Les vraies raisons d’un malaise
M.A. avec E.J. - RMC.fr, le 07/12/2009
Après la claque reçue à Lille (3-4), les Lyonnais tentent de faire
front. Si Jean-Michel Aulas a ouvert le parapluie pour protéger son
staff technique et ses joueurs, les tensions restent vives entre le
groupe et le staff technique et médical.
Lundi après-midi, lors du conseil d’administration de l’OL, Claude Puel
s’est attaché à analyser la situation explosive dans laquelle se trouve
plongée son équipe. L’entraîneur général a dû expliquer notamment les
raisons de la douloureuse gifle reçue à Lille, mais aussi la période
délicate traversée par l’Olympique lyonnais, qui n’a récolté que six
malheureux points lors de ses sept derniers matches de championnat. Il a
soumis ses suggestions et ses solutions aux administrateurs du club.
Conforté par Jean-Michel Aulas, lors de l’assemblée générale d’OL Groupe
qui s’était déroulée quelques heures auparavant, Claude Puel est
regonflé après « avoir été très affecté » par la déroute de Villeneuve
d’Ascq, selon les propres dires du président. Les deux hommes ont
longuement discuté dans l’avion qui les ramenait à Lyon. Une chose est
sûre : l’entraîneur n’est pas menacé. « Il n’y a pas l’ombre d’une
réflexion dans ce sens-là, souligne Jean-Michel Aulas. Bordeaux a perdu
à Lille sans qu’il y ait de drame. Il n’y aura pas de drame à Lyon. »
Pourtant, le malaise couve. La semaine dernière, Aly Cissokho a dit tout
haut ce que tous les joueurs pensent tout bas. Sur le gril : Vincent
Espié, le préparateur physique et le docteur Emmanuel Orhant, tous deux
transfuges du Losc et imposés cette saison par Claude Puel. En gros, le
groupe en a marre des séances sans ballon et sans plaisir. Vincent
Espié, qui vient du ski alpin, aurait tendance à trop ramener sa science
et ne serait pas pris très au sérieux par les joueurs. Ces derniers se
plaignent ouvertement de ses séances trop lourdes qui ont ravagé leurs
adducteurs.
Un n°8 et un arrière central au mercato
Plus grave, les joueurs auraient également du mal avec Emmanuel Orhant.
Au cœur d’un psychodrame ce week-end, Aly Cissokho, qui était bien
touché aux adducteurs avant Lille et qui a eu effectivement un
accrochage avec Rémi Vercoutre après sa conférence de presse
controversée, s’est plaint des méthodes de l’ancien doc lillois auprès
de Claude Puel, ce qui a eu le don de mettre en rage ce dernier. Là
aussi l’ancien joueur de Porto ne s’est fait que le porte-parole
officieux du groupe. Toutes ces tensions, forcément, parasitent
l’efficacité d’un groupe qui serait quelconque sans l’apport
exceptionnel de Lisandro Lopez et d’Hugo Lloris.
Claude Puel reste en tout cas sous pression. Il a été le premier
entraîneur à perdre le titre lyonnais acquis en 2002. Et la perspective
d’une nouvelle saison blanche ne ravit pas vraiment son président et son
influent conseiller Bernard Lacombe. Dans l’optique du mercato d’hiver,
le staff lyonnais est déjà au travail. Dans le viseur : un n°8 pour
donner du poids à l’entrejeu et sans doute un arrière central. « S’il
faut recruter, on recrutera, confirme Jean-Michel Aulas. S’il faut en
faire partir, on le fera aussi... » On appelle ça mettre la pression. Un
exercice dans lequel le président lyonnais est un expert depuis longtemps…
Lyon : Insultes au décrassage
Rédaction Football365
lundi 07 décembre 2009 - 19h38
Le décrassage de lundi à Tola Vologe, le centre d’entraînement de l’OL,
a été perturbé par un supporteur qui a insulté les joueurs et
l’entraîneur de Lyon.
Lundi, Aly Cissokho a passé tout l'entraînement à travailler le foncier
avec le préparateur physique Vincent Espié. Des joueurs titulaires à
Lille, seuls Lisandro, Miralem Pjanic et Jean II Makoun ont couru. Les
remplaçants et joueurs entrés en cours de jeu ont participé une
opposition en fin d'entraînement. A noter que Mathieu Bodmer, toujours
en phase de reprise (adducteurs), a couru seul.
En début d'entraînement, un supporteur a dû être maîtrisé par la
sécurité pour avoir proféré des insultes aux joueurs et avoir réclamé la
démission de Claude Puel.
OV à Lyon (Rédaction Football365.fr)
Aulas se veut insensible aux turbulences
Lyon (FRA), 07 dec 2009 (AFP)
Malgré la défaite de l'Olympique lyonnais à Lille (4-3) dimanche en
Ligue 1, ses mauvais résultats sportifs et des comptes bénéficiaires
mais en baisse d'OL Groupe, le président rhodanien Jean-Michel Aulas
s'affiche insensible à ces turbulences, du moins en apparence.
Avant d'affronter Debrecen mercredi en Ligue des champions avec la 1re
place de son groupe en jeu, Lyon reste sur six matches sans victoire,
toutes compétitions confondues, la dernière à Lille après avoir mené 3-1.
L'OL, qui n'a plus gagné depuis le 31 octobre, vient d'encaisser 11 buts
en quatre journées de L1 dont il a seulement la 14e défense, loin des
standards d'un prétendant au titre. Quatrième, il pointe à cinq
longueurs du leader Bordeaux qu'il reçoit dimanche.
"Nous avons toujours su redresser la barre. Il n'y a pas de malaise à
l'OL", a affirmé M. Aulas lundi en marge de l'Assemblée générale d'OL
Groupe.
"Si nous devions être inquiets au point d'être malheureux, il faudrait
que les clubs qui sont derrière nous au classement le soient aussi et
même un peu ceux qui sont devant parce qu'un lion blessé est un lion qui
griffe assez souvent et rapidement", a-t-il même lancé.
Principal soutien de l'entraîneur Claude Puel, M. Aulas a écarté toute
menace sur l'avenir du technicien à Lyon.
"Claude est très affecté après cette défaite. Il donne le meilleur de
lui-même. Il n'est pas menacé. J'ai déjà dit qu'il irait au terme de son
premier contrat de quatre ans avec l'OL. Il n'y a pas l'ombre d'une
réflexion dans ce sens-là", a assuré M. Aulas, laissant donc entendre
qu'il pourrait y avoir un second contrat...
Quid du mercato?
A la décharge du président, et au-delà d'une défense fragile et d'un
milieu manquant d'impact physique, surtout en l'absence de Jérémy
Toulalan, l'effectif est affecté par de nombreux blessés depuis le début
de saison.
Mais il est aussi moins bon que les années précédentes: le groupe manque
de profondeur et Puel de solutions de rechange au point d'avoir dû
aligner François Clerc à Lille, manifestement pas en état de jouer,
physiquement et mentalement.
M. Aulas a notamment évoqué "un problème psychologique" le concernant.
Entré en fin de partie, Clerc est impliqué sur le 4e but lillois.
Son pendant à gauche Aly Cissokho, absent à Lille (adducteurs), a fait
l'objet d'une sanction pour ses propos tenus vendredi en conférence de
presse. Il avait révélé, par naïveté, la teneur de la réunion entre les
joueurs et l'encadrement au cours de laquelle ont été remises en cause
les méthodes d'entraînement de Puel, trop axées sur le physique et pas
assez sur l'aspect technique et tactique.
Si des renforts au mercato d'hiver n'étaient pas franchement envisagés
jusqu'à présent, hormis pour anticiper l'avenir, M. Aulas a admis qu'"il
pourrait y avoir une réflexion", reconnaissant ainsi à mots voilés que
l'effectif ne donnait pas entière satisfaction.
Ce devait être un des sujets abordés lundi après-midi lors du conseil
d'administration mensuel auquel Puel a participé.
fjt/jd/ybl/nk
Cissokho court
Aly Cissokho qui pensait en avoir plus ou moins fini avec les
entraînements basé uniquement sur le foncier en a eu pour son compte ce
lundi après-midi. Au lendemain de la défaite dans le Nord contre Lille
(3-4), contre qui il n'a pas joué pour cause de souci aux adducteurs, le
latéral gauche de l'OL a passé toute la séance... à courir. Il a aligné
les longueurs avec le préparateur physique, Vincent Espié. Pendant ce
temps, quelques-uns des joueurs (Lisandro, Pjanic, Makoun) ayant
participé à toute la rencontre de la veille ont effectué un léger
décrassage. Les remplaçants et ceux entrés en cours de match ont terminé
par une petite opposition. - S.L., à Lyon
Aulas : «S'il faut...»
«J'aurais pu être plus souriant» a-t-il lancé aux actionnaires en
conclusion de l'AG du club lundi matin. Au lendemain de la gifle
lilloise (3-4), Jean-Michel Aulas a tout de même fait bonne figure
devant son assemblée. Et défendu bec et ongles Claude Puel.
«Jean-Michel Aulas, avez-vous senti vos actionnaires inquiets ?
Quand l'OL perd 4-3 à Lille après avoir mené 3-1, tous ceux qui aiment
l'OL sont inquiets. Le président a encore plus conscience des
difficultés d'un club. Ou alors c'est du masochisme et il n'y a ni
masochisme ni auto-flagellation à l'OL. On a conscience mais on a aussi
l'expérience. Depuis 23 ans, on a toujours su redresser la barre. On va
le faire. Un Lyon blessé, c'est un Lyon qui griffe rapidement.
Malgré tout, le malaise paraît profond.
