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#1427 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Vendredi 3. Avril 2009  11:36
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Lieberman longuement interrogé par la police
zemzaa
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La Presse (Tunisie)/ Lieberman longuement interrogé par la police 
AL QODS OCCUPEE (Reuters) -La police israélienne a interrogé hier durant sept heures et demi le nouveau ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman dans le cadre d'une enquête ouverte il y a neuf ans sur des affaires de corruption, blanchiment d'argent et abus de confiance dont il se serait rendu coupable.
 
Le controversé leader ultranationaliste a protesté de son innocence dans ces affaires qui lui sont reprochées, dont la police n´a pas dévoilé les détails, et qui lui avaient valu d´être déjà interrogé par la police avant de devenir chef de la diplomatie israélienne.
La presse israélienne a rapporté que Lieberman aurait notamment reçu des pots-de-vin via une firme de consultants dirigée par sa fille Michal, qui a été interrogée, ainsi que plusieurs de ses collaborateurs avant les élections du 10 février.
Avigdor Lieberman, qui s´estime victime d´une campagne de diffamation, a demandé à la justice d´ordonner la clôture de l´enquête le concernant. Elle ne s´est pas encore prononcée à ce sujet mais a demandé aux policiers de rendre leurs conclusions rapidement.
 


#1426 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Jeudi 2. Avril 2009  19:40
Sujet: ISM / L’avenir de la résistance palestinienne (1)
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ISM / L'avenir de la résistance palestinienne (1)

Palestine - 02-04-2009
Par Palestine Info

Le rapport écrit par le Centre Az-Zaytouna d'études et de conseils, résumé et
traduit par nos soins, est basé sur une étude écrite par Dr. Abdou As-Sattar
Qassim.

Après la guerre agressive israélienne menée contre Gaza et la baisse des
opérations de résistance en Cisjordanie, une grande interrogation se pose sur
l'avenir de la résistance palestinienne. Les données actuelles indiquent que la
résistance passe une période difficile, que des frappes l'attendront dans un
avenir proche. De la même façon qu'"Israël" souffre de crises, sur le niveau
intérieur comme sur le niveau extérieur. Il faut indiquer que la résistance est
désormais soutenue politiquement comme populairement. En général, la résistance
est en ascension. Tout le monde devra la prendre en considération.

Préambule

La résistance vit une période exceptionnelle. Une partie du peuple palestinien
est contre elle. Cette partie va jusqu'à arrêter toute personne qui porte l'arme
contre l'occupant. Plusieurs pays arabes travaillent contre elle et participent
au blocus imposé sur elle. Il y a également cette guerre agressive israélienne
menée contre Gaza. Toutes ces données et tant d'autres font que se pose une
vraie interrogation sur l'avenir de la résistance palestinienne.

La résistance à l'intérieur comme à l'extérieur

La résistance palestinienne se fait sur deux volets. A l'intérieur se trouvent
les mouvements du Hamas, du Djihad Islamique, de la Résistance Populaire, des
Saraya Al-Djihad et d'Abou Ali Mostapha. A l'extérieur, il y a le Front
Populaire, le Fatah Intifada et d'autres qui se trouvent dans des camps du
Liban.

C'est la résistance de l'intérieur qui se trouve au milieu du combat, au front
face à l'ennemi sioniste.

La résistance de l'extérieur, bien qu'elle soit toujours prête, est enchaînée
par des donnes arabes et internationales : les relations avec le gouvernement
libanais, le conflit entre les Syriens et les Israéliens… Sans oublier que
l'extérieur est le reflet de l'intérieur et vice-versa.

Pourquoi freiner la résistance ?

De plusieurs problèmes, difficultés, ennuis et soucis souffre la résistance
palestinienne.

Premièrement : La résistance est toujours sur le qui-vive, étant toujours face à
"Israël" qui possède une machine de guerre impressionnante, des plus grandes. La
résistance fait avec, baisse et monte en puissance. Mais elle améliore toujours
sa capacité, son endurance face à cette machine.

Deuxièmement : La résistance devra faire face à un grand défit intérieur. En
effet, la déclaration de Yasser Arafat, président de l'OLP, de laisser tomber le
terrorisme (la résistance armée), faite en 1985, constitue un point tournant
contre la lutte armée, confirmé par l'accord d'Oslo, entre autres. De tels
accords obligent des Palestiniens à interpeller d'autres Palestiniens, pour
protéger la sécurité d'"Israël" !

Une armée de Palestiniens commence à poursuivre tout Palestinien qui pense à la
résistance contre l'occupation. En plus de cela, la résistance est en face de
défis : défis d'organisation, d'armement, de financement…

Troisièmement : Il y a aussi ces pays arabes qui contrarient la résistance, en
préférant reconnaître "Israël" et une normalisation des relations avec elle. Ils
vont jusqu'à participer au blocus mené contre la bande de Gaza. Quelques-uns
d'entre eux étaient même aux côtés des occupants durant la guerre agressive
israélienne menée contre Gaza (2008-2009), en participant au contrôle d'armes
arrivées aux résistants.

Certains sont de mèche avec des pays occidentaux qui frappent la bande de Gaza
par un blocus financier. De plus, les pays arabes qui payent 53% des salaires
des fonctionnaires de l'autorité palestinienne font des pressions sur les
Palestiniens pour qu'ils reconnaissent "Israël" et respectent les accords signés
par l'OLP.

Quatrièmement : Au niveau international, il y a de grandes puissances telles
l'Amérique et l'Europe qui font opposition à la résistance palestinienne. Elles
se réunissent derrière "Israël" pour la protéger et pour étouffer la résistance
palestinienne, politiquement, médiatiquement et militairement. De cette façon,
on comprend bien combien les défis qu'envisage la résistance sont grands,
difficiles, durs de conséquences, pour une résistance déjà vulnérable.

Cinquièmement : Une partie des intellectuels palestiniens, notamment en
Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sont pris par l'ambiance de négociations
avec "Israël". Ils appellent désormais à la reconnaître et à arrêter la
résistance. Ils croient qu'il faut donner une chance à l'établissement de l'Etat
palestinien par des moyens pacifiques. Sur la scène palestinienne, la situation
est telle qu'il y a des Palestiniens qui haïssent d'autres Palestiniens – des
résistants. Ils vont jusqu'à louer la coopération avec l'ennemi et l'attaque
contre la résistance comme un service fait à la patrie !


 	 Source : Palestine Info

#1425 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Jeudi 2. Avril 2009  19:38
Sujet: ISM / Des colons israéliens s’emparent d’une maison dans la Vieille Ville de Jér
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ISM / Des colons israéliens s'emparent d'une maison dans la Vieille Ville de
Jérusalem

Jérusalem - 02-04-2009
Par Maan News

Des dizaines de colons israéliens, soutenus par la police, se sont emparés d'une
maison palestinienne dans la Vieille Ville. Le correspondant de Ma'an a pu voir
les colons pénétrant de force dans la maison de Naser Jaber, dans le quartier
As-Sa'diyeh de la Vieille Ville. Une bagarre a eu lieu entre le propriétaire et
les colons avant l'intervention de la police, qui a autorisé les colons à
prendre le contrôle de la maison et a chassé le propriétaire.

La police israélienne a ensuite bouclé le quartier, empêchant les résidents
d'entrer ou de sortir de chez eux. Plusieurs jeunes ont été arrêtés pendant les
affrontements qui s'en sont suivis, pendant la demi-heure très tendue entre
l'arrivée des colons et le bouclage total du secteur.

Jaber est allé immédiatement au tribunal pour porter plainte, disant qu'il
allait demander l'expulsion des colons de sa maison, qui abrite huit personnes.
Jaber a précisé que sept autres familles habitent ce petit quartier de la
Vieille Ville, et qu'au cours de ces derniers mois, la présence des colons s'est
accrue.

D'autre part, des personnels de la Municipalité de Jérusalem, sous contrôle
israélien, sont allés dans le village d'Al-Issawiya, qui est sur le secteur de
Jérusalem, et ont remis plusieurs ordres de démolitions. Les hommes surveillent
le secteur en préparation des démolitions.


 	 Source : Maan News
 	 Traduction : MR pour ISM

#1424 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Vendredi 3. Avril 2009  11:35
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Netanyahu présente un gouvernement de droite qui inquiète les Palestiniens
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Netanyahu présente un gouvernement de droite qui inquiète les Palestiniens
Le 02-04-2009 à 11:31
Par : AFP
 Le prochain cabinet israélien devrait compter pas moins de trente ministres, dont plusieurs sans portefeuille, ainsi que sept vice-ministres. 

Le prochain Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présente ce mardi à l'investiture du Parlement un gouvernement fortement ancré à droite, qui suscite l'inquiétude pour la poursuite du processus de paix avec les Palestiniens.
À quelques heures de l'investiture prévue, du 32e et plus pléthorique gouvernement de l'histoire d'Israël, M. Netanyahu fait encore des tractations pour élargir son assise parlementaire et apaiser les tensions au sein de son propre parti, le Likoud (droite).
Il s'efforçait ainsi de rallier le Parti du Judaïsme Unifié de la Torah (orthodoxe ashkénaze - 5 députés) en lui proposant deux postes de vice-ministres. Sa coalition réunit déjà, outre le Likoud (27 députés), Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste - 15), les Travaillistes (gauche - 13), le Shass (orthodoxe sépharade - 11) et le Foyer Juif (colons - 3), sur 120 députés à la Knesset.
Epaulé par les Travaillistes, M. Netanyahu espère donner à cette majorité une coloration modérée.
«Nous voulons une paix totale et réelle en vue de parvenir à une réconciliation entre les peuples arabe et juif», a-t-il affirmé lundi soir.
Mais il récuse un gel de la colonisation juive en Cisjordanie et la création d'un Etat palestinien, au coeur des efforts de paix depuis des années.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé lundi aux dirigeants arabes, réunis en sommet à Doha, d'entreprendre des démarches auprès du Quartette international pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Europe, Russie et ONU) afin d'amener le gouvernement Netanyahu à poursuivre le processus de paix.
A l'issue du sommet, les dirigeants arabes ont souligné «la nécessite de fixer un délai précis pour qu'Israël honore ses engagements envers le processus de paix».
Parallèlement, M. Netanyahu tentait de convaincre Sylvan Shalom, un baron Likoud, d'accepter un poste de ministre du Développement régional ainsi qu'un titre de Premier ministre adjoint.
M. Shalom, un ex-chef de la diplomatie, a décliné cette offre et suscité la grogne parmi ses sympathisants.
 


#1423 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mercredi 1. Avril 2009  18:51
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ L´investiture de Netanyahu suscite l´inquiétude sur l´avenir de la paix
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ L´investiture de Netanyahu suscite l´inquiétude sur l´avenir de la paix
1er avril 2009
Charly Wegman
(AFP)
L'investiture de Benjamin Netanyahu suscite des craintes pour la poursuite des négociations de paix avec les Palestiniens. Le président israélien Shimon Peres assure que le prochain gouvernement poursuivrait le processus de paix avec les Palestiniens. 

Le Premier ministre israélien pressenti de droite, Benjamin Netanyahu, attribuait, lundi 30 mars, à des membres de son parti les derniers portefeuilles de son cabinet, dont l'investiture mardi suscite des inquiétudes pour la poursuite des négociations de paix avec les Palestiniens. «Netanyahu présentera aujourd´hui soir son cabinet à l'investiture de la Knesset», le Parlement israélien, a indiqué à l'AFP un responsable du Likoud, le parti de M. Netanyahu, sous couvert d'anonymat. Entretemps, M. Netanyahu, confronté à une certaine grogne des siens, se livrait à un exercice de haute voltige en répartissant à des membres du Likoud (27 députés) les postes ministériels encore vacants ou en créant d'autres. «Nous ignorons encore la part exacte qui nous sera réservée dans ce gouvernement, mais l'important est qu'il commence à fonctionner», a déclaré à l'AFP Gilad Erdan, député du Likoud pressenti pour une fonction ministérielle. Le gouvernement, 32ème de l'histoire d'Israël, comptera une trentaine de ministres et une demi-douzaine de vice-ministres. Le Likoud devait se contenter de la portion congrue (une douzaine de portefeuilles au mieux), notamment les Finances, l'Education, les Transports, les Télécommunications, l'Environnement, la Culture et les Sports. «De toute évidence, il y a beaucoup de déceptions au sein du parti, mais c'est le prix d'une coalition large, solide et stable», a indiqué un haut responsable du Likoud cité lundi par le quotidien Haaretz. La coalition formée par M. Netanyahu réunit, outre le Likoud, Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste, 15 députés), les travaillistes (gauche, 13), le Shass (orthodoxe sépharade, 11) et le Foyer Juif (colons, 3). Le ministère des Affaires étrangères a été attribué à Avigdor Lieberman, chef d'Israël Beiteinou, la Défense au numéro un travailliste, Ehud Barak, déjà titulaire du poste au gouvernement sortant, et l'Intérieur au chef du Shass, Eli Yishaï.M. Netanyahu affirme vouloir mener avec l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas des négociations en vue d'«une paix économique», mais récuse la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël et le gel de la colonisation juive en Cisjordanie. Mais il a payé le prix fort pour ne pas être l'otage de ses alliés naturels d'extrême droite aux exigences radicales, en ralliant le parti travailliste à sa coalition.
Ce faisant, il s'est donné les coudées franches pour mener une politique pragmatique lui épargnant une confrontation avec l'administration américaine et l'Union européenne qui veulent relancer le processus de paix au Proche-Orient. Le président israélien Shimon Peres a décidé d'écourter sa visite en République tchèque, qu'il a entamée lundi, afin de participer à la cérémonie d'investiture à la Knesset. Il a cherché dimanche à rassurer l'Union européenne et la communauté internationale en affirmant que le prochain gouvernement poursuivrait le processus de paix avec les Palestiniens. L'Union européenne a en effet lancé vendredi une mise en garde à M. Netanyahu, le pressant d'accepter l'idée de «deux Etats pour deux peuples», autrement dit la création d'un Etat palestinien, faute de quoi l'UE a menacé d'en «tirer les conséquences». Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé que le statu quo dans le conflit israélo-palestinien était «intenable», jugeant «crucial» des progrès «vers une solution à deux Etats où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs Etats, en paix et en sécurité».

 


#1422 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mercredi 1. Avril 2009  18:52
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Gaza. Deux Palestiniens tués dans un raid israélien
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La Presse (Tunisie)/ Gaza. Deux Palestiniens tués dans un raid israélien 
1er avril 2009
GAZA (Reuters) - Deux activistes palestiniens ont été tués et deux autres blessés hier dans un raid aérien israélien mené dans le centre de la bande de Gaza, non loin de la clôture frontalière avec Israël, ont rapporté des médecins palestiniens.
 
Des habitants du camp de réfugiés de Maghazi, près des lieux visés par le raid, ont déclaré qu´un hélicoptère israélien avait tiré deux missiles en direction d´activistes qui, eux-mêmes, avaient tiré une roquette RPG contre les forces israéliennes.
Les deux morts appartenaient à la branche armée du Hamas, l´organisation radicale palestinienne qui contrôle la bande de Gaza. Un porte-parole militaire israélien a indiqué qu´un soldat israélien avait été légèrement blessé dans cet engagement, et que les tirs israéliens avaient visé des activistes qui cherchaient à poser des bombes le long de la clôture frontalière.
Il s´agit de la première confrontation confirmée dans la bande de Gaza, ce mois-ci, au cours de laquelle des activistes sont tués alors qu´ils intervenaient contre les forces israéliennes. Israël a mis fin le 18 janvier à 22 jours d´offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza.
 


#1421 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Jeudi 2. Avril 2009  11:49
Sujet: La Presse (Tunisie)/ La Maison-Blanche s´attend à des «discussions franches» avec Israël
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La Presse (Tunisie)/ La Maison-Blanche s´attend à des «discussions franches» avec Israël 
2 avril 2009
LONDRES (Reuters) - Le Président Barack Obama reste attaché aux efforts pour l'avènement d'un Etat palestinien et s'attend à des "discussions franches" à ce sujet avec le nouveau gouvernement israélien de Benjamain Netanyahu, a fait savoir hier la Maison-Blanche.
 
Cette mise au point intervient quelques heures seulement après une déclaration du nouveau ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, assurant qu´Israël n´était pas lié par la déclaration israélo-palestinienne en faveur d´un tel Etat publié en novembre 2007 à la conférence de paix d´Annapolis.
"Le Président a dit à de nombreuses reprises que nous sommes attachés à l´établissement d´un Etat palestinien démocratique coexistant avec Israël dans la paix et la sécurité", a déclaré Mike Hamme, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.
"Nous nous sommes engagés à oeuvrer vigoureusement pour cette solution à deux Etats. Nous attendons avec impatience de travailler avec le nouveau gouvernement israélien et nous savons que nous aurons des discussions franches, fondées sur un attachement partagé sous-jacent à Israël et à sa sécurité", a-t-il ajouté.
 

 


#1420 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Jeudi 2. Avril 2009  11:48
Sujet: La Tribune (Algérie)/ Le nouveau gouvernement israélien installé
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La Tribune (Algérie)/ Le nouveau gouvernement israélien installé, Abbas appelle la communauté internationale à faire pression sur Netanyahu
02-04-2009
Par la Rédaction internationale
La nouvelle donne a suscité des critiques acerbes du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Pour la consommation médiatique, Shimon Peres a, lui, exhorté Netanyahu à accepter le principe d´un Etat palestinien aux côtés d´Israël. Le Premier ministre sortant Ehud Olmert a lui aussi appelé son successeur à «poursuivre la quête de la paix». Mais le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui a rencontré Olmert à plus de 20 reprises depuis fin 2007 pour tenter de parvenir à un accord de paix, a dit ne pas se faire d´illusions. «Benjamin Netanyahu n´a pas accepté la solution des deux Etats ou les accords déjà signés et ne veut pas arrêter la colonisation. Cela est évident», a affirmé Abbas, dans un entretien publié par l´agence officielle palestinienne WAFA. «Nous devons dire au monde que cet homme ne croit pas à la paix. Il faut mettre la balle dans le camp du monde entier pour qu´il fasse pression sur lui et pour que le monde assume ses responsabilités», a-t-il ajouté. A Ghaza, le mouvement de résistance Hamas, dont Netanyahu a préconisé l´élimination lors de sa campagne électorale, a affirmé qu´il «n´existe pas de différence entre les gouvernements sionistes», tout en estimant que celui de Netanyahu «est le plus clair dans son programme raciste et son déni des droits du peuple palestinien». Netanyahu semble ne pas mesurer le risque de se mettre à dos l´Union européenne et le président américain Barack Obama qui disent oeuvrer pour un tel Etat en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza et qui figure au coeur des efforts de paix en panne depuis. L´arrivée au pouvoir du gouvernement Netanyahu, fortement ancré à droite, fait craindre qu´il ne donne le coup de grâce aux efforts de paix et intensifie la colonisation en vigueur. D´un autre côté, les deux mouvements palestiniens, Fatah et Hamas, tentent à nouveau au Caire d´aplanir leurs différends. Une réunion entre les deux délégations a eu lieu sous le patronage du chef des renseignements égyptiens, Omar Souleimane. La formation d´un gouvernement d´entente, la refonte des services de sécurité, le système électoral et l´avenir de l´Organisation de libération de la Palestine (OLP) sont au centre des discussions. La délégation du Hamas comprend des responsables de l´intérieur de la bande de Ghaza comme de l´extérieur, en exil à Damas.
Présidée par Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du bureau politique, elle compte également Mahmoud Zahar, Khalil Al Haya et Emad Al Alami. Celle du Fatah est présidée par Ahmad Qoreï. En font aussi partie Nabil Chaath et Azzam Al Ahmad. Un précédent round de pourparlers entre le Hamas et le Fatah avait été suspendu le 19 mars en raison de désaccords persistants sur différents points. De l´issue du processus de réconciliation dépend aussi la reconstruction de la bande de Ghaza, dévastée par les Israéliens. Ne traitant qu´avec l´Autorité palestinienne, les Occidentaux refusent de parler au Hamas et excluent que l´aide à la reconstruction de Ghaza passe par lui. 


#1419 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mardi 31. Mars 2009  12:21
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Les chemins de fer israéliens licencient les employés arabes
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La Presse (Tunisie)/ Les chemins de fer israéliens licencient les employés arabes 
31 mars 2009
AL-QODS OCCUPEE (AP) - Les chemins de fer israéliens ont annoncé hier avoir licencié 40 employés arabes-israéliens après avoir décidé que seuls les anciens combattants pourraient occuper ces postes.
 
La branche sécurité des chemins de fer a décidé de modifier les critères, selon la compagnie. Mais elle souhaite également fournir du travail aux anciens combattants dans une économie en crise.
La minorité arabe souffre depuis toujours de discrimination sur le marché du travail, et n´a pas à effectuer son service militaire.
La compagnie des chemins de fer a démenti toute discrimination, indiquant que ce nouveau critère s´appliquerait également aux juifs israéliens, qui ont été reformés ou qui n´ont pas effectué leur service militaire pour des raisons religieuses.
 


#1418 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mardi 31. Mars 2009  12:24
Sujet: La Presse (Tunisie)/ L´armée «la plus morale du monde»
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La Presse (Tunisie)/ L´armée «la plus morale du monde» 
Par Hmida BEN ROMDHANE
31 mars 2009
Le soir de la victoire de Benyamin Netanyahu, le chef du parti travailliste israélien, Ehud Barak, jurait ses grands dieux de ne jamais participer à un gouvernement où siégerait Avigdor Lieberman, et qu´il préférait se ranger dans «une opposition sérieuse et constructive», plutôt que de vendre son âme au diable.
 
Il avait également donné sa parole de démissionner de son poste de ministre de la Défense si son parti n´obtenait pas au moins vingt sièges.
Or non seulement il n´a pas démissionné, même si son parti a subi une sévère humiliation en se classant quatrième derrière «Israël Beitenou», mais il a négocié secrètement avecBenyamin Netanyahu et est arrivé à un accord avec lui pour siéger dans le prochain gouvernement à côté du fasciste Lieberman et des ultra-orthodoxes qui abhorrent les travaillistes laïques.
Mais qu´il vende son âme au diable et qu´il fasse équipe avec Lieberman et les ultra-orthodoxes, ce n´est guère étonnant de la part d´Ehud Barak qui, par son incompétence, a largement contribué à mettre son parti sur la pente déclinante. Le parti «fondateur» d´Israël n´est-il pas passé de 44 députés en 1992 à 13 aujourd´hui ?
La schizophrénie d´Ehud Barak ne se manifeste pas seulement au niveau de son comportement sur la scène politique israélienne. Elle se manifeste aussi dans ses déclarations en tant que ministre de la Défense qui décide de la stratégie guerrière de son armée. Cette armée qu´il n´a pas hésité à qualifier, après les nombreux crimes de guerre commis contre la population civile de Gaza, d´«armée la plus morale du monde».
A ce niveau, la schizophrénie du ministre israélien de la Défense atteint des degrés inquiétants. Au moment où le monde entier est encore sous le choc par les atrocités commises contre les femmes et les enfants palestiniens de Gaza, Ehud Barak choisit de broder sur le thème de la «moralité» qui, selon lui, caractérise son armée plus qu´aucune autre au monde. Il nous fournit l´occasion d´examiner ici d´un peu plus près la «moralité» de l´armée israélienne.
Cette «armée la plus morale du monde» occupe par le fer et le feu depuis 42 ans des territoires qui appartiennent au peuple palestinien qu´elle soumet à une répression épouvantable et à un blocus inhumain.
A part les guerres de 1967 et 1973, «l´armée la plus morale du monde» a toujours mené ses guerres contre les populations civiles que ce soit au Liban ou dans les territoires palestiniens occupés. Contre ces populations sans défense, elle ne s´est pas abstenue une seule fois d´utiliser ses avions de combat F 16 et ses tanks «Merkava».
L´armée «la plus morale du monde» ne s´est pas attaquée depuis 36 ans à des cibles militaires. Le Hezbollah et le Hamas n´ont jamais constitué une force au sens militaire du terme. Ce sont des milices légèrement armées et qui tentent de défendre leurs peuples dans une guerre asymétrique contre un ennemi muni d´avions, de tanks et d´artillerie lourde. En l´absence de cibles militaires, elle s´attaque, chaque fois qu´elle décide d´agresser ses voisins, à des habitations, des routes, des ponts, des ports et des aéroports civils. En l´absence de soldats en face d´eux, les soldats de l´«armée la plus morale du monde» s´en prennent aux civils, aux femmes et aux enfants. Ils les tuent gratuitement, froidement et impunément.
Ces accusations ne sont pas portées par les ennemis d´Israël ni par les organisations des droits de l´Homme. Ce sont des soldats israéliens qui les rapportent après avoir observé le comportement criminel de leurs compagnons d´armes contre les civils palestiniens.
L´armée «la plus morale du monde» a tué une femme et ses deux enfants parce que, après avoir été expulsés de leur maison, et ne comprenant pas l´hébreu, ils ont tourné à gauche et non à droite comme le leur a demandé dans sa langue l´officier qui a réquisitionné leur maison. L´armée «la plus morale du monde» a tiré sur les ambulances et empêché les secouristes de sauver la vie des blessés ou de ramasser les morts dans les rues. Les rabbins de cette armée menaçaient des feux de l´enfer tout soldat qui montrerait des signes de pitié envers les Palestiniens. Et les valeureux soldats de cette armée s´arrachaient des T-shirts sur lesquels figure le ventre d´une femme palestinienne enceinte. Un canon de fusil est pointé sur le ventre volumineux avec ces quatre mots :«Un tir, deux morts»...
Ce n´est pas la première fois qu´Ehud Barak est attrapé en flagrant délit de mensonge. Il est connu pour être l´homme qui ment comme il respire. En 2000, il a fait capoter la réunion de Camp David où il négociait avec Yasser Arafat sous le parrainage de Bill Clinton. Il avait mis fin au dialogue en décrétant qu´«il n´ y avait pas de partenaire pour la paix», alors qu´en réalité c´était Arafat qui devait se plaindre de l´absence de partenaire pour faire la paix, en dépit des énormes concessions consenties par l´OLP.
Ehud Barak ne devait pas se faire trop d´illusions sur la crédibilité de ses déclarations auxquelles sans doute lui-même n´y croit pas trop. Quand il affirme avec fanfare que son armée est «la plus morale du monde», il sait pertinemment que tout le monde pensera le contraire, tant l´armée israélienne est étrangère à la morale, à l´éthique et aux règles les plus élémentaires de la guerre.
Ce qui s´applique à Barak, s´applique à Olmert qui, de son côté, tout aussi inquiet de la réputation en lambeaux de son armée a affirmé : «Je ne connais aucun militaire qui soit plus moral, plus régulier et plus sensible à la vie des civils que ceux des forces armées israéliennes». Ces deux là rappellent les voleurs professionnels qui jurent leurs grands dieux qu´ils n´ont jamais mangé qu´à la sueur de leur front.
 


#1417 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Lundi 30. Mars 2009  16:38
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Enfreignant le droit international, Israël durcit la détention des prisonniers palestiniens
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La Presse (Tunisie)/ Enfreignant le droit international, Israël durcit la détention des prisonniers palestiniens 
30 mars 2009
Al Qods occupée (Reuters) - Israël a décidé hier de durcir les conditions de détention des détenus palestiniens, membres du Hamas, pour tenter de faire pression sur le mouvement islamiste afin qu'il libère le soldat Gilad Shalit.
 
Le militaire avait été capturé en juin 2006, du côté israélien de la frontière, par des activistes venus de Gaza et son enlèvement a été revendiqué par trois groupes armés, dont la branche armée du Hamas.
Le Premier ministre israélien démissionnaire Ehud Olmert, qui doit céder la place demain au chef de la droite, Benjamin Netanyahu, avait mis un point d´honneur à tenter d´obtenir, avant son départ, la libération de Shalit, à laquelle il subordonne la levée du blocus de Gaza.
Des tractations pour la libération du militaire, qui possède la double nationalité franco-israélienne, en échange de celle de 1.400 détenus palestiniens se déroulent par l´intermédiaire de l´Egypte.
 
Israël détient 11.000 Palestiniens, dont quelque 4.000 membres du Hamas, y compris 48 ministres et députés du Conseil législatif palestinien.
Selon la décision prise hier par le gouvernement israélien, les détenus du Hamas n´auront plus accès à la télévision, à la radio aux journaux, au téléphone et à Internet. De plus, leurs bons de cantine seront réduits et le droit de visite de leurs familles limité.
Selon le ministre de la Justice Daniel Friedmann, ces sanctions n´enfreignent pas le droit international et les prisonniers pourront toujours recevoir les visites de représentants de la Croix-Rouge. Pourtant ces sanctions s´inscrivent en porte-à-faux du droit international.
Mouchir Al Masri, porte-parole du Hamas, a dénoncé une décision "mesquine et provocante" qui n´aura, selon lui, aucune influence sur les négociations pour un échange de prisonniers.
 
 


#1416 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Lundi 30. Mars 2009  16:35
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Human Rights Watch épingle Tsahal
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Human Rights Watch épingle Tsahal
Le 29-03-2009
Par : Bachir HAJJAJ
 Human Rights Watch a demandé aux Nations unies d'ouvrir une enquête sur les violations des règles de la guerre, tant du côté israélien que du Hamas, pendant le conflit de trois semaines qui les a opposés dans la bande de Gaza. 

