Bonjour à tous,
Avec la bénédiction de l'archevêque Gabriel, et à l'occasion du 70ème
anniversaire de la consécration de l'église de la Dormition à Sainte
Geneviève des Bois, un CD de la chorale de cet église a été enregistré lors
d'une divine Liturgie ; il est mis en vente pour la restauration et l'entretien
de l'église.
Toutes les informations pour passer commande sont disponibles à cette
adresse :
http://frdormition91.blogspot.com/2009/09/sortie-dun-cd-de-la-chorale-de-leglise\
.html
Cordialement,
Hypodiacre Alexis Tchertkoff
Nous constatons qu'il y a une erreur dans la
partition des versets des stichères du Lucernaire:
"Les justes sont dans l'attente à mon sujet, jusqu'à ce que tu
m'accordes ma récompense."
Page 5: A la place de jusqu'à ce que tu m'accordes ma récompense, il
est écrit: "Seigneur, écoute ma voix"
L'office de Tous les Saints russes — qui tombe toujours un dimanche — propose
également dans le cas de la fête patronale (en plus de ce qu'indique Wladimir) :
Aux matines
1) Prokimenon et Évangile du saint (le prokimenon et l'Évangile du dimanche sont
omis)
2) Après le psaume 50 :
— Gloire... Par les prières de saint N. (à la place «des apôtres»)
— stichère du saint (remplace la stichère du dimanche)
Il est aussi possible de chanter la stichère du saint au «Gloire» des Laudes. La
stichère du dimanche est alors chantée avant Prime comme en temps de Triode.
Isabelle Jaitly a écrit:
> Notre paroisse est consacrée à Saint Thomas. Nous fêterons sa fête dimanche
> prochain ( un jour en avance selon l’ancien calendrier, pour que cela tombe
> un dimanche). Je me demandais en fait si, étant donné que notre paroisse est
> consacrée à Saint Thomas, nous devons lui accorder plus de place dans
> l’office que si nous fêtions normalement sa fête.
J'ai oublié de préciser qu'à la place de "Par les prières des apôtres..." on
chante : "Par les prières du saint apôtre Thomas..."
Lorsque la fête de la paroisse consacré à un saint tombe un dimanche,
l'ordo prévoit de célébrer le saint comme s'il avait un office avec vigile.
Je pense, Isabelle, que tu sais combiner l'office du dimanche avec celle d'un
saint avec vigile.
Pour mémoire :
1) au Lucernaire : 6 derniers stichères du saint et le gloire,
2) lecture des 3 parémies,
3) à la litie les stichères sont chantés comme indiqué dans les ménées,
4) apostiches de la résurrection, gloire du saint, et maintenant theotokion du
dimanche dans le ton du gloire,
5) à la fin des vêpres : "Vierge Marie..." 2 fois et tropaire du saint 1 fois,
6) Après le polyeleos, on chante les versets du psaume choisi avec le
mégalinaire comme refrain,
7) Canons : 2 de l'octoèque (Résurrection : 4, Mère de Dieu : 2) et 8 tropaires
du saint,
8) Aux laudes : 4 de la résurrection et 4 du saint avec les verset des
apostiches des vêpres pour les 2 derniers,
Le reste est comme d'habitude. Cette façon de faire, très équilibrée, montre
néanmoins, que le jour du Seigneur prime même sur une fête paroissiale.
Bonjour Isabelle,
voilà un petit schéma qui de l'ordo du dimanche dans diverses
circonstances suivant le degré de festivité d'un saint.
Ici vous suivez la dernière colonne Saint avec vigiles + les
particularité de la dédicace. Vous pouvez omettre ce qui vous semble
trop long (tout ou partie des lectures du psautier lors des vigiles).
Faire ou ne pas faire l'artoclasie (bénédiction des pains ) ...
Pardon pour les quelques fautes de frappe et s'il y a des erreurs, que
les spécialistes me les indiques, merci.
Fraternellement en Christ.
p. Nicolas (Kisselhoff)
Bonjour,
Isabelle Jaitly a écrit : « Je pense que Wladimir s'est assez reposé après
le stage de cet été, et j'ai donc quelques questions d'ordo que j'aimerais lui
(pour me rappeler à son bon souvenir) et vous poser.