Non, il n'y a pas de malaise à l'OL, classé quatrième du Championnat. Si
vous utilisez ce terme pour l'OL, il faut utiliser ceux de syncope pour
les quinze équipes qui le suivent au classement. Il y a des résultats
qui ne sont pas en ligne avec ce que nous espérions, mais nous gardons
la maîtrise de la situation.
Pensez-vous que Clerc était en état de jouer et que Cissokho devait être
laissé en tribunes ?
Aly Cissokho était blessé. Ne vous croyez pas plus intelligent que
Claude Puel sur le plan tactique. Il a du bon sens et doit être
respecté. En posant ce genre de question, vous ne le respectez pas du
tout. Quant à François Clerc, il voulait absolument jouer un match en
entier avec la CFA. Il était donc apte pour remplacer vingt minutes un
joueur (Gassama) en difficulté. Il n'y a pas de procès d'intention à faire.
«Toute la batterie des dispositions visibles ou invisibles seront
prises. Il y aura une réaction construite et élaborée de l'OL.»
Comment avez-vous trouvé Claude Puel après le match ?
Très affecté. Il a confiance en son groupe, il donne le meilleur de
lui-même, il travaille beaucoup. Il a fait tout ce qu'il fallait pour
préparer son équipe. Lille, c'était son derby.
Son message passe-t-il encore auprès des joueurs ?
Oui, bien sûr, sans problème.
Est-il menacé par les résultats ?
A votre avis... (sourire) J'ai dit que Claude allait aller au terme des
quatre ans de son premier contrat. Il n'y a pas l'ombre d'une réflexion
dans ce sens-là. Il a un effectif de qualité. Il y a des joueurs qui
parfois commettent des erreurs. Contre Lille, une ou deux erreurs nous
ont posé problème. Bordeaux a perdu cette saison à Lille sans qu'il y
ait de drame le lendemain matin. Il n'y aura pas de drame non plus à l'OL.
Allez-vous réaliser un recadrage ?
Dimanche, pour la première fois de la saison, je suis intervenu avant le
match. Ça n'a pas permis d'aller jusqu'au bout, mais le début de match
très positif était aussi dû à ça. Il y a un CA ce lundi après-midi, on
écoutera Claude. S'il faut recruter, on recrutera. On a la capacité
financière pour le faire. S'il faut partir au vert pour mieux se
préparer, on le fera. S'il faut donner des garanties à des joueurs, on
le fera. S'il faut en faire partir, on le fera. Toute la batterie des
dispositions visibles ou invisibles seront prises. Il y aura une
réaction construite et élaborée de l'OL.»
Recueilli à Lyon par Sylvain LARTAUD
Jean-Michel Aulas soutient Claude Puel
LYON, 7 décembre (Reuters) - Jean-Michel Aulas, le président de
l'Olympique lyonnais, a réaffirmé lundi son soutien à son entraîneur
Claude Puel malgré le revers subi dimanche à Lille.
L'OL a mené 3-1 avant d'être battu 4-3 par l'équipe nordiste et se
trouve désormais quatrième du classement de Ligue 1.
"Il n'y a pas de malaise à l'OL", a-t-il dit à l'issue de l'assemblée
générale d'OL Groupe. "L'OL est quatrième du championnat alors si vous
parlez de malaise, il faut parler de syncope pour les 16 équipes
derrière", a-t-il ajouté.
"J'ai toujours dit que Claude (Puel) allait aller au terme de ses quatre
années de contrat, il n'y a pas de problème de ce côté-là. Il était très
affecté (après la défaite à Lille) car il donne toujours le meilleur de
lui-même. Il a fait ce qu'il fallait pour que son équipe gagne."
Après avoir noté que les "grands clubs sont ceux qui se ressaisissent
après un passage difficile", le président de l'OL a expliqué que tout
serait mis en oeuvre pour que la barre soit rapidement redressée.
"Pour la première fois de la saison, je suis intervenu avant le match.
Ça n'a pas permis d'aller jusqu'au bout mais le début de match très
positif était aussi dû à ça", a-t-il dit.
"S'il faut recruter, on recrutera. On a la capacité financière pour le
faire", a ajouté Jean-Michel Aulas.
"S'il faut partir au vert pour mieux se préparer, on le fera. S'il faut
donner des garanties à des joueurs, on le fera. S'il faut en faire
partir, on le fera. Toute la batterie des dispositions visibles ou
invisibles seront prises. Il y aura une réaction construite et élaborée
de l'OL", a-t-il dit.
"Un Lyon blessé est un Lyon qui griffe souvent rapidement", a-t-il
conclu. (André Assier, édité par Chrystel Boulet-Euchin)
Puel n'est pas menacé
Indirectement, Jean-Michel Aulas a laissé entendre que Claude Puel,
l'entraîneur de l'Olympique lyonnais, n'était pas menacé.
"Il y a une inquiétude des supporters quand l'équipe est un peu en
dessous de ce qu'elle peut faire. Mais ce n'est pas cette inquiétude qui
peut me faire varier dans l'organisation et la direction du club, a
confié le président de l'OL. "Le club marche plutôt bien. C'est le club
qui a la plus grande stabilité sur une grande période ", a ajouté JMA.
Cissokho blessé et forfait
En proie à de nouvelles douleurs aux adducteurs, Aly Cissokho était
forfait hier soir face à Lille. Son absence a propulsé Lamine Gassama et
Anthnony Réveillère sur les flancs droit et gauche de la défense
lyonnaise. On en saura plus dans les prochains jours sur la durée de
l'indisponibilité de l'arrière gauche de l'OL.
Bastos présent
Suspendu après ses trois cartons jaunes, Michel Bastos était tout de
même présent hier soir au Stadium Nord où il retrouva son ancien club et
de vieilles connaissances.
Bordeaux prépare Lyon !
Qualifié et assuré de terminer premier de son groupe, les Girondins
Bordeaux se déplacent à Haïfa demain pour le compte de la dernière
journée de la phase de poules de la Ligue des Champions sans aucun de
leurs titulaires habituels à l'exception de Fernando et de Wendel. Très
logiquement, Laurent Blanc a choisi d'emmener en Israël quinze joueurs
dont des jeunes et il prépare ainsi dans la sérénité l'important
déplacement de Gerland dimanche prochain.
Gonalons et l'OL discutent
Maxime Gonalons, qui a effectué hier son retour dans le groupe lyonnais,
et son agent, Frédéric Guerra, discutent actuellement d'une prolongation
de contrat avec les dirigeants lyonnais. Le jeune milieu de terrain a
pour l'heure un contrat d'un an plus deux optionnelles.
OL express
Aujourd'hui : entraînement à Tola-Vologe (16h15).
Demain : entraînement à huis clos.
Mercredi : OL-Debrecen (6ème journée de la phase de poules de la Ligue
des Champions, 20h45, Canal +).
Jeudi : entraînement à Tola-Vologe (16h15).
Prochain rendez-vous en L1 : OL-Bordeaux (dimanche 13 décembre, 21
heures, Canal +).
En soins ou en reprise : C. Anderson, Bodmer, Toulalan.
L'OL plonge en eau trouble
Menant 3-1 grâce au talent de Lisandro, l'Olympique Lyonnais a sombré
pour concéder une invraisemblable et très inquiétante défaite...
D'un de nos envoyés spéciaux
Qu'est devenu l'OL ? Une nouvelle réponse a été apportée hier et les
derniers sceptiques ne le seront plus. Il n'est plus une grande équipe
et on se demande jusqu'où peut aller sa crise du jeu. En attendant celle
plus accentuée encore des résultats.
Le LOSC n'a pas ces soucis même s'il se dit qu'il revient de très loin.
Depuis quelques années et pour des raisons diverses et variées, les
duels entre Lille et l'OL sont des matches pleins. Il y a des
étincelles, une intensité physique de tous les instants, un air de
revanche, ou le sentiment de l'œuvre accomplie. Et le moins que l'on
puisse dire, c'est que tous ces ingrédients étaient réunis hier soir
dans un Stadium Nord qui avait presque des allures de chaudron. On crut
même que cette première manche de l'année allait déboucher sur un
nouveau OL-OM version 5-5. Et il y avait de bonnes raisons pour en être
persuadé. A peine la première minute passée, Lisandro Lopez rappela à
toutes fins utiles qu'il était un joueur de haut niveau. L'Argentin ne
se doutait pas qu'il venait de lancer la rencontre sur des bases très
élevées. Mickaël Landreau ne sera qu'exceptionnellement mis en danger.
Mais, il encaissera trois buts en une mi-temps signés, tous, du même
joueur. De son côté, Hugo Lloris sera régulièrement mis sur le gril et
cédera sur une tête à bout portant de Frau dans cette même première période.
Vous l'avez compris. la rencontre se révéla originale et follement
spectaculaire. Mais, si ces deux traits ont satisfait spectateurs et,
surtout, téléspectateurs, ils n'effacent pas la terrible impression de
fragilité dégagée par l'équipe lyonnaise.
Le constat frôle la provocation puisqu'elle avait inscrit trois buts en
quarante-cinq minutes. Mais, et tout en rappelant la qualité adverse, il
était totalement anormal de voir les Lyonnais en danger à chaque
attaque. Son milieu se trouvait déstabilisé. Son arrière-garde était aux
abois, notamment sur les coups de pied arrêtés de Cabaye, et le ballon
restait désespérément collé aux pieds des Lillois.
Fort heureusement pour elle, un petit bonhomme s'occupait de tout. Il
mystifia Landreau dans trois exercices différents et on en était à se
demander s'il ne pouvait pas venir mettre un peu d'ordre derrière... A
3-1 à l'extérieur, que pouvait-il bien se passer? En des temps guère
anciens, on se serait dit que l'essentiel était fait. Pas avec cet
OL-là. Gervinho enrhuma Boumsong et un vent mauvais souffla à nouveau.
