Le procès des infirmières bulgares et du médecin palestinien,
accusés en Libye d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants
libyens, a repris mardi matin à Tripoli.
Il a repris à 11H15 locales en présence des six accusés.
L'audience doit notamment être consacrée à la plaidoirie de l'avocat
de la défense, Othmane al-Bizanti, qui était absent pour raison
médicale lors de la dernière audience, le 21 septembre.
Les infirmières bulgares et le médecin palestinien, incarcérés depuis
1999, sont accusés d'avoir inoculé volontairement le virus du sida à
426 enfants libyens, dont 52 sont décédés, à l'hôpital de Benghazi
(nord).
Le dernier décès remonte à mardi 24. Une fillette de 9 ans est morte
à l'hôpital pour enfants de Benghazi, dans le nord de la Libye.
Les accusés, qui clament leur innocence, ont été condamnés à mort en
mai 2004 mais la Cour suprême libyenne a ordonné un nouveau procès
qui a débuté en mai.
Lors de l'audience du 29 août dernier, le procureur avait réclamé la
confirmation de la peine capitale prononcée en 2004.
La France accueille 150 enfants libyens malades du SIDA dans ses
hôpitaux
PARIS (AP) - Le Quai d'Orsay a confirmé jeudi que 150 enfants libyens
malades du SIDA avaient été récemment accueillis dans des hôpitaux à
Paris, Strasbourg, Toulouse et Montpellier dans le cadre du Plan SIDA
européen.
L'information avait été initialement publiée jeudi dans le
quotidien "International Herald Tribune", selon lequel 400 enfants
libyens ont été envoyés en Italie et en France au cours du mois
dernier en raison d'une dégradation de leur état de santé.
Le "Herald Tribune" précise que ces enfants, accompagnés de leurs
parents, souffrent de "tuberculose et d'hépatite" et "certains sont
proches de la mort".
"Cet accueil s'effectue dans le cadre d'un programme bilatéral qui se
fait en harmonie et en concertation avec le Plan SIDA européen", a
expliqué jeudi le porte-parole du Quai d'Orsay Jean-Baptiste
Mattéi. "Le financement en est assuré par la partie libyenne."
D'après M. Mattéi, "ce programme a une vocation essentiellement
humanitaire". La France espère toutefois qu'il pourra "contribuer à
susciter, au sein des familles et de l'opinion publique libyennes, un
climat plus favorable à une solution conforme aux attentes de la
communauté internationale s'agissant du sort des infirmières bulgares
et du médecin palestinien" jugés dans ce pays.
Selon le "Herald Tribune", la justice libyenne affirme en effet que
ces enfants sont tombés malades après s'être vus inoculer le virus du
SIDA en 1998 par cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien
qui travaillaient à l'époque à l'hôpital pour enfants de Benghazi, en
Libye.
Emprisonnés en Libye depuis 1999, les six accusés qui clament leur
innocence ont déjà été reconnus coupables de ce crime et condamnés à
la peine capitale en 2004. Cependant, face aux protestations qui se
sont élevées dans le monde entier, dénonçant notamment un procès
inéquitable, la Cour suprême libyenne a ordonné en décembre dernier
la tenue d'un nouveau procès au cours duquel le parquet a de nouveau
requis la peine capitale en août. AP