Notre paroisse est consacrée à Saint Thomas. Nous fêterons sa fête dimanche
prochain (un jour en avance selon l'ancien calendrier, pour que cela tombe un
dimanche). Je me demandais en fait si, étant donné que notre paroisse est
consacrée à Saint Thomas, nous devons lui accorder plus de place dans l'office
que si nous fêtions normalement sa fête. [...] »
Chère Isabelle,
Si tu te disais que toute commémoration d'un saint est une joie due uniquement
à la Résurrection du Seigneur dans son fond, tu ne poserais pas ta question.
Tout saint est uniquement un témoin et un reflet du Christ ressuscité.
Quant au dimanche, nous ne célébrons pas la liturgie dominicale parce que
c'est un jour férié (l'est-il en Inde ?), mais parce que c'est le jour du
Seigneur. Dans l'antiquité, le "jour du soleil" (notre dimanche) était un jour
ouvrable, et pourtant les chrétiens se retrouvaient à l'aube pour "rompre le
pain", en dépit du labeur journalier qui les attendait. Le principe qui
proclame le dimanche "jour du Seigneur", est immuable.
Dans les détails, je suis cependant sûr qu'on peut s'adapter. Exemple, le
Polyéley.
Le dimanche, le symbole vénéré du jour est le Livre de l'Évangile (témoin
de la résurrection), les autres jours de fête le symbole vénéré est
l'icône du saint dont c'est la fête. Le clergé sort à l'ambon pour l'écoute
de l'Évangile et pour la vénération. Pourrait-on combiner ? On pourrait
chanter le mégalynaire (vélitchanié), qui est du genre psalmique, devant
l'icône après les psaumes, et ensuite reprendre l'ordo du dimanche, avec le
prokiménon et la péricope de la résurrection ; puis "Ayant contemplé", le ps
50, et "gloire, par les prières du saint apôtre Thomas et de tous les
apôtres...", pour terminer avec "les prières de la Mère de Dieu" (que nous ne
devons pas omettre) et le stichère de la résurrection. Si nous regardons la
"Deisis", la rangée d'icônes au-dessus des portes saintes, nous y voyons
Christ entouré de ses proches. Saint Thomas est l'un d'eux. Serait-il faux de
transférer cette vision iconographique de l'iconostase, puisqu'elle est
véridique en soi, à l'action du Polyéley ?
Si l'office est celui de la vigile, ne doit-on pas lire les lectures à Vêpres
et chanter une fois le tropaire après "Vierge Mère de Dieu" (×2) d'un saint
majeur de toute façon ?
Je pense que, vu l'importance de la commémoration du saint paroissial une fois
dans l'année, on devrait pouvoir chanter la vénération de son icône au
Polyéley. Cette innovation serait un enrichissement de la tradition pour notre
temps. Mais il serait déplacé de remplacer des aspects liturgiques de la
résurrection par la vénération d'un saint, qui est lui-même serviteur du
Ressuscité.
Bonne et joyeuse fête !
p.Michel Fortounatto
Bonjour,
Je pense que Wladimir s’est assez reposé après le stage de cet été, et j’ai donc
quelques questions d’ordo que j’aimerais lui ( pour me rappeler à son bon
souvenir…) et vous poser.
Notre paroisse est consacrée à Saint Thomas. Nous fêterons sa fête dimanche
prochain ( un jour en avance selon l’ancien calendrier, pour que cela tombe un
dimanche). Je me demandais en fait si, étant donné que notre paroisse est
consacrée à Saint Thomas, nous devons lui accorder plus de place dans l’office
que si nous fêtions normalement sa fête.
Par exemple, peut on changer l’ordo indiqué à ces moments là (et excusez moi par
avance si je fais des grosses fautes d’ordo en lançant mes suggestions… si
quelqu’un a la patience, j’aimerais d’ailleurs bien connaître les règles qui
régissent les changements à ces moments particuliers des offices selon les
saints, les fêtes etc…) :
A la fin des vêpres : doit on chanter trois fois le chant à la Mère de Dieu, ou
peut on y glisser une fois le tropaire du Saint ?
Après le psaume 50 : prend on les chants habituels ? ou peut on prendre quelque
chose du Saint ? (par exemple deux fois par les prières des apôtres ? puis,
après le ‘et maintenant’, le stichère du saint, au lieu de celui du Dimanche ?
Pour le Canon : on devrait chanter en Katavasia, ‘Otverzu usta moya..‘. Ne peut
on pas ici plutôt chanter le canon du Saint ? (car sinon, nous ne le chanterons
pas).
