aide aux sans-papiers, la foule entame un reflux vers la sortie de l´immeuble. Explication d´Alex : « C´est inutile que nous restions ici s´il y a de l´amiante. Car des problèmes de sécurité physique constituent un motif suffisant pour que la police nous en déloge sur le champ. Tandis que dans le cas d´un bâtiment qui ne présente pas de danger, les forces de l´ordre ne peuvent rien faire sans s´adresser d´abord au propriétaire : dans ce cas-là, dès que nous sommes dans l´immeuble, la procédure prend un certain temps, et nous pouvons nous installer. »
Et le groupe de se mettre en branle. Vers où ? « On ne le vous dira pas avant d´y être », répond dans un demi-sourire Alex.
Le squat n´aura pas duré longtemps. Pas assez même pour appeler le photographe de garde de la rédaction, afin d´immortaliser l´occupation de l´ancien immeuble du Soir...
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Les sans-papiers à la recherche d´un immeuble à occuper

Les 500 sans-papiers délogés du Foyer bruxellois ont été chassés de la Porte de Hal où ils s´étaient réunis - l´UDEP (Union de défense des personnes sans-papiers) a évoqué des arrestations violentes et massives, démenties par la Ville de Bruxelles. Ils ont ensuite brièvement occupé les anciens bureaux du Soir, rue Royale.
Lire aussi La réaction d'Annemie Turtelboom / Les sans-papiers délogés, brièvement à l'ancien Soir / Le communiqué de l'UDEP

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Deux personnes ont été arrêtées administrativement et une troisième a fait l´objet d´une arrestation judiciaire, a indiqué le porte-parole de la police bruxelloise. L´évacuation des bâtiments, qui a duré une heure, s´est déroulée sans incidents.

Deux femmes ont été arrêtées administrativement car elles auraient incité des sans-papiers à se rebeller. Une troisième personne a été arrêtée judiciairement après qu´un policier l´eut reconnue comme auteur présumé dans une affaire de moeurs.
Les deux bâtiments, qui sont en cours de rénovation, avaient été mis à disposition du CASU et de Fedasil durant la période hivernale en vue d´accueillir des sans-abris et des demandeurs d´asile. Ceux-ci ont quitté les deux immeubles depuis la fin mars.
Le Foyer bruxellois avait pris contact avec le gestionnaire bruxellois du réseau de gaz Sibelga en vue de procéder à la coupure de l´alimentation en gaz des deux bâtiments par mesure de sécurité.

La Ville de Bruxelles dément les arrestations massives rapportées par l´UDEP

La Ville de Bruxelles a formellement démenti les arrestations massives rapportées samedi midi par l´Union de défense des personnes sans-papiers (UDEP) dans un communiqué de presse.
Outre les trois arrestations, deux administratives et une judiciaire, auxquelles a procédé la police samedi matin lors de l´évacuation des bâtiments du Foyer bruxellois, les forces de l´ordre ne sont plus intervenues au cours de la journée, a indiqué le porte-parole du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, Nicolas Dassonville.
« A la suite de l´évacuation du Foyer bruxellois, la police n´est plus intervenue et n´a plus procédé à des arrestations. Et il n´a pas été question de courses poursuites, de matraques ou de chiens », explique le porte-parole.
L´UDEP avait indiqué plus tôt dans la journée que des arrestations massives et violentes avaient eu lieu samedi midi à Bruxelles, alors qu´environ 200 sans-papiers s´étaient rassemblées à la Porte de Hal après avoir été évacuées par la police des bâtiments du Foyer bruxellois. « Il y avait un encadrement policier sur les lieux, alors que des négociations étaient en cours pour trouver un nouvel abri pour les sans-papiers, mais à aucun moment la police n´est intervenue », selon M. Dassonville.
Au cours de la matinée, près de 500 sans-papiers avaient été évacués des bâtiments du Foyer bruxellois, « à la suite d´un réquisitoire reçu du Foyer en ce sens », a précisé le porte-parole. Deux jeunes filles ont alors été arrêtées administrativement pour incitation à l´émeute et à la rébellion. Une troisième personne, faisant l´objet d´un mandat d´arrêt pour viol, a quant à elle été arrêtée judiciairement.
« Pour le reste, les 500 personnes ont quitté les lieux dans le calme, sans qu´un incident n´ait été à déplorer », a assuré le porte-parole de M. Thielemans.
Les négociations entamées avec M. Thielemans, et le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, pour trouver un nouvel abri aux sans-papiers n´ont pas abouti. « Nous leur avons avancé plusieurs propositions, mais aucune ne les a satisfaits. Les sans-papiers sont alors partis d´eux-mêmes annonçant qu´ils avaient trouvé une autre solution », a conclu M. Dassonville.
(D´après Belga)