Israël a tiré des obus au phosphore blanc sans discernement dans des zones densément peuplées de la bande de Gaza, ce qui équivaut à des crimes de guerre, estime l'organisation humanitaire Human Rights Watch dans un rapport publié mercredi 25 mars. Le groupe basé à New York a demandé aux Nations unies d'ouvrir une enquête sur les violations des règles de la guerre, tant du côté israélien que du Hamas, pendant le conflit de trois semaines qui les a opposés dans la bande de Gaza. «L'armée israélienne a de manière répétée tiré des munitions au phosphore blanc au-dessus de zones de population, tuant et blessant des civils et endommageant des infrastructures civiles, y compris une école, un marché, un entrepôt de stockage d'aide humanitaire et un hôpital», a affirmé cette ONG.
Selon Fred Abrahams, co-auteur du rapport : «l'armée israélienne n'a pas seulement utilisé le phosphore blanc dans des zones dégagées comme écran de fumée pour ses troupes, elle a tiré de manière répétée du phosphore blanc au-dessus de zones densément peuplées même lorsque ses troupes n'étaient pas dans la zone et que des écrans de fumée moins dangereux étaient disponibles. En conséquence, des civils ont souffert et sont morts inutilement».
L'armée israélienne a rejeté, jeudi 26 mars, les accusations de l´organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch. «Sur la base des données recueillies à ce stade, il est d'ores et déjà possible de conclure que l'armée israélienne a utilisé des obus fumigènes conformes au droit international», a indiqué un communiqué de l'armée. «Ces obus ont été utilisés uniquement pour répondre à des besoins opérationnels spécifiques conformément au droit international. Les affirmations selon lesquelles ces obus ont été utilisés de façon indiscriminée ou pour menacer la population civile, sont sans fondement», a ajouté le communiqué. Le phosphore blanc est une allotropie commune de l´élément chimique phosphore qui peut être d´usage militaire comme agent incendiaire, agent de protection par écran de fumée et comme un composant d´arme anti-personnel capable de provoquer des brûlures graves. Les munitions au phosphore blanc, qui s'enflamme au contact de l'oxygène contenu dans l'air et brûle à des températures très élevées, ne sont interdites par aucun traité international.
Les lois internationales autorisent l'usage de ces obus pour éblouir l'ennemi ou pour masquer par des fumées la progression de troupes. Par ailleurs l´emploi du phosphore blanc est réglementé par le protocole III de la Convention sur les armes classiques de 1980, entré en vigueur en 1983 «Sur l'interdiction ou la limitation des armes incendiaires», auquel Israël n'a pas souscrit.
Ce protocole interdit l´utilisation des armes incendiaires contre des civils ou contre des cibles militaires situées à l´intérieur de concentrations civiles et le considère comme un crime de guerre.
Dans ce même cadre d´idées, un expert de l'ONU avait réclamé, lundi 23 mars, une enquête sur l'offensive israélienne contre la bande de Gaza en janvier, soulignant : «qu'il y avait des raisons de conclure qu'elle constituait un crime de guerre de la plus grande ampleur». Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation dans les Territoires palestiniens, Richard Falk, a appelé à une «Enquête d'experts» pour déterminer s'il était possible aux Israéliens de distinguer les cibles militaires de la population civile. L´opération «Plomb durci», qui a été lancée par Tsahal contre le Hamas dans la bande de Gaza, a fait plus de 1.300 morts du côté palestinien et 13 Israéliens.
 
 


#1415 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Jeudi 26. Mars 2009  18:27
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Une ONG israélienne accuse Tsahal d'avoir violé les droits humanitaires
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Une ONG israélienne accuse Tsahal d'avoir violé les droits humanitaires
Le 25-03-2009 à 12:12
Par : AFP
Selon un rapport, dans plusieurs cas, les forces israéliennes «n'ont pas autorisé l'évacuation de civils blessés, bloqués (sur les champs de bataille) pendant plusieurs jours, et ont laissé des civils sans nourriture et sans eau pendant des périodes considérables». 

Une Organisation non gouvernemental (ONG) israélienne a accusé lundi 23 mars l'armée israélienne d'avoir violé le code d'éthique médicale lors de son offensive dans la bande de Gaza (27 décembre 2008 à 18 janvier 2009), en entravant l'évacuation de blessés et en attaquant des secouristes palestiniens.
L'ONG Médecins pour les Droits de l'Homme (PHR) a affirmé dans un rapport que «durant le conflit dans la bande de Gaza, les soldats israéliens ont violé de façon répétée l'éthique de l'armée et les droits humanitaires de base, d'une manière qui soulève des suspicions de violation de la loi internationale concernant les blessés et la sécurité des équipes médicales».
Selon le rapport, dans plusieurs cas, les forces israéliennes «n'ont pas autorisé l'évacuation de civils blessés, bloqués (sur les champs de bataille) pendant plusieurs jours, et ont laissé des civils sans nourriture et sans eau pendant des périodes considérables».
«Il ressort de ces incidents que l'armée a non seulement empêché l'évacuation de familles assiégées et blessées mais a aussi interdit aux équipes médicales palestiniennes de les atteindre». Selon PHR, 16 secouristes palestiniens ont été tués par des tirs israéliens et 25 autres ont été blessés en accomplissant leur travail durant l'offensive israélienne.
Durant la même période, l'armée israélienne a attaqué 34 établissements médicaux, dont huit hôpitaux et 26 dispensaires, a ajouté l'ONG.
Ces actions constituent une violation «du code éthique dans la lutte contre le terrorisme» adopté par l'armée israélienne en 2004 et les préceptes de la loi internationale interdisant les attaques contre les établissement médicaux en temps de guerre, affirme PHR.
Le président de PHR, Dani Filc, a appelé à une «enquête neutre» sur ces violations.
Réagissant à ce rapport, l'armée a souligné dans un communiqué que les «allégations» de PHR avaient déjà fait l'objet d'un recours présenté par l´organisation non gouvernemental (ONG) à la Cour suprême, et que cette dernière l'avait rejeté.
L'armée a néanmoins mené sa propre enquête sur la question et entend en publier les conclusions lorsque elle sera achevée, ajoute le communiqué.
Tsahal a aussi accusé les combattants palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza de s'être servis durant le conflit «de véhicules, d'établissements et d'uniformes médicaux pour dissimuler et camoufler des activités terroristes».
Jeudi dernier, des organisations israéliennes de défense des droits de l'Homme avaient réclamé une «enquête indépendante» sur les «crimes de guerre» de l'armée israélienne dans la bande de Gaza à la suite de nouveaux témoignages de soldats sur des tirs contre des civils.

 
 

 


#1414 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Jeudi 26. Mars 2009  18:25
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Barak et Netanyahu concluent un accord de coalition
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Barak et Netanyahu concluent un accord de coalition
Le 26-03-2009 à 13:39

 Benjamin Netanyahu, conservateur, et Ehud Barak ont conclu un accord en vertu duquel le Parti travailliste rejoindrait la prochaine coalition gouvernementale israélienne autour du Likoud. 

Le Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu (droite) et le numéro un travailliste Ehud Barak ont paraphé mardi un accord de coalition, qui doit être soumis à l'approbation du congrès du parti de centre-gauche dans la journée, a indiqué la radio militaire. Selon cet accord, le parti Likoud de Benjamin Netanyahu s'engage à poursuivre les négociations de paix avec les Palestiniens et à respecter les accords signés avec eux dans le passé, a précisé la radio. L'accord conclu par MM. Netanyahu et Barak prévoit aussi qu'Israël continuera d'oeuvrer contre les constructions illégales et la colonisation sauvage en Cisjordanie, a encore indiqué la radio. Cet accord doit être soumis dans l'après-midi à l'approbation du Congrès du parti travailliste lors d'une réunion qui s'annonce houleuse en raison de l'opposition d'au mois sept de ses 13 élus à tout ralliement à un gouvernement Netanyahu. Cette session extraordinaire est prévue à Tel-Aviv à partir de 15h30 (13h30 GMT). Après les discours, le congrès doit procéder à compter de 17h30 à un vote à bulletins secrets dont les résultats sont attendus en principe vers 20h00 (18h00 GMT). En cas de feu vert pour rallier la coalition de droite, M. Barak entend nommer lui-même les ministres travaillistes sans réunir à nouveau à cet effet le congrès. Avant l'aube mardi, Benjamin Netanyahu et Ehud Barak avaient eux-mêmes supervisé personnellement les efforts en vue de parvenir à l'accord de coalition, selon la radio publique israélienne. Ces discussions avaient jusqu'alors été menées par des équipes de négociateurs des deux bords. Ehud Barak avait désigné à cet effet un de ses proches, le ministre de l'Agriculture sortant Shalom Simhon, et le chef de la centrale syndicale Histadrout Ofer Eini, sans attendre le feu vert de son parti. Ministre sortant de la Défense, M. Barak exhorte depuis quelques jours sa formation à y entrer, ce qui lui permettrait notamment de conserver son portefeuille.
 


#1413 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Mercredi 25. Mars 2009  13:43
Sujet: LE MONDE DIPLO /De quoi la Palestine est-elle le nom ?
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LE MONDE DIPLO /De quoi la Palestine est-elle le nom ?

lundi 23 mars 2009, par Alain Gresh

La guerre israélienne contre Gaza de l'hiver 2008-2009 a soulevé une immense
émotion et de puissantes mobilisations à travers le monde. Elle a provoqué de
vifs débats autour de la légitimité de cette offensive, des crimes commis, de
l'avenir – et même de la possibilité – de la paix entre Palestiniens et
Israéliens. Une question a aussi ressurgi : pourquoi la Palestine ? Pourquoi
suscite-t-elle tant d'émoi, tant d'invectives, tant de manifestations ? Après
tout, la planète connaît des guerres plus meurtrières, que ce soit au Darfour ou
au Congo ; des oppressions au moins aussi dévastatrices, que ce soit au Tibet,
en Tchétchénie ou en Birmanie ; des dénis aussi scandaleux du droit à la
liberté, qui concernent le sort des intouchables en Inde, celui des Nubiens au
Kenya ou des Indiens dans divers pays d'Amérique latine.

Que se cache-t-il donc derrière cette focalisation sur la Palestine ? Pour
certains, la réponse ne fait aucun doute : c'est la présence des juifs, la haine
contre eux qui est le moteur de cet intérêt malsain. La critique de l'Etat
d'Israël et de sa politique servirait de feuille de vigne à l'antisémitisme
éternel.

Même sans partager ce point de vue réducteur, la question « Pourquoi la
Palestine ? » est légitime. Elle offre même un intérêt dans la mesure où elle
permet de réfléchir à la place centrale que ce conflit occupe aujourd'hui sur la
scène mondiale, au même titre que ceux du Vietnam dans les années 1960-1970 et
de l'Afrique du Sud dans les années 1970-1980 (lire ci-dessous « Du Vietnam à
l'Afrique du Sud »).

La Palestine a désormais pris le relais. Pourquoi ? Parce que, en ce début de
XXIe siècle, elle cristallise un moment de l'histoire des relations
internationales : dernier « fait » colonial né du partage des empires, elle
symbolise la persistance de la relation inégale entre le Nord et le Sud – comme
le conflit du Vietnam ou celui de l'Afrique du Sud –, mais aussi la volonté de
sa remise en cause. Elle est le paradigme d'une injustice jamais réparée.
L'implication des États-Unis, principale puissance mondiale, et d'Israël,
principale puissance régionale, conforte son enjeu mondial.

L'arrière-plan

L'intérêt stratégique de la Palestine (et du Proche-Orient) – qui explique la
longévité peu ordinaire des rivalités dont elle a été l'objet –, et le caractère
« saint » de cette Terre forment le terreau de l'affrontement, même s'ils ne
sont pas la cause première de l'importance qu'il a acquis aujourd'hui.

Situé au carrefour de trois continents, le Levant est le lieu de passage d'une
grande part du commerce mondial. Dès le XIXe siècle, son contrôle devient
essentiel pour Londres, qui veut protéger, à travers le canal de Suez, la route
des Indes, joyau de son empire. De plus, la région est devenue, au XXe siècle,
le plus riche réservoir de pétrole de la planète.

L'affrontement autour de la Palestine s'est engagé avant même l'effondrement des
deux empires ottoman et tsariste ; il s'est poursuivi durant la marche vers la
seconde guerre mondiale, s'est intensifié avec la guerre froide, a résisté au «
nouvel ordre international » né de l'effondrement de l'Union soviétique et se
prolonge encore sans que personne puisse apercevoir une lueur au bout du tunnel.
Henri Queuille, ministre de la IIIe République, prétendait qu'aucun problème ne
résistait à l'absence de solution ; la Palestine en offre un contre-exemple
tragique.

Depuis 1967, des guerres, dont certaines ont failli dégénérer en affrontements
entre les deux blocs, ont installé le Proche-Orient à l'avant-scène de
l'actualité : guerre de juin 1967 ; guerre d'usure entre l'Égypte et Israël
(1968-1970) ; guerre d'octobre, dite de Ramadan ou de Kippour (1973) ; guerre
civile libanaise en 1975 avec participation des Palestiniens et occupation
israélienne du Sud ; invasion israélienne du Liban (1982) ; première Intifada
(1987-1993) ; seconde Intifada, à partir de septembre 2000, avec sa vague
d'attentats-suicides ; guerre contre le Hezbollah (2006) ; offensive israélienne
contre Gaza (2008-2009) – sans même parler des différentes conflagrations dans
le Golfe… Aucun autre conflit n'a occupé aussi longtemps une telle place dans
les bulletins d'information.

Autre dimension des affrontements, le caractère « sacré » de la Palestine.
Durant des siècles, les noms de Jérusalem, de Bethléem, de Hébron ont résonné
dans la mémoire des fidèles des trois grandes religions monothéistes. Même si
elles servirent de couverture à d'autres ambitions, les Croisades ont embrigadé
pendant plusieurs centaines d'années des hommes et des femmes des deux bords de
la Méditerranée. Et les juifs religieux allaient en Palestine pour y mourir et y
être enterrés. Quand, à partir du XIIe siècle, ces terres revinrent durablement
sous contrôle de puissances musulmanes, d'importantes communautés chrétiennes
(et même juives) y vivaient, et la Palestine demeura un lieu de pèlerinage aussi
bien pour les juifs que pour les chrétiens. Les voyages, à l'époque, n'étaient
soumis à aucun visa, à aucun papier d'identité, mais aux aléas de la sécurité,
les longs déplacements par mer ou par terre étant souvent hasardeux.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les collines de Jérusalem et les oliviers de
Palestine attirèrent romanciers et peintres français ou britanniques. Chaque
nom, chaque pierre évoquait la naissance des religions, les Livres saints, la
traversée du Sinaï par Moïse, le sermon de Jésus sur la montagne, même pour des
voyageurs que n'exaltait plus une foi conquérante. Durant de longues périodes,
la Méditerranée fut une mer d'échanges, aussi bien humains que culturels, plutôt
que de déchirements. Et l'esprit des Croisades ne soufflait pas toujours sur la
« mer du milieu »…

A une exception près toutefois, passée largement inaperçue : l'existence de
penseurs protestants qui, interprétant des passages de la Bible, et notamment de
l'Apocalypse, voyaient dans le « retour » des juifs en Palestine, puis leur
conversion, une étape nécessaire à la venue du Messie. Ce millénarisme a eu une
influence substantielle sur la politique britannique, comme il en a une
aujourd'hui aux États-Unis.

En revanche, alors que déclinait en partie l'attraction des religions, une
nouvelle idéologie émergeait : le nationalisme. A la fin du XIXe siècle,
l'Organisation sioniste mondiale était fondée, qui revendiquait un État juif en
Palestine ; et, déjà, un mouvement de renaissance arabe (nahda) ambitionnait
d'assurer l'indépendance des Arabes face à l'Empire ottoman, mais aussi face aux
puissances européennes.

La « reconquête » de Jérusalem par les troupes alliées en 1918 ne pouvait
manquer de soulever une vague de consternation dans le monde musulman. Elle
entérinait l'effondrement du dernier grand empire musulman, l'Empire ottoman –
dont on oublie trop souvent qu'il fut une des puissances européennes les plus
avancées du continent aux XVe et XVIe siècles – ; l'abolition du califat,
symbole de l'unité (en partie factice) de l'oumma, la communauté des croyants,
mais aussi du « retard » dans lequel s'enfonçait le monde arabe, et plus
généralement le monde non développé. Cette reconquête marquait l'apogée de la
domination de l'Europe sur la planète.

Dictée par des ambitions purement « géopolitiques », la prise de Jérusalem
pouvait être lue comme une revanche sur la défaite des Croisades. N'est-ce pas
un général français qui, après avoir pris Damas en 1920, alla se recueillir sur
la tombe de Saladin, le « libérateur » de Jérusalem pour les musulmans, et
aurait déclaré : « Saladin, nous voilà de retour »  ?

Le Royaume-Uni, qui avait obtenu en 1922 le mandat de la Société des Nations
(SDN) sur la Palestine, se voyait aussi confier la mise en œuvre de la «
promesse Balfour » (2 novembre 1917), un engagement pris par Londres de
favoriser la création d'un « foyer national juif ». L'affrontement se déploya
dans ses formes actuelles, mais la Palestine resta un aimant pour nombre de
pèlerins : juifs, musulmans et chrétiens pouvaient s'y rendre et y accomplir
leurs devoirs religieux. La dimension « sainte » de cette terre ne disparaîtra
jamais, même quand l'affrontement prendra un caractère national – qu'on
l'interprète comme la lutte du peuple juif pour retourner dans sa patrie (y
compris en affrontant parfois l'empire britannique à partir du début des années
1940) ou comme une lutte anticoloniale des Palestiniens contre les Britanniques
et l'immigration sioniste. Elle servira toujours, avec plus ou moins de force
suivant les périodes, à alimenter l'imaginaire des uns et des autres, à
conforter leur mobilisation. Ni le Vietnam, ni l'Afrique du Sud n'ont jamais mis
en mouvement un tel héritage culturel et religieux dans l'inconscient collectif
des mouvements et des personnes qui se sont mobilisées pour leur cause.

Le génocide des juifs

A la croisée du religieux, du politique et de l'histoire, la persécution des
juifs et le génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale marqueront
l'histoire de la Palestine, mais de manière différenciée selon les époques.
Jusqu'à la fin des années 1920, le mouvement d'émigration juive en Palestine
reste limité, et le sionisme, très minoritaire parmi les juifs du monde, est un
échec. Deux éléments vont inverser le cours de l'histoire : la fermeture des
Etats-Unis (et en partie de l'Europe de l'Ouest) à l'immigration ; la marche des
nazis vers le pouvoir et l'antisémitisme de plus en plus militant en Allemagne
et en Europe orientale. Le nombre des juifs cherchant asile en Palestine
s'accroît d'autant plus que tous les autres pays leur sont fermés.

La période 1936-1939 représente le grand tournant en Terre sainte : la révolte
palestinienne est écrasée ; le mouvement sioniste, renforcé par un grand nombre
d'émigrants européens, se dote de puissantes milices et achève la transformation
du Yichouv (la communauté juive en Palestine) en quasi-Etat, avec ses
institutions, son économie, ses partis, son armée, etc. C'est de ce moment que
date la véritable naissance d'Israël et la transformation du « problème juif » :
le judaïsme fut, au XIXe siècle, la négation du nationalisme européen ; le
sionisme transforme, par la colonisation de la Palestine, les juifs du Yichouv
en communauté nationale dans laquelle vont se reconnaître et s'identifier nombre
d'Européens. Cette sympathie se manifeste déjà dans les années 1920 parmi des
journalistes et des intellectuels, fascinés par la réussite d'un projet colonial
(lire, par exemple, Joseph Kessel, Terre d'amour, 1927).

Le génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale ne joue pas un rôle
majeur dans l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies du plan de
partage de la Palestine (29 novembre 1947). S'il alimente, bien évidemment, la
sympathie dans les opinions publiques du Nord à l'égard du jeune Etat, il n'a
pas encore conquis la place centrale qu'il occupera à partir de la fin des
années 1960 : d'un côté, les dirigeants d'Israël veulent donner une image de
juifs combattants à l'opposé de ceux qui se sont « laissé conduire à l'abattoir
» ; de l'autre, les juifs sont considérés comme des victimes du nazisme au même
titre que les déportés politiques ou les Tsiganes.

1962 et le procès Eichmann, 1967 et la guerre de juin, les années 1970 et la «
découverte » de la collaboration en France et en Europe donneront une dimension
nouvelle au génocide et influeront de manière importante sur la perception du
conflit israélo-palestinien et, aussi, sur sa mondialisation.

Un cadre international bouleversé,
une place nouvelle de la Palestine

C'est sur cet arrière-fond historique, stratégique et religieux que la Palestine
va s'imposer, à partir des années 1990, puis surtout après l'éclatement de la
seconde Intifada (novembre 2000), sur la scène mondiale. Le conflit acquiert une
place nouvelle, une dimension qu'il n'avait sûrement pas dans les années 1970 ou
1980 – où, au mieux, on le considérait comme une lutte parmi d'autres, au pire,
comme une simple extension d'un mouvement nationaliste arabe peu fréquentable.
La mobilisation de quelques groupes d'extrême gauche européens en faveur des
Palestiniens après 1967 – limitée par le poids de la question juive et par la «
découverte » par l'Europe de la spécificité du génocide et de la responsabilité
des Etats européens dans son accomplissement (la traduction du livre de Robert
Paxton La France de Vichy date de 1973) – s'inscrit plutôt dans la solidarité
mondiale anti-impérialiste et dans le grand rêve de révolution mondiale. Pour
Jean Genet, dans Un captif amoureux, la Palestine était au cœur « d'une
révolution grandiose en forme de bouquet d'artifice, un incendie sautant de
banque en banque, d'opéra en opéra, de prison en palais de justice ».

La situation a désormais changé. Comme avant elle le Vietnam ou l'Afrique du
Sud, la Palestine dévoile la réalité des relations internationales. Celles-ci
sont marquées par la domination occidentale sur le monde et sa contestation de
plus en plus forte. Une période de deux siècles marquée par la conquête
européenne du monde est en train de s'achever.

La scène internationale a été bouleversée par la disparition de l'URSS qui mit
un terme à toute idée d'inscrire la lutte autour de la Palestine et d'Israël
dans le champ de la guerre froide – de toute façon, même si, depuis 1967, le «
camp socialiste » a appuyé les Arabes et les Etats-Unis Israël, le conflit a
toujours été à l'étroit dans la grille Est-Ouest. La période de l'après-1990 fut
aussi marquée par l'affirmation des Etats-Unis comme unique super-puissance.
Francis Fukuyama parle même de la « fin de l'histoire » et la victoire sans
retour du modèle libéral démocratique. Vingt ans plus tard, avec l'enlisement
américain en Irak (et en Afghanistan) et la crise économique et financière, la
dynamique mondiale est marquée par l'essoufflement de la domination occidentale.
L'ancien ordre international est contesté tant par l'affirmation sur la scène
mondiale de la Chine, du Brésil, de l'Inde et de nombreux pays naguère dominés
qu'à travers les luttes altermondialistes et celles de nombre de mouvements
contestataires. Cette « insurrection » contre l'ordre ancien ne concerne pas
seulement le domaine de la politique ou de l'économie, mais aussi ceux de la
culture, de l'histoire. C'est tout un récit de l'histoire du monde qui est remis
en cause, un récit dans lequel l'Europe et les Etats-Unis occupaient jusque-là
une place prépondérante tandis que les pays du tiers-monde étaient relégués dans
une sorte d'antichambre. Parallèlement se renforce l'idée d'un « choc des
civilisations », d'une « menace islamique ».

D'autre part, c'est le moment où les images du Proche-Orient submergent les
écrans de télévision du monde. Nous en savons bien plus sur cet affrontement,
aussi bien en Europe que dans le reste du monde, que sur n'importe quel autre.
Même si chacun n'en maîtrise évidemment pas les tenants et les aboutissants,
chacun a lu ou entendu mille et une analyses, vu mille et un reportages. La
révolution technologique de la fin des années 1980, avec le numérique et les
chaînes de télévision d'information en direct, permet aux téléspectateurs de
vivre de plain-pied dans l'actualité. Le monopole de CNN durant la première
guerre du Golfe (1990-1991) ayant été battu en brèche par les chaînes
satellitaires arabes – et surtout par la plus célèbre d'entre elles, Al-Jazira
–, et l'utilisation par des individus sur le terrain de portables et de caméras
vidéos se généralisant, plusieurs récits s'entendent désormais sur la scène
mondiale, pour la première fois depuis l'effondrement de l'URSS et la
disparition du « camp socialiste ». Et le récit d'Al-Jazira et des autres
chaînes du Sud a d'autant plus d'impact que ces médias répondent aux critères
occidentaux de professionnalisme…

Enfin, la présence, aussi bien en Europe qu'en Amérique latine, et même aux
Etats-Unis, d'importantes immigrations arabes et musulmanes, qui voient dans les
Palestiniens la « métaphore » de leur propre situation, et le rôle des
communautés juives – en majorité ralliées à Israël et à sa politique – à travers
le monde contribuent à la mondialisation des polémiques.

La Palestine mêle évidemment nombre de dimensions. Trois d'entre elles
expliquent sa place centrale : la redécouverte d'une histoire longtemps occultée
de domination coloniale ; l'injustice maintenue et la violation permanente du
droit international ; le « deux poids, deux mesures » appliqué par les
gouvernements et par nombre d'intellectuels occidentaux dans leur lecture du
conflit. Au croisement de l'Orient et de l'Occident, du Sud et du Nord, la
Palestine symbolise à la fois le monde ancien et la gestation du monde nouveau.

Très longtemps, l'histoire dominante du choc proche-oriental se résuma au «
miracle » que représentait la création d'un Etat juif en Palestine, le « retour
» de ce peuple sur sa terre, dont il avait été chassé il y a deux mille ans, «
un peuple sans terre pour une terre sans peuple », le désert transformé en
verger, le socialisme des kibboutz. La guerre de 1948-1949 passa pour le combat
héroïque de David contre Goliath : des soldats moins nombreux et moins bien
équipés, dont certains étaient des rescapés du génocide des juifs en Europe,
résistaient à l'assaut des armées arabes coalisées. Personne n'avait vu, au sens
propre du terme, l'expulsion de centaines de milliers de Palestiniens (lire 
Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949), de Dominique Vidal).

Il fallut plusieurs décennies pour que, grâce notamment aux nouveaux historiens
israéliens, le récit fait par les Palestiniens de la guerre de 1948-1949 – et de
leur expulsion massive – devienne enfin audible au-delà du monde arabe. Ce
retour du refoulé coïncidait avec un mouvement, perceptible dans tous les pays
anciennement colonisés, pour réécrire une histoire jusque-là rédigée à travers
des grilles d'interprétation occidentales. Ce qui se joue aussi en Palestine,
c'est l'interprétation de l'histoire mondiale des XIXe et XXe siècles, de la
politique coloniale et de ses conséquences sur le monde.

Deuxième dimension, la permanence d'une injustice politique qui, partout
ailleurs sur la planète, a été, au moins en partie, réparée. L'immense majorité
des peuples ayant accédé à l'indépendance, les derniers – Afrique portugaise,
Afrique du Sud, Namibie, Timor – dans les années 1970-1990, la colonisation a
disparu de la surface de la Terre. La Palestine rappelle que le colonialisme a
marqué pour longtemps l'histoire contemporaine et que même sa fin politique ne
signifie pas qu'il s'est simplement évanoui, ni que les injustices qu'il a
provoquées se sont effacées. Il est une page que l'on ne peut pas purement et
simplement tourner. Et, contrairement aux Indiens d'Amérique ou aux populations
autochtones d'Australie ou de Nouvelle-Zélande, les Palestiniens maintiennent
une présence forte et massive sur leur territoire national ou autour de lui, et
exercent donc une pression par leur seule présence, qui n'est pas près de
disparaître, quels que soient les aléas de leur lutte.

Enfin, troisième facteur, le « deux poids, deux mesures » appliqué par les
Etats-Unis et l'Europe (non seulement par les gouvernements, mais aussi par
nombre d'intellectuels). On entend souvent l'argument selon lequel l'analyse du
heurt israélo-palestinien obéirait à des règles différentes, qu'Israël serait
jugé selon des lois distinctes. Cela est en partie vrai, mais pas dans le sens
que lui attribuent certains. Quel autre exemple d'occupation condamnée depuis
plus de quarante ans par les Nations unies et qui perdure ? Quel autre exemple
d'occupation où la puissance conquérante peut installer près de 500 000 colons
dans les territoires occupés – ce qui, en droit, constitue un « crime de guerre
» – sans que la communauté internationale prenne aucune sanction ? Quel autre
exemple d'une puissance qui déclenche une agression comme celle de Gaza en
décembre 2008, affirme ouvertement qu'elle a recours à des moyens «
disproportionnés », qui commet des crimes de guerre et des crimes contre
l'humanité ? Imaginons un moment que la Serbie se déclare « Etat des Serbes » :
que dirait la communauté internationale face à l'exclusion de toutes les
minorités ethniques de cet Etat ? Or Israël se proclame « Etat juif » et met de
facto à l'écart plus de 15 % (sans compter les Arabes de Jérusalem) de sa
population – tout en leur accordant le droit de vote.

Une remarque importante à ce stade. Si d'autres conflits, même plus meurtriers,
ne suscitent pas un tel intérêt – que ce soit la guerre au Congo et ses millions
de morts ou le conflit du Sri Lanka –, c'est qu'ils ne se situent pas à ce «
carrefour » des relations entre le Nord et le Sud qui est au cœur de l'histoire
depuis le début du XIXe siècle.