Enfin, pour le gloire des laudes : peut on mettre le gloire du saint, au lieu de
celui des stichères evangéliques ?
Je vous serais très reconnaissante si vous pouviez m’eclairer sur la question
générale de la fête de la paroisse versus la fête du saint en général (dans la
semaine, et plus specifiquement , ici, le dimanche). Et sur les questions
particulières des règles qui décident de ce qu’il faut chanter aux endroits que
j’ai mentionné…
Pardon de vous donner tant de travail et merci par avance !
Isabelle
Isabelle Faure Jaitly
A 73 Nizamuddin East
1st floor
New Delhi 110013
tel 00 91 11 41552358
mob: 00 91 9810434363
Bonjour,
Tout d'abord, merci pour votre question. Elle est en gestation depuis de
nombreuses années, et les Congrès de la Fraternité comportent depuis
longtemps un atelier qui traite de la célébration en l'absence d'un prêtre.
Je commence par répondre au second message, car il s'agit de la question de
fond.
Quel est ce "document (source ?)" que vous avez trouvé ? Cela m'intéresse
beaucoup.
À ma connaissance, la théologie orthodoxe considère que si le prêtre est le
délégué de l'évêque, le diacre n'est pas le délégué du prêtre (la
situation n'est plus tout à fait la même dans l'Eglise romaine depuis Vatican
II et le nouveau rôle donné au diaconat). [Corrigez-moi si je me trompe.]
Autrement dit, le prêtre peut présider tous les sacrements et, en général,
les offices que célèbre l'évêque (à l'exception des ordinations), mais le
diacre n'a pas pour mission de présider (ni d'"animer", si l'on reprend un
terme à la mode) une célébration en l'absence d'un prêtre. C'est la raison
pour laquelle nous avons indiqué dans le Livre des Heures que si un diacre est
présent à un office sans prêtre il ne dit pas les litanies.
Cela dit, il est possible qu'en certains lieux, pour des raisons pastorales, les
choses évoluent, mais cela est du ressort de l'évêque. Lui seul peut donner
à un diacre la bénédiction de dire les litanies. En particulier, il pourraît
être opportun que les diacres reçoivent aussi la bénédiction de donner la
communion à la fin d'un office de Typiques.
Il va de soi que si un diacre est présent à un office sans prêtre, c'est à
lui que l'on va confier de dire "Par les prières de nos saints pères..." au
début et à la fin de l'office. Et s'il y a une lecture de l'Evangile, c'est à
lui de préférence qu'elle sera confiée. Mais je dirais que ceci est plutôt
par souci de "hiérarchie"; de part son ordination au diaconat, il fait fonction
d'"ancien".
Pour en revenir à la pratique courante : il faut savoir que toutes les prières
qui dans certains usages sont dites par le prêtre ne sont pas à proprement
parler des prières "presbytérales". Ainsi, si dans l'usage russe le prêtre
dit la prière de Prime, il est bien connu que pour les autres Heures c'est le
lecteur qui dit la prière de l'Heure. Il n'y a donc aucun empêchement à ce
que le lecteur dise aussi la prière de Prime en l'absence d'un prêtre.
On peut en paroisse célébrer tous les offices des Heures en l'absence du
prêtre. C'est donc à la paroisse, en fonction des possibilités et des
disponibilités, d'envisager les offices concernés. Ce peut être des Vêpres,
des Matines, mais aussi des Grandes Complies, par exemple, avec le Grand Canon
d'André de Crète.
Pour ce qui est des Typiques, une pratique s'est élaborée dans la Fraternité
de l'Ouest depuis une bonne trentaine d'années sous l'impulsion du P. Pierre
TCHESNAKOFF. A l'origine cet office était destiné aux familles isolées, qui
n'avaient pas la possibilité de participer à la Divine Liturgie, ce qui fait
que des compléments ont été apportés à l'office tel qu'il figure dans le
Livre des Heures. Le contenu de cet office a évolué progressivement et a reçu
en 1995 la bénédiction de Monseigneur l'Archevêque Serge. Les textes ont
été mis à jour en conformité avec les éditions récentes de la Fraternité
(voir fichier ci-joint). Depuis une quizaine d'années nous le célébrons en
paroisse (Saint-Serge et Saint-Vigor à Colombelles, Calvados) les dimanches
quand le prêtre est absent. Il est même intéressant de noter que nous avons
commencé à dire les Typiques en présence du prêtre qui, à l'époque,
n'avait plus la force de célébrer la Liturgie. Il va de soi que c'est lui qui
donnait la bénédiction intiale et le congé final.