Réactions d´Annemie Turtelboom

Ces occupations par des sans-papiers, ça vous laisse indifférente ?
Non, bien sûr, mais j'ai tellement d'occupations sur le dos. C'est toutefois un instrument de protestation légitime. Plus largement, je suis déçue qu'on n'ai toujours pas trouvé un accord sur la migration et l'asile.
Vous y êtes tout de même pour quelque chose, non, puisque vous en êtes la ministre ?!
[J'ai mis sur la table une circulaire en avril, sur les critères de régularisation pour les familles... J'ai toujours espéré qu'on trouve une solution.
[Quel est le problème alors pour trouver un accord politique ?
Si on demande trop, si on fait une lecture trop large de l'accord de gouvernement [de 2007], si trois partis sur cinq font une lecture différente de l'accord global, on restera bloqués. Le problème, c'est qu'il y a des partis qui ont trop promis à leurs électorats. Ce dossier est comme un oignon : tout le monde est d'accord sur le coeur, mais personne n'est d'accord sur les couches qui l'enveloppent.
Pensez-vous être en mesure de négocier cet accord pour mettre en application l'accord de gouvernement en la matière, après les élections régionales ?
Bien sûr, je ne demande que cela. Ce dont j'ai le plus besoin, c'est d'une atmosphère politique plus stable
JUREK KUCZKIEWICZ
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15 mai 2009

Chronique nomade - Saint-Gilles

15.05.09 - 04:45 C'est à Saint-Gilles, en région bruxelloise, que notre chroniqueur nomade a posé ses valises, ce matin...
Gardez bien ces chiffres en tête tandis que je vous lirai ma chronique, Pascal : il y a, en Région bruxelloise, environ 35000 demandes de logements non rencontrées et, au rythme actuel des constructions sociales, il faudrait cent ans, me dit José Garcia du Syndicat des locataires, pour résorber l'existant.
Hier, j'ai nomadisé à 300 mètres de chez moi, Pascal. Je vous ai déjà dit que le monde était partout. Alors, pourquoi pas non plus à 300 mètres de chez moi, sur cette place en pente douce qui s'appelle Morichar ? Au coin de cette place, il y a un immeuble qui abrita jusqu'il y a quelques mois le bureau des contributions directes de Saint-Gilles.
Sur la façade maintenant, il y a un calicot : « C'est vide, donc j'occupe » et sur la boîte aux lettres, celle-là même qui recevait ma déclaration fiscale, un plaisantin a affiché : « « Ici, on distribue directement vos impôts en logements ».
La réquisition a commencé lundi dernier. Quarante familles avec enfants y participent. Des mal logées, des expulsées, des sans abris, des sans papiers. Certaines sont déjà là. Et toutes les places déjà réservées. Tiens, voilà justement des postulants. Trois femmes, cinq enfants. La chose qui étonne, c'est le manque de valise. Ne cherchez pas les meubles non plus, Pascal, il n'y en a pas encore. Chez Soraya, 4 ans dans la rue, et son petit Abdel de 6 mois qui sont déjà installés dans 50m2, juste deux lits de camp. Pour le reste, on attend. On compte sur les gens.
En occupant ce lieu, ils croyaient benoîtement que l'ancien immeuble des impôts appartenait à l'Etat. Mais non, c'est à une société offshore basée au Panama, paradis fiscal. Vous auriez voulu écrire une fable postmoderne, Pascal, vous n'auriez pas fait mieux. Peut-être même n'auriez-vous pas osé cette rencontre radicale entre un Etat qui récolte les impôts et une société offshore qui ne veut pas en payer sous l'oeil de ceux qui devraient en bénéficier.
Mais attendez, il y a un moment où la fable se transforme en parabole. Des tas de gens, ignorants du déménagement des contributions, grimpent encore les marches de l'accueil avec leur enveloppe brune à la main. On leur indique la nouvelle adresse. Aux plus embarrassés, on donne un coup de main. Thierry Balsat, secrétaire général de l'ONHU, ça veut dire Observatoire National de l'Habitat et de l'Urbanisme, a rempli ainsi une quarantaine de déclarations, ces derniers jours.
Et tout à coup, vous vivez un grand moment de gratuité. Une sorte de déclaration de citoyenneté directe. Ce qu'on appelle vraiment une contribution à la chose publique et au bien commun. La parabole alors est complète. Leurs impôts, en vérité, ils les ont déjà payés. Et leur loyer aussi, d'ailleurs. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.
Téléchargez le podcast en cliquant ici
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14 mai 2009

