A la messe de minuit à Arras en Lavedan, on ne parlait pas beaucoup le
français.
Même le curé s'est mis à apprendre le gascon pour être à la hauteur :-)
http://www.pyrenees-pireneus.com/Val-Azun-Arras-en-lavedan-Messe-Bergers-Noe
l-2009.htm
Les chants ont été traduits par un curé puis les gens d'Arcisans-dessus sans
trop se prendre la tête
http://www.pyrenees-pireneus.com/espace_culturel-Chants-Noel-ArcizansDessus.
htm
http://www.pyrenees-pireneus.com/Val-Azun-Arras-en-lavedan-Messe-Bergers-Noe
l-2009-chants.pdf
Et tout le monde se comprend dans la bonne humeur même si je réponds en
français.
Il va falloir que ej m'y mette sérieusement cet hiver.
Louis
-----Message d'origine-----
De : Gasconha-doman@... [mailto:Gasconha-doman@...]
De la part de Txatti@...
Envoyé : samedi 26 décembre 2009 12:14
À : Gasconha-doman@...
Objet : [G(V)asconha doman] cantères...
Quan as era cantèra, be vòu díder en gascon qu'as besonh o enveja de
cantar, tot simplament.
Pr'esemple quan era cantèra e'u gaha a un cantaire des vertadèrs, cap
arrés no'u haré carar...
Medixa causa quan as era droumidera be't cau anar ta lhet, 'idem' quan
e n'as hartèra que't cau deixar de mintjar o de béver, que n'as pro !
Lavetz que n'as era badalhèra pr'amor era cantèra no't la podes hèr
passar quan es borratxo, as encara era cantèra mèma se cantas faus, e
sabes per qué ? quans as era cantèra be cau cantar, mèma bourratxejat !
senon quina caguèra ! e sabes çò qu'ei 'ra caguèra ? Hartèra, caguèra,
vomidèra ... quina arridèra !
Qu'ei 'ra vita !
Pas besoin d'aller chercher midi à quatorze heures !
Bon, que'vs deixi pr'amor que soi prés de calinquèra aiguda.
Dincar an que veng, siatz hardits, coma hasanhets de sant Martin !
Brunò.
----E-mail d'origine-----================> faites dérouler jusquà la
fin du mail, j'y ai ajouté une notette (une petite note)
De : tederic@...
A : Gasconha-doman@...
Envoyé le : Vendredi, 25 Décembre 2009 21:23
Sujet : [G(V)asconha doman] Navèr@s de Gasconha : cantèr@s,
Aguilhounès, kiosques...
[Hona Gasconha.com-en mezu berezi bat.
Aquò qu'ei un messatge especiau de Gasconha.com.
Ceci est un message spécial de Gasconha.com.]
Adishatz eta kaixo guzieri !
En cette période de "hest@s", parlons musique et chansons !
1) Cantèras/Cantères
AUTERRIVE. La première cantèra a réuni 70 chanteurs... nous a annoncé
"Sud-Ouest".
Qu'es aquo, ua cantèra ?
Je savais que c'était un groupe informel de chanteurs, une tradition
plutôt pyrénéenne, que l'Institut occitan tente de relancer (c'était le
cas à Auterrive) .
Très agréables, ces moments où on chante en groupe, sans tralala, et
sans qu'il y ait de séparation avec le "public" qui peut d'ailleurs se
joindre aux chanteurs !
Je pensais que le mot "cantèra" venait de "cantar".
Une recherche par Google par le mot "cantèra" nous donne une "cantera"
espagnole qui est, si je comprends bien, une sorte de vivier de joueurs
pour les équipes de foot. Donc, on est à première vue hors sujet.
Et par le mot "cantère" :
festayre.free.fr nous dit ceci dans son glossaire :
"Cantere
Définition:
Bordure de champs.
Lieu où se repose le festayre.
Expréssion:
Routier dans les cantéres = frivoller dans les bois (comme indiqué
ci-dessous)
[Image censurée]
Origine: patois gascon"
On se rapproche donc de la "heste", mais pas encore clairement du chant.
En fait, "cantèra" fait penser au chant, mais l'origine du mot ne
semble pas être là, mais plutôt vers le mot gascon "cantèr" (rebord...)
et peut-être "canton". Une vieille racine pré-latine, je crois.
________________------------------------------------------===============
===========>
Si, si "cantèra" a bien la même racine que cant/ar et autres dérivés,
du participe passé "cantum", abrégé du paleolatin canitum dont
l'infinitif est "canere", deuxième groupe, celui des verbes suffixés à
l'infinitif en -ere (mais je ne peux reproduire ici le e long,
typographié avec un accent horizontal, signe diacritique dont le nom
m'échappe au moment où je vous écris.
Teng-te hòrt, Tederic, non ei tròp grèu, pas coma er accent !
Adixatz a toti !
------------------------------------
http://groups.yahoo.com/group/Gasconha-domanhttp://www.gasconha.comhttp://gaskoi.gasconha.com
Liens Yahoo! Groupes
----------------------------------------------------------------------------
-----------
Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus mail.
Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.
Quan as era cantèra, be vòu díder en gascon qu'as besonh o enveja de
cantar, tot simplament.
Pr'esemple quan era cantèra e'u gaha a un cantaire des vertadèrs, cap
arrés no'u haré carar...
Medixa causa quan as era droumidera be't cau anar ta lhet, 'idem' quan
e n'as hartèra que't cau deixar de mintjar o de béver, que n'as pro !
Lavetz que n'as era badalhèra pr'amor era cantèra no't la podes hèr
passar quan es borratxo, as encara era cantèra mèma se cantas faus, e
sabes per qué ? quans as era cantèra be cau cantar, mèma bourratxejat !
senon quina caguèra ! e sabes çò qu'ei 'ra caguèra ? Hartèra, caguèra,
vomidèra ... quina arridèra !
Qu'ei 'ra vita !
Pas besoin d'aller chercher midi à quatorze heures !
Bon, que'vs deixi pr'amor que soi prés de calinquèra aiguda.
Dincar an que veng, siatz hardits, coma hasanhets de sant Martin !
Brunò.
----E-mail d'origine-----================> faites dérouler jusquà la
fin du mail, j'y ai ajouté une notette (une petite note)
De : tederic@...
A : Gasconha-doman@...
Envoyé le : Vendredi, 25 Décembre 2009 21:23
Sujet : [G(V)asconha doman] Navèr@s de Gasconha : cantèr@s,
Aguilhounès, kiosques...
[Hona Gasconha.com-en mezu berezi bat.
Aquò qu'ei un messatge especiau de Gasconha.com.
Ceci est un message spécial de Gasconha.com.]
Adishatz eta kaixo guzieri !
En cette période de "hest@s", parlons musique et chansons !
1) Cantèras/Cantères
AUTERRIVE. La première cantèra a réuni 70 chanteurs... nous a annoncé
"Sud-Ouest".
Qu'es aquo, ua cantèra ?
Je savais que c'était un groupe informel de chanteurs, une tradition
plutôt pyrénéenne, que l'Institut occitan tente de relancer (c'était le
cas à Auterrive) .
Très agréables, ces moments où on chante en groupe, sans tralala, et
sans qu'il y ait de séparation avec le "public" qui peut d'ailleurs se
joindre aux chanteurs !