Pour l'homélie, on peut bien sûr, comme le note Mariannick, la confier au
diacre et même à un fidèle, mais dans notre paroisse nous lisons en général
une homélie patristique ou une homélie tirée d'un bulletin paroissial, ou
encore la vie du saint du jour.
Il y aura certainement encore d'autres réactions sur ce sujet et pour ma part
je serais intéressé si des propositions étaient faites en vue de compléter
et d'améliorer l'office de Typique que je joins à ma réponse.
Et puis, pour certaines paroisses, la question des offices sans prêtre en
entraîne une autre : celle des connaissances en matière d'ordo.
Bonne fête de la Nativité de la Mère de Dieu et bientôt de l'Exaltation de
la Croix.
Elie
onjour,
Nous lisons les matines, la première heure, et l'office des typiques le dimanche
matin. Dans les matines, nous remplacons les ecténies par soit Kyrie eleison 12
fois. Soit, au moins une fois par office, par la prière qui se trouve parfois à
la fin des complies.
Pour les typiques, Elie Korotkoff m'avait envoyé le déroulement de ce qu'ils
font à Caen et nous avons suivi presque exactement ce qu'il suggérait.
Je me permets de reproduire ci dessous son mail, et je mets en fichier ce qu'il
m'avait envoyé. J'espère que ce ne sera pas un problème.
Bon courage.
Isabelle
===================================================================
Message d'Elie Korotkoff à Isabelle Jaitly, concernant les typiques
-------------------------------------------------------------------
Chère Isabelle,
Je vous envoie ci-joint le fichier avec l'office des Typiques. Vous y
trouverez le texte et quelques indications qui permettent de l'adapter selon le
temps liturgique.
La prière pour les vivants et les défunts a été reprise avec quelques
adaptations (pour une lecture en communauté) à partir des demandes qui sont
indiquées dans certains livres de prières russes à la prière du matin (si cela
vous est trop compliqué de la retraduire, je peux vous envoyer le texte en
russe/slavon). En dehors de cette prière, des prières initiales et finales, nous
chantons tout le reste, sauf le Symbole de la foi que nous disons tous ensemble
: tout le monde ne chante pas, et comme le Symbole se dit pour chacun en son nom
propre ("Je crois et non pas "Nous croyons"), il est bon que tous le disent.
Une question s'est posée en certains lieux : peut-on lire l'Evangile du jour
s'il n'y a pas de prêtre ? Mais comme on peut lire cet Evangile chacun chez soi,
on peut aussi le lire ensemble. Le principal, c'est de ne pas imiter les
mélismes particuliers de la lecture liturgique du prêtre ou du diacre (ne pas
faire "comme le prêtre"), mais de lire le texte recto-tono.
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à me les poser.
Comme je l'avais écrit, l'ordo a eu la bénédiction de notre précédent
Archevêque, Monseigneur Serge Konovalov. Il s'est développé progressivement
avant d'en arriver à l'état dans lequel je vous l'envoie. C'est dire, que ce
n'est qu'un caneva. On peut toujours l'adapter, l'améliorer, en particulier en
fonction de la situation locale. Mais c'est le principe même de la prière en
commun en l'absence de prêtre qui est importante, et cela je constate que
vous le pratiquez.
Nous aussi, nous avons une certaine liberté du fait que nous sommes en province.
Ainsi notre prêtre qui célèbre la liturgie deux fois par mois dans notre
paroisse, le fait avec les portes saintes (dites encore "royales") ouvertes, et
nous lisons la prière avant la communion tous ensemble, prêtre, diacre et tout
le peuple, puis le clergé communie et les laïcs ensuite. Cette pratique commence
d'ailleurs à se répandre en France, et certains évêques même l'ont adoptée. Cela
peut être utile d'avoir la liberté, mais c'est aussi une responsabilité. Et puis
la grande difficulté c'est de faire évoluer les choses sans rupture.
Aurez-vous la venue du prêtre pour la Nativité ? En tout cas je vous souhaite à
l'avance une bonne fête. C'est vrai que pour vous c'est encore loin. En
Occident, dans beaucoup de paroisses qui célèbrent dans la langue du pays, nous
sommes passés au calendrier civil et quand des persones venues de l'Est me
demandent pourquoi, je leur montre les Ménées en slavon où il est écrit : 25
décembre, Nativité selon la chair de notre Seigneur Dieu et Sauveur
Jésus-Christ. Les gens croient que dans nos livres liturgiques Noël est le 7
janvier !