IAC: siège libéré par la police

Schaerbeek. La police de la zone de Bruxelles-Nord a libéré mercredi vers 19h45 le site d'IAC (distributeur officiel de Fiat en Belgique) de Meiser qui était occupé par des travailleurs depuis jeudi dernier. La direction avait obtenu de la Justice mercredi en fin d'après-midi une ordonnance d'expulsion qui a été signifiée aux occupants dans la soirée. La petite vingtaine de travailleurs qui occupaient les lieux ont tenté de bloquer les portes pour empêcher l'huissier d'entrer dans le bâtiment. Les policiers ont réussi à forcer l'accès et ont débarqué dans le showroom de l'entreprise. Les occupants n'ont opposé aucune résistance. (Belga)
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Occupation par 500 sans-papiers

Bruxelles-Ville. Quelque 500 sans-papiers occupent depuis jeudi matin à 7h deux bâtiments de la rue des Minimes appartenant au Foyer bruxellois. Les sans-papiers, qui sont d'origines marocaine, algérienne, tunisienne, africaine, afghane, indienne et pakistanaise réclament une régularisation de leur situation en Belgique. Les deux bâtiments occupés par les sans-papiers ont été mis à disposition du CASU et de Fedasil durant la période hivernale en vue d'accueillir des sans-abris et des demandeurs d'asile. Ceux-ci ont quitté les deux immeubles depuis la fin mars.
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500 sans-papiers occupent le Foyer bruxellois

Quelque 500 sans-papiers occupent depuis jeudi 7 h00 deux bâtiments du Foyer bruxellois, rue des Minimes. Ils réclament une régularisation de leur situation en Belgique.

Quelque 500 sans-papiers occupent depuis jeudi matin à 7 heures deux bâtiments de la rue des Minimes à Bruxelles appartenant au Foyer bruxellois. Les sans-papiers, qui sont d´origines marocaine, algérienne, tunisienne, africaine, afghane, indienne ou pakistanaise réclament une régularisation de leur situation en Belgique. Ils ont l´intention de mener des actions « politiques » en vue d´obtenir des papiers « au même titre que les ex-grévistes de la faim de l´ULB et la VUB », a indiqué l´Union de défense des sans-papiers (UDEP-Bruxelles), qui est à l´origine de cette nouvelle occupation.