Il est vrai que nombre d'Etats arabes (ou autres), qui défendent verbalement les
Palestiniens, n'ont pas hésité à les massacrer, que leurs régimes sont
autoritaires ou dictatoriaux et qu'ils manipulent la cause palestinienne pour
détourner leurs opinions des nécessaires réformes internes. Ils ne sont pas les
mieux qualifiés pour se présenter en champions de la cause palestinienne. Mais
la justesse de celle-ci ne dépend pas de la « qualité » de ses défenseurs :
l'apartheid était condamné par tous les gouvernements africains, dont certains
étaient bien peu recommandables. Il n'en demeure pas moins que la Palestine est
une injustice flagrante. Et c'est ce sentiment d'injustice qui anime les
mouvements de solidarité à travers le monde.

En réalité, et sous couvert du génocide, l'Occident refuse d'appliquer à ce
conflit les mêmes règles d'analyse que celles qu'il applique en général.
Ailleurs, on se réclamera du droit international, des droits humains, du droit
de la presse et des journalistes de couvrir les guerres, de la nécessaire
proportionnalité des actions. Les exactions serbes contre les Kosovars, souvent
réelles, parfois inventées, peuvent servir à justifier une intervention
militaire de l'OTAN contre la Serbie. Le comportement de la Russie contre les
Tchétchènes est à juste titre condamné, et aucune action terroriste menée par
les rebelles à Moscou ou ailleurs ne dédouane l'ex-Armée rouge. Mais que « la
quatrième (ou troisième) armée du monde » s'attaque au territoire minuscule de
Gaza sur lequel s'entassent plus de 1,5 million de personnes, qu'elle bombarde
des écoles, tue des centaines de civils, détruise les infrastructures, et alors
les gouvernements occidentaux et certains intellectuels trouvent des excuses et
des justifications à ce qui relève de crimes de guerre et de crimes contre
l'humanité.

Choc de civilisation ou enjeu politique ?

Cette lecture politique s'oppose à une autre, qui verrait la Palestine au cœur
d'un affrontement entre le monde judéo-chrétien et l'islam ou un simple prétexte
à l'éternel antisémitisme. La vision d'une « guerre de civilisation », des
protagonistes des deux côtés la partagent, un type de déformation qui n'est pas
nouveau : au temps de la guerre froide, la guerre du Vietnam et même la lutte en
Afrique du Sud étaient vues, par certains, comme un avatar du choc entre l'Est
et l'Occident. M. Nelson Mandela, aujourd'hui porté aux nues, passait pour un
terroriste, et même Amnesty International refusait de l'adopter comme «
prisonnier de conscience » car il prônait la lutte armée. La crainte du
communisme agissait alors comme un frein à la solidarité, mais de manière moins
puissante que celle de l'islamisme politique.

Désormais on agite deux épouvantails, la peur d'un « retour » de l'islam et la
résurgence de l'antisémitisme.

La place occupée par le Hamas (et aussi par le Hezbollah) dans la résistance
paralyse bien des bonnes volontés en Occident. Il peut sembler, après coup,
qu'il était plus facile d'être solidaire du Vietnam – malgré le rôle central des
communistes – que de Palestiniens, dont un nombre important se reconnaissent
dans un mouvement islamiste. On peut rétorquer que, dans l'histoire, la religion
a inspiré nombre de mouvements anticoloniaux. C'est au nom de l'islam que le
Mahdi, incontestablement un « réactionnaire », mena la révolte au Soudan contre
la présence britannique à la fin du XIXe siècle. Fallait-il, parce que le
Royaume-Uni était un pays démocratique et se réclamait des Lumières, dénoncer
cette révolte « réactionnaire » ? Sans revenir sur la complexité et la diversité
des formations islamistes, croit-on vraiment que, s'ils gagnent, ils imposeront
des régimes plus répressifs que ceux de l'Algérie, de l'Irak ou de la Syrie «
laïques », ou encore de l'Egypte ? Le droit à la résistance contre l'oppression
étrangère est un droit universel reconnu à tous les peuples : l'Occident n'a
aucun droit à l'accepter pour les uns et à le refuser pour les autres. Et si la
« religion » n'était que l'habit emprunté actuellement par le mouvement de
résistance à l'injustice ?

Cela n'empêche pas de rester attentif à l'avenir, à ne pas se bander les yeux et
à appuyer tous ceux qui veulent construire demain une société palestinienne plus
démocratique, plus juste. La seule volonté de mettre un terme à l'injustice ne
garantit pas, l'histoire l'a prouvé, la construction d'une société démocratique.

Le poids de la Shoah est, en Occident, énorme. Certains, notamment dans l'aire
musulmane, estiment que ce génocide est purement et simplement instrumentalisé,
manipulé, voire qu'il n'a pas eu lieu – ou n'a pas eu la dimension que
l'historiographie lui accorde. Pour nombre de forces au Nord, au contraire, il
est un événement marquant de l'histoire européenne, et toute tentative de le
minimiser est condamnable. Peut-on dépasser ces divergences ?

L'historien israélien Tom Segev résume les deux leçons contradictoires que la
société israélienne peut tirer du génocide des juifs : 1) personne n'a le droit
de « rappeler aux Israéliens des impératifs moraux tels que le respect des
droits de l'homme », car les juifs ont trop souffert et les gouvernements
étrangers ont été incapables de leur venir en aide ; 2) on peut, au contraire,
penser que le génocide « somme chacun de préserver la démocratie, de combattre
le racisme, de défendre les droits de l'homme ». Et donc de défendre aujourd'hui
les Palestiniens… Pourtant, la sensibilité au Nord et au Sud ne sera jamais la
même, que ce soit sur les formes de lutte, le terrorisme, la légitimité
d'Israël, le contenu d'une solution politique, etc.

Dans ce combat, la lutte contre l'antisémitisme est importante. Elle est rendue
plus difficile par l'identification à laquelle on assiste, des deux côtés, entre
Israël et les juifs. Quand Richard Prasquier, président du Conseil représentatif
des institutions juives de France (CRIF), déclare, à propos de l'offensive
israélienne contre Gaza : « Je peux vous affirmer que 95 % de la communauté
juive de France est en accord avec la politique d'Israël et avec ce
qu'entreprend son armée », le journaliste Jean-François Kahn a raison de dire
que cette phrase devrait valoir à son auteur une poursuite devant les tribunaux
pour antisémitisme. Quand des prêcheurs musulmans dénoncent les juifs et leur
mainmise sur le monde, en se référant aux Protocoles des sages de Sion, ils
relèvent d'une démarche similaire. Lutter contre ces amalgames, contre toutes
les formes de racisme, à l'encontre des juifs ou des Arabes, contre toute idée
de « choc des civilisations », est l'un des enjeux des années à venir.

Certains affirment que la seule solution reste la création d'un État palestinien
aux côtés de l'état d'Israël. D'autres assurent que la colonisation massive de
la Cisjordanie et de Jérusalem rend ce dénouement illusoire et prônent un État
binational où les deux nationalités, arabe-palestinienne et juive-israélienne,
jouiraient de droits équivalents. D'autres encore évoquent le modèle
sud-africain, un État de tous ses citoyens : un homme, une femme, une voix. Quoi
qu'il en soit, il est difficile d'imaginer une solution sans adhésion d'une
majorité de la population présente aujourd'hui sur le territoire de la Palestine
historique. Il faut rappeler que la fin de l'apartheid n'a été possible que
parce que le Congrès national africain (ANC) a été capable de formuler un projet
pour tous les citoyens de l'Afrique du Sud et de les unir, Noirs, métis et
Blancs dans le combat.


Du Vietnam à l'Afrique du Sud

Durant la période qui a suivi la seconde guerre mondiale, le Vietnam et
l'Afrique du Sud ont conquis une place à part dans les relations
internationales, transcendant les frontières pour symboliser le combat d'une
génération. A partir des années 1960, la guerre du Vietnam a été à
l'intersection de deux mouvements : les insurrections nationales, qui allaient
emporter les empires édifiés notamment par le Royaume-Uni et par la France ;
l'aspiration au socialisme et à des transformations sociales profondes. Cette
guerre allait représenter la « lutte héroïque » d'une petite nation contre la
principale puissance mondiale, les États-Unis, qui cherchaient à imposer leur
hégémonie à l'échelle internationale. Le petit peuple vietnamien symbolisait le
soulèvement des damnés de la Terre, et le choix des armes pour résister était
considéré par les opinions publiques, y compris au Nord, comme légitime, et non
comme du terrorisme.

La solidarité contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud s'intensifia dans
les années 1980. Deux éléments de ce régime furent particulièrement honnis : son
racisme institutionnel et son caractère colonial. La dimension d'affrontement
Est-Ouest restait présente, car l'URSS ne ménageait pas son aide au Congrès
national africain (ANC), tandis que nombre de pays occidentaux, dont les
États-Unis, la France, le Royaume-Uni et Israël, collaboraient, malgré des
condamnations de principe, avec le régime d'apartheid. Le combat de l'ANC et de
M. Nelson Mandela, dénoncé comme « terroriste » par Ronald Reagan et Mme
Margaret Thatcher, incarnait l'aspiration à l'égalité humaine et à une société
de justice « arc-en-ciel ».

Dès 1975, avec la victoire du peuple vietnamien, commença un reflux des
mouvements politiques de solidarité. On assista à leur dépolitisation : les
médecins sans frontières remplacèrent les Brigades internationales, les victimes
succédèrent aux résistants – l'humanitaire se substituait au politique et la
lutte armée était dénoncée comme du terrorisme. Cette évolution s'appuyait, bien
sûr, sur les désillusions qu'avaient engendrées le combat anticolonial et les
indépendances : toute lutte ne débouchait pas sur la justice ; l'usage de la
lutte armée n'était pas en lui-même libérateur, il pouvait même aboutir à des
formes d'organisation autoritaires et antidémocratiques ; les combattants de la
liberté pouvaient se muer en dictateurs tyranniques. L'Afrique du Sud montra
toutefois que la volonté de changement révolutionnaire n'était pas forcément
synonyme de « goulag ».

#1412 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mercredi 25. Mars 2009  11:37
Sujet: Le Renouveau (Tunisie)/ Reprise du dialogue interpalestinien le 1er avril
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Le Renouveau (Tunisie)/ Reprise du dialogue interpalestinien le 1er avril
25 avril 2009
Les pourparlers de réconciliation entre factions palestiniennes reprendront le 1er avril au Caire, a annoncé  hier Nabil Chaâth, proche collaborateur du président Mahmoud Abbès. Ces pourparlers visent à mettre fin à la partition de fait entre la bande de Gaza, aux mains du Hamas, et la Cisjordanie, administrée par l´Autorité autonome d´Abbas, en mettant sur pied un gouvernement d´unité nationale.
Ils avaient été suspendus jeudi dernier sans que le Fatah d´Abbès et Hamas ne trouvent un terrain d´entente. «Cette fois, nous mettrons tout en oeuvre pour parvenir à un accord», a déclaré Chaâth interrogé du Caire. De source proche de ces pourparlers parrainés par l´Egypte, on fait état d´un accord sur le principe d´un gouvernement d´entente nationale qui serait chargé d´organiser des élections législatives et présidentielle avant le 25 janvier 2010 mais des divergences persistent sur sa nature.
Selon Wassil Abou Youssef, secrétaire général du petit Front de libération de la Palestine (FLP), les discussions n´ont «pas encore» permis de départager les partisans d´un gouvernement politiquement représentatif et ceux d´un cabinet purement «technique».
L´Egypte et les pays occidentaux pressent les Palestiniens d´adopter la seconde solution pour mettre fin au plus tôt au blocage du processus de paix et hâter la reconstruction de Gaza après la récente offensive israélienne.
Abou Youssef a déclaré que les factions palestiniennes n´avaient pas non plus réussi à s´accorder sur un nouveau système électoral. Selon des délégués, toutes les factions, sauf  Hamas, sont en faveur d´élections à la proportionnelle.
Lors des élections législatives de janvier 2006, le mouvement Hamas avait remporté la majorité au Conseil législatif palestinien. Elu haut la main un an plus tôt, le président Mahmoud Abbès avait alors nommé un gouvernement d´unité dirigé par un dirigeant du Hamas, Ismaïl Haniyeh.
Lorsque  Hamas a pris le pouvoir par la force en juin 2007 à Gaza, le président Abbès avait démis Haniyeh et nommé un nouveau gouvernement, dirigé par Salam Fayyad, un économiste apprécié des Occidentaux.
Fayyad a annoncé qu´il démissionnerait à la fin du mois pour laisser place au nouveau gouvernement d´unité, censé émaner des pourparlers du Caire. Mahmoud Abbès lui a demandé de rester à son poste jusqu´à ce qu´un accord soit conclu entre les factions palestiniennes. Mais Fayyad a déclaré s´en tenir à sa décision.
Un responsable de Hamas, Aymane Taha, a déclaré que le mouvement était lui aussi résolu à assurer le succès des pourparlers du Caire mais il a exclu qu´il honore les accords de paix conclus avec Israël, comme le demande le Fatah. «Cela reviendrait à une reconnaissance d´Israël et cela est complètement refusé», a-t-il dit.


#1411 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mercredi 25. Mars 2009  11:33
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Israël: L´extrême droite se livre à une provocation dans une ville arabe
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La Presse (Tunisie)/ Israël: L´extrême droite se livre à une provocation dans une ville arabe 
25 mars 2009
OUM EL-FAHEM (Israël) (AFP) - Une marche d'activistes de l'extrême droite israélienne dans la ville arabe d'Oum El-Fahem a provoqué hier une manifestation hostile de sa population et des heurts avec la police israélienne.
 
Les manifestants, furieux contre la venue des activistes israéliens dans cette ville de basse Galilée (nord), ont jeté des pierres contre les forces de l´ordre, qui ont riposté en lançant des grenades lacrymogènes et assourdissantes et en faisant usage de canons à eau. Une grève générale a été décrétée dans la ville.
Quelque 3.000 policiers anti-émeute, parfois à cheval, ont été déployés dans et autour d´Oum El-Fahem, où vivent plus de 200.000 Arabes israéliens.
Un porte-parole de la police a fait état de 15 policiers blessés et de trois arrestations, tandis que les médias israéliens ont rapporté 16 blessés, dont un député du parti de la gauche laïque et pacifiste Meretz, Ilan Ghilon.
Malgré ces heurts, la centaine d´activistes de l´extrême droite s´est vantée d´avoir réussi son pari en brandissant le drapeau israélien à l´entrée de la ville, considérée comme un bastion nationaliste et un fief du mouvement islamique en Israël.
 
L´extrême droite entendait exercer son droit "démocratique" de manifester n´importe où en territoire israélien, alors qu´elle accuse les Arabes israéliens d´être des "traîtres" qui soutiennent les Palestiniens contre l´Etat dont ils sont citoyens.
La marche avait été autorisée par la police. Elle était conduite par trois figures de l´extrême droite: Baruch Marzel, Itamar Ben Gvir et le député Michael Ben Ari (Parti Union nationale). "La seule arme que nous apportons est le drapeau israélien", a déclaré Michael Ben-Ari au site d´information Ynet. "Il y a des éléments hostiles qui disent que l´Etat d´Israël est une provocation (...). Mais tout ce que nous faisons est de brandir le drapeau israélien", a-t-il ajouté. Les manifestants opposés à la marche des extrémistes juifs, emmenés par des élus et des dignitaires arabes, s´étaient rassemblés à l´entrée de la ville tôt hier. Des activistes de la gauche israélienne se sont joints à eux.
"Nous sommes ici pour défendre la liberté d´expression", a déclaré à l´AFP Jamal Zahalqa, député arabe à la Knesset du parti Balad. "Le racisme, ce n´est pas la liberté d´expression, c´est un acte criminel qui devrait être puni par la loi", a-t-il ajouté.
Nitzan Horowitz, député du Meretz, a affirmé être venu pour défendre la "coexistence pacifique" entre communautés en Israël. "Nous sommes ici pour dire que nous voulons la coexistence et la paix", a-t-il déclaré à l´AFP.
Présent à la manifestation, le chef du mouvement islamique Raed Salah a accusé l´extrême droite israélienne d´essayer de "légitimer le transfert" des Arabes israéliens hors du pays. "Ce n´est pas une simple provocation. Nous devons nous battre pour rester ici et il faut empêcher par tous les moyens Marzel et compagnie d´entrer dans Oum El-Fahem", a-t-il déclaré à l´AFP.
Le député arabe israélien Ahmad Tibi a dénoncé "un acte de provocation fasciste" de l´extrême droite "qui vient dire aux habitants d´Oum El-Fahem que cette terre ne (leur) appartient pas".
Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur leur terre au moment de la création de l´Etat d´Israël en 1948.
Cette communauté compte 1,2 million de personnes, soit près d´un cinquième de la population totale. Plusieurs rapports officiels israéliens et des institutions telles que la Cour suprême ont admis que les Arabes israéliens étaient victimes de discriminations économiques et sociales.
 


#1410 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mercredi 25. Mars 2009  11:29
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Le chef de file du Hamas salue le «nouveau ton» d´Obama
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Le chef de file du Hamas salue le «nouveau ton» d´Obama
25 mars 2009
Par l'AFP
«Le président Obama emploie un ton nouveau pour évoquer la région», relève Khaled Méchaal, souhaitant que ce soit le prélude à un véritable changement de la politique américaine et européenne. 

Khaled Méchaal, chef du bureau politique du Hamas, se félicite dans un entretien publié dimanche par le quotidien italien La Repubblica du ton employé par Barack Obama au sujet du Proche-Orient et dit s´attendre à une ouverture en direction de son mouvement. «Le président Obama emploie un ton nouveau pour évoquer la région. Le défi est, pout tout le monde, de faire en sorte que ce soit le prélude à un véritable changement de la politique américaine et européenne. Une ouverture officielle en direction du Hamas n´est qu´une question de temps», dit-il, réagissant au «nouveau départ» que le président des Etats-Unis a proposé à l´Iran. «Les grandes puissances ont besoin de nous pour régler le conflit israélo-arabe. Notre poids dans la question palestinienne tient à notre enracinement dans la société, dans la population qui a voté pour nous et le fera encore», ajoute Méchaal, qui vit en exil à Damas.
 


#1409 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mardi 24. Mars 2009  12:26
Sujet: Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Israël arrête des députés en Cisjordanie
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Aujourd'hui le Maroc (Maroc)/ Israël arrête des députés en Cisjordanie
Le 22-03-2009 à 14:00
Par : AFP
 Israël a renforcé la pression sur le Hamas en arrêtant jeudi ses principaux dirigeants politiques en Cisjordanie après l'échec des négociations sur la libération du soldat Gilad Shalit contre des centaines de prisonniers. 

Au moins douze responsables du mouvement islamiste palestinien, dont cinq députés, ont été arrêtés dans différentes villes de la Cisjordanie occupée lors d'une opération menée par l'armée et le service de sécurité intérieure Shin Beth, selon le Hamas et des sources militaires israéliennes.
Dans la région de Ramallah, l'armée a interpellé les députés Abdel Qader Fouqaha et Ayman Daraghmeh, le responsable Farhat Assaad et le maire de la localité voisine d'El-Bireh, Jamal al-Tawil, a indiqué le Hamas.
Dans le nord de la Cisjordanie, elle a arrêté Nasseredine Al-Chaër, ancien vice-Premier ministre ainsi que trois hauts responsables du groupe, Raafat Nassif, Adnane Asfour et Issam Al-Ashqar. A Bethléem et à Hébron (sud), trois élus, Khaled Tafesh, Azzam Salhab et Nizar Ramadan, ont été arrêtés de même que Chaker Amara, un responsable du groupe à Jéricho, selon la même source.
L'armée a affirmé dans un communiqué avoir arrêté «dix cadres importants de la direction du Hamas en Cisjordanie» qui oeuvraient pour «renforcer la force et l'influence» en Cisjordanie du Hamas. Ce mouvement a pris de force le contrôle de la bande de Gaza après en avoir chassé les forces fidèles au président Mahmoud Abbas, le chef du groupe rival Fatah. Les arrestations surviennent après l'échec des négociations entre le Hamas et Israël par l'entremise de l'Egypte en vue de la libération du soldat Gilad Shalit détenu à Gaza contre des centaines de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.
«C'est une tentative flagrante pour faire pression sur le Hamas, le pousser à faire des concessions et accepter un échange de prisonniers sans qu'Israël n'ait à payer le prix», a dit un haut responsable du Hamas à Gaza, Salah Al-Bardawil, sur le site du mouvement.
«L'ennemi sioniste se trompe en croyant que ces mesures vont affaiblir la position du Hamas ou le faire céder sur le dossier des prisonniers. Le Hamas ne renoncera jamais à ces conditions», a affirmé le mouvement dans un communiqué. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a condamné ces arrestations et appelé la communauté internationale à intervenir «pour contraindre Israël à libérer immédiatement tous les membres du parlement palestinien qu'il détient».


#1408 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Mardi 24. Mars 2009  6:44
Sujet: ISM / Des bébés palestiniens morts et des mosquées bombardées – la mode IDF 200
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ISM / Des bébés palestiniens morts et des mosquées bombardées – la mode IDF 2009

Israel - 22-03-2009
Par Uri Blau

Le bureau de l'imprimerie textile Adiv, au sud de Tel Aviv, gère un flux
constant de clients, dont beaucoup de soldats en uniforme, qui viennent
commander des vêtements arborant l'insigne de leur unité, généralement
accompagné d'un slogan et d'un dessin de leur choix.


Ailleurs dans le local, les croquis sont transformés en plaques utilisées pour
l'impression des articles commandés, principalement des T-shirts et des
casquettes de baseball, mais aussi des sweet-shirts à capuche, des vestes et des
pantalons molletonnés. C'est un jeune homme arabe de Jaffa qui supervise les
ouvriers qui impriment les mots et les images, et livre ensuite le produit fini.

Des bébés morts, des mères en pleurs sur les tombes de leurs enfants, une arme
visant un enfant, et des mosquées bombardées - voici quelques exemples des
images dont les soldats des Forces Israéliennes de Défense (IDF) demandent
l'impression ces jours-ci sur leurs T-shirts pour marquer la fin de la
formation, ou d'une campagne militaire de terrain. Les slogans qui accompagnent
les dessins ne sont cependant pas exactement anodins : un T-shirt pour tireurs
d'élite d'infanterie porte l'inscription "Mieux vaut utiliser Durex(*) ", à côté
de la photo d'un bébé palestinien mort, sa mère en pleurs et un ours en peluche
à côté de lui.

Le T-shirt d'un tireur d'élite du bataillon Shaked de la Brigade Givati montre
une femme palestinienne enceinte avec une cible en surimpression sur le ventre,
accompagnée du slogan, en anglais : « 1 balle, 2 morts » (photo ci-dessus). Une
chemise de « remise de diplôme » pour ceux qui ont terminé un autre cours pour
tireurs d'élite représente un bébé palestinien, qui se transforme en garçon
combattif puis en adulte armé, avec l'inscription : « Peu importe comment ça
commence, nous allons y mettre fin ».

Il y a aussi beaucoup de T-shirts avec des messages sexuels explicites. Par
exemple, le bataillon Lavi s'est fait faire une chemise portant le dessin d'un
soldat à côté d'une jeune femme pleine d'ecchymoses, et le slogan : « J'parie
qu'tu t'es fait violer ! ». Quelques-unes des images montrent des actions dont
l'armée nie officiellement l'existence – telle « confirmer la mort » (tirer une
balle dans la tête de l'ennemi à bout portant pour s'assurer qu'il est mort), ou
porter préjudice à des sites religieux, ou à des non combattants, femmes ou
enfants.

Dans beaucoup de cas, le contenu est soumis à l'approbation d'un des commandants
de l'unité. Ce dernier, cependant, n'a pas le contrôle de ce qui est imprimé,
parce que c'est une initiative privée des soldats dont ils n'ont jamais entendu
parler. Des dessins ou des slogans interdits dans certaines unités ont été
approuvés dans d'autres. Par exemple, des T-shirts déclarant : « Nous ne nous
détendrons qu'à la confirmation de la mort » ont été interdits par le passé
(l'IDF déclare que la pratique n'existe pas), pourtant le bataillon Haruv en a
imprimé quelques-uns l'année dernière.

Le slogan : « Toute mère arabe doit savoir que le sort de son fils est entre mes
mains ! » avait été interdit auparavant pour les chemises d'une autre unité
d'infanterie. Un soldat Givati a dit cependant cette semaine qu'à la fin de
l'année dernière, son peloton a fait imprimer des dizaines de chemises, de
vestes et de pantalons molletonnés portant ce slogan.

« Il a un dessin montrant un soldat en Ange de la Mort, à côté d'un fusil et
d'une ville arabe, » explique-t-il. « Le texte était très puissant. Le plus
drôle, c'est que quand notre soldat est allé chercher les chemises, c'était un
Arabe qui les avait imprimées, et le soldat s'est senti tellement mal qu'il a
demandé à la fille au comptoir de les lui amener. »

Le dessin a-t-il été présenté aux commandants pour accord ?

Le soldat Givati : « Habituellement, les T-shirts subissent un processus de
sélection par un officier, mais dans ce cas, ils ont été approuvés au niveau du
sergent du peloton. Nous avons commandé des T-shirts pour 30 soldats et ça a
vraiment bien marché, chacun voulait plusieurs articles et a payé en moyenne 200
shekels. »

Que pensez-vous du slogan imprimé ?

« Je ne l'aime pas beaucoup, mais la plupart des soldats le voulaient. »

Beaucoup des T-shirts controversés ont été commandés par des diplômés des cours
de tireurs d'élite, qui réunissent des soldats de diverses unités. En 2006, des
soldats du cours « Equipe Carmon » pour une unité de tireurs d'élite a fait
imprimer un T-shirt avec le dessin d'un Palestinien brandissant un couteau dans
la ligne de mire d'un fusil, avec le slogan : « Faut que tu coures vite, vite,
vite, avant que tout soit fini. » Et un dessin d'une femme arabe pleurant sur
une tombe et les mots : « Et après elles pleurent, et après elles pleurent »
(refrain d'une chanson populaire). Un autre T-shirt d'un sniper montre aussi un
Arabe dans la ligne de mire, et annonce : « Avec les meilleurs intentions du
monde. »

G., soldat dans une unité d'élite qui a suivi le cours de tireur d'élite, a
expliqué que « c'est une sorte de processus de création de liens, et aussi il
est bien connu que tout tireur d'élite est cinglé. Nos T-shirts ont beaucoup de
slogans à double sens, par exemple : `Des sales types avec des buts louables'.
Chaque groupe qui finit un cours met des trucs comme ça. »

Quand portez-vous ces chemises ?

G. : « Quand on est à la maison, pour faire du jogging, à l'armée. Pas pour
sortir. Quelquefois, des gens vous demandent de quoi il s'agit. »

Sur le T-shirt qui montre une cible sur une femme enceinte, il dit : « Il y a
des gens qui pensent que ce n'est pas bien, et je le pense aussi, mais ça n'a
pas vraiment de sens. Je veux dire que ça ne signifie pas que qu'on va tirer sur
une femme enceinte. »

Que veut dire le T-shirt de juillet 2007, qui montre l'image d'un enfant avec le
slogan : « Plus c'est petit, plus c'est difficile ! » ?

« C'est un gosse, vous avez un petit peu plus de problème, moralement, et aussi
la cible est plus petite. »

Vos supérieurs donnent-ils leurs accords avant l'impression des T-shirts ?

« Oui, bien qu'une fois, ils ont refusé un T-Shirt qui allait trop loin. Je ne
me souviens pas ce qu'il y avait dessus. »

Ces T-shirts aussi semblent plutôt extrêmes. Pourquoi dessiner une cible sur un
enfant – vous tirez sur les enfants ?

« En tant que sniper, vous vous retrouvez dans beaucoup de situations extrêmes.
Vous voyez soudain un petit garçon qui ramasse une arme et c'est à vous de
décider si vous tirez ou non. Ces t-shirts sont des demi-plaisanteries, à la
limite de la vérité, et ils reflètent les situations extrêmes que vous pouvez
rencontrer. Celui qui voit, parole d'honneur, la cible de ses propres yeux,
c'est le sniper. »

Vous êtes-vous retrouvé dans une telle situation ?

« Heureusement non, pas avec un gamin, mais avec une femme, oui. Elle ne portait
pas d'arme, mais elle était près d'une zone interdite et elle aurait pu
constituer une menace. »

Qu'avez-vous fait ?

« J'ai tiré. »

Vous ne le regrettez pas, j'imagine.

« Non, quand il faut tirer, je tire, peu importe sur qui. »

Sur un T-shirt imprimé cette semaine pour les soldats du bataillon Lavi, qui ont
passé trois ans en Cisjordanie, on lit : « Nous sommes venus, nous avons vu,
nous avons détruit » – avec des images d'armes, un soldat en colère et un
village palestinien avec une mosquée en ruines au milieu.

Une chemise imprimé après l'Opération Plomb Fondu à Gaza pour le bataillon 890
de parachutistes montre un soldat style King Kong dans la ville attaquée. Le
soldat est sans ambigüité : « Si tu penses que le problème peut être réglé,
alors dis-toi qu'il faut la détruire ! ».

Y., un soldat étudiant d'une école talmudique, a dessiné le T-shirt : « Tu
prends n'importe qui [dans l'unité] qui sait dessiner, ensuite tu le donnes aux
commandants avant l'impression, » explique-t-il.

Qu'est-ce que le soldat tient dans sa main ?