Bien, à vous.
Elie
Nous n'avons pas la prétention d'être un modèle... à Nantes.
Pour nos typiques, le dimanche, nos chantons ou psalmodions les textes selon les
participants présents. Inviter des participants à lire un psaume peut aider à
prier ensemble.
Si un diacre est présent, il prend en charge le commentaire d'évangile.
Sans diacre, nous recherchons aussi un commentaire de l'évangile du jour sur
l'internet, ou ailleurs, pour partager ensemble. Jusqu'à présent, nous nous
sommes contentés des typiques du dimanche (plus complètes que les typiques de
semaine du livre des heures).
Mariannick
Bonjour,
En complément de mon message précédent: Comment célébrer sans prêtre mais avec
un diacre ?
J'ai trouvé un document (source ?) qui indique comment terminer les litanies en
absence de prêtre et pourtant le livre des Heures de la Fraternité précise qu'il
ne faut pas dire les litanies même lorsqu'un diacre est présent.
Merci pour votre aide.
Eric M.
Bonjour,
Notre paroisse n'aura plus de liturgie chaque dimanche comme par le passé. Les
dimanches sans prêtre nous souhaitons néanmoins avoir un office.
Pourriez-vous me faire part de votre expérience sur le déroulement de cet office
? Il s'agit de Matines + Typiques. Est-ce que les Heures sont lues ? Si oui,
lesquelles ? Pour les Typiques, est-ce que les psaumes sont lus ou chantés ?
Toutes vos informations sont les bienvenues.
Merci par avance pour votre aide.
E.Meistermann
Si
vous le connaissiez, vous l'avez sans doute déjà appris: Andréï
Malinine est décédé la nuit du samedi au dimanche 7 juin, à l'âge de 28
ans, des suites d'un accident de scooter qui s'est produit vendredi 29
mai. Vous trouverez un peu plus de détails sur le site
http://www.vitiaz.org (qui mentionnera probablement les heures des
pannyhkides et des obsèques à venir)
Chers amis,
Si vous le connaissiez, vous l'avez sans doute déjà appris: Andréï
Malinine est décédé la nuit du samedi au dimanche 7 juin, à l'âge de 28 ans, des
suites d'un accident de scooter qui s'est produit vendredi 29 mai. Vous
trouverez un peu plus de détails sur le site http://www.vitiaz.org (qui
mentionnera probablement les heures des pannyhkides et des obsèques à venir)
Nous avons perdu (dans l'orthodoxie en France, et plus spécifiquement
dans sa composante de "tradition russe") un bon ténor et un jeune chef de chœur
talentueux comme nous en avons bien trop peu dans notre pays.
Il avait été formé très jeune au choeur (en slavon), notamment auprès de son
père Constantin Malinine à l'église Notre-Dame-du-Signe, boulevard exelmans à
Paris; puis plus tard, il a chanté à l'église Saint-Serge, ainsi qu'à la
cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, rue Daru. Il a également eu l'occasion de
remplacer divers chefs de choeur ponctuellement absents, à de nombreuses
occasions, notamment à l'église Saint-Séraphin-de-Sarov rue Lecourbe à Paris, de
la Dormition à Sainte-Geneviève-des-bois, des Saints-Constantin-et-Hélène à
Clamart, et de bien d'autres probablement (pardonnez-moi les oublis/omissions).
Il a été ordonné lecteur l'une de ses dernières années (2005? sans certitude sur
la date) par Monseigneur Gabriel de Comane. Plus récemment, il était chef de
chœur à la cathédrale des trois saints docteurs, rue Pétel (siège du diocèse de
Chersonèse en France).
Sur un plan plus "public", Andréï était le ténor qui chantait pour les
enregistrements des huit tons, dirigés par son frère Mathieu Malinine
(disponible sur la page : http://ndjasg.free.fr/mm/ ). Il était également connu
pour avoir fondé le choeur Volga (qui regroupait une quarantaine de choristes,
dans le milieu de l'émigration russe, pour des chants populaires russes).