Le Foyer bruxellois et la police sont venus constater jeudi matin l´occupation des lieux. Les deux bâtiments qui sont en cours de rénovation abritent 50 logements. Le Foyer bruxellois a pris contact avec le gestionnaire bruxellois du réseau de gaz Sibelga en vue de procéder à la coupure de l´alimentation en gaz des deux bâtiments par mesure de sécurité.
Le Foyer est propriétaire à la rue des Minimes de six immeubles sociaux devant faire l´objet de rénovation. Les travaux sont à l´arrêt depuis la faillite de l´entrepreneur mais un nouvel entrepreneur devrait être désigné officiellement pour la mi-juin.
Les deux bâtiments actuellement occupés par les sans-papiers ont été mis à disposition du CASU et de Fedasil durant la période hivernale en vue d´accueillir des sans-abris et des demandeurs d´asile. Ceux-ci ont quitté les deux immeubles depuis la fin mars.
L´UDEP déclare ne pas vouloir pénaliser les futurs locataires sociaux et souhaite occuper les lieux sans nuire aux futurs travaux.
Les deux premiers immeubles sont actuellement en chantier et les travaux de rénovation ont été suspendus en octobre dernier suite à la faillite de l´entrepreneur Moens. Les locataires des deux immeubles suivants, actuellement occupés par les sans-papiers, avaient déjà quitté les lieux depuis plusieurs mois en prévision aux futurs travaux. Les deux derniers immeubles sont eux toujours occupés.
Les deux immeubles squattés posaient des problèmes de sécurité au niveau du gaz mais aussi de l´installation électrique qui n´était plus conforme. La direction du Foyer bruxellois a visité les lieux jeudi avec un architecte afin d´évaluer les risques encourus par les nouveaux occupants et de dresser une liste de travaux à effectuer d´urgence.
L´Union de défense des sans-papiers avait prévu d´abriter initialement 300 sans-papiers dans les deux bâtiments mais elle s´attendait à devoir accueillir davantage d´occupants. Elle a tenté en vain jeudi de négocier pour occuper l´église des Minimes située à quelques dizaines de mètres des immeubles squattés. Des femmes et des enfants devraient rejoindre le premier groupe d´occupants à partir de dimanche.
« Certains grévistes de la faim de l´ULB et de la VUB vivant depuis quelques mois en Belgique ont obtenu des papiers alors que d´autres ici attendent une régularisation depuis des années. Et cela fait plus d´un an qu´il y a un accord gouvernemental mais la circulaire de régularisation n´est toujours pas sortie », a réagi Lindsay Piret, de l´UDEP-Bruxelles. Certains des occupants envisageraient de mener une grève de la faim.
(belga)
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12 mai 2009

Un immeuble occupé Place Morichar

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Plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de réquisitionner un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 laissé à l´abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s´agit de l´ancien immeuble des contributions directes. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer... L'objectif de cette occupation est d'offrir d´ici peu un toit à une trentaine de familles mal logées mais également de dénoncer le manque de logement à Bruxelles.
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Un immeuble vide occupé à Saint-Gilles

Une vingtaine de personnes occupent depuis le début de l´après-midi un immeuble inoccupé situé rue de Tamines à Saint-Gilles. Une demi-douzaine d´associations luttant pour le droit au logement soutiennent cette nouvelle occupation. « C´est vide, donc j´occupe » ou « Locataire en colère », peut-on lire sur des calicots placés sur la façade du bâtiment. Selon les initiateurs du projet d´occupation, l´immeuble occupé serait vide depuis octobre 2008. Il abritait les services des contributions directes. L´immeuble appartiendrait à un groupe financier international. La police s´est rendue sur place lundi après-midi, mais n´a pas délogé les occupants. Ceux-ci ignorent si le propriétaire du bâtiment a un projet en vue de réhabiliter l´immeuble qui abrite six niveaux et est équipé en eau, en gaz et en électricité. Le bâtiment serait occupé essentiellement par des familles sans-abri ou qui logeaient dans des habitations précaires voire insalubres.
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Une contribution au logement

LeSoir12052009Le Soir Mardi 12 mai 2009
Saint-Gilles / Occupation à Morichar
Une contribution au logement
UN TEMPLE DE LA FISCALITÉ transformé en abri de fortune pour les mal-logés. L´initiative ne manque pas de résonance.
Un ancien immeuble des contributions inoccupé depuis 5 à 6 mois. Un nouveau propriétaire dont le siège social est basé à Panama auquel s´intéresse de près l´école d´architecture St-Luc pour y regrouper ses activités. L´occasion était belle pour les associations qui militent en faveur du droit au logement de se rappeler au bon souvenir...
Lundi, une trentaine de personnes ont investi le bâtiment de 4 étages qui donne sur la place Morichar. Objectif: dénoncer là crise qui frappe les plus démunis et offrir un toit aux mal-logés et sans-abri. Stratégie: faire occuper les lieux par des familles avec enfants pour stigmatiser la précarité grandissante à Bruxelles.
L´opération, baptisée parles occupants « Mélodie en sous-sol », ressemble à l´occupation tempo raire du 103, boulevard de Waterloo, il quelques années. « Nous sommes prêts à accueillir des familles avec enfants, explique le secrétaire général du Syndicat des locataires José Garcia. Mais on veut que tout se passe bien, il nous faut des gens qui savent se tenir. » D´où l´obligation pour les candidats occupants de s´adresser aux associations plutôt que de se présenter spontanément : l´Union des locataires marollienne, l´Union des locataires de St-Gilles ou le Syndicat des locataires. « Il n´est pas exclu qu´on s´étende à d´autres en droits dès qu´on aura obtenu certaines garanties », prévient José Garcia.
La bourgmestre de Saint Gilles Martine Wille s´est rendue sur les lieux. Pour l´instant, elle exige juste qu´on occupe les lieux en bon père de fa mille, en assurant la sécurité et en évitant tout déborde ment sur l´espace public.
FRANCIS DUBOIS
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"C'est vide : on occupe"