Y. : « Une mosquée. Avant de faire le dessin, j'ai eu quelques hésitations,
parce que je voulais qu'il ressemble à King Kong, mais pas trop monstrueux.
Celui qui tient la mosquée – je voulais qu'il ait une apparence plus normale,
pour pas que ça ressemble à une caricature antisémite. Certains de ceux qui ont
vu le dessin m'ont dit : `C'est comme ça que tu veux montrer l'IDF ? Qu'elle
détruit les maisons ?'. Je peux comprendre que des gens de l'extérieur le voient
comme ça, mais c'était à Gaza et ils n'ont pas cessé de nous répéter que
l'objectif de l'opération était de détruire l'infrastructure, pour que le prix
payé par les Palestiniens et leurs dirigeants leur fasse réaliser que ça ne
valait pas le coup de continuer à tirer. Alors c'est ça l'idée du dessin, `nous
venons pour détruire'. »

Selon Y., la plupart de ces t-shirts ne sont portés que dans le cadre de
l'armée, pas dans la vie civile. « Et au sein de l'armée, les gens voient ça de
façon différente, » ajoute-t-il. « Je ne me vois pas dans la rue avec ce
T-shirt, parce qu'il mettrait le feu. Même dans mon école talmudique, je ne
crois pas que les gens l'aimeraient. »

Y. a également fait un dessin pour un T-shirt imprimé à la fin de l'entraînement
de base. Il montre un poing fermé brisant le symbole des corps de parachutistes.

D'où vient le poing ?

« C'est un rappel du symbole du [Rabbin Meir] Kahane. Je l'ai emprunté à un
emblème de quelque chose en Russie, mais au fond, il est censé ressembler au
symbole de Kahane, celui de `Kahane avait raison' – c'est une sorte de
plaisanterie. Le commandant de notre compagnie est le genre de gars va-t-en
guerre. »

Le t-shirt a-t-il été imprimé ?

« Oui. Ca a été la chemise de la compagnie. Nous en avons imprimé environ 100. »

Ce mois de janvier, le peloton de démolitions "Les Prédateurs de la Nuit", du
bataillon 13 Golani, a commandé un t-shirt montrant un démon Golani faisant
exploser une charge qui détruit une mosquée. Une inscription déclare : « Seul
Dieu pardonne. »

Un des soldats du peloton le minimise : « Ca ne signifie pas grand chose, c'est
juste un T-shirt de notre peloton. C'est pas un gros problème. Un de mes amis a
pris une photo et on en a fait un T-shirt. »

Que veut dire « Seul Dieu pardonne » ?

Le soldat : « C'est juste une expression. »

Ca n'a posé de problème à personne que le dessin montre une mosquée qui explose
?

« Je ne vois pas où vous voulez en venir. Je n'aime pas la manière dont vous
prenez la chose. Ne faites pas de ça ce que vous n'êtes pas supposé faire, comme
si nous détestions les Arabes. »

Après l'Opération Plomb Durci, les soldats de ce bataillon ont imprimé un
T-shirt montrant un vautour pénétrant sexuellement le premier ministre Hamas,
Ismail Haniyeh, accompagné d'un slogan particulièrement cru. S., le soldat du
bataillon qui a commandé le T-shirt, a dit que l'idée venait d'un T-shirt
similaire, imprimé après la Deuxième Guerre du Liban, qui représentait Hassan
Nasrallah au lieu d'Haniyeh.

« Au niveau de la compagnie, ils ne sont pas d'accord avec des choses comme ça.
C'est un T-shirt que nous ne portons que pour le peloton, » explique S.

Quel est le problème avec ce T-shirt ?

S. : « Il y a des gens que ça gêne de voir ces choses là, d'un point de vue
religieux… »

Comment ont réagi les gens qui l'ont vu ?

« Il n'y a pas beaucoup d'Orthodoxes dans le peloton, donc ça n'a pas posé de
problème. C'est juste un truc que les gars voulaient dire. C'est plus pour
porter à la maison, et pas dans les compagnies, parce qu'il y a des gens que ça
gêne. Surtout les Orthodoxes. Les officiers nous ont dit qu'il valait mieux ne
pas les porter sur la base. »

Les croquis imprimés ces dernières années à l'usine Adiv, une des plus grandes
de son genre dans le pays, sont classés dans des tiroirs selon le nom des unités
qui les ont commandés : parachutistes, Golani, force aérienne, tireurs d'élite,
etc. Chaque tiroir contient des centaines de dessins, par année. Beaucoup de ces
dessins sont des caricatures et des slogans qui ont trait à la vie dans l'unité,
ou des blagues internes que les autres ne comprendraient pas (et s'en
ficheraient), mais beaucoup reflète une agressivité, une violence et une
vulgarité particulières.

Le directeur de l'imprimerie, Haim Yisrael, qui y travaille depuis le début des
années 1980, dit qu'Adiv imprime environ 1.000 modèles différents chaque mois,
et les soldats représentent environ la moitié des clients. Yisrael se rappelle
que lorsqu'il a commencé, il n'y avait pratiquement aucune commande de l'armée.

« Les premiers à le faire appartenaient à la brigade Nahal, » dit-il. « Un peu
plus tard, d'autres unités d'infanterie ont commencé à faire imprimer des
T-shirts, et aujourd'hui, chaque cours qui a quinze participants imprime ses
T-shirts. »

De temps en temps, des officiers se plaignent. « Quelquefois, les soldats font
des choses qui sont des blagues internes qu'ils sont les seuls à comprendre, et
quelquefois ils font des choses dingues qui vont trop loin, » explique Yisrael.
« Il est arrivé quelquefois que des officiers appellent et disent : `Comment
pouvez-vous imprimer des choses pareilles pour des soldats ?'. Par exemple, des
T-shirts qui saccagent trop les Arabes. Je leur ai répondu qu'on est une société
privée, et que je ne m'occupe pas du contenu. J'imprime ce qu'ils veulent. Nous
sommes neutres. Il y a toujours eu des choses plus extrêmes, et d'autres moins.
C'est vrai que maintenant, plus de gens font imprimer des T-shirts. »

La course à l'originalité

Evyatar Ben-Tzedef, chercheur associé à l'Institut de politique intérieure pour
le contre-terrorisme et ancien rédacteur en chef de la publication de l'IDF
Maarachot, a dit que le phénomène de la fabrication de T-shirts est un produit
de « la folle course de l'infanterie à l'originalité. Moi, par exemple, je n'ai
qu'un T-shirt, que j'ai reçu après la guerre de Yom Kippur. Il y a écrit dessus
: `L'Ecole des Officiers', et c'est tout. Ce qui s'est passé depuis, c'est le
résultat de la décision d'assigner à chaque unité un emblème et un béret. Après
tout, il y avait très peu de bérets : noir, rouge ou vert. Ca a changé dans les
années 90. Les T-shirts se sont développés à cause du fait que pour nouer des
liens, chaque unité a créé quelque chose qui lui était réservé. Aujourd'hui, les
inscriptions des T-shirts sont quelquefois déplorables, » explique Ben-Tzedef. «
Ca vient du fait que la profanation est très acceptable et normative en Israël,
et qu'il y a un manque de respect pour les êtres humains et leur environnement,
ce qui donne un racisme tout azimuts. »

Yossi Kaufman, qui modère un forum de l'armée et de la défense sur le site web
Fresh, a servi dans les Blindés de 1996 à 1999. « Moi aussi j'ai dessiné pour
des T-shirts, et je me souviens du premier, » dit-il. « Il y avait un petit
emblème devant et une plaisanterie interne, comme : `Quand nous mourrons, nous
irons au paradis, parce que nous avons déjà connu l'enfer.' »

Kaufman a aussi été confronté à des T-shirts du genre décrit ici. « Je sais
qu'il y a des T-shirts comme ça, » dit-il. « J'en ai entendu parler, et j'en ai
vu quelques-uns. Ce ne sont pas des T-shirts que les soldats peuvent porter dans
la vie civile, parce qu'ils se feraient lapider, ni à un rassemblement de
bataillons, parce que le commandant du bataillon serait embêté. Ils ne les
portent qu'en de très rares occasions. Il y a toute sorte de truc à l'humour
noir, surtout de la part des tireurs d'élite, comme `Pas la peine de courir
parce que tu vas mourir fatigué' – avec le dessin d'un gamin palestinien, pas un
terroriste. Il y a un T-shirt Golani ou Givati d'un soldat violant une fille, et
en dessous on lit : `Pas de vierge, pas d'attaque terroriste'. Ca m'a fait rire,
mais c'était plutôt horrible. Quand on m'a demandé une fois de dessiner des
choses pareilles, j'ai dit que ce n'était pas correct. »

Le bureau du porte-parole de l'IDF commente le phénomène : « Les règlements
militaires ne s'appliquent pas aux vêtements civils, y compris les T-shirts
produits à la fin de l'entraînement de base et autres cours. Les dessins sont
imprimés à l'initiative privée des soldats, et sur des T-shirts civils. Les
exemples mis en exergue par Ha'aretz ne correspondent pas aux valeurs de
l'esprit IDF, ne représentent pas la vie de l'IDF, et ils sont d'un goût
douteux. Un humour pareil mérite d'être condamné. L'IDF a l'intention d'agir
pour éradiquer immédiatement ce phénomène. Dans ce but, on a souligné à tous les
officiers du commandement qu'il est nécessaire, entre autres, de prendre des
mesures discrétionnaires et disciplinaires contre ceux qui sont impliqués dans
cette sorte d'agissement. »

Shlomo Tzipori, lieutenant colonel de réserve et avocat spécialiste de la loi
martiale, a dit que l'armée fait comparaître des soldats accusés de délits
commis à l'extérieur de la base et pendant leur temps libre. Selon Tzipori, les
slogans qui constituent une « insulte à l'armée et à ceux qui portent l'uniforme
» sont passables de la cour martiale, pour « conduite honteuse » ou « infraction
disciplinaire », qui font partie des clauses générales de la loi martiale.

Le Docteur Orna Sasson-Levy, sociologue à l'Université Bar-Ilan et auteur de
"Identités en uniforme : masculinités et féminités dans l'armée israélienne,"
dit que le phénomène fait partie du « processus de radicalisation en cours dans
tout le pays, et que les soldats en sont la vitrine. Je pense que depuis la
deuxième intifada, il y a eu un glissement continu vers la droite. Le retrait de
Gaza et son résultat – le calme qui n'est jamais arrivé – a conduit à un
mouvement plus grand en direction de la droite.

« Cette tendance est plus frappante parmi les soldats qui se retrouvent dans des
situations diverses dans les territoires de façon quotidienne. Il y a moins de
rigueur que par le passé, et une plus grande dureté. Il y a la perception que le
Palestinien n'est pas une personne, un être humain qui a des droits
fondamentaux, et en conséquence, on peut tout lui faire. »

L'impression sur les vêtements peut-elle également être vue comme une soupape à
l'agressivité ?

Sasson-Levy : « Non. Je pense qu'elle renforce et stimule l'agressivité et la
légitime. Ce qui m'inquiète, c'est qu'un T-shirt est quelque chose qui a une
permanence. Plus tard, les soldats les portent dans la vie civile ; leurs
copines les portent ensuite. Ce n'est pas une déclaration, mais plutôt quelque
chose de matériel qui reste, qui est là quelque part dans le monde.

« Au-delà de ça, je pense que le lien fait entre des opinions sexistes et
nationalistes, comme dans le T-shirt `Baisons Haniyeh', est intéressant. Le
machisme et le chauvinisme nationaliste se combinent et se renforcent l'un
l'autre. Cela donne une masculinité basée sur une agressivité violente envers
les femmes et les Arabes ; une masculinité qui considère qu'il est légitime de
parler d'une manière grossière et violente envers les femmes et les Arabes. »

Le Colonel de réserve Ron Levy a commencé son service militaire dans le commando
d'élite Sayeret Matkal avant la Guerre des Six-Jours. Il était psychologue en
chef dans l'IDF et a dirigé le département de santé mentale de l'armée dans les
années 1980.

Levy : « Je sais que des choses de cette sorte remontent à 40, 50 ans, et chaque
fois, elles sont d'une forme différente. D'un point de vue psychologique, c'est
une des manières qu'ont les soldats de projeter leur colère, leur frustration et
leur violence. C'est une certaine expression des choses, que j'appelle
`au-dessous de la ceinture'. »

Pensez-vous que c'est une bonne façon d'exprimer sa colère ?

Levy : "C'est sain. Mais il y aussi des choses ici qui s'écartent de la norme,
et on peut dire que quiconque crée ces choses a atteint un certain degré de
normalité. C'est l'expression du fait que ce qui est considéré comme anormal
aujourd'hui pourrait ne plus l'être demain. »

* marque de préservatif

  	 Source : Haaretz
  	 Traduction : MR pour ISM

#1407 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Mardi 24. Mars 2009  6:47
Sujet: ISM / Les Forces d’Occupation Israélienne mettent fin à une conférence de presse
palestine_actu
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ISM / Les Forces d'Occupation Israélienne mettent fin à une conférence de presse
avec les parents de l'Américain blessé et frappent des militants

Jérusalem - 23-03-2009
Par Maan News

Une femme et un journaliste font partie des personnes qui ont été frappées par
des soldats israéliens au cours d'une conférence de presse tenue lundi
après-midi par les parents de Tristan Anderson, le pacifiste américain qui a été
très grièvement blessé.

Anderson qui a reçu une cartouche de gaz lacrymogène à Ni'lin le 13 Mars
dernier, a eu le crâne brisé et subi plusieurs interventions chirurgicales l'ont
semi-conscient dans un hôpital de Tel-Aviv. Ses parents sont arrivés peu après
l'hospitalisation de Tristan.

Les soldats israéliens ont arrêté 11 personnes dont le Sheikh Raed Salah, le
chef du Mouvement islamique en Israël ainsi que Khaled Zabaka et trois militants
étrangers.

Plusieurs journalistes ont déclaré avoir été empêchés d'atteindre la zone,
connue à Sheikh Jarrah sous le nom de tente de protestation où la famille
Al-Kurd s'est installée après avoir été expulsée de sa maison.

Les Forces d'Occupation Israéliennes ont exigé que l'événement prenne fin. Des
dizaines de personnes ont refusé l'ordre, dont le Sheikh Raed Salah, le chef du
parti islamique en Israël, et le cheikh Ekremah Sabry le responsable religieux
de la mosquée Al-Aqsa.

Les Forces d'Occupation Israéliennes s'en sont alors pris aux militants, aux
responsables et aux médias. Ils ont frappé le journaliste de PalMedia, Hamza
Na'agi, le militant Abir Abu Khdeir, le chef du centre pour les droits
économiques et sociaux de Jérusalem, Ziyad Al-Hamury et Salah Thyab un habitant
du quartier de Sheikh Jarrah . Ces deux derniers ont également été arrêtés.

Le raid, ordonné par le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avi
Ditchter, est survenu au début de la réunion et a empêché les parents d'Anderson
de s'adresser à la foule

  	 Source : http://www.maannews.net/
  	 Traduction : MG pour ISM

#1406 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Vendredi 20. Mars 2009  11:19
Sujet: La Presse (Tunisie)/ AL QODS OCCUPEE (Reuters): Des soldats israéliens dénoncent les exactions
zemzaa
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Envoyer un message Envoyer un message
 
La Presse (Tunisie)/ AL QODS OCCUPEE (Reuters) - Après les «ratés» de la guerre du Liban, l'institution militaire israélienne est maintenant secouée par les récits d'exactions de ses soldats à Gaza.
20 mars 2009
 
Certains d´entre eux se répandaient hier dans les colonnes du quotidien libéral Haaretz, évoquant des meurtres de civils de sang-froid et des actes de vandalisme durant le 22 jours de l´offensive israélienne à Gaza, en décembre et janvier derniers.
Ces soldats, des anciens d´une même école militaire, se sont réunis en février pour échanger leurs expériences personnelles lors de cette opération, qui a fait plus de 1.400 morts, en majorité des civils, parmi les Palestiniens.
Un certain nombre d´organisations de défense des droits de l´Homme ont parlé de "crimes de guerre" de la part d´Israël durant cette offensive qui visait officiellement à réduire les activistes du Hamas tirant des roquettes sur le territoire israélien.
Selon le directeur de l´école militaire, Danny Zamir, il régnait au sein de l´armée un climat de "mépris débridé" et un "sentiment de supériorité" envers les Palestiniens.
"Ils ont parlé de tirs non justifiés sur des civils palestiniens. Ils ont aussi parlé de déprédations", a confié Danny Zamir à la radio de l´armée israélienne.
Le ministre de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a répondu à ces mises en cause en réaffirmant que l´armée israélienne était l´une des plus éthiques du monde.
Néanmoins, l´avocat général de l´armée israélienne a décidé d´ouvrir une enquête sur ces allégations. Selon Haaretz, qui évoque cette affaire en "une", la divulgation de ces "sales secrets" rend difficile pour Israël de réfuter ces faits comme de la pure propagande palestinienne.
 
«Mal à l´aise»
 
Un des témoignages, émanant d´un chef de section d´infanterie, fait état d´un tireur d´élite de l´armée qui a abattu une mère et ses deux enfants parce qu´ils avaient pris la mauvaise direction quand les militaires leur avaient ordonné de sortir de chez eux.
Le commandant du détachement a sommé la famille de s´en aller par la droite. Une mère et ses deux enfants n´ont pas compris et s´en sont allés vers la gauche.
"Le tireur d´élite les a vus s´approcher, au-delà des lignes qu´on lui avait dit que personne ne devait franchir. Ils les a simplement abattus."
Ce chef de section a encore rapporté que les hommes sous son commandement estimaient que "la vie des Palestiniens était bien moins importante que celle de nos soldats, donc que ceci justifiait cela".
Un autre chef de section rapporte qu´un officier a ordonné d´abattre une femme âgée alors qu´elle marchait sur la route à une centaine de mètres d´une maison dont les soldats venaient de prendre possession.
Il fait en outre état d´actes de vandalisme commis par les soldats. "Ecrire «Mort aux Arabes» sur les murs, se saisir de photos de famille pour cracher dessus, simplement parce qu´on en a le pouvoir... Ce qu´il faut bien comprendre, c´est que cela dénote à quel point l´éthique de l´armée s´est dégradée."
Danny Zamir a déclaré avoir transmis à l´état-major les témoignages des anciens de son école ayant servi à Gaza, qui n´auraient pas eux-mêmes commis de crimes de guerre mais "sont mal à l´aise de n´avoir pu en empêcher".
Le gouvernement israélien affirme que l´ampleur des pertes civiles durant le conflit de Gaza - 960 morts sur 1.434, selon le Centre palestinien des droits de l´Homme, dont les chiffres sont contestés par Israël - sont imputables à la stratégie du Hamas consistant à opérer à partir de zones peuplées.
 