Le décès d'Andréï est également mentionné aux pages suivantes:
http://www.moinillon.net/post/2009/06/07/Accorde-Seigneur-le-repos-a-Ton-servite\
ur-Andreihttp://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/En-cette-fete-de-la-Pentecote-Andre-Mal\
inine-a-ete-rappele-a-Dieu_a249.htmlhttp://www.exarchat.eu/spip.php?article999
Mémoire éternelle au lecteur Andréï.
Jean Starynkévitch
Voici les indications qui se trouvent dans le Typikon :
Pour le jour de Pâques et la Semaine radieuse :
Fin des matines : au lieu de « Gloire à toi, Christ Dieu, notre espérance... » le prêtre chante : « Le Christ est ressuscité des morts, par la mort Il a terrassé la mort » et le chœur termine : « à ceux qui sont dans les tombeaux... ». Puis après le congé et la salutation du prêtre « Le Christ est ressuscité ! », le chœur chante le tropaire trois fois et termine par « Et il nous a donné la vie éternelle... » (mais le Typikon n'indique pas que c'est chanté sur une mélodie rapide. Cela est un usage russe).
A la liturgie : A la place de « Que le nom du Seigneur soit béni dès maintenant et à jamais » et le psaume 33, le Typikon indique le tropaire chanté "12 fois et plus", pendant que le prêtre distribue l'antidoron. Dans l'usage courant on ne chante le tropaire que 3 fois. Puis la suite comme aux matines.
Aux vêpres, même ordo qu'aux matines.
Le Dimanche de Thomas, il n'y a pas d'indication dans le Typikon. Le Pentecostaire indique à la fin de la liturgie : "Quand le prêtre a dit : Gloire à toi, Christ Dieu, notre espérance..., le chœur chante le tropaire trois fois. Mais il n'y a aucune indication pour la suite. L'usage russe est toutefois de chanter le tropaire "rapide" 3 fois avec l'ajout « Et il nous a donné... x après le congé.
Le même ordo se pratique aux matines et aux vêpres jusqu'à la veille de la clôture. Cela n'est pas explicitement écrit, mais on sait que, pendant un temps de fête, les indications qui figurent au début du cycle sont valables pour toute la période.
Le jour de la clôture, nous trouvons dans le Typikon et le Pentecostaire, fin de la l'indication : « on chante le psaume 33 » et « après [le congé] nous chantons la fin de la liturgie comme cela est indiqué le jour même de Pâques ».
Cela dit un Typikon grec, roumain ou autre donne peut-être d'autres indications.
Le Christ est ressuscité !
Chers amis,
Quelqu'un pourrait-il nous indiquer comment terminer les offices (vigiles,
vêpres séparées de la vigile et liturgie) d'après le typikon, pendant la semaine
du Renouveau et pendant temps Pascal ?
A quel moment doit-on chanter le Christ est ressuscité des morts, par la mort...
sur une mélodie rapide que l'on termine par: « Il nous a donné la vie éternelle,
adorons sa résurrection du troisième jour... »
Nous avons constaté des différences d'une paroisse à l'autre et le cours de
liturgie du professeur N. M. Ossorguine est très confus sur ce point.
Merci
Mère Alexandra
Cher père Nicolas, En vérité Il est ressuscité !
Je t'envoie ce que j'ai : panikhide "raccourcie" telle que chantée dans la
plupart des paroisses que je connais (Asnières, Saint-Serge ...).
Je t'embrasse.
p. André (Fortounatto)
XPUCTOC BOCKPECE !
Bonjour, est-ce que quelqu'un dispose des ménées en français (voire en russe)
pour dimanche 24, Cyrille et Méthode ? C'est pas dans les ménées de Denys
Guillaume. Je n'arrive pas à trouver cela en russe sur internet sauf au format
hip, et là ce n'est pas de la tarte.
Merci d'avance.
Fraternellement en Christ.
p. Nicolas
Merci, Catherine, de m'avoir mis sur la piste d'Osée 13,14 et aussi pour la référence à la Greek New Testament.
Il y a bien, pour Osée, le balancement mort/Hadès dans la Septante grecque (et slave) : où est ton châtiment, ô mort ! où est ton aiguillon, ô Hadès !.
Du coup, il est possible qu'un copiste, connaissant le verset d'Osée, ait, par automatisme ou volontairement, "corrigé" saint Paul. D'où une nouvelle lignée de manuscrits.