Le ciel appartenait aux Lillois et les Lyonnais vivaient d'expédients.
Deux séquences seront révélatrices : il faudra attendre l'heure de jeu
pour voir un latéral, en l'occurrence Réveillère, franchir la ligne
médiane et quelques secondes plus tard, les Lyonnais feront enfin
tourner le ballon. Quelques instants... A la 64ème minute, Rudi Garcia
joua le tout pour le tout en lançant De Melo et Hazard. Le Brésilien se
régala dans la défense lyonnaise en gagnant comme de bien entendu ses
deux premiers ballons aériens. On était dans un mauvais film, mais on
n'avait encore rien vu. Gassama fauchait Debuchy et Cabaye transformait
le pénalty ! En seize minutes, Lille avait effacé son handicap et
continuait à martyriser son rival. Lloris était littéralement miraculeux
et il arriva ce qui devait arriver. Sur une incroyable erreur de Clerc
qui avait remplacé Gassama et un débordement de Hazard, Gervinho
trompait Lloris. L'OL était KO. Il touchait le fond et on devine la
sérénité avec laquelle Bordeaux débarquera à Gerland dimanche prochain.
Antoine Osanna
Lyon est inquiétant
par La Rédaction du DL | le 07/12/09 à 05h20
Les Lyonnais ont touché le fond hier soir. Malgré trois buts de
Lisandro, la défense lyonnaise a tutoyé le ridicule et plongé l'OL dans
les abîmes. Il a du souci à se faire avant d'affronter Debrecen mercredi
et surtout Bordeaux dimanche prochain.
Cette fois, c'est clair, Lyon est en crise. Il a sombré corps et bien
hier soir face à Lille, s'incinant 4-3 après avoir mené 3-1... Comme
souvent cette saison, deux hommes, Hugo Lloris et Lisandro Lopez, ont
permis d'éviter un naufrage plus complet. Le reste, tout le reste, en
défense comme ailleurs, fut bon à jeter tout droit dans un container de
tri sélectif. Le problème de l'OL cette saison, c'est qu'il doit marquer
un bon paquet de buts pour être certain de remporter un match. Car dans
le Nord, la défense lyonnaise a encore une fois offert très peu de
sécurité. C'est bien simple, les Olympiens ont quasiment été en danger à
chaque fois que le LOSC s'est approché des buts de Lloris. Cette défaite
va laisser des traces.
Lyon, la crise de nerfs
Pourtant, ils possèdent une arme fatale portant de nom de Lisandro
Lopez. L'Argentin a été le grand bonhomme du premier acte. Il a d'abord
ouvert le score juste après la première minute de jeu en reprenant du
gauche un service de Källström (0-1, 2e). Le LOSC poussa tout de suite
pour égaliser, mais c'est Lyon qui fit le break. Sur un coup franc de
Pjanic, Debuchy toucha le ballon de la main. Un sujet sensible en terme
d'arbitrage actuellement. M. Faudrel désigna finalement le point de
penalty et Lisandro trompa Landrau (0-2, 22e). Reste que la défense
lyonnaise ne tint que deux minutes. Lloris avait beau multiplier les
arrêts, il était à terre quand Frau marqua de la tête (1-2, 24e). Les
Nordistes sentaient bien que ce Lyon-là était fragile. Mais ils se
firent piéger en contre sur un raid somptueux de Lisandro. L'Argentin
enrhuma, c'est de saison, Adil Rami, pour venir battre Landrau (1-3, 35e).
Une défense aux abois
La rencontre était du genre tendue et M. Fautrel dut donner du carton
pour maîtriser les événements.
Après la pause, les Lillois entendaient bien profiter de l'opération
portes-ouvertes au sein de la défense des Gones. Ils auraient eu tort de
s'en priver. Gervinho grilla Boumsong avec une facilité déconcertante
pour réduire le score d'une balle piquée (2-3, 53e). Les entrées
conjointes de De Melo et Hazard n'étaient pas pour rassurer l'OL. Lloris
devait donc montrer une vigilance de tous les instants. Mais il ne
pouvait pas tout faire. Ainsi, Gassama cisaillait Debuchy, offrant
logiquement un penalty à Lille que Cabaye transforma (3-3, 70e). En fin
de rencontre, le gardien lyonnais dut encore faire des prouesses. Dans
un scénario quasiment connu d'avance, il finit par s'incliner sur un tir
de Gervinho après une grosse erreur de Clerc (4-3, 90e+2). Lyon peut
s'inquiéter.
De Villeneuve-d'Ascq, Pierrick Le PEZENNEC
Lyon a-t-il déjà perdu le championnat de France ?
FOOTBALL - Cette fois, ce n'est plus un faux-pas, une distraction, l'un
de ces matchs abandonnés avant même d'avoir été joué, parce que la ligue
des champions approche, ou parce que l'adversaire, en face, semble trop
accessible pour mériter une totale concentration. Non, cette fois
l'Olympique lyonnais a abordé avec grand sérieux son match de
championnat, à Lille. Il l'a même mené nettement (3-1), et aurait pu et
dû plier soigneusement la rencontre. Mais il a perdu (3-4), au bout du
temps réglementaire. Et en ouvrant ce lundi matin dans LibéLyon le
Commerce, on peut se poser la question : compte tenu des forces et
faiblesses qu'il affiche depuis le début de la saison, Lyon doit-il se
préparer à laisser pour la deuxième année de suite son ancien titre de
champion de France...
Par rapport à la saison dernière, les Lyonnais sont encore en retrait, à
la traîne. A l'issue de la 16e journée, ils comptent huit points de
moins, ce n'est pas rien (et un point de moins en ligue des champions).
Ils ont déjà cinq points de retard sur Bordeaux, qui a pourtant connu
lui-même quelques moments de faiblesse. Le rival girondin semble creuser
structurellement l'écart. L'an passé à la même date, Lyon avait sur lui
cinq points d'avance. Ce qui prouve au passage que les choses ne sont
pas faites, qu'un tel retard se rattrape. Mais aussi que Lyon est déjà
condamné à (beaucoup) mieux finir sa saison.
Comme l'été paraît loin, déjà. Il faudrait relire les papiers publiés
fin août et tout au long du mois de septembre. Lyon s'était sorti
remarquablement d'un calendrier redoutable. Avait démarré en trombe le
championnat, s'était qualifié haut la main pour la ligue des champions,
où il allait gagner ses trois premiers matchs. L'OL, alors, renversait
fréquemment le score en fins de matchs. Preuve de caractère, pensait-on.
Oubliant que Lyon présentait la même force l'an passé, avant de
l'abandonner au fil de la saison. La victoire de Lille à la 92e minutes,
dimanche, fait symboliquement très mal.
Lyon reste désormais sur une série de quatre nuls et deux défaites,
toutes compétitions confondues. Mais pour y voir plus clair, il faut
prendre une séquence plus longue. De ses dix derniers matchs, l'OL n'en
a gagné que deux, en concédant quatre défaites et quatre nuls. Soit un
point en moyenne par match, seulement. Sur la séquence précédente, Lyon
avait affiché neuf victoires et un nul (2,7 points). Ce n'est plus un
ralentissement, c'est un effondrement.
Alors, que se passe-t-il ? Certes, il y a eu beaucoup de blessures.
Certes, Toulalan est blessé et il a longtemps été obligé de jouer en
défense centrale, manquant beaucoup à son milieu. Mais surtout l'OL est
devenu une passoire. La 14e défense de ligue 1, avec 22 buts encaissés.
Et cela avec un gardien devenu extraordinaire, qui a sorti encore plus
d'une dizaine de balles à Lille. Sans lui, où en serait l'OL ? La
catastrophe industrielle ne serait pas loin.
Qu'en pense Jean-Michel Aulas, président lyonnais ? Au sortir du match,
dimanche soir, il déclarait ceci : "Il y a deux manières de prendre les
problèmes. Soit on compte les buts qu'on prend. Soit on compte les buts
qu'on marque (l'OL a la meilleure attaque ex-aequo avec Valenciennes).
Tous les analystes disent depuis quelques années que les équipes
françaises ne marquent pas assez de buts. Il y en a eu pas mal. Il y en
avait eu pas mal contre Marseille (5-5). Ca veut dire qu'on a une super
attaque et qu'on a quelques problèmes de défense. Comme on a le meilleur
gardien du championnat, je pense, on est suffisamment intelligents pour
en tirer un certain nombre d'analyses".
Avant les premiers résultats d'analyse (renforcer d'urgence la défense
centrale et le milieu ?), l'OL va devoir retrouver très vite un peu de
rigueur et de confiance. Il faut en effet gagner mercredi soir avec deux
buts d'écart contre les Hongrois de Debrecen, pour espérer finir premier
de poule en ligue des champions. Puis accueillir Bordeaux, dimanche,
pour espérer revenir à trois points du leader. Comme le temps passe vite...
Olivier BERTRAND
Aulas : « Pas d’inquiétude, ni de fissure »
La rédaction - Jean Bommel - RMC.fr, le 07/12/2009
Battu à Lille, 4-3, après avoir mené 3-1, Lyon inquiète. Et les rumeurs
d’un lâchage de Claude Puel par les joueurs enflent. Jean-Michel Aulas
désamorce la situation et nie la crise.
Jean-Michel Aulas, Lyon se fait battre et on a l’impression que les
joueurs ont été absents. Et Aly Cissokho n’a pas joué alors qu’il était
prévu sur le terrain. Que s’est-il passé ?