Pour loger des familles, plusieurs associations ont envahi un bâtiment vide. Le hic, c'est qu'il est privé
BRUXELLES 13 h 30 ce lundi : l'opération Action pour le logement est lancée. Objectif : pénétrer dans le grand bâtiment de la place Louis Morichar, occupé jusqu'en octobre dernier par le ministère des Finances, section des contributions de Saint - Gilles. À l'origine de cette action, plusieurs associations de défense du droit au logement telles que l'Onhu, l'Union des Locataires Marollienne, le Crer...
Autant de défenseurs des plus démunis qui se sont réunis hier en début d'après-midi dans le but de pénétrer coûte que coûte dans un bâtiment de sept étages et de plus de 7.000 m2 histoire d'y loger des familles dans l'attente d'un logement social à Bruxelles. Oui mais voilà, toutes ces associations étaient convaincues, et ont convaincu les participants à l'opération, que cet immeuble qu'ils qualifient d'abandonné appartient à l'État.
"C'est un bâtiment public. Peut - être qu'entre-temps, le ministère des Finances l'a revendu à une grande banque, mais toujours est-il qu'il est laissé à l'abandon. C'est pourquoi nous le réquisitionnons", s'exclamait, juste avant de pénétrer dans le bâtiment, Thierry Balsat, le responsable de l'Onhu, l'Observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme.
Une fois à l'intérieur de l'immeuble, c'est face à deux architectes en train d'effectuer un audit que les protestataires se sont retrouvés. Ce qui ne les a pas empêchés d'envahir les lieux et d'organiser la suite des événements : "Dès ce soir, nous ferons entrer quelques familles avec enfants. Nous allons établir une liste que nous afficherons sur la porte pour donner la priorité aux familles avec enfants", annonce Thierry Balsat avant de préciser que 35.000 familles sont actuellement dans l'attente d'un logement social à Bruxelles.
Quant aux deux architectes interrompus dans leur travail et pour le moins surpris par cette intrusion forcée, ils ont précisé aux responsables des diverses associations que l'immeuble n'est pas un bâtiment public et ne l'a jamais été. L'État louait les lieux à un propriétaire privé, que les deux architectes ont immédiatement averti par téléphone de l'occupation des lieux.
Un immeuble qui ne serait pas non plus à l'abandon, les architectes étant là pour travailler sur un projet de réaménagement. Ce qui n'a pas du tout convaincu les squatters de faire demi-tour. Ils sont bien déterminés à abriter des familles derrière ces murs qu'ils disent malgré tout "abandonnés", et comptent d'ailleurs mener des actions similaires ailleurs.

Nawal Bensalem
© La Dernière Heure 2009

Posté par ul_saintgilles à 13:20 - OCCUPATION PLACE MORICHAR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
 


 
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#905 De: ULSG <ulsaintgilles@...>
Date: Jeudi 4. Juin 2009  13:40
Sujet: [blog ULSG] OCCUPATION PLACE MORICHAR (VIDÉOS)
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27 mai 2009

Occupation Place Morichar (Vidéos)

Télé Bruxelles Online (12 mai 2009) - Un immeuble occupé Place Morichar
Rtbf - Le JT de 19h30 (Lundi 11 mai 2009)
Occupation d'un ex-bâtiment des Finances par un collectif de sans-abri (Rtl-Tvi - Le Journal du lundi 11 mai 2009 à 19h00)
Les premiers instants de l'occupation Place Morichar - lundi 11 mai 2009 [Vidéo indépendante Joëlle Reynaud]
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