Je pensais que le mot "cantèra" venait de "cantar".
Une recherche par Google par le mot "cantèra" nous donne une "cantera"
espagnole qui est, si je comprends bien, une sorte de vivier de joueurs
pour les équipes de foot. Donc, on est à première vue hors sujet.
Et par le mot "cantère" :
festayre.free.fr nous dit ceci dans son glossaire :
"Cantere
Définition:
Bordure de champs.
Lieu où se repose le festayre.
Expréssion:
Routier dans les cantéres = frivoller dans les bois (comme indiqué
ci-dessous)
[Image censurée]
Origine: patois gascon"
On se rapproche donc de la "heste", mais pas encore clairement du chant.
En fait, "cantèra" fait penser au chant, mais l'origine du mot ne
semble pas être là, mais plutôt vers le mot gascon "cantèr" (rebord...)
et peut-être "canton". Une vieille racine pré-latine, je crois.
________________------------------------------------------===============
===========>
Si, si "cantèra" a bien la même racine que cant/ar et autres dérivés,
du participe passé "cantum", abrégé du paleolatin canitum dont
l'infinitif est "canere", deuxième groupe, celui des verbes suffixés à
l'infinitif en -ere (mais je ne peux reproduire ici le e long,
typographié avec un accent horizontal, signe diacritique dont le nom
m'échappe au moment où je vous écris.
Teng-te hòrt, Tederic, non ei tròp grèu, pas coma er accent !
Adixatz a toti !
Qu'es aquo, ua cantèra ? Je savais que c'était un groupe informel de chanteurs, une tradition plutôt pyrénéenne, que l'Institut occitan tente de relancer (c'était le cas à Auterrive) . Très agréables, ces moments où on chante en groupe, sans tralala, et sans qu'il y ait de séparation avec le "public" qui peut d'ailleurs se joindre aux chanteurs !
Je pensais que le mot "cantèra" venait de "cantar". Une recherche par Google par le mot "cantèra" nous donne une "cantera" espagnole qui est, si je comprends bien, une sorte de vivier de joueurs pour les équipes de foot. Donc, on est à première vue hors sujet. Et par le mot "cantère" :
festayre.free.fr nous dit ceci dans son glossaire : "Cantere Définition: Bordure de champs. Lieu où se repose le festayre. Expréssion: Routier dans les cantéres = frivoller dans les bois (comme indiqué ci-dessous) [Image censurée] Origine: patois gascon"
On se rapproche donc de la "heste", mais pas encore clairement du chant. En fait, "cantèra" fait penser au chant, mais l'origine du mot ne semble pas être là, mais plutôt vers le mot gascon "cantèr" (rebord...) et peut-être "canton". Une vieille racine pré-latine, je crois.
Avec un autre lien fourni par Google, on se rapproche du chant : Soirée cantère à Montgaillard Là, on est tout-à-fait dans le sujet, avec de beaux bérets bleus ! je n'arrive pas à lire le nom du groupe sur la photo.
Une association a "remis au goût du jour la tournée gasconne traditionnelle des maisons, dite « des Aguilhounès » qui se pratiquait jadis sur la commune et dans la région durant l'hiver. Dans les années quarante, [...] elle s'effectuait de porte à porte avec les enfants qui parcouraient toute la commune en chantant ; ils recevaient en retour argent, oeufs, haricots, pommes de terre, lapins, volailles... Désormais, cela aidera au financement de l'école de musique."
3) les kiosques : ua auta tradicion a arreviscolar ?
N'ei pas trop de sason, mès... il faut se projeter dans le futur ! J'ai perdu la référence du livre, édité, je crois, par des administrations des affaires culturelles des départements du Lot-et-Garonne et de la Dordogne. Ce n'est donc pas spécifiquement gascon, et la vague des kiosques a touché toute la France. Chaque ville devait avoir son kiosque, où jouaient des harmonies. On poursuivait aussi un but d'éducation populaire.
Dommage, les kiosques, souvent, demeurent, mais ne sont plus guère utilisés.
Notre Gascogne, au climat si doux, et dont on vante l'esprit festif, devrait être la première à les remettre en service !
Qu'es aquo, ua cantèra ? Je savais que c'était un groupe informel de chanteurs, une tradition plutôt pyrénéenne, que l'Institut occitan tente de relancer (c'était le cas à Auterrive) . Très agréables, ces moments où on chante en groupe, sans tralala, et sans qu'il y ait de séparation avec le "public" qui peut d'ailleurs se joindre aux chanteurs !
Je pensais que le mot "cantèra" venait de "cantar". Une recherche par Google par le mot "cantèra" nous donne une "cantera" espagnole qui est, si je comprends bien, une sorte de vivier de joueurs pour les équipes de foot. Donc, on est à première vue hors sujet. Et par le mot "cantère" :
festayre.free.fr nous dit ceci dans son glossaire : "Cantere Définition: Bordure de champs. Lieu où se repose le festayre. Expréssion: Routier dans les cantéres = frivoller dans les bois (comme indiqué ci-dessous) [Image censurée] Origine: patois gascon"
On se rapproche donc de la "heste", mais pas encore clairement du chant. En fait, "cantèra" fait penser au chant, mais l'origine du mot ne semble pas être là, mais plutôt vers le mot gascon "cantèr" (rebord...) et peut-être "canton". Une vieille racine pré-latine, je crois.
Avec un autre lien fourni par Google, on se rapproche du chant : Soirée cantère à Montgaillard Là, on est tout-à-fait dans le sujet, avec de beaux bérets bleus ! je n'arrive pas à lire le nom du groupe sur la photo.
Une association a "remis au goût du jour la tournée gasconne traditionnelle des maisons,
dite « des Aguilhounès » qui se pratiquait jadis sur la commune et dans
la région durant l'hiver. Dans les années quarante, [...] elle s'effectuait de porte à porte avec les enfants qui
parcouraient toute la commune en chantant ; ils recevaient en retour
argent, oeufs, haricots, pommes de terre, lapins, volailles... Désormais, cela aidera au financement de l'école de musique."
3) les kiosques : ua auta tradicion a arreviscolar ?
N'ei pas trop de sason, mès... il faut se projeter dans le futur ! J'ai perdu la référence du livre, édité, je crois, par des administrations des affaires culturelles des départements du Lot-et-Garonne et de la Dordogne. Ce n'est donc pas spécifiquement gascon, et la vague des kiosques a touché toute la France. Chaque ville devait avoir son kiosque, où jouaient des harmonies. On poursuivait aussi un but d'éducation populaire.
Dommage, les kiosques, souvent, demeurent, mais ne sont plus guère utilisés.
Notre Gascogne, au climat si doux, et dont on vante l'esprit festif, devrait être la première à les remettre en service !
Adishatz !