Ce n’est pas en essayant de dire des choses qui ne sont pas réelles
qu’on va nous mettre en difficulté. L’affaire Cissokho n’est pas une
affaire. Il a ressenti une blessure hier (ndlr : samedi). On a fait en
sorte de voir si on pouvait le récupérer mais, malheureusement, c’était
impossible. Il n’y a pas d’histoire. Les histoires sont celles de ceux
qui les écrivent et c’est bien dommage. Lyon mérite du respect. On
respecte la qualité de tout ce qui est écrit sur Lyon et je crois qu’il
faut aussi respecter l’équipe.
Quelle est votre analyse ?
On n’a pas beaucoup de réussite en ce moment. C’est d’autant plus
difficile qu’on essaye de bien faire le travail. Lyon continuera son
petit bonhomme de chemin. On reste qualifié en Ligue des champions.
C’est vrai qu’on a pris un peu de retard sur Bordeaux qui me parait être
très fort. Je pense qu’on avait les moyens de battre Lille. C’est pour
ça que je ne suis pas complètement abattu. Je pensais que la spirale
allait s’inverser. Ce n’est pas ce soir (ndlr : dimanche). On va faire
en sorte que ça arrive très vite. Pas d’inquiétude, ni de fissure, ni de
chose extraordinaire. Il s’est passé une semaine ordinaire.
Que s’est-il passé après le match ?
Il y a des discussions après chaque match. On fait un bilan exhaustif.
Il y a plusieurs manières de voir les choses. On peut dire que c’est
super sympa que Lyon se soit cassé la gueule à Lille. On peut aussi dire
que Lyon a mis en difficulté Lille, ce qui n’avait pas été le cas de
Bordeaux ces derniers temps. Malheureusement Lyon a fait parfois des
erreurs de défense de débutant. Il faut essayer toujours de traiter les
problèmes contractuels au moment opportun. Quand les joueurs pensent
qu’ils peuvent obtenir beaucoup, quand ils sont en fin de contrat et
qu’ils ne résolvent pas leurs problèmes, alors qu’ils ont des
propositions, alors ils trainent ça super tard, c’est malheureux.
J’espère que ça servira aux autres. A un moment ou à un autre il faut
être raisonnable et on essaye de l’être, malgré la difficulté de la défaite.
Et ses supporters sont inquiets...
Pourquoi êtes-vous supporter ? Je rencontre des supporters beaucoup plus
souvent que vous. Il y a une inquiétude quand l’OL est un peu en dessous
de ce qu’on espère. Ce n’est pas l’inquiétude des supporters et des gens
qui souhaitent que Lyon ne s’en sorte pas qui peut me faire varier dans
l’organisation du club. Il y a un petit moment difficile, si on écoutait
les oiseaux de mauvais augure, ça irait encore plus mal. On va tenir la
barre haut et ferme pour que vous ayez des surprises qui soient positives.
L'OL en plein cauchemar
Lyon a encore sombré défensivement dimanche soir à Lille. L'OL, qui n'a
désormais gagné qu'un seul de ses sept derniers matches de championnat,
continue de vivre un automne particulièrement difficile. Même si
Jean-Michel Aulas minimise la portée des déboires actuels de son équipe.
Claude Puel n'est jamais du genre très volubile. Pas le genre à monter
sur les tables ou à tout casser. C'est donc de son ton monocorde que
l'entraîneur lyonnais a tenté de commenter l'incroyable défaite de son
équipe à Lille, dimanche soir. Mais si le phrasé est resté fidèle aux
habitudes, les mots et le visage du technicien rhodanien ont trahi tout
à la fois une forme de colère, une totale incompréhension et un certain
abattement, à la hauteur de l'énorme désillusion qui fut celle de l'OL
au Stadium Nord.
Comment le septuple champion de France a-t-il pu perdre un match qu'il a
si longtemps eu en mains? Sans doute parce que sa fragilité actuelle est
au moins aussi grande que le talent des deux joueurs qui ont entretenu
l'illusion dimanche, à savoir Lisandro Lopez et Hugo Lloris. Peut-être
les deux meilleurs joueurs de la Ligue 1 à ce jour. Le premier, auteur
d'un triplé en 35 minutes, a failli gagner le match à lui tout seul. Le
second, retardant l'échéance, a failli ne pas le perdre à lui tout seul.
Mais en dehors de ces deux là, chacun à une extrémité du XI de départ de
Claude Puel, ce fut le vide abyssal. Lille a fini par éteindre
l'incendie Lisandro et Lloris a fini par céder.
17 buts encaissés en 7 matches
Aujourd'hui, le constat est sans appel. Lyon réalise son plus mauvais
début de saison depuis près d'une décennie (voir ci-dessous) avec
seulement 7 victoires en 15 matches. Jamais, depuis qu'il s'est installé
au sommet du football français au début des années 2000, l'OL n'avait
gagné qu'une seule fois sur une fenêtre de 7 journées. C'est ce qui
vient de lui arriver puisque, sur ses 7 dernières sorties en Ligue 1, il
ne s'est imposé qu'une seule fois, à Saint-Etienne, contre 3 défaites et
3 nuls. Au cours de cette période, les Rhodaniens ont surtout concédé 17
buts et quatre buts ou plus à trois reprises (à Nice, face à Marseille
et à Lille). Avec 22 buts encaissés en 15 matches, ils possèdent
d'ailleurs désormais la 14e défense du championnat. Là encore, du jamais
vu au XXIe siècle. L'occasion de se souvenir que si Lyon a énormément
investi cet été sur le marché des transferts, le secteur défensif n'a
pas été le plus renforcé, loin s'en faut. Surtout dans l'axe, où l'OL
connait des problèmes récurrents et, en l'état actuel de ses forces,
insolubles.
Devant l'aspect implacable de ses statistiques, et face au scénario
cruel de la défaite lilloise, on comprend que Claude Puel ait mal à la
tête. "Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? C'est une grosse
déception, c'est le moins que l'on puisse dire. On a galvaudé cette
rencontre et on a pris une gifle", soupire-t-il. Alors que l'incendie se
propage à tous les étages de la maison, Jean-Michel Aulas continue de
jouer les pompiers. Minimisant l'étendue des dégâts, répétant à l'envi
que son ce groupe n'a pas moins de talent ou de qualité que ses
devanciers. "Les gens savent qu'aucune équipe ne peut gagner dix ans de
suite tous les matches", a-t-il lancé dimanche soir. Difficile de le
contredire sur ce point. Mais il y a deux ou trois saisons, quand l'OL
menait 3-1 à l'extérieur à la mi-temps, l'affaire était pliée. A travers
le comportement des Lillois, il était clair que, mêmes avec trois buts
dans la musette, ils sentaient que le coup restait jouable. Parce que
Lyon est friable et que, désormais, tout le monde le sait.
Alors, bien sûr, tout n'est pas négatif. L'OL est qualifié pour les
huitièmes de finale de la Ligue des champions, une fois de plus. Il peut
même décrocher la première place de son groupe cette semaine. Mais en
Ligue 1, l'opération reconquête se présente assez mal. Lors de la
prochaine journée, Lyon reçoit Bordeaux avec la perspective de se
retrouver à huit points des Girondins en cas de défaite. "Si on écoutait
les oiseaux de mauvais augures, cela irait encore plus mal", ironise
JMA, avant d'offrir sa vision toute personnelle de l'algèbre
footballistique: "Il y a deux manières de prendre les problèmes. Soit on
compte les buts qu'on prend. Soit on compte les buts qu'on marque." En
réalité, il n'y a qu'une façon de compter, et elle consiste à établir le
rapport entre le nombre de buts marqués et celui encaissés. Ce ratio là
est trop souvent défavorable aux lyonnais en ce moment. "Novembre a été
catastrophique", avait lâché Hugo Lloris après le nul face à Rennes.
Décembre ne s'annonce pas mieux. Comme quoi, les soucis de l'automne ne
sont plus l'apanage du PSG. A Lyon, on n'appelle pas ça une crise.
Sinon, Jean-Michel Aulas s'agace. Appelez donc ça comme vous voudrez.
Mais une chose est sûre, Lyon ne va pas bien.
LES DEBUTS DE SAISON DE LYON DEPUIS 2001
2001-2002: 27 points (8 victoires, 3 nuls, 4 défaites)
2002-2003: 28 points (8 victoires, 4 nuls, 3 défaites)
2003-2004: 30 points (9 victoires, 3 nuls, 3 défaites)
2004-2005: 33 points (9 victoires, 6 nuls)
2005-2006: 39 points (12 victoires, 3 nuls)
2006-2007: 40 points (13 victoires, 1 nul, 1 défaite)
2007-2008: 34 points (11 victoires, 1 nul, 3 défaites)
2008-2009: 36 points (11 victoires, 3 nuls, 1 défaite)
2009-2010: 26 points (7 victoires, 5 nuls, 3 défaites)
Eurosport - Laurent VERGNE
Le 07/12/2009 à 10:33 Par MICHAEL BALCAEN
De Sports.fr
La faillite défensive de l'OL
Incroyable scénario dimanche pour une renversante défaite des Gones face
à Lille (4-3). Un spectacle dont les hommes de Claude Puel se seraient
bien passés. Car après avoir menés 2-0 puis 3-1, les Lyonnais ont
multiplié les erreurs défensives face à des Dogues qui, eux, ont
parfaitement joué le coup. Les semaines se suivent et se ressemblent
pour une équipe de l'OL qui n'a plus gagné en Ligue 1 depuis la fin
octobre...
"Je suis en colère. On a perdu un match qui s'offrait à nous. On n'avait
pas le droit de le laisser échapper" Claude Puel déteste la défaite.
Cette fois, le scénario de la rencontre a dû le rendre fou de rage.
C'est les dents serrés qu'il s'est rendu en conférence de presse.
Impossible pour un technicien de rester impassible devant une aussi
piètre prestation de sa ligne défensive. Pourtant, tout avait
parfaitement débuté avec un triplé de Lisandro qui aurait largement dû
suffire aux Gones pour s'imposer. L'Argentin aux indéniables qualités de
buteur n'a pas été le seul Lyonnais à se mettre en évidence.
A l'autre bout du terrain, Hugo Lloris a encore rendu une copie
brillante. Sur le premier but, Lloris repousse une tête de Balmont mais
Frau prend toute la défense de vitesse. Cela aurait pu passer inaperçu
si la suite n'avait été pire encore. Chacun à son tour, Gassama, Cris et
Boumsong ont failli dans les grandes largeurs. L'impression de vitesse
de Gervinho sprintant à côté de Boumsong a été énorme à chaque reprise.
Cela a entraîné le deuxième but marqué par l'Ivoirien, c'était également
criant sur le quatrième.
Les avions lillois
L'ancien Auxerrois n'est pas seul, si Gassama a sauvé sur sa ligne une
tête de Frau (15e), il est également l'auteur de la faute sur Debuchy
qui a permis à Cabaye d'égaliser. Son remplaçant, François Clerc n'a
guère fait mieux puisqu'il est clairement à l'origine du dernier but en
repoussant dans l'axe une longue ouverture de Rami qui n'aurait jamais
dû poser le moindre problème. Sauf que la fusée Hazard est passée par là
et que Gervinho a une nouvelle fois humilié la défense pour faire
chavirer de bonheur les supporters lillois. "On peut être déçu et s'en
prendre qu'à nous même il ne faut pas laisser ces possibilités. Il faut
être plus méchant et plus tueur. Nos erreurs défensives nous coûtent la
victoire", plaide Jean-Michel Aulas, sur le site du club.
"Ce n'est pas normal d'en arriver là. Le souci est mental, on doit être
plus costaud", ajoute un Hugo Lloris qui doit sérieusement en avoir
assez de compenser les bourdes à répétition d'une défense qui a encaisse
11 buts lors des 4 dernières rencontres de Ligue 1... Cela s'est vérifié
au Stadium Lille Métropole. Autant de buts qui mettent en évidence une
fébrilité inhabituelle combinée à une somme d'erreurs inacceptables.
Même Cris n'a pas su remettre de l'ordre, ni par son attitude, ni par sa
prestation. Les tauliers n'ont pas tenu leur rôle et cela s'est vu.
Au-delà de Cris, Boumsong, qui ambitionne ouvertement à participer à la
prochaine Coupe du monde, doit radicalement changer de visage. Pour son
club, évidemment, mais également pour lui...
Aujourd'hui, Lyon se trouve dans une vraie impasse. Avec 1 victoire en 7
matches (dans le derby face à Saint-Etienne) et seulement 6 points
engrangés sur 21 possibles, ce n'est pas le rythme d'un futur champion.
La quatrième place actuelle relève quasiment du miracle. La réception de
Bordeaux, qui possède désormais 5 points d'avance, dimanche prochain à
Gerland, représente une opportunité de couper court à toutes les
spéculations. Et d'éviter de s'enfoncer pour de bon dans la crise.
Chelsea sur Pjanic
Le meneur de jeu bosniaque de Lyon, Miralem Pjanic, serait sur les
tablettes de Chelsea.
Selon le Daily Mail, Miralem Pjanic serait sur les tablettes de Chelsea.
Sous contrat avec Lyon jusqu’en juin 2013, le Bosniaque aurait été
supervisé par Frank Arnesen, le directeur technique des Blues, face au
Portugal, le 18 novembre dernier.
Le PSG séduit par Govou?
Chaque été, le feuilleton Govou refait surface. Six mois avant
l'échéance, le PSG se serait déjà attaqué au dossier en vue du mois de
juin 2010, , selon Le Parisien de ce lundi. Le club de la capitale, qui
peine à trouver un milieu droit performant depuis plusieurs saisons,
aurait donc fait de l'international français (42 sélections, 10 buts)
une priorité, d'autant que ce dernier sera en fin de contrat à l'OL dans
six mois.
Claude Puel lâché par ses joueurs ?
La rédaction - M.M. avec Edward Jay à Lyon - RMC.fr, le 07/12/2009
Vu l’apparente apathie de certains Lyonnais lors de leur défaite à Lille
(4-3), on peut se demander si l’effectif n’est pas en train de divorcer
de son entraîneur, Claude Puel.
Où est passée la rage du Lyon ? Oubliée ? Laissée au vestiaire ? Cet OL
ressemble au vieux lion fatigué qui n’a plus envie d’aller chasser et
qui se repait de ce que lui laissent ses congénères. Ce soir contre
Lille, c’est exactement ce qu’on a vu. Un OL mou, apathique, où tous les
joueurs ou presque, à l’exception de Lisandro Lopez et Hugo Lloris, ont
été en-dessous de tout. L’Argentin a marqué les trois buts de son équipe
en première période et déployé de vrais efforts pour s’ouvrir la voie du
but. Hugo Lloris a retardé l’échéance tant qu’il a pu avec des arrêts de
grande classe en deuxième période même s’il a été moyen durant les 45
premières minutes. La défense centrale lyonnaise a été très mauvaise,
dépassée dans les airs et offrant de nombreux ballons aux Lillois.
Entretien secret
Que s’est-il passé au Stadium Nord ? Lyon a mené trois buts à un à
quarante-cinq minutes de la fin. A une autre époque, impossible même de
penser revenir. Or, Lille l’a fait et a même dépassé Lyon. Incroyable.
L’OL est vraiment perdu dans son jeu à moins que les joueurs ne soient
passés sciemment à côté de ce match. Mercredi, Claude Puel et ses hommes
ont eu un entretien secret d’une heure dans lequel selon la formule
consacrée, « on s’est dit les choses ». Ce secret a été éventé dès le
lendemain et Aly Cissokho a fait part à la presse des doléances qui ont
été adressées à Puel. Le latéral a avoué qu’il avait été demandé au
coach de faire moins de physique et plus de jeux avec ballon.
Cissokho puni?
Même pas le début d’un commencement de critique. Et Cissokho s’est
retrouvé en tribune lors du match face à Lille. Puni ? Non, blessé
d’après Claude Puel. On n’était pas au courant. Puel a été obligé de
rappeler en urgence François Clerc, qui devait normalement évoluer avec
la réserve en CFA. La raison évoquée par Puel sonne faux. Pour se
révolter contre ce qui ressemble bien à une sanction digne d’un régime
dictatorial, les joueurs auraient décidé de se liguer contre leur
entraîneur. Cela colle parfaitement avec la défaite. Si Lisandro Lopez a
été le seul à bien jouer, c’est peut-être parce qu’il n’avait pas
compris les consignes de ses partenaires, ne parlant pas français… La
semaine qui commence s’annonce chaude. Pour la première fois depuis 1996
et Guy Stéphan, Jean-Michel Aulas va-t-il débarquer un entraîneur en
plein milieu de saison ?
Lloris: "Un manque de maîtrise"
Lyon-Lloris: Un manque de maîtriseHugo Lloris s'est exprimé au micro de
Canal +, après la défaite de Lyon à Lille (4-3), lors de la 16e journée
de Ligue 1. "Il y a un manque de maîtrise de notre part alors que c'est
déjà arrivé une fois face à Marseille. Ce soir, on fait de nouveau une
superbe entame où l'on mène 2-0 puis 3-1. Même s'il faut féliciter Lille
qui est une équipe joueuse, ça commence à faire beaucoup. Il faut qu'on
retrouve de la solidité et les résultats, sans encaisser de buts", a
déclaré le portier lyonnais, forcément déçu par le scénario de la
rencontre.
Lille, une faim de Lyon
Mené 0-2, puis 1-3, Lille s'est arraché pour s'imposer contre Lyon
(4-3). L'OL, éjecté du podium, accuse un retard de cinq points sur Bordeaux.
Et encore, Lloris était là... Malgré un gardien en état de grâce,
l'Olympique lyonnais a concédé dans les arrêts de jeu sa troisième
défaite de la saison sur la pelouse de Lille (3-4), dimanche soir. Ce
sixième match sans victoire toutes compétitions confondues dit tout de
ses lacunes actuelles. A 2-0, puis 3-1 en leur faveur, les joueurs de
Claude Puel ne sont jamais parvenus à maîtriser les assauts de Dogues,
affamés. Lyon se retrouve éjecté du podium, à cinq points de Bordeaux,
son prochain adversaire en Championnat. La crise couve. D'un point de
vue des résultats, elle est déjà là.
Mangés au milieu, pris de vitesse à chaque accélération lilloise, les
Gones n'ont jamais affiché la solidité d'un candidat au titre de
champion de France.
Lloris - le joueur lyonnais qui a touché le plus de ballons (!!)- et
Lisandro, auteur d'un triplé (2e, 21e s.p. 35e), ne peuvent pas porter à
eux seuls toute la formation rhodanienne. Dans des proportions plus
importantes que face à Marseille (5-5), les Lyonnais ont souffert face
aux protégés de Rudi Garcia. Mangés au milieu, pris de vitesse à chaque
accélération lilloise, les Gones n'ont jamais affiché la solidité d'un
candidat au titre de champion de France. La passivité de Clerc sur le
quatrième but lillois en est l'illustration. Les 15 buts concédés lors
de leurs six dernières rencontres de Championnat -soit une moyenne de
2,5 buts encaissés par match- aussi.
Lyon a coulé, touché de plein fouet par ses propres limites.
L'abnégation et la force de caractère affichées par les Dogues sont
indissociables de sa chute. Même lorsque sa défaite semblait scellée, le
LOSC a eu le mérite de ne jamais abdiquer, convaincu qu'il y avait la
place pour un authentique exploit. Frau (24e), Gervinho par deux fois
(53e, 90e+2) et Cabaye (70e s.p.) ont profité des trous béants dans la
défense lyonnaise pour donner raison à leur entraîneur, qui avait fait
rentrer deux attaquants supplémentaires dès l'heure de jeu (64e). Ce
quatrième succès en cinq matches leur permet de remonter dans la
première partie de tableau, au dixième rang, quatre points seulement
derrière l'OL. Cette saison, Lille n'était jamais monté si haut. Lyon
devra, lui, faire attention à ne pas descendre plus bas. - Emery TAISNE
Puel : «Une gifle»
«Il n'y a pas grand-chose à dire, ou tout à dire», a constaté Claude
Puel dimanche après la défaite de Lyon à Lille (3-4). Visiblement pressé
d'en finir avec les obligations médiatiques, l'ancien entraîneur du LOSC
a avoué être «colère». «On fait une entame correcte. On a le bonheur de
mener 2-0 puis 3-1, avec des balles de 4-1. C'est un match qu'on doit
plier et, à l'arrivée, on le perd, a-t-il énuméré. On l'a très mal géré
alors qu'il s'offrait à nous. On l'a galvaudé. On prend une gifle alors
que nous avions tout pour remporter la victoire. On n'a pas su garder le
ballon et nos nerfs alors que la situation était favorable. On n'a pas
le droit de laisser échapper un tel match et ça fait mal.»
Interrogé sur le cas Aly Cissokho, resté en tribunes après ses
déclarations sur la vie du groupe, Puel, qui avait aligné en défense
Reveillère à gauche et Gassama à droite, s'est montré agacé : «Cissokho
a un problème d'adducteurs. Je ne sais pas si on le récupérera mercredi
(à Gerland, face à Debrecen). Il est monté avec le groupe pour faire des
soins toute la journée. Il n'y a aucun problème avec lui. Il est inutile
d'en rajouter.»
Aulas : «L'affaire Cissokho n'est pas une affaire»
Jean-Michel Aulas a tenu à défendre son club tout en regrettant, comme
souvent, les interprétations médiatiques. La défaite ? «On va préserver
ce qui va bien, que les gens n'imaginent pas des choses horribles. On a
souvent perdu à Lille par le passé sans que cela porte préjudice à
l'arrivée.» L'"affaire" Cissokho ? «Les médias ont quelque peu mis en
cause le fonctionnement du club. L'affaire Cissokho n'est pas une
affaire. Il a ressenti une blessure hier et on a regardé si on pouvait
le récupérer pour le match d'aujourd'hui.» Et d'ajouter : «Il n'y a pas
d'inquiétude, de fissure, ni de choses extraordinaires. Il s'est passé
cette semaine des choses comme il s'en passe dans tous les grands clubs
français.» Faut-il s'inquiéter de la persistante méforme rhodanienne ?
«Ce n'est pas cela qui nous fera varier dans l'organisation. Le club
marche bien. On ne va pas écouter les oiseaux de mauvaise augure.» Ni
les adducteurs qui sifflent. - Olivier MAILLARD, à Villeneuve d'Ascq
Lille-Lyon: déclarations
Villeneuve d'Ascq (FRA), 07 dec 2009 (AFP)
Claude Puel (entraîneur de Lyon): "C'est une grosse déception, c'est le
moins que l'on puisse dire. On fait une entame correcte, on mène 2-0,
puis 3-1 et c'est un match qu'on doit gagner. On a très mal géré notre
avantage alors qu'on avait tout en main. C'est difficile à digérer. Je
ne veux pas entrer dans les détails mais c'est certain qu'on aurait pu
reprendre mieux. On a galvaudé cette rencontre, on prend une gifle et
maintenant, il va falloir repartir de l'avant dès le prochain match. Je
ne veux pas parler d'inquiétude, là je suis en colère comme les joueurs.
On n'a pas montré assez de maîtrise dans le jeu et dans nos nerfs pour
tenir le score. Bravo à Lille qui a bien joué et qui a profité de nos
erreurs".
Rudi Garcia (entraîneur de Lille): "C'est génial de revenir ainsi après
avoir été mené au score à deux reprises. Ce qui est formidable, c'est
qu'on a continué à jouer et qu'on s'en est sorti comme ça. On sentait à
la mi-temps que le match n'était pas terminé. Tout le monde a été
excellent, au niveau du jeu et de l'état d'esprit. On est tombé sur deux
extraterrestres, de chaque côté du terrain avec Lisandro qui nous a fait
très mal et Lloris qui a retardé l'échéance. J'ai une équipe qui a
appris de ses erreurs. Le match à Valence nous a servi. C'est très
positif pour la suite de la saison".
sn-rz/stt
Les Dogues Lillois dévorent Lyon en fin de match
Villeneuve-d'Ascq (FRA), 06 dec 2009 (AFP)
Un but de Gervinho dans le temps additionnel a offert la victoire à
Lille devant des Lyonnais qui ont pourtant mené 3-1 après un triplé de
Lisandro, en match décalé de la 16e journée, dimanche au Stadium à
Villeneuve-d'Ascq.
Lyon, qui n'a plus gagné depuis le 31 octobre à Saint-Etienne (1-0)? a
subi sa deuxième défaite de la saison après Nice (4-1). Ecarté du podium
par Montpellier et Valenciennes, il laisse filer Bordeaux, vainqueur du
Paris SG (1-0), qui compte désormais 5 poins d'avance.
Décidément Claude Puel n'a pas de réussite face à son ancienne équipe.
Il a subi devant les Lillois sa troisième défaite depuis qu'il a pris
les rênes des septuples champions de France. Ces derniers n'avancent
plus avec deux défaites et trois nuls, toutes compétitions confondues.
Après Bordeaux (2-0) et Valenciennes (4-0), les Lillois ont comme ils le
souhaitaient fait, eux, oublier leur naufrage de l'Europa League à
Valence (3-1) et enchaîné un troisième succès de rang à domicile. Ils
grimpent à la dixième place du classement, leur meilleure depuis le
début du Championnat.
Les Lyonnais qui avaient beaucoup discuté dans la semaine, avaient
promis de l'envie et de l'abnégation. Installés en 4-4-2, ils ont certes
parfois fait le spectacle mais, comme contre l'OM (5-5) ils ont affiché
de grosses faiblesses défensives.
Festival argentin
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Ils ne pouvaient pourtant pas mieux démarrer cette rencontre. Sur leur
premier mouvement, Gomis, après une feinte, a ouvert sur Kallstrom,
lequel a servi Lisandro, oublié au coeur de la défense par Rami et
Chedjou, qui a ouvert le score (2e).
Le festival de l'Argentin n'était pas fini. Il a ensuite transformé un
penalty obtenu après une faute de main d'Obraniak sur un coup-franc dans
le mur de Pjanic (22e). Puis signé le coup du chapeau, et son huitième
but en L1, avec un joli dribble devant Rami (35e).
Mais s'ils ont été en réussite devant, les Rhodaniens ont souffert
derrière avec une défense dépassée devant Lloris qui, malgré deux
erreurs en début de rencontre, s'est transformé en sauveur sur des
essais des attaquants lillois mais aussi sur une tête de Boumsong qui a
failli marquer contre son camp (59e).
Le scénario a donc été catastrophique pour les Lyonnais. Ils avaient
encaissé un premier but sur une tête de Frau (24e) alors que Lloris
avait repoussé dans un premier temps la tête de Cabaye. Ils ont craqué
ensuite sur un déboulé de Gervinho plus véloce que Boumsong (52e).
Malgré le penalty de Cabaye, qui permettait à Lille d'égliser (70e,
3-3), Lyon a pensé tenir au moins le point du nul. Mais sa défense s'est
fait manger une dernière fois, encore prise de vitesse. Dans le temps
additionnel, un centre de Hazard a offert à Gervinho son septième but de
la saison (90+2).
rz/chc
Ligue 1 - Lille-Lyon: déclarations
AFP 06.12.09 | 23h56
Jean-Michel Aulas (président de Lyon): "Le scénario est étonnant. On est passé
par toutes les couleurs. La défaite est amère mais n'est pas totalement
négative. Les gens savent qu'aucune équipe ne peut gagner dix ans de suite tous
les matches. Il y a une inquiétude des supporteurs quand l'équipe est un peu en
dessous de ce qu'elle peut faire. Mais ce n'est pas cette inquiétude qui peut me
faire varier dans l'organisation et la direction du club. Le club marche plutôt
bien. C'est le club qui a la plus grande stabilité sur une grande période. Si on
écoutait les oiseaux de mauvais augures, cela irait encore plus mal. On ne va
pas les écouter. On va faire en sorte de tenir la barre haut et ferme pour que
vous ayez des surprises qui sont positives pour le groupe. Il y a deux manières
de prendre les problèmes. Soit on compte les buts qu'on prend. Soit on compte
les buts qu'on marque. Tous les analystes disent depuis quelques années que les
équipes françaises ne marquent pas assez de buts. Il y en a eu pas mal. Il y en
avait eu pas mal contre Marseille (5-5). Ca veut dire qu'on a une super attaque
et qu'on a quelques problèmes de défense. Comme on a le meilleur gardien du
championnat, je pense, on est suffisamment intelligent pour en tirer un certain
nombre d'analyses". Rio Mavuba (Lille): "C'est vrai qu'avec deux buts d'écart,
on se disait qu'en mettant un but on pouvait mettre le feu. On rivalisait. Notre
victoire n'est pas volée. On paie notre entame encore une fois. On tombe sur un
grand Lloris. Lloris et Lisandro sont pour beaucoup dans le parcours de Lyon.
