La Presse (Tunisie)/ Enfreignant le droit international, Israël durcit la détention des prisonniers palestiniens
30 mars 2009
Al Qods occupée (Reuters) — Israël a décidé hier de durcir les conditions de détention des détenus palestiniens, membres du Hamas, pour tenter de faire pression sur le mouvement islamiste afin qu'il libère le soldat Gilad Shalit.
Le militaire avait été capturé en juin 2006, du côté israélien de la frontière, par des activistes venus de Gaza et son enlèvement a été revendiqué par trois groupes armés, dont la branche armée du Hamas.
30 mars 2009
Al Qods occupée (Reuters) — Israël a décidé hier de durcir les conditions de détention des détenus palestiniens, membres du Hamas, pour tenter de faire pression sur le mouvement islamiste afin qu'il libère le soldat Gilad Shalit.
Le militaire avait été capturé en juin 2006, du côté israélien de la frontière, par des activistes venus de Gaza et son enlèvement a été revendiqué par trois groupes armés, dont la branche armée du Hamas.
Le Premier ministre israélien démissionnaire Ehud Olmert, qui doit céder la place demain au chef de la droite, Benjamin Netanyahu, avait mis un point d’honneur à tenter d’obtenir, avant son départ, la libération de Shalit, à laquelle il subordonne la levée du blocus de Gaza.
Des tractations pour la libération du militaire, qui possède la double nationalité franco-israélienne, en échange de celle de 1.400 détenus palestiniens se déroulent par l’intermédiaire de l’Egypte.
Israël détient 11.000 Palestiniens, dont quelque 4.000 membres du Hamas, y compris 48 ministres et députés du Conseil législatif palestinien.
Israël détient 11.000 Palestiniens, dont quelque 4.000 membres du Hamas, y compris 48 ministres et députés du Conseil législatif palestinien.
Selon la décision prise hier par le gouvernement israélien, les détenus du Hamas n’auront plus accès à la télévision, à la radio aux journaux, au téléphone et à Internet. De plus, leurs bons de cantine seront réduits et le droit de visite de leurs familles limité.
Selon le ministre de la Justice Daniel Friedmann, ces sanctions n’enfreignent pas le droit international et les prisonniers pourront toujours recevoir les visites de représentants de la Croix-Rouge. Pourtant ces sanctions s’inscrivent en porte-à-faux du droit international.
Mouchir Al Masri, porte-parole du Hamas, a dénoncé une décision "mesquine et provocante" qui n’aura, selon lui, aucune influence sur les négociations pour un échange de prisonniers.