Petite actualisation :
- Lanescq
"Pays de sable et de lande au Nord de l'Adour dans l'ancienne cité des
Tarbelles, le Lanecsq est très peu densément peuplé. Les premières et rares
traces d'occupation humaine remontent à l'Âge de Fer avec la découverte de
quelques sépultures. La situation contraste donc avec les pays du Sud-Adour et
il est raisonnable de penser que l'ensemble du plateau landais a été peuplé
depuis la montagne, en relation avec des phénomènes multiséculaires tel la
transhumance. L'ancienne toponymie est passablement basque : Arrast, Lesgor,
Larbiei, ... La ville principale est Rion-des-Landes (anciennement Arrion)."
http://anthrofrance.blogspot.com/2009/12/lanescq-landes-gascogne.html
- Mixe
Mixe (Amikuze en basque) est une petit pays de la Basse-Navarre, centré sur la
vallée moyenne de la Bidouze, anciennement dans la cité des Tarbelles (capitale
: Aquae Tarbellicae, aujourd'hui Dax). Cerné au Nord et à l'Est par des pays
gascons, le pays de Mixe a pour capitale la ville de Saint-Palais (Donapaleu),
fondation des Rois de Navarre. Le pays semble habité depuis les temps
protohistoriques ainsi qu'en témoigne l'enceinte de Béguios appelée Kurku.
http://anthrofrance.blogspot.com/2009/12/mixe-basse-navarre-pays-basque.html
Je profite de ce message pour souhaiter à tous les listaires, un joyeux Noël.
Petit cantique gascon :
http://www.youtube.com/watch?v=zfT4IxLIS4s
Merci a toti pes vòti e bon Nadau gascon ta totes e ta toti !
-----E-mail d'origine-----
De : jf.blanc <jf.blanc@...>
A : Gasconha-doman@...
Envoyé le : Jeudi, 24 Décembre 2009 12:18
Sujet : [G(V)asconha doman] Bon Nadau
Mercés Jean-Marie !
Un bon nadau ende tots!
JF Blanc
[Hona Gasconha.com-en mezu berezi bat. Aquò qu'ei un messatge especiau de Gasconha.com. Ceci est un message spécial de Gasconha.com.]
Adishatz eta kaixo guzieri !
J'ai stocké tant de matériau pour les "navèras" que ceci devrait n'être que le premier coup d'une salve.
Ce n'est pas tout-à-fait le genre de la maison de donner des idées de cadeau pour Nadau, mais voici quelques livres qui nous concernent à des titres divers.
1) "Le temps des grues", premier roman d'Hubert Dutech : "Que s'apèra : "Lo temps de las gruas". Que m'i soi escadut a escriver tots los dialògues en gascon (arrevirats en francés), dab un glossari a la fin e quauques mots sus la prononciacion deu gascon." ce ditz l'autor. Ce livre est en français, mais avec des dialogues en gascon traduits en français. Ces dialogues en gascon sont en ligne (avec tant d'autres choses !) sur http://www.lebearn.net dont Hubert Dutech est le valeureux webmestre. Un aperçu du contexte du roman : "Dans ces hauteurs perdues de la vallée de Barospe, seule la détermination féroce de chacun à vouloir s'y maintenir en dépit des vents contraires, et la solidarité entre voisins, permettait de faire face aux épreuves sans cesse renouvelées."
2) "Mascarades" de notre co-listaire Philippe Ward : "Mikel un négociateur de la paix qui condamne la violence et les luttes fratricides, est chargé par son organisation d'enquêter sur les attentat sauvages qui déciment les rangs modérés. Ces investigations vont plonger ce paisible libraire bayonnais dans une enquête aux frontières du réel. Une traque au cours de laquelle il va affronter des monstres folkloriques indestructibles..."
Disponible dans toutes les libraires de France et du Pays basque, sur amazon.fr ou bien en envoyant votre chèque de 17 euros (Frais de port compris) à AITAMATXI Editions BP 47 64250 CAMBO LES BAINS mail : _contact@..._ (mailto:contact@...) Livraison sous 48 H
[Attention, les articles de "Sud-Ouest" ne sont pas consultables très longtemps en ligne, sauf en s'abonnant à la version en ligne, très prometteuse, avec la possibilité de commenter tous les articles, de recevoir des alertes automatiques sur mots-clés, etc.]
Léon Mazzella n'est pas à son coup d'essai sur l'éloge de son "Sud-Ouest" qu'on devine plutôt vascon.
Nous les hérauts de la grande Gascogne devons écouter, analyser et approfondir ces discours de délectation sur le "Sud-Ouest". Même s'ils nous paraissent superficiels comme une mode, et même s'ils ne nomment pas la Gascogne, ils parlent d'elle !
4) "LA QUERELLE DES VACANTS EN AQUITAINE" de Jean-Gilbert Bourras
Ce n'est pas un nouveau livre, mais ce qui est nouveau, c'est que je l'ai lu ! Il est à la biliothèque de Tonneins, mais j'espère aussi dans bien d'autres bibliothèques de Gascogne !
"Curieuse histoire, celle des vacants d'Albret, qui étale ses péripéties sur plus de six cents ans de l'histoire de France ! D'avant la guerre de Cent Ans à la fin du XIXe siècle [...]. Jusqu'à la Révolution, le seigneur, maître du fief, qui n'en tire, de loin en loin, quelque rare profit financier, en fait si peu de cas qu'il en laisse la jouissance, sinon la possession, aux communautés d'habitants. Tout change avec la disparition de la féodalité. Désormais, comme partout, il faut trouver un propriétaire à ces espaces. Et voici que l'on soupçonne ces derniers de pouvoir se révéler productifs! [...] Ce parcours de plus de six cents ans amène à s'interroger sur beaucoup de problèmes : origines de la propriété terrienne, modes d'exploitation du sol, vertus ou faiblesses d'une économie fondée sur une production dominante, rôle des communautés d'habitants d'autrefois et des communes d'aujourd'hui, responsabilités de l'appareil judiciaire, influence de l'instruction et de la formation dans le sort des individus et des groupes, intérêt d'une présence humaine en tous lieux, même dans les secteurs les plus démunis et les plus déshérités."
Mes appréciations :
- Livre très instructif, et de lecture pas trop ardue, malgré la matière juridique.
Comment les restes du duché d'Albret peuvent-ils se vendre et se transformer en une propriété au sens moderne, plusieurs décennies après la Révolution française ?
Comment la Justice a-t-elle traité des procès qui opposaient les acheteurs des restes du Duché à ceux qui avaient commencé à se les approprier ?
- L'auteur met, hélas, "pignada" au féminin... et dans son glossaire, il parle du "parler local", et non de "gascon" ou, à la rigueur, de "gascon d'Albret"... Mais on va lui pardonner : il a écrit avant que Gasconha.com existe...
- S'il est fort sur les péripéties judiciaires, et s'il s'appuie sur une bonne connaissance du système agro-pastoral landais, il renseigne peu sur le degré et la rapidité de la réussite économique des entreprises de mise en valeur de la lande qui caractérisent cette période transitoire de 1830 à 1870 environ.
Bon, que m'arresti ! N'atz dejà pro (prou) a legir...
Bon Nadau e au còp qui vien e ne deuré pas tardar... Boun Nadaou e aou còp qui bien e ne deouré pas tardà..
--- Dans Gasconha-doman@..., michel-henry <mhpoey@...> a écrit :
>
> La graphie dite classique, en plus d'une valeur normative, a >tendance à
"tordre" la langue en sabir hispanique : quelqu'un lisant >par exele un
panneau, une phrase en provençal classique, et a >fortiori en languedocien,
les lira comme de l'espagnol.