De plus, il est curieux de constater que dans les traductions françaises du verset de Paul (I Co, 15, 55), on trouve : Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? (Crampon, B. Jérusalem, Second); l'aiguillon vient en second, comme dans le verset d'Osée, alors que le grec a renversé l'ordre : "aiguillon" vient d'abord et "victoire" ensuite. Dans tout cela, qu'a dit vraiment saint Paul ?
De toutes manières, pour nos traductions, la référence reste la Septante.
Je viens rapidement de consulter les textes originaux de 1 Co 15.55 pour trouver quelques éléments de réponse à Elie.
Le Greek New Testament a retenu les manuscrits qui répètent le mot 'thanaté' c'est à dire 'mort' mais d'autes manuscrits grecs indiquent 'Hades' dans le second segment du verset.
Ici, saint Paul cite -librement- le prophète Osée 13.14, et là, le texte original hébreu utilise le mot 'mort' puis le mot hébreu 'shéol' dans la 2ème partie, c'est-à-dire 'le séjour des morts'.
Je ne possède pas de texte grec de la Septante et il serait intéressant de vérifier ce qu'ils ont retenu pour traduire Osée.
Je ne sais pas si ces éléments font avancer ta réflexion, Elie ? D'autres ont sans doute des pierres à ajouter à l'édifice ...
Rentrant d'un voyage en Syrie avec un groupe œcuménique normand, je trouve vos réactions au sujet de la modification apportée au tropaire de Pâques.
Je vous remercie d'avoir réagi à mon message concernant ce tropaire. Nous avons été tout à fait conscients qu'en l'ayant modifié, ne serait-ce que d'un mot, nous allions bouleverser une habitude. Mais le fait même que certains d'entre vous expriment leur confiance dans le travail de notre groupe de traduction est pour nous un encouragement.
Je remercie également le père Michel de nous avoir proposé une façon de mieux chanter le tropaire dans sa nouvelle traduction.
A ceux qui sont plus critiques, je voudrais dire que lorsque nous apportons une modification à un texte connu, ce n'est pas sans y avoir longtemps réfléchi. Certes il eut été encore plus précis de dire "foulé aux pieds", mais alors nous nous serions trouvés en face d'une grande difficulté par rapport à nos mélodies habituelles tant grecque que russe.
Je pense qu'il est utile de préciser ce que je suggérais dans le premier message. La particularité de nos hymnes liturgiques est de broder autour du thème d'une fête et de redire de différentes manières ce qui en est la substance. C'est pourquoi nous avons 3, 6 stichères au lucernaire ou plus, 4 aux laudes ou plus, sans compter les tropaires, celui propre à la fête et ceux du canon des matines etc. Un exemple particulièrement marquant est celui de la fête de la Sainte Rencontre où la prière du vieillard Syméon connaît de nombreuses variations. (Il en est de même dans l'homélitique où les Pères citent souvent un verset des Ecritures de manière libre.) Si nous voulons garder cette richesse de variantes, il faut s'appliquer à la rendre dans nos traductions.
Quant au message d'Alain Monnier, il m'amène à signaler une autre variante qui est propre à notre liturgie. Dans son message où il parle tout d'abord des stages de chant, Alain, abordant la question du tropaire de Pâques, cite saint Paul tel que nous le lisons dans la Bible en français: Mort où est ton aiguillon ? Mort où est ta victoire ? (I Co 15). Je ne sais pas d'où vient pour le second segment la répétition de "mort" ? Probablement de la Vulgate ? Mais curieusement la Bible anglaise dit "Tombe où est ta victoire ?" Quant à notre Bible grecque ou russe, elle dit : "Enfers où est votre victoire ?" (N. B. Nous avons adopté la distinction que font aujourd'hui les théologiens qui utilisent "enfers" au pluriel pour Hadès, le séjour des morts en général, pour réserver le singulier "enfer" au séjour des réprouvés). Je serais intéressé si quelqu'un pouvait m'éclairer un peu plus sur les raisons de cette différence dans la citation de saint Paul et éventuellement sur la date et le lieu de son apparition. Il y a également le numéro du verset qui diffère, mais cela est un détail.
Bonjour Marie-Reine,
Durant mes années en Angleterre, il y avait un nombre de chapelles privées en
service dans le pays, appartenant à des particuliers ou des associations. Les
fidèles venaient et priaient.
