Adiou la quiche. voici un lien vers un article du Monde sur le boom de l'immigration africaine, sénégalaise surtout, en Argentine, et me suis dit que ça ouvrait pelin de possibilités de sujets. et sinon, raconte un peu ton installation, le tango, le boeuf, et surtout ton amoureux? bien des bises de la kiki
--- En date de : Lun 6.4.09, vicq caroline <carolinevicq@...> a écrit :
De: vicq caroline <carolinevicq@...> Objet: [caroperou] coin coin À: "perou" <caroperou@...> Date: Lundi 6 Avril 2009, 0h36
Bonjour a tous,
Cette fois, c'est depuis la Bolivie que je vous ecris.
J'ai terminé mon mois de volontariat avec mes petits camarades il y a une semaine. Depuis, je traine mon sac trop lourd sur les routes d'Amerique du sud.
Cette semaine, j'ai traversé le lac Titicaca, d'iles en iles. Le lac est divisé en deux, une partie au Perou et une autre en Bolivie. Avec trois copines de l'establo, nous avons commencé par le cote Perou. D'abord des iles flottantes, construites par les villageois avec des especes de bambou et de la terre qui flotte, forcement. Ils sont deux familles par ile et quand ils ne se supportent plus ou que la famille est trop grande, ils decoupent l'ile en deux et chacun derive avec le courant vers une autre vie. Puis, nous avons dormi sur des iles plus eloignees. Evidemment pas d'eau chaude ni potable, pas d'electricite. Du coup, on ne s'est pas beaucoup lavees pendant 5 jours et surtout, detail plus poétique, on s'éclairait a la lumiere de la bougie. Le seul probleme a 3500 voire 4000 metres d'altitude c'est que pour qu'une allumette se consume, il faut etre patient, vu le manque d'oxygene. Mais sinon c'est agreable. Nous avons dormi
chezl'habitant . De grands lits, enfin de grandes planches en bois avec un matelas de 5 centimetres d'epaisseur, pour dormir, des diners aux chandelles, toujours les memes, soit soupe de quinoa (avec les pommes de terre et le quinoa du potager), truite du lac avec riz et re pommes de terre (cette fois cuisinees sous forme de frites) et pout finir un bon maté de coca pour supporter l'altitude ou de muña contre les maux d'estomac. Qunt aux toilettes, c'est une cabane en bois avec une porte en tole, au fond du jardin, avec un sceau d'eau au pied de la cuvette que les insectes adorent (quand il y a de l'eau...).
ca c'est pour la pratique. Sur les iles, on a marche des heures et des heures avec sous les yeux des paysages uniques: un lac bleu comme la mediterranee, des ruines, des temples, des lopins de terre, des champs de quinoa, des femmes voutees qui recoltent les pommes de terre, des hommes aux bonnets multicolores qui portent des dizaines de kilos sur leurs epaules, quelques panneaux solaires sur les toits, des enfants pieds nus qui demandent des bonbons, le soleil brulant, les chemins de terre, et la douce impression que la serenite existe bel et bien et que le bonheur n'est pas loin.
Puis nous avons passe la frontiere pour entrer en Bolivie. c'est un peu le souk comme a chaque fois en Amerique latine mais tout s'est bien passé. Seule notre amie new yorkaise gardera un mauvais souvemir de ce passage puisque, pour des raisons politiques, les Americains doivent payer 135 dollars pour rentrer en Bolivie. Le douanier ne l'a pas regarde une seule fois, lui a parle comme on parle a un chien qui vient aboyer sous sa fenetre, et lui a demande 250 dollars, histoire d'arrondir ses fins de mois. Heureusement, elle connaissait le tarif et a paye le tarif officiel.
Cote Bolivie, meme enchantement. "L'ile du soleil" est une merveille. Des criques a l'eau verte, des palges de sable, et plus haut des rochers aux couleurs de l'automne, des cactus par ci par la, un temple inca tout en haut, tout pres du soleil, et un chemin interminable qui fait le tour de l'ile. Une sorte de route pavee haut perchee ou se croisent les touristes essoufflés et les vendeurs de colliers tressés. (j'ai d'ailleurs craqué sur un collier noir avec une grosse jade en pendentif... pour le prix d'un petit morceau de comté fruité).
Pour la petite histoire, nous sommes allées faire du pedalo . Oui, je sais, ca fait tres "touriste de base", mais c'est toujours l'occasion de franches rigolades. La, c'etait encore plus drole puisque les pedalos avaient la forme de canard. Curieuses nous nous dirigeons vers un ponton ou nous apercevons une cinquantaine de policiers et des militaires au loin. Nous pedalons (avec bruit de grincement) jusqu'a epuisement, nous nous approchons de plus en plus. Et un policier nous fait signe de reculer. Comme on est un peu rebelles, on continue de pedaler. Et on voit un gros yacht s'approcher du ponton, un bateau moitie bateau des copains de Sarkozy moitie bateau militaire. Et la, on entend un policier raide comme un manche a balai " No duck boat!" ,traduction "Pas de bateau canard!". Sur ce on eclate de rire et on pedale, en riant aux larmes, a reculons. Tout semblait tellement officiel, guindé et formel qu'on a été surprises par ce cri. On
s'attendait a quelque chose de plus agressif et surtout moins ridicule...
En rentrant au quai, les jambes en béton et les abdos en feu, on a demandé au propriétaire des pedalos canards ce qu'il se passait. Le Président Evo Morales était en visite officielle sur l'ile du soleil sur un bateau de l'armée bolivienne. Une fois le president parti, quelques uns de ses ministres sont restes dans la station balneaire sur le yacht pour une petite sauterie. Les militaires et les policiers faisaient partie de la soirée. Ils ont ainsi pu se remettre de leurs émotions et de leur montee d'adrénaline a la vue du bateau canard qui approchait encore et encore...
Ce matin, je suis arrivée a la Paz avec mes amies et trois argentins rencontrés dans un restaurant hier soir. Ambiance colonie de vacances. Et mardi, je repars pour le Perou. Je vais longer la cote jusqu' a l'Ecuador.
A tres vite. Et vous comment allez-vous? Des projets de week end pour Paques?
Mangez un oeuf pour moi.
La cloche vous salue bien bas et vous embrasse affectueusement.
Hasta pronto!!
Caroline
PS: Thib, toi aussi tu es sur une ile sans electricité et sans Internet???? ?????
Cette fois, c'est depuis la Bolivie que je vous ecris.
J'ai terminé mon mois de volontariat avec mes petits camarades il y a une semaine. Depuis, je traine mon sac trop lourd sur les routes d'Amerique du sud.
Cette semaine, j'ai traversé le lac Titicaca, d'iles en iles. Le lac est divisé en deux, une partie au Perou et une autre en Bolivie. Avec trois copines de l'establo, nous avons commencé par le cote Perou. D'abord des iles flottantes, construites par les villageois avec des especes de bambou et de la terre qui flotte, forcement. Ils sont deux familles par ile et quand ils ne se supportent plus ou que la famille est trop grande, ils decoupent l'ile en deux et chacun derive avec le courant vers une autre vie. Puis, nous avons dormi sur des iles plus eloignees. Evidemment pas d'eau chaude ni potable, pas d'electricite. Du coup, on ne s'est pas beaucoup lavees pendant 5 jours et surtout, detail plus poétique, on s'éclairait a la lumiere de la bougie. Le seul probleme a 3500 voire 4000 metres d'altitude c'est que pour qu'une allumette se consume, il faut etre patient, vu le manque d'oxygene. Mais sinon c'est agreable. Nous avons dormi
chezl'habitant . De grands lits, enfin de grandes planches en bois avec un matelas de 5 centimetres d'epaisseur, pour dormir, des diners aux chandelles, toujours les memes, soit soupe de quinoa (avec les pommes de terre et le quinoa du potager), truite du lac avec riz et re pommes de terre (cette fois cuisinees sous forme de frites) et pout finir un bon maté de coca pour supporter l'altitude ou de muña contre les maux d'estomac. Qunt aux toilettes, c'est une cabane en bois avec une porte en tole, au fond du jardin, avec un sceau d'eau au pied de la cuvette que les insectes adorent (quand il y a de l'eau...).
ca c'est pour la pratique. Sur les iles, on a marche des heures et des heures avec sous les yeux des paysages uniques: un lac bleu comme la mediterranee, des ruines, des temples, des lopins de terre, des champs de quinoa, des femmes voutees qui recoltent les pommes de terre, des hommes aux bonnets multicolores qui portent des dizaines de kilos sur leurs epaules, quelques panneaux solaires sur les toits, des enfants pieds nus qui demandent des bonbons, le soleil brulant, les chemins de terre, et la douce impression que la serenite existe bel et bien et que le bonheur n'est pas loin.
Puis nous avons passe la frontiere pour entrer en Bolivie. c'est un peu le souk comme a chaque fois en Amerique latine mais tout s'est bien passé. Seule notre amie new yorkaise gardera un mauvais souvemir de ce passage puisque, pour des raisons politiques, les Americains doivent payer 135 dollars pour rentrer en Bolivie. Le douanier ne l'a pas regarde une seule fois, lui a parle comme on parle a un chien qui vient aboyer sous sa fenetre, et lui a demande 250 dollars, histoire d'arrondir ses fins de mois. Heureusement, elle connaissait le tarif et a paye le tarif officiel.
Cote Bolivie, meme enchantement. "L'ile du soleil" est une merveille. Des criques a l'eau verte, des palges de sable, et plus haut des rochers aux couleurs de l'automne, des cactus par ci par la, un temple inca tout en haut, tout pres du soleil, et un chemin interminable qui fait le tour de l'ile. Une sorte de route pavee haut perchee ou se croisent les touristes essoufflés et les vendeurs de colliers tressés. (j'ai d'ailleurs craqué sur un collier noir avec une grosse jade en pendentif... pour le prix d'un petit morceau de comté fruité).
Pour la petite histoire, nous sommes allées faire du pedalo . Oui, je sais, ca fait tres "touriste de base", mais c'est toujours l'occasion de franches rigolades. La, c'etait encore plus drole puisque les pedalos avaient la forme de canard. Curieuses nous nous dirigeons vers un ponton ou nous apercevons une cinquantaine de policiers et des militaires au loin. Nous pedalons (avec bruit de grincement) jusqu'a epuisement, nous nous approchons de plus en plus. Et un policier nous fait signe de reculer. Comme on est un peu rebelles, on continue de pedaler. Et on voit un gros yacht s'approcher du ponton, un bateau moitie bateau des copains de Sarkozy moitie bateau militaire. Et la, on entend un policier raide comme un manche a balai " No duck boat!" ,traduction "Pas de bateau canard!". Sur ce on eclate de rire et on pedale, en riant aux larmes, a reculons. Tout semblait tellement officiel, guindé et formel qu'on a été surprises par ce cri. On
s'attendait a quelque chose de plus agressif et surtout moins ridicule...
