- Message personnel de Jocelyn-Mésange de Bezecourt, citoyen de l'Empire Carolorégien (Eurobe Zendrale) dirigé débonnairement par Louis Premier de Bourbon-Parmesan -
Aux Autorités gouvernementales légitimes de la République du San Pedro,
Moi, Jocelyn-Mésange de Bezecourt, Premier-Maître Saucier Adjoint à la Cour Impériale de Son Impérialité Abolutiste Louis Premier Dunom, tiens à réagir promptement, violement, et avec la plus âpre indignation, de la circulation en place publique de scandaleux ragots calomnieux concernant l'honneur, la dignité, et l'intégrité du Blason vierge de toute souillure des Bezecourt.
Jamais mon épouse Isabeaux de Bezecourt n'a quitté le pays de nos ancêtres pour voyager en des lieux si barbares que le vôtre, que même les cartes des pays civilisés en laissent l'emplacement en blanc avec pour seule mention "Hic Sunt Quidames".
Jamais mon épouse Isabeaux de Bezecourt ne voyagerait sans la compagnie de son époux uni par les liens divins du mariage, et encore moins en des lieux si barbares que le vôtre, que même les cartes des pays civilisés en laissent l'emplacement en blanc avec pour seule mention "Hic Sunt Quidanales", mais je pense l'avoir déjà dit.
Bien que, Dieu merci, nous n'entretenons, et n'entretiendrons jamais quelques rapports que ce soit avec des sauvages emplumés au fin fonds de la brousse, il importait, pour que l'on ne jase dans le petit boudoir mauve de Madame Son Impératrice Eugénie de Krasspathe, que mise au point soit faite.
Rédigé ce 7 du joli mois de Mai en notre château de la Bourbonnière, Carolorégie,
Sa Seigneurerie Jocelyn-Mésange de Bezecourt,
Premier-Maître Saucier Adjoint à la Cour Impériale de Son Impérialité Abolutiste Louis Premier de Bourbon-Parmesan
A moi !
je suis retenue en otage depuis dix jours par la guerrilla sandalista
dans un lieu secret, qui ressemble fort à la jungle !
je suis de nationalité frôceuse. S'il vous plaît, demandez ma
libération au consul de mon pays au San Pedro s'il existe !
Il y a 15 jours, j'arrivai à Miramar pour faire du tourisme, en
cahrter depuis Pôris. Au cours d'une promenade sur la plage, moi et
mon mari fûmes attaqués par des bandits révolutionaires qui nous ont
transportés, ligotés et yeux bandés, dans un camion vers une cabane
au fond de la forêt vierge. Je suis bien traiteé, mais je suis sans
nouvelles de mon mari, j'espère qu'il est vivant !
J'écris ce message sur un bout de papier que je vais placer dans une
bouteille sur le rio Naranja, pour faire connaitre notre situation au
reste du monde ! !
SVP aidez-moi !
Isabelle de Baysencours
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