Du moment où des offices liturgiques y étaient célébrés, ces chapelles étaient
généralement mises sous l'autorité nominale de l'évêque, et un prêtre était
choisi pour servir de lien et prêter son assistance aux propriétaires. S'il y
avait un autel, celui-ci n'était pas permanent, donc non consacré, et rien ne
changeait ; un prêtre pouvait venir célébrer le sacrement. Un autel, s'il est
consacré, devient la responsabilité de l'évêque (par l'intermédiaire du prêtre),
et est enregistré parmi les églises et les chapelles du diocèse.
Globalement, tout se faisait bien amicalement entre propriétaires, le prêtre, et
la communauté qui se rassemblait pour la prière. Souvent, la communauté locale
se formait d'abord et menait une vie de prière, le lieu permanent apparaissait
plus tard, avec la consolidation de la communauté.
De là on constate que l'église du Christ est essentiellement un Corps (d'après
saint Paul), ou une Famille (d'après saint Pierre), et se définit par la
communauté de personnes, plutôt que par l'édifice, quoique celui-ci doit être
béni ou consacré.
Je vous souhaite une bonne première célébration !
Le Christ est ressuscité !!!
p. Michel Fortounatto
Il s'agirait pour l'instant d'une "sorte d'oratoire", comme vous dites, à usage privé, ou "interne". Y a-t-il un mot spécifique orthodoxe ? Mais dans ce cas, est-il inenvisageable d'inviter un prêtre à célébrer une liturgie venant avec l'antimension ? ou du moins, célébrer des vêpres ? il me semble que cela est faisable dans n'importe quel local. Des chrétiens peuvent se réunir, même sans prêtre, pour un office, chez l'un d'eux par exemple, sans que la pièce ait été consacrée par un évêque. Donc, on doit pouvoir faire la même chose dans une pièce réservée au départ, à la prière ?
Je ne savais pas qu'il y avait tant de chapelles privées dans les résidences secondaires orthodoxes... Dans mon cas, c'est ma résidence unique et principale !
Merci de m'avoir répondu. J'en conclus que pour l'instant, il n'est pas nécessaire de prévoir une célébration particulière. Il s'agit surtout d'y prier !
Je sais que dans l'émigration russe un certain nombre de personnes ont créé des chapelles privées. Cela vient du fait que les nobles russes construisaient dans leurs domaines des chapelles pour pouvoir assister aux offices les jours de fête. Je pense que, sur le plan ecclésiologique, il faudrait être très prudent avec la notion de chapelles privées.
Je laisse le soin à des personnes plus expertes que moi de répondre sur ce point mais je crois savoir qu'il n'existe pas de notion de chapelle privée dans l'ecclésiologie orthodoxe. Cela ce comprend aisément : Comment puis-je prier dans une chapelle consacrée par un évêque et n'y inviter que les personnes que je désire ? Cela voudrait-il dire que je rejette toutes les autres personnes orthodoxes (ou non) qui voudraient prier dans ma chapelle ?
Tout lieu de culte consacré par un évêque orthodoxe doit être ouvert à toute personne voulant assister au culte qui s'y déroule (vigiles, liturgie, mariage, enterrement, etc).
Si vous voulez avoir une sorte "d'oratoire" ou si vous souhaitez y prier personnellement ou avec quelques amis c'est une chose qui reste dans le domaine du privé. Si vous souhaitez qu'il, y ai dans votre local des offices et, a fortiori, une liturgie, votre local devra être consacré et deviendra une église avec toutes les conséquences que vous expliquera l'évêque orthodoxe à qui vous demanderez de consacrer votre église.
Veuillez m'excuser si je parais un peu véhément mais je connais malheureusement plusieurs chapelles construites dans la maison de campagne d'orthodoxes, consacrées par un évêque, qui sont actuellement à l'abandon et dont personne ne sais que faire.
Bonjour à tous,
Christ est ressuscité !
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer un rituel (s'il existe quelque chose de
spécifique) pour une première célébration dans une petite chapelle privée?
Il s'agit d'une construction en cours dans le fond de mon jardin. Elle sera à
usage personnel mais aussi à l'usage de l'Atelier d'iconographie que je dirige
(bâtiments à proximité). Il n'est bien sûr pas exclu qu'une liturgie
eucharistique y soit célébrée de temps en temps.
Au moment de ladite première célébration (des vêpres probablement), les
travaux ne seront sans doute pas achevés.
Merci.
Marie-Reine Hugot
Atelier d'iconographie Sainte Théodora
http://www.ateliertheodora.net