Adishatz !
Oui probablement, nous sommes tous conscients de ce problème. N'empêche, s'il
est une langue de France qui souffre peu de ressembler à un sabir hispanique,
c'est bien le gascon, surtout méridional, pour la simple et bonne raison qu'il
est le pendant occidental du catalan et du languedocien méridional d'une part et
le cousin du castillan d'autre part.
Ce genre de réflexions met évidemment en cause le romantisme mistralien et
l'unité d'oc. Si l'occitanisme à la suite d'Alibert, s'était contenté de
proposer une stratégie d'action sur la Gascogne et le Languedoc pyrénéen, en
liaison avec la Catalogne, il me semble que sa valeur ajoutée identitaire aurait
été plus séduisante. En tout cas, la graphie alibertine aurait été ressentie
comme "nationale", patriotique si l'on préfère, et son apprentissage aurait été
rendu plus naturel, comme la découverte de ses racines. Mais puisque la graphie
est seulement vendue pour être "géniale" ... et commune à un espace culturel qui
n'existe pas.
--- Dans Gasconha-doman@..., "Louis DOLLO" <l.dollo@...> a écrit :
> Ce sont ceux qui, dans les vallées parlent qui décideront.
> C'est à eux de se déterminer. Pas à d'autres. Et il n'y a pas que des paysans,
il y a des gens tout aussi érudits que ceux qui sont sur cette liste qui sont
tout aussi capable d'apprécier. Je ne fais pas partie de ces personnes ayant la
connaissance dans ce domaine.
Ta vision virgilienne un peu rousseauiste des habitants des Pyrénées est
touchante. Comme si les montagnards étaient tout à fait imperméables au débat
d'idées de la plaine, comme si la prise de parole dans les lointaines vallées
était spontanée et jamais parasitée par l'action corruptrice de la ville, en
l'occurrence les érudits des facultés (dont je ne suis pas). Il est bien connu
que les débats entre occitanistes et autres mouvements sont cantonnés aux salles
de classe du Mirail et que la production de textes juridiques dans nos montagnes
ne fait jamais intervenir les experts sur ces matières.
Ah, le mythe des républiques montagnardes est toujours aussi fort (étrange
destin que cette construction intellectuelle protestante depuis Rousseau jusqu'à
Grosclaude père, en passant par le pasteur Cadier, reprise à leur compte par les
montagnards pour mieux flatter un égo que la vérité historique, faite de
soumission au pouvoir féodal et de dépendance alimentaire à l'égard de la
plaine, ébréchait quelque peu).
Le français n’a-t-il
pas également évolué en orthographe, prononciation, expressions, mots ????
De :Gasconha-doman@... [mailto:Gasconha-doman@...] De la part de michel-henry Envoyé : mardi 22 décembre
2009 16:38 À :Gasconha-doman@... Objet : Re: [G(V)asconha
doman] Graphie classique au CG de PA
La graphie dite classique, en plus d'une
valeur normative, a tendance à "tordre" la langue en sabir hispanique
: quelqu'un lisant par exemple un panneau, une phrase en provençal classique,
et a fortiori en languedocien, les lira comme de l'espagnol. C'est encore
plus grave lorsque les quelques personnes de langue maternelle ne savent pas
reconnaître leur langue à la lecture.
Résultat on ne saura plus prononcer la langue, mais comme cette graphie
est parfois récupérée politiquement, ce n'est pas grave !
Et pourquoi pas une graphie catalane?
Le 22 déc. 09 à 14:48, Vincent.P a écrit :
"A
l'occasion de la discussion sur le budget 2010, les élus des
Pyrénées-Atlantiques ont approuvé, hier, dans le rapport consacré à
INICIATIVA, l'article suivant :
« emploi de la graphie classique dans tous les actes écrits émanant
du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques,
en cohérence avec la façon dont l'Education Nationale enseigne
l'écriture du béarnais/gascon/occitan dans tous
ses établissements
scolaires. »
Les occitanistes croient encore que le salut viendra de la traduction
en graphie normalisée de textes émanant du CG que personne ne lit déjà
dans leur mouture française ... Il va falloir que quelqu'un se décide à leur
dire que c'est bien beau de se faire plaisir, mais que ça ne sert strictement à
rien. Depuis quelques années, je crois que l'occitanisme a complètement perdu
pied. Des coups d'épée dans l'eau principalement (Carcassonne dont le résultat
brillant est qu'il n'y aura pas de loi) mais également des maladresses sans nom
dans leur propre optique comme traduire Midi-Pyrénées par Occitània sur les
affiches de campagne d'Europe-Ecologie.
---------------------------------------------------------------------------------------
Orange vous informe que cet e-mail a été contrôlé par l'anti-virus mail.
Aucun virus connu à ce jour par nos services n'a été détecté.
>Si le béarnais a pu servir de standard pan-gascon dans une certaine
école (mais pas en Comminges, ni dans les Landes via Manciet), je ne
pense pas qu'il soit politiquement habile de le resservir tel quel. Je
pense plutôt que sur une base sud-gasconne (tout le monde sera d'accord
je pense), il faut créer un standard qui saura piocher ailleurs
certaines solutions.
Adishatz monde,
C'est évident que politiquement parlant un hypothétique standard
pan-gascon n'aurait aucune raison d'être calqué sur le béarnais tel
quel de nos jours. Il n'empêche que faute de mieux, le béarnais joue et
peut jouer encore ce rôle culturellement. Quant à créer un standard
digne de ce nom sur une base sud-gasconne, on en est encore bien loin.
Sans compter que sans une parcelle d'un sentiment identitaire
pan-gascon authentique, son succès demeurerait forcément des plus
compromis. En Béarn, c'est mal barré. En Aran, ils ont leur standard
aranais. En marges garonnaises le languedocien d'Agen semble servir de
standard depuis toujours. Et ailleurs ?
>Dans la lignée de l'ALG et des études classiques
comme celle de Rohlfs, je pense que le bon gascon est avant tout dans
les vallées pyrénéennes. D'ailleurs, les questions qui se posent sont
surtout grammaticales (pour le vocabulaire,
on peut facilement accepter
tout ce qui est dialectal). Or, je ne sache pas que le gascon soit si
divers. En matière de conjugaisons, il faudra faire des choix.
C'est surtout dans les conjugaisons qu'il faudrait faire un choix
en effet. Où sont nos grammairiens et nos linguistes prêts à nous
pondre un standard crédible et consensuel ?
Le bon gascon est en effet principalement dans les vallées pyrénéennes
et si le label de "langue gasconne" est bien mérité c'est précisément
là-bas. Rohlfs demeure la référence incontournable en la matière.
>Pour ce qui est de la prononciation, on en revient au grand
avantage de
la graphie alibertine : chacun prononce comme il l'entend (n vélaire ou
nasillé, b ou w intervocalique, ...).
Oui, c'est son grand avantage, à condition qu'on ne la réduise pas
à une collection d'idéogrammes complètement déconnectés de la
phonétique.