#1405 De: "gp_lyon" <vancay@...>
Date: Mercredi 18. Mars 2009  16:52
Sujet: Re : A relayer : Voyage en Palestine avec Génération Palestine
gp_lyon
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--- Dans Palestine_Actu@..., "Gulay" <palestine_actu@...> a
écrit :
>
> ISM / Rapport des chefs de mission de l'Union Européenne sur
Jérusalem-Est
>
> Jérusalem - 15-03-2009
> Par Responsables de mission à Jérusalem et Ramallah
>
> 1 – Les projets de longue date des Israéliens pour
Jérusalem, qui sont actuellement mis en œuvre à un rythme
accéléré, sont en train de saper les perspectives d'une
capitale palestinienne à Jérusalem-Est et d'une solution durable
à deux États. Même si Israël a des préoccupations
légitimes en matière de sécurité à Jérusalem, beaucoup
de ses actions illégales dans et autour de la ville ont des
justifications sécuritaires limitées.
>
> Les «faits sur le terrain» d'Israël - y compris les nouvelles
colonies de peuplement, la construction du Mur, les politiques de
logement discriminatoires, les démolitions de maisons, le régime
de laissez-passer restrictifs et la fermeture continue des institutions
palestiniennes - accroissent la présence juive israélienne à
Jérusalem-Est, affaiblissent la communauté palestinienne dans la
ville, entravent le développement urbain palestinien et séparent
Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Israël, par des moyens
pratiques, poursuit activement l'annexion illégale de
Jérusalem-Est.
>
> 2 - La création quotidienne de «faits sur le terrain» dans la
ville nuit à la crédibilité de l'Autorité Palestinienne et
affaiblit le soutien populaire pour les discussions de paix entre les
Israéliens et les Palestiniens. En outre, ces actions incessantes
compliqueront davantage les accords déjà délicats sur le statut
final de la Ville.
> De plus en plus de colons israéliens – et de moins en moins de
résidents palestiniens - à Jérusalem-Est ne fera que rendre
plus difficiles les concessions israéliennes sur Jérusalem.
> En outre, l'omniprésence d'Israéliens à Jérusalem-Est
rendra la séparation entre Israéliens et Palestiniens beaucoup
plus compliquée et difficile à réaliser dans la pratique.
> Ainsi, les actions d'Israël dans et autour de Jérusalem
constitue l'un des plus graves défis aux initiatives de paix entre
Israéliens et Palestiniens.
>
>
> I - POLITIQUE DE L'UNION EUROPEENNE SUR JERUSALEM EST
>
> 3 - La politique de l'Union Européenne sur Jérusalem est
basée sur les principes énoncés dans la résolution 242 du
Conseil de Sécurité des Nations Unies, notamment
l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la force.
> En conséquence, l'UE n'a jamais reconnu l'annexion israélienne
de Jérusalem-Est en 1967 ou la Loi fondamentale de 1980 (loi
fondamentale sur Jérusalem, capitale d'Israël) qui a fait de
Jérusalem la capitale "entière et unifiée» d'Israël.
> Les États membres de l'UE ont donc installées leurs missions
accréditées à Tel-Aviv. [I]
> L'UE s'oppose aux mesures qui pourraient porter préjudice au
résultat des négociations sur le statut permanent, consignées
dans la troisième phase de la Feuille de Route, telles que les
actions visant à changer le statut de Jérusalem-Est.
>
> 4 - Dans les conférences tenues en 1999 et 2001, les Hautes Parties
contractantes de la Quatrième Convention de Genève ont
réaffirmé l'applicabilité de la Convention au Territoire
Palestinien Occupé, y compris à Jérusalem-Est, et
réitéré la nécessité de respecter pleinement les
dispositions de la Convention dans ce territoire.
>
> 5 - En Juillet 2004, l'UE a reconnu l'avis consultatif de la Cour
Internationale de Justice (CIJ) sur les «conséquences juridiques
de la Construction d'un Mur dans le Territoire Palestinien Occupé» et
a voté en faveur de la résolution de l'Assemblée Générale
adoptée lors de sa dixième session extraordinaire d'urgence qui
l'a reconnu.
> Si l'UE reconnaît les préoccupations liées à la
sécurité d'Israël et son droit à agir en légitime
défense, la position de l'UE sur la légalité du Murde
séparation coïncide avec l'avis consultatif de la CIJ.
>
>
> II. COLONIES DANS ET AUTOUR DE JERASULEM-EST
>
> RESUME
>
> 6 - La construction de colonies dans et autour de Jérusalem-Est
continue à un rythme rapide, contrairement aux obligations
d'Israël en vertu du droit international et de la Feuille de route,
qui ont été réaffirmés à Annapolis. En 2008, le nombre
d'offres à Jérusalem-Est a augmenté de près de 40% par
rapport à 2007 [ii].
> Sur un total d'environ 470.000 colons dans les territoires
palestiniens occupés, il y a actuellement environ 190,000 colons
israéliens (40%) qui vivent à l'intérieur de Jérusalem-Est
[iii], et plus de 96.000 dans les colonies autour de Jérusalem, dont
la majorité vivent dans les grands blocs de colonies tels que Givat
Zeev, le bloc d'Etzion et Maale Adumim.
>
> 7 - Israël continue à augmenter la colonisation dans et autour
de Jérusalem-Est, à les relier par de nouvelles routes et une
ligne de tramway:
> • L'expansion des colonies dans la vieille ville et le bassin
historique voisin se poursuit, avec la plupart des efforts se
concentrant sur un encerclement de la Vieille Ville à Silwan et dans
le bassin historique. Les activités des organisations de colons, y
compris l'occupation de maisons palestiniennes, l'achat de biens via des
hommes de paille et des fouilles dans les zones sensibles, sont souvent
menées en collaboration avec les autorités de l'Etat.
> • La construction et l'expansion prévues dans les principaux
blocs de colonies existants à Jérusalem-Est. Depuis Annapolis,
près de 5500 nouveaux logements ont été soumis à un examen
public, dont près de 3000 ont été approuvés, ce qui les
rapproche de façon significative de leur construction [iv];
> • La construction et l'expansion prévue du "Grand Jérusalem"
- reliant la ville de Jérusalem aux blocs de colonies de Ma'ale
Adumim à l'est (y compris le plan E1), Atarot et Neve Yaacov au nord
et Beitar Illit au Sud .
>
> La combinaison de ces mesures indique clairement l'intention de
séparer l'ensemble de Jérusalem-Est et les blocs de colonies
environnants de la Cisjordanie.
>
>
> VIEILLE VILLE & BASIN HISTORIQUE
>
> 8 – Des colonies, relativement peu nombreuses, mais d'un
intérêt particulier, sont implantées au cœur des quartiers
palestiniens à l'intérieur de la vieille ville (surface totale:
0,9 km2) et dans les environs immédiats (Silwan, Ras al-Amud, a-Tur,
Wadi al -Joz, Sheikh Jarrah) avec l'aide du gouvernement. Des preuves
écrites existent montrant la complaisance et l'aide monétaire de
différents ministères pour la colonisation dans la vieille ville.
>
> 9 - Des groupes de colons juifs, tels que El Ad et Ateret Cohanim,
utilisent une variété de moyens pour étendre les colonies,
souvent avec un financement étranger.
> Une méthode utilisée pour l'expropriation de biens palestiniens
est la «Loi sur les Biens des Absents. [V] Auparavant appliquée
seulement à l'intérieur de la Ligne Verte, la politique a
changé au cours des années 1980», et cette loi a été
utilisée dans une campagne déguisée du gouvernement dirigé
par Ariel Sharon pour viser les propriétés palestiniennes dans la
Vieille Ville et à Silwan, et donner ensuite ces propriétés aux
colons.
> En 1992, ces politiques ont été arrêtés à l'issue d'une
enquête d'une commission gouvernementale, puis elle a été
reprise par le gouvernement Sharon, en 2002.
> Une décision définitive de la Cour suprême israélienne
pour résoudre de décisions de justice contradictoires sur la
légalité de cette pratique est en attente. [vi] En attendant, des
propriétés telles que l'Hôtel Shepherd à Sheikh Jarrah et
plusieurs maisons dans la vieille ville restent sous le contrôle de
colons.
> Une autre méthode consiste à acheter des terres à des
Palestiniens, soit directement, soit via des intermédiaires arabes.
Dans les deux cas, les Palestiniens résidant dans la maison ne savent
pas en général que la maison est vendue à des colons jusqu'à
ce qu'ils soient expulsés.
> Une troisième méthode consiste à construire dans les
quartiers palestiniens. Certaines de ces colonies juives n'ont pas de
permis de construire, mais sont rarement démolies- en contraste avec
la situation des Palestiniens. [vii]
>
> 10 - Selon le Ministère israélien de la Construction et du
Logement, il y a actuellement environ 75 familles et 600 étudiants de
Yeshiva dans les enclaves de colons dans la Vieille Ville (en dehors du
quartier juif).
> Il existe également des plans pour construire une grande colonie
juive dans le quartier musulman composée de 35 logements. Une
nouvelle synagogue dans l'immédiate proximité d'Haram al
Sharif/Mont du Temple a été inaugurée en Octobre 2008,
augmentant les préoccupations palestiniennes sur les plans à long
terme de s'emparer du sanctuaire musulman, ce qui est ouvertement
encouragé par certains groupes de colons.
> En outre, il existe environ 60 autres familles de colons à Silwan,
juste à l'extérieur des remparts de la Vieille Ville (dont un
certain nombre ont été acquises récemment) avec des
activités récemment élargies au Mont des Oliviers, où
l'année dernière, deux maisons ont été prises.
> Une parcelle de 29 dounam (2,9 ha) connue sous le nom de "Kerem
Al-Mufti" a été confisquée par l'Administration des Terres
Israélienne après que des promoteurs palestiniens aient
coordonné un développement du secteur privé du site, et l'ait
loué à l'organisation de colons, Ateret Cohanim. [viii]
>
> 11 – Les incursions dans le Haram Al Sharif, le Mont du Temple par
des groupes de colons radicaux ont augmenté en 2008. En particulier
pendant la haute saison des fêtes juives, les colons ont
fréquemment défilé sur l'esplanade d'Haram Al Sharif, parfois
avec la protection des forces de sécurité israéliennes, dans ce
qui semblait être une démonstration de force, ce qui conduit
parfois à des affrontements avec les Palestiniens.
>
> 12 – La colonisation actuelle autour de la vieille ville indique
un projet afin de créer une contiguïté territoriale entre
l'Anneau Intra-muros de colonies et la Vieille Ville. Plusieurs
propriétés palestiniennes ont été ciblées par les
différents groupes de colons, parmi lesquelles l'hôtel Shepherd
Hotel et Kerem Al-Mufti à Sheikh Jarrah, ainsi que de nombreuses
propriétés dans Silwan et ailleurs.
> Le cas le plus frappant est celui de la famille Al-Kurd à Sheikh
Jarrah, qui a été expulsée le 9 Novembre 2008 de sa maison, qui
lui avait été attribuée par l'UNRWA en 1956, après que la
Haute Cour israélienne ait publié un ordre d'expulsion.
> Les colons, en faisant valoir leur droit à la propriété du
terrain sur la base d'allégations de propriété avant 1948, a
immédiatement pris le contrôle de la maison.
>
>
> ANNEAU INTRA-MUROS DE COLONIES
>
> 13 - Il y a actuellement environ 190,000 colons israéliens vivant
dans les grandes colonies situées à l'intérieur des limites
municipales, [ix], tels que Pisgat Ze'ev, Har Homa et Gilo. L'expansion
des colonies dans ces secteurs se poursuit à un rythme rapide.
>
> 14 - Depuis Annapolis, la construction de près de 3000 logements a
été approuvée à Har Homa, Pisgat Ze'ev, Talpio Est, Gilo et
Ramot, et 1700 d'entre eux ont obtenu des financements. D'autres projets
ont été soumis à l'examen public, ce qui représenterait plus
de 3000 nouveaux logements s'ils sont approuvés et financés.
> Sur les projets approuvés et en attente, plus de 3000 logements
sont destinés à Givat Hamatos [x]. Certains de ces colonies (comme
Neve Ya'acov Est) se développeront au-delà même des
frontières municipales de Jérusalem, et donc en Cisjordanie. Ces
activités risquent de modifier le caractère et le statut de
Jérusalem-Est.
>
> 15 - L'expansion des colonies se poursuit, elle aussi, au cœur de
la population palestinienne, avec de nouvelles constructions dans la
colonie de Ma'aleh Zeitim à Ras Al-Amoud et dans la colonie de Nof
Zion à Jabal Mukabbar et des plans d'expansion à Sheikh Jarrah,
Abu Dis et Silwan [xi]
>
>
> ANNEAU EXTERIEUR DE COLONIES
>
> 16 - Environ 96.000 Israéliens vivent dans les colonies de
Cisjordanie autour de Jérusalem. La plus contestée de ces colonies
est celle de Maale Adumim (31000 hab.), qui représente environ un
tiers de la population de l'anneau extérieur de colonies (voir
ci-dessous). D'autres colonies à l'extérieur des limites
municipales comprennent Givat Ze'ev (11000 hab.) et Givat Benjamin (2850
hab.) également connue sous le nom d'"Adam").
> Des rapports sur des projets d'expansion dans les colonies de Givat
Benjamin et d'Har Gilo, ainsi que la construction de plusieurs milliers
de logements dans la zone industrielle d'Atarot ont été publiés
par des ONG informées mais n'ont pas encore été officiellement
confirmés.
>
> 17 - La surface totale du bloc d'Adumim et du plan E1 inclus dans le
tracé actuel de la barrière (tel qu'il a été approuvé par
le gouvernement israélien en avril 2006) couvre 61 km2.
> Le plan E1 prévoit la construction d'une nouvelle colonie
israélienne en Cisjordanie (Eizariya Az-El Zaim, A-Tor et Issawiya)
avec 3500 logements, une zone industrielles, deux postes de police, une
infrastructure à grande échelle, un développement commercial et
des installations de loisirs. La quasi-totalité de la construction a
été interrompue en 2004 suite à une intense pression
internationale - en particulier des États-Unis.
> Cependant, la construction d'un poste de police et certaines
infrastructures de transport a été achevée. En avril 2008, le
quartier général de la police du District de "Judée et Samarie"
a été transféré dans E1.
> À cette époque, un projet gouvernemental destiné à
remettre l'ancien siège de la police de Ras El Amud à des colons a
été annulé, apparemment en raison de la pression
internationale.
>
> 18 - Les mesures israéliennes dans et autour de la zone Adumim/E1
sont l'un des défis les plus importants pour le processus de paix
israélo-palestinien.
> L'achèvement du Mur et du plan E1 établira une contiguïté
territoriale israélienne entre le bloc de colonies d'Adumim et
Jérusalem, tout en coupant en deux la Cisjordanie et séparera
Jérusalem-Est de son arrière-pays.
> En outre, la mise en œuvre de ce plan entravera encore plus le
développement urbain palestinien, en privant Jérusalem-Est de la
plupart des zones encore vacantes disponibles pour la croissance
économique et démographique.
>
>
> INFRASTRUCTURE DES TRANSPORTS
>
> 19 – La construction d'un tramway reliant les quartiers arabes de
Jérusalem-Est et les colonies de peuplement israéliennes au centre
de Jérusalem-Ouest s'est poursuivie sans relâche tout au long de
2008.
> Le tracé actuel du tram passe par le quartier arabe de Shu'fat
(environ 20000 hab.), et relie les colonies israéliennes de Pisgat
Ze'ev et de Neve Yaacov (respectivement environ 40000 et 20000
habitants) au nord-est de Jérusalem.
> Le tramway va considérablement augmenter les coûts de la
séparation de ces zones de Jérusalem-Ouest et de la séparation
entre elles.
>
> 20 - Israël construit également une route de contournement de
Jérusalem-Est, qui reliera des agglomérations palestiniennes à
l'extérieur du Mur au nord et au sud de Jérusalem. Le but apparent
de cette route est d'assurer «une continuité des transports»
pour les Palestiniens vivant au Nord et au Sud de la Cisjordanie qui
iront de Ramallah à Bethléem en passant par des tunnels, sans
passer par Jérusalem-Est.
> Dans un avenir proche, l'achèvement de cette route de contournement
pourrait être utilisé par Israël pour prétendre que la
"continuité" entre le nord et le sud de la Cisjordanie a été
établi, et que la construction de E1 n'est plus un problème pour
le « tissu de vie des Palestiniens»
>
> 21 - La route est séparée par un mur parallèle à une route
qui est réservée à l'utilisation des véhicules
israéliens. Cette route parallèle relie la colonie de Cisjordanie,
Ma'aleh Adumim à Jérusalem.
>
> 22 - En outre, des confiscations de terres pour une autre route de
contournement réservée au trafic palestinien ont eu lieu au sud de
la zone Adumim/E1. Cette route complètera celle en construction qui
déviera le trafic entre Bethléem et Jéricho à l'extérieur
de Ma'aleh Adumim. Source: Ir Amim
>
> 23 - L'effet cumulatif de ce nouveau quadrillage de routes permettra
à Israël d'interdire la circulation de tous les Palestiniens dans
la zone Adumim/E1. Les Bédouins ont déjà été
déplacés de cette région.
>
>
> III – BARRIERE DE SEPARATION/MUR
>
> 24 - La barrière de séparation et le régime de laissez-passer
qui l'accompagne continue d'avoir de graves implications humanitaires,
sociales et économiques sur la vie des Palestiniens. En Juillet 2008,
OCHA indiquait que 409 kilomètres (57%) sur la longueur totale
prévue de 725 km pour le Mur (le double de la longueur de la Ligne
Verte) étaient achevés et que 9 autres pour cent étaient en
cours de construction.
> Le Mur est constitué de dalles de béton de neuf mètres de
haut autour des villes et des clôtures techniques dans les zones
rurales avec tout le long des routes d'accès pour les militaires. En
moyenne, le Mur/Clôture fait 60 mètres de large.
>
>
> 25 - Lorsque les plans de la barrière ont été approuvés en
2002, l'objectif était de fournir une barrière de sécurité
temporaire pour empêcher les attentats-suicides en Israël par des
militants palestiniens.
> La présence du mur et le régime des laissez-passer sont
destinés à limiter la circulation des Palestiniens en Israël.
Toutefois, 86% du tracé prévu du Mur, y compris à
Jérusalem-Est se trouve à l'intérieur de la ligne d'armistice
de 1949 (Ligne Verte) c'est-à-dire en Cisjordanie.
> Le Mur s'écarte de la Ligne Verte pour inclure près de 80
colonies de peuplement israéliennes, dont 12 à Jérusalem-Est,
qui abritent 385.000 colons israéliens du côté israélien du
Mur. Israël a à maintes reprises déclaré clairement qu'il
avait l'intention de maintenir ces colonies et les 240 kilomètres
carrés de terres qu'il a annexé (8,5% de la Cisjordanie) en vertu
de tout accord sur le statut final.
> Le Mur dans la région de Jérusalem annexe de facto 3,9% de la
Cisjordanie. Ainsi, il n'est pas difficile de comprendre les
préoccupations de nombreux Palestiniens que le Mur de séparation
sera la future frontière avec l'État d'Israël.
> En effet, en Septembre 2008, le vice-Premier ministre, Haim Ramon, a
même déclaré que "le Mur était la nouvelle frontière
orientale d'Israël».
>
> 26 - En englobant ces colonies de peuplement illégales, le mur de
séparation sépare 285.000 Palestiniens, y compris
Jérusalem-Est, de la Cisjordanie.
> Bien qu'il ne soit pas terminé, le Mur est déjà en train de
créer des difficultés géographiques et bureaucratiques pour des
centaines de milliers de Palestiniens. Certaines villes à
l'intérieur du Mur sont entourées sur trois ou quatre côtés
par le mur, limitant ainsi l'accès de la population au reste de la
Cisjordanie et rendant toute expansion naturelle presque impossible.
> Dans d'autres secteurs, le Mur pénètre dans Jérusalem-Est en
s'éloignant des frontières municipales pour laisser des zones
palestiniennes densément peuplées, comme le camp de réfugiés
de Shuafat, en Cisjordanie. Dans certains cas, il passe complètement
dans le centre de villes comme à Abou Dis, à Jérusalem-Est pour
séparer entre elles les communautés palestiniennes.
>
> 27 – Plus le Mur est construit, plus le régime de
laissez-passer imposé aux Cisjordaniens est renforcé. Ces
restrictions limitent la vie quotidienne des Palestiniens, ce qui en
retour augmente la frustration et peut engendrer l'extrémisme.
> Pour la minorité des laissez-passer accordés, l'accès à
Jérusalem-Est et en Israël se fait par un nombre limité de
portes désignées et de checkpoints actuellement ouverts sur une
base quotidienne, hebdomadaire et/ou saisonnière.
> Beaucoup de portes se trouvent dans les zones rurales afin de
permettre aux agriculteurs d'accéder à leurs terres situées de
l'autre côté du Mur.
> Toutefois, seuls environ 20% des agriculteurs ont obtenu des
laissez-passer et les horaires d'ouverture des portes sont limités,
ce qui limite le temps pendant lequel ils peuvent travailler sur leurs
terres. Cela a un grave impact sur les économies rurales.
>
> 28 - La zone entre le Mur et la Ligne Verte a été déclarée
Zone Militaire Fermée. Tout Palestinien de plus de 12 ans vivant dans
le secteur doit obtenir un permis de séjour permanent pour y
séjourner.
> Lorsque le Mur sera entièrement construit, on estime que 35.000
Palestiniens auront besoin d'un permis de séjour pour vivre dans leur
propre maison.
>
> 29 - Le régime des laissez-passer a également eu des effets
négatifs dans d'autres domaines. Depuis Septembre 2000, il y a eu une
baisse de 70% du nombre d'étudiants inscrits dans le Campus de Beit
Hanina de l'Université Al Quds à Jérusalem-Est.
> De moins en moins de Palestiniens chrétiens et musulmans sont en
mesure d'accéder aux sites religieux à Jérusalem.
> Pendant le Ramadan, Israël met souvent en place des limites
d'âge pour les Palestiniens qui souhaitent se rendre à Haram al
Sharif.
> Des preuves indiquent que l'économie de Jérusalem-Est et des
villes cisjordaniennes telles que Bethléem a également diminué
maintenant que les clients n'ont plus accès aux marchés et aux
services.
> Les marchandises pour l'exportation vers Israël et à
l'étranger sont régulièrement retenues ou refoulées aux
checkpoints et dans de nombreux cas les produits périssables
pourrissent au soleil.
> Récemment, le vin d'autel qui était produit depuis 125 ans par
un ordre catholique romain dans une cave de Bethléem, n'a pas
été autorisé à passer par crainte que cela constitue un
risque pour la sécurité.
>
> 30 - Lles hôpitaux de Jérusalem-Est qui fournissent des soins de
santé spécialisés, comme des soins contre le cancer et des
dialyses, qui ne sont pas disponibles en Cisjordanie, ont également
de plus en plus de difficultés à fournir des services aux malades.
70% de leurs patients sont des Cisjordaniens qui ont besoin d'un
laissez-passer pour venir à Jérusalem afin de se faire soigner.
> Ces laissez-passer sont souvent retardés ou accordés pour une
seule journée quand des visites nocturnes ou répétées sont
nécessaires.
> Depuis Juillet 2008, l'ensemble du personnel médical et les malades
qui vivent en Cisjordanie, mais qui ont des laissez-passer pour venir
à Jérusalem, ne sont autorisés qu'à franchir les checkpoints
de Qalandiya et Zeitun. Ce changement a été appliqué en
réponse aux prétendues attaques terroristes à Jérusalem au
cours de l'été.
> Les Palestiniens doivent se rendre en voiture jusqu'aux checkpoints et
attendre dans de longues fils d'attente pour les franchir à pied
avant de trouver un moyen de transport de l'autre côté ou de
voyager dans des bus spéciaux.
> Ces politiques font rater de nombreux rendez-vous aux malades et au
personnel médical et ont de graves répercussions sur les
prestations de soins de santé aux Palestiniens.
>
>
> IV – RESTRICTIONS IMPOSEES AU LOGEMENT DES PALESTINIENS ET
DEMOLITIONS DE MAISONS
>
> 31 - La municipalité de Jérusalem est responsable de la
fourniture de services à Jérusalem-Est. Les Palestiniens de
Jérusalem-Est représentent 34% de la population de Jérusalem,
mais seuls entre 5 et 10% [xii] du budget municipal (selon le modèle
qui est suivi) sont dépensés dans les zones palestiniennes.
> Les zones palestiniennes de la ville sont caractérisées par de
mauvaises routes, peu ou pas de nettoyage des rues, des systèmes
d'égouts limités, peu de services publics comme des parcs, des
trottoirs, des dispensaires, des bibliothèques, des centres
communautaires, des clubs de jeunes, des terrains de sport, des terrains
de jeux ou des salles de classes suffisantes et l'absence d'espaces
publics bien entretenus.
> C'est est en contraste avec les zones où vivent les Israéliens
à Jérusalem Ouest et dans les colonies de Jérusalem-Est. La
fourniture de services dans ce qui est, selon la définition
d'Israël, une seule municipalité, reflète des pratiques
discriminatoires.
>
> 32 - La municipalité impose de sévères restrictions à la
construction de logements palestiniens à Jérusalem-Est. Elle ne
délivre des permis de construire que pour les zones qui ont des plans
d'urbanisme.
> Depuis qu'Israël a annexé Jérusalem-Est, plus de 35% de son
territoire a été exproprié (plus de 24 km ²). Parmi les
autres secteurs, beaucoup ne sont pas classés comme zones
résidentielles.
> Dans les zones classées artificielles, le développement a
été artificiellement "limité" - avec l'objectif de
«maintenir un équilibre démographique», laissant seulement
12% de Jérusalem-Est (dont la plupart étaient des terrains
appartenant à des Palestiniens) aux besoins résidentiels des
Palestiniens.
> Ces 12% de terrains palestiniens dont déjà fortement construits,
et donc les Palestiniens construisent sur ces terrains (pour lesquels
ils paient des taxes municipales et autres), sans permis de construire.
> Ils n'ont pas d'autre choix que d'adopter des comportements
illégaux contre leur gré, voire, dans certains cas, après avoir
dépensé des milliers de dollars pour déposer des demandes aux
autorités de l'urbanisme et embaucher des avocats afin de tenter de
construire légalement.
> Au cours des dernières années, les Palestiniens ont obtenu moins
de 200 permis de construire par an, et même ils ont du attendre
plusieurs années et sont souvent très coûteux.
> L'augmentation de la population palestinienne signifie que de
nombreuses nouvelles maisons palestiniennes sont construites sans permis
de construire [xiii] et sont donc considérées comme "illégales"
par les autorités israéliennes (bien que dans le cadre de la
4ème Convention de Genève, les puissances occupantes ne peuvent
pas étendre leur juridiction au territoire occupé).
>
> 33 - Depuis 2004, environ 400 maisons ont été démolies. Les
«démolitions administratives» se sont également
intensifiées depuis Annapolis, en particulier dans et autour de
Jérusalem.
> Selon le Comité israélien Contre les Démolitions de Maisons
(ICAHD), depuis Annapolis, les autorités israéliennes ont
démoli 95 maisons à Jérusalem-Est, sur un total de 330 maisons
démolies dans les territoires palestiniens occupés (ce qui
représente une augmentation globale de 25% au cours de la période
des 11 mois avant Annapolis).
> 420 maisons sont actuellement menacées de démolitions dans le
quartier du Mont des Oliviers. Une procédure judiciaire
temporairement a stoppé 300 démolitions.
> Au cours de la première semaine de Novembre, de nouvelles
démolitions ont eu lieu dans le quartier de Silwan, dans le cadre des
80 ordres de démolition prévue par les autorités
israéliennes en Juin 2005, en affirmant que ce sont des structures
illégales.
> Si elles sont effectuées, ces démolitions déplaceront 1000
personnes, dont plus de 700 enfants à Silwan. Le nombre d'ordres de
démolition en suspens qui doivent encore être appliquées à
Jérusalem-Est est d'environ 1000.
>
> 34 – Les démolitions de maisons dans Jérusalem-Est
occupée sont illégales en vertu du droit international, n'ont
aucun but évident, ont de graves répercussions humanitaires et
alimentent l'amertume et l'extrémisme. L'UE a adopté une
déclaration sur cette question le 10 Novembre 2008 et a exprimé sa
préoccupation aux autorités israéliennes via une démarche
officielle auprès du Ministère israélien des Affaires
Etrangères le 1er Décembre 2008.
>
>
> V- CARTES D'DENTITES, ACCES ET STATUT DE RÉSIDENCE
>
> 35 - Les Palestiniens de Jérusalem-Est possèdent des cartes
d'identité israéliennes bleues qui leur donnent le droit de vivre
en Israël (en pratique, à Jérusalem-Est), mais ni de voter aux
élections nationales israéliennes ni d'avoir un passeport
israélien.
> Le renouvellement de ces cartes d'identité bleues est un long
processus qui doit être effectuée auprès du bureau du
Ministère israélien de l'Intérieur à Jérusalem-Est.
> Contrairement à la citoyenneté, le statut de résident expire
au bout de sept ans, pour les personnes résidant à l'étranger.
Donc, les habitants de Jérusalem qui se déplacent à
l'étranger risquent de perdre de façon permanente leur statut de
résidents de Jérusalem et les droits qui vont avec.
> Une nouvelle loi adoptée en Juillet 2007 par la Knesset
israélienne refuse de façon explicite les droits sur la base de
l'origine nationale. Selon des ONG israéliennes, telles que Hamoked
et Betselem, cette loi est "raciste et discriminatoire» [xiv].
>
>
> 36 - Selon la politique israélienne du "centre de vie», les
titulaires palestiniens de la carte d'identité bleue trouvés
vivant ou travaillant à l'extérieur de Jérusalem-Est, par
exemple à Ramallah, perdront leur carte d'identité (et donc leurs
droits de résidence à Jérusalem).
> Les titulaires palestiniens de la carte d'identité bleue se
trouvant à l'extérieur du Mur ont de plus en plus de
difficultés à accéder à Jérusalem-Est, ce qui les oblige
à accéder à l'éducation, aux services médicaux et
religieux dans le reste de la Cisjordanie. Cette politique a de graves
conséquences humanitaires.
> Les couples dont un conjoint possède une carte d'identité bleue
de Jérusalem et l'autre une carte d'identité verte de Cisjordanie,
se retrouvent dans une position précaire.
> Bien que, techniquement, Israël autorise le transfert du statut de
la carte d'identité bleue aux conjoints et aux enfants, le processus
est trop lent et compliqué, ce qui met la famille sous une pression
extrême. Depuis le début de la deuxième Intifada, Israël a
gelé tous les programmes de regroupement familial.
>
> 37 - Une application grandissante de la politique du «centre de
vie» et la construction du Mur autour de Jérusalem, a conduit à
une deuxième vague d'"immigration" des titulaires de la carte
d'identité bleue vers la ville.
> Les détenteurs palestiniens de la carte d'identité de
Jérusalem se déplacent vers des zones situées du côté
ouest du mur et dans la vieille ville afin de préserver leurs droits
de résidence, ce qui entraine une rapide augmentation des loyers dans
les secteurs de Jérusalem-Est, à une surpopulation et à une
pénurie de logements. Ces facteurs risquent de dégrader encore
plus l'environnement urbain.
>
> 38 - Les Palestiniens qui ont des cartes d'identité vertes de
Cisjordanie ou de Gaza doivent demander un laissez-passer pour entrer
à Jérusalem-Est. Même Les habitants de Cisjordanie ou de Gaza
qui travaillent régulièrement à Jérusalem-Est, doivent
renouveler ces laissez-passer tous les trois mois.
> Les titulaires d'une carte d'identité de Cisjordanie qui obtiennent
des laissez-passer pour entrer à Jérusalem sont soumis à un
certain nombre de conditions, par exemple, une limite de temps pour les
heures qu'ils peuvent passer à Jérusalem, et une interdiction d'y
conduire ou d'y passer la nuit.
> L'accès entre Jérusalem et la Cisjordanie est devenu de plus en
plus difficile aussi bien pour les détenteurs de carte d'identité
de Cisjordanie que pour ceux qui ont une carte d'identité de
Jérusalem.
>
> 39 – Une plus stricte application de la politique israélienne
actuelle a entrainé également le refus d'entrée par Israël
à des épouses étrangères de Palestiniens et à des
étrangers désireux de visiter ou de travailler dans les
territoires occupés sur les passages frontaliers avec Israël et
les Territoires occupés.
> En outre, et au mépris du principe général de
réciprocité, certains des étrangers à qui Israël a
refusé l'entrée sont des titulaires de passeports de l'UE, alors
que les citoyens israéliens ne font face à aucune restriction
quand ils circulent dans l'Union Européenne.
>
>
> VI- INSTITUTIONS PALESTINIENNES
>
> 40 - Au mépris des dispositions de la Feuille de Route, qui
prévoit leur réouverture [xv], le Ministère israélien de la
Sécurité intérieure a renouvelé, le 8 Février 2008 et le
5 août 2008, l'ordre de fermeture des institutions palestiniennes
à Jérusalem-Est qui ont été fermées en 2001, en affirmant
qu'elles étaient affiliées à l'Autorité Palestinienne, et
donc en violation des accords d'Oslo.
>
> 41 - Depuis 2001, une dizaine d'institutions palestiniennes à
Jérusalem-Est sont toujours fermées, alors qu'elles jouent un
rôle essentiel pour la société civile palestinienne, dans les
domaines économiques, sociaux et culturels, en particulier: la Maison
d'Orient, la Société des Etudes Arabes, la Chambre de Commerce et
d'Industrie Arabe, le Centre Palestinien pour le Développement de
micro-projets, le Haut Conseil Arabe du Tourisme.
>
> 42 - La «Nouvelle Maison d'Orient", communément appelée
"Maison d'Orient" qui a été créée à la fin des années 70,
sous la direction du philanthrope palestinien Faisal Husseini, a
été la principale institution de la société civile à
Jérusalem-Est.
> Elle servait de siège officieux de l'OLP à Jérusalem, et
comprenait 12 départements, couvrant une variété de domaines
(caritatif, social, culturel, économique).
> Elle fournissait également une assistance financière et
matérielle aux Palestiniens de Jérusalem qui étaient exclus des
systèmes de santé et de sécurité sociale israéliens, à
ceux qui ne s'en sortaient pas pour payer des taxes ou des frais
d'éducation, ainsi que ceux qui étaient victimes de démolitions
de maisons.
>
> 43 - Créée en 1936, la Chambre de Commerce et d'Industrie Arabe a
joué un rôle important dans le domaine économique, en
fournissant des services juridiques et administratifs, en facilitant la
participation des entreprises et des hommes d'affaires locaux aux foires
et expositions nationales et internationales, en promouvant les produits
locaux et en créant des opportunités d'investissements.
>
> 44 - En outre, les autorités israéliennes ont fermé en 2008
plusieurs autres institutions palestiniennes à Jérusalem-Est, en
particulier le Culture Forum Organization à Sur Baher, fermé le 4
Février 2008, et le Conseil Palestinien du Logement, spécialisé
dans le financement du logement social, fermé le 2 Juillet 2008.
>
> 45 - Même si certaines d'entre elles ont réussi à poursuivre
leurs activités en déplaçant leur siège en dehors de
Jérusalem, la fermeture de ces institutions ont de très profonds
effets négatifs sur la société palestinienne à
Jérusalem-Est, en particulier depuis que les manifestations publiques
organisées par la société civile palestinienne dans
Jérusalem-Est sont régulièrement interdites.
> Depuis Annapolis, les autorités israéliennes ont interdit une
trentaine d'événements et de rencontres palestiniennes à
Jérusalem-Est.
> En particulier, en Mars 2008, une réunion pour le lancement de la
manifestation "Jérusalem, capitale culturelle du monde arabe
2009», a été interdite par les autorités israéliennes.
> Le fait de viser la plupart des institutions et activités
palestiniennes laïques et modérées dans la ville contribue à
créer un vide institutionnel à Jérusalem-Est en laissant la
place aux forces radicales et religieuses.
> En outre, la fermeture prolongée des institutions palestiniennes
à Jérusalem-Est préjuge le résultat final des
négociations sur le statut de la ville.
>
>
> VII - LIBERTE RELIGIEUSE
>
> 46 - Comme indiqué ci-dessus, les Chrétiens et Musulmans vivant
à l'Est de la barrière/Mur de séparation sont de moins en moins
capables d'accéder aux lieux saints de Jérusalem-Est. Les
laissez-passer ne sont accordés qu'en nombre limité, à
l'occasion d'une grande fête.
> De plus, les hommes de moins de 45 ans, même s'ils peuvent entrer
dans Jérusalem, sont rarement autorisés à accéder à Haram
Al-Sharif dans la Vieille Ville (un site considéré comme le
troisième lieu le plus saint de l'islam). En fait, Israël exerce
effectivement un droit de veto sur qui entre dans le complexe.
> Des caméras ont été placées à l'entrée des autres
portes d'Haram Al-Sharif, pointant vers l'intérieur de l'esplanade et
des membres de la sécurité israélienne sont postés à
l'entrée de toutes les portes afin de déterminer qui peut y
accéder.
> En outre, de par leur contrôle de la Porte des Maghrébins,
Israël impose un afflux de touristes irrégulier sur le Haram, sans
négociation préalable avec le Waqf, l'Autorité Islamique
Jordanienne qui a juridiction sur l'esplanade.
>
> 47 - La Vieille Ville et le Bassin Saint sont soumis à
d'importantes fouilles israéliennes unilatérales, y compris à
Haram Al-Sharif/Mont du Temple. En outre, au cours des dernières
années, les Autorités des Antiquités Israéliennes ont de
plus en plus "privatisé" les droits aux excavations en les confiant
à des organisations non-gouvernementales israéliennes associées
aux organisations de colons extrémistes.
> Plusieurs sites de fouilles dans le bassin Saint sont désormais
exploités et co-financés par des organisations de colons
privées ou à des institutions extrémistes, dont Ateret Cohanim,
le Fonds du Patrimoine du Mur des Lamentations, le Mont du Temple et El
Ad.[xvi] Les liens entre l'expansion des colonies et les excavations de
"tunnels archéologiques" dans des zones sensibles sont
particulièrement préoccupantes.
> Ces entités privées ou quasi-privées ont obtenu des
responsabilités souveraines pour les activités de fouilles dans
plusieurs zones sensibles au niveau religieux du Saint-bassin, y compris
à la Porte des Maghrébins, sous la Porte de Damas, près du Mur
des Lamentations et à Silwan.
> Ces pratiques privatisées et, souvent opaques, risquent
d'ébranler le statu quo archéologique dans et autour de la vieille
ville, ainsi que de contribuer à l'accroissement de la méfiance et
des tensions entre les communautés religieuses dans la ville.
> Les projets en cours ne tiennent pas compte des lieux saints
chrétiens et musulmans. Même s'ils ne nuisent pas directement à
ces lieux saints, ils menacent leur viabilité, leur intégrité
et le domaine public à proximité immédiate.
> L'UNESCO a toujours encouragé Israël à se conformer aux
déclarations internationales sur la protection du patrimoine mondial
sous occupation. [xvii] De cette manière, l'archéologie devient un
outil de motivation idéologique dans une lutte nationale et
religieuse menée d'une manière qui modifie l'identité et le
caractère de la ville et menace de compromettre sa stabilité.
>
> 48 - En Janvier 2008, les fouilles ont commencé en vue de la
construction d'une synagogue dans le tunnel du Mur des Lamentations,
à sept mètres sous le quartier musulman, au niveau de la route de
l'époque romaine. Il est immédiatement adjacent au Haram Al
Sharif/Mont du Temple. Les Autorités des Antiquités
Israéliennes sont profondément impliquées dans sa planification
et sa construction.
>
> 49 - En 2008, la construction de la synagogue Ohel Yitzhak a
commencé sur la place du Mur des Lamentations, dans l'immédiate
proximité du Haram al Sharif/Mont du Temple. Un tunnel déjà
creusé reliera cette synagogue au tunnel du Mur des Lamentations.
>
> 50 - En 2005, Israël a annoncé la construction d'une nouvelle
rampe à la Porte des Maghrébins, officiellement pour améliorer
l'accès aux touristes, mais suffisamment solide et large pour assurer
la sécurité des véhicules. Le travail a commencé, malgré
les protestations du Waqf.
> La commission d'urbanisme régional israélienne a décidé en
Juillet 2008 de modifier le projet initial afin de conserver toutes les
strates historiques ou les vestiges archéologiques situées sous la
nouvelle rampe - y compris les restes du quartier moderne des
Maghrébins - et de ne pas de construire une synagogue à cet
endroit, comme prévu initialement.
> Toutefois, la procédure d'urbanisme est toujours en cours, et l'on
pourrait craindre que - même si la politique actuelle est maintenue -
la zone de prière du Mur des Lamentations pourrait être étendue
à proximité de la nouvelle rampe d'accès, au lieu de mettre en
évidence les vestiges musulmans.
> L'autorité islamique craint également un agenda caché du
Fonds du Patrimoine du Mur des Lamentations qui pourrait changer le
modèle de circulation par la Porte des Maghrébins et augmenterait
l'accès des Israéliens à Haram Al-Sharif/Mont du Temple, sans
coordination préalable avec le Waqf.
>
> 51 - En outre, Israël a empiété sur les droits des Églises
chrétiennes pour opérer librement à Jérusalem, dans un
certain nombre de façons.
>
> 52 – Les Églises chrétiennes ont, pour diverses raisons, des
difficultés dans l'obtention ou l'extension de visas à long terme,
surtout pour les prêtres. Depuis 2002, les prêtres et les membres
de communautés religieuses catholiques demandant des visas à long
terme aux autorités israéliennes, en particulier les
ressortissants des pays du Tiers Monde, et encore plus en particulier
ceux d'origine arabe, sont soumis à des procédures longues et
compliquées avec des résultats très limités.
> Dernièrement, la durée du visa a été réduite à une
période maximale d'un an. De plus, des visas à entrées
multiples ont été progressivement supprimés, sauf pour les
dignitaires qui nécessitent une demande spéciale.
> Ces mesures restrictives affectent fortement le fonctionnement des
institutions des Eglises qui ont plus de difficultés à faire venir
des membres de la communauté venant d'Etats arabes. Aucune des
demandes présentées par le Patriarcat Latin n'a reçu de
réponse à ce jour.
>
> 53 – La Résolution 181 de l'Assemblée Générale des
Nations Unies de 1947 ( "le Plan de Partage") précise qu'aucune taxe
ne doit être perçue pour un lieu saint, un édifice ou un site
religieux qui a été exempté de l'impôt à la date de la
création de l'Etat.
> En décembre 2008, Israël a adopté une loi imposant des taxes
aux propriétés religieuses qui en avaient été
exonérées jusqu'à présent mais à taux réduit pour les
locaux utilisés exclusivement pour le culte.
> Dans certains cas, Israël demande le paiement rétroactif des
taxes. La plupart des Eglises ne seraient pas en mesure de les payer.
> Par exemple, si les différents hôpitaux et institutions
sociales, géré par les Eglises de Jérusalem étaient
forcés de le faire, leur avenir est incertain. Bon nombre de ces
hôpitaux offrent des soins spécialisés pour les Palestiniens
qui ne sont pas disponibles dans les autres parties de la Cisjordanie.
>
> 54 - La capacité des Eglises locales à orienter les pèlerins
et les fidèles à l'intérieur des lieux saints, n'a jamais
été sérieusement remise en question jusqu'à récemment.
> Pour l'accomplissement de cette mission, les Eglises délivrent
depuis de nombreuses années des "cartes vertes" au clergé et aux
principaux guides des pèlerins dans les lieux saints.
> Le Ministère israélien du Tourisme remet de plus en plus en
question cette pratique et essaye de la réduire ou de la supprimer
par diverses mesures administratives.
> Il semble que le Ministère israélien du Tourisme considère
les lieux saints comme toute autre attraction touristique ou
«patrimoine national» et, par conséquent, veut mettre en place
les règles appliquées à tout site du "patrimoine national", en
refusant de reconnaître le caractère essentiellement religieux des
lieux saints pour les chrétiens.
> À l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre, les
fonctionnaires du Ministère israélien du Tourisme, ont tenté,
à diverses reprises, d'empêcher des étrangers ou des locaux de
guider les groupes de pèlerins qu'ils accompagnaient, sous
prétexte qu'ils n'étaient pas officiellement enregistrés comme
guides israéliens.
>
>
> 55 - La vitalité des petites communautés et institutions
religieuses dévoilent des questions qui transcendent celles de la
liberté religieuse, aussi importantes soit-elles. Le déclin des
minorités religieuses, à Jérusalem, menace sa diversité
historique, son héritage, et son importance emblématique en tant
que lieu où les civilisations se rencontrent au lieu de se
confronter.
>
>    Source : http://www.poica.org/
>    Traduction : MG pour ISM
>

#1404 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mercredi 18. Mars 2009  14:27
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Echange de prisonniers palestiniens contre le prisonnier israélien Shalit
zemzaa
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La Presse (Tunisie)/ Echange de prisonniers palestiniens contre le prisonnier israélien Shalit
18 mars 2009
 
Le Hamas espère une reprise des pourparlers 
GAZA (Reuters) - Le Hamas a émis l´espoir hier d´une reprise des pourparlers avec Israël sur la libération de centaines de détenus palestiniens en échange de celle du sergent israélien Gilad Shalit, à l´issue de deux jours de discussions sur le sujet au Caire qui n´ont pas abouti.
 
Ehud Olmert, qui a reçu les deux émissaires israéliens de retour d´Egypte, comptait réunir dans le courant de la journée d´hier son gouvernement pour décider de la marche à suivre.
Le Premier ministre israélien sortant fait de la libération de Gilad Shalit, qui a également la nationalité française, un préalable à une nouvelle trêve avec le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, ainsi qu´à la réouverture des points de passage bouclés par l´armée d´occupation israélienne.
«J´espère qu´Ehud Olmert entendra la voix de la raison et reviendra à la table de négociation pour conclure un accord à partir de nos conditions», a déclaré Ossama Hamdane, un haut dirigeant du Hamas, joint au téléphone au Liban.
«Mais si le gouvernement israélien s´en tient à sa position négative, il sera impossible de parvenir à un accord, tout au moins actuellement», a-t-il prévenu. «Si les Israéliens veulent conclure, qu´ils viennent avec une offre sérieuse».
Lundi, Israël a accusé le Mouvement de résistance islamique d´avoir durci sa position pendant les pourparlers du Caire, tenus sous l´égide de l´Egypte.
En échange du sergent Shalit, caporal lorsqu´il a été capturé par des activistes en territoire israélien en juin 2006, le Hamas réclame la libération de 1.400 Palestiniens détenus par Israël, dont 450 environ purgent des peines de longue durée.
 


#1403 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mardi 17. Mars 2009  11:18
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Netanyahu semble se résigner à un cabinet restreint de droite
zemzaa
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La Presse (Tunisie)/ Netanyahu semble se résigner à un cabinet restreint de droite 
17 mars 2009
AL-QODS OCCUPEE (AFP) - Le Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu (Likoud) semblait se résigner hier à un cabinet restreint de droite après un accord avec le parti ultra nationaliste Israël Beiteinou, tout en maintenant l'option d'une équipe élargie.
 
"Nous sommes d´accord sur tous les principes et questions ainsi que sur la répartition des ministères et sur l´option d´un cabinet d´union", a affirmé à la presse le député du Likoud (droite, 27 élus) Guidéon Saar, après avoir paraphé dans la nuit de dimanche à lundi un accord de coalition avec Israël Beiteinou (15 députés sur 120).
"Nous ne fermons pas la porte à un gouvernement élargi et, s´il voit le jour, cela provoquera des changements" dans l´accord du Likoud et d´Israël Beiteinou, a ajouté M. Saar, qui supervise les tractations sur la formation du cabinet.
Aux termes de ce premier accord de coalition, Israël Beiteinou obtiendra le ministère des Affaires étrangères, attribué à son chef Avigdor Lieberman, ainsi que la Sécurité intérieure, les Infrastructures, le Tourisme et l´Intégration (des immigrants).
Réagissant à cette désignation attendue, le député arabe israélien Ahmad Tibi a appelé "les chefs de diplomatie européens à ne pas rencontrer ce fasciste qui prône l´expulsion des Arabes".
"J´appelle aussi la diplomatie arabe à boycotter Lieberman et à ne pas le rencontrer, ni publiquement ni secrètement", a ajouté M. Tibi à l´AFP.
Le Likoud devait poursuivre des tractations avec ses alliés naturels des partis religieux et d´extrême droite, notamment le Shass ultra-orthodoxe sépharade (11), la Liste unifiée de la Torah ultra-orthodoxe ashkénaze (5), l´Union nationale (4) et le Foyer juif (3).
Selon le délai imparti par la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement et le présenter à l´investiture du Parlement d´ici jeudi, faute de quoi il devrait demander au Président Shimon Pérès un délai supplémentaire de deux semaines.
"Dans ce dernier cas de figure, il pourrait être soumis à des pressions accrues qu´il préfère s´épargner, et cela alors que l´option d´un cabinet élargi n´est pas très forte", a indiqué à l´AFP sous condition d´anonymat un haut responsable du Likoud.
M. Netanyahu a relancé l´espoir d´un cabinet d´union en rencontrant secrètement et longuement la semaine dernière sa rivale Tzipi Livni, leader du parti centriste Kadima (28 députés).
Selon le journal Jerusalem Post, cette dernière s´est par ailleurs récemment longuement concertée avec le ministre de la Défense Ehud Barak, chef du parti travailliste (13 élus), afin de coordonner leur éventuel ralliement.
Mais elle a fait monter les enchères en réaffirmant dimanche soir que le Kadima ne se joindra à un gouvernement que si son programme stipule la nécessité de "deux Etats pour deux peuples" (Israël et les Palestiniens) et celle de "poursuivre le processus de paix engagé à la conférence internationale d´Annapolis", aux Etats-Unis, en novembre 2007.
"Pour nous, il s´agit d´exigences fondamentales, et Bibi (Netanyahu) doit les admettre ou s´orienter à droite", a déclaré aux journalistes Mme Livni qui a conduit, en tant que chef de la diplomatie, des négociations avec l´Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en vue de la création d´un Etat palestinien.
M. Netanyahu rejette l´idée d´un tel Etat et évoque une "paix économique" prévoyant l´amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie aux plans économique et de la sécurité.
Autre difficulté: Mme Livni souhaite conclure un accord de "rotation" au pouvoir prévoyant que M. Netanyahu dirige le gouvernement pendant la moitié de la législature et lui laisse ensuite sa place, une idée rejetée par ce dernier.
 


#1402 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Mardi 17. Mars 2009  11:15
Sujet: La Presse (Tunisie)/ Victoire à la Pyrrhus du Lobby
zemzaa
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La Presse (Tunisie)/ Victoire à la Pyrrhus du Lobby 
Par Hmida BEN ROMDHANE
17 mars 2009
Dans la «Chronique» de jeudi dernier, intitulée «On n´est pas sorti de l´auberge», il a été question d´un nouveau coup réussi par le Lobby israélien aux Etats-Unis sans que l´administration Obama ne lève le petit doigt ou n´émette la moindre critique sur cette interminable immixtion des défenseurs des intérêts d´un pays étranger dans le processus de prise de décision à Washington.
 
Beaucoup aux Etats-Unis et à travers le monde n´ont pas caché leur déception face à la notable passivité de la nouvelle administration américaine et à sa visible réticence à prendre ne serait-ce qu´un semblant d´indépendance vis-à-vis de ce puissant groupe de pression qui continue, contre tout bon sens, à confondre les intérêts israéliens et les intérêts américains, et même à placer ceux-là au dessus de ceux-ci.
Certains expliquent la passivité de l´administration Obama par l´influence exercée par le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emmanuel, un Israélo-Américain qui avait servi au début des années 1990 dans l´armée israélienne et qui continue à porter Israël et les intérêts d´Israël dans son coeur. Sans doute le fait que Rahm Emmanuel occupe un poste si stratégique remplit-il d´aise Israël et le Lobby, mais n´explique pas à lui seul cette passivité.
La nouvelle administration ne commence pas son mandat dans un terrain vierge. Les mécanismes de prise de décision à Washington sont étroitement surveillés et fortement dominés par les réseaux de contrôle mis en place depuis des décennies par le Lobby. Ces réseaux de contrôle sont d´une efficacité telle que pas une décision en relation avec le conflit du Moyen-Orient ne pourra être prise aujourd´hui à Washington si le Lobby s´y oppose. Aucun sujet ne pourra être débattu par les grands médias du pays si l´Aipac (American Israeli Public Affairs Committee) et l´ADL (Anti-Defamation League) le considèrent comme «dangereuxpour l´amitié israélo-américaine».
Le premier coup frappé par le Lobby après l´installation de la nouvelle administration est d´avoir empêché la nomination à la tête du Conseil national du renseignement de Charles Freeman, coupable d´avoir critiqué la politique de colonisation et de répression qu´Israël a mené et mène toujours contre les Palestiniens. En apparence, le poste auquel était destiné Charles Freeman n´est pas particulièrement important et ne nécessite le feu vert ni du sénat ni de la Chambre des représentants. Si par exemple le Lobby ne s´était pas opposé à la nomination de Charles Freeman, celui-ci aurait déjà commencé son travail et très peu de monde, y compris aux Etats-Unis, auraient entendu parler de lui.
Alors pourquoi le Lobby prend-il le risque d´une publicité négative si le poste que devait occuper Charles Freeman n´est pas de la plus haute importance ? Le comportement du Lobby dans le cas d´espèce s´explique par trois considérations au moins.
D´abord, le Conseil national de renseignement (CNR) est l´organisme qui prépare le rapport quotidien d´informations ultrasecrètes à l´intention du président Obama. Et à ce titre, le Lobby ne désire pas que le Président des Etats-Unis soit briefé tous les jours que Dieu fait par quelqu´un qui non seulement ne se soucie pas d´être en odeur de sainteté dans les cercles pro-israéliens de Washington, mais, plus grave encore, pense sérieusement que les intérêts des Etats-Unis et d´Israël ne coïncident pas.
Ensuite, le CNR est l´organisme qui prépare le rapport annuel au nom des 16 agences de renseignements américaines, mieux connu sous le nom de National Intelligence Estimate (NIE). Or, devait penser le Lobby, si le NIE de l´année dernière avait ébranlé le projet agressif des Israéliens contre l´Iran en estimant que ce pays avait arrêté son programme nucléaire depuis 2003, comment seront alors les prochains rapports qu´aura à rédiger Charles Freeman ?
Enfin, le Lobby, qui n´a pas perdu tout espoir de provoquer une guerre contre l´Iran, désire la nomination à la tête de CNR de quelqu´un qui soit anti-arabe et anti-iranien, et qui approuve sans trop se poser de questions tout ce que planifie Israël vis-à-vis des Palestiniens, du Liban ou de l´Iran. Ce n´est pas le cas de Charles Freeman, d´où la mobilisation du Lobby pour lui barrer la route.
Beaucoup de commentateurs aux Etats-Unis pensent que le Lobby a eu cette fois une «victoire à la Pyrrhus», c´est-à-dire une victoire dont le coût est si élevé qu´elle finira par prendre la forme d´une défaite. Certes, Charles Freeman a jeté l´éponge à force de harcèlement, mais il a gagné la sympathie de larges secteurs du monde du renseignement et de nombreux diplomates qui lui ont exprimé leur soutien tout en faisant part de leur agacement face à l´activisme débridé du Lobby.
Dans les milieux de la presse, pour la première fois le Main Stream Media discute clairement de l´influence du Lobby. Même si le Washington Post s´était rangé dans un éditorial non signé du côté du Lobby et s´en était pris à Charles Freeman, des éditoriaux signés dans le même journal par David Broder et David Ignatius, notamment, ont exprimé plutôt leur sympathie pour Charles Freeman. Il en est de même de Fareed Zakaria, le directeur de l´hebdomadaire Newsweek. Sur la côte ouest, le Los Angeles Times a défendu Charles Freeman.
On est donc loin de 2006, quand tout ce beau monde avait boycotté le travail de John Mearsheimer et de Stephen Walt sur l´influence néfaste du Lobby sur la politique étrangère américaine. En se faisant prendre en flagrant délit d´immixtion dans la nomination d´un haut fonctionnaire américain, le Lobby est sorti de l´ombre dans lequel il évoluait comme un poisson dans l´eau. Steve Rosen, l´un des hommes-clés du Lobby, en attente de jugement pour espionnage en faveur d´Israël, a dit que «le Lobby est une fleur qui s´épanouit dans l´obscurité et qui meurt au soleil». Il ne doit pas s´inquiéter seulement pour le procès qui l´attend, mais aussi pour son Lobby qui commence à sortir de l´obscurité qui l´a protégé pendant si longtemps.
 
 


#1401 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Lundi 16. Mars 2009  19:42
Sujet: ISM / Rapport des chefs de mission de l’Union Européenne sur Jérusalem-Est
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ISM / Rapport des chefs de mission de l'Union Européenne sur Jérusalem-Est

Jérusalem - 15-03-2009
Par Responsables de mission à Jérusalem et Ramallah

1 – Les projets de longue date des Israéliens pour Jérusalem, qui sont
actuellement mis en œuvre à un rythme accéléré, sont en train de saper les
perspectives d'une capitale palestinienne à Jérusalem-Est et d'une solution
durable à deux États. Même si Israël a des préoccupations légitimes en matière
de sécurité à Jérusalem, beaucoup de ses actions illégales dans et autour de la
ville ont des justifications sécuritaires limitées.

Les «faits sur le terrain» d'Israël - y compris les nouvelles colonies de
peuplement, la construction du Mur, les politiques de logement discriminatoires,
les démolitions de maisons, le régime de laissez-passer restrictifs et la
fermeture continue des institutions palestiniennes - accroissent la présence
juive israélienne à Jérusalem-Est, affaiblissent la communauté palestinienne
dans la ville, entravent le développement urbain palestinien et séparent
Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Israël, par des moyens pratiques,
poursuit activement l'annexion illégale de Jérusalem-Est.

2 - La création quotidienne de «faits sur le terrain» dans la ville nuit à la
crédibilité de l'Autorité Palestinienne et affaiblit le soutien populaire pour
les discussions de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. En outre, ces
actions incessantes compliqueront davantage les accords déjà délicats sur le
statut final de la Ville.
De plus en plus de colons israéliens – et de moins en moins de résidents
palestiniens - à Jérusalem-Est ne fera que rendre plus difficiles les
concessions israéliennes sur Jérusalem.
En outre, l'omniprésence d'Israéliens à Jérusalem-Est rendra la séparation entre
Israéliens et Palestiniens beaucoup plus compliquée et difficile à réaliser dans
la pratique.
Ainsi, les actions d'Israël dans et autour de Jérusalem constitue l'un des plus
graves défis aux initiatives de paix entre Israéliens et Palestiniens.


I - POLITIQUE DE L'UNION EUROPEENNE SUR JERUSALEM EST

3 - La politique de l'Union Européenne sur Jérusalem est basée sur les principes
énoncés dans la résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies,
notamment l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la force.
En conséquence, l'UE n'a jamais reconnu l'annexion israélienne de Jérusalem-Est
en 1967 ou la Loi fondamentale de 1980 (loi fondamentale sur Jérusalem, capitale
d'Israël) qui a fait de Jérusalem la capitale "entière et unifiée» d'Israël.
Les États membres de l'UE ont donc installées leurs missions accréditées à
Tel-Aviv. [I]
L'UE s'oppose aux mesures qui pourraient porter préjudice au résultat des
négociations sur le statut permanent, consignées dans la troisième phase de la
Feuille de Route, telles que les actions visant à changer le statut de
Jérusalem-Est.

4 - Dans les conférences tenues en 1999 et 2001, les Hautes Parties
contractantes de la Quatrième Convention de Genève ont réaffirmé l'applicabilité
de la Convention au Territoire Palestinien Occupé, y compris à Jérusalem-Est, et
réitéré la nécessité de respecter pleinement les dispositions de la Convention
dans ce territoire.

5 - En Juillet 2004, l'UE a reconnu l'avis consultatif de la Cour Internationale
de Justice (CIJ) sur les «conséquences juridiques de la Construction d'un Mur
dans le Territoire Palestinien Occupé» et a voté en faveur de la résolution de
l'Assemblée Générale adoptée lors de sa dixième session extraordinaire d'urgence
qui l'a reconnu.
Si l'UE reconnaît les préoccupations liées à la sécurité d'Israël et son droit à
agir en légitime défense, la position de l'UE sur la légalité du Murde
séparation coïncide avec l'avis consultatif de la CIJ.


II. COLONIES DANS ET AUTOUR DE JERASULEM-EST

RESUME

6 - La construction de colonies dans et autour de Jérusalem-Est continue à un
rythme rapide, contrairement aux obligations d'Israël en vertu du droit
international et de la Feuille de route, qui ont été réaffirmés à Annapolis. En
2008, le nombre d'offres à Jérusalem-Est a augmenté de près de 40% par rapport à
2007 [ii].
Sur un total d'environ 470.000 colons dans les territoires palestiniens occupés,
il y a actuellement environ 190,000 colons israéliens (40%) qui vivent à
l'intérieur de Jérusalem-Est [iii], et plus de 96.000 dans les colonies autour
de Jérusalem, dont la majorité vivent dans les grands blocs de colonies tels que
Givat Zeev, le bloc d'Etzion et Maale Adumim.

7 - Israël continue à augmenter la colonisation dans et autour de Jérusalem-Est,
à les relier par de nouvelles routes et une ligne de tramway:
• L'expansion des colonies dans la vieille ville et le bassin historique voisin
se poursuit, avec la plupart des efforts se concentrant sur un encerclement de
la Vieille Ville à Silwan et dans le bassin historique. Les activités des
organisations de colons, y compris l'occupation de maisons palestiniennes,
l'achat de biens via des hommes de paille et des fouilles dans les zones
sensibles, sont souvent menées en collaboration avec les autorités de l'Etat.
• La construction et l'expansion prévues dans les principaux blocs de colonies
existants à Jérusalem-Est. Depuis Annapolis, près de 5500 nouveaux logements ont
été soumis à un examen public, dont près de 3000 ont été approuvés, ce qui les
rapproche de façon significative de leur construction [iv];
• La construction et l'expansion prévue du "Grand Jérusalem" - reliant la ville
de Jérusalem aux blocs de colonies de Ma'ale Adumim à l'est (y compris le plan
E1), Atarot et Neve Yaacov au nord et Beitar Illit au Sud .

La combinaison de ces mesures indique clairement l'intention de séparer
l'ensemble de Jérusalem-Est et les blocs de colonies environnants de la
Cisjordanie.


VIEILLE VILLE & BASIN HISTORIQUE

8 – Des colonies, relativement peu nombreuses, mais d'un intérêt particulier,
sont implantées au cœur des quartiers palestiniens à l'intérieur de la vieille
ville (surface totale: 0,9 km2) et dans les environs immédiats (Silwan, Ras
al-Amud, a-Tur, Wadi al -Joz, Sheikh Jarrah) avec l'aide du gouvernement. Des
preuves écrites existent montrant la complaisance et l'aide monétaire de
différents ministères pour la colonisation dans la vieille ville.

9 - Des groupes de colons juifs, tels que El Ad et Ateret Cohanim, utilisent une
variété de moyens pour étendre les colonies, souvent avec un financement
étranger.
Une méthode utilisée pour l'expropriation de biens palestiniens est la «Loi sur
les Biens des Absents. [V] Auparavant appliquée seulement à l'intérieur de la
Ligne Verte, la politique a changé au cours des années 1980», et cette loi a été
utilisée dans une campagne déguisée du gouvernement dirigé par Ariel Sharon pour
viser les propriétés palestiniennes dans la Vieille Ville et à Silwan, et donner
ensuite ces propriétés aux colons.
En 1992, ces politiques ont été arrêtés à l'issue d'une enquête d'une commission
gouvernementale, puis elle a été reprise par le gouvernement Sharon, en 2002.
Une décision définitive de la Cour suprême israélienne pour résoudre de
décisions de justice contradictoires sur la légalité de cette pratique est en
attente. [vi] En attendant, des propriétés telles que l'Hôtel Shepherd à Sheikh
Jarrah et plusieurs maisons dans la vieille ville restent sous le contrôle de
colons.
Une autre méthode consiste à acheter des terres à des Palestiniens, soit
directement, soit via des intermédiaires arabes. Dans les deux cas, les
Palestiniens résidant dans la maison ne savent pas en général que la maison est
vendue à des colons jusqu'à ce qu'ils soient expulsés.
Une troisième méthode consiste à construire dans les quartiers palestiniens.
Certaines de ces colonies juives n'ont pas de permis de construire, mais sont
rarement démolies- en contraste avec la situation des Palestiniens. [vii]

10 - Selon le Ministère israélien de la Construction et du Logement, il y a
actuellement environ 75 familles et 600 étudiants de Yeshiva dans les enclaves
de colons dans la Vieille Ville (en dehors du quartier juif).
Il existe également des plans pour construire une grande colonie juive dans le
quartier musulman composée de 35 logements. Une nouvelle synagogue dans
l'immédiate proximité d'Haram al Sharif/Mont du Temple a été inaugurée en
Octobre 2008, augmentant les préoccupations palestiniennes sur les plans à long
terme de s'emparer du sanctuaire musulman, ce qui est ouvertement encouragé par
certains groupes de colons.
En outre, il existe environ 60 autres familles de colons à Silwan, juste à
l'extérieur des remparts de la Vieille Ville (dont un certain nombre ont été
acquises récemment) avec des activités récemment élargies au Mont des Oliviers,
où l'année dernière, deux maisons ont été prises.
Une parcelle de 29 dounam (2,9 ha) connue sous le nom de "Kerem Al-Mufti" a été
confisquée par l'Administration des Terres Israélienne après que des promoteurs
palestiniens aient coordonné un développement du secteur privé du site, et l'ait
loué à l'organisation de colons, Ateret Cohanim. [viii]

11 – Les incursions dans le Haram Al Sharif, le Mont du Temple par des groupes
de colons radicaux ont augmenté en 2008. En particulier pendant la haute saison
des fêtes juives, les colons ont fréquemment défilé sur l'esplanade d'Haram Al
Sharif, parfois avec la protection des forces de sécurité israéliennes, dans ce
qui semblait être une démonstration de force, ce qui conduit parfois à des
affrontements avec les Palestiniens.

12 – La colonisation actuelle autour de la vieille ville indique un projet afin
de créer une contiguïté territoriale entre l'Anneau Intra-muros de colonies et
la Vieille Ville. Plusieurs propriétés palestiniennes ont été ciblées par les
différents groupes de colons, parmi lesquelles l'hôtel Shepherd Hotel et Kerem
Al-Mufti à Sheikh Jarrah, ainsi que de nombreuses propriétés dans Silwan et
ailleurs.
Le cas le plus frappant est celui de la famille Al-Kurd à Sheikh Jarrah, qui a
été expulsée le 9 Novembre 2008 de sa maison, qui lui avait été attribuée par
l'UNRWA en 1956, après que la Haute Cour israélienne ait publié un ordre
d'expulsion.
Les colons, en faisant valoir leur droit à la propriété du terrain sur la base
d'allégations de propriété avant 1948, a immédiatement pris le contrôle de la
maison.


ANNEAU INTRA-MUROS DE COLONIES

13 - Il y a actuellement environ 190,000 colons israéliens vivant dans les
grandes colonies situées à l'intérieur des limites municipales, [ix], tels que
Pisgat Ze'ev, Har Homa et Gilo. L'expansion des colonies dans ces secteurs se
poursuit à un rythme rapide.

14 - Depuis Annapolis, la construction de près de 3000 logements a été approuvée
à Har Homa, Pisgat Ze'ev, Talpio Est, Gilo et Ramot, et 1700 d'entre eux ont
obtenu des financements. D'autres projets ont été soumis à l'examen public, ce
qui représenterait plus de 3000 nouveaux logements s'ils sont approuvés et
financés.
Sur les projets approuvés et en attente, plus de 3000 logements sont destinés à
Givat Hamatos [x]. Certains de ces colonies (comme Neve Ya'acov Est) se
développeront au-delà même des frontières municipales de Jérusalem, et donc en
Cisjordanie. Ces activités risquent de modifier le caractère et le statut de
Jérusalem-Est.

15 - L'expansion des colonies se poursuit, elle aussi, au cœur de la population
palestinienne, avec de nouvelles constructions dans la colonie de Ma'aleh Zeitim
à Ras Al-Amoud et dans la colonie de Nof Zion à Jabal Mukabbar et des plans
d'expansion à Sheikh Jarrah, Abu Dis et Silwan [xi]


ANNEAU EXTERIEUR DE COLONIES

16 - Environ 96.000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie autour de
Jérusalem. La plus contestée de ces colonies est celle de Maale Adumim (31000
hab.), qui représente environ un tiers de la population de l'anneau extérieur de
colonies (voir ci-dessous). D'autres colonies à l'extérieur des limites
municipales comprennent Givat Ze'ev (11000 hab.) et Givat Benjamin (2850 hab.)
également connue sous le nom d'"Adam").
Des rapports sur des projets d'expansion dans les colonies de Givat Benjamin et
d'Har Gilo, ainsi que la construction de plusieurs milliers de logements dans la
zone industrielle d'Atarot ont été publiés par des ONG informées mais n'ont pas
encore été officiellement confirmés.

17 - La surface totale du bloc d'Adumim et du plan E1 inclus dans le tracé
actuel de la barrière (tel qu'il a été approuvé par le gouvernement israélien en
avril 2006) couvre 61 km2.
Le plan E1 prévoit la construction d'une nouvelle colonie israélienne en
Cisjordanie (Eizariya Az-El Zaim, A-Tor et Issawiya) avec 3500 logements, une
zone industrielles, deux postes de police, une infrastructure à grande échelle,
un développement commercial et des installations de loisirs. La quasi-totalité
de la construction a été interrompue en 2004 suite à une intense pression
internationale - en particulier des États-Unis.
Cependant, la construction d'un poste de police et certaines infrastructures de
transport a été achevée. En avril 2008, le quartier général de la police du
District de "Judée et Samarie" a été transféré dans E1.
À cette époque, un projet gouvernemental destiné à remettre l'ancien siège de la
police de Ras El Amud à des colons a été annulé, apparemment en raison de la
pression internationale.