Lyon traverse une mauvaise période. Ce n'est pas forcément l'équipe qu'on a
connue. On a fait ce qu'il fallait pour gagner ce match. Ca fait pas mal de
points qu'on engrange. On paie les quatre premières journées. On est régulier en
dehors de Montpellier. On a prouvé qu'on pouvait battre n'importe qui. S'il faut
faire des gros matchs pour gagner c'est délicat. On a pris du plaisir. C'était
énorme. Le public était là. On n'est pas un problème pour l'équipe de Lyon. On
leur donne des joueurs. Ils nous donnent des points. Le championnat est très
serré. Tout le monde peut battre tout le monde. Si on gagne des matches on peut
vite basculer dans l'autre partie de tableau. Ca passe par une victoire à
Saint-Etienne".
Le Lion, c'était Lille
La rédaction - A.D. - RMC.fr, le 06/12/2009
Au terme d'un match complètement fou, Lyon s'incline sur le fil devant Lille
(4-3). Les Dogues, pourtant menés 3-1 à la mi-temps, ont su renverser la vapeur
face à des Lyonnais très fébriles, malgré un Hugo Lloris et un Lisandro Lopez de
gala. Lyon n'a plus gagné depuis le 31 octobre en Ligue 1.
« Lille est un bon match pour repartir sur des bases saines. » Ou un déplacement
tout à fait susceptible de vous offrir une bonne crise. Claude Puel n'avait
visiblement pas « anticipé » ce scénario-là en terre nordiste. Pourtant, c'est
exactement la situation dans laquelle se trouve l'OL ce dimanche. Défaits sur le
fil par Lille, les Gones ont signé leur cinquième match de championnat sans
victoire. Pis, les joueurs rhodaniens ont encaissé neuf buts lors de leurs trois
dernières sorties en L1. La semaine qui vient de s'écouler avait pourtant porté
l'accent sur le manque d'agressivité et de rigueur de la ligne défensive
lyonnaise. Si progrès il y avait, ce dernier ne s'est pas vu sur le pré du
Stadium de Villeneuve d'Ascq.
Le triplé de Lisandro Lopez (2e, 22e s.p, 35e) n'a finalement été que l'arbre
cachant l'immense forêt de médiocrité affichée par Lyon face au LOSC. Si l'OL a
bien mené trois buts à un à la mi-temps, les Gones devaient leur avance à la
naïveté de la défense adverse, trop tendre sur les trois buts inscrits par
Lopez. Mais dans le même temps, les Dogues, avant de réduire le score par Frau
(24e), avaient tout de même fait passer quelques frissons dans le dos de
l'arrière-garde rhodanienne, d'abord sur une tête de Frau sortie sur la ligne
par Gassama (16e), puis par un slalom mal conclu de Gervinho (17e). Des
avertissements sans frais.
Il aura donc suffi que le LOSC passe la surmultipliée en seconde période, mette
de l'ordre dans son animation offensive et se montre plus incisif dans la
surface de vérité pour que la défense de l'OL vole en éclats. Hugo Lloris a eu
beau se démener, s'interposant avec brio devant Hazard (74e) et Gervinho (81e),
le portier lyonnais a tout de même dû s'incliner à quatre reprises dimanche,
trahi par une défense particulièrement lâche sur les flancs. En effet, ni
Réveillère ni Gassama et encore moins Clerc (entré à la 78e) ne sont parvenus à
endiguer les vagues lilloises, fragilisant encore plus un bloc défensif déjà
bien brinquebalant. Une aubaine pour le duo Hazard-Gervinho, décisif dans le
come-back victorieux du LOSC... l'Ivoirien se signalant d'ailleurs à deux
reprises (52e, 90e+2) aux dépens de Lloris.
Déjà ravi, après le penalty transformé par Cabaye (70e), d'être revenu au score,
Lille s'est donc offert un luxe que l'OM a juste caressé du doigt il y a un mois
: celui de faire chuter Lyon. Comme face aux Marseillais (5-5), l'OL a affiché
des faiblesses alarmantes, suffisamment criantes en tout cas pour engendrer une
foule de questions. Le discours de Claude Puel passe-t-il encore auprès des
joueurs ? Tout le monde joue-t-il la même partition à Lyon ? L'OL, peu amène à
laver son linge sale en public, serait bien avisé de vite régler ces questions.
A ce train-là, les cinq points de retard enregistrés dimanche sur Bordeaux
pourraient faire des petits… et le titre de champion de France ne plus être
qu'un rêve cité en début de saison.
Le ou les meilleurs joueurs lyonnais à Lille, selon vous ?
Merci de voter !
* Lloris
* Gassama
* Cris
* Boumsong
* Réveillère
* Makoun
* Källström
* Pjanic
* Govou
* Gomis
* Lisandro
* Ederson (r)
* Delgado (r)
* Clerc (r)
* (aucun)
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Ligue 1 - Lille renverse Lyon !
Eurosport - sam, 05 déc 23:44:00 2009
Malgré un triplé de Lisandro et une avance de deux buts à la pause, Lyon s'est
incliné à Lille lors d'un match magnifique (4-3). Profitant des largesses
défensives de l'OL et du talent de Gervinho, le LOSC a décroché un succès
mérité. Relégué à cinq points de Bordeaux, Lyon n'avance plus.
LILLE - LYON : 4-3
Buts : Frau (24e), Gervinho (54e et 90e+2) et Cabaye (70e s.p.) pour Lille -
Lisandro Lopez (2e, 22e s.p. et 35e) pour Lyon
L'illustre 5-5 du 8 novembre dernier entre Lyon et Marseille ne sera donc pas
resté sans suite. A peine un mois après le festival de Gerland, le Stadium-Nord
de Villeneuve d'Ascq a lui aussi eu droit à sa soirée de gala et à son scénario
à suspense. Seulement cette fois, les joueurs de l'OL n'ont pas quitté la
pelouse avec le sourire, mais plutôt tête basse. Longtemps ils ont pourtant
maîtrisé la rencontre, mené au score et entrevu la victoire, avant de
s'effondrer face à l'envie et au talent nordistes. Pour Lyon, "ça commence à
faire beaucoup", comme l'a souligné Hugo Lloris à la fin de la partie. Sans le
moindre succès depuis le 31 octobre, les hommes de Claude Puel accusent
désormais un retard de cinq points de Bordeaux. Le break est fait, en attendant
Lyon-Bordeaux le week-end prochain.
Auteur d'un triplé en un peu plus d'une demi-heure (2e, 22e s.p. et 35e),
exploit déjà réalisé Karim Benzema en septembre 2007 face à Metz, Lisandro Lopez
croyait bien avoir fait la différence en première période. L'Argentin, premier
joueur à inscrire un coup du chapeau cette saison en Ligue 1, a été l'un des
seuls de son équipe à surnager dans un match pas comme les autres. Un des seuls
avec son gardien, Hugo Lloris. Comme d'habitude, serait-on tenté de dire. Car si
le portier international a manqué son entrée en matière, avec des prises de
balle incertaines, il a aussi longtemps retardé l'échéance. Mais que pouvait-il
faire sur la dernière action lilloise, suite à l'incroyable erreur de François
Clerc ? Pas grand-chose, d'autant en face de lui un autre homme était en état de
grâce : Gervinho.
Gervinho, l'homme du match malgré Lisandro
Intenable du début à la fin, l'Ivoirien n'a cessé de martyriser l'axe rhodanien.
S'il est d'ores et déjà certain de participer à la Coupe du monde, selon lui,
Jean-Alain Boumsong peut se rassurer, il n'affrontera pas la Côte d'Ivoire au
premier tour. Le défenseur n'aura donc pas l'occasion de recroiser de sitôt le
chemin de Gervinho, qui lui a tout fait dimanche soir. Avec deux nouveaux buts
inscrits (54e et 90e+2), il est clairement le joueur le plus en forme au LOSC en
ce moment. Ce dont aurait bien besoin Claude Puel, dont l'équipe accuse
sévèrement le coup depuis un bon mois. Des buts encaissés à la pelle et des
résultats décevants, Lyon n'est plus que l'ombre de lui-même. Pour preuve, l'an
passé au même stade, l'OL n'avait pris que dix buts après quinze matches, douze
de moins en comparaison avec cette saison !
Si Lille y est un peu pour quelque chose tout de même, le mal semble bel et bien
profond chez les Lyonnais. Heureusement pour eux, ils sont déjà qualifiés pour
les huitièmes de finale de Ligue des Champions. Sinon ils auraient de quoi se
poser des questions avant de recevoir Debrecen, mercredi. "Il y a eu un manque
de maîtrise de notre part, a reconnu après coup Lloris, ce qui était déjà arrivé
contre Marseille". Jamais deux sans trois ne dit-on pas ? Une chose est sûre, si
Lyon passe encore au travers avant la trêve, il devra sans doute se faire une
raison en ce qui concerne la reconquête du titre national.
LA DECLA : Rio Mavuba (Lille)
"C'est vrai qu'avec deux buts d'écart, on se disait qu'en mettant un but on
pouvait mettre le feu. On rivalisait. Notre victoire n'est pas volée. On paie
notre entame encore une fois. On tombe sur un grand Lloris. Lloris et Lisandro
sont pour beaucoup dans le parcours de Lyon. Lyon traverse une mauvaise période.
Ce n'est pas forcément l'équipe qu'on a connue. On a fait ce qu'il fallait pour
gagner ce match. Ca fait pas mal de points qu'on engrange. On a prouvé qu'on
pouvait battre n'importe qui. S'il faut faire des gros matchs pour gagner c'est
délicat. On a pris du plaisir. C'était énorme. Le public était là. On n'est pas
un problème pour l'équipe de Lyon. On leur donne des joueurs. Ils nous donnent
des points. Le championnat est très serré. Tout le monde peut battre tout le
monde. Si on gagne des matches on peut vite basculer dans l'autre partie de
tableau. Ca passe par une victoire à Saint-Etienne."