>Pour revenir à l'aranais, il n'est pas suffisamment typé pour
servir de
standard, il a perdu trop de caractéristiques (ar- prosthétique, que
énonciatif, ...). Dans ce cas là, il vaut mieux aller piocher le gascon
de Luchon, qui est un aranais qui aurait moins souffert de l'influence
catalane (et dont l'accent est assez beau à titre personnel, bien
marqué, très loin de l'accent nasillard et cynique des Béarnais et des
Basques gasconophones, que j'aime également cela étant, mais c'est une
autre question.
L'aranais est déjà standard, mais dans le Val d'Aran seulement. Il
n'y aurait aucune raison d'en faire un standard pan-gascon et par
ailleurs, je vois mal les Aranais adopter autre chose que leur
couseranais catalanisé.
Ce sont ceux qui, dans les vallées parlent qui décideront.
C'est à eux de se déterminer. Pas à d'autres. Et il n'y a pas que des
paysans, il y a des gens tout aussi érudits que ceux qui sont sur cette
liste qui sont tout aussi capable d'apprécier. Je ne fais pas partie de ces
personnes ayant la connaissance dans ce domaine.
Comme cela ce sera clair.
Louis
-----Message d'origine-----
De : Gasconha-doman@... [mailto:Gasconha-doman@...]
De la part de Vincent.P
Envoyé : mardi 22 décembre 2009 14:58
À : Gasconha-doman@...
Objet : [G(V)asconha doman] Re : Béarnais : le seul standard réaliste pour
le gascon
--- Dans Gasconha-doman@..., "Louis DOLLO" <l.dollo@...> a
écrit :
>
> Un chapitre dans le cadre du patrimoine culturel, devrait être consacré
aux
> "langues occitanes" dans la future charte du Parc National.
Adiu,
Cela devient franchement pénible. Le Parc National est tout entier en
Gascogne. Pourquoi parler d'occitan dans ce cas-là ? Mais surtout pour
quelle raison ce pluriel de "langues occitanes" ? C'est un paradoxe
terrifiant : occitan est sensé être un mot qui englobe toutes les variétés
gallo-romanes méridionales et on le met au pluriel pour signifier que le
gascon ossalois n'est pas le même que le gascon du Lavedan. Cela ne va plus
du tout.
------------------------------------
http://groups.yahoo.com/group/Gasconha-domanhttp://www.gasconha.comhttp://gaskoi.gasconha.com
Liens Yahoo! Groupes
----------------------------------------------------------------------------
-----------
Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus mail.
Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.
La graphie dite classique, en plus d'une valeur normative, a tendance à "tordre" la langue en sabir hispanique : quelqu'un lisant par exemple un panneau, une phrase en provençal classique, et a fortiori en languedocien, les lira comme de l'espagnol. C'est encore plus grave lorsque les quelques personnes de langue maternelle ne savent pas reconnaître leur langue à la lecture.
Résultat on ne saura plus prononcer la langue, mais comme cette graphie est parfois récupérée politiquement, ce n'est pas grave !
Et pourquoi pas une graphie catalane?
Le 22 déc. 09 à 14:48, Vincent.P a écrit :
"A l'occasion de la discussion sur le budget 2010, les élus des Pyrénées-Atlantiques ont approuvé, hier, dans le rapport consacré à INICIATIVA, l'article suivant :
« emploi de la graphie classique dans tous les actes écrits émanant du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, en cohérence avec la façon dont l'Education Nationale enseigne l'écriture du béarnais/gascon/occitan dans tous ses établissements scolaires. »
Les occitanistes croient encore que le salut viendra de la traduction en graphie normalisée de textes émanant du CG que personne ne lit déjà dans leur mouture française ... Il va falloir que quelqu'un se décide à leur dire que c'est bien beau de se faire plaisir, mais que ça ne sert strictement à rien. Depuis quelques années, je crois que l'occitanisme a complètement perdu pied. Des coups d'épée dans l'eau principalement (Carcassonne dont le résultat brillant est qu'il n'y aura pas de loi) mais également des maladresses sans nom dans leur propre optique comme traduire Midi-Pyrénées par Occitània sur les affiches de campagne d'Europe-Ecologie.
Correction :
"occitan est *censé être un mot qui englobe toutes les variétés gallo-romanes
méridionales" parce qu'occitan est un mot sensé si on l'utilise bien, à savoir
comme un synonyme des ces dites modalités linguistiques gallo-romanes
méridionales (encore que le gascon est un peu à cheval sur l'ibéro-roman).
J'ajoute au passage que dans le livre sur le Parc National de la Haute-Ariège,
essentiellement en Couserans avec quelques confins fuxéens, les ouvrages parlent
sans arrêt d'"Occitans". Quelques intervenants cependant parlent des Gascons du
Couserans opposés aux Contadels de Foix.
--- Dans Gasconha-doman@..., "gerard_de_f" <loison.gerard@...> a
écrit :
>
> Adishatz,
> L'aranais est une langue gasconne, assez différente du béarnais et d'usage
tout à fait oficiel non seulement à la Val d'Aran mais aussi sur tout le
territoire de la principauté de Catalogne. Un texte de loi en préparation
consacre ce fait.
> cordialement,
Adiu,
Si le béarnais a pu servir de standard pan-gascon dans une certaine école (mais
pas en Comminges, ni dans les Landes via Manciet), je ne pense pas qu'il soit
politiquement habile de le resservir tel quel. Je pense plutôt que sur une base
sud-gasconne (tout le monde sera d'accord je pense), il faut créer un standard
qui saura piocher ailleurs certaines solutions. Dans la lignée de l'ALG et des
études classiques comme celle de Rohlfs, je pense que le bon gascon est avant
tout dans les vallées pyrénéennes. D'ailleurs, les questions qui se posent sont
surtout grammaticales (pour le vocabulaire, on peut facilement accepter tout ce
qui est dialectal). Or, je ne sache pas que le gascon soit si divers. En matière
de conjugaisons, il faudra faire des choix.
Dans tous les cas, nous serons tous d'accord qu'il faut préserver les grands
traits grammaticaux du gascon que sont entà-ende/per, que énonciatif, subjonctif
dans les subordonnées temporelles, , cara't plutôt que cara-te, inchoatifs
gascons, ...
Pour ce qui est de la prononciation, on en revient au grand avantage de la
graphie alibertine : chacun prononce comme il l'entend (n vélaire ou nasillé, b
ou w intervocalique, ...).
Pour revenir à l'aranais, il n'est pas suffisamment typé pour servir de
standard, il a perdu trop de caractéristiques (ar- prosthétique, que énonciatif,
...). Dans ce cas là, il vaut mieux aller piocher le gascon de Luchon, qui est
un aranais qui aurait moins souffert de l'influence catalane (et dont l'accent
est assez beau à titre personnel, bien marqué, très loin de l'accent nasillard
et cynique des Béarnais et des Basques gasconophones, que j'aime également cela
étant, mais c'est une autre question).
--- Dans Gasconha-doman@..., "Louis DOLLO" <l.dollo@...> a écrit :
>
> Un chapitre dans le cadre du patrimoine culturel, devrait être consacré aux
> "langues occitanes" dans la future charte du Parc National.
Adiu,
Cela devient franchement pénible. Le Parc National est tout entier en Gascogne.