En rentrant au quai, les jambes en béton et les abdos en feu, on a demandé au propriétaire des pedalos canards ce qu'il se passait. Le Président Evo Morales était en visite officielle sur l'ile du soleil sur un bateau de l'armée bolivienne. Une fois le president parti, quelques uns de ses ministres sont restes dans la station balneaire sur le yacht pour une petite sauterie. Les militaires et les policiers faisaient partie de la soirée. Ils ont ainsi pu se remettre de leurs émotions et de leur montee d'adrénaline a la vue du bateau canard qui approchait encore et encore...
Ce matin, je suis arrivée a la Paz avec mes amies et trois argentins rencontrés dans un restaurant hier soir. Ambiance colonie de vacances. Et mardi, je repars pour le Perou. Je vais longer la cote jusqu' a l'Ecuador.
A tres vite. Et vous comment allez-vous? Des projets de week end pour Paques?
Mangez un oeuf pour moi.
La cloche vous salue bien bas et vous embrasse affectueusement.
Hasta pronto!!
Caroline
PS: Thib, toi aussi tu es sur une ile sans electricité et sans Internet?????????
Vous allez bien? Il fait beau? Pas trop embetes par les greves? Pas trop tristes pour Alain Bashung?
Ici, la routine s'installe... La mecanique est bien rodee maintenant. Lever tous les jours a 7h, petit dejeuner a 7h30. ca peut etre pain, margarine (pas de beurre), confiture, yaourt (le probleme est qu'il n'y a pas de frigo et au lieu de conserver le "Gloria a la fresa" a 6 degres, on le garde a environ 28 degres donc j'evite). Sinon ca peut etre guacamole (excellentissime..j'ai note la recette), fromage, pomme de terre douce. Hier, l'archeologue John a mange en face de moi le reste de poissons frits de la veille avec mayonnaise, ketchup, sauce piquante, un peu de tomate, et le tout entre deux tranches de pain. c¿est tres agreable des motron minet.. A 12h petantes, dejeuner. Souvent du riz, des pates, des haricots, des legumes. Pqrfois l'apres midi, on a un gouter. Hier, on degraineit le mais et Isa la cuisiniere nous a fait du pop corn. John lui a prefere prendre les haricots du midi et les faire cuire avec des opeufs et deux litres
d'huile vegetale pour se faire des galettes au gouter... Oui John a un gros ventre. Et le soir a 18h30 19h au plus tard, cena. C'est soupe avec riz et legumes.
La journee on travaille. Lundi et mercredi, travail communautaire, type plantage d'arbres, creusage de trous en vue d'une plantation, arrachage d'herbes folles, recoltage de mais puis epluchage puis degrainage (pour les poulets), ou bien comme ce matin quelque chose de plus tranquille. Nous avons decoupe des grands bouts de papiers cartonnes de toutes les couleurs pour les ecoles de la region. Une couleur, un chiffre, une forme, un chiffre. Et la, le drame a eu lieu. La machette, je maitrise, je deblaye des forets, des sites archeolgiques, tout va bien. La pioche, la pelle, la fourche beche, je maitrise (enfin, la fourche beche depuis peu...private joke). Mais il a fallu que je me coupe avec une paire de ciseaux, alors que j'etais en train de decouper le numero dix, un gros bout de carton jaune. Un peu dissipee, agitee a cause de mes camarades de jeu qui passaient une chanson d'un boys band, (c'est pas moi qui ai commence a faire la fofolle, c'est
l'americaine) la lame a malencontreusement ripe, pour atterrir dans mon auriculaire! Quelle HORREEEEEUR! Du coup, il y avait du sang partout sur le beau carton jaune. Pas grave, les enfants doivent apprendre la vraie vie et ses malheurs.
Mardi et jeudi, c'est travail sur un site inca. On arrive sur place, groupes, la machette sur l'epaule, la demarche assuree et le regard de vainqueur, telle l'agence tous risques. A notre arrivee, que des arbres, des hautes herbes, et en dessous on apercoit quelques pierres. Et la, on attaque. Bam un coup par ci, paf un coup par la. Deux heures apres, on decouvre une maison, un temple ou un autel... Les archeologues, eux, viennent a ce moment la, qund le sale boulot est fait, qu'on s'est fait manger par les moustiques, qu'on est tous en sueur. Ils arrivent donc la bouche en coeur, et se mettent a gratter, a enlever la terre et les racines. Le travail minutieux quoi. La semaine prochaine, on va ecrire des numeros sur chaque pierre, un archeologuie va dessiner le mur. Si le mur tombe, on pourra le rebatir pierre par pierre comme l'avaient construit les Incas. On a des cours aussi avec John deux fois par semaine sur Cuzco, le machu picchu, la dynastie
Inca. Hier on a meme appris a compter comme eux avec un systeme de ronds assez complexes. donc on fait marcher les biceps et le cerveau.
Et le vendredi, c'est nettoyage de la maison toute la matinee, a coups de grands sceaux d'eau. On a tous nos balais et on frotte, on frotte. Tout ca en musique. Et a 12h, on est en week end.
La routine je vous dis. Et parfois, il y a des evenements comme mardi dernier.
C'etait l'anniversaire de Freddy, un agriculteur de 21 ans qui travaille avec nous. Le matin, un gros gateau plein de creme comme dans les films l'attendait sur la table. Un petit malin lui a demande d'en mager un bout et lui a fourre la tete dans le gateau. Haha! Rigolade generale! Puis c'est la tradition, on lui casse un oeuf sur la tete et on lui renverse un sachet de confettis sur les cheveux. ca porte chance. Mias un autre petit malin a voulu lui casser un second oeuf sur la tete en le prenant par surprise. Par derriere, il a casse l'oeuf brutalement. ca lui a fait tres mal, d'autant plus qu'il y avait enmcore un poussin a l'interieur!!!Re rigolade. Freddy est donc alle se laver et a commence sa journne avec mal a la tete et la mort d'un bebe poulet sur la conscience. ( decidement, il ne vaut mieux pas naitre poulet ici, on est forcement destine a une fin tragique) Et le soir, les parents de Freddy ont organise une petit
fete. Mignonne la maison des parents, sauf qu'il faut marcher 30 minutes dans la foret sur un petit chemin pour y arriver. On est donc arrives en nage a la petite fete. On nous a fait assoir, on nous a servi (enfin, les femmes nous ont servis) des assiettes remplies de pates , de poulets, de legumes farcis et de pommes de terre. Le tout a la main et sans serviette pour s'essuyer. Vous voyez un enfant de 15 mois manger une tartine de beurre. c'est pareil, autant de gras autour de la bouche. Apres s'etre discretement essuye sur la nappe, nous avons danse la cumbia. Cinq chansons ca va, mais 3 heures ca fait mal au crane.. Et puis il s'est mis a pleuvoir. Et ici quand il pleut, ce n'est pas du pipi de chat, c¿est de la bonne averse qui mouille. Certains ont continue a danser, completement trempes (en meme temps, apres la 27e bouteille de biere, c'est tout de suite moins genant). Je suis alle m'abriter parce que je ne me sentais pas bien. Oui, j'ai
oublie le moment ou la maitresse de maison nous a servis de la chicha, de l'alcool de mais. C'est tout simplement infect. mais , polie et bien elevee j'ai bu. on m'a servi une tisane dans une petite piece. D'un cote, mes camarades et leur biere, dans un coin, et moi, ma tete de deteree et ma tisane, au fond, les enfants qui dormaient sur des especes de planches, et a terre, des enoOormes cafards excites par la cumbia. Un regal! Le moment de rentrer etait tres amusant egalement. Nous avons repris le chemin de montagne, de 10 cm de large, sous la pluie, avec nos torches et mon envie de vomir. On est arrives mouilles mais vivants. Enfin, facon de parler puisque j'avais l'impression que des Aliens etaient entrain de me devorer les boyaux. Apres une nuit a me tordre de douleur, j'arrive pour le petit dej et la, le directeur Dan me raconte comment se fait la chicha. les femmes machent les feuilles de mais, les recrachent dans une casserole et les font
bouillir. puis elles rajoutent des trucs dont je ne mne rappelle plus le nom et laissent fermenter. Normalement c'est au moins quatre jours de fermentation mais dans ce cas precis, elles n'avaient compter que 24 heures. Ces petits details matinaux m'ont totalement acheve, J'ai donc remercie Dan de ces explications et ai couru tres tres vite dans les toilettes. La nuit, pareil. Le seul petit probleme, c'est que je suis dans un lit a hauteur. Donc j'ai du bondir au moins 6 7 fois de mon lit, faisant du meme coup trembler la structure en bois, atrterrissant comme une crepe a terre et reveillant tout le dortoir. Apres deux jours la tete au dessus de la cuvette, j'etais guerie.
A part ce genre de petites anecdotes, c'est calme.
Ce week end, je vais voir le Machu Picchu. Ce sera peut etre l'occasion d'un petit mail la semaine prochaine.
Je vous embrasse tous.
Thibault, toujours a fond dans l'analyse de la vente de Nutella et de preparation de shows?
Sego, quelle est la taille de Juliette por favor, j'ai besoin de mensurations detaillees des pieds a la tete et d'une projection dans le futur aussi. Au pire demande a papa de faire un tableau sur Excel!
David, comment va ton talon?
Les RFIpettes? Qui fait le 2 30 greve???? Un CDD j'imagine..Lolo, tu dois etre sur la depression en milieu scolaire ou un truc du genre... Velerie, comment va notre ami du Modem? Toujours pas d'actu?
Et vous, cheres dames de la danse, ca bas pas-de-basque, ca reverence et ca petit-battementise??
C’est Laulau, écoute moi je comprends très
bien cette petite poule gentille. C’est pas marrant d’être enfermé dans un sac.
Et puis, peut-être que cette poulette
avait une famille, un mari coq, des poussins , des œufs…
Peut-être, elle avait une fête le soir,
cette p’tite poule Péruvienne chez un pote hamster et elle n’a pas pu y aller…
Et pourquoi c’est elle que la vieille dame
a choisie parce qu’elle était plus dodue que les autres ? Oui, elle avait
réussi à s’en sortir …Elle avait épargné un tas de grains de maïs. Une
poule de luxe donc… Et puis, elle a croisé la vieille dame voleuse de volatile…
Moi, je comprends très bien qu’elle soit
sortie du sac…
Quand je pense que la vieille dame l’a
décapitée, ça me donne, oui… ça me donne la chair de…
Caroline, ne sois pas trop inquiète pour
ma santé mentale. « cut,cut,cut,cut,cut… »
se prononce (koeut), tout va bien !
Je t’embrasse et merci pour ces nouvelles
romanesques, Laurence
PS : voilà, j’ai pondu… un p’tit truc…
Laurence Théault
RFI
journaliste service
France
01 56 40 44 54
06 88 22 17 92
De :caroperou@... [mailto:caroperou@...] De la part de vicq caroline Envoyé : mardi 10 mars 2009
00:26 À :caroperou@... Objet : [caroperou] la
vieille dame et la poulette
Bonjour a tous,
J'espere que tout le monde va bien, qu'il ne fait
pas trop froid, que vous avez du travail et que la vie est belle.
Ici, c'est la saison des pluies. il fait chaud dans
la journee et la nuit il pleut comme lama qui urine (pour rester correcte).
Noius travaillons toujours autant: apres avoir creuse les trous, nous y avons
planté des fruits, avec un peu de composte et d'excrements d'oiseaux (j'en ai
d'ailleurs encore un peu derriere les ongles...oui l'avantage c'est qu'avec
toutes les choses etranges ou non comestibles que je touche, j'ai arrete de
me ronger les ongles). Nous avons aussi deblayé le chemin royal inca, l'une des
principales routes qu'empruntaient les rois. mais on est loin de la brosse a
dents pour nettoyer les pierres. on y carrement allé a la machette puisque
c'est en pleine foret et que les pierres sont completement recouvertes de
lianes, de fleurs, de feuilles... ca defoule la machette! je vais avoir les
bras de monsieur muscle en rentrant.
Et puis j'ai passe mon premier week end loin de la
ferme avec mes camarades de jeu a Cuzco. Et ici qund on se deplace, c'est
toute une histoire. En voici le recit.
Vendredi soir, Lucy la new yorkaise, Lizzie et Alice
les Anglaises, Christof et Manuel les Allemands, Zoe la Canadienne, Allisia
du Minessotta, Chloe la
Bretonne et moi prenons un bus (pourri...ai je besoin de
preciser..) direction Cuzco pour 5 heures de route. Il arrive une heure et
demi en retard. Nous sommes bien installes. A cote de Chloe un Peruvien ivre
en sueur avec sa bouteille contre la poitrine. Je suis juste a cote d'une
vieille dame avec les grandes nattes dans le dos et des tas de paquets a ses pieds,
et dans un des sacs, ca bouge... la j'apercois une crete.. ma petite mamie a
donc emporte un poulet.. ca va il se tient tranquille. Tout se passe, nous
arrivons a 4000 metres
d'altitude, petit mal de tete. Et la, le bus s'arrete. Apres 15 minutes d'arret,
nous descendons pour voir ce qu'il se passe. Devant le bus, des dizaines de
voitures arretees, et au bout de la file, une enorme coulee de boue et de
pierre (celle ci n'a pas emporte la route contrairement aux fameuses coulees
alpines...papa tu comprendras certainement cette allusion). c'est comme un
mur de pierres. Une dame nous dit qu'ils ont l'habitude, que c'est la saison,
mais que la, on va passer la nuit dans le bus. La DDE peruvienne n'etant pas
tres reactive, les hommes se sont decides a degager la route en enlevant eux
memes les pierres... a la main... Ils sont donc une dizaine a faire rouler
les pierres, quand brusquement on entend comme un bruit de tonnerre. de
nouvelles pierres s'appretent a tomber. Tout le monde se met a courir
nerveusement loin du tas de pierres et une pluie de rocs tombent sur la
route. le deluge passé, les hommes, n'ecoutant que leur courage, y
retournent, et ainsi de suite pendant une heure. la nuit commence a tomber et
nous sommes toujours la sur cette route a 4000 metres avec un
mal de tete pas possible. Nius avons fini tous nos gateaux et nos bananes. on
commence a s'inquieter. Et puis apres deux heures d'attente, finalement, ils
arrivent a degager un bout de route, juste la place pour les voitures. Pas
pour les bus. Donc quelqu'un propose qu'on descende des bus, qu'on
traverse a pied avec nos affaires et qu'on prenne les bus de l'autre cote de
la coulee, et que les autres fqssent la meme chose. le probleme c'est
que les pierres continaient a tomber regulierement. Mais qu'importe, quand on
est descendant d'Inca, on n'a pas peur d'une coulee de boue. Donc pas le
choix, on doit traverser. Les meres de familles portent leurs enfants et
leurs paquets enveloppes dans des tissus de toutes les couleurs, les vieilles
dames portent peniblement leurs sacs, les routards ont leur sac a dos
enormes. Nous arrivons donc a la coulee. Nous attendons que des grosses
pierres tombent, et la, on court on court on court dans le noir avec ce bruit
de tonnerre qui ressurgit du haut de la montagne. Les hommes nous crient
"Vamoa vamos, mas rapido!!". Ouf on arrive de l'autre cote en vie.
Et on monte dans un autre bus. On retrouve les memes, le Peruvien saoul mais
sans sa bouteille, la vieille dame aec ses paquets et une bosse sur la tete
vu qu'elle s'est pris une pierre, et la poulette qui n'a malheureusement pas
succombe a la montee d'adrenaline de la traversee. Tout lemonde est la, le
chauffeur part. Enfin, d'abord il fait demi tour, dans l'obscurité, sur une
route minuscule de montagne. Les Peruviens sont calmes et nous, les touristes
pas vraiment habitues, on fait des prieres. Meme les athees pare que c'est un
cas de force majeur. tout se passe bien et on reprend la route. Je m'occupe
de la dame blessee a cote de moi, je lui donne mon eau, lui propose mon
doliprane, parle un peu avec elle. Puis je m'endors. Et au milieu de mon
sommeil, je sens qu'elle me recouvre le corps d'une chaude couverture. En
ouvrant les yeux, je la vois qui me sourit, comme une grand mere
bienveillante, et que me dit "c'est de l'alpaga, vous aurez plus
chaud comme ca". Elle tire un petit bout ce ce tissu superbe pour se
couvrir elle aussi et nous voila partis sur la route et dans nos reves. Puis,
soudain, j'entends un bruit. La poulette! Ne trouvant pas le sommeil, elle,
elle a prefere faire son interessante et a decidé de sortir de son sac. Elle
reussit a sortir ses ailes ave l'espoir de sortir enfin de cette prison
lorsque la vieille dame douce et febrile lui prend le cou brutalement, lui
cloue le bec (c'est le cas de le dire) et la fourre dans le sac. Pas de pitie
pour les poulets! Mais il en faut plus pour effrayer une cocotte! Et elle
decidera de nous faire le meme coup toutes les 10 minutes. Elle fera moins la
maline quand elle verra sa proprietaire arriver avec un gros couteau aiguise
a l'heure de la guillotine. Hahaha! (rire sadique) Du coup, j'ai mal a
la tete. je ne sais pas si c'est a cause de mes emotions, de l'altitude
, des virages pris a fond la caisse par le chauffeur qui ne veut pas
rater le match de la soiree, de l'odeur d'alpaca ou de l'haleine fétide de la
poulette. un petit bonbon a la coca et ca va mieux. Nous arrivons ENFIN a
Cuzco. Magnifique ville, toute en petites places, en ruelles a l'italienne,
avec ses balcons sculptes en bois, et la montagne, dominante et gigantesque
tout autour, qui veille sur la capitale Inca, comme ma petite
grand mere sur moi. Face a cette beaute, j'en oublie les legers contretemps.
Nous partons tous manger, boire une cerveza cusqueña et danser sur du
reggaeton et de la cumbia toute la nuit (mon dehanche s'ameliore nettement).
Le samedi, visite de forteresses incas (treeeees impressionnant ce travail de
pierres, enormes de 10 tonnes pour les plus grosses, toutes lisses et
assemblees a la perfection), balade a cheval dans les andes autour des ruines
de temples incas ou ils sacrifiaient les lamas (j' aurais bien sacrifié une
poulette...niarc niarc rire mechant). Et dimamche, visite de Moray, ou les
Incas ont construit de grands cercles, comme un oignon ou comme quand on
jette un caillou dans l'eau, petits puis tres grands. c'etait leur potager.
Ils mettaient par exemple des pommes de terre tout en bas ou il fait le plus
chaud, puis les replantaient au cercle du dessus quinze jours apres a une
temperature plus fraiche et ainsi de suite jusqu'a ce qu'elle arrive au
dernier cercle et qu'elle soit recltee. Une maniere de climatiser les
aliments de facon naturelle.
Me revoil donc A Huyro dams notre humble demeure.
demain, on va enfin sur le site archeologique dont je vous ai parlé. Pour
le moment on s'eatit occupe de nos arbres a planter et du chemin inca
mais pas encore des fouilles. J'ai hate.
Ce soir c'est soupe et tortilla a la maison. l'eau
est toujours aussi froide , alors je me lave moins (ici on a moins
l'obsession de la propreté) et quand je le fais ca ne depasse pas les 2
minutes (thibault, prends en de la graine). L'ambiance est tres bonne,
surtout apres ce week end ou on a fait plus ample connaissance. On
s'entend bien, on parle toutes les langues. On travaille tous en bonne
intelligence et ceux qui nous encadrent sont adorables. Pas encore d'ombre au
tableau, pas de vol, pas de diarrhés, pas trop d'égratignures
sur mes mains d'agricultrice, et je commence meme a bronzer un peu.
Merci a ceux qui ont repondu. Je repondrai plus
personnellememt dans la semaine. Je vous laisse un peu de temps pour digérer
la tartine que je viens de produire.
Des bises specialement affectueuses pour ma petite
grande famille. Une pensee pour Gigi, commemt va t elle?
Un poutou a la fraise a Juliette.
Des besitos aux biches. Tout le monde travaille?
Kiki, tu bronzes? Amelie, toujours la vie en rouge? Aurore ton dos, tes
articles, tes amours? Cannelle, tu prepares ton sac?
Bisous aux danseuses. Courage, je suis avec vous!
Bises a Loulou que j'imqgine tres bien avec un
bonnet peruvien.... avec ou sans pompon?
Et des besitos a tous les autres, les rebelles du
service France, la star de RTL...
Ton petit feuilleton nous réjouit à chaque lecture. Cependant, nous réalisons après coup que tu risques ta vie à chaque instant et cela n'est pas rassurant : manier la machette, goûter des plats étonnants par rapport aux mets européens, effectuer des trajets avec des volatiles rebelles, te faire mordre par des insectes, etc... à quand les squelettes incas ? J'ai compris que vous étiez les petites mains qui déblayiez le terrain avant de découvrir les trésors, il en faut !
Salutations à tous les gens qui t'entourent et grosses bises à toi.
Maman
De : vicq caroline <carolinevicq@...> À : caroperou@... Envoyé le : Mardi, 10 Mars 2009, 0h26mn 27s Objet : [caroperou] la vieille dame et la poulette
Bonjour a tous,
J'espere que tout le monde va bien, qu'il ne fait pas trop froid, que vous avez du travail et que la vie est belle.
Ici, c'est la saison des pluies. il fait chaud dans la journee et la nuit il pleut comme lama qui urine (pour rester correcte). Noius travaillons toujours autant: apres avoir creuse les trous, nous y avons planté des fruits, avec un peu de composte et d'excrements d'oiseaux (j'en ai d'ailleurs encore un peu derriere les ongles...oui l'avantage c'est qu'avec toutes les choses etranges ou non comestibles que je touche, j'ai arrete de me ronger les ongles). Nous avons aussi deblayé le chemin royal inca, l'une des principales routes qu'empruntaient les rois. mais on est loin de la brosse a dents pour nettoyer les pierres. on y carrement allé a la machette puisque c'est en pleine foret et que les pierres sont completement recouvertes de lianes, de fleurs, de feuilles... ca defoule la machette! je vais avoir les bras de monsieur muscle en rentrant.
Et puis j'ai passe mon premier week end loin de la ferme avec mes camarades de jeu a Cuzco. Et ici qund on se deplace, c'est toute une histoire. En voici le recit.
Vendredi soir, Lucy la new yorkaise, Lizzie et Alice les Anglaises, Christof et Manuel les Allemands, Zoe la Canadienne, Allisia du Minessotta, Chloe la Bretonne et moi prenons un bus (pourri...ai je besoin de preciser..) direction Cuzco pour 5 heures de route. Il arrive une heure et demi en retard. Nous sommes bien installes. A cote de Chloe un Peruvien ivre en sueur avec sa bouteille contre la poitrine. Je suis juste a cote d'une vieille dame avec les grandes nattes dans le dos et des tas de paquets a ses pieds, et dans un des sacs, ca bouge... la j'apercois une crete.. ma petite mamie a donc emporte un poulet.. ca va il se tient tranquille. Tout se passe, nous arrivons a 4000 metres d'altitude, petit mal de tete. Et la, le bus s'arrete. Apres 15 minutes d'arret, nous descendons pour voir ce qu'il se passe. Devant le bus, des dizaines de voitures arretees, et au bout de la file, une enorme coulee de boue et de pierre (celle ci n'a pas emporte la
route contrairement aux fameuses coulees alpines...papa tu comprendras certainement cette allusion). c'est comme un mur de pierres. Une dame nous dit qu'ils ont l'habitude, que c'est la saison, mais que la, on va passer la nuit dans le bus. La DDE peruvienne n'etant pas tres reactive, les hommes se sont decides a degager la route en enlevant eux memes les pierres... a la main... Ils sont donc une dizaine a faire rouler les pierres, quand brusquement on entend comme un bruit de tonnerre. de nouvelles pierres s'appretent a tomber. Tout le monde se met a courir nerveusement loin du tas de pierres et une pluie de rocs tombent sur la route. le deluge passé, les hommes, n'ecoutant que leur courage, y retournent, et ainsi de suite pendant une heure. la nuit commence a tomber et nous sommes toujours la sur cette route a 4000 metres avec un mal de tete pas possible. Nius avons fini tous nos gateaux et nos bananes. on commence a s'inquieter. Et puis apres
deux heures d'attente, finalement, ils arrivent a degager un bout de route, juste la place pour les voitures. Pas pour les bus. Donc quelqu'un propose qu'on descende des bus, qu'on traverse a pied avec nos affaires et qu'on prenne les bus de l'autre cote de la coulee, et que les autres fqssent la meme chose. le probleme c'est que les pierres continaient a tomber regulierement. Mais qu'importe, quand on est descendant d'Inca, on n'a pas peur d'une coulee de boue. Donc pas le choix, on doit traverser. Les meres de familles portent leurs enfants et leurs paquets enveloppes dans des tissus de toutes les couleurs, les vieilles dames portent peniblement leurs sacs, les routards ont leur sac a dos enormes. Nous arrivons donc a la coulee. Nous attendons que des grosses pierres tombent, et la, on court on court on court dans le noir avec ce bruit de tonnerre qui ressurgit du haut de la montagne. Les hommes nous crient "Vamoa vamos, mas rapido!!". Ouf
on arrive de l'autre cote en vie. Et on monte dans un autre bus. On retrouve les memes, le Peruvien saoul mais sans sa bouteille, la vieille dame aec ses paquets et une bosse sur la tete vu qu'elle s'est pris une pierre, et la poulette qui n'a malheureusement pas succombe a la montee d'adrenaline de la traversee. Tout lemonde est la, le chauffeur part. Enfin, d'abord il fait demi tour, dans l'obscurité, sur une route minuscule de montagne. Les Peruviens sont calmes et nous, les touristes pas vraiment habitues, on fait des prieres. Meme les athees pare que c'est un cas de force majeur. tout se passe bien et on reprend la route. Je m'occupe de la dame blessee a cote de moi, je lui donne mon eau, lui propose mon doliprane, parle un peu avec elle. Puis je m'endors. Et au milieu de mon sommeil, je sens qu'elle me recouvre le corps d'une chaude couverture. En ouvrant les yeux, je la vois qui me sourit, comme une grand mere bienveillante, et que me dit
"c'est de l'alpaga, vous aurez plus chaud comme ca". Elle tire un petit bout ce ce tissu superbe pour se couvrir elle aussi et nous voila partis sur la route et dans nos reves. Puis, soudain, j'entends un bruit. La poulette! Ne trouvant pas le sommeil, elle, elle a prefere faire son interessante et a decidé de sortir de son sac. Elle reussit a sortir ses ailes ave l'espoir de sortir enfin de cette prison lorsque la vieille dame douce et febrile lui prend le cou brutalement, lui cloue le bec (c'est le cas de le dire) et la fourre dans le sac. Pas de pitie pour les poulets! Mais il en faut plus pour effrayer une cocotte! Et elle decidera de nous faire le meme coup toutes les 10 minutes. Elle fera moins la maline quand elle verra sa proprietaire arriver avec un gros couteau aiguise a l'heure de la guillotine. Hahaha! (rire sadique) Du coup, j'ai mal a la tete. je ne sais pas si c'est a cause de mes emotions, de l'altitude , des virages
pris a fond la caisse par le chauffeur qui ne veut pas rater le match de la soiree, de l'odeur d'alpaca ou de l'haleine fétide de la poulette. un petit bonbon a la coca et ca va mieux. Nous arrivons ENFIN a Cuzco. Magnifique ville, toute en petites places, en ruelles a l'italienne, avec ses balcons sculptes en bois, et la montagne, dominante et gigantesque tout autour, qui veille sur la capitale Inca, comme ma petite grand mere sur moi. Face a cette beaute, j'en oublie les legers contretemps. Nous partons tous manger, boire une cerveza cusqueña et danser sur du reggaeton et de la cumbia toute la nuit (mon dehanche s'ameliore nettement). Le samedi, visite de forteresses incas (treeeees impressionnant ce travail de pierres, enormes de 10 tonnes pour les plus grosses, toutes lisses et assemblees a la perfection), balade a cheval dans les andes autour des ruines de temples incas ou ils sacrifiaient les lamas (j' aurais bien sacrifié une
poulette...niarc niarc rire mechant). Et dimamche, visite de Moray, ou les Incas ont construit de grands cercles, comme un oignon ou comme quand on jette un caillou dans l'eau, petits puis tres grands. c'etait leur potager. Ils mettaient par exemple des pommes de terre tout en bas ou il fait le plus chaud, puis les replantaient au cercle du dessus quinze jours apres a une temperature plus fraiche et ainsi de suite jusqu'a ce qu'elle arrive au dernier cercle et qu'elle soit recltee. Une maniere de climatiser les aliments de facon naturelle.
Me revoil donc A Huyro dams notre humble demeure. demain, on va enfin sur le site archeologique dont je vous ai parlé. Pour le moment on s'eatit occupe de nos arbres a planter et du chemin inca mais pas encore des fouilles. J'ai hate.
Ce soir c'est soupe et tortilla a la maison. l'eau est toujours aussi froide , alors je me lave moins (ici on a moins l'obsession de la propreté) et quand je le fais ca ne depasse pas les 2 minutes (thibault, prends en de la graine). L'ambiance est tres bonne, surtout apres ce week end ou on a fait plus ample connaissance. On s'entend bien, on parle toutes les langues. On travaille tous en bonne intelligence et ceux qui nous encadrent sont adorables. Pas encore d'ombre au tableau, pas de vol, pas de diarrhés, pas trop d'égratignures sur mes mains d'agricultrice, et je commence meme a bronzer un peu.
Merci a ceux qui ont repondu. Je repondrai plus personnellememt dans la semaine. Je vous laisse un peu de temps pour digérer la tartine que je viens de produire.
Des bises specialement affectueuses pour ma petite grande famille. Une pensee pour Gigi, commemt va t elle?
Un poutou a la fraise a Juliette.
Des besitos aux biches. Tout le monde travaille? Kiki, tu bronzes? Amelie, toujours la vie en rouge? Aurore ton dos, tes articles, tes amours? Cannelle, tu prepares ton sac?
Bisous aux danseuses. Courage, je suis avec vous!
Bises a Loulou que j'imqgine tres bien avec un bonnet peruvien.... avec ou sans pompon?
Et des besitos a tous les autres, les rebelles du service France, la star de RTL...
Oh la la, caropérou ! Indiana Jones à
côté de toi, c’est un rigolo. J’adore le feuilleton de tes
aventures. Surtout, continue, tes mails nous sortent un peu de la grisaille et
de la routine même si, bien sûr, comme tu l’imagines ça pulse à RFI !!!!!
Enfin, lolo et moi on dit toujours plein de bêtises et ça nous distrait.
Bon courage pour tes grands travaux (fais
gaffe quand même avec les machettes !)