Hugues SIONIS / Eurosport
Football, Ligue 1, 16e j, Lille-Lyon
Les Dogues dévorent Lyon
Gervinho-Lille Gervinho s'est offert un doublé face à Lyon (DPPI)
Menés 3-1 à la pause, les Lillois ont renversé un OL terriblement fébrile malgré
un énorme Hugo Lloris (4-3). Avant le choc face à Bordeaux dimanche prochain,
Lyon pointe à 5 longueurs du leader !
par Vincent Duchesne, le 06-12-2009
Lille-Lyon 4-3
Lille : Frau (24e), Gervinho (53e, 90e), Cabaye (70e)
Lyon : Lisandro (2e, 22e, 35e)
Lyon est bien malade. Après trois nuls consécutifs en Ligue 1, l'OL a pris l'eau
dans le Nord ce dimanche. Pourtant, tout avait parfaitement démarré avec
l'ouverture du score précoce de Lisandro (0-1, 2e). Pas assez agressifs, battus
dans les duels, le LOSC mettait 10 bonnes minutes à retrouver ses esprits. Mais
ni Rami de la tête en raison d'un sauvetage sur la ligne de Gassama (15e), ni
Gervinho et Cabaye qui se heurtaient à Lloris (16e) ne parvenaient à faire
fructifier ce temps fort. Pire, nettement moins présents au pressing et au bord
de la rupture, Lyon parvenait à doubler la mise sur un penalty transformé par
Lisandro suite à une main protectrice d'Obraniak (0-2, 22e). Un coup de massue
terrible rapidement effacé par ce diable de Frau, à l'affût sur un ballon
relâché par Lloris (1-2, 24e). Lille reprenait alors sa marche en avant. Les
vagues nordistes déferlaient, les corners se multipliaient… Mais c'est bien
Lisandro qui s'offrait le coup du chapeau, sans demander l'aide de personne
(1-3, 35e).
Malgré ce net avantage, Lyon se révélait, encore une fois (!), incapable de
maîtriser quoi que ce soit. Les Lillois, loin d'être abattus, parvenaient à
s'approcher de la cage lyonnaise avec une facilité déconcertante. Tour à tour,
Obraniak (48e) et Frau (53e) faisaient frissonner Claude Puel sur son banc.
Avant que Gervinho ne sème compagnie à Boumsong pour s'en aller tromper Lloris
(2-3, 53e) et surtout relancer cette rencontre à sens unique. Constamment pris
de vitesse, à l'agonie sur le plan défensif, Lyon ne répondait plus. Lloris
devait alors sortir le grand jeu devant Rami (57e, 65e) avant de mettre en échec
De Melo (66e). Mais il ne pouvait rien sur le penalty concédé par Gassama et
transformé par Cabaye (3-3, 70e). Abandonné par sa défense, l'international
français continuait son festival sur un plat du pied parfait d'Hazard (74e) et
en gagnant son tête à tête avec Gervinho (79e). Une statue en son honneur
pouvait être érigée à Gerland… jusqu'à ce que Hazard ne chipe le ballon à un
Clerc trop passif pour servir sur un plateau Gervinho pour le but du KO dans les
arrêts de jeu (4-3, 90e+2). Lyon est très inquiétant…
Les joueurs du match
Une fois n'est pas coutume, ils sont trois à mériter cet honneur. Entre les
exploits d'Hugo Lloris qui a longtemps retardé l'échéance en deuxième période,
le triplé de Lisandro Lopez, véritable poison et le seul joueur de champ côté
lyonnais à surnager dans un ensemble bien morose et le talent de Gervinho,
auteur d'un doublé et qui a constamment dézingué la défense rhodanienne,
difficile de choisir. Les trois ont été au-dessus du lot.
Tactique et coaching
Claude Puel va sûrement longtemps regretter d'avoir fait entrer Clerc en fin de
match à la place d'un Gassama en grande difficulté. Son manque de vivacité et de
réaction sur un contrôle de la poitrine anodin a offert un contre aux allures de
caviar aux Lillois pour le but de la victoire. Les autres remplaçants, Delgado
et Ederson ? Ils ont été aussi fantomatiques et catastrophiques que les
sortants, Pjanic et Gomis. Saluons tout de même Rudi Garcia qui a pris tous les
risques en faisant entrer Hazard à la place de Balmont pour apporter un
détonateur supplémentaire sur la pelouse. Le jeune Belge est d'ailleurs l'auteur
de la passe décisive pour Gervinho dans le temps additionnel. L'entrée de De
Melo, elle, a apporté plus de poids devant par rapport à Frau.
On n'a pas aimé
SOS défense en détresse. Imaginez qu'Hugo Lloris a été le Lyonnais ayant touché
le plus de ballons (53) durant la rencontre ! Avant de s'incliner en fin de
match, le portier rhodanien avait effectué 11 arrêts, quasiment tous décisifs !
Ce ne sont pas des boulevards que les défenseurs lyonnais ont laissé derrière
eux pour les attaquants lillois, ce sont des autoroutes ! Ces largesses
défensives étaient déjà apparues il n'y a pas si longtemps face à Marseille
(5-5). Mais dans des proportions moindres malgré un nombre de buts encaissés
plus importants. Sans un Lloris inspiré, Lyon aurait pris une sacrée fessée dans
le Nord.
Résultats de la 16e journée :
Samedi 5 décembre
Montpellier-Le Mans 2-1
Nice-Marseille 1-3
Rennes-Lorient 1-0
Saint-Etienne-Sochaux 0-0
Valenciennes-Monaco 3-1
Bordeaux-Paris SG 1-0
Dimanche 6 décembre
Auxerre-Nancy 1-3
Boulogne-sur-Mer-Lens 2-1
Grenoble-Toulouse 1-0
Lille-Lyon 4-3
Chedjou - Makoun, axe fort d'un choc forcément très porteur
Même si la direction du LOSC ne souhaite pas lier exclusivement le
retour de son affiche phare au Stadium à la disparition de deux jeunes
supporteurs, victimes en mars d'un terrible accident sur la ligne B du
RER, on ne peut pas s'empêcher de penser que ce douloureux événement a
pesé dans sa décision. Lille recevra donc à nouveau Lyon sur ses terres
après un intermède parisien de deux ans. L'occasion pour Aurélien
Chedjou et Jean II Makoun d'ajouter un épisode à leur histoire commune.
PAR PIERRE DIÉVAL
Que sait-on de ces lions-là ? Qu'ils ont bien sûr la fibre combattante,
sinon comment le Cameroun s'en serait-il sorti dans sa course vers
l'Afrique du Sud, un moment compromise ? Que ce sont, dans des registres
différents, deux « bêtes » de scène, forts dans leur tête, forts dans
leurs jambes et pas avares d'investissements significatifs. Et enfin que
ce sont surtout deux vrais amis.
Jean II Makoun était déjà installé au LOSC quand il ouvrit les
portes du club à Aurélien Chedjou et ça, le môme aujourd'hui promu au
grade de titulaire, n'est pas près de l'oublier : « Jean, c'est comme un
frère. Il m'a tout de suite pris sous son aile, il m'a montré le club,
la ville, tout.
On s'appelle tous les jours ! » Autant l'un (Makoun) est frêle
physiquement, autant l'autre est costaud. S'ils étaient boxeurs,
l'ancien tirerait dans une petite catégorie, type poids plume, tandis
que le jeune, lui, ferait un magnifique poids moyen avec ses biceps
massifs et ses jambes musculeuses. Deux profils, deux silhouettes.
Mais question complicité, alors là, pas le moindre décalage. Jean
II et Aurélien sont bien sur la même longueur d'ondes. « En sélection,
nous ne partageons pas la même chambre. On ne se croise pas forcément
non plus, car "Jeannot" est dans le groupe des anciens et moi dans celui
des jeunes,souligne le défenseur central du LOSC. Mais on trouve
toujours une petite fenêtre pour rire ensemble. Au moins une fois par
jour. Jean, c'est un amour, c'est une crème d'homme... » Sur le site
Internet du club, Chedjou rapporte une anecdote amusante sur son ami : «
Quand Eto'o a promis d'offrir une montre de prestige à tous les
sélectionnés camerounais en cas de qualification pour le Mondial, il a
enchaîné aussitôt, le plus sérieusement du monde, en s'engageant, lui, à
nous donner des casquettes... ! »
Comme « Rigo » Song...
Une séquence de vie commune qui témoigne de l'authenticité des
rapports entre les deux hommes et des connexions jalonnant leur parcours
respectif.
Pour autant, quand les hasards de la compétition les réunissent en
un même lieu, mais sous des maillots différents, Aurélien Chedjou et
Jean II Makoun mettent de côté leur amitié pour jouer franc jeu. «
Parfois Aurélien me rappelle Rigobert Song avec ses remontées de balles,
note le désormais ex-Lillois. J'espère simplement que ça ne lui donnera
pas d'idées au Stadium. » « Il est clair que je serai parfois dans sa
zone, réplique Chedjou. Mais je ne le verrai pas. Ce sera un
adversaire... » Un balisage strict qui n'empêche pas le cadet d'analyser
l'influence de son aîné avec un profond respect. « Jean a une capacité
étonnante à se retourner vite et bien dans l'action. Il prend aussi
beaucoup de ballons de la tête, ce qui étonne toujours car on focalise
sur sa "petite taille". Or, il a un timing remarquable, souligne-t-il.
Si Jean enchaîne les matchs à Lyon, ce n'est pas parce que Puel est là,
mais simplement parce qu'il s'impose comme un titulaire. Qu'il ne se
fasse pourtant pas trop d'illusions. Nous aussi, on tient à être
présents dans ce match. On a une revanche à prendre par rapport à
nous-mêmes car, à Valence, on a oublié certaines choses... »