Pourquoi parler d'occitan dans ce cas-là ? Mais surtout pour quelle raison ce
pluriel de "langues occitanes" ? C'est un paradoxe terrifiant : occitan est
sensé être un mot qui englobe toutes les variétés gallo-romanes méridionales et
on le met au pluriel pour signifier que le gascon ossalois n'est pas le même que
le gascon du Lavedan. Cela ne va plus du tout.
Adishatz !
C'est un article exemplaire dans la mesure où il confirme l'étiolement
idéologique de l'occitanisme, qui ne sait plus penser la société d'aujourd'hui.
En vrac :
- Refus pathologique de toute notion d'identité au profit des seuls individus,
qu'elle soit nationale ou régionale. C'est donc d'une part laisser libre champ à
une notion d'identité nationale qui exclue de sa définition les cultures
locales, c'est d'autre part faire le jeu des philosophies individualistes, tout
à fait respectables au demeurant, mais dont les traductions pratiques sont
généralement tout à fait contraires aux intérêts occitanistes. Je ne comprends
comment l'on peut être occitaniste sans concevoir l'idée d'une identité
occitane, même à construire. C'est hallucinant de contradiction.
- Tendance à l'invective classique : ce qui n'est pas moi est facho. Remarquons
au passage combien les occitanistes moquent la présence de drapeaux niçois dans
des défilés identitaires ! Bande d'imbéciles, si vous n'aviez pas laissé ces
symboles à ces mouvements !
- Allusion pénible et lassante aux troubadours. Qui se dévouera pour leur dire
qu'il ne s'agit que d'un mouvement littéraire qui a également touché l'Espagne
et l'Italie du Nord ?
- Bilan culturel : on organise Carnaval et des stages de cuisine. La culture
d'oc se porte bien. LA CULTURE D'OC SE PORTE BIEN. Compris ? Bon c'est vrai
qu'aujourd'hui 80% de la production est en français.
Plus grand monde ne sait la parler la langue d'oc : une "langue étrangère"
confie-t-on. On nous prend un peu pour des ploucs.
- Nous à Nice, on est plus proche des Italiens. C'est pour ça qu'on
est occitans et qu'on rêve tous les soirs de Bourganeuf et des
montagnes pyrénéennes.
- Vilain Etat ! En refusant de faire une loi, tu n'incites pas les
régions à mettre en place une politique qu'elles ont pourtant toute
latitude à prendre !
"A l'occasion de la discussion sur le budget 2010, les élus des
Pyrénées-Atlantiques ont approuvé, hier, dans le rapport consacré à
INICIATIVA, l'article suivant :
« emploi de la graphie classique dans tous les actes écrits émanant
du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques,
en cohérence avec la façon dont l'Education Nationale enseigne
l'écriture du béarnais/gascon/occitan dans tous ses établissements
scolaires. »
Adopté en session plénière 49 voix pour, 2 contre, 1 abstention.
Le 17 décembre 2009. "
Mon opinion :
Les occitanistes croient encore que le salut viendra de la traduction
en graphie normalisée de textes émanant du CG que personne ne lit déjà
dans leur mouture française ... Il va falloir que quelqu'un se décide à leur
dire que c'est bien beau de se faire plaisir, mais que ça ne sert strictement à
rien. Depuis quelques années, je crois que l'occitanisme a complètement perdu
pied. Des coups d'épée dans l'eau principalement (Carcassonne dont le résultat
brillant est qu'il n'y aura pas de loi) mais également des maladresses sans nom
dans leur propre optique comme traduire Midi-Pyrénées par Occitània sur les
affiches de campagne d'Europe-Ecologie.
http://i17.servimg.com/u/f17/12/37/60/67/eeoc10.jpg
Un chapitre dans le cadre du patrimoine culturel, devrait être consacré aux
"langues occitanes" dans la future charte du Parc National. L'ITO est en
pinte sur le sujetmais dans l'inventaire des chants, le conservatoire de
musique de Tarbes devrait prendre le relais
Louis
-----Message d'origine-----
De : Gasconha-doman@... [mailto:Gasconha-doman@...]
De la part de gerard_de_f
Envoyé : lundi 21 décembre 2009 16:27
À : Gasconha-doman@...
Objet : [G(V)asconha doman] Re : Béarnais : le seul standard réaliste pour
le gascon
Adishatz,
L'aranais est une langue gasconne, assez différente du béarnais et d'usage
tout à fait oficiel non seulement à la Val d'Aran mais aussi sur tout le
territoire de la principauté de Catalogne. Un texte de loi en préparation
consacre ce fait.
cordialement,
G
En Paca, Occitans et Nissarts aimeraient voir vivre leurs langues et leurs cultures. Mais ne leur parlez pas d'identité ! Une enquête publiée dans le mensuel Le Ravi de décembre.
Samedi 24 octobre, 35 000 personnes ont défilé dans les rues de Carcassonne pour revendiquer les moyens de faire vivre l'Occitan. Mauvaise humeur identitaire ? « Uniquement culturelle », assure André Neyton, directeur du Centre dramatique occitan de Toulon (CDO).
A l'occasion du lancement du « grand débat sur l'identité nationale » par le ministre de l'Immigration, les tenants de la langue d'Oc ont donc choisi leur camp. Eux aussi dénoncent un faux débat, accusent le gouvernement de xénophobie, de nationalisme, etc. Pour Moussu T, de Moussu T e lei jovents et l'un des piliers des Massilia Sound System :
« L'époque où tu naissais et mourrais dans ta communauté est finie.
Aujourd'hui, tu la choisis, tu en changes, tu t'adaptes à un monde sans barrières. L'important, c'est de s'inscrire dans l'histoire du lieu où tu vis, où tu te construis. L'identité n'est ni régionale, ni nationale, elle est propre à chacun. »
Même son de cloche de la part du directeur du CDO :
« Je récuse le terme. Il me fait immédiatement penser aux identitaires, les fachos de Nice. Poser son débat au niveau national signifie surtout que l'on est tous identique. Ce qui est faux. Comment parler d'identité occitane alors que la langue d'Oc est commune à 32 départements ? »
Et d'insister :
« Le 24 octobre, nous avons manifesté pour obtenir des moyens pour que notre langue, qui se meurt même dans les campagnes, puisse être enseignée et s'exprimer. Pas pour des revendications sur la bouillabaisse ou d'autres conneries comme le folklore ! »
« Il y a folklore et folklore »
Une posture que défend également Gérard Tautil, porte-parole du Parti Occitan (PO) :
« Il y a folklore et folklore. La chanson d'amour des troubadours, qui est notre héritage, et les traditions du XIXe siècle auxquelles se réfèrent certains groupes passéistes, droitistes et réactionnaires. »
Même topo à Nice, où Louis Pastorelli, du collectif artistique nissart Nux Vomica, pique une colère blanche à tout parallèle avec les indépendantistes de la Ligue de restauration des libertés niçoises :
« Qu'est-ce qu'ils font à part porter le drapeau sur la tombe de Garibaldi ? Nous, depuis des années on met nos mots en action par la création. On organise des fêtes, un carnaval. Une langue et une culture n'existent que par la manière dont elles vivent ! »
Ecoles associatives, structures comme l'Institut d'études occitanes ou le Félibrige (association littéraire fondée par Frédéric Mistral), théâtre, musique, littérature, poésie, cuisine, etc. Tous assurent que la culture et la langue d'Oc sont toujours bien vivantes. Mais sur le déclin par manque de soutien.