Bises
Valérie
De :
caroperou@... [mailto:caroperou@...] De la part de vicq caroline Envoyé : mardi 10 mars 2009
00:26 À : caroperou@... Objet : [caroperou] la
vieille dame et la poulette
Bonjour a tous,
J'espere que tout le monde va bien, qu'il ne fait
pas trop froid, que vous avez du travail et que la vie est belle.
Ici, c'est la saison des pluies. il fait chaud dans
la journee et la nuit il pleut comme lama qui urine (pour rester correcte).
Noius travaillons toujours autant: apres avoir creuse les trous, nous y avons
planté des fruits, avec un peu de composte et d'excrements d'oiseaux (j'en ai
d'ailleurs encore un peu derriere les ongles...oui l'avantage c'est qu'avec
toutes les choses etranges ou non comestibles que je touche, j'ai arrete de
me ronger les ongles). Nous avons aussi deblayé le chemin royal inca, l'une des
principales routes qu'empruntaient les rois. mais on est loin de la brosse a
dents pour nettoyer les pierres. on y carrement allé a la machette puisque
c'est en pleine foret et que les pierres sont completement recouvertes de
lianes, de fleurs, de feuilles... ca defoule la machette! je vais avoir les
bras de monsieur muscle en rentrant.
Et puis j'ai passe mon premier week end loin de la
ferme avec mes camarades de jeu a Cuzco. Et ici qund on se deplace, c'est
toute une histoire. En voici le recit.
Vendredi soir, Lucy la new yorkaise, Lizzie et Alice
les Anglaises, Christof et Manuel les Allemands, Zoe la Canadienne, Allisia
du Minessotta, Chloe la Bretonne et moi prenons un bus (pourri...ai je besoin
de preciser..) direction Cuzco pour 5 heures de route. Il arrive une heure et
demi en retard. Nous sommes bien installes. A cote de Chloe un Peruvien ivre
en sueur avec sa bouteille contre la poitrine. Je suis juste a cote d'une vieille
dame avec les grandes nattes dans le dos et des tas de paquets a ses pieds,
et dans un des sacs, ca bouge... la j'apercois une crete.. ma petite mamie a
donc emporte un poulet.. ca va il se tient tranquille. Tout se passe, nous
arrivons a 4000 metres
d'altitude, petit mal de tete. Et la, le bus s'arrete. Apres 15 minutes d'arret,
nous descendons pour voir ce qu'il se passe. Devant le bus, des dizaines de
voitures arretees, et au bout de la file, une enorme coulee de boue et de
pierre (celle ci n'a pas emporte la route contrairement aux fameuses coulees
alpines...papa tu comprendras certainement cette allusion). c'est comme un
mur de pierres. Une dame nous dit qu'ils ont l'habitude, que c'est la saison,
mais que la, on va passer la nuit dans le bus. La DDE peruvienne n'etant pas
tres reactive, les hommes se sont decides a degager la route en enlevant eux
memes les pierres... a la
main... Ils sont donc une dizaine a faire rouler les
pierres, quand brusquement on entend comme un bruit de tonnerre. de nouvelles
pierres s'appretent a tomber. Tout le monde se met a courir nerveusement loin
du tas de pierres et une pluie de rocs tombent sur la route. le deluge passé,
les hommes, n'ecoutant que leur courage, y retournent, et ainsi de suite
pendant une heure. la nuit commence a tomber et nous sommes toujours la sur
cette route a 4000
metres avec un mal de tete pas possible. Nius avons
fini tous nos gateaux et nos bananes. on commence a s'inquieter. Et puis
apres deux heures d'attente, finalement, ils arrivent a degager un bout de
route, juste la place pour les voitures. Pas pour les bus. Donc quelqu'un
propose qu'on descende des bus, qu'on traverse a pied avec nos affaires
et qu'on prenne les bus de l'autre cote de la coulee, et que les autres
fqssent la meme chose. le probleme c'est que les pierres continaient a
tomber regulierement. Mais qu'importe, quand on est descendant d'Inca, on n'a
pas peur d'une coulee de boue. Donc pas le choix, on doit traverser. Les
meres de familles portent leurs enfants et leurs paquets enveloppes dans des
tissus de toutes les couleurs, les vieilles dames portent peniblement leurs
sacs, les routards ont leur sac a dos enormes. Nous arrivons donc a la coulee. Nous
attendons que des grosses pierres tombent, et la, on court on court on court
dans le noir avec ce bruit de tonnerre qui ressurgit du haut de la montagne. Les
hommes nous crient "Vamoa vamos, mas rapido!!". Ouf on arrive de
l'autre cote en vie. Et on monte dans un autre bus. On retrouve les memes, le
Peruvien saoul mais sans sa bouteille, la vieille dame aec ses paquets et une
bosse sur la tete vu qu'elle s'est pris une pierre, et la poulette qui n'a
malheureusement pas succombe a la montee d'adrenaline de la traversee. Tout
lemonde est la, le chauffeur part. Enfin, d'abord il fait demi tour, dans
l'obscurité, sur une route minuscule de montagne. Les Peruviens sont calmes
et nous, les touristes pas vraiment habitues, on fait des prieres. Meme les
athees pare que c'est un cas de force majeur. tout se passe bien et on
reprend la route. Je
m'occupe de la dame blessee a cote de moi, je lui donne mon eau, lui propose
mon doliprane, parle un peu avec elle. Puis je m'endors. Et au milieu de mon
sommeil, je sens qu'elle me recouvre le corps d'une chaude couverture. En
ouvrant les yeux, je la vois qui me sourit, comme une grand mere
bienveillante, et que me dit "c'est de l'alpaga, vous aurez plus
chaud comme ca". Elle tire un petit bout ce ce tissu superbe pour se
couvrir elle aussi et nous voila partis sur la route et dans nos reves. Puis,
soudain, j'entends un bruit. La poulette! Ne trouvant pas le sommeil, elle,
elle a prefere faire son interessante et a decidé de sortir de son sac. Elle
reussit a sortir ses ailes ave l'espoir de sortir enfin de cette prison
lorsque la vieille dame douce et febrile lui prend le cou brutalement, lui
cloue le bec (c'est le cas de le dire) et la fourre dans le sac. Pas de pitie
pour les poulets! Mais il en faut plus pour effrayer une cocotte! Et elle
decidera de nous faire le meme coup toutes les 10 minutes. Elle fera moins la
maline quand elle verra sa proprietaire arriver avec un gros couteau aiguise
a l'heure de la
guillotine. Hahaha! (rire sadique) Du coup, j'ai mal a
la tete. je ne sais pas si c'est a cause de mes emotions, de l'altitude
, des virages pris a fond la caisse par le chauffeur qui ne veut pas
rater le match de la soiree, de l'odeur d'alpaca ou de l'haleine fétide de la
poulette. un petit bonbon a la coca et ca va mieux. Nous arrivons ENFIN a
Cuzco. Magnifique ville, toute en petites places, en ruelles a l'italienne,
avec ses balcons sculptes en bois, et la montagne, dominante et gigantesque
tout autour, qui veille sur la capitale Inca, comme ma petite grand mere
sur moi. Face a cette beaute, j'en oublie les legers contretemps. Nous
partons tous manger, boire une cerveza cusqueña et danser sur du reggaeton et
de la cumbia toute la nuit (mon dehanche s'ameliore nettement). Le samedi,
visite de forteresses incas (treeeees impressionnant ce travail de pierres,
enormes de 10 tonnes pour les plus grosses, toutes lisses et assemblees a la
perfection), balade a cheval dans les andes autour des ruines de temples
incas ou ils sacrifiaient les lamas (j' aurais bien sacrifié une
poulette...niarc niarc rire mechant). Et dimamche, visite de Moray, ou les
Incas ont construit de grands cercles, comme un oignon ou comme quand on
jette un caillou dans l'eau, petits puis tres grands. c'etait leur potager.
Ils mettaient par exemple des pommes de terre tout en bas ou il fait le plus
chaud, puis les replantaient au cercle du dessus quinze jours apres a une
temperature plus fraiche et ainsi de suite jusqu'a ce qu'elle arrive au
dernier cercle et qu'elle soit recltee. Une maniere de climatiser les
aliments de facon naturelle.
Me revoil donc A Huyro dams notre humble demeure.
demain, on va enfin sur le site archeologique dont je vous ai parlé. Pour
le moment on s'eatit occupe de nos arbres a planter et du chemin inca
mais pas encore des fouilles. J'ai hate.
Ce soir c'est soupe et tortilla a la maison. l'eau
est toujours aussi froide , alors je me lave moins (ici on a moins
l'obsession de la propreté) et quand je le fais ca ne depasse pas les 2
minutes (thibault, prends en de la graine). L'ambiance est tres bonne,
surtout apres ce week end ou on a fait plus ample connaissance. On
s'entend bien, on parle toutes les langues. On travaille tous en bonne
intelligence et ceux qui nous encadrent sont adorables. Pas encore d'ombre au
tableau, pas de vol, pas de diarrhés, pas trop d'égratignures
sur mes mains d'agricultrice, et je commence meme a bronzer un peu.
Merci a ceux qui ont repondu. Je repondrai plus
personnellememt dans la
semaine. Je vous laisse un peu de temps pour digérer la
tartine que je viens de produire.
Des bises specialement affectueuses pour ma petite
grande famille. Une pensee pour Gigi, commemt va t elle?
Un poutou a la fraise a Juliette.
Des besitos aux biches. Tout le monde travaille?
Kiki, tu bronzes? Amelie, toujours la vie en rouge? Aurore ton dos, tes
articles, tes amours? Cannelle, tu prepares ton sac?
Bisous aux danseuses. Courage, je suis avec vous!
Bises a Loulou que j'imqgine tres bien avec un
bonnet peruvien.... avec ou sans pompon?
Et des besitos a tous les autres, les rebelles du
service France, la star de RTL...
J'espere que tout le monde va bien, qu'il ne fait pas trop froid, que vous avez du travail et que la vie est belle.
Ici, c'est la saison des pluies. il fait chaud dans la journee et la nuit il pleut comme lama qui urine (pour rester correcte). Noius travaillons toujours autant: apres avoir creuse les trous, nous y avons planté des fruits, avec un peu de composte et d'excrements d'oiseaux (j'en ai d'ailleurs encore un peu derriere les ongles...oui l'avantage c'est qu'avec toutes les choses etranges ou non comestibles que je touche, j'ai arrete de me ronger les ongles). Nous avons aussi deblayé le chemin royal inca, l'une des principales routes qu'empruntaient les rois. mais on est loin de la brosse a dents pour nettoyer les pierres. on y carrement allé a la machette puisque c'est en pleine foret et que les pierres sont completement recouvertes de lianes, de fleurs, de feuilles... ca defoule la machette! je vais avoir les bras de monsieur muscle en rentrant.
Et puis j'ai passe mon premier week end loin de la ferme avec mes camarades de jeu a Cuzco. Et ici qund on se deplace, c'est toute une histoire. En voici le recit.
Vendredi soir, Lucy la new yorkaise, Lizzie et Alice les Anglaises, Christof et Manuel les Allemands, Zoe la Canadienne, Allisia du Minessotta, Chloe la Bretonne et moi prenons un bus (pourri...ai je besoin de preciser..) direction Cuzco pour 5 heures de route. Il arrive une heure et demi en retard. Nous sommes bien installes. A cote de Chloe un Peruvien ivre en sueur avec sa bouteille contre la poitrine. Je suis juste a cote d'une vieille dame avec les grandes nattes dans le dos et des tas de paquets a ses pieds, et dans un des sacs, ca bouge... la j'apercois une crete.. ma petite mamie a donc emporte un poulet.. ca va il se tient tranquille. Tout se passe, nous arrivons a 4000 metres d'altitude, petit mal de tete. Et la, le bus s'arrete. Apres 15 minutes d'arret, nous descendons pour voir ce qu'il se passe. Devant le bus, des dizaines de voitures arretees, et au bout de la file, une enorme coulee de boue et de pierre (celle ci n'a pas emporte la
route contrairement aux fameuses coulees alpines...papa tu comprendras certainement cette allusion). c'est comme un mur de pierres. Une dame nous dit qu'ils ont l'habitude, que c'est la saison, mais que la, on va passer la nuit dans le bus. La DDE peruvienne n'etant pas tres reactive, les hommes se sont decides a degager la route en enlevant eux memes les pierres... a la main... Ils sont donc une dizaine a faire rouler les pierres, quand brusquement on entend comme un bruit de tonnerre. de nouvelles pierres s'appretent a tomber. Tout le monde se met a courir nerveusement loin du tas de pierres et une pluie de rocs tombent sur la route. le deluge passé, les hommes, n'ecoutant que leur courage, y retournent, et ainsi de suite pendant une heure. la nuit commence a tomber et nous sommes toujours la sur cette route a 4000 metres avec un mal de tete pas possible. Nius avons fini tous nos gateaux et nos bananes. on commence a s'inquieter. Et puis apres
deux heures d'attente, finalement, ils arrivent a degager un bout de route, juste la place pour les voitures. Pas pour les bus. Donc quelqu'un propose qu'on descende des bus, qu'on traverse a pied avec nos affaires et qu'on prenne les bus de l'autre cote de la coulee, et que les autres fqssent la meme chose. le probleme c'est que les pierres continaient a tomber regulierement. Mais qu'importe, quand on est descendant d'Inca, on n'a pas peur d'une coulee de boue. Donc pas le choix, on doit traverser. Les meres de familles portent leurs enfants et leurs paquets enveloppes dans des tissus de toutes les couleurs, les vieilles dames portent peniblement leurs sacs, les routards ont leur sac a dos enormes. Nous arrivons donc a la coulee. Nous attendons que des grosses pierres tombent, et la, on court on court on court dans le noir avec ce bruit de tonnerre qui ressurgit du haut de la montagne. Les hommes nous crient "Vamoa vamos, mas rapido!!". Ouf
on arrive de l'autre cote en vie. Et on monte dans un autre bus. On retrouve les memes, le Peruvien saoul mais sans sa bouteille, la vieille dame aec ses paquets et une bosse sur la tete vu qu'elle s'est pris une pierre, et la poulette qui n'a malheureusement pas succombe a la montee d'adrenaline de la traversee. Tout lemonde est la, le chauffeur part. Enfin, d'abord il fait demi tour, dans l'obscurité, sur une route minuscule de montagne. Les Peruviens sont calmes et nous, les touristes pas vraiment habitues, on fait des prieres. Meme les athees pare que c'est un cas de force majeur. tout se passe bien et on reprend la route. Je m'occupe de la dame blessee a cote de moi, je lui donne mon eau, lui propose mon doliprane, parle un peu avec elle. Puis je m'endors. Et au milieu de mon sommeil, je sens qu'elle me recouvre le corps d'une chaude couverture. En ouvrant les yeux, je la vois qui me sourit, comme une grand mere bienveillante, et que me dit
"c'est de l'alpaga, vous aurez plus chaud comme ca". Elle tire un petit bout ce ce tissu superbe pour se couvrir elle aussi et nous voila partis sur la route et dans nos reves. Puis, soudain, j'entends un bruit. La poulette! Ne trouvant pas le sommeil, elle, elle a prefere faire son interessante et a decidé de sortir de son sac. Elle reussit a sortir ses ailes ave l'espoir de sortir enfin de cette prison lorsque la vieille dame douce et febrile lui prend le cou brutalement, lui cloue le bec (c'est le cas de le dire) et la fourre dans le sac. Pas de pitie pour les poulets! Mais il en faut plus pour effrayer une cocotte! Et elle decidera de nous faire le meme coup toutes les 10 minutes. Elle fera moins la maline quand elle verra sa proprietaire arriver avec un gros couteau aiguise a l'heure de la guillotine. Hahaha! (rire sadique) Du coup, j'ai mal a la tete. je ne sais pas si c'est a cause de mes emotions, de l'altitude , des virages
pris a fond la caisse par le chauffeur qui ne veut pas rater le match de la soiree, de l'odeur d'alpaca ou de l'haleine fétide de la poulette. un petit bonbon a la coca et ca va mieux. Nous arrivons ENFIN a Cuzco. Magnifique ville, toute en petites places, en ruelles a l'italienne, avec ses balcons sculptes en bois, et la montagne, dominante et gigantesque tout autour, qui veille sur la capitale Inca, comme ma petite grand mere sur moi. Face a cette beaute, j'en oublie les legers contretemps. Nous partons tous manger, boire une cerveza cusqueña et danser sur du reggaeton et de la cumbia toute la nuit (mon dehanche s'ameliore nettement). Le samedi, visite de forteresses incas (treeeees impressionnant ce travail de pierres, enormes de 10 tonnes pour les plus grosses, toutes lisses et assemblees a la perfection), balade a cheval dans les andes autour des ruines de temples incas ou ils sacrifiaient les lamas (j' aurais bien sacrifié une
poulette...niarc niarc rire mechant). Et dimamche, visite de Moray, ou les Incas ont construit de grands cercles, comme un oignon ou comme quand on jette un caillou dans l'eau, petits puis tres grands. c'etait leur potager. Ils mettaient par exemple des pommes de terre tout en bas ou il fait le plus chaud, puis les replantaient au cercle du dessus quinze jours apres a une temperature plus fraiche et ainsi de suite jusqu'a ce qu'elle arrive au dernier cercle et qu'elle soit recltee. Une maniere de climatiser les aliments de facon naturelle.
Me revoil donc A Huyro dams notre humble demeure. demain, on va enfin sur le site archeologique dont je vous ai parlé. Pour le moment on s'eatit occupe de nos arbres a planter et du chemin inca mais pas encore des fouilles. J'ai hate.
Ce soir c'est soupe et tortilla a la maison. l'eau est toujours aussi froide , alors je me lave moins (ici on a moins l'obsession de la propreté) et quand je le fais ca ne depasse pas les 2 minutes (thibault, prends en de la graine). L'ambiance est tres bonne, surtout apres ce week end ou on a fait plus ample connaissance. On s'entend bien, on parle toutes les langues. On travaille tous en bonne intelligence et ceux qui nous encadrent sont adorables. Pas encore d'ombre au tableau, pas de vol, pas de diarrhés, pas trop d'égratignures sur mes mains d'agricultrice, et je commence meme a bronzer un peu.
Merci a ceux qui ont repondu. Je repondrai plus personnellememt dans la semaine. Je vous laisse un peu de temps pour digérer la tartine que je viens de produire.
Des bises specialement affectueuses pour ma petite grande famille. Une pensee pour Gigi, commemt va t elle?
Un poutou a la fraise a Juliette.
Des besitos aux biches. Tout le monde travaille? Kiki, tu bronzes? Amelie, toujours la vie en rouge? Aurore ton dos, tes articles, tes amours? Cannelle, tu prepares ton sac?
Bisous aux danseuses. Courage, je suis avec vous!
Bises a Loulou que j'imqgine tres bien avec un bonnet peruvien.... avec ou sans pompon?
Et des besitos a tous les autres, les rebelles du service France, la star de RTL...
Merci pour ce premier récit de ton petit
carnet de voyage. C’est rudement bien écrit, drôle, vif et sensible.
Ca fait du bien. On y est. On a envie d’y
être.
Deux trois petites questions que j’aimerais
te poser, Caroline, est-ce que les musiciens portaient ces fameux bonnets
tricotés à petites oreilles pendantes dits bonnets péruviens ?
Comment sait-on que la construction du
four est terminée ?
Pourquoi les Péruviens mangent-ils du
hamster alors que le petit rongeur n’est jamais à la carte de la cantine
de Radio-France ?
Pourquoi les haricots du Pérou sont-ils
plus charnus que les nôtres ?
Est-que le fait que les péruviens soient
petits et trapus a un lien avec le fait qu’ils croquent du hamster (court
sur pattes et souvent grassouillet) ?
Caroline, je suis contente d’avoir
de tes nouvelles, ici à la radio, c’est assez calme.
Les petits 2’ 30 s’enchainent
et se ressemblent..Orchestrés par le chat siamois : Sophie et la chat
angora : Clarisse !
Je t’embrasse affectueusement,
Laurence
Laurence Théault
RFI
journaliste service
France
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De :
caroperou@... [mailto:caroperou@...] De la part de vicq caroline Envoyé : lundi 2 mars 2009
23:20 À :
caroperou@...; Anais Millour Objet : [caroperou] en vivo
de la selva
bonjour a tous,
desolee d'ecrire si tard mais intrenet et la jungle sont assez
incompatibles.. oui je vis dans la jungle.
mais commencons par le debut.
apres avoir pris mes trois avions, je suis arrivee a cusco (accueilie
par un orchestre de peruviens en poncho avec la flute de pan a la bouche....
forcement c'est la que tous les touristes debarquent pour se rendre au
macchu picchu) ou une personne de l'association m'attendait. j'ai pris un
taxi puis un mini bus, le tout pendant 1 heure et demi. je suis arrivee a
Urubamba la ville un peu civilisee du coin. je devais prendre un autre bus avec
les gens d l'association mais il avait plu la veille et donc nous devions
attendre, le temps que les travaux soient faits. du coup, avec Americo, ernesto
et les autres en o, mous sommes alles chez americo pour boire un verre (il fait
tres haud, 30 en matinee). et comme j'ai beaucoup de chance, c'etait
l'anniversaire du grand pere, donc il y avait toute la famille, beaucoup de
biere et surtout des tas de trucs a manger. ils m'ont tout fait gouter, le mais
sacre de la vallee des incas, le poulet fraichement tue, les pates avec leur
sauce bizarre dedans, leur boudin local je ne prefere pas savoir ce au'il y
avait dedans), et pour m'achever, j'ai du manger du hamster. c'est
special...mais j'ai surtout pu me venger de tant d'annees d'allergies au
hamster. bien merite!
Apres, quand tous les hommes sirotaient leur 22e biere au soleil, que
les femmes preparaient deja a diner ensemble dans une batisse sans fenetre, et
aue je commencais a avoir envie de vomir, on nous a prevenu qu'on pouvait
prendre la route: 3 heures de lacets dans les andes. dur dur mais je n'ai pas
evacuer le hamster. l'honneur est sauf.
vers 20h heure locale (il y a 6 heures de moins ici), nous arrivons.
entre les bananiers et les mais immenses, j'apercois notre maison. une grande
batisse peinte en blanc entouree de plantes et avec vue sur les montagnes
verdoyantes. je rentre dans lamaison, les volontaires me saluent. nous sommes
50 en tout au perou reparts dans 4 villages. nous sommes donc une dizaine a
Huyro. c'est tres grand mais pas d'electricite, pas d'eau potable (nous
achetons des tonnes de packs en passant en ville), pas d'eau chaude (ce matin
c'etait: "allez un dos tres, aaaah ouie c'est froid, ouh les cheveux, aah
ca coule dans le dos"), au moins on ne gaspille pas.., pas de machine a
laver... c'est une maison ecolo en pleine cambrousse! o joie! une cuisiniuere
Isabela nous fait a manger avec les legumes qui poussent dans le grand potager,
du riz et des gros haricots. muy rico!
apres une bonne nuit de semaine, ma premiere journee. avec la pluie, le
site archeologiaue est impraticable. donc on a fait du jardinage le matin. ou
plutot on a creuse des trous pour planter la semaine prochaine des arbres a
avocats. nous sommes partis avec pelle et pioche a quelques minutes de la
maison et nous avons creuse en plein soleil et dans la boue de la veille. tout
le monde avait de la terre partout, des boutons de moustiques sur les parties
decouvertes du corps, le front transpirant, et les muscles saillants.
heureusement qu'Isabela nous a apportye un jus d'ananas maison pour nous
desalterer. puis dejeuner et l'apres midi, on a fabriaue un four dans une
cabane , a la maniere des incas. on a fait l'argile nous meme, qu'on a mis dans
des moules pour faire des briques. apres sechage, on a fait le four, une couche
d'argile, une couche de briques. on continue demain. j'etais super sale les
mains pleines de boue, de la terre partout. mais j'etais ravie. apres
petite douche (gelee), nous avons pris notre mini bus direction la ville. la il
y a trois ordinateurs avec<internet et quelques troquets. ce soir retour a
la maison dans nos dortoirs , un pour les filles, un pour les garcons, avec<
de grandes moustaquaires qui pendent du plafond.
pas de confort,pas de maquillage, pas d'artifice. je suis ravie ravie
ravie. les paysages sont splendides. les andes sont gigantesques et
majestueuses, recouvertes d'un tapis vert. et autour, des plantes exotiaues, des
animaux partout qui errent ou qui dorment au milieu des routes de terre. ici et
la on voit des marches avec <ces tissus colores suspendus, des enfants aux
joues rondes brulees par le soleil au jouent avec des cailloux, et ces vielles
dames aux longues nattes noires ... tres depaysant. c'etait le but du
voyage... pour le moment je suis comblee.
Demain, on fait un bout du chemin des incas dans la montagne avec John
l'archeologue. he oui¡ John ne ressemble pas a Indiana, desolee, tout
simplement parce qu'il est peruvien. mais il est tres gentil. malheureusement
il ne porte que des casquettes, et pas le chapeau d'Harrison... nous
travaillons du lundi au vendredi de 8h a 15h. du coup, on peut decouvrir
la region le week end et faire la sieste...
j'aimerais vous dire encore plein de choses mais le temps passe je dois
retrouver les autres...il ne faudrait pas que je rate le mini bus..
Je vais donc tres bien, malgre les moustiques, et je pense bien a
vous...
je ne sias pas trop quand je reviendrai vous voir, je fais au mieux,
mais sachez (surtout pour maman et papa) que je suis en de bonnes mains.
Pleins de bisous a tous. courage a vous qui etes toujours la bas..
Merci de ton enthousiasme, ton message si heureux m'a apporté beaucoup de plaisir de savoir que tu étais si satisfaite.
Continue sur ta lancée.
Ta maman qui pense beaucoup à toi. Tendres baisers et caresses
ce fut un bien joli texte, avec ce qu'il fallait de distanciation, d'humour décalé, de justesse de ton, d'acceptation d'un univers jamais approché, bravo, le vieux journaliste est tout fier mais tellement confiant. Bises.P.L.
De : vicq caroline <carolinevicq@...> À : caroperou@...; Anais Millour <anais_millour@...> Envoyé le : Lundi, 2 Mars 2009, 23h19mn 40s Objet : [caroperou] en vivo de la selva
bonjour a tous,
desolee d'ecrire si tard mais intrenet et la jungle sont assez incompatibles. . oui je vis dans la jungle.
mais commencons par le debut.
apres avoir pris mes trois avions, je suis arrivee a cusco (accueilie par un orchestre de peruviens en poncho avec la flute de pan a la bouche.... forcement c'est la que tous les touristes debarquent pour se rendre au macchu picchu) ou une personne de l'association m'attendait. j'ai pris un taxi puis un mini bus, le tout pendant 1 heure et demi. je suis arrivee a Urubamba la ville un peu civilisee du coin. je devais prendre un autre bus avec les gens d l'association mais il avait plu la veille et donc nous devions attendre, le temps que les travaux soient faits. du coup, avec Americo, ernesto et les autres en o, mous sommes alles chez americo pour boire un verre (il fait tres haud, 30 en matinee). et comme j'ai beaucoup de chance, c'etait l'anniversaire du grand pere, donc il y avait toute la famille, beaucoup de biere et surtout des tas de trucs a manger. ils m'ont tout fait gouter, le mais sacre de la vallee des incas, le poulet
fraichement tue, les pates avec leur sauce bizarre dedans, leur boudin local je ne prefere pas savoir ce au'il y avait dedans), et pour m'achever, j'ai du manger du hamster. c'est special...mais j'ai surtout pu me venger de tant d'annees d'allergies au hamster. bien merite!
Apres, quand tous les hommes sirotaient leur 22e biere au soleil, que les femmes preparaient deja a diner ensemble dans une batisse sans fenetre, et aue je commencais a avoir envie de vomir, on nous a prevenu qu'on pouvait prendre la route: 3 heures de lacets dans les andes. dur dur mais je n'ai pas evacuer le hamster. l'honneur est sauf.
vers 20h heure locale (il y a 6 heures de moins ici), nous arrivons. entre les bananiers et les mais immenses, j'apercois notre maison. une grande batisse peinte en blanc entouree de plantes et avec vue sur les montagnes verdoyantes. je rentre dans lamaison, les volontaires me saluent. nous sommes 50 en tout au perou reparts dans 4 villages. nous sommes donc une dizaine a Huyro. c'est tres grand mais pas d'electricite, pas d'eau potable (nous achetons des tonnes de packs en passant en ville), pas d'eau chaude (ce matin c'etait: "allez un dos tres, aaaah ouie c'est froid, ouh les cheveux, aah ca coule dans le dos"), au moins on ne gaspille pas.., pas de machine a laver... c'est une maison ecolo en pleine cambrousse! o joie! une cuisiniuere Isabela nous fait a manger avec les legumes qui poussent dans le grand potager, du riz et des gros haricots. muy rico!
apres une bonne nuit de semaine, ma premiere journee. avec la pluie, le site archeologiaue est impraticable. donc on a fait du jardinage le matin. ou plutot on a creuse des trous pour planter la semaine prochaine des arbres a avocats. nous sommes partis avec pelle et pioche a quelques minutes de la maison et nous avons creuse en plein soleil et dans la boue de la veille. tout le monde avait de la terre partout, des boutons de moustiques sur les parties decouvertes du corps, le front transpirant, et les muscles saillants. heureusement qu'Isabela nous a apportye un jus d'ananas maison pour nous desalterer. puis dejeuner et l'apres midi, on a fabriaue un four dans une cabane , a la maniere des incas. on a fait l'argile nous meme, qu'on a mis dans des moules pour faire des briques. apres sechage, on a fait le four, une couche d'argile, une couche de briques. on continue demain. j'etais super sale les mains pleines de boue, de la terre partout. mais
j'etais ravie. apres petite douche (gelee), nous avons pris notre mini bus direction la ville. la il y a trois ordinateurs avec<internet et quelques troquets. ce soir retour a la maison dans nos dortoirs , un pour les filles, un pour les garcons, avec< de grandes moustaquaires qui pendent du plafond.
pas de confort,pas de maquillage, pas d'artifice. je suis ravie ravie ravie. les paysages sont splendides. les andes sont gigantesques et majestueuses, recouvertes d'un tapis vert. et autour, des plantes exotiaues, des animaux partout qui errent ou qui dorment au milieu des routes de terre. ici et la on voit des marches avec <ces tissus colores suspendus, des enfants aux joues rondes brulees par le soleil au jouent avec des cailloux, et ces vielles dames aux longues nattes noires ... tres depaysant. c'etait le but du voyage... pour le moment je suis comblee.
Demain, on fait un bout du chemin des incas dans la montagne avec John l'archeologue. he oui¡ John ne ressemble pas a Indiana, desolee, tout simplement parce qu'il est peruvien. mais il est tres gentil. malheureusement il ne porte que des casquettes, et pas le chapeau d'Harrison.. . nous travaillons du lundi au vendredi de 8h a 15h. du coup, on peut decouvrir la region le week end et faire la sieste...
j'aimerais vous dire encore plein de choses mais le temps passe je dois retrouver les autres...il ne faudrait pas que je rate le mini bus..
Je vais donc tres bien, malgre les moustiques, et je pense bien a vous...
je ne sias pas trop quand je reviendrai vous voir, je fais au mieux, mais sachez (surtout pour maman et papa) que je suis en de bonnes mains.
Pleins de bisous a tous. courage a vous qui etes toujours la bas..
desolee d'ecrire si tard mais intrenet et la jungle sont assez incompatibles.. oui je vis dans la jungle.
mais commencons par le debut.
apres avoir pris mes trois avions, je suis arrivee a cusco (accueilie par un orchestre de peruviens en poncho avec la flute de pan a la bouche.... forcement c'est la que tous les touristes debarquent pour se rendre au macchu picchu) ou une personne de l'association m'attendait. j'ai pris un taxi puis un mini bus, le tout pendant 1 heure et demi. je suis arrivee a Urubamba la ville un peu civilisee du coin. je devais prendre un autre bus avec les gens d l'association mais il avait plu la veille et donc nous devions attendre, le temps que les travaux soient faits. du coup, avec Americo, ernesto et les autres en o, mous sommes alles chez americo pour boire un verre (il fait tres haud, 30 en matinee). et comme j'ai beaucoup de chance, c'etait l'anniversaire du grand pere, donc il y avait toute la famille, beaucoup de biere et surtout des tas de trucs a manger. ils m'ont tout fait gouter, le mais sacre de la vallee des incas, le poulet
fraichement tue, les pates avec leur sauce bizarre dedans, leur boudin local je ne prefere pas savoir ce au'il y avait dedans), et pour m'achever, j'ai du manger du hamster. c'est special...mais j'ai surtout pu me venger de tant d'annees d'allergies au hamster. bien merite!
Apres, quand tous les hommes sirotaient leur 22e biere au soleil, que les femmes preparaient deja a diner ensemble dans une batisse sans fenetre, et aue je commencais a avoir envie de vomir, on nous a prevenu qu'on pouvait prendre la route: 3 heures de lacets dans les andes. dur dur mais je n'ai pas evacuer le hamster. l'honneur est sauf.
vers 20h heure locale (il y a 6 heures de moins ici), nous arrivons. entre les bananiers et les mais immenses, j'apercois notre maison. une grande batisse peinte en blanc entouree de plantes et avec vue sur les montagnes verdoyantes. je rentre dans lamaison, les volontaires me saluent. nous sommes 50 en tout au perou reparts dans 4 villages. nous sommes donc une dizaine a Huyro. c'est tres grand mais pas d'electricite, pas d'eau potable (nous achetons des tonnes de packs en passant en ville), pas d'eau chaude (ce matin c'etait: "allez un dos tres, aaaah ouie c'est froid, ouh les cheveux, aah ca coule dans le dos"), au moins on ne gaspille pas.., pas de machine a laver... c'est une maison ecolo en pleine cambrousse! o joie! une cuisiniuere Isabela nous fait a manger avec les legumes qui poussent dans le grand potager, du riz et des gros haricots. muy rico!
apres une bonne nuit de semaine, ma premiere journee. avec la pluie, le site archeologiaue est impraticable. donc on a fait du jardinage le matin. ou plutot on a creuse des trous pour planter la semaine prochaine des arbres a avocats. nous sommes partis avec pelle et pioche a quelques minutes de la maison et nous avons creuse en plein soleil et dans la boue de la veille. tout le monde avait de la terre partout, des boutons de moustiques sur les parties decouvertes du corps, le front transpirant, et les muscles saillants. heureusement qu'Isabela nous a apportye un jus d'ananas maison pour nous desalterer. puis dejeuner et l'apres midi, on a fabriaue un four dans une cabane , a la maniere des incas. on a fait l'argile nous meme, qu'on a mis dans des moules pour faire des briques. apres sechage, on a fait le four, une couche d'argile, une couche de briques. on continue demain. j'etais super sale les mains pleines de boue, de la terre partout. mais
j'etais ravie. apres petite douche (gelee), nous avons pris notre mini bus direction la ville. la il y a trois ordinateurs avec<internet et quelques troquets. ce soir retour a la maison dans nos dortoirs , un pour les filles, un pour les garcons, avec< de grandes moustaquaires qui pendent du plafond.
pas de confort,pas de maquillage, pas d'artifice. je suis ravie ravie ravie. les paysages sont splendides. les andes sont gigantesques et majestueuses, recouvertes d'un tapis vert. et autour, des plantes exotiaues, des animaux partout qui errent ou qui dorment au milieu des routes de terre. ici et la on voit des marches avec <ces tissus colores suspendus, des enfants aux joues rondes brulees par le soleil au jouent avec des cailloux, et ces vielles dames aux longues nattes noires ... tres depaysant. c'etait le but du voyage... pour le moment je suis comblee.
Demain, on fait un bout du chemin des incas dans la montagne avec John l'archeologue. he oui¡ John ne ressemble pas a Indiana, desolee, tout simplement parce qu'il est peruvien. mais il est tres gentil. malheureusement il ne porte que des casquettes, et pas le chapeau d'Harrison... nous travaillons du lundi au vendredi de 8h a 15h. du coup, on peut decouvrir la region le week end et faire la sieste...
j'aimerais vous dire encore plein de choses mais le temps passe je dois retrouver les autres...il ne faudrait pas que je rate le mini bus..
Je vais donc tres bien, malgre les moustiques, et je pense bien a vous...
je ne sias pas trop quand je reviendrai vous voir, je fais au mieux, mais sachez (surtout pour maman et papa) que je suis en de bonnes mains.
Pleins de bisous a tous. courage a vous qui etes toujours la bas..
j'arrive un peu à la bourre, mais oui oui, je reçois bien tes mails et ceux des autres ! quant aux miens, je pense qu'ils iront uniquement dans ta petite boîte mail à toi. sinon, désolée pour les membres de la communauté caroperou ! tu dois déjà avoir la tête dans les nuages, alors profite bien, soigne ta brouette et bon courage pour l'altitude...
amélie
Le 25 février 2009 12:38, vicq caroline <carolinevicq@...> a écrit :
Bonjour,
je fais un petit test pour m'assurer que vous recevez bien tous le mail.
Pouvez-vous me renvoyer un mail pour me dire que vous avez reçu ce message?
Merci de m'avoir renvoyé tous ces messages. ça fonctionne bien!! Très bien même!
En revanche, ATTENTION, si vous voulez me répondre, et à moi seule, sans que tout le reste du groupe en profite, vérifiez bien que l'adresse du destinataire est carolinevicq@... et NON PAS caropérou@.... Cette adresse collective est d'abord un outil qui me permet de ne pas écrire chaque fois que je vous envoie un mail toutes les adresses de tout le monde.
Donc, pour garder un peu d'intimité dans cette histoire et surtout éviter d'inonder les boîtes de tout le groupe, soyez vigilants!!!
la prochaine fois que je vois écrirai ce sera quelque part dans les Andes.... j'ai hâaaate!
ce message comme tous les autres est arrivé également dans ma boîte et ça n'a évidemment aucune importance; bonne journée, , apprends vite le cri du lama contrarié et enfonce ton bonnet multicolore sur tes zoreilles...bises, paul
--- En date de : Jeu 26.2.09, secarti <secarti@...> a écrit :
De: secarti <secarti@...> Objet: [caroperou] Re : test À: caroperou@... Date: Jeudi 26 Février 2009, 8h09
--- Dans caroperou@yahoogrou pes.fr, vicq caroline <carolinevicq@ ...> a écrit : > > Bonjour, > > je fais un petit test pour m'assurer que vous recevez bien tous le mail. > Pouvez-vous me renvoyer un mail pour me dire que vous avez reçu ce message? > Merci! > Caroline > Ma Mimibelle, message bien reçu en même temps que tous les autres. Nous formons une grande famille qui t'accompagne en pensée au PEROU. maman
--- Dans caroperou@..., vicq caroline <carolinevicq@...> a
écrit :
>
> Bonjour,
>
> je fais un petit test pour m'assurer que vous recevez bien tous le
mail.
> Pouvez-vous me renvoyer un mail pour me dire que vous avez reçu ce
message?
> Merci!
> Caroline
>
Ma Mimibelle,
message bien reçu en même temps que tous les autres. Nous formons une
grande famille qui t'accompagne en pensée au PEROU.
maman
Bien reçu
Loulou
----- Original Message -----
From: vicq caroline <carolinevicq@...>
To: caroperou@...
Date: Wed, 25 Feb 2009 11:38:03 +0000 (GMT)
Subject: [caroperou] test
> Bonjour,
> Â
> je fais un petit test pour m'assurer que vous recevez bien tous le mail.
> Pouvez-vous me renvoyer un mail pour me dire que vous avez reçu ce message?
> Merci!
> Caroline
>
>
>
>
>
> __________ Information NOD32 3889 (20090225) __________
>
> Ce message a ete verifie par NOD32 Antivirus System.
> http://www.nod32.com
>
>
oui oui sauterelle, mail bien arrivé en même temps que SIX AUTRES EXEMPLAIRES A D' AUTRES DESTINES. Bises. Nous sortons du clint eastwood, décevant, moralisateur, vieuxmais il fait beau, je pars avec maman chercher juliette et nous l'emmenerons prendre l'air au parc sainte marie; le frère jeune préfère le divan maison. Le bô père va ensuite à l'exposition des cartes à jouer de weisbuch (frère du graveur) à la mjc pichon. Bonne soirée !
--- En date de : Mer 25.2.09, vicq caroline <carolinevicq@...> a écrit :
De: vicq caroline <carolinevicq@...> Objet: [caroperou] test À: caroperou@... Date: Mercredi 25 Février 2009, 12h38
Bonjour,
je fais un petit test pour m'assurer que vous recevez bien tous le mail.
Pouvez-vous me renvoyer un mail pour me dire que vous avez reçu ce message?
De :
caroperou@... [mailto:caroperou@...] De la part de emmanuel de miscault Envoyé : mercredi 25 février
2009 15:40 À : caroperou@... Objet : Re: [caroperou] test
reçu!!!!!!
________________________________
De: caroperou@... de la part de vicq caroline
Date: mer. 25/02/2009 12:38
À: caroperou@...
Objet : [caroperou] test
Bonjour,
je fais un petit test pour m'assurer que vous recevez bien tous le mail.
Pouvez-vous me renvoyer un mail pour me dire que vous avez reçu ce message?
Merci!
Caroline