18 - Les mesures israéliennes dans et autour de la zone Adumim/E1 sont l'un des
défis les plus importants pour le processus de paix israélo-palestinien.
L'achèvement du Mur et du plan E1 établira une contiguïté territoriale
israélienne entre le bloc de colonies d'Adumim et Jérusalem, tout en coupant en
deux la Cisjordanie et séparera Jérusalem-Est de son arrière-pays.
En outre, la mise en œuvre de ce plan entravera encore plus le développement
urbain palestinien, en privant Jérusalem-Est de la plupart des zones encore
vacantes disponibles pour la croissance économique et démographique.


INFRASTRUCTURE DES TRANSPORTS

19 – La construction d'un tramway reliant les quartiers arabes de Jérusalem-Est
et les colonies de peuplement israéliennes au centre de Jérusalem-Ouest s'est
poursuivie sans relâche tout au long de 2008.
Le tracé actuel du tram passe par le quartier arabe de Shu'fat (environ 20000
hab.), et relie les colonies israéliennes de Pisgat Ze'ev et de Neve Yaacov
(respectivement environ 40000 et 20000 habitants) au nord-est de Jérusalem.
Le tramway va considérablement augmenter les coûts de la séparation de ces zones
de Jérusalem-Ouest et de la séparation entre elles.

20 - Israël construit également une route de contournement de Jérusalem-Est, qui
reliera des agglomérations palestiniennes à l'extérieur du Mur au nord et au sud
de Jérusalem. Le but apparent de cette route est d'assurer «une continuité des
transports» pour les Palestiniens vivant au Nord et au Sud de la Cisjordanie qui
iront de Ramallah à Bethléem en passant par des tunnels, sans passer par
Jérusalem-Est.
Dans un avenir proche, l'achèvement de cette route de contournement pourrait
être utilisé par Israël pour prétendre que la "continuité" entre le nord et le
sud de la Cisjordanie a été établi, et que la construction de E1 n'est plus un
problème pour le « tissu de vie des Palestiniens»

21 - La route est séparée par un mur parallèle à une route qui est réservée à
l'utilisation des véhicules israéliens. Cette route parallèle relie la colonie
de Cisjordanie, Ma'aleh Adumim à Jérusalem.

22 - En outre, des confiscations de terres pour une autre route de contournement
réservée au trafic palestinien ont eu lieu au sud de la zone Adumim/E1. Cette
route complètera celle en construction qui déviera le trafic entre Bethléem et
Jéricho à l'extérieur de Ma'aleh Adumim. Source: Ir Amim

23 - L'effet cumulatif de ce nouveau quadrillage de routes permettra à Israël
d'interdire la circulation de tous les Palestiniens dans la zone Adumim/E1. Les
Bédouins ont déjà été déplacés de cette région.


III – BARRIERE DE SEPARATION/MUR

24 - La barrière de séparation et le régime de laissez-passer qui l'accompagne
continue d'avoir de graves implications humanitaires, sociales et économiques
sur la vie des Palestiniens. En Juillet 2008, OCHA indiquait que 409 kilomètres
(57%) sur la longueur totale prévue de 725 km pour le Mur (le double de la
longueur de la Ligne Verte) étaient achevés et que 9 autres pour cent étaient en
cours de construction.
Le Mur est constitué de dalles de béton de neuf mètres de haut autour des villes
et des clôtures techniques dans les zones rurales avec tout le long des routes
d'accès pour les militaires. En moyenne, le Mur/Clôture fait 60 mètres de large.


25 - Lorsque les plans de la barrière ont été approuvés en 2002, l'objectif
était de fournir une barrière de sécurité temporaire pour empêcher les
attentats-suicides en Israël par des militants palestiniens.
La présence du mur et le régime des laissez-passer sont destinés à limiter la
circulation des Palestiniens en Israël. Toutefois, 86% du tracé prévu du Mur, y
compris à Jérusalem-Est se trouve à l'intérieur de la ligne d'armistice de 1949
(Ligne Verte) c'est-à-dire en Cisjordanie.
Le Mur s'écarte de la Ligne Verte pour inclure près de 80 colonies de peuplement
israéliennes, dont 12 à Jérusalem-Est, qui abritent 385.000 colons israéliens du
côté israélien du Mur. Israël a à maintes reprises déclaré clairement qu'il
avait l'intention de maintenir ces colonies et les 240 kilomètres carrés de
terres qu'il a annexé (8,5% de la Cisjordanie) en vertu de tout accord sur le
statut final.
Le Mur dans la région de Jérusalem annexe de facto 3,9% de la Cisjordanie.
Ainsi, il n'est pas difficile de comprendre les préoccupations de nombreux
Palestiniens que le Mur de séparation sera la future frontière avec l'État
d'Israël.
En effet, en Septembre 2008, le vice-Premier ministre, Haim Ramon, a même
déclaré que "le Mur était la nouvelle frontière orientale d'Israël».

26 - En englobant ces colonies de peuplement illégales, le mur de séparation
sépare 285.000 Palestiniens, y compris Jérusalem-Est, de la Cisjordanie.
Bien qu'il ne soit pas terminé, le Mur est déjà en train de créer des
difficultés géographiques et bureaucratiques pour des centaines de milliers de
Palestiniens. Certaines villes à l'intérieur du Mur sont entourées sur trois ou
quatre côtés par le mur, limitant ainsi l'accès de la population au reste de la
Cisjordanie et rendant toute expansion naturelle presque impossible.
Dans d'autres secteurs, le Mur pénètre dans Jérusalem-Est en s'éloignant des
frontières municipales pour laisser des zones palestiniennes densément peuplées,
comme le camp de réfugiés de Shuafat, en Cisjordanie. Dans certains cas, il
passe complètement dans le centre de villes comme à Abou Dis, à Jérusalem-Est
pour séparer entre elles les communautés palestiniennes.

27 – Plus le Mur est construit, plus le régime de laissez-passer imposé aux
Cisjordaniens est renforcé. Ces restrictions limitent la vie quotidienne des
Palestiniens, ce qui en retour augmente la frustration et peut engendrer
l'extrémisme.
Pour la minorité des laissez-passer accordés, l'accès à Jérusalem-Est et en
Israël se fait par un nombre limité de portes désignées et de checkpoints
actuellement ouverts sur une base quotidienne, hebdomadaire et/ou saisonnière.
Beaucoup de portes se trouvent dans les zones rurales afin de permettre aux
agriculteurs d'accéder à leurs terres situées de l'autre côté du Mur.
Toutefois, seuls environ 20% des agriculteurs ont obtenu des laissez-passer et
les horaires d'ouverture des portes sont limités, ce qui limite le temps pendant
lequel ils peuvent travailler sur leurs terres. Cela a un grave impact sur les
économies rurales.

28 - La zone entre le Mur et la Ligne Verte a été déclarée Zone Militaire
Fermée. Tout Palestinien de plus de 12 ans vivant dans le secteur doit obtenir
un permis de séjour permanent pour y séjourner.
Lorsque le Mur sera entièrement construit, on estime que 35.000 Palestiniens
auront besoin d'un permis de séjour pour vivre dans leur propre maison.

29 - Le régime des laissez-passer a également eu des effets négatifs dans
d'autres domaines. Depuis Septembre 2000, il y a eu une baisse de 70% du nombre
d'étudiants inscrits dans le Campus de Beit Hanina de l'Université Al Quds à
Jérusalem-Est.
De moins en moins de Palestiniens chrétiens et musulmans sont en mesure
d'accéder aux sites religieux à Jérusalem.
Pendant le Ramadan, Israël met souvent en place des limites d'âge pour les
Palestiniens qui souhaitent se rendre à Haram al Sharif.
Des preuves indiquent que l'économie de Jérusalem-Est et des villes
cisjordaniennes telles que Bethléem a également diminué maintenant que les
clients n'ont plus accès aux marchés et aux services.
Les marchandises pour l'exportation vers Israël et à l'étranger sont
régulièrement retenues ou refoulées aux checkpoints et dans de nombreux cas les
produits périssables pourrissent au soleil.
Récemment, le vin d'autel qui était produit depuis 125 ans par un ordre
catholique romain dans une cave de Bethléem, n'a pas été autorisé à passer par
crainte que cela constitue un risque pour la sécurité.

30 - Lles hôpitaux de Jérusalem-Est qui fournissent des soins de santé
spécialisés, comme des soins contre le cancer et des dialyses, qui ne sont pas
disponibles en Cisjordanie, ont également de plus en plus de difficultés à
fournir des services aux malades. 70% de leurs patients sont des Cisjordaniens
qui ont besoin d'un laissez-passer pour venir à Jérusalem afin de se faire
soigner.
Ces laissez-passer sont souvent retardés ou accordés pour une seule journée
quand des visites nocturnes ou répétées sont nécessaires.
Depuis Juillet 2008, l'ensemble du personnel médical et les malades qui vivent
en Cisjordanie, mais qui ont des laissez-passer pour venir à Jérusalem, ne sont
autorisés qu'à franchir les checkpoints de Qalandiya et Zeitun. Ce changement a
été appliqué en réponse aux prétendues attaques terroristes à Jérusalem au cours
de l'été.
Les Palestiniens doivent se rendre en voiture jusqu'aux checkpoints et attendre
dans de longues fils d'attente pour les franchir à pied avant de trouver un
moyen de transport de l'autre côté ou de voyager dans des bus spéciaux.
Ces politiques font rater de nombreux rendez-vous aux malades et au personnel
médical et ont de graves répercussions sur les prestations de soins de santé aux
Palestiniens.


IV – RESTRICTIONS IMPOSEES AU LOGEMENT DES PALESTINIENS ET DEMOLITIONS DE
MAISONS

31 - La municipalité de Jérusalem est responsable de la fourniture de services à
Jérusalem-Est. Les Palestiniens de Jérusalem-Est représentent 34% de la
population de Jérusalem, mais seuls entre 5 et 10% [xii] du budget municipal
(selon le modèle qui est suivi) sont dépensés dans les zones palestiniennes.
Les zones palestiniennes de la ville sont caractérisées par de mauvaises routes,
peu ou pas de nettoyage des rues, des systèmes d'égouts limités, peu de services
publics comme des parcs, des trottoirs, des dispensaires, des bibliothèques, des
centres communautaires, des clubs de jeunes, des terrains de sport, des terrains
de jeux ou des salles de classes suffisantes et l'absence d'espaces publics bien
entretenus.
C'est est en contraste avec les zones où vivent les Israéliens à Jérusalem Ouest
et dans les colonies de Jérusalem-Est. La fourniture de services dans ce qui
est, selon la définition d'Israël, une seule municipalité, reflète des pratiques
discriminatoires.

32 - La municipalité impose de sévères restrictions à la construction de
logements palestiniens à Jérusalem-Est. Elle ne délivre des permis de construire
que pour les zones qui ont des plans d'urbanisme.
Depuis qu'Israël a annexé Jérusalem-Est, plus de 35% de son territoire a été
exproprié (plus de 24 km ²). Parmi les autres secteurs, beaucoup ne sont pas
classés comme zones résidentielles.
Dans les zones classées artificielles, le développement a été artificiellement
"limité" - avec l'objectif de «maintenir un équilibre démographique», laissant
seulement 12% de Jérusalem-Est (dont la plupart étaient des terrains appartenant
à des Palestiniens) aux besoins résidentiels des Palestiniens.
Ces 12% de terrains palestiniens dont déjà fortement construits, et donc les
Palestiniens construisent sur ces terrains (pour lesquels ils paient des taxes
municipales et autres), sans permis de construire.
Ils n'ont pas d'autre choix que d'adopter des comportements illégaux contre leur
gré, voire, dans certains cas, après avoir dépensé des milliers de dollars pour
déposer des demandes aux autorités de l'urbanisme et embaucher des avocats afin
de tenter de construire légalement.
Au cours des dernières années, les Palestiniens ont obtenu moins de 200 permis
de construire par an, et même ils ont du attendre plusieurs années et sont
souvent très coûteux.
L'augmentation de la population palestinienne signifie que de nombreuses
nouvelles maisons palestiniennes sont construites sans permis de construire
[xiii] et sont donc considérées comme "illégales" par les autorités israéliennes
(bien que dans le cadre de la 4ème Convention de Genève, les puissances
occupantes ne peuvent pas étendre leur juridiction au territoire occupé).

33 - Depuis 2004, environ 400 maisons ont été démolies. Les «démolitions
administratives» se sont également intensifiées depuis Annapolis, en particulier
dans et autour de Jérusalem.
Selon le Comité israélien Contre les Démolitions de Maisons (ICAHD), depuis
Annapolis, les autorités israéliennes ont démoli 95 maisons à Jérusalem-Est, sur
un total de 330 maisons démolies dans les territoires palestiniens occupés (ce
qui représente une augmentation globale de 25% au cours de la période des 11
mois avant Annapolis).
420 maisons sont actuellement menacées de démolitions dans le quartier du Mont
des Oliviers. Une procédure judiciaire temporairement a stoppé 300 démolitions.
Au cours de la première semaine de Novembre, de nouvelles démolitions ont eu
lieu dans le quartier de Silwan, dans le cadre des 80 ordres de démolition
prévue par les autorités israéliennes en Juin 2005, en affirmant que ce sont des
structures illégales.
Si elles sont effectuées, ces démolitions déplaceront 1000 personnes, dont plus
de 700 enfants à Silwan. Le nombre d'ordres de démolition en suspens qui doivent
encore être appliquées à Jérusalem-Est est d'environ 1000.

34 – Les démolitions de maisons dans Jérusalem-Est occupée sont illégales en
vertu du droit international, n'ont aucun but évident, ont de graves
répercussions humanitaires et alimentent l'amertume et l'extrémisme. L'UE a
adopté une déclaration sur cette question le 10 Novembre 2008 et a exprimé sa
préoccupation aux autorités israéliennes via une démarche officielle auprès du
Ministère israélien des Affaires Etrangères le 1er Décembre 2008.


V- CARTES D'DENTITES, ACCES ET STATUT DE RÉSIDENCE

35 - Les Palestiniens de Jérusalem-Est possèdent des cartes d'identité
israéliennes bleues qui leur donnent le droit de vivre en Israël (en pratique, à
Jérusalem-Est), mais ni de voter aux élections nationales israéliennes ni
d'avoir un passeport israélien.
Le renouvellement de ces cartes d'identité bleues est un long processus qui doit
être effectuée auprès du bureau du Ministère israélien de l'Intérieur à
Jérusalem-Est.
Contrairement à la citoyenneté, le statut de résident expire au bout de sept
ans, pour les personnes résidant à l'étranger. Donc, les habitants de Jérusalem
qui se déplacent à l'étranger risquent de perdre de façon permanente leur statut
de résidents de Jérusalem et les droits qui vont avec.
Une nouvelle loi adoptée en Juillet 2007 par la Knesset israélienne refuse de
façon explicite les droits sur la base de l'origine nationale. Selon des ONG
israéliennes, telles que Hamoked et Betselem, cette loi est "raciste et
discriminatoire» [xiv].


36 - Selon la politique israélienne du "centre de vie», les titulaires
palestiniens de la carte d'identité bleue trouvés vivant ou travaillant à
l'extérieur de Jérusalem-Est, par exemple à Ramallah, perdront leur carte
d'identité (et donc leurs droits de résidence à Jérusalem).
Les titulaires palestiniens de la carte d'identité bleue se trouvant à
l'extérieur du Mur ont de plus en plus de difficultés à accéder à Jérusalem-Est,
ce qui les oblige à accéder à l'éducation, aux services médicaux et religieux
dans le reste de la Cisjordanie. Cette politique a de graves conséquences
humanitaires.
Les couples dont un conjoint possède une carte d'identité bleue de Jérusalem et
l'autre une carte d'identité verte de Cisjordanie, se retrouvent dans une
position précaire.
Bien que, techniquement, Israël autorise le transfert du statut de la carte
d'identité bleue aux conjoints et aux enfants, le processus est trop lent et
compliqué, ce qui met la famille sous une pression extrême. Depuis le début de
la deuxième Intifada, Israël a gelé tous les programmes de regroupement
familial.

37 - Une application grandissante de la politique du «centre de vie» et la
construction du Mur autour de Jérusalem, a conduit à une deuxième vague
d'"immigration" des titulaires de la carte d'identité bleue vers la ville.
Les détenteurs palestiniens de la carte d'identité de Jérusalem se déplacent
vers des zones situées du côté ouest du mur et dans la vieille ville afin de
préserver leurs droits de résidence, ce qui entraine une rapide augmentation des
loyers dans les secteurs de Jérusalem-Est, à une surpopulation et à une pénurie
de logements. Ces facteurs risquent de dégrader encore plus l'environnement
urbain.

38 - Les Palestiniens qui ont des cartes d'identité vertes de Cisjordanie ou de
Gaza doivent demander un laissez-passer pour entrer à Jérusalem-Est. Même Les
habitants de Cisjordanie ou de Gaza qui travaillent régulièrement à
Jérusalem-Est, doivent renouveler ces laissez-passer tous les trois mois.
Les titulaires d'une carte d'identité de Cisjordanie qui obtiennent des
laissez-passer pour entrer à Jérusalem sont soumis à un certain nombre de
conditions, par exemple, une limite de temps pour les heures qu'ils peuvent
passer à Jérusalem, et une interdiction d'y conduire ou d'y passer la nuit.
L'accès entre Jérusalem et la Cisjordanie est devenu de plus en plus difficile
aussi bien pour les détenteurs de carte d'identité de Cisjordanie que pour ceux
qui ont une carte d'identité de Jérusalem.

39 – Une plus stricte application de la politique israélienne actuelle a
entrainé également le refus d'entrée par Israël à des épouses étrangères de
Palestiniens et à des étrangers désireux de visiter ou de travailler dans les
territoires occupés sur les passages frontaliers avec Israël et les Territoires
occupés.
En outre, et au mépris du principe général de réciprocité, certains des
étrangers à qui Israël a refusé l'entrée sont des titulaires de passeports de
l'UE, alors que les citoyens israéliens ne font face à aucune restriction quand
ils circulent dans l'Union Européenne.


VI- INSTITUTIONS PALESTINIENNES

40 - Au mépris des dispositions de la Feuille de Route, qui prévoit leur
réouverture [xv], le Ministère israélien de la Sécurité intérieure a renouvelé,
le 8 Février 2008 et le 5 août 2008, l'ordre de fermeture des institutions
palestiniennes à Jérusalem-Est qui ont été fermées en 2001, en affirmant
qu'elles étaient affiliées à l'Autorité Palestinienne, et donc en violation des
accords d'Oslo.

41 - Depuis 2001, une dizaine d'institutions palestiniennes à Jérusalem-Est sont
toujours fermées, alors qu'elles jouent un rôle essentiel pour la société civile
palestinienne, dans les domaines économiques, sociaux et culturels, en
particulier: la Maison d'Orient, la Société des Etudes Arabes, la Chambre de
Commerce et d'Industrie Arabe, le Centre Palestinien pour le Développement de
micro-projets, le Haut Conseil Arabe du Tourisme.

42 - La «Nouvelle Maison d'Orient", communément appelée "Maison d'Orient" qui a
été créée à la fin des années 70, sous la direction du philanthrope palestinien
Faisal Husseini, a été la principale institution de la société civile à
Jérusalem-Est.
Elle servait de siège officieux de l'OLP à Jérusalem, et comprenait 12
départements, couvrant une variété de domaines (caritatif, social, culturel,
économique).
Elle fournissait également une assistance financière et matérielle aux
Palestiniens de Jérusalem qui étaient exclus des systèmes de santé et de
sécurité sociale israéliens, à ceux qui ne s'en sortaient pas pour payer des
taxes ou des frais d'éducation, ainsi que ceux qui étaient victimes de
démolitions de maisons.

43 - Créée en 1936, la Chambre de Commerce et d'Industrie Arabe a joué un rôle
important dans le domaine économique, en fournissant des services juridiques et
administratifs, en facilitant la participation des entreprises et des hommes
d'affaires locaux aux foires et expositions nationales et internationales, en
promouvant les produits locaux et en créant des opportunités d'investissements.

44 - En outre, les autorités israéliennes ont fermé en 2008 plusieurs autres
institutions palestiniennes à Jérusalem-Est, en particulier le Culture Forum
Organization à Sur Baher, fermé le 4 Février 2008, et le Conseil Palestinien du
Logement, spécialisé dans le financement du logement social, fermé le 2 Juillet
2008.

45 - Même si certaines d'entre elles ont réussi à poursuivre leurs activités en
déplaçant leur siège en dehors de Jérusalem, la fermeture de ces institutions
ont de très profonds effets négatifs sur la société palestinienne à
Jérusalem-Est, en particulier depuis que les manifestations publiques organisées
par la société civile palestinienne dans Jérusalem-Est sont régulièrement
interdites.
Depuis Annapolis, les autorités israéliennes ont interdit une trentaine
d'événements et de rencontres palestiniennes à Jérusalem-Est.
En particulier, en Mars 2008, une réunion pour le lancement de la manifestation
"Jérusalem, capitale culturelle du monde arabe 2009», a été interdite par les
autorités israéliennes.
Le fait de viser la plupart des institutions et activités palestiniennes laïques
et modérées dans la ville contribue à créer un vide institutionnel à
Jérusalem-Est en laissant la place aux forces radicales et religieuses.
En outre, la fermeture prolongée des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est
préjuge le résultat final des négociations sur le statut de la ville.


VII - LIBERTE RELIGIEUSE

46 - Comme indiqué ci-dessus, les Chrétiens et Musulmans vivant à l'Est de la
barrière/Mur de séparation sont de moins en moins capables d'accéder aux lieux
saints de Jérusalem-Est. Les laissez-passer ne sont accordés qu'en nombre
limité, à l'occasion d'une grande fête.
De plus, les hommes de moins de 45 ans, même s'ils peuvent entrer dans
Jérusalem, sont rarement autorisés à accéder à Haram Al-Sharif dans la Vieille
Ville (un site considéré comme le troisième lieu le plus saint de l'islam). En
fait, Israël exerce effectivement un droit de veto sur qui entre dans le
complexe.
Des caméras ont été placées à l'entrée des autres portes d'Haram Al-Sharif,
pointant vers l'intérieur de l'esplanade et des membres de la sécurité
israélienne sont postés à l'entrée de toutes les portes afin de déterminer qui
peut y accéder.
En outre, de par leur contrôle de la Porte des Maghrébins, Israël impose un
afflux de touristes irrégulier sur le Haram, sans négociation préalable avec le
Waqf, l'Autorité Islamique Jordanienne qui a juridiction sur l'esplanade.

47 - La Vieille Ville et le Bassin Saint sont soumis à d'importantes fouilles
israéliennes unilatérales, y compris à Haram Al-Sharif/Mont du Temple. En outre,
au cours des dernières années, les Autorités des Antiquités Israéliennes ont de
plus en plus "privatisé" les droits aux excavations en les confiant à des
organisations non-gouvernementales israéliennes associées aux organisations de
colons extrémistes.
Plusieurs sites de fouilles dans le bassin Saint sont désormais exploités et
co-financés par des organisations de colons privées ou à des institutions
extrémistes, dont Ateret Cohanim, le Fonds du Patrimoine du Mur des
Lamentations, le Mont du Temple et El Ad.[xvi] Les liens entre l'expansion des
colonies et les excavations de "tunnels archéologiques" dans des zones sensibles
sont particulièrement préoccupantes.
Ces entités privées ou quasi-privées ont obtenu des responsabilités souveraines
pour les activités de fouilles dans plusieurs zones sensibles au niveau
religieux du Saint-bassin, y compris à la Porte des Maghrébins, sous la Porte de
Damas, près du Mur des Lamentations et à Silwan.
Ces pratiques privatisées et, souvent opaques, risquent d'ébranler le statu quo
archéologique dans et autour de la vieille ville, ainsi que de contribuer à
l'accroissement de la méfiance et des tensions entre les communautés religieuses
dans la ville.
Les projets en cours ne tiennent pas compte des lieux saints chrétiens et
musulmans. Même s'ils ne nuisent pas directement à ces lieux saints, ils
menacent leur viabilité, leur intégrité et le domaine public à proximité
immédiate.
L'UNESCO a toujours encouragé Israël à se conformer aux déclarations
internationales sur la protection du patrimoine mondial sous occupation. [xvii]
De cette manière, l'archéologie devient un outil de motivation idéologique dans
une lutte nationale et religieuse menée d'une manière qui modifie l'identité et
le caractère de la ville et menace de compromettre sa stabilité.

48 - En Janvier 2008, les fouilles ont commencé en vue de la construction d'une
synagogue dans le tunnel du Mur des Lamentations, à sept mètres sous le quartier
musulman, au niveau de la route de l'époque romaine. Il est immédiatement
adjacent au Haram Al Sharif/Mont du Temple. Les Autorités des Antiquités
Israéliennes sont profondément impliquées dans sa planification et sa
construction.

49 - En 2008, la construction de la synagogue Ohel Yitzhak a commencé sur la
place du Mur des Lamentations, dans l'immédiate proximité du Haram al
Sharif/Mont du Temple. Un tunnel déjà creusé reliera cette synagogue au tunnel
du Mur des Lamentations.

50 - En 2005, Israël a annoncé la construction d'une nouvelle rampe à la Porte
des Maghrébins, officiellement pour améliorer l'accès aux touristes, mais
suffisamment solide et large pour assurer la sécurité des véhicules. Le travail
a commencé, malgré les protestations du Waqf.
La commission d'urbanisme régional israélienne a décidé en Juillet 2008 de
modifier le projet initial afin de conserver toutes les strates historiques ou
les vestiges archéologiques situées sous la nouvelle rampe - y compris les
restes du quartier moderne des Maghrébins - et de ne pas de construire une
synagogue à cet endroit, comme prévu initialement.
Toutefois, la procédure d'urbanisme est toujours en cours, et l'on pourrait
craindre que - même si la politique actuelle est maintenue - la zone de prière
du Mur des Lamentations pourrait être étendue à proximité de la nouvelle rampe
d'accès, au lieu de mettre en évidence les vestiges musulmans.
L'autorité islamique craint également un agenda caché du Fonds du Patrimoine du
Mur des Lamentations qui pourrait changer le modèle de circulation par la Porte
des Maghrébins et augmenterait l'accès des Israéliens à Haram Al-Sharif/Mont du
Temple, sans coordination préalable avec le Waqf.

51 - En outre, Israël a empiété sur les droits des Églises chrétiennes pour
opérer librement à Jérusalem, dans un certain nombre de façons.

52 – Les Églises chrétiennes ont, pour diverses raisons, des difficultés dans
l'obtention ou l'extension de visas à long terme, surtout pour les prêtres.
Depuis 2002, les prêtres et les membres de communautés religieuses catholiques
demandant des visas à long terme aux autorités israéliennes, en particulier les
ressortissants des pays du Tiers Monde, et encore plus en particulier ceux
d'origine arabe, sont soumis à des procédures longues et compliquées avec des
résultats très limités.
Dernièrement, la durée du visa a été réduite à une période maximale d'un an. De
plus, des visas à entrées multiples ont été progressivement supprimés, sauf pour
les dignitaires qui nécessitent une demande spéciale.
Ces mesures restrictives affectent fortement le fonctionnement des institutions
des Eglises qui ont plus de difficultés à faire venir des membres de la
communauté venant d'Etats arabes. Aucune des demandes présentées par le
Patriarcat Latin n'a reçu de réponse à ce jour.

53 – La Résolution 181 de l'Assemblée Générale des Nations Unies de 1947 ( "le
Plan de Partage") précise qu'aucune taxe ne doit être perçue pour un lieu saint,
un édifice ou un site religieux qui a été exempté de l'impôt à la date de la
création de l'Etat.
En décembre 2008, Israël a adopté une loi imposant des taxes aux propriétés
religieuses qui en avaient été exonérées jusqu'à présent mais à taux réduit pour
les locaux utilisés exclusivement pour le culte.
Dans certains cas, Israël demande le paiement rétroactif des taxes. La plupart
des Eglises ne seraient pas en mesure de les payer.
Par exemple, si les différents hôpitaux et institutions sociales, géré par les
Eglises de Jérusalem étaient forcés de le faire, leur avenir est incertain. Bon
nombre de ces hôpitaux offrent des soins spécialisés pour les Palestiniens qui
ne sont pas disponibles dans les autres parties de la Cisjordanie.

54 - La capacité des Eglises locales à orienter les pèlerins et les fidèles à
l'intérieur des lieux saints, n'a jamais été sérieusement remise en question
jusqu'à récemment.
Pour l'accomplissement de cette mission, les Eglises délivrent depuis de
nombreuses années des "cartes vertes" au clergé et aux principaux guides des
pèlerins dans les lieux saints.
Le Ministère israélien du Tourisme remet de plus en plus en question cette
pratique et essaye de la réduire ou de la supprimer par diverses mesures
administratives.
Il semble que le Ministère israélien du Tourisme considère les lieux saints
comme toute autre attraction touristique ou «patrimoine national» et, par
conséquent, veut mettre en place les règles appliquées à tout site du
"patrimoine national", en refusant de reconnaître le caractère essentiellement
religieux des lieux saints pour les chrétiens.
À l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre, les fonctionnaires du Ministère
israélien du Tourisme, ont tenté, à diverses reprises, d'empêcher des étrangers
ou des locaux de guider les groupes de pèlerins qu'ils accompagnaient, sous
prétexte qu'ils n'étaient pas officiellement enregistrés comme guides
israéliens.


55 - La vitalité des petites communautés et institutions religieuses dévoilent
des questions qui transcendent celles de la liberté religieuse, aussi
importantes soit-elles. Le déclin des minorités religieuses, à Jérusalem, menace
sa diversité historique, son héritage, et son importance emblématique en tant
que lieu où les civilisations se rencontrent au lieu de se confronter.

  	 Source : http://www.poica.org/
  	 Traduction : MG pour ISM

#1400 De: "Gulay" <palestine_actu@...>
Date: Lundi 16. Mars 2009  19:40
Sujet: ISM / Mettre à genoux la résistance palestinienne
palestine_actu
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ISM / Mettre à genoux la résistance palestinienne

Par Dina Jadallah-Taschler

Dina Jadallah-Taschler est une Arabe américaine de descendance palestinienne et
égyptienne. Elle est diplômée en sciences politiques, et est également artiste
et écrivain. Elle a contribué cet article à PalestineChronicle.com. Vous pouvez
la contacter à : dina.jadallah.taschler@....

On parle beaucoup des dernières «négociations» sur la «réconciliation» et la
«reconstruction» qui ont été organisées suite à l'agression israélienne contre
la bande de Gaza. Celles-ci ont l'intention avouée de mettre de l'ordre dans la
maison palestinienne afin que celle-ci présente officiellement un front uni face
à Israël quand il y aura des "négociations". Les discussions sur la
réconciliation ont également mis un niveau très bas de réussite aux résultats
escomptés. Elles n'abordent que les aides partielles et temporaires liées à la
gouvernance interne et aux problèmes de contrôle, et non aux questions
fondamentales d'indépendance et de restauration des droits nationaux.























Les pourparlers portent sur l'aide à la reconstruction et au développement
palestinien et sur la réintégration politique et économique dans le giron du
groupe de nations "de consensus"/"modéré". Ce sont des tentatives évidentes de
la part des puissances régionales et internationales pour canaliser le
mécontentement et la résistance palestiniennes vers quelque chose qui serait
considéré comme beaucoup plus acceptable.

Ils suivent la même voie qui avait été prescrite et largement suivie depuis le
"processus de paix" d'Oslo qui a créé l'Autorité Palestinienne et nommé les
actuels dirigeants pour parler et négocier (en apparence) au nom des
Palestiniens. Malheureusement, pour les besoins du "processus de paix" et de la
"feuille de route pour la paix", les Palestiniens, en tant que groupe national,
ont été intentionnellement limités et réduits par la non-inclusion des réfugiés
et de la diaspora, ainsi que par la marginalisation et l'ossification de l'OLP.

Néanmoins, et alors que tout était contre eux, la résistance palestinienne à
l'occupation et les espoirs de libération nationale ont persisté. Les
développements récents sont la preuve du succès partiel provenant de
l'incapacité d'Israël à détruire le Hamas et de la défaillance de l'embargo
économique et politique qui lui a été imposé. Et pourtant, l'agression contre la
bande de Gaza a également montré que les coûts pour le Hamas sont trop
importants pour qu'il le supporte seul, et qu'il ne peut pas, à lui seul, lever
l'embargo international. De même, le Fatah a perdu son pari de battre le Hamas
et il est maintenant forcé de dialoguer avec son ennemi.

Les discussions sur la "réconciliation" ont même été élargies à tous les Etats
arabes. Elles ont été lancées, pour la première fois, dans le cadre d'un sommet
économique qui s'est tenu au Koweït le 19 janvier 2009 et traite également de la
situation difficile dans laquelle se sont retrouvés les Etats arabes après
l'attaque israélienne. Leur situation était et est due au fait qu'ils s'opposent
à la résistance (fondamentalistes islamiques ou autres).

Mais la persistance du Hamas et d'autres groupes palestiniens face aux violentes
attaques israéliennes les a présentés comme une partie qui s'obligeait à
accepter les anciens accords politiques confortables longtemps utilisés pour "la
modération ", "les discussions sans fin" et les concessions sans limites.
Inutile de dire que le Hamas, le gouvernement élu, dirigeant de facto dans la
bande de Gaza, et principal parti qui a été visé par l'attaque, n'a pas été
invité au sommet au Koweït. Par contre, l'Autorité Palestinienne dont le mandat
a expiré l'a été.

Ensuite, le Qatar a proposé d'accueillir une réunion du sommet arabe à Doha à la
fin de ce mois. De façon prévisible, les dirigeants arabes ont décidé de ne pas
accepter. Al-Jazira a indiqué qu'en raison des «objections» égyptiennes, le
Qatar avait été exclu de toute participation dans la préparation du mini-sommet
qui se tiendra à Riyad. (Le Qatar avait précédemment invité les dirigeants du
Hamas à "dialoguer" et il est perçu comme étant plus réceptif aux groupes
n'appartenant pas à l'Autorité Palestinienne et comme favorisant un rôle plus
légitime pour le Hamas au niveau international.) Apparemment, Moubarak n'a vu
aucune contradiction dans l'exclusion du Qatar quand il a fait ses déclarations
sur la nécessité d'unir les Arabes face aux "plans extérieurs qui viennent de
l'extérieur de la région arabe" pour empêcher toute réconciliation. (1)

Même si les Arabes sont habitués à l'échec total de la grande majorité de ces
sommets arabes, ces dernières réunions sont encore importantes dans le sens où
elles révèlent à quel point l'équilibre régional des forces s'oppose à toute
forme active de la résistance palestinienne. Ce sommet est destiné à avoir des
conséquences. Il ne faut pas ignorer que, même si son nom est "Réconciliation
Arabe", il tente en même temps de promouvoir l'Initiative de Paix Arabe soutenue
par l'Arabie Saoudite qui a été présentée à Israël en 2002, et reproposée à n'en
plus finir, depuis lors. (2)

Si l'on considère le fait qu'Israël n'a pas réussi à déloger le Hamas par sa
dernière atrocité militaire, et, avant cela, par la tentative de coup d'Etat des
forces de Dahlan (soutenue par Bush-Rice-Abrams) en Juin 2007 (3), alors il
devient évident que cette exclusion du Qatar est une fois de plus la suite de la
guerre d'Israël en utilisant d'autres moyens. Elle est maintenant effectuée en
leur nom par les Egyptiens (et, naturellement dans les coulisses, les
Saoudiens).

En effet, bien que le Hamas soit le gouvernement légalement élu des
Palestiniens, alors que le mandat de l'Autorité Palestinienne a expiré,
l'Autorité Palestinienne reste le partenaire préféré pour les négociations et
comme leader - pour des raisons évidentes. Par conséquent, même si le Hamas
devrait être le parti qui choisit la composition du prochain gouvernement
palestinien, ce n'est pas le cas. Au lieu de cela, le Hamas a été invité (à
contrecœur) aux discussions sur la "réconciliation" avec l'Autorité
Palestinienne dirigée par le Fatah, au cours desquelles ils sont censés unir le
front palestinien et discuter de questions épineuses.

Vu de cette perspective, le discours du chef des renseignements égyptiens, Omar
Suleiman, aux factions palestiniennes prend des dimensions sinistres et
hégémoniques. Il exhorte la formation d'un gouvernement de technocrates qui
serait capable de "communiquer avec le monde," afin de lever le siège de Gaza.
C'est un "bâton" évident qui est l'une des menaces restantes pour obliger la
résistance palestinienne à accepter des quasi-solutions prédéterminées pour leur
occupation. L'autre côté est la "carotte" qui offre une aide pour la
reconstruction qui doit être acheminée par l'Autorité Palestinienne (corrompue)
et son (ex) ministre des Finances, Salam Fayyad, selon les exigences les
États-Unis, l'Europe et Israël .

L'insistance des États-Unis sur un gouvernement de transition dirigé par Fayyad
semble avoir été devancée, pour l'instant, par sa démission et, éventuellement,
par le rejet véhément du Hamas pour ce choix.

Alors que l'Occident a évité un précédent gouvernement d'unité en 2006, il reste
encore à voir si celui-ci, s'il est formé, sera accepté. Suleiman est allé plus
loin en insistant sur les terribles conséquences d'un autre rejet des diktats du
"consensus" international. Il a prévenu : "Je ne veux pas vous rappeler les
conséquences de l'échec, pourvu que cela n'arrive pas." (4)

Ce qui se profile à l'horizon, et peut-être menace cette démonstration de force
internationale contre l'expression de la résistance palestinienne, c'est
l'éventualité d'une autre victoire du Hamas lors de la future élection. Un
récent sondage réalisé par le Centre palestinien d'études et de recherches
politiques (PCPSR) indique que le Hamas a gagné une forte popularité sur Abbas
et Fayyad, alors que le Fatah reste plus populaire dans l'ensemble que le Hamas.
(5)

Voyez cela comme un autre «succès» de la Doctrine Bush (dépendance dans la
guerre) et de ses manifestations israéliennes. Il est intéressant de noter que
dans un précédent sondage réalisé par le PCPSR début Septembre 2007, et après la
victoire militaire du Hamas suite à la tentative de coup d'Etat de Dahlan, un
cinquième seulement des Palestiniens soutenaient les actions militaires du Hamas
dans la bande de Gaza.

De façon significative, le Hamas a conservé sa position dominante écrasante
parmi les réfugiés, un groupe qui a été presque totalement écarté par le
gouvernement post-Oslo dirigé par l'Autorité Palestinienne. (6)

Il convient également de noter les raisons de l'absence d'un succès du Hamas
encore plus grand dans les sondages, compte tenu de sa position contre Israël.
Les raisons indiquent que les pressions (et la dévastation des vies, de
l'économie, des infrastructures, du développement, etc.) du «consensus
international» fonctionnent dans une certaine mesure. Les préoccupations des
citoyens ordinaires concernant la fin au blocus et l'unification de la
Cisjordanie et de la bande de Gaza sont évidemment des questions électorales
prépondérantes. (7)

Les attitudes à l'égard des «qui» et «comment» de la lutte palestinienne de
libération rappellent de précédentes manifestations historiques de la résistance
palestinienne et les réponses militaires (et autres) similaires pour la
réprimer.

La dépossession des Palestiniens, économique et politique, a été la politique
délibérée d'Israël depuis sa création. Le travail des historiens israéliens
comme Ilan Pappe, raconte une politique délibérée, sur plusieurs fronts, dont
l'ultime objectif est de purifier ethniquement la population autochtone gênante.


Les stratégies de dépossession et de nettoyage ethnique englobent l'achat de
terres par l'Agence Juive/l'Organisation Sioniste Mondiale à de riches
propriétaires absents. Beaucoup d'entre eux avaient profité des nouvelles lois
sur l'enregistrement des biens fonciers qui avait permis la privatisation des
terres précédemment communales/Musha'. Les Sionistes ont alors non seulement
intimidé et terrorisé les paysans mais ils les ont poussés à quitter leurs
terres ancestrales.

Ils ont également instauré des politiques économiques qui ont rendu impossible
et illégal pour ces personnes devenues soudainement sans-abri d'être employées
par les kibboutz sionistes. En outre, les Palestiniens ne peuvent pas être
membres du «syndicat» israélien, la Histadrout. Cette organisation a seulement
un rôle secondaire en tant que syndicat. Son rôle principal était et est un
instrument du colonialisme et de l'apartheid à travers la promotion de la
colonisation, du travail discrimination, de l'exclusion, de la spoliation, et
fournit une couverture/rationalisation "de gauche" pour les nombreuses guerres
d'Israel.

Par exemple, Zeev Sternhell déclare dans Mythes Fondateurs du Sionisme, (1998:
p.180) comment la Histadrout a fondé le groupe terroriste Haganah qui est devenu
ensuite l'armée israélienne, tout comme le Mapai, le prédécesseur de l'actuel
Parti Travailliste.
De même, Z. Tzahor explique comment la Histadrout a été le "bras exécutif du
mouvement sioniste" et est devenu un "Etat en gestation." (Écrit dans «
Histadrout », dans "Documents essentiels sur le Sionisme", (1996, pp. 505-506))
(8)

Les échos de ces politiques (pour ne pas mentionner leurs répercussions à long
terme et destructrices sur les Palestiniens) se poursuivent encore aujourd'hui.
Cachée derrière un "consensus" international pour des "négociations de paix", il
y a la réalité des pressions et des tentatives incessantes pour détruire toutes
les manifestations d'expressions et les demandes de libération des Palestiniens.

L'utilisation de moyens économiques pour déposséder les Palestiniens, fragmenter
leur société, et les priver ainsi d'une direction efficace et représentative
continue. Les méthodes utilisées comprennent le vol des ressources,
l'expropriation des terres pour des raisons de "sécurité" et l'expansion des
«colonies», le vol de l'eau des nappes aquifères sous la Cisjordanie et Gaza au
profit des colons et des Israéliens, les barrages routiers, les embargos
économiques et des centaines de checkpoints. Tous sont destinés au contrôle
social et politique et à l'assujettissement des Palestiniens.

Egalement, au niveau sociologique, l'Autorité Palestinienne a une fonction
importante. Elle fonctionne souvent comme l'équivalent d'une classe
compradoriste dont les intérêts sont plus alignés sur l'occupation et Israël
dont dépend sa fortune. La création de l'Autorité Palestinienne n'a pas
seulement éliminé le rôle des dirigeants autochtones qui avaient le soutien de
la base lors de la première Intifada. Elle a également apporté une ère de
monopoles, d'institutions, d'administration de l'"aide étrangère" et de
corruption qui a causé des ravages parmi les structures sociales palestiniennes
(par exemple, en faisant disparaitre la classe moyenne) et à l'économie
palestinienne dans les territoires occupés.

Les statistiques sur le recul du "développement" de la Banque Mondiale et de la
CNUCED en disent long - (Même si ces institutions ont un intérêt dans la
promotion du «succès» des "réformes" et des modèles de l'économique
néo-libérale, qui sont en réalité des formes de domination hégémonique sur les
pays en développement).

Un récent rapport (Septembre 2008) publié par la Banque Mondiale montre qu'il y
a eu un recul de l'économie palestinienne dans les territoires occupés depuis
Oslo et sous le contrôle de l'Autorité Palestinienne.(9) Depuis la fin des
années 1990, le PIB est passé de la stagnation à la baisse. Mais quand la
croissance de la population est prise en compte, alors le niveau de vie des
Palestiniens se situe 30% en dessous de son maximum en 1999, et le PIB par
habitant est tombé de manière ahurissante à 60% de son niveau de 1999. (10)

L'économie palestinienne souffre de nombreux problèmes, dont l'augmentation des
restrictions imposées par l'occupation et de la diminution liée à ce fait de
l'économie productive.

Le mur de l'apartheid, la fragmentation géographique, la destruction physique et
économique du patrimoine de production palestinien, le blocus économique, entre
autres, sont des choses qui ont entrainé le déclin de l'agriculture,
l'industrie, l'éducation et les soins de santé. Il y a aussi une dépendance
accrue aux "aides", qui en 2008 représentaient plus de 32% du PIB.

Le taux de chômage a également augmenté de 19% en 2008 en Cisjordanie et de 25%
dans la bande de Gaza au cours de la même période. Il est probable que ces
chiffres sont bien pires maintenant, après l'attaque israélienne. Les
statistiques sur la pauvreté sont encore pires. Le même rapport précise que «si
l'on exclut les envois de fonds et l'aide alimentaire et que l'on base la
pauvreté uniquement sur les revenus des ménages, le taux de pauvreté grimpe à
79,4% dans la bande de Gaza et à 45,7% en Cisjordanie et le taux d'extrême
pauvreté passerait à 69,9% à Gaza et à 34,1% en Cisjordanie. Ceci illustre le
taux élevé de dépendance à l'aide de la Cisjordanie et de Gaza, en particulier
quand on tient compte du fait que la majorité des salaires du secteur public
sont financés par l'aide étrangère."(11)

Selon les statistiques de la CNUCED, le déficit commercial palestinien est
également révélateur. En 2006, les importations sont passées à 86% du PIB, alors
que le PIB reculait. Cette année-là, Israël représentait plus de 66% du déficit
commercial, ce qui signifie que la moitié du PIB palestinien a été utilisé
uniquement pour payer Israël.
En outre, la retenue régulière par Israël des recettes fiscales palestiniennes a
entrainé un accroissement de la dépendance à l'égard de l'"aide" des donateurs.

L'économie palestinienne est totalement dépendante d'Israël. Une autre facette
de la dépendance est le «choix» des partenaires commerciaux, qui sont de loin le
groupe de "consensus" des Etats "modérés". Les dix premiers fournisseurs et
clients de l'Autorité Palestinienne, sont, notamment, Israël, la Turquie,
l'Egypte, les Etats-Unis, l'Italie, le Royaume-Uni, la Jordanie, les Émirats
Arabes Unis.

Le rapport de la CNUCED a fourni les preuves que ce recul du développement a eu
lieu entre 2000 et 2006 (et nous devons nous attendre à pire maintenant): "La
détérioration structurelle à long terme est illustrée par une comparaison sur 10
ans des secteurs agricole et manufacturier. Entre 1996 et 2006, la production
agricole a diminué de 19%, mais en 2006, ce secteur employait 80% personnes de
plus qu'en 1996. De même, la valeur ajoutée manufacturière a baissé de 7% en 10
ans, mais l'emploi dans le secteur a augmenté de 3%."(12)
Aussi les données d'information sur le coefficient RNB du PIB, qui calcule le
revenu par habitant est un indicateur de la répartition des richesses. Ces
données montrent clairement un fossé croissant dans la répartition des richesses
depuis début en 2002, et s'est accéléré après 2005.(13)

On apprend beaucoup en regardant quels «progrès» la Banque mondiale essaie de
vendre comme réformes et développements « accomplis » dans les Territoires
occupés avec l'aide et l'administration de l'Autorité Palestinienne.

Quelques exemples suffisent : la "révision du système de retraite non viable",
la réduction des emplois dans le gouvernement de 180.000 en 2007 à 141.000 au
premier semestre 2008 (et ici, l'Autorité Palestinienne a dépassé les attentes
des Nations Unies qui étaient de 153000), et le fait que l'Autorité
Palestinienne ait amélioré la «sécurité», en augmentant "le déploiement des
forces de sécurité palestiniennes" en Cisjordanie (naturellement, la sécurité
est l'acolyte toujours présent dans le sabotage économique déguisé en
développement).(14)

Ces "succès" seront familiers à toute personne qui a suivi le chemin destructeur
des « réformes » néo-libérales (et régressives) qui ont été imposées au monde en
voie de développement. Bien évidemment, ces "solutions" économiques imposées et
favorisées de l'extérieur, tout comme leurs solutions sœurs au niveau politique,
sont à bien des égards, destructrices et pourraient être considérées comme
faisant partie d'une méthode plus large de contrôle et d'hégémonie sur les
Palestiniens déjà opprimés.

En fin de compte, il est ridicule de prétendre que l'Autorité Palestinienne ait
une véritable politique économique.
Voici une entité qui n'a aucune souveraineté sur les frontières, sur les
ressources naturelles, ou sur la circulation des personnes ou des marchandises.
Il n'a même sa propre monnaie (il y a trois monnaies en circulation) et une
indépendance monétaire. Et pour couronner le tout, elle est dépendante d'Israël
pour l'accès même à ses propres recettes fiscales et de la communauté
internationale pour "l'aide".

Reconnaitre ces faits serait faire un long chemin pour affronter la réalité de
la situation palestinienne. En abordant la multitude de contraintes auxquelles
sont confrontés les Palestiniens, on peut espérer (sans doute en vain!), que les
dirigeants palestiniens aussi bien du Fatah que du Hamas remarqueront que,
malgré le faste entourant leur réconciliation en Égypte, ils se battent
actuellement pour récupérer des miettes. Alors que le Hamas parle de résistance,
il semble plus que prêt à faire des compromis et à reconnaître Israël de facto
sinon de jure, et à maintenir un "cessez-le-feu», même unilatéral. (15) Aussi,
le Hamas affiche une naïveté dans sa confiance en ceux qui parrainent les
négociations : L'Egypte et l'Arabie Saoudite.

D'autre part, le Fatah ne fait même pas semblant de vouloir résister, même s'il
est le "leader" de l'Organisation de Libération de la Palestine. Pour le bien
des Palestiniens, il serait utile que ces "leaders" fassent une évaluation
honnête de leurs décisions antérieures et de leurs conséquences. Ils doivent
comprendre que, lorsqu'Israël échoue par la guerre à obtenir ses objectifs, il
recourt à d'autres moyens, à la fois économiques et politiques.

Au lieu de se concentrer sur les miettes, les dirigeants palestiniens devraient
insister sur les principes de base: la résistance, la libération, une véritable
souveraineté, la résolution de la crise des réfugiés, et l'obtention du droit au
retour (et de l'égalité) pour tous les Palestiniens.



Notes :

(1) Al-Jazeera (Arabe), 3/11/09.

(2) Voir Aljazeera en Anglais.

(3) David Rose, "The Gaza Bombshell," Vanity Fair, Avril 2008.

(4) Reuters, 3/10/2009.

(5) Voir PCPSR.org.

(6) See PCPSR.org.

(7) Voir, PCPSR, 3/5-7/2009 sondage.

(8) Pour une étude plus approfondie sur le rôle de la Histadrout, voir Justice
Palestine, «La Histadrouth (Fédération générale des travailleurs israéliens) :
une organisation hostile aux travailleurs et au peuple palestinien»

(9) Voir pp. 19-20.

(10) Voir United Nations Conference on Trade and Development, PDF file. p. 3.

(11) Ibid, pp. 21-22.

(12) Voir United Nations Conference on Trade and Development, PDF file. pp. 6-7,
11.

(13) Voir United Nations Conference on Trade and Development, PDF file, p. 4.

(14) Voir Perspectives Economiques Palestiniennes, pp. 9-10.

(15) Voir cette histoire au sujet de la condamnation des tirs de roquettes par
le Hamas.


  	 Source : http://palestinechronicle.com/
  	 Traduction : MG pour ISM

#1399 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Dimanche 15. Mars 2009  19:31
Sujet: La Vie éco (Maroc)/Israël, toujours un coup d´avance
zemzaa
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La Vie éco (Maroc)/Israël, toujours un coup d´avance
 
H. T. - 9/3/2009
On attribue sa puissance au parapluie américain, à la mauvaise conscience européenne ainsi qu´à la présence d´un lobby  hyperactif dans les médias occidentaux ... Tout cela est vrai mais, une fois dit, cela n´explique pas les mécanismes par lequel un lilliputien comme Israël est arrivé à ce faîte de pouvoir. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que la quasi-totalité de la communauté juive avait été exterminée dans les camps de concentration nazis, ses membres  ne pesaient guère lourd dans la balance du monde. Certes, la folie d´Hitler allait permettre à l´Etat juif de naître sur la terre de Palestine. Trop contents de se débarrasser des survivants dont la vue, pour maintes raisons, leur devenait insupportable, les Européens ont soutenu et appuyé cette création. Mais alors que les sionistes obtenaient gain de cause en Palestine, les juifs de la diaspora continuaient à connaître des temps difficiles. Aux Etats-Unis, leur situation était alors aux antipodes de ce qu´elle deviendra des décennies plus tard. Si, aujourd´hui, aucun président ne peut espérer être élu sans l´appui, ou du moins la neutralité, du lobby juif, il y a cinquante ans les juifs vivaient la discrimination sous toutes ses formes. Sans en être équivalent, l´ostracisme dont ils faisaient l´objet se rapprochait de celui qui frappait les Noirs. Comment ces minoritaires-là ont-ils réussi à renverser la vapeur au point de pouvoir imposer leurs desiderata au plus haut niveau de la hiérarchie politique, voilà ce que les Arabes américains gagneraient à étudier de près. De tout temps, la force première des juifs a résidé dans la manière dont ils investissent le champ du savoir. Leur proportion parmi les prix Nobel ou les grands noms des lettres et des sciences en donne un aperçu éloquent. A bien des égards, Israël a rompu avec l´attitude d«´invité du monde» qui fut longtemps celle de cette communauté. Il a entrepris de donner naissance à un «nouveau juif» agressif et conquérant qu´on ne mène plus «comme un mouton à l´abattoir». Mais il est un point sur lequel l´attitude est demeurée inchangée. Ce point, c´est la capacité à être constamment dans l´anticipation. La dernière initiative du ministère de l´intérieur israélien en direction de l´opinion publique internationale en est une excellente illustration. Par sa barbarie, l´opération «Plomb durci» menée contre Gaza en ce début d´année a bouleversé les consciences bien au-delà des frontières du monde arabo-musulman. L´image d´Israël en est sortie plus écornée que jamais. Il suffit à ce propos d´aller faire un tour du côté des forums de discussion de  bien des sites occidentaux. Face à cet état de fait, les responsables israéliens ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont contre-attaqué et de la manière suivante : en  engageant plus d´un millier de juifs établis aux quatre coins du monde qu´ils ont chargés de pénétrer les blogs et les forums de discussion. La  toile en effet est le lieu où, de plus en plus, l´opinion publique internationale est appelée à se construire. En mettant en service commandé ces propagandistes d´un nouveau genre, les Israéliens diffusent leurs thèses partout et surtout dans toutes les langues. La stratégie est parfaitement étudiée. Sur place, au ministère, des agents sont chargés d´une navigation permanente sur le net. Dès qu´ils repèrent des forums où le débat porte sur le conflit israélo-palestinien, ils mettent en action la riposte. Les forums sont ainsi noyés de discours pro-israéliens mais qui se présentent comme des points de vue de simples internautes. Parfaitement ingénieux. Les Israéliens connaissent le poids de l´opinion publique. Ils sont de ce fait dans un travail constant en sa direction. Malgré toutes les horreurs qu´ils ont commises à Gaza, un sondage diffusé sur le net attribuait la responsabilité du conflit à Hamas. La majorité des internautes sondés considérait davantage comme crime de guerre l´utilisation par le mouvement islamiste de la population civile comme bouclier humain lors du bombardement par Israël d´une école des Nations Unies ! Ce n´est pas là le fruit du hasard. Le travail sur l´image a toujours été minutieusement étudié par les stratèges israéliens. Côté musulman, c´est la dernière des préoccupations. Au contraire, plus on va aider à noircir celle-ci, mieux ce sera ! On en voit le résultat. Or, aujourd´hui, en ce temps de mondialisation, c´est à ce niveau que beaucoup de choses se jouent. Il serait temps de commencer à y penser.
 


#1398 De: zem zaa <zemzaa@...>
Date: Lundi 16. Mars 2009  10:47
Sujet: Le Renouveau (Tunisie)/ Impasse entre Hamas et Fatah sur le partage de pouvoir
zemzaa
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Le Renouveau (Tunisie)/ Impasse entre Hamas et Fatah sur le partage de pouvoir
16 mars 2009
Le Caire- Les mouvements rivaux palestiniens, Hamas et Fatah, sont parvenus à une impasse dans leurs discussions au Caire en raison de divergences sur la composition et le programme d´un gouvernement d´entente nationale, ont indiqué hier des responsables. Cinq commissions regroupant des représentants du Fatah et du Hamas ainsi que ceux d´autres factions palestiniennes devaient achever plus tard dans la journée leurs travaux lancés mardi dans le cadre du processus de réconciliation interpalestinienne.
«Les commissions ont fait leur travail mais n´ont pu s´entendre sur deux questions difficiles», a déclaré Nabil Chaath, le représentant du Fatah dans la commission chargée de négocier la formation d´un gouvernement d´union. «La première concerne les engagements que devrait prendre le gouvernement pour s´ouvrir à la communauté internationale» et la deuxième la composition du gouvernement, a-t-il dit.
Hamas et Fatah sont en conflit ouvert depuis que le premier vainqueur des législatives de 2006, a délogé de Gaza par la force les fidèles du président Mahmoud Abbès en juin 2007. Les cinq commissions qui travaillent à huis clos, sous le patronage égyptien, portent sur la création d´un gouvernement d´entente d´ici la fin mars, la réconciliation, la refonte des services de sécurité, la réorganisation de l´OLP et la préparation des élections présidentielle et législatives. Elles devraient soumettre les résultats de leurs discussions à l´arbitrage d´un comité directeur qui inclurait des responsables égyptiens.
«Au cours des derniers jours, aucune des questions essentielles n´a pu être réglée», a dit Oussama Hamdane,le représentant de Hamas au Liban. «Le problème est le programme du gouvernement», a dit le porte-parole du mouvement, Fawzi Barhoum. Le Fatah a demandé au Hamas, en vue de sa participation au gouvernement, à «s´engager à reconnaître les accords conclus» par l´OLP qui a accepté la création d´un Etat palestinien aux côtés de l´Etat hébreu et renoncé à la violence.
Un tel engagement, exigé également par la communauté internationale, notamment les Etats-Unis et l´Europe, signifierait une reconnaissance, bien qu´indirecte,, d´Israël par Hamas.
«Nous devons former un gouvernement palestinien qui n´a rien à voir avec les conditions des Etats-Unis ou d´Israël», a dit M. Barhoum qui a réitéré le refus de son mouvement de s´engager à respecter les accords passés avec Israël par les gouvernements dirigés par le Fatah et par l´OLP. Ne traitant qu´avec l´Autorité palestinienne dirigée par M. Abbès, la communauté internationale refuse de parler au Hamas tant qu´il ne reconnaît pas Israël et ne renonce pas à la violence, et exclut que l´aide à la reconstruction de la bande de Gaza passe par lui.
Elle a promis le 2 mars 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza dévastée par l´offensive israélienne (27 décembre- 18 janvier) et la relance de l´économie palestinienne.
 


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