Indice : France 3 Méditerranée leur accorde généreusement quarante minutes hebdomadaires en deux formats de 35 minutes et 5 minutes le week-end, montre en main. Et il faut s'accrocher.
Les protagonistes cherchent leurs mots, butent, semblent parler une langue qui leur est totalement étrangère. « C'est la réalité et l'état de la langue », reconnaît Gérard Tautil.
« On nous prend pour des ploucs ! »
Même marginalisation au niveau culturel. « Il y a 30 ans, je présentais 80 % de spectacles en Occitan et 20% en Français. Désormais, c'est l'inverse », déplore André Neyton. Malgré son succès populaire, Moussu T n'est pas mieux loti :
« J'ai choisi de chanter en langue d'Oc parce que ça m'apportait une vision plus complète du monde, une autre boîte à outil, comme toute personne ayant deux cultures. Mais comme je chante aussi en français, les radios ne diffusent que ce répertoire pour des raisons de quota. Une partie de ma culture disparaît. Un chanteur étranger ne sera jamais confronté à ça. »
Nouvelle fureur de Louis Pastorelli :
« On nous prend pour des ploucs. C'est une limitation de l'esprit, on nous impose une unité. Résultat, à Nice on est schizophrène : on regarde vers Marseille alors qu'on est plus proche des Italiens. »
Tous pointent une même cause : un Etat français centralisateur, qui impose sa culture et méprise celles populaires, à l'opposé de ses partenaires européens. Pour le porte-parole du PO :
« L'occitan ne survit en Paca que dans quelques écoles associatives et quelques classes de lycées de Marseille et Toulon. La Charte européenne des langues et des cultures minoritaires de 1994 pourrait nous permettre de mettre en place un vrai enseignement. Mais sur ses 75 articles, l'Etat en a signé 35 et ratifié aucun ! »
Les élus locaux ne sont pas en reste.
« Depuis 1947, on nous a fait 54 promesses de projet de loi. L'UMP nous a fait la dernière cette année. On l'attend toujours », poursuit l'ancien prof de philo.
Résultat, le combat se déplace un peu plus sur le terrain politique.
Depuis les européennes de cette année, le PO a abandonné son indépendance peu fructueuse (1 à 2 %) pour s'allier avec Europe Ecologie. Rebelote aux régionales, avec la promesse de places éligibles et l'espoir d'obtenir des élus. « On veut pouvoir poser le problème de l'Occitan sur la place publique », précise Gérard Tautil. Avant de préciser :
« Mais hors du cadre identitaire ou des "ismes" qu'on cherche à nous imposer. »
Eric Besson va être déçu. Et refaire une crise identitaire ?
>Et de toutes façons, qui aujourd’hui a envie d’apprendre le gascon, >d’une envie qui l’amène à passer à l’acte, à suivre es cours, à lire et >étudier, puis tâcher d’écrire ? Pas la foule !
Adishatz monde,
Que ce ne soit pas la foule, c'est l'évidence même. Mais tant qu'il
restera encore ne serait-ce qu'une poignée d'occitanistes, de
gasconnistes, de béarnistes et d'autres encore qui n'appartiennent à
aucune chapelle mais néanmoins amoureux du gascon, "dialecte" selon les
uns, "langue" selon les autres, alors tout ne tombera pas forcément
dans les oubliettes de l'Histoire. A défaut de marqueur identitaire, ne
rêvons pas, le gascon survivra comme langue de culture pour ceux et
celles qui le voudront ainsi. Et l'on doit bien admettre que c'est en
béarnais classique que les oeuvres sont les plus abondantes, le reste
étant assez marginal, je suis tout à fait d'accord avec Jean. On peut
considérer, partant de là, que le béarnais joue le rôle de standard
écrit soit en graphie moderne, soit en graphie classique, mais ce n'est
que virtuellement en l'absence de tout centre décisionnaire digne de ce
nom. Pour ceux et celles qui s'intéresseraient à la graphie (quelle
qu'elle soit) sans esprit polémique de clocher, voici une information
qui vient de m'arriver et que je copie telle quelle :
A
l’occasion de la discussion sur le budget 2010, les élus des
Pyrénées-Atlantiques ont approuvé, hier, dans le rapport consacré à
INICITIAVA, l’article suivant :
« emploi de la graphie classique
dans tous les actes écrits émanant du Conseil général des
Pyrénées-Atlantiques,
en
cohérence avec la façon dont l’Education Nationale enseigne l’écriture
du béarnais/gascon/occitan dans tous ses établissements scolaires. »
Adopté
en session plénière 49 voix pour, 2 contre, 1 abstention. Le17
décembre 2009.
Adishatz,
L'aranais est une langue gasconne, assez différente du béarnais et d'usage tout
à fait oficiel non seulement à la Val d'Aran mais aussi sur tout le territoire
de la principauté de Catalogne. Un texte de loi en préparation consacre ce fait.
cordialement,
G
--- Dans Gasconha-doman@..., Jean Lafitte <lafitte.yan@...> a
écrit :
>
> Chers amis,
> Comparant le gascon au catalan, Daniel vient d'écrire :
> « La langue gasconne, elle, n'a subi aucune standardisation à ce jour, à
> moins de considérer le béarnais classique comme standard, mais c'est
> loin de faire l'unanimité. Donc, à ce niveau, rien de comparable avec le
> catalan. Le jour où l'on réalisera en Gascogne qu'une langue dialectale
> n'est viable de nos jours que si, et seulement si elle est dotée d'un
> standard enseignable d'un bout à l'autre du pays, alors il y aura un
> petit espoir que le gascon ne reste pas confiné dans la naphtaline ou
> dans l'univers déconnecté de la réalité de certains. »
>
> Vistë dit : En 1948, le Chalossais René Cuzacq, prof. agrégé au lycée de
> Bayonne, faisait déjà remarquer que le béarnais avait une littérature
> importante et de qualité, et qu'il faisait l'objet des dic. de Lespy et
> Palay, sans compter les grammaires.
> Qu'on le veuille ou non, le béarnais est la seule forme qui s'enseigne,
> avec un écrit à l'appui, le reste n'étant que marginal. Même "Lo gascon
> lèu e plan" de Michel Grosclaude est à base de béarnais…
> N'oublions pas que ce sont des universitaires qui ont publié dans les
> dernières années les dic. des Landais Arnaudin et abbé Foix, les
> autochtones n'ayant jamais pu prendre cette initiative.
> Tout le reste n'est que point d'orgueil de clocher.
> Et de toutes façons, qui aujourd'hui a envie d'apprendre le gascon,
> d'une envie qui l'amène à passer à l'acte, à suivre es cours, à lire et
> étudier, puis tâcher d'écrire ? Pas la foule !
>
> Plân couraumén
>
> J.L.
>
Chers amis,
Comparant le gascon au catalan, Daniel vient d’écrire :
« La langue gasconne, elle, n'a subi aucune standardisation à ce jour, à
moins de considérer le béarnais classique comme standard, mais c'est
loin de faire l'unanimité. Donc, à ce niveau, rien de comparable avec le
catalan. Le jour où l'on réalisera en Gascogne qu'une langue dialectale
n'est viable de nos jours que si, et seulement si elle est dotée d'un
standard enseignable d'un bout à l'autre du pays, alors il y aura un
petit espoir que le gascon ne reste pas confiné dans la naphtaline ou
dans l'univers déconnecté de la réalité de certains. »
Vistë dit : En 1948, le Chalossais René Cuzacq, prof. agrégé au lycée de
Bayonne, faisait déjà remarquer que le béarnais avait une littérature
importante et de qualité, et qu’il faisait l’objet des dic. de Lespy et
Palay, sans compter les grammaires.
Qu’on le veuille ou non, le béarnais est la seule forme qui s’enseigne,
avec un écrit à l’appui, le reste n’étant que marginal. Même "Lo gascon
lèu e plan" de Michel Grosclaude est à base de béarnais…
N’oublions pas que ce sont des universitaires qui ont publié dans les
dernières années les dic. des Landais Arnaudin et abbé Foix, les
autochtones n’ayant jamais pu prendre cette initiative.
Tout le reste n’est que point d’orgueil de clocher.
Et de toutes façons, qui aujourd’hui a envie d’apprendre le gascon,
d’une envie qui l’amène à passer à l’acte, à suivre es cours, à lire et
étudier, puis tâcher d’écrire ? Pas la foule !
Plân couraumén
J.L.
Mais alors pourquoi ne pas apprendre le provençal : il y a dictionnaires, grammaires, et de bonnes (voire très bonnes) oeuvres littéraires (autant que je trouve Mistral pompeux lorsqu'il écrit en français, autant je le trouve "populaire" et très agréable et facile à lire en provençal).
En allant sur certains sites catalans, on peut également se rendre compte que l'adoption d'un catalan standard est loin d'être unanimement admis. Bien sûr, ce qui le sauve, c'est d'être une langue administrativement obligatoire. Aucune langue régionale n'aura certainement cette opportunité en France (en revanche, comme aux USA, il n'est pas fantasmer que de penser que des langues étrangères, voire extra européennes, seront permises pour les documents officiels, surtout à partir du moment où l'Europe ferait de l'anglais la langue de l'UE
amista en tóuti
Le 20 déc. 09 à 17:22, daniel sere a écrit :
merike a écrit :
Joyeux Noël et une bonne année nouvelle à tous de la Finlande! Malheureusement je ne peux pas apprendre cette langue gascon sans un dictionnaire ... Mais je suis ici! Le catalan ést plus facil..
Le catalan est certainement plus facile à apprendre pour vous du fait que cette langue est enseignée sous une forme standard et qu'il existe des dictionnaires, des encyclopédies, des livres et des journaux rédigés dans cette langue codifiée. La langue gasconne, elle, n'a subi aucune standardisation à ce jour, à moins de considérer le béarnais classique comme standard, mais c'est loin de faire l'unanimité. Donc, à ce niveau, rien de comparable avec le catalan. Le jour où l'on réalisera en Gascogne qu'une langue dialectale n'est viable de nos jours que si, et seulement si elle est dotée d'un standard enseignable d'un bout à l'autre du pays, alors il y aura un petit espoir que le gascon ne reste pas confiné dans la naphtaline ou dans l'univers déconnecté de la réalité de certains.
Joyeux Noël et une bonne année nouvelle à tous de la Finlande!
Malheureusement je ne peux pas apprendre cette langue gascon sans un
dictionnaire ... Mais je suis ici! Le catalan ést plus facil..
Le catalan est certainement plus facile à apprendre pour vous du fait
que cette langue est enseignée sous une forme standard et qu'il existe
des dictionnaires, des encyclopédies, des livres et des journaux
rédigés dans cette langue codifiée. La langue gasconne, elle, n'a subi
aucune standardisation à ce jour, à moins de considérer le béarnais
classique comme standard, mais c'est loin de faire l'unanimité. Donc, à
ce niveau, rien de comparable avec le catalan. Le jour où l'on
réalisera en Gascogne qu'une langue dialectale n'est viable de nos
jours que si, et seulement si elle est dotée d'un standard enseignable
d'un bout à l'autre du pays, alors il y aura un petit espoir que le
gascon ne reste pas confiné dans la naphtaline ou dans l'univers
déconnecté de la réalité de certains.
Joyeux Noël et une bonne année nouvelle à tous de la Finlande! Malheureusement je ne peux pas apprendre cette langue gascon sans un dictionnaire ... Mais je suis ici! Le catalan ést plus facil..
Le document de 1888 cité par Daniel Séré donne toute probabilité pour le
sens de "fou" dans "pique-hòu", sens qu'avait avancé l'ami Txatti. Je
retire donc mon renvoi au « hòu ! » de l'interpellation familière.
Faute sans doute d'avoir le texte original sous les yeux, cependant,
Daniel a un peu court-circuité son exposé.
L'original en fichier image (.pdf) est en effet téléchargeable sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35657d.r=.langen
Notre affaire est aux pp. 265-273, dans un exposé de « M. J. de
Laporterie, ancien magistrat ».
Encore que ce "brut" soit plutôt meilleur que beaucoup d'autres. J'en ai
tiré un texte épuré, avec même quelques corrections d'erreurs
typographiques (du gascon imprimé à Caen) et un extrait .pdf que
j'envoie à quelques amis, dont Daniel et Txatti. Les autres intéressés
n'auront qu'à me les demander.
Sur le fond, donc, Laporterie traduit par "fou", mais ne rapporte pas de
variante en « Pique saye ». Mais il cite Dompnier de Sauviac (+ 1873)
qui donne une version en « Pique saïe », renvoynat à la fête des fous de
jadis, non sans vraisemblance.
Rien ou presque à dire de plus que mon titre.
Le document de 1888 cité par Daniel Séré donne toute probabilité pour le
sens de "fou" dans "pique-hòu", sens qu'avait avancé l'ami Txatti. Je
retire donc mon renvoi au « hòu ! » de l'interpellation familière.
Faute sans doute d'avoir le texte original sous les yeux, cependant,
Daniel a un peu court-circuité son exposé.
L'original en fichier image (.pdf) est en effet téléchargeable sur Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35657d.r=.langen
Notre affaire est aux pp. 265-273, dans un exposé de « M. J. de
Laporterie, ancien magistrat ».
C'est évidemment plus lisible que la reconnaissance se texte brute dont
Daniel a donné l'adresse :
http://www.archive.org/stream/seancesgenerales1888cong/seancesgenerales1888cong_\
djvu.txt
Encore que ce "brut" soit plutôt meilleur que beaucoup d'autres. J'en ai
tiré un texte épuré, avec même quelques corrections d'erreurs
typographiques (du gascon imprimé à Caen) et un extrait .pdf que
j'envoie à quelques amis, dont Daniel et Txatti. Les autres intéressés
n'auront qu'à me les demander.
Sur le fond, donc, Laporterie traduit par "fou", mais ne rapporte pas de
variante en « Pique saye ». Mais il cite Dompnier de Sauviac († 1873)
qui donne une version en « Pique saïe », renvoynat à la fête des fous de
jadis, non sans vraisemblance.
Joyeux Noël à tous